Ça y est, vous avez réalisé votre rêve en créant votre propre activité professionnelle et en devenant votre propre patron. Vous profitez de la liberté certes, mais vous héritez en contrepartie des responsabilités qui vont avec. Et parmi ces responsabilités, une question revient sans cesse : que va-t-il se passer lorsque vous tomberez malade ? Et comment faire si vous ne pouvez plