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| L'actualité du Tchad (d'après l'Agence France Presse) |
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Tchad: Le gouvernement tchadien a mis 2 milliards de Francs CFA à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité
N'DJAMENA, 5 fév 2010 - Le Tchad a mis 2 milliards de Francs CFA (3 millions d'euros) à la disposition du Sénégal pour l'organisation du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le ministre tchadien des Droits de l'Homme Abderamane Djasnabaille. "Le gouvernement a mis à la disposition de ce dossier Hissène Habré 2 milliards de F CFA. Nous attendons que le gouvernement sénégalais nous dise où il faut mettre cet argent", a affirmé à N'Djamena, M. Djasnabaille lors d'un point de presse, après une audience accordée à une délégation conduite par Me Jacqueline Moudeina, avocate des victimes. "Le gouvernement Tchadien soutient politiquement et diplomatiquement les victimes. Nous allons bouger à Dakar, Addis Abeba et partout ailleurs pour que le jugement de Hissène Habré et ses complices soit effectif en 2010", a-t-il assuré. Le porte-parole Human Rights Watch, Reed Brody, a précisé que: "Le ministre nous a demandé de présenter la liste des anciens agents de la DDS (Direction d la Documentation et de la Sécurité) qui sont toujours dans l'administration. "Nous ne voulons pas seulement que les victimes soient indemnisées, nous voulons aussi que les locaux de la DDS soient transformés en Musée en mémoire des victimes", a indiqué M. Brody. La France avait indiqué mercredi qu'elle était prête financièrement à prendre "sa part dans le soutien qui sera apporté au Sénégal" pour l'organisation du procès. "Nous souhaitons que ce procès puisse avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions", avait indiqué Bernard Valero du ministère des Affaires étrangères. Hissène Habré a dirigé de 1982 à 1990 l'ancienne colonie française. Installé à Dakar depuis sa chute, l'ancien dictateur est accusé de milliers d'assassinats politiques et de torture systématique. Il est poursuivi pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture". En juillet 2006, l'UA avait donné mandat au Sénégal de le juger. Mais ce procès n'a pas encore débuté.
Tchad: Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena
N'DJAMENA, 3 fév 2010 - Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena. "Il est mis fin aux fonctions du ministre", indique le décret lu à la radio sans préciser de raisons. Un membre du gouvernement a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le ministre avait délivré "une autorisation à un général de l'armée pour l'abattage des arbres dans un périmètre à perte de vue à la sortie sud de N'Djamena". Or, les autorités tchadiennes ont, dans le cadre de la lutte contre la déforestation et la désertification, strictement interdit l'abattage des arbres près de N'Djamena, interdisant même la vente de charbon de bois dans la capitale. En août 2007, le président Idriss Deby Itno avait lancé un plan de ceinture verte autour de la capitale, où un million d'arbre doivent être plantés. Mais N'Djamena a été la cible de plusieurs attaques rebelles ces dernières années. En 2008, les rebelles ont même atteint les portes du palais présidentiel et étaient tout proches de renverser le régime. Après l'attaque, les autorités avaient fait couper des arbres centenaires qui étaient la fierté de l'avenue du Général de Gaulle parce que les rebelles avaient bénéficié de leur protection lors de l'attaque.
Tchad: L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de six
N'DJAMENA, 28 jan 2010 - L'Assemblée nationale du Tchad a accepté jeudi à N'djaména la mise en accusation pour corruption par la justice de trois membres du gouvernement sur un total de six, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Assemblée nationale, saisie d'une requête de la Cour suprême, a examiné chaque cas et autorisé la mise en accusation des ministres Abderamane Koko (Education nationale), Limane Mahamat (Secrétaire général du gouvernement), et du secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, Oumar Boukar Gana. "Les ministres mis en accusation sont suspendus de leur fonction dès cet instant", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia. "Le Procureur auprès de la Haute Cour de Justice sera saisi dès demain (vendredi) des résultats du vote", a-t-il ajouté. Les députés ont rejeté la mise en accusation des ministres Gata Ngoulou (Finances), du Dr Ngombaye Djaïbé (Santé publique) et de la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Khadidja Hassaballah. Selon le rapport de la commission parlementaire chargée du dossier, dont l'AFP a obtenue copie, "les charges (de corruption) sont supposées déterminantes" pour les trois membres du gouvernement dont la mise en accusation a été acceptée. Ces allégations "ne sont pas supposées déterminantes" pour leurs trois autres collègues.
