Finance : Didier Maurin prône les actifs réels pour combattre l’inflation

10 août 2023

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Face aux craintes d’un retour durable de l’inflation et aux politiques monétaires ultra-expansives des grandes nations, il est essentiel selon Didier Maurin de se prémunir contre les risques de dévaluation des monnaies et de perte de pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle le fondateur du cabinet DCT (ex Didier Maurin Finance – DMF) a rédigé une tribune plaçant les actifs réels comme rempart idéal dans un contexte économique incertain.

 

Selon une tribune de Didier Maurin parue dans le quotidien suisse Le Temps, les milliards de dollars injectés dans l’économie, résultat des politiques monétaires ultra-expansives, ont entraîné une hausse des prix et une dilution de la valeur des monnaies.

 

Cette situation, combinée aux problèmes géopolitiques et économiques mondiaux, pourrait provoquer un « krach » aussi violent que rapide. Si une monnaie majeure, tel que le dollar, venait à baisser, cela pourrait entraîner une réaction en chaîne affectant d’autres devises comme l’euro, le yen et la livre sterling, créant ainsi une nouvelle crise internationale aux conséquences potentiellement dévastatrices.

 

Une monnaie en danger

 

D’après Didier Maurin, la période de taux réels négatifs, résultant de taux d’intérêt inférieurs à l’inflation, favorise les débiteurs au détriment des épargnants, créant un schéma antiéconomique. Les gouvernements sont également confrontés à la menace de la stagflation, qui correspond à la combinaison explosive d’une inflation galopante et de l’absence de croissance économique. Cette situation met en difficulté les entreprises et affecte le pouvoir d’achat des consommateurs, contribuant à aggraver l’instabilité économique mondiale.

 

Certaines banques centrales cherchent à relever les taux pour freiner l’inflation, mais cela peut entraîner des conséquences négatives aux yeux de Didier Maurin, fondateur du cabinet DCT. Ce dernier prend l’exemple du Brésil en 2021, où une hausse drastique des taux d’intérêt, destinée à freiner l’érosion monétaire, a finalement conduit le pays dans la récession.

 

« Car l’inflation actuelle est principalement due au renchérissement du prix des matières premières du fait de la crise en Ukraine, à la baisse de la capacité de production des entreprises pendant le covid et à l’impression monétaire frénétique des banques centrales. Nos institutions feraient bien d’analyser correctement l’origine du problème, car si elles se trompent de diagnostic, ce qui est souvent le cas, elles risquent de prendre des décisions qui pourraient faire empirer la situation », affirme Didier Maurin.

 

Didier Maurin recommande d’acquérir des actifs en misant sur la mondialisation

 

Dans ce contexte économique incertain, Didier Maurin invite les investisseurs à se prémunir contre tout risque. Pour ce faire, il leur conseille d’acquérir des actifs réels en s’appuyant sur la mondialisation. L’immobilier international et les entreprises innovantes détenant les marchés de demain, comme l’intelligence artificielle et les biotechnologies sont des options attractives.

D’après Didier Maurin, cette catégorie d’actifs à tendance à se réévaluer en cas d’érosion monétaire, ce qui permet de se protéger contre l’inflation et les dévaluations potentielles. Il conseille par ailleurs aux investisseurs de privilégier l’Amérique du Nord, l’Europe ou encore l’Asie du Sud-Est, qui sont des territoires comptant bon nombre d’entreprises innovantes.

 

La Suisse, un pays moins impacté par l’inflation

 

Didier Maurin souligne que la Suisse se distingue comme une économie compétitive et résiliente, affichant un taux d’inflation plus bas que d’autres régions du monde. La faiblesse de la fiscalité et la limitation des dépenses sociales contribueraient d’après l’expert à maintenir le pouvoir d’achat des consommateurs et à stimuler l’économie. La gestion prudente de la Banque nationale suisse permettrait aussi aux pays de conserver un pouvoir d’achat relativement stable, offrant une certaine résilience face aux turbulences économiques mondiales.

 

Le conseiller en gestion de patrimoine invite donc la Suisse à poursuivre cette politique afin d’éviter les « déficits publics élevés, les législations stupides et les matraquages fiscaux », inhérents aux stratégies des pays voisins.

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