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L'actualité du Tchad
(d'après l'Agence France Presse)

Tchad: La principale coalition de l'opposition tchadienne menace de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales

LIBREVILLE, 27 août 2010 - La principale coalition de l'opposition tchadienne a menacé vendredi de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales si on ne prend pas en compte ses revendications. La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) estime que si des mesures ne sont pas prises de "toute urgence (...), la poursuite de (sa) participation à ce processus n'aurait pas de sens". La CPDC, qui critique "la monopolisation des médias publics" par le parti du président Idriss Deby Itno, dénonce "les immixtions des responsables à tous les niveaux dans les opérations électorales d'une part, et l'utilisation à outrance des moyens et attributs de l'Etat aux fins de propagande électorale". Elle dénonce aussi "l'adoption, par des passages en force, des lois importantes (...) notamment la loi sur la presse (...) et la loi organique fixant le nombre de députés (...) loi inique, violant le principe constitutionnel de l'égalité des citoyens". La CPDC soulève aussi "les manipulations évidentes" de la commission électorale "devenue une simple chambre d'enregistrement et de validation des desiderata du pouvoir". Elle demande que "les lois non consensuelles (loi sur la presse et loi sur le nombre de députés) soient reprises", que "les moyens de l'Etat soient mis à la disposition des acteurs de façon équitable. Faute de quoi on ne saurait parler ni de compétition loyale, ni d'élections libres et démocratiques". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été systématiquement contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a signé en août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Une élection présidentielle doit aussi avoir lieu en 2011.



Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition

N'DJAMENA, 20 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP. La loi a été voté par 117 voix pour, 15 contre et trois abstentions. "L'augmentation du nombre de députés à 188 est corrélative à la croissance démographique, suite au recensement général de la population et de l'habitat de 2009, d'où il ressort que la population tchadienne est estimée à 11,17 millions d'habitants contre 6,27 millions en 1993", a justifié le rapporteur général de l'assemblée nationale. "Deux sièges sont attribués à chaque circonscription électorale soit 142 sièges. Les 46 autres restants sont répartis aux circonscriptions électorales autant de fois qu'il y a de tranche de 50.000 habitants, pour marquer la différence du poids démographique" selon le texte de la loi. Fin juillet, le comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007, qui intègre les représentants à la fois de l'opposition et du pouvoir au Tchad, avait proposé au gouvernement de revoir sa copie. Le comité de suivi proposait 183 députés au lieu des 186 que proposait alors le gouvernement. Le député Ali Golhor (opposition) estimait alors que "la proposition du gouvernement n'accordait que 71 députés au sud, plus peuplé, contre 117 au nord", ajoutant que "c'est contraire à l'esprit de la majorité".


Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse

N'DJAMENA, 18 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse. La loi a été votée par 82 voix contre 2, l'opposition (11 voix) s'abstenant. "Pour les délits de presse (diffamation et injures), les peines d'emprisonnement sont supprimées", souligne le texte. L'offense au chef de l'Etat figurant dans l'ancienne loi est aussi supprimé. Des peines d'emprisonnement de 6 mois à un an, des amendes de 100.000 à 1 million de F CFA (150 à 1.500 euros) ainsi que des suspensions de parution de six mois, sont toutefois introduites dans la nouvelle loi pour les "crimes" comme l'incitation à la haine raciale ou ethnique ou l'apologie de la violence. "La nouvelle loi est équilibrée. Elle dépénalise les délits de presse et responsabilise en même temps les journalistes. C'est une avancée pour la démocratie", a commenté le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Kedalla Younous Hamid. Le député Saleh Kebzabo, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition) reconnait une amélioration mais reste prudent: "Nous nous sommes abstenus lors du vote, parce que nous avons quelques inquiétudes. Cependant il faut reconnaître qu'il y a quelques avancées très importantes. On ne va pas arrêter un journaliste pour délit de presse". "En revanche, le fait de renforcer les peines pour les crimes ou la suspension de parution des journaux est disproportionné, il faut s'insurger et condamner cela. C'est une porte ouverte qu'on ne pourra plus refermer", a affirmé M. Kebzabo à l'AFP. Le directeur de publication de N'Djamena Bi-hebdo Jean Claude Nekim est lui hostile à la loi: "L'introduction de la nouvelle peine de suspension de parution des journaux est une condamnation à mort pour la presse". En juin, l'Assemblée avait rejeté un précédent projet de loi le jugeant trop sévère. En février 2008, après l'offensive rebelle qui avait failli renverser le régime du président Idriss Deby Itno, le pouvoir avait promulgué dans le cadre des mesures d'exception "l'ordonnance 5" qui pénalisait de nombreux délits de presse.


Tchad: Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi met 90 milliards de dollars à la disposition de l'Afrique lors de discussions sur les Etats-Unis d'Afrique au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens à N'Djamena
N'DJAMENA, 23 juil 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a assuré vendredi que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait mis 90 milliards de dollars à la disposition de l'Afrique lors de discussions sur les Etats-Unis d'Afrique au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens à N'Djamena. "Nous avons eu des discussions pour définir une position commune vers l'évolution des Etats-Unis d'Afrique (...). Nous avons évoqué la question économique, et notamment les réalisations à faire dans les pays africains. Pour ce faire, M. Kadhafi a mis à la disposition de l'Afrique 90 milliards de dollars (70 milliards d'euros)", a affirmé à la presse M. Wade lors de la pause déjeuner du sommet. "Maintenant, il est question de définir le mécanisme par lequel on doit utiliser cet argent. J'ai proposé un fonds en partenariat avec le privé", a ajouté M. Wade sans donner de calendrier, ni préciser les conditions de la mise à disposition des 90 milliards de dollars. Jeudi, le guide libyen avait affirmé: "Il y a une charte constitutive qui a été adoptée par l'UA, portant création des Etats-Unis d'Afrique. Cette charte, il faut l'appliquer. (...) Ceux qui ne veulent pas appliquer les décisions de l'UA doivent assumer leurs responsabilités". "A la Cen-Sad, nous avons désigné Idriss Deby (Itno, président du Tchad) pour livrer notre message à l'UA à Kampala", a-t-il ajouté. Mouammar Kadhafi a souvent par le passé appelé de ses voeux la création des Etats-Unis d'Afrique, idée lancée au début du XXe siècle par l'activiste Marcus Garvey. Basée à Tripoli, la Cen-Sad a été créée en février 1998 à l'initiative de M. Kadhafi et compte 29 pays: Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Centrafrique, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Ghana, Libye, Liberia, Kenya, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sao Tomé et Principe, Soudan, Tchad, Togo et Tunisie.

