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| L'actualité du Tchad (d'après l'Agence France Presse) |
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Tchad: La principale coalition de l'opposition tchadienne menace de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales
LIBREVILLE, 27 août 2010 - La principale coalition de l'opposition tchadienne a menacé vendredi de dénoncer l'accord politique 13 août 2007 censé favoriser la démocratisation du régime et de ne pas participer aux échéances électorales si on ne prend pas en compte ses revendications. La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) estime que si des mesures ne sont pas prises de "toute urgence (...), la poursuite de (sa) participation à ce processus n'aurait pas de sens". La CPDC, qui critique "la monopolisation des médias publics" par le parti du président Idriss Deby Itno, dénonce "les immixtions des responsables à tous les niveaux dans les opérations électorales d'une part, et l'utilisation à outrance des moyens et attributs de l'Etat aux fins de propagande électorale". Elle dénonce aussi "l'adoption, par des passages en force, des lois importantes (...) notamment la loi sur la presse (...) et la loi organique fixant le nombre de députés (...) loi inique, violant le principe constitutionnel de l'égalité des citoyens". La CPDC soulève aussi "les manipulations évidentes" de la commission électorale "devenue une simple chambre d'enregistrement et de validation des desiderata du pouvoir". Elle demande que "les lois non consensuelles (loi sur la presse et loi sur le nombre de députés) soient reprises", que "les moyens de l'Etat soient mis à la disposition des acteurs de façon équitable. Faute de quoi on ne saurait parler ni de compétition loyale, ni d'élections libres et démocratiques". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été systématiquement contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a signé en août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime. Une élection présidentielle doit aussi avoir lieu en 2011.
Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition
N'DJAMENA, 20 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a voté vendredi l'augmentation de 155 à 188 du nombre de députés au parlement avant les législatives de novembre 2010, une mesure à laquelle était hostile l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP. La loi a été voté par 117 voix pour, 15 contre et trois abstentions. "L'augmentation du nombre de députés à 188 est corrélative à la croissance démographique, suite au recensement général de la population et de l'habitat de 2009, d'où il ressort que la population tchadienne est estimée à 11,17 millions d'habitants contre 6,27 millions en 1993", a justifié le rapporteur général de l'assemblée nationale. "Deux sièges sont attribués à chaque circonscription électorale soit 142 sièges. Les 46 autres restants sont répartis aux circonscriptions électorales autant de fois qu'il y a de tranche de 50.000 habitants, pour marquer la différence du poids démographique" selon le texte de la loi. Fin juillet, le comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007, qui intègre les représentants à la fois de l'opposition et du pouvoir au Tchad, avait proposé au gouvernement de revoir sa copie. Le comité de suivi proposait 183 députés au lieu des 186 que proposait alors le gouvernement. Le député Ali Golhor (opposition) estimait alors que "la proposition du gouvernement n'accordait que 71 députés au sud, plus peuplé, contre 117 au nord", ajoutant que "c'est contraire à l'esprit de la majorité".
Tchad: L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse
N'DJAMENA, 18 août 2010 - L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mercredi une nouvelle loi sur la presse jugée moins répressive que les mesures prises après une tentative de renversement du régime en 2008 et qui dépénalise les délits de presse. La loi a été votée par 82 voix contre 2, l'opposition (11 voix) s'abstenant. "Pour les délits de presse (diffamation et injures), les peines d'emprisonnement sont supprimées", souligne le texte. L'offense au chef de l'Etat figurant dans l'ancienne loi est aussi supprimé. Des peines d'emprisonnement de 6 mois à un an, des amendes de 100.000 à 1 million de F CFA (150 à 1.500 euros) ainsi que des suspensions de parution de six mois, sont toutefois introduites dans la nouvelle loi pour les "crimes" comme l'incitation à la haine raciale ou ethnique ou l'apologie de la violence. "La nouvelle loi est équilibrée. Elle dépénalise les délits de presse et responsabilise en même temps les journalistes. C'est une avancée pour la démocratie", a commenté le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement Kedalla Younous Hamid. Le député Saleh Kebzabo, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition) reconnait une amélioration mais reste prudent: "Nous nous sommes abstenus lors du vote, parce que nous avons quelques inquiétudes. Cependant il faut reconnaître qu'il y a quelques avancées très importantes. On ne va pas arrêter un journaliste pour délit de presse". "En revanche, le fait de renforcer les peines pour les crimes ou la suspension de parution des journaux est disproportionné, il faut s'insurger et condamner cela. C'est une porte ouverte qu'on ne pourra plus refermer", a affirmé M. Kebzabo à l'AFP. Le directeur de publication de N'Djamena Bi-hebdo Jean Claude Nekim est lui hostile à la loi: "L'introduction de la nouvelle peine de suspension de parution des journaux est une condamnation à mort pour la presse". En juin, l'Assemblée avait rejeté un précédent projet de loi le jugeant trop sévère. En février 2008, après l'offensive rebelle qui avait failli renverser le régime du président Idriss Deby Itno, le pouvoir avait promulgué dans le cadre des mesures d'exception "l'ordonnance 5" qui pénalisait de nombreux délits de presse.
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