| L'actualité de la Côte d'Ivoire (d'après l'Agence France Presse) |
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Côte d'Ivoire: Le Japon a offert à la Côte d'Ivoire du matériel électoral comprenant 25.000 urnes transparentes et 60.000 isoloirs, en vue du scrutin présidentiel ivoirien dont le premier tour est fixé au 31 octobre
ABIDJAN, 1 sept 2010 - Le Japon a offert à la Côte d'Ivoire du matériel électoral comprenant 25.000 urnes transparentes et 60.000 isoloirs, en vue du scrutin présidentiel ivoirien dont le premier tour est fixé au 31 octobre. "Le Japon souhaite vivement que la Côte d'Ivoire achève sa sortie de crise", a déclaré l'ambassadeur nippon à Abidjan, Okamura Yoshifumi, lors d'une cérémonie. "En plus de son souhait, le Japon voudrait l'accompagner et coopérer pour l'organisation des élections", a poursuivi M.Yoshifumi, en présence du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko. "Avec ce don" d'un montant de 3,7 milliards francs CFA (environ 5,6 millions d'euros), "le chemin qui conduit à l'élection du 31 octobre 2010 se renforce chaque jour davantage", s'est félicité M. Bakayoko. "La CEI veut souligner tout son attachement à faire en sorte que le 31 octobre les Ivoiriens puissent enfin voter", a-t-il ajouté. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux, le sud loyaliste et le nord tenu par les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN). Le respect de cette échéance suppose la fin des opérations pré-électorales et le désarmement des FN.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a annoncé vendredi le décaissement de 40 milliards de FCFA pour "garantir à bonne date" le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre prochain en Côte d'Ivoire
ABIDJAN, 27 août 2010 - Le gouvernement ivoirien a annoncé vendredi le décaissement de 40 milliards de FCFA (61 M EUR) pour "garantir à bonne date" le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre prochain en Côte d'Ivoire. "Les élections et les opérations de sortie de crise ne souffriront pas de problème de trésorerie", a affirmé Ahoutou Koffi, directeur de cabinet du ministre de l'Economie. "Nous avons toute l'assurance et la garantie que ces élections vont se tenir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Selon lui, 145,5 milliards de francs CFA (222 illions d'Euros) ont été inscrits au budget de l'Etat en 2010 dont 25,2 mds FCFA d'appuis extérieurs, plus de 76 mds FCFA ont déjà été débloqués. Le reste (68,8 mds FCFA dont 10,2 d'appuis extérieurs) sera apuré en septembre (40 mds FCFA) et octobre (18,6 mds FCFA) "pour que dans tous les cas les élections puissent se tenir". "Il est bon, que la date du 31 octobre soit tenue", a déclaré le président ivoirien Laurent Gbagbo, cité vendredi dans le compte-rendu du conseil des ministres. "Certes, des contraintes financières et techniques existent, mais elles seront levées comme d'autres dans le passé", a pousuivi M. Gbagbo, selon la même source. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN). Le respect de ce délai suppose la fin des opérations électorales et le désarmement des FN.
Côte d'Ivoire: La liste définitive des électeurs pour l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fixée au 31 octobre, sera publiée à partir du 10 octobre
ABIDJAN, 25 août 2010 - La liste définitive des électeurs pour l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fixée au 31 octobre, sera publiée à partir du 10 octobre, a annoncé mercredi la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne. La publication de la liste électorale définitive va se faire "du 10 au 12 octobre 2010", a déclaré Yacouba Bamba, le porte-parole de la CEI au cours d'une conférence de presse, précisant qu'"il n'y a ni blocage ni entrave" du processus électoral. La CEI a également prévu la distribution des cartes d'électeurs du 9 au 15 octobre. "Le succès du processus électoral dépend du climat de paix et de sérénité", a rappelé M. Bamba, alors que le traitement des contentieux judiciaires sur la liste provisoire, censé s'achever le 26 août, a été perturbé dans certaines villes. La CEI a reçu 68.751 réclamations dont 30.293 en radiations concernant la liste électorale provisoire de 5.776.784 personnes. Le scrutin est censé clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN). Le respect du 31 octobre exige que soient relevés rapidement de lourds défis liés aux opérations électorales et au désarmement des FN.
Côte d'Ivoire: L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse reportée depuis 2005, est fixée au 31 octobre 2010, a annoncé jeudi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'un conseil des ministres
YAMOUSSOUKRO, 5 août 2010 - L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse reportée depuis 2005, est fixée au 31 octobre 2010, a annoncé jeudi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'un conseil des ministres dans la capitale politique Yamoussoukro. "C'est sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) qu'aujourd'hui le conseil a délibéré et a arrêté la date du 31 octobre 2010 comme étant la date de la convocation du collège électoral", a déclaré M. Soro devant la presse. "Nous continuons d'être engagés à (...) organiser des élections apaisées, à faire en sorte que nous puissions sortir de la crise qui n'a bien évidemment que trop duré", a-t-il ajouté. Cette annonce, la première depuis le dernier rendez-vous électoral manqué du 29 novembre 2009, est faite alors que la Côte d'Ivoire célèbre samedi le cinquantenaire de son indépendance. La CEI avait affirmé mercredi que le mois d'octobre 2010 était "la période propice" pour le scrutin. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro.
Côte d'Ivoire: Au terme d'une réunion mercredi, "la commission centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire"
ABIDJAN, 4 août 2010 - Le mois d'octobre 2010 est "la période propice" pour la tenue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire, sans cesse reporté depuis 2005, a déclaré mercredi le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Bamba Yacouba. Au terme d'une réunion mercredi, "la commission centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire", a-t-il indiqué lors d'une déclaration devant la presse au siège de la commission. Pour la CEI cependant, "certaines conditions doivent être observées par le gouvernement et les opérateurs techniques pour le respect effectif de cette période", a ajouté le porte-parole, sans plus de précision. Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis le dernier rendez-vous manqué du 29 novembre 2009. La Côte d'Ivoire fête cette semaine le cinquantenaire de son indépendance, obtenue le 7 août 1960. La CEI évoque le mois d'octobre alors qu'une phase de traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire de quelque 5,7 millions d'inscrits est en cours, en vue de parvenir à une liste définitive. L'élaboration de la liste a donné lieu depuis des mois à de multiples polémiques, à une crise de la précédente CEI - dissoute en février en même temps que le gouvernement par M. Gbagbo, pour des soupçons de "fraude" - et même à des violences. Le camp présidentiel a accusé sans relâche l'opposition d'avoir truffé la liste de "fraudeurs" à la nationalité, une question très sensible dans le pays. Pour satisfaire les partisans de M. Gbagbo, une "vérification" spéciale des inscriptions de quelque 850.000 électeurs a en outre été conduite. Entamée le 20 juillet, elle a pris fin lundi. Le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro s'est vu remettre mercredi un "rapport provisoire" sur cette opération. Le chef de l'Etat bouclera en octobre 2010 dix ans de pouvoir à la faveur d'un deuxième "mandat" contesté notamment par ses deux principaux rivaux, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Les FN, l'opposition et des organisations de la société civile ont mis en garde récemment contre les risques auxquels le pays serait exposé si l'élection ne se tient pas d'ici octobre. La CEI a plaidé mercredi pour un "climat de paix (...) avant, pendant et après" les élections. En plus des difficultés liées au processus électoral, la Côte d'Ivoire doit relever le défi de la réunification, en particulier le désarmement des FN. Ce désarmement n'a connu pour l'heure qu'un timide démarrage, en raison officiellement de problèmes de financement. Selon le dernier accord de paix signé fin 2008, cette opération est censée être terminée deux mois avant le scrutin.