Tchad: Le gouvernement tchadien a soumis à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à augmenter le nombre de députés, de 155 actuellement à 188, pour équilibrer la représentation démographique

N'DJAMENA, 9 juil 2010 - Le gouvernement tchadien a soumis à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à augmenter le nombre de députés, de 155 actuellement à 188, pour équilibrer la représentation démographique, a a-t-on appris vendredi de source officielle. Le projet de loi organique fixant la composition de la prochaine législature, adopté le 1er juillet par le Conseil des ministres se base sur des propositions de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), a dit à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir. Il vise à "tenir compte du poids démographique de chaque circonscription électorale" et de "réduire le déséquilibre national" par des correctifs en faveur des départements très étendus et peu peuplés, selon un communiqué gouvernemental datant de la semaine dernière. Selon le ministre Bachir, le projet transmis à l'Assemblée nationale évoquait 186 députés mais le texte devant être examiné - selon un calendrier non encore arrêté - intègrera deux sièges supplémentaires. "Quand la Céni a proposé 186 députés, elle a omis la localité de Tissi, dans le Dar-Sila (sud-est), qui fait 92.000 habitants. Après échange de correspondances, la Céni reconnaît avoir omis cette donne et accorde deux sièges à cette localité, ce qui fait 188 députés", a expliqué Ahmat Mahamat Bachir. Le député Saleh Kebzabo, président du groupe parlementaire démocratique (opposition), a indiqué à l'AFP que l'Assemblée examinera le projet concernant 186 députés, les deux sièges supplémentaires ayant été refusés lors d'une réunion préliminaire au débat. Dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition tchadienne, a dénoncé le projet de loi qui, a-t-elle affirmé, "a été préparé à la sauvette". Selon elle, le texte ne prend pas en compte les avis du comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007, signé par le président Idriss Deby Itno et ses opposants -à l'exception des rebelles armés- et censé favoriser la démocratisation du régime. La CPDC interpelle les députés "sur leur responsabilité quand ils auront à débattre de ce projet de loi organique", et affirme qu'"elle ne saurait accepter qu'une loi aussi importante soit imposée par un passage en force". Le Tchad doit organiser des élections législatives en novembre, avant des municipales en décembre et une présidentielle en 2011. En prélude à ces scrutins, un recensement électoral a été organisé en mai-juin par la Céni, qui a annoncé des "chiffres provisoires" de près de 4,5 millions d'électeurs inscrits.


Tchad: Le gouvernement tchadien, qui a obtenu de la France son indépendance le 11 août 1960, célèbrera son cinquantenaire en janvier 2011 pour éviter d'en amoindrir l'ampleur avec les occupations de la saison des pluies

N'DJAMENA, 6 juil 2010 - Le Tchad, qui a obtenu de la France son indépendance le 11 août 1960, célèbrera son cinquantenaire en janvier 2011 pour éviter d'en amoindrir l'ampleur avec les occupations de la saison des pluies, a-t-on appris mardi à N'Djamena de sources officielles. Le Conseil des ministres tenu le 1er juillet sous la présidence du chef de l'Etat Idriss Deby Itno "a décidé de reporter la date de la commémoration (de la fête nationale du 11 août) au 11 janvier prochain (...) pour que la fête soit belle et connaisse un succès éclatant", d'après le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Kedella Younous Hamidi. Selon le ministre des Infrastructures Adoum Younousmi, également vice-président du comité d'organisation des festivités du cinquantenaire, la fête nationale a souvent été célébrée en janvier et ce sera de nouveau le cas cette année afin que les 50 ans d'indépendance puissent être marqués dans l'ensemble du pays. "La décision a été motivée par l'hivernage (saison des pluies). En cette période précise, il serait difficile de mobiliser la populations qui s'adonne aux travaux champêtres", a dit le ministre à l'AFP. Le Conseil des ministres constatait aussi que le cinquantenaire "coïncide avec la période de l'hivernage où une grande partie de la population est accaparée par les travaux champêtres auxquels s'ajoute l'enclavement de certaines régions inaccessibles pendant cette période". Selon le porte-parole du gouvernement, le président Deby a demandé aux organisateurs des festivités d'y "associer toutes les sensibilités politiques et les différentes couches sociales afin de donner un caractère véritablement national à ce grand événement". Ancienne colonie française, le Tchad a accédé à l'indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, qui dirigeait jusqu'alors un gouvernement d'union, et en présence d'André Malraux comme représentant de la France.


Tchad: Selon des "chiffres provisoires", près de 4,5 millions de Tchadiens se sont fait inscrire lors du recensement électoral qui a commencé le 8 mai et a pris fin vendredi

N'DJAMENA, 25 juin 2010 - Près de 4,5 millions de Tchadiens se sont fait inscrire lors du recensement électoral qui a commencé le 8 mai et a pris fin vendredi, selon des "chiffres provisoires" communiqués à l'AFP par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "A l'issue des opérations de recensement, qui prennent fin ce vendredi, la Céni porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que 4.457.698 Tchadiennes et Tchadiens se sont faits recenser sur un total estimé de 4.753.077, soit un pourcentage de 94%" mais ce sont "des chiffres provisoires", a déclaré le président de la commission, Ngarmadjal Gami. "Certaines de nos régions ne nous ont pas encore fait parvenir les derniers résultats pour des problèmes logistiques et de communication", a expliqué M. Gami, sans préciser lesquelles. Il s'est toutefois félicité "du taux qui a été atteint", assurant qu'il était plus élevé par rapport à ceux atteints par d'autres opérations de recensement électoral en Afrique. Initialement programmé pour mars, l'opération de recensement avait été reportée "en raison de difficultés à résoudre" et avait finalement débuté le 8 mai. Le Tchad doit organiser des élections législatives en novembre, des municipales en décembre et une présidentielle en 2011.


Tchad: Les députés tchadiens ont rejeté mercredi un projet de loi sur la presse qui devait remplacer une ordonnance prise au lendemain de l'offensive rebelle sur N'Djamena en février 2008 et considérée comme "répressive", pour revenir à une loi plus souple datant de 1994


NDJAMENA, 2 juin 2010 - Les députés tchadiens ont rejeté mercredi un projet de loi sur la presse qui devait remplacer une ordonnance prise au lendemain de l'offensive rebelle sur N'Djamena en février 2008 et considérée comme "répressive", pour revenir à une loi plus souple datant de 1994. "Désormais, l'ordonnance 5 est caduque et c'est la loi du 29 d'août 1994 qui sera en vigueur", a affirmé le président de l'Assemblée nationale Nassour Guelingdouksia. Le projet de loi a été rejeté par 31 des 72 députés présents (23 votes en faveur, 18 abstentions). Une partie des députés de la majorité ont voté le rejet ou se sont abstenus, a constaté un journaliste de l'AFP. L'ordonnance 5, qui pénalisait de nombreux délits de presse, avait été prise après l'attaque des rebelles tchadiens venus du Soudan qui avaient atteint les portes du palais présidentiel à N'Djamena, étant tout prés de renverser le régime du président Idriss Deby Itno. Le projet de loi visait à atténuer les peines mais ne dépénalisait pas les délits. Par exemple, l'ordonnance 5 punissait de "2 mois à 5 ans de prison les crimes et délits commis par tout moyen de communication" alors que le projet de loi faisait passer la peine à "1 à 3 mois". "La nouvelle loi (projet de loi) est toute aussi répressive que l'ancienne (ordonnance)", a souligné lors des débats, le député Saleh Kebzabo, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition). "Cette loi (...) contient des nombreuses dispositions vicieuses. C'est une copie de l'ordonnance 5", a estimé le député du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès, parti d'opposition, Mallah Houlou Yakéma. "Comment pouvons-nous réprimer la presse aujourd'hui alors que cela fait 20 ans que nous l'avons tolérée?", s'est interrogée Elise Loum, membre du Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby. "Cela fait 20 ans que la presse tire à boulets rouges sur le président. Est-ce que cela a constitué un frein à l'avancement de notre démocratie?", a réagi le député Adoum Dangaï Noukour Guet, également membre du MPS. Evariste Ngarlem Tolde, président de l'Union des Journalistes Tchadiens, s'est déclaré "soulagé" par le rejet de la loi.

 



Tchad: La cour de justice de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est compétente pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis vingt ans

ABUJA, 14 mai 2010 - La cour de justice de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est compétente pour juger l'ancien président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité et réfugié à Dakar depuis vingt ans, a annoncé vendredi un porte-parole de la Cédéao. Hissène Habré, 68 ans, a été renversé en 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, et s'est ensuite réfugié dans la capitale sénégalaise. L'ancien dictateur est accusé de milliers d'assassinats politiques et de torture systématique durant ses années de pouvoir, entre 1982 et 1990. Il a été mis en accusation pour la première fois le 3 février 2000 par un juge sénégalais, avant que la justice sénégalaise ne se déclare incompétente et refuse de le juger. En 2006, l'Union africaine (UA) a mandaté le Sénégal pour le juger, "au nom de l'Afrique", pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture.


Tchad: Le gouvernement tchadien a décidé de rendre gratuit le traitement du paludisme "d'ici à 2011" et de consacrer "entre 15 et 20 milliards de FCFA par an" à la lutte contre cette maladie

N'DJAMENA, 4 mai 2010 - Le Tchad a décidé de rendre gratuit le traitement du paludisme "d'ici à 2011" et de consacrer "entre 15 et 20 milliards de FCFA par an" (22,8 et 30,5 millions d'euros) à la lutte contre cette maladie, a annoncé mardi son président, Idriss Deby Itno. "Le gouvernement a décidé d'instaurer progressivement d'ici à 2011 la gratuité du diagnostic, du traitement et des moustiquaires imprégnées pour les mères et les enfants", a déclaré M. Deby dans un discours marquant la célébration en différé au Tchad de la journée mondiale de lutte contre cette maladie (25 avril). Toutes ces mesures entrent dans le cadre d'"une lutte totale" contre le paludisme, "cet effort coûtera entre 15 et 20 milliards de FCFA par an. Mais le prix ne doit pas nous faire reculer, car les souffrances, les journées de travail perdues et les décès causés par le paludisme nous en font perdre plus", a-t-il soutenu. Selon lui, N'Djamena a déjà inscrit "dans l'urgence (...) 600 millions de FCFA (915.000 euros) dans le budget de cette année 2010 pour la prise en charge gratuite de tous les cas graves de paludisme", dont le dépistage et le traitement "coûtent environ 9.000 FCFA (14 euros) par patient". "Dans une deuxième phase, et sans attendre la fin (2010), le gouvernement saisira l'occasion d'un réajustement des crédits pour rendre également gratuite la prise en charge des diagnostics et des soins du paludisme simple pour les mères et les enfants sur l'ensemble du territoire", dont les coûts varient actuellement de "700 à 1.000 FCFA (1,06 à 1,52 euro) par patient", a expliqué M. Deby. "Ensuite, dès l'année 2011, le gouvernement ajoutera à ces services la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d'insecticides de longue durée", a-t-il précisé, en indiquant espérer un soutien et un apport des "partenaires locaux et internationaux" de son pays. Le paludisme fait quelque 865.000 morts par an dans le monde. L'Afrique reste de loin le continent le plus touché.