Tchad: Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances
N'DJAMENA, 11 jan 2010 - Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances, a appris l'AFP lundi soir de source judiciaire à N'Djamena. "Le parquet de la Cour suprême a transmis aujourd'hui (lundi) le rapport de mise en accusation de six membres du gouvernement" dans le cadre d'une affaire de corruption pour laquelle ont été inculpés et incarcérés deux hauts responsables de la présidence tchadienne, a expliqué cette source, proche du parquet, ayant requis l'anonymat. Parmi les ministres visés, figurent Gata Ngoulou (Finances et Budget), Abderamane Koko (Education) et Ngombaye Djaïbe (Santé publique), a-t-elle dit. Les autres membres du gouvernement concernés sont Oumar Boukar Gana (secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget), Mme Khadidja Hassaballah (secrétaire d'Etat à l'Education chargée de l'Enseignement de base) et Limane Mahamat (ministre secrétaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale), a-t-elle ajouté. D'après la même source, la mise en accusation de ces personnalités est réclamée "pour les mêmes motifs" ayant valu l'inculpation et l'incarcération pour corruption du secrétaire général de la présidence de l'époque - et alors numéro deux du parti au pouvoir -, Haroune Kabadi, ainsi que d'un conseiller à la présidence. Selon des sources concordantes, cette affaire est liée à l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires, qui a été révélée en octobre 2009. Plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption". Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena. Lundi matin, l'Assemblée nationale a entamé une session extraordinaire lors de laquelle elle doit décider d'autoriser ou non la poursuite en justice d'"un certain nombre de membres du gouvernement", selon un décret présidentiel lu à l'ouverture des travaux. La session a été convoquée à la demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas. Des députés avaient évoqué l'examen de "la mise en oeuvre de la procédure de mise en accusation, devant la Haute Cour de justice, de trois membres du gouvernement" ainsi que de la "levée de l'immunité parlementaire d'un député". Aucun nom n'avait été fourni. Selon des sources concordantes, les personnalités concernées seraient impliquées dans l'affaire de l'achat des manuels scolaires. En novembre, le Conseil des ministres avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", six membres du gouvernement cités dans cette affaire.
Tchad: Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011
N'DJAMENA, 7 jan 2010 - Des élections législatives auront lieu au Tchad en novembre 2010 et le premier tour de la présidentielle se tiendra le 23 avril 2011, a annoncé jeudi à N'Djamena le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu pour le 23 avril 2011", auparavant, des "législatives auront lieu le 28 novembre 2010, suivies des élections locales le 12 décembre de la même année", a déclaré devant la presse Ngarmadjal Gami. Un "recensement électoral" sera organisé du 21 mars au 9 mai 2010, a ajouté M. Gami. "Il faut des moyens financiers, matériels et humains conséquents pour réussir cette mission", a-t-il souligné, lançant "un appel aux bailleurs de fonds, au gouvernement et à toutes les bonnes volontés" afin de mobiliser "les ressources nécessaires à temps". Selon un membre de la Céni qui a requis l'anonymat, le budget pour organiser les trois scrutins est estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros). L'annonce de ce calendrier électoral intervient après une rencontre ayant rassemblé début décembre à N'Djamena, sous l'égide du président Idriss Deby Itno, la quasi-totalité des partis politiques tchadiens représentant opposition et majorité. Tous s'étaient alors mis d'accord pour la tenue des législatives en 2010, mettant fin à plusieurs semaines de blocage sur l'établissement ou non de cartes biométriques pour les électeurs. Pouvoir et opposition ont ainsi convenu qu'il était matériellement impossible d'arriver à fabriquer ces cartes tout en tenant le calendrier prévoyant les législatives pour 2010. Ils ont accepté "un recensement informatisé" qui permettrait d'éviter doublons et fraudes, selon les explications des deux parties. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a été élu en 1996, réélu en 2001 et il a remporté la dernière présidentielle organisée en 2006. Il a signé le 13 août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Les dernières législatives tchadiennes ont eu lieu en 2002. Prévues normalement en 2006, les suivantes n'avaient pas pu se tenir, en raison notamment de l'organisation d'un référendum portant sur une révision constitutionnelle. Après l'accord du 13 août 2007, le mandat des députés élus en 2002 a été prolongé.
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