Côte d'Ivoire: "Après un déficit de 70.000 tonnes en 2009-2010" avec une production d'environ 3,6 millions de tonnes, la production cacaoyère mondiale devrait s'accroître de 6% en 2011
ABIDJAN, 16 juil 2010 - La production cacaoyère mondiale devrait s'accroître de 6% en 2011, a affirmé vendredi à Abidjan le directeur de l'Organisation internationale du cacao (ICCO) Jan Vingerhoets, se félicitant de prix "jamais atteints depuis 30 ans" sur le marché. "Après un déficit de 70.000 tonnes en 2009-2010" avec une production d'environ 3,6 millions de tonnes, "nous tablons sur une augmentation de 6% de la production en 2011", a déclaré au cours d'une conférence de presse M. Vingerhoets, prévoyant "une croissance de 2,5% de la consommation". Il s'est également réjoui de "l'augmentation des prix du cacao sur le marché mondial, qui a atteint 3.000 dollars la tonne, un niveau jamais égalé depuis 30 ans". "C'est extraordinaire pour les paysans", a jugé le responsable. Le Néerlandais Vingerhoets, qui dirige l'institution depuis 2002, doit céder la place fin septembre à l'Ivoirien Jean-Marc Anga, qui sera directeur par intérim pendant deux ans. La fin de cet intérim en 2012 coïncide avec l'entrée en vigueur du nouvel accord international sur le cacao, conclu en juin à Genève sous l'égide de l'ONU. "L'amélioration de la production et celle de la qualité sont les défis auxquels sera confrontée l'ICCO", a souligné M. Anga, dont le pays est le premier producteur mondial de cacao. "L'amélioration des circuits de commercialisation afin de les rendre plus transparents et plus efficients, devant aboutir à une augmentation du revenu des paysans, font également partie de nos priorités", a-t-il ajouté. Créée en 1973, l'ICCO réunit les principaux pays producteurs (dont la Côte d'Ivoire, l'Indonésie, le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, le Brésil, etc.) et consommateurs (Pays-Bas, Allemagne, Etats-Unis, etc.).
Côte d'Ivoire: La Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a présenté lundi une nouvelle liste électorale provisoire où sont enregistrés quelque six millions d'inscrits
ABIDJAN, 12 juil 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a présenté lundi une nouvelle liste électorale provisoire où sont enregistrés quelque six millions d'inscrits, en vue de la présidentielle en Côte d'Ivoire sans cesse reportée depuis 2005, lors d'une cérémonie à Abidjan. "Nous avons la liste électorale provisoire à partir de laquelle nous allons travailler dans les prochaines semaines", a déclaré Youssouf Bakayoko, le président de la CEI sans préciser la date de l'affichage. Cette liste dite liste "blanche finale" comporte "5.775.000 personnes" dont 5,3 millions issues de la liste "blanche" et quelque 490.000 cas validés du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise", où figuraient environ 1,033 million de "cas litigieux" qui devaient apporter la preuve de leur nationalité. Le début du contentieux sur la nouvelle liste "blanche finale" doit démarrer le mardi 20 juillet en vue de l'établissement de la liste définitive, selon la CEI. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral avait repris mi-mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise". Cette opération, marquée par une faible affluence, s'est achevée début juin. Repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. Aucune nouvelle date du scrutin n'a pour l'instant été fixée.
Côte d'Ivoire: Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une troisième tranche d'un prêt à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 53,3 millions de dollars, se disant satisfait de sa gestion des finances publiques
WASHINGTON, 9 juil 2010 - Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi le versement d'une troisième tranche d'un prêt à la Côte d'Ivoire, pour un montant de 53,3 millions de dollars, se disant satisfait de sa gestion des finances publiques. Avec cette somme, le FMI aura mis à disposition du pays 62% du total d'un prêt à conditions préférentielles de 559,4 millions de dollars, accordé à la Côte d'Ivoire en mars 2009, a indiqué l'institution dans un communiqué. "Les objectifs budgétaires de 2009 ont été largement atteints, y compris d'avoir un excédent budgétaire hors service de la dette", a expliqué le Fonds. Le FMI a autorisé au pays pour 2010 des dépenses plus élevées qu'initialement prévu pour faire face à "des frais ponctuels imprévus pour maintenir la fourniture d'électricité, pour soutenir une raffinerie de pétrole en difficulté, et pour couvrir le coût du retard dans les élections". Il a également salué le progrès de la Côte d'Ivoire vers un allègement de sa dette, grâce aux négociations avec les créanciers publics du Club de Paris et aux objectifs de l'initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE). Mais, a-t-il ajouté, plusieurs "réformes structurelles" restent à effectuer, "pour remédier aux problèmes du secteur électrique, améliorer la productivité dans le secteur du café et du cacao, et assurer la viabilité financière des services publics d'eau et d'énergie ainsi que de la raffinerie" d'Abidjan.
Côte d'Ivoire: La nouvelle date de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse repoussée depuis 2005, sera fixée "dans quelques semaines"
ABIDJAN, 30 juin 2010 - La nouvelle date de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse repoussée depuis 2005, sera fixée "dans quelques semaines", a affirmé mercredi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'une réunion du président Laurent Gbagbo avec ses principaux opposants. "Nous avons décidé (...) de nous revoir dans quelques semaines et enfin, sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI), de décider de la date de l'élection présidentielle", a déclaré M. Soro, soulignant "l'urgence" du scrutin. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre d'environ deux heures à la présidence à laquelle il participait avec le chef de l'Etat, les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ainsi que le président de la CEI Youssouf Bakayoko. Sans cesse reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé la Côte d'Ivoire en un sud loyaliste et un nord contrôlé par l'ex-rébellion de M. Soro. Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis l'abandon de la dernière date officielle (novembre 2009) mais octobre 2010, qui verrait le chef de l'Etat boucler un "deuxième mandat", est la période généralement évoquée.
Côte d'Ivoire: Une nouvelle phase de "vérification" de la liste électorale provisoire ivoirienne, en vue de la présidentielle sans cesse reportée depuis 2005
ABIDJAN, 19 juin 2010 - Une nouvelle phase de "vérification" de la liste électorale provisoire ivoirienne, en vue de la présidentielle sans cesse reportée depuis 2005, doit démarrer lundi, a annoncé samedi le Premier ministre Guillaume Soro. "L'Etat de Côte d'Ivoire a décidé de mettre en place un mécanisme de vérification de la liste électorale provisoire afin de donner confiance et de rassurer les acteurs politiques, de renforcer la transparence des opérations d'identification et du processus électoral", indique-t-il dans un communiqué. "Cette vérification de la liste électorale provisoire dite +liste blanche+ démarre dès le lundi 21 juin 2010", précise-t-il. La liste "blanche" compte près de 5,3 millions d'inscrits mais la "vérification", menée "par rapprochement" avec l'état-civil, ne doit porter que sur un contingent de quelque 1,7 million de cas. La durée de cette opération n'a pas été précisée. Non programmée au départ, et acceptée après de longues discussions par l'opposition, cette étape est destinée à répondre aux partisans du président Laurent Gbagbo, qui réclamaient un "audit" pour "nettoyer" la liste des "fraudeurs" à la nationalité, une question très sensible dans le pays. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral avait repris mi-mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste provisoire "grise", où figurent quelque 1,033 million de "cas litigieux" qui devaient apporter la preuve de leur nationalité. Cette opération, marquée par une faible affluence, s'est achevée début juin. Le nombre de cas validés n'a pas été annoncé. Repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. Aucune nouvelle date du scrutin n'a pour l'instant été fixée.
Côte d'Ivoire: Les acteurs du processus électoral ivoirien se sont mis "d'accord" pour "vérifier" la liste provisoire des votants, une question qui divise depuis des mois le camp du président Laurent Gbagbo et l'opposition
ABIDJAN, 4 juin 2010 - Les acteurs du processus électoral ivoirien se sont mis "d'accord" pour "vérifier" la liste provisoire des votants, une question qui divise depuis des mois le camp du président Laurent Gbagbo et l'opposition, a affirmé vendredi le Premier ministre Guillaume Soro. Les "techniciens" des structures impliquées et ceux de l'opposition "ont pu convenir (...) d'une méthodologie pour vérifier la liste électorale provisoire et s'assurer qu'elle ne contient pas de fraudes", a-t-il déclaré à la presse. M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), s'exprimait à l'issue d'une rencontre présidée par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo. "Nous sommes tous tombés d'accord sur ce qu'il y a à faire pour rendre crédible, fiable la liste électorale provisoire", a assuré le Premier ministre, qui n'a toutefois donné aucune précision sur cette "méthodologie". Selon M. Soro, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) Youssouf Bakayoko va "élaborer un chronogramme (calendrier) électoral" pour proposer "très prochainement" une date du scrutin présidentiel, sans cesse reporté depuis 2005. Bloqué depuis le début de l'année, le processus électoral a timidement repris le 17 mai avec la relance du traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire dite "grise", où figurent quelque 1,033 million de "cas litigieux" devant apporter la preuve de leur nationalité. Cette opération doit s'achever samedi. La polémique porte sur la liste "blanche" (près de 5,3 millions d'inscrits), dont l'examen doit suivre. Le camp Gbagbo a exigé un "audit" de la liste pour en chasser les "fraudeurs", alors que la très sensible question de la nationalité reste au coeur de la crise ivoirienne. L'opposition a réclamé le maintien du mode opératoire établi. Repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
Côte d'Ivoire: Le regroupement dans des casernes des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles censés rejoindre la nouvelle armée démarrera le 15 juin à Korhogo, grande ville du nord du pays
BOUAKE, 27 mai 2010 - Le regroupement dans des casernes des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) censés rejoindre la nouvelle armée démarrera le 15 juin à Korhogo, grande ville du nord du pays, a annoncé jeudi le chef d'état-major des FN. Les FN vont "procéder le 15 juin 2010 à Korhogo au regroupement puis à l'encasernement de leurs éléments retenus pour la nouvelle armée de Côte d'Ivoire, ainsi qu'à la démobilisation des ex-combattants non retenus pour l'armée", a déclaré le général Soumaïla Bakayoko lors d'une conférence de presse à Bouaké (centre), fief de l'ex-rébellion. La moitié nord du pays est contrôlée depuis le coup d'Etat manqué de 2002 par les FN et subdivisée en dix zones. Ces zones doivent céder la place à quatre "groupements d'instruction" à Korhogo, Bouaké, Man et Séguéla (ouest), où 5.000 ex-combattants "volontaires à l'armée nouvelle" (VAN) doivent rejoindre des camps militaires. Selon le général Bakayoko, le regroupement des 1.200 VAN de Korhogo doit s'effectuer entre le 15 juin et le 25 juillet, de même que "le regroupement, le désarmement puis la démobilisation des ex-combattants" non retenus pour l'armée. "Cette opération ne peut s'exécuter convenablement que si le budget de fonctionnement (...) est mis en place", a toutefois précisé le chef d'état-major, en insistant sur le rôle du ministère des Finances. Evoqué depuis longtemps et prévu par le dernier accord de paix signé fin 2008, le regroupement des ex-combattants FN dans des casernes est jusqu'à présent resté lettre morte. Les "commandants de zones" FN, qui ont ces éléments sous leurs ordres, sont considérés comme les maîtres du nord et de ses ressources. Le camp du président Laurent Gbagbo exige sans relâche que cette étape de "désarmement" soit réalisée, conformément à l'accord, deux mois avant la tenue du prochain scrutin présidentiel. Censée clore la crise de 2002, l'élection a été sans cesse repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, et aucune nouvelle date n'a été fixée.
Afrique: Selon l'OCDE et la BAD la croissance en Afrique devrait rebondir en 2010, à 4,5%, après avoir été "laminée" en 2009 par la crise mondiale
ABIDJAN, 24 mai 2010 - La croissance en Afrique devrait rebondir en 2010, à 4,5%, après avoir été "laminée" en 2009 par la crise mondiale, indiquent l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport publié lundi. "Les économies africaines devraient progressivement se ressaisir, pour atteindre un taux de croissance moyen de 4,5% en 2010", selon ce document intitulé "Perspectives économiques en Afrique 2010", publié avant l'ouverture des assemblées annuelles de la BAD jeudi à Abidjan. Cette tendance devrait concerner toutes les régions et se poursuivre en 2011 avec un taux de 5,2%, estiment ces organisations, notant toutefois qu'elle dépend de la poursuite de la reprise de l'économie mondiale et du maintien des cours du pétrole et des autres matières premières. Après un taux moyen d'environ 6% entre 2006 et 2008, la croissance de l'Afrique a été "laminée" par la crise, chutant "à 2,5% en 2009, avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant pratiquement au point mort", souligne le rapport. "La crise semble avoir annulé les gains obtenus dans de nombreux pays africains en terme de luttte contre la pauvreté, compromettant sérieusement l'atteinte" de l'objectif de réduire de moitié la pauvreté d'ici 2015, l'un des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). La BAD "estime à environ 50 milliards USD supplémentaires par an le besoin de financement pour parvenir aux taux de croissance du PIB nécessaires à la réalisation" de cet objectif issu d'un accord conclu lors d'un sommet des Nations unies en 2000. La crise économique mondiale s'est répercutée "à travers notamment l'effondrement du prix des matières premières et le tassement des exportations" africaines, qui se sont "repliées de 2,5% en 2009, contre environ 8% pour les importations", expliquent l'OCDE et la BAD. "La part de l'Afrique dans le commerce mondial reste limitée, les exportations du continent ne représentant qu'environ 3% des échanges globaux", selon le texte. "Malgré quelques progrès, le commerce intra-africain (...) ne représente en moyenne qu'environ 10% du total des exportations africaines". La crise a par ailleurs "considérablement freiné" le mouvement des investissements étrangers à destination du continent, est-il relevé dans le rapport, avec un "recul de plus d'un tiers".