Tchad: L'ex-chef rebelle et ex-président tchadien Goukouni Weddeye, revenu dans son pays en 2009 après plus de 20 ans d'exil, a offert au Tchad son premier fusil d'insurgé

N'DJAMENA, 17 avr 2010  - L'ex-chef rebelle et ex-président tchadien Goukouni Weddeye, revenu dans son pays en 2009 après plus de 20 ans d'exil, a offert au Tchad son premier fusil d'insurgé, a appris l'AFP samedi auprès de la présidence tchadienne. L'arme, un MAS 36, a officiellement été remise vendredi au chef de l'Etat Idriss Deby Itno, par le médiateur de la République Abderahman Moussa à N'Djamena, en l'absence de M. Weddeye qui séjourne dans sa région natale du Tibesti (extrême nord). C'est le "tout premier fusil qu'il a utilisé aux premières heures de la rébellion dans son maquis du Tibesti", a-t-on indiqué à la présidence. M. Deby a demandé que l'arme soit déposée au Musée national. Né vers 1944 à Zouar, Goukouni Weddeye est issu de la chefferie traditionnelle des Toubou, grande tribu du Tibesti. Dans des entretiens accordés au journaliste français Laurent Correau qui en a publié le recueil en 2008, M. Weddeye raconte comment il a intégré en 1968 le Front de libération nationale du Tchad (Frolinat), mouvement rebelle dont il prend la tête un an plus tard. Il a alors 25 ans. Ce recueil intitulé "Goukouni Weddeye: Témoignage pour l'Histoire du Tchad" (Radio France Internationale), relate l'accession à la tête du pays de l'ex-chef rebelle en 1979: la signature en août d'un accord par onze factions lui permet de remplacer le président Lol Mahamat Choua dont il avait été quelques mois ministre de l'Intérieur dans le premier Gouvernement d'unité nationale (GUNT). Le 2e GUNT dirigé par Goukouni Weddeye est confronté à une guerre de neuf mois à N'Djamena menée par les Forces armées du Nord (FAN), mouvement de son ex-allié Hissène Habré, ancien ministre de la Défense. Les FAN sont battues en décembre 1980 avec l'aide de la Libye. Un an et demi plus tard, en juin 1982, Goukouni Weddeye est renversé par la rébellion d'Hissène Habré, qui dirigera le Tchad jusqu'à 1990 et sera déposé par Idriss Deby. Après sa chute, Goukouni Weddeye s'est réfugié au Cameroun puis a vécu en exil en Algérie, d'où il est rentré "définitivement" en août 2009 en promettant de "contribuer à la paix" en tant que "simple citoyen". "Je ne ferai pas de politique", avait-il assuré à son arrivée à N'Djamena.


Tchad: Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a effectué un réaménagement technique de son gouvernement par la nomination de nouveau secrétaire d'Etat et la permutation des titulaires de certains postes

N'DJAMENA, 31 mars 2010 - Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar, nommé début mars, a nommé un conseiller spécial du président Idriss Deby secrétaire d'Etat à l'Intérieur et à la Sécurité publique, lors d'un réaménagement technique de son gouvernement, a annoncé la radio nationale. Oumar Kadjalami Boukar remplace Bichara Issa Djadallah, qui n'a jamais pris ses fonctions depuis sa nomination lors de l'annonce du nouveau gouvernement le 9 mars. Par ailleurs, Mahadié Outlman Issa et Mahamat Mamadou Addy permutent leurs postes pour devenir respectivement secrétaires d'Etat aux Infrastructures et Transport et à la Santé publique. Mme Khadidja Hassaballah et Brahim Djabaye permutent également. Ils sont respectivement secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à l'Education Nationale.


Tchad: Le recensement électoral au Tchad, qui devait débuter dimanche, est repoussé en raison d'un manque de moyens financiers

N'DJAMENA, 20 mars 2010 - Le recensement électoral au Tchad, qui devait débuter dimanche, est repoussé en raison d'un manque de moyens financiers, a annoncé samedi à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ngarmadjal Gami. "Notre chronogramme initial est perturbé faute de moyens financiers", a déclaré M. Gami, précisant qu'une "opération pilote de recensement" d'une semaine sera lancée lundi "pour bien préparer le grand recensement". Il n'a pas communiqué de nouveau calendrier et il n'a fourni aucun budget. Le calendrier initial prévoyait le recensement du 21 mars au 9 mai 2010 en vue d'élections législatives en novembre, suivies de locales en décembre et d'une présidentielle en avril 2011. Début janvier, un membre de la Céni avait indiqué à l'AFP que le budget électoral pour l'ensemble de ces opérations était estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros). Le "recensement pilote" sera mené "dans cinq régions du pays pour nous permettre d'apprécier les difficultés que nous aurons à rencontrer au moment du grand recensement", a expliqué Ngarmadjal Gami. Les régions concernées sont la ville de N'Djamena, le Mayo-Kebbi (sud), le Guéra (centre), le Lac et le Kanem (ouest), selon M. Gami. "Cette opération (...) est souhaitée par une expertise externe, et elle nous permet d'éviter certains erreurs le moment venu", a-t-il insisté. En annonçant le calendrier électoral en janvier, le président la Céni avait appelé les autorités tchadiennes et les bailleurs de fonds à mobiliser "les ressources nécessaires à temps" pour l'organisation des élections. Dimanche, une source à la Céni a laissé entendre à l'AFP que les contributeurs internationaux attendaient le versement effectif par l'Etat de sa part de financement avant de se manifester. Aucune estimation chiffrée n'était disponible.


Tchad: Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles au Tchad passeront de sept à huit chiffres à partir de lundi pour notamment "tenir compte des standards internationaux"

N'DJAMENA, 13 mars 2010 - Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles au Tchad passeront de sept à huit chiffres à partir de lundi pour notamment "tenir compte des standards internationaux", a annoncé samedi l'Office tchadien de régulation des télécommunications (OTRT). Le nouveau plan de numérotation entrera en vigueur "le 15 mars 2010 à 00H00 (dimanche à 23H00 GMT)", a indiqué à la presse le directeur général de l'OTRT, Baharadine Haroune. "L'abonné du téléphone fixe (géré par la Société des télécommunications du Tchad, Sotel) précèdera juste son ancien numéro du chiffre 2. Les abonnés des téléphones mobiles précèderont leur numéro du chiffre 6 pour Zain et du chiffre 9 pour Tigo", a expliqué M. Haroune. Le 2 précèdera désormais les numéros Tawali, et le 7 les numéros Salam, qui sont les deux produits de téléphonie mobile de la Sotel. Zain (ex-Celtel) est un opérateur du groupe koweïtien MTC, et Tigo un opérateur du groupe Millicom basé au Luxembourg. Selon le patron de l'OTRT, "la nouvelle structure de numérotation a été définie dans le but de garantir aux usagers la facilité d'accéder aux services des télécommunications". Elle permettra au Tchad de disposer d'un plan de numérotation fermé permettant de passer de 10 millions à 100 millions d'abonnés". "Le changement tient compte des standards internationaux et évite aux abonnés de changer radicalement leurs numéros", a encore indiqué M. Haroune.



Liste complète du gouvernement du Tchad du 09 mars 2010

- Premier ministre: M. Emmanuel NADINGAR

- Ministre de la Défense Nationale : KAMOUGUE WADAL ABDELKADER

- Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale : MOUSSA FAKI MAHAMAT

- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : MBAÏLAOU NAIMBAYE LOSSIMIAN

- Ministre de l'Économie et du Plan : MAHAMAT ALI HASSAN

- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : KEDALLAH YOUNOUS

- Ministre des Infrastructures et Transport : ADOUM YOUNOUSMI

- Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique : AHMAT MAHAMAT BACHIR

- Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutiques: HASSAN TERAP

-Ministre des Finances et du Budget: GATA NGOULOU

-Ministre de l'Elevage et des Ressources Animales: AHMAT RAKHIS MANNANY

-Ministre de la Santé Publique: Mme Dr TOUPTA BOGUENA

-Ministre de l'Éducation Nationale: ABDERAHIM YOUNOUS ALI

-Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle: AHMAT TABOYE

-Ministre de l'Agriculture et de l'Irrigation: PAHIMI PADACKE ALBERT

-Ministre des Mines et de la Géologie: HASSAN SALINE

-Ministre du Pétrole et de l'Énergie: TABE EUGENE

-Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat: DJIMRANGAR DADNADJI

-Ministre de l'Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme NGARMBATINA CARMEL SOU IV

-Ministre chargé des Droits de l'Homme et de la Promotion des Libertés: ABDERAMAN DJASNABAILLE

-Ministre de la Fonction Publique et du Travail: ABDOULAYE ABAKAR

- Ministre des Postes, et des Technologies de l'Information et de la Communication: JEAN BAWOYEU ALINGUE

- Ministre Chargé de la Micro finance et de la Lutte contre la Pauvreté: Mme FATIME TCHOMBI

- Ministre de l'Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : AHMADAYE AL HASSAN

-Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports : DJIBERT YOUNOUS

- Ministre du Développement Touristique et de l'artisanat: MAHAMAT ALLAOU TAHER

- Ministre du Commerce et de l'Industrie : YOUSSOUF ABBASSALLAH

- Ministre de l'Eau : AHMAT MAHAMAT KARAMBALE

- Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Décentralisation: HAMID MAHAMAT DAHALOP

- Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : Mme ASSIA ABBO

- Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la coopération Internationale : MAHAMAT BECHIR OKORMI

- Secrétaire d'État aux Finances : Mme HABIBA SAHOULBA

- Secrétaire d'État aux Infrastructures et Transports : MAHAMAT MAHAMADOU ADDY

- Secrétaire d'État à l'Intérieur et à la Sécurité Publique : BICHARAISSA DJADALLAH

- Secrétaire d'État à l'Éducation Nationale : Mme KHADIDJA HASSABALLAH

- Secrétaire d'État à l'Enseignement Supérieur, à la Recherche Scientifique et à la Formation Professionnelle: YAYA DJABAYE

- Secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l’HABITAT : LAOUNA GONG RAOUL

- Secrétaire d'État à la Santé Publique : Mme MAHADIE OUTMANE ISSA

- Secrétaire d'État à l'Agriculture et l'Irrigation : Mme MARIAM ATTAHIR

- Secrétaire d'État à l'Action Sociale: Mme NAIMA ABDELMOUTI

- Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : OUSMANE MOUSSA MAHAMAT
 



Tchad: Le nouveau Premier ministre tchadien, Emmanuel Nadingar, a formé un gouvernement de 40 membres, marqué par l'arrivée de 18 nouvelles personnalités

N'DJAMENA, 10 mars 2010 - Le nouveau Premier ministre tchadien, Emmanuel Nadingar, a formé un gouvernement de 40 membres, marqué par l'arrivée de 18 nouvelles personnalités, selon un décret présidentiel lu par la radio nationale dans la nuit de mardi à mercredi. En dehors de M. Nadingar nommé Premier ministre le 5 mars par le président Idriss Deby Itno, la nouvelle équipe compte trois membres de plus que la précédente, qui en regroupait 37 sous la direction de Youssouf Saleh Abbas. M. Saleh Abbas, qui était chef de gouvernement depuis mai 2008, a démissionné le 5 mars. Dix-huit personnalités, dont neuf femmes, font leur entrée dans le nouveau gouvernement, dans lequel n'ont pas été appelés huit membres de la précédente équipe. Les anciens titulaires des départements clés des Défense nationale, Affaires étrangères, Intérieur et Sécurité, Infrastructures et Finances conservent leur portefeuille. En revanche, Mahamat Hissène, qui était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, quitte l'attelage. Son portefeuille est confié à Keddelah Younous, un nouveau venu au gouvernement. Abderahim Younous Ali, Mme Habiba Sahoulba et Mme Assia Abbo sont respectivement nommés respectivement ministre de l'Education nationale, secrétaire d'Etat au Budget et ministre-secrétaire général du gouvernement, en remplacement d'Abderamane Koko, Oumar Boukar Gana et Limane Mahamat. Ces trois derniers responsables ont été suspendus, inculpés de corruption et incarcérés en février pour leur implication présumée dans des malversations dans l'achat par le gouvernement de manuels scolaires. Dr Toufta Ngoulou devient la nouvelle ministre de la Santé publique, en remplacement du Dr Djaibe Ngombaye qui quitte le gouvernement. Dr Tabe Eugène, conseiller du président Deby, est nommé ministre du Pétrole et de l'Energie en remplacement Nasser Mahamat Hassan, non reconduit dans la nouvelle équipe. Plusieurs autres ministres changent de département. Le ministère de la Justice est ainsi confié à Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian, qui cède l'Agriculture à Pahimi Padacké Albert (ex-Postes et Technologies). Le nouveau ministre des Poste est Jean Bawoyeu Alingué (ex-Justice). Mahamat Ali Hassan devient ministre de l'Economie et du Plan, et laisse le département du Commerce et de l'Industrie à Youssouf Abbassalah. Hamid Mahamat Dahalob (ex-Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat) est nommé ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Décentralisation. Il est remplacé à la tête de son ancien département par Djimrangar Dadnadji, précédemment secrétaire général de la présidence. Mme Fatimé Tchombi, elle, quitte la Fonction publique et le Travail pour les Micro-Finances et la Lutte contre la pauvreté, tandis que Hassan Terap (ex-Secrétaire d'Etat au Transport) devient ministre de l'Environnement et des Ressources halieutiques. Le nouveau secrétaire d'Etat au Transport est Mahamat Mamadou Addy (précédemment Micro-Finances).