Côte d'Ivoire: Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo promet des listes électorales propres et la tenue en 2010 du scrutin présidentiel reporté depuis 2005, alors que le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année
ABIDJAN, 1 mai 2010 - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé samedi que les listes électorales controversées seraient nettoyées et a promis la tenue en 2010 du scrutin présidentiel reporté depuis 2005, alors que le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année. "On va réunifier le pays (coupé en deux depuis le putsch manqué de 2002, ndlr) et on va nettoyer les listes électorales, bien les regarder parce que notre objectif c'est de faire des élections propres, transparentes, justes, équitables, inclusives", a-t-il dit lors de la fête du 1er mai à Abidjan. Le traitement de la liste provisoire des votants est l'un des points de blocage actuels du processus électoral. Deux listes ont été publiées: une de 5,3 millions d'incrits et une de 1,033 million de cas dont la nationalité est reconnue comme litigieuse. Mais le camp Gbagbo exige un "audit" de la liste de 5,3 millions, jugeant que s'y trouvent aussi des coupables de "fraude" à la nationalité, une question ultra-sensible au coeur de la crise ivoirienne. "Je sais ce qu'il y a sur les 5,3 millions. C'est pourquoi je dis: on va réviser, on va regarder sérieusement", a indiqué M. Gbagbo, sans plus de précision. "Il n'y a pas de liste consensuelle, il y a une liste électorale. Il n'y a pas de liste consensuelle, il y a une méthode consensuelle pour vérifier les noms", a-t-il insisté, alors que ses partisans et l'opposition s'affrontent sur les moyens d'arriver à une liste définitive. Le processus de paix est à l'arrêt depuis le début de l'année et la crise autour de la précédente Commission électorale indépendante (CEI), dissoute par le chef de l'Etat qui l'accusait de "fraude" sur la liste. "On veut un travail propre, mais en 2010, retenez ça, on aura les élections", a promis M. Gbagbo, dont le mandat s'est achevé en 2005. "Si d'ici (le cinquantenaire de l'indépendance) le 7 août on n'a pas encore fait les élections, nous allons faire un petit défilé comme d'habitude, et nous allons rejeter le grand défilé militaire du cinquantenaire après les élections", a-t-il ajouté.
Côte d'Ivoire: "La métaphore du manioc", du réalisateur camerounais Lionel Méta, a remporté dimanche le "grand prix Fica d'or"au Festival de courts-métrages d'Abidjan
ABIDJAN, 25 avr 2010 - "La métaphore du manioc", du réalisateur camerounais Lionel Méta, a remporté dimanche le "grand prix Fica d'or", à la clôture de la 6e édition du Festival international du court-métrage d'Abidjan (Fica), a constaté un journaliste de l'AFP. M. Méta, 31 ans, succède au Marocain Rachid El Ouali, lauréat en 2008 pour "La mouche et moi". Outre cette récompense dotée d'1,5 million de FCFA (2.300 euros), ce film a décroché les prix d'interprétation masculine et féminine. "C'est un excellent film qui raconte une histoire loufoque de cinéma, une histoire irréelle", a commenté le président du jury, le réalisateur sénégalais Moussa Sene Absa. La biennale voyait la participation de vingt films en provenance de 14 pays africains. Certains films en compétition avaient été projetés cette semaine sur la place Ficgayo de Yopougon, un espace fréquenté de ce quartier populaire d'Abidjan, ayant servi également de cadre aux cérémonies d'ouverture et de clôture.
Côte d'Ivoire: Le Port autonome d'Abidjan, plus puissant port d'Afrique de l'ouest, a lancé jeudi son premier grand emprunt obligataire, destiné à recueillir 25 milliards de FCFA pour moderniser son équipement et accroître son trafic
ABIDJAN, 22 avr 2010 - Le Port autonome d'Abidjan (PAA), plus puissant port d'Afrique de l'ouest, a lancé jeudi son premier grand emprunt obligataire, destiné à recueillir 25 milliards de FCFA (38,1 millions d'euros) pour moderniser son équipement et accroître son trafic. Cette somme permettra notamment "l'acquisition et la mise en location de wagons" dans le cadre du ferroutage (rail entre Côte d'Ivoire et Burkina, route entre Burkina et Niger) en vue de "capter" une partie du trafic nigérien passant par des ports concurrents comme Cotonou, a expliqué le directeur du PAA, Marcel Gossio, lors d'une cérémonie à Abidjan. Cet emprunt, le premier lancé par le port, mettra sur le marché boursier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) 2,5 millions de titres au prix unitaire de 10.000 FCFA (15,2 euros) pendant un mois, à un taux d'intérêt de 6,95% sur la période 2010-2017. Il est garanti par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Le trafic de marchandises au port d'Abidjan a atteint plus de 24 millions de tonnes en 2009, en hausse de 8,8%, grâce en partie au fret à destination des pays enclavés.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a accepté vendredi de diminuer le prix du carburant, sous la pression des transporteurs qui menaient depuis le début de la semaine une grève très suivie et qui a suscité des tensions, notamment sur l'approvisionnement en denrées
ABIDJAN, 16 avr 2010 - Le gouvernement ivoirien a accepté vendredi de diminuer le prix du carburant, sous la pression des transporteurs qui menaient depuis le début de la semaine une grève très suivie et qui a suscité des tensions, notamment sur l'approvisionnement en denrées. "Concernant le prix du carburant, le gouvernement a décidé de supprimer les 30 francs CFA récemment ajoutés sur le coût du litre du carburant, notamment le gasoil", indique le Comité de crise des syndicats des acteurs et auxiliaires du transport, dans un communiqué publié à l'issue de plusieurs jours de négociations avec les autorités. Récemment augmenté pour atteindre 645 FCFA à la pompe, le prix du litre de gasoil est donc ramené à 615 FCFA (0,9 euro). Le comité, qui représentait les chauffeurs de taxis et minicars en grève depuis lundi contre cette nouvelle hausse du prix du gasoil, a annoncé la "suspension" de son mot d'ordre. "Les discussions se poursuivent (avec les autorités) car notre objectif est d'obtenir une réduction (supplémentaire) de 100 FCFA sur le gasoil", a toutefois expliqué à l'AFP Adama Touré, président de la Coordination des gares routières. La grève a également affecté l'activité socio-économique du pays et commençait à avoir un impact sur l'approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité. Particulièrement suivie à Abidjan et dans plusieurs villes, elle a occasionné des tensions, avec plus d'"une quarantaine" de bus de la Société des transports abidjanais (Sotra) endommagés durant la semaine par des protestataires, selon la compagnie qui a continué cette semaine à assurer le service. Vendredi matin dans le quartier populaire d'Abobo, dans la capitale économique, des échauffourées ont opposé la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes, et des groupes caillassant des bus, ont rapporté des témoins.