Liste complète du gouvernement du Tchad du 09 mars 2010


- Premier ministre: M. Emmanuel NADINGAR

- Ministre de la Défense Nationale : KAMOUGUE WADAL ABDELKADER

- Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale : MOUSSA FAKI MAHAMAT

- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : MBAÏLAOU NAIMBAYE LOSSIMIAN

- Ministre de l'Économie et du Plan : MAHAMAT ALI HASSAN

- Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement : KEDALLAH YOUNOUS

- Ministre des Infrastructures et Transport : ADOUM YOUNOUSMI

- Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique : AHMAT MAHAMAT BACHIR

- Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutiques: HASSAN TERAP

-Ministre des Finances et du Budget: GATA NGOULOU

-Ministre de l'Elevage et des Ressources Animales: AHMAT RAKHIS MANNANY

-Ministre de la Santé Publique: Mme Dr TOUPTA BOGUENA

-Ministre de l'Éducation Nationale: ABDERAHIM YOUNOUS ALI

-Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle: AHMAT TABOYE

-Ministre de l'Agriculture et de l'Irrigation: PAHIMI PADACKE ALBERT

-Ministre des Mines et de la Géologie: HASSAN SALINE

-Ministre du Pétrole et de l'Énergie: TABE EUGENE

-Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat: DJIMRANGAR DADNADJI

-Ministre de l'Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme NGARMBATINA CARMEL SOU IV

-Ministre chargé des Droits de l'Homme et de la Promotion des Libertés: ABDERAMAN DJASNABAILLE

-Ministre de la Fonction Publique et du Travail: ABDOULAYE ABAKAR

- Ministre des Postes, et des Technologies de l'Information et de la Communication: JEAN BAWOYEU ALINGUE

- Ministre Chargé de la Micro finance et de la Lutte contre la Pauvreté: Mme FATIME TCHOMBI

- Ministre de l'Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : AHMADAYE AL HASSAN

-Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports : DJIBERT YOUNOUS

- Ministre du Développement Touristique et de l'artisanat: MAHAMAT ALLAOU TAHER

- Ministre du Commerce et de l'Industrie : YOUSSOUF ABBASSALLAH

- Ministre de l'Eau : AHMAT MAHAMAT KARAMBALE

- Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Décentralisation: HAMID MAHAMAT DAHALOP

- Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : Mme ASSIA ABBO

- Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la coopération Internationale : MAHAMAT BECHIR OKORMI

- Secrétaire d'État aux Finances : Mme HABIBA SAHOULBA

- Secrétaire d'État aux Infrastructures et Transports : MAHAMAT MAHAMADOU ADDY

- Secrétaire d'État à l'Intérieur et à la Sécurité Publique : BICHARAISSA DJADALLAH

- Secrétaire d'État à l'Éducation Nationale : Mme KHADIDJA HASSABALLAH

- Secrétaire d'État à l'Enseignement Supérieur, à la Recherche Scientifique et à la Formation Professionnelle: YAYA DJABAYE

- Secrétaire d'État à l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l’HABITAT : LAOUNA GONG RAOUL

- Secrétaire d'État à la Santé Publique : Mme MAHADIE OUTMANE ISSA

- Secrétaire d'État à l'Agriculture et l'Irrigation : Mme MARIAM ATTAHIR

- Secrétaire d'État à l'Action Sociale: Mme NAIMA ABDELMOUTI

- Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Chargé des Relations avec l'Assemblée Nationale : OUSMANE MOUSSA MAHAMAT
 




Tchad: L'ex-ministre Emmanuel Nadingar a été nommé Premier ministre du Tchad en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008 et qui a remis sa démission vendredi au président Idriss Deby Itno

N'DJAMENA, 5 mars 2010 - L'ex-ministre Emmanuel Nadingar a été nommé Premier ministre du Tchad en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008 et qui a remis sa démission vendredi au président Idriss Deby Itno, selon un communiqué de la présidence tchadienne vendredi. M. Nadingar, anciennement au poste stratégique de ministre du Pétrole, occupait celui de ministre délégué chargé de la décentralisation dans le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. Il est originaire de Bebidja dans le sud-ouest du pays. Sa nomination ainsi que la rapidité de celle-ci sont une surprise, selon plusieurs observateurs, pour lesquels toutefois la démission de Youssouf Saleh Abbas était attendue depuis plusieurs semaines. Aucun conseil des ministres ne s'est tenu depuis le mois de décembre. Des divergences étaient récemment apparues entre le président de la République et son Premier ministre, un ancien opposant rallié au régime. De plus, plusieurs ministres du gouvernement sont accusés de détournements de fonds dans une affaire de commande de manuels scolaires. La démission de M. Saleh Abbas a été annoncée peu avant la nomination de M. Nadingar par la présidence dans un communiqué: "Le Premier ministre a remis sa démission au président de la République. Le président de la République dit en avoir pris acte", a affirmé un porte-parole de la présidence en lisant un communiqué à la télévision publique, sans donner les raisons de la démission.



Tchad: Le gouvernement tchadien, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois

N'DJAMENA, 1 mars 2010 - Le Tchad, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois, a affirmé lundi le chef du département de maintien de la paix de l'ONU. Le président tchadien Idriss Deby Itno "a donné son accord pour que je propose au Conseil de sécurité la prolongation de la Minurcat du 15 mars au 15 mai 2010 pour la mission telle qu'elle est aujourd'hui", a affirmé à l'AFP Alain Le Roy, après une entrevue avec M. Deby. "Le 5 mars, je soumettrai cette proposition au Conseil de sécurité. Ensuite on rentrera en discussion avec les autorités tchadiennes pour un nouvel accord après le 16 mai. Cette discussion portera sur combien d'éléments de la Minurcat doivent partir, combien resteront et quelle sera leur mission. Le président Deby a souhaité une réduction forte de la présence militaire", a ajouté M. Le Roy.



Tchad: Deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde mercredi contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la force de paix de l'ONU au Tchad, demandé par le gouvernement tchadien, sur les populations qu'elle est chargée de protéger

NEW YORK (Nations unies), 17 fév 2010 - Deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde mercredi contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la force de paix de l'ONU au Tchad, demandé par le gouvernement tchadien, sur les populations qu'elle est chargée de protéger. Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, et son collègue chargé des affaires humanitaires John Holmes, ont indiqué à la presse que l'ONU et le gouvernement de N'Djamena négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique (Minurcat), dont le mandat expire le 15 mars. M. Le Roy a précisé qu'il se rendrait dans ce but au Tchad la semaine prochaine. Les deux responsables s'exprimaient au sortir d'une réunion avec le Conseil de sécurité sur la Minurcat. Selon M. Le Roy, les membres du Conseil souhaitent que celle-ci "maintienne sa présence au Tchad". "C'est aussi l'avis du Secrétariat (de l'ONU) mais nous devons prendre en compte le point de vue des autorités du Tchad, pays hôte", a-t-il dit. M. Holmes a déclaré vouloir que la Minurcat reste "avec toutes ses composantes", estimant que c'est essentiel pour la sécurité et la poursuite des opérations humanitaires. "Nous sommes très préoccupés par la perspective d'un retrait", a-t-il dit. L'ambassadeur du Tchad à l'ONU, Ahmad Allam-Mi, avait déclaré peu auparavant que N'Djamena accepterait le maintien de la composante civile de la Minurcat mais pas de sa composante militaire. Il avait affirmé que les forces tchadiennes étaient en mesure d'assurer elles-mêmes la sécurité des camps et attiré l'attention sur la situation nouvelle née du récent accord de paix entre son pays et le Soudan voisin. Selon M. Le Roy, une telle formule n'est pas viable. "Ce n'est pas une option envisageable car nous ne pouvons pas maintenir les civils sans les militaires pour les protéger", a-t-il dit. Pour M. Holmes, il est "actuellement difficile d'imaginer" le Tchad en mesure d'assurer la protection des civils. Selon lui, le Détachement intégré de sécurité tchadien, que la Minurcat est en train de former, a "encore beaucoup à faire avant d'être autonome". M. Holmes a estimé à 500.000 personnes le nombre de civils dépendant de la Minurcat pour leur sécurité, soit environ 250.000 réfugiés du Darfour, 170.000 Tchadiens déplacés et 70.000 réfugiés centrafricains, auxquels s'ajoutent les populations locales, qui sont également "extrêmement vulnérables". La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan). Elle est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le 15 mars 2009, elle a pris le relais de la Force de l'Union européenne pour un mandat d'un an, avec la possibilité de le renouveler. Son effectif autorisé est de 5.200 militaires et 300 policiers. Le Tchad a demandé le mois dernier à l'ONU de ne pas renouveler son mandat, son président, Idriss Déby, estimant que la mission est "un échec". Le Soudan et le Tchad ont annoncé un processus de normalisation de leurs relations, qui prévoit le déploiement d'une force mixte tchado-soudanaise le long de la frontière entre les deux pays.



Tchad: Le gouvernement tchadien a mis 2 milliards de Francs CFA à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité

N'DJAMENA, 5 fév 2010 - Le Tchad a mis 2 milliards de Francs CFA (3 millions d'euros) à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le ministre tchadien des Droits de l'Homme Abderamane Djasnabaille. "Le gouvernement a mis à la disposition de ce dossier Hissène Habré 2 milliards de F CFA. Nous attendons que le gouvernement sénégalais nous dise où il faut mettre cet argent", a affirmé à N'Djamena, M. Djasnabaille lors d'un point de presse, après une audience accordée à une délégation conduite par Me Jacqueline Moudeina, avocate des victimes. "Le gouvernement Tchadien soutient politiquement et diplomatiquement les victimes. Nous allons bouger à Dakar, Addis Abeba et partout ailleurs pour que le jugement de Hissène Habré et ses complices soit effectif en 2010", a-t-il assuré. Le porte-parole Human Rights Watch, Reed Brody, a précisé que: "Le ministre nous a demandé de présenter la liste des anciens agents de la DDS (Direction d la Documentation et de la Sécurité) qui sont toujours dans l'administration. "Nous ne voulons pas seulement que les victimes soient indemnisées, nous voulons aussi que les locaux de la DDS soient transformés en Musée en mémoire des victimes", a indiqué M. Brody. La France avait indiqué mercredi qu'elle était prête financièrement à prendre "sa part dans le soutien qui sera apporté au Sénégal" pour l'organisation du procès. "Nous souhaitons que ce procès puisse avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions", avait indiqué Bernard Valero du ministère des Affaires étrangères. Hissène Habré a dirigé de 1982 à 1990 l'ancienne colonie française. Installé à Dakar depuis sa chute, l'ancien dictateur est accusé de milliers d'assassinats politiques et de torture systématique. Il est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture". En juillet 2006, l'UA avait donné mandat au Sénégal de le juger. Mais ce procès n'a pas encore débuté.