Côte d'Ivoire: Les pays francophones se réuniront pour "la première fois" à partir du 29 mars à Abidjan pour créer le Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI)
ABIDJAN, 23 mars 2010 - Les pays francophones se réuniront pour "la première fois" à partir du 29 mars à Abidjan pour créer un réseau d'attraction des investissements étrangers et remédier à "leur faible capacité d'attraction", a-t-on appris mardi auprès des organisateurs. Le projet, dénommé Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI), sera mis en place durant cette assemblée de trois jours, a indiqué le Centre de promotion des investissements de Côte d'Ivoire (CEPICI), organisateur de la rencontre, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP. Cette entreprise vise à corriger "le poids relativement faible des pays francophones dans l'économie mondiale", est-il souligné dans le texte. Ces pays ne représentaient que "12% du PIB mondial et 19% des échanges commerciaux internationaux en 2007", selon la même source. En 2007, les pays de l'espace francophone ont capté seulement 26% des investissements directs étrangers (IDE), selon la même source. Cette annonce coïncide avec l'arrivée à Abidjan d'une mission du Mouvement des entreprises de France (Medef, patronat), conduite par le président de la section Afrique, Patrick Lucas, pour un séjour de 48 heures dans la capitale économique ivoirienne.
Côte d'Ivoire: La Banque nationale d'investissement de Côte d'Ivoire a annoncé vendredi avoir injecté en dix ans, 600 milliards de francs CFA dans les secteurs agricole et industriel du pays, un "important chantier de sa feuille de route"
ABIDJAN, 19 mars 2010 - La Banque nationale d'investissement de Côte d'Ivoire (BNI, publique) a annoncé vendredi avoir injecté en dix ans, 600 milliards de francs CFA (915 MEUR) dans les secteurs agricole et industriel du pays, un "important chantier de sa feuille de route". "Nous avons investi depuis 2001 de façon très importante dans la filière café-cacao", dont le pays est le premier producteur mondial, a affirmé à l'AFP Victor Nembélessini, PDG de la banque. La BNI détenue à 100% par l'Etat a également "financé les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) pendant cette même période", a-t-il ajouté, soulignant que le nombre d'agences, à travers le pays, est passé de trois à 23 et pourrait atteindre 30 d'ici la fin 2010. Le responsable s'exprimait lors d'une cérémonie marquant le 50ème anniversaire de la BNI, née en 1998 de la restructuration commanditée par la banque mondiale, de la Caisse autonome d'amortissement (CAA, créée en 1960). "La BNI fonctionne selon les mêmes règles qu'une institution privée, contrôlée par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest" (BCEAO, ndlr), a déclaré son PDG, réfutant les accusations "de caisse noire de l'Etat". "Nous ne sommes pas une caisse noire pour l'Etat comme une certaine opinion a voulu le faire croire. Cela n'est pas possible", a-t-il assuré. En 2007, la BNI avait été mise à l'index pour sa proximité avec les institutions de la filière cacao et avec certains marchands d'armes, dans un rapport de l'ONG Global Witness consacré à l'utilisation des revenus du cacao ivoirien dans le conflit qui divise le pays depuis septembre 2002. De 9,4 milliards de FCFA (14,4 MEUR) de déficit en 2001, la BNI a enregistré de 2002 à 2004 des résultats bénéficiaires, avant de subir des pertes (2004 à 2007), en raison du "non paiement des crédits contractés par l'Etat". La banque, après une restructuration (opération de marché, rachat, cession de créances) a réalisé un profit de 9,8 milliards (environ 15 MEUR) en 2008, selon les chiffres officiels.
Côte d'Ivoire: Le Japon a rééchelonné près de 60 milliards de FCFA de dettes contractées par la Côte d'Ivoire et réclamé la tenue des élections sans cesse reportées depuis 2005
ABIDJAN, 16 mars 2010 - Le Japon a rééchelonné près de 60 milliards de FCFA (91,5 millions EUR) de dettes contractées par la Côte d'Ivoire et réclamé la tenue des élections sans cesse reportées depuis 2005, a constaté un journaliste de l'AFP. L'accord de restructuration signé à Abidjan par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Koffi Diby et l'ambassadeur du Japon Yoshifumi Okamura porte sur un rééchelonnement de 25 milliards de FCFA(38 M EUR) sur 40 ans et un "différé exceptionnel" de plus de 27,8 milliards de FCFA (42,4MEUR). "Aujourd'hui, le Japon a signé cet accord et tenu ainsi une promesse du Club de Paris, c'est au tour des Ivoiriens de tenir la leur" en organisant des élections" a déclaré M. Okamura, lors de la cérémonie. "Je suis quelque peu déçu (...) la crédibilité de la Côte d'Ivoire est en danger. Savez-vous que ces temps perdus coûteront chers, et constituent une menace sérieuse pour la crédibilité de l'Etat de Côte d'Ivoire? a demandé le diplomate, présentant le pays comme "prometteur et à fort potentiel". De son côté, le ministre ivoirien a salué la "coopération exemplaire" avec le Japon, "un témoin privilégié de la marche de la Côte d'ivoire sur le chemin de la paix et du retour définitif à la normalisation". La Côte d'Ivoire s'est qualifiée en mars 2009 pour de l'initiative (en faveur des pays pauvres très endettés) PPTE, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui lui permet d'espérer une très importante réduction de sa dette extérieure. Pour obtenir cet allègement, le pays qui tente de sortir de la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, s'est engagé dans un ensemble de réformes, notamment en matière de lutte contre la pauvreté. La Côte d'Ivoire a obtenu plusieurs réductions de sa dette cette année, de la part des créanciers publics du Club de Paris en mai, et privés du Club de Londres en septembre. Selon le dernier calendrier arrêté sous l'égide du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré, l'élection est prévue pour "fin avril-début mai". Le Premier ministre Guillaume Soro en a souhaité la tenue d'ici juin.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement allemand prévoit l'annulation d'une dette commerciale ivoirienne de 25 millions d'euros envers l'Allemagne et le rééchelonnement à long terme de 101 millions d'euros de dettes supplémentaires
BERLIN, 10 mars 2010 - Le gouvernement allemand a décidé mercredi de renoncer à une partie de ses créances envers la Côte d'Ivoire et d'en rééchelonner une autre, selon un communiqué du ministère allemand des Finances. L'accord bilatéral prévoit l'annulation d'une dette commerciale ivoirienne de 25 millions d'euros envers l'Allemagne et le rééchelonnement à long terme de 101 millions d'euros de dettes supplémentaires, selon le communiqué. En contrepartie, la Côte d'Ivoire s'engage à employer 19 millions d'euros de ces dettes reportées pour financer des "mesures urgentes" dans les domaines de la biodiversité, de la protection de la nature et de la santé. La Côte d'Ivoire est l'un des Etats les plus endettés d'Afrique. En mai 2009 ses créanciers publics représentés par le Club de Paris avaient décidé un allègement de sa dette.