Tchad: Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena

N'DJAMENA, 3 fév 2010 - Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena. "Il est mis fin aux fonctions du ministre", indique le décret lu à la radio sans préciser de raisons. Un membre du gouvernement a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le ministre avait délivré "une autorisation à un général de l'armée pour l'abattage des arbres dans un périmètre à perte de vue à la sortie sud de N'Djamena". Or, les autorités tchadiennes ont, dans le cadre de la lutte contre la déforestation et la désertification, strictement interdit l'abattage des arbres près de N'Djamena, interdisant même la vente de charbon de bois dans la capitale. En août 2007, le président Idriss Deby Itno avait lancé un plan de ceinture verte autour de la capitale, où un million d'arbre doivent être plantés. Mais N'Djamena a été la cible de plusieurs attaques rebelles ces dernières années. En 2008, les rebelles ont même atteint les portes du palais présidentiel et étaient tout proches de renverser le régime. Après l'attaque, les autorités avaient fait couper des arbres centenaires qui étaient la fierté de l'avenue du Général de Gaulle parce que les rebelles avaient bénéficié de leur protection lors de l'attaque.



Tchad: L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de six

N'DJAMENA, 28 jan 2010 - L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de six, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Assemblée nationale, saisie d'une requête de la Cour suprême, a examiné chaque cas et autorisé la mise en accusation des ministres Abderamane Koko (Education nationale), Limane Mahamat (Secrétaire général du gouvernement), et du secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, Oumar Boukar Gana. "Les ministres mis en accusation sont suspendus de leur fonction dès cet instant", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia. "Le Procureur auprès de la Haute Cour de Justice sera saisi dès demain (vendredi) des résultats du vote", a-t-il ajouté. Les députés ont rejeté la mise en accusation des ministres Gata Ngoulou (Finances), du Dr Ngombaye Djaïbé (Santé publique) et de la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Khadidja Hassaballah. Selon le rapport de la commission parlementaire chargée du dossier, dont l'AFP a obtenue copie, "les charges (de corruption) sont supposées déterminantes" pour les trois membres du gouvernement dont la mise en accusation a été acceptée. Ces allégations "ne sont pas supposées déterminantes" pour leurs trois autres collègues.



Tchad: Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances

N'DJAMENA, 11 jan 2010 - Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances, a appris l'AFP lundi soir de source judiciaire à N'Djamena. "Le parquet de la Cour suprême a transmis aujourd'hui (lundi) le rapport de mise en accusation de six membres du gouvernement" dans le cadre d'une affaire de corruption pour laquelle ont été inculpés et incarcérés deux hauts responsables de la présidence tchadienne, a expliqué cette source, proche du parquet, ayant requis l'anonymat. Parmi les ministres visés, figurent Gata Ngoulou (Finances et Budget), Abderamane Koko (Education) et Ngombaye Djaïbe (Santé publique), a-t-elle dit. Les autres membres du gouvernement concernés sont Oumar Boukar Gana (secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget), Mme Khadidja Hassaballah (secrétaire d'Etat à l'Education chargée de l'Enseignement de base) et Limane Mahamat (ministre secrétaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale), a-t-elle ajouté. D'après la même source, la mise en accusation de ces personnalités est réclamée "pour les mêmes motifs" ayant valu l'inculpation et l'incarcération pour corruption du secrétaire général de la présidence de l'époque - et alors numéro deux du parti au pouvoir -, Haroune Kabadi, ainsi que d'un conseiller à la présidence. Selon des sources concordantes, cette affaire est liée à l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires, qui a été révélée en octobre 2009. Plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption". Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena. Lundi matin, l'Assemblée nationale a entamé une session extraordinaire lors de laquelle elle doit décider d'autoriser ou non la poursuite en justice d'"un certain nombre de membres du gouvernement", selon un décret présidentiel lu à l'ouverture des travaux. La session a été convoquée à la demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas. Des députés avaient évoqué l'examen de "la mise en oeuvre de la procédure de mise en accusation, devant la Haute Cour de justice, de trois membres du gouvernement" ainsi que de la "levée de l'immunité parlementaire d'un député". Aucun nom n'avait été fourni. Selon des sources concordantes, les personnalités concernées seraient impliquées dans l'affaire de l'achat des manuels scolaires. En novembre, le Conseil des ministres avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", six membres du gouvernement cités dans cette affaire.



Tchad: Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011

N'DJAMENA, 7 jan 2010 - Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011, a annoncé jeudi à N'Djamena le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu pour le 23 avril 2011", auparavant, des "législatives auront lieu le 28 novembre 2010, suivies des élections locales le 12 décembre de la même année", a déclaré devant la presse Ngarmadjal Gami. Un "recensement électoral" sera organisé du 21 mars au 9 mai 2010, a ajouté M. Gami. "Il faut des moyens financiers, matériels et humains conséquents pour réussir cette mission", a-t-il souligné, lançant "un appel aux bailleurs de fonds, au gouvernement et à toutes les bonnes volontés" afin de mobiliser "les ressources nécessaires à temps". Selon un membre de la Céni qui a requis l'anonymat, le budget pour organiser les trois scrutins est estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros). L'annonce de ce calendrier électoral intervient après une rencontre ayant rassemblé début décembre à N'Djamena, sous l'égide du président Idriss Deby Itno, la quasi-totalité des partis politiques tchadiens représentant opposition et majorité. Tous s'étaient alors mis d'accord pour la tenue des législatives en 2010, mettant fin à plusieurs semaines de blocage sur l'établissement ou non de cartes biométriques pour les électeurs. Pouvoir et opposition ont ainsi convenu qu'il était matériellement impossible d'arriver à fabriquer ces cartes tout en tenant le calendrier prévoyant les législatives pour 2010. Ils ont accepté "un recensement informatisé" qui permettrait d'éviter doublons et fraudes, selon les explications des deux parties. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a été élu en 1996, réélu en 2001 et il a remporté la dernière présidentielle organisée en 2006. Il a signé le 13 août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Les dernières législatives tchadiennes ont eu lieu en 2002. Prévues normalement en 2006, les suivantes n'avaient pas pu se tenir, en raison notamment de l'organisation d'un référendum portant sur une révision constitutionnelle. Après l'accord du 13 août 2007, le mandat des députés élus en 2002 a été prolongé.










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