Liste complète du nouveau gouvernement de la Côte d'Ivoire du 04 mars 2010 (modifiant et complétant la liste du 23 février 2010)
Premier ministre, chef du gouvernement: Guillaume Soro Ministre d'Etat, ministre du Plan et du développement: Paul-Antoine Bohoun Bouabré (FPI) Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l'Homme: Mamadou Koné (FN) Ministre de l'Intérieur: Désiré Tagro (FPI) Ministre de l'Economie et des finances: Charles Koffi Diby (société civile) Ministre de la Défense: Michel Amani N'Guessan (FPI) Ministre des Affaires étrangères et de l'intégration africaine: Jean-Marie Kacou Gervais (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, PDCI, opposition) Ministre de la Jeunesse, du sport et de la salubrité urbaine: Théodore Mel Eg (UDCY, mouvance présidentielle) Ministre de la Production animale et des ressources halieutiques: Alphonse Douati (FPI) Ministre de l'Industrie et de la promotion du secteur privé: Moussa Dosso (FN) Ministre des Mines et de l'énergie: Augustin Kouadio Komoé (FPI) Ministre du Tourisme et de l'artisanat: Sidiki Konaté (FN) Ministre des Infrastructures économiques: Dagobert Banzio (PDCI) Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement: Ibrahim Sy Savané (FN) Ministre de l'Education nationale: Gilbert Bleu Lainé (FPI) Ministre de la Construction, de l'urbanisme et de l'habitat: Meyliet Tiémoko Koné (FN) Ministre de l'Agriculture: Mamadou Sangafowa Coulibaly (Rassemblement des républicains, RDR, opposition) Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Ibrahima Cissé (RDR) Ministre de la Fonction publique et de l'emploi: Emile Guiriéoulou (FPI) Ministre de la Lutte contre le sida: Christine Adjobi (FPI) Ministre de la Famille, de la femme et des affaires sociales: Jeanne Adjoua Peuhmond (RDR) Ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle: Benjamin Atsé Yapo (FPI) Ministre des Transports: Albert Flindé (UDPCI, opposition) Ministre de la Santé et de l'hygiène publique: Eugène Aouélé Aka (PDCI) Ministre du Commerce: Calice Yapo Yapo (PDCI) Ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication: Gohorey Houga Bi (RDR) Ministre de l'Environnement, des eaux et forêts: Karim Fadiga (PIT, opposition) Ministre de la Culture et de la francophonie: Azoumana Moutaye (MFA, opposition).
Côte d'Ivoire: L'opposition ivoirienne a exigé mercredi que le premier tour du scrutin présidentiel, reporté depuis 2005, ait lieu "fin avril-début mai" comme annoncé récemment, et réclamé la fixation immédiate d'une date
ABIDJAN, 3 mars 2010 - L'opposition ivoirienne a exigé mercredi que le premier tour du scrutin présidentiel, reporté depuis 2005, ait lieu "fin avril-début mai" comme annoncé récemment, et réclamé la fixation immédiate d'une date. Cette période avait été arrêtée la semaine dernière lors d'une visite du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré destinée à résoudre la crise née de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février. A l'issue d'une réunion de ses dirigeants à Abidjan, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a également exigé le "démarrage immédiat" du traitement des contentieux sur la liste électorale. Cette opération, marquée par des incidents autour de procès en radiation de présumés étrangers de la liste, était censée reprendre lundi pour 21 jours. Mais la reprise n'a pu avoir lieu, la CEI renouvelée en fin de semaine dernière commençant tout juste à s'installer. Dressant le bilan de sa mobilisation contre la double dissolution, l'opposition s'est "félicitée" du rétablissement d'une CEI dont elle garde la présidence et de la formation d'un nouveau gouvernement qu'elle doit rejoindre prochainement. Les chefs du RHDP, notamment l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, se sont efforcés d'apaiser des militants mécontents de la suspension des manifestations - parfois émaillées de violences - et de l'entrée prochaine de l'opposition dans le cabinet. "Je vous en supplie, acceptez le mot d'ordre de suspension", a lancé M. Ouattara, tandis qu'Anaky Kobenan, président du Mouvement des forces d'avenir (MFA), un petit parti, a reconnu "un malaise" entre base et états-majors. Interrogé par l'AFP, le président du directoire du RHDP, Alphonse Djédjé Mady, a affirmé que la coalition avait transmis mercredi après-midi au Premier ministre Guillaume Soro une liste de dix personnalités issues de ses rangs et proposées comme futurs ministres. N'y figurent pas "en principe" de personnalités pouvant faire l'objet de contestation, a-t-il assuré. Selon des sources concordantes, les discussions avaient continué d'achopper ces derniers jours sur les noms des futurs titulaires, le chef de l'Etat refusant la reconduction de certains anciens ministres d'opposition. "Nous faisons les derniers pas" car "il faut sortir de la crise", a expliqué M. Mady. Le gouvernement présenté le 23 février ne compte que 17 ministres effectivement nommés, 11 postes encore à pourvoir étant promis au RHDP et au Parti ivoirien des travailleurs (PIT), une petite formation. Reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise causée par le putsch manqué de 2002.
Côte d'Ivoire: La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi et a pour Président l'ancien ministre des affaires étrangères, Youssouf BAGAYOKO, membre de l'opposition
ABIDJAN, 26 fév 2010 - La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi, l'opposition en gardant la présidence après deux semaines de crise née de la dissolution de la CEI précédente et du gouvernement, a-t-on appris de source officielle. A l'issue d'une journée d'âpres tractations, Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet précédent, a été élu par la commission centrale de la CEI à la présidence de cette institution, a annoncé le secrétaire permanent Auguste Miremont. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), l'une des principales formations d'opposition dont il est une personnalité, conserve ainsi le poste le plus élevé de cette structure composée de représentants des principaux partis politiques. Elle est chargée d'organiser l'élection présidentielle reportée depuis 2005, désormais prévue pour "fin avril-début mai" et censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, qui avait été accusé par le camp du président Laurent Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants. En début de soirée, les membres de la commission centrale de la CEI avaient prêté serment devant le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'Dré. La mise sur pied de cette commission renouvelée lève un obstacle de taille à l'entrée au gouvernement - à ce jour incomplet - de l'opposition, qui avait exigé au préalable le "rétablissement" de la CEI. La dissolution de la commission et du gouvernement le 12 février par M. Gbagbo avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d'au moins sept personnes lors de la répression de protestations.
Côte d'Ivoire: Le nouveau gouvernement du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro comptera 28 membres, 11 postes de cette équipe restant à pourvoir, dont la quasi-totalité étaient occupés par l'opposition dans le cabinet précédent
ABIDJAN, 23 fév 2010 - Le nouveau gouvernement du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro comptera 28 membres, 11 postes de cette équipe restant à pourvoir, dont la quasi-totalité étaient occupés par l'opposition dans le cabinet précédent, a-t-on appris mardi de source officielle. Le secrétaire général du gouvernement, Félix Tyeoulou-Dyela, a annoncé mardi en début de soirée au palais présidentiel un gouvernement de 28 membres, y compris le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Seize titulaires ont été annoncés, et onze ministères restent "à pourvoir", a-t-il précisé. Neuf des 11 postes non pourvus étaient occupés par l'opposition dans la précédente équipe Soro, formée en 2007 après la signature de l'accord de paix de Ouagadougou. Depuis la dissolution par le président Laurent Gbagbo du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février, qui a plongé le pays dans une crise émaillée de violences parfois meurtrières, l'opposition avait conditionné sa participation au nouveau cabinet au "rétablissement" de la CEI. Le gouvernement aura pour tâche de conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, selon le calendrier annoncé par le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, ce scrutin est censé clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.
La liste du gouvernement à la date 23 février 2010:
Premier Ministre, Chef du Gouvernement : SORO KIGBAFORI GUILLAUME Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement : PAUL ANTOINE BOHOUN BOUABRE Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l'homme : KONE MAMADOU Ministre de l'Intérieur : TAGRO ASSEGNINI DESIRE Ministre de l'Economie et des Finances : DIBY KOFFI CHARLES Ministre de la Défense : AMANI N'GUESSAN MICHEL Ministre des Mines et de l'Energie : KOUADIO KOMOE AUGUSTIN Ministre de l'Industrie et de la Promotion du Secteur Privé: DOSSO MOUSSA Ministre du Tourisme et de l'Artisanat: KONATE SIDIKI Ministre de la Communication : SY SAVANE IBRAHIM Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi : GUIRIEOULOU EMILE Ministre de la Production Animale et des Ressources Halieutiques : DOUATI ALPHONSE Ministre de l'Education Nationale : BLEU-LAINE GILBERT Ministre de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat : KONE TIEMOKO MEYLIET Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : YAPO ATSE BENJAMIN Ministre de la Lutte contre le Sida : Mme ADJOBI CHRISTINE Ministre de la Jeunesse, du Sports et des Loisirs: MEL EG THEODORE
MINISTERES A POURVOIR Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Africaine: Ministère de l'Agriculture : Ministère du Commerce : Ministère des Transports : Ministère des Infrastructures Economiques : Ministère des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication : Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique : Ministère de l'Environnement, de la Salubrité Publique et des Eaux et Forêts : Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales : Ministère de la Culture et de la Francophonie :
Notons que le premier Conseil des Ministres du nouveau Gouvernement se tiendra le jeudi 25 février 2010, au Palais Présidentiel
Côte d'Ivoire: Les acteurs de la crise ivoirienne, dont l'opposition, ont "accepté" de "s'engager dans la reconstruction du gouvernement" et se sont accordés pour "recomposer" cette semaine une commission électorale
ABIDJAN, 22 fév 2010 - Les acteurs de la crise ivoirienne, dont l'opposition, ont "accepté" de "s'engager dans la reconstruction du gouvernement" et se sont accordés pour "recomposer" cette semaine une commission électorale, a annoncé lundi le médiateur burkinabè Blaise Compaoré. La dissolution du cabinet et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par le président ivoirien Laurent Gbagbo, après un blocage de la CEI accusée de "fraude", avait plongé le pays dans une crise accompagnée de violences sur le territoire. "Les résultats sont satisfaisants", a déclaré le chef de l'Etat du Burkina Faso à l'issue d'entretiens avec les protagonistes de la crise à Abidjan. Il a ainsi évoqué "l'acceptation des parties prenantes signataires de l'accord de Marcoussis pour s'engager dans la reconstruction du gouvernement de Côte d'Ivoire". Le dernier accord de paix, signé en 2007 à Ouagadougou, endosse celui de Marcoussis (France, 2003), qui a servi de base à un gouvernement d'"union nationale" incluant l'opposition. Le Premier ministre Guillaume Soro a annoncé la formation du gouvernement pour mardi. "Les parties se sont accordées aussi pour recomposer la Commission électorale indépendante cette semaine", a poursuivi M. Compaoré. Cela va "permettre de travailler très rapidement sur la qualité de la liste électorale selon le mode opératoire prescrit, mais surtout d'accomplir les autres taches qui vont nous permettre de fixer très rapidement une échéance pour l'élection présidentielle cette année", a-t-il ajouté. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
Côte d'Ivoire: Une réunion des principaux dirigeants ivoiriens se tiendra "en urgence" pour "débloquer" la situation politique
OUAGADOUGOU, 21 fév 2010 - Une réunion des principaux dirigeants ivoiriens se tiendra "en urgence" pour "débloquer" la situation politique, selon le communiqué publié dimanche à l'issue d'une rencontre du médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, avec les deux chefs de l'opposition. M. Compaoré et les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qui se sont entretenus au palais présidentiel à Ouagadougou, "ont reconnu la gravité de la situation dans le pays et appelé au respect de l'Accord politique de Ouagadougou" signé en 2007, est-il indiqué dans le texte. Selon eux, la "mise en oeuvre intégrale" de l'accord "devrait permettre d'organiser le plus rapidement possible l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire", reportée depuis 2005. "Ils se sont accordés, après consultation des membres du Cadre permanent de concertation (CPC, qui comprend ces trois dirigeants ainsi que le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro, ndlr), pour la tenue en urgence d'une réunion en vue de trouver des solutions permettant le déblocage de la situation", ajoute-t-on. Cette réunion aura pour objectif de "préserver les acquis et de remettre le processus électoral en marche". Le climat politique ivoirien est très tendu depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par M. Gbagbo. Annoncée pour lundi, la formation du cabinet de M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), est bloquée depuis une semaine, l'opposition conditionnant son retour au "rétablissement immédiat" de la CEI. Durant toute la semaine, des manifestations d'opposants ont eu lieu à travers le pays, parfois émaillées de violences. Cinq personnes sont mortes vendredi à Gagnoa (centre-ouest) lors de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.
Côte d'Ivoire: Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a condamné mercredi des "actes de sabotage" de l'opposition, après les manifestations organisées contre la dissolution par le chef de l'Etat du gouvernement et de la commission électorale
ABIDJAN, 17 fév 2010 - Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a condamné mercredi des "actes de sabotage" de l'opposition, après les manifestations organisées contre la dissolution par le chef de l'Etat du gouvernement et de la commission électorale. Depuis l'annonce de ces dissolutions vendredi, l'opposition "n'a cessé de poser des actes de nature à fragiliser l'équilibre de la nation, à menacer la paix sociale, (...) à mettre le pays à feu et à sang et à défier l'autorité de l'Etat", a affirmé la direction de campagne de M. Gbagbo dans une déclaration lue à Abidjan. "Répondant à ces appels incessants à la désobéissance civile, au soulèvement et à la guerre civile, les militants de ce mouvement politique se livrent à travers le pays à des actes de sabotage", a-t-elle accusé, en appelant au "calme". A Abidjan et dans plusieurs localités du pays, de jeunes opposants ont protesté ces derniers jours, parfois violemment, contre la double dissolution. A Dimbokro (centre), des manifestants ont endommagé les locaux de la coalition pro-Gbagbo, a affirmé à l'AFP Paul David N'Zi, son directeur départemental de campagne. Réunie au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), l'opposition a appelé ce week-end à "s'opposer par tout moyen" au pouvoir. Ces manifestations surviennent alors que le Premier ministre et chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro poursuit de difficiles tractations pour former un nouveau cabinet. Le RHDP a conditionné son retour au gouvernement au "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI), dissoute après plus d'un mois de crise en son sein.
Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante
ABIDJAN, 12 fév 2010 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), à la suite de la crise ouverte par la polémique sur une "fraude" présumée du chef de la CEI Robert Beugré Mambé. Il a aussitôt reconduit le leader de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, que celui-ci occupe à la suite de l'accord de paix signé en 2007. Il l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement lundi prochain ainsi que le "format" d'une nouvelle CEI. "Le processus de paix est de nouveau en panne", a lancé M. Gbagbo dans une allocution télévisée, en référence à la polémique ouverte en janvier et aux récentes violences liées au contentieux judiciaire sur la liste électorale. Evoquant l'enquête du parquet ouverte sur instruction d'un de ses proches, le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, le chef de l'Etat a accusé M. Mambé, qui appartient à l'opposition, d'avoir "mené une opération illégale visant à obtenir l'inscription frauduleuse de 429.030 personnes sur la liste électorale". "Au moment où nous pensions être au bout de nos efforts pour avoir des élections propres, nous constatons qu'en réalité le processus de paix (...) est pris en otage par des partis politiques", a-t-il dénoncé. "Nous ne sommes pas face à une simple crise dans la crise", a jugé M. Gbagbo. "C'est l'Accord politique de Ouagadougou (de 2007) dans son ensemble que l'on veut saboter" alors que "nous n'avons aucune raison de l'abandonner", a-t-il estimé. "Afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d'Ivoire d'aller en toute confiance à des élections propres", il a annoncé, invoquant l'article 48 de la Constitution qui lui permet de prendre "des mesures exceptionnelles", que "le gouvernement est dissous". M. Soro est "reconduit dans ses fonctions", a-t-il souligné. "Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement", qui aura pour "mission" de conduire "les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d'Ivoire définitivement de la crise", a dit le président Gbagbo. La CEI est également "dissoute", a poursuivi le chef de l'Etat. "Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours à compter d'aujourd'hui (vendredi) le format d'une nouvelle commission électorale crédible qui pourra organiser les élections justes et transparentes", a-t-il indiqué. Le processus électoral est quasi-paralysé depuis l'éclatement de la polémique autour de la commission. Le camp présidentiel réclamait le départ du chef de la CEI. M. Mambé, soutenu par l'opposition, a récusé toute fraude et avait refusé de démissionner. Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002.
Côte d'Ivoire: L'opération de contentieux judiciaire sur la liste électorale ivoirienne, qui a suscité des violences autour de procès en radiation de présumés étrangers, est "suspendue jusqu'à nouvel ordre"
ABIDJAN, 10 fév 2010 - L'opération de contentieux judiciaire sur la liste électorale ivoirienne, qui a suscité des violences autour de procès en radiation de présumés étrangers, est "suspendue jusqu'à nouvel ordre", a annoncé mercredi soir le gouvernement. Le Premier ministre Guillaume Soro "informe toutes les structures et tous les services de l'Etat impliqués dans cette opération, ainsi que les populations ivoiriennes, que le contentieux judiciaire en cours devant les tribunaux de première instance est suspendu jusqu'à nouvel ordre sur l'ensemble du territoire national" à compter de ce mercredi, selon un communiqué lu à la télévision publique. Cette décision fait suite à une "concertation" mardi entre M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), et le président Laurent Gbagbo sur "la situation de tension créée depuis quelques jours autour du processus de validation de la liste électorale provisoire", a-t-on précisé. Plusieurs incidents sérieux ont éclaté depuis la semaine dernière autour de procès en radiation de présumés étrangers de la liste, notamment mardi à Vavoua (ouest) où la sous-préfecture a été incendiée lors d'une manifestation d'opposants protestant contre un tel procès. L'opposition accuse le Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) de saisir les tribunaux pour "opérer des radiations arbitraires, partisanes et illégales". La formation de M. Gbagbo dit viser une liste "propre" dont auront été sortis les étrangers. Le climat politique s'est fortement dégradé depuis un mois, à la suite d'une virulente polémique sur une présumée "fraude" du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Beugré Mambé. A l'issue d'une enquête ouverte sur instruction du ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, proche de M. Gbagbo, le parquet a estimé que M. Mambé, qui appartient à l'opposition, s'est rendu "coupable" de "fraudes sur la liste électorale". Le camp présidentiel a exigé la démission de M. Mambé, tandis que l'opposition a réclamé le départ de M. Tagro pour "intrusion" dans le processus électoral. Les principaux acteurs de la crise actuelle doivent rencontrer jeudi à Ouagadougou le "facilitateur" du processus de paix, le président burkinabè Blaise Compaoré. La question de la nationalité est l'une des origines de la crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de la rébellion. Reporté depuis 2005, le scrutin présidentiel censé clore cette crise est attendu avant juin par l'ONU.
Côte d'Ivoire: Un programme financé par le secteur privé à hauteur de 16 millions USD a été lancé mercredi à Abidjan afin d'améliorer la qualité du cacao de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial
ABIDJAN, 3 fév 2010 - Un programme financé par le secteur privé à hauteur de 16 millions USD (environ 11,5 millions EUR) a été lancé mercredi à Abidjan afin d'améliorer la qualité du cacao de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial. Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et 14 compagnies chocolatières, le Programme d'amélioration de l'économie cacaoyère, prévu sur cinq ans pour quelque 75.000 planteurs, vise à renforcer la qualité de la fève ivoirienne, qui se dégrade depuis quelques années, et les revenus des paysans. Ce programme doit ainsi "faciliter l'accès au crédit (des planteurs) pour l'acquisition d'intrants agricoles", a déclaré le chocolatier Andrew Brooks lors de la cérémonie. Le ministre ivoirien de l'Agriculture, Amadou Gon Coulibaly, a salué ce partenariat dans un secteur "vital" mais menacé par "la faiblesse du système de production, la dégradation de la qualité et des conditions de vie et de travail des producteurs". Ce plan est le volet ivoirien d'un programme de 40 millions USD (environ 29 M EUR), qui concerne aussi le Liberia, le Ghana, le Nigeria et le Cameroun et vise au total 200.000 producteurs. La campagne cacaoyère ivoirienne précédente (2008-2009) s'est soldée par une baisse de 16% de la production, à 1,16 million de tonnes contre 1,38 million de tonnes en 2007-2008. Pour la campagne cacaoyère 2009-2010, une nouvelle baisse est attendue en raison du vieillissement des vergers. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.
Côte d'Ivoire: Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années
OUAGADOUGOU, 4 jan 2010 - Le Trésor public ivoirien a décidé d'apurer une dette de 3,2 milliards de francs CFA (près de 4,9 millions d'euros) due à la Poste du Burkina Faso depuis plusieurs années, a annoncé lundi la radio nationale burkinabè. La décision d'apurer la dette contractée par la Poste ivoirienne vis-à-vis de la Société nationale de postes (Sonapost, publique) a été communiquée la semaine dernière à Ouagadougou par le ministre ivoirien de l'Economie Charles Diby Koffi après une rencontre avec le Premier ministre burkinabè Tertius Zongo, a précisé la radio. Le ministre burkinabè des Postes Noël Kaboré s'est réjoui de cette annonce, envisageant la reprise des échanges entre les postes des deux pays dans un "futur proche", a-t-on souligné. "Dès que l'apurement est constaté et après une séance de travail technique entre les deux administrations, les opérations peuvent reprendre", a-t-il indiqué à la radio. Selon le quotidien d'Etat Sidwaya, la Côte d'Ivoire a déjà payé 500 millions de FCFA (quelque 760.000 euros), la dette devant être soldée au plus tard le 15 février 2010. Début 2000, la Poste burkinabè avait suspendu ses opérations avec la Côte d'Ivoire, faute de paiement. Cette situation a affecté les transferts de près de 3 millions de Burkinabè vivant en Côte d'Ivoire, dont une grande majorité travaille dans des plantations de cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.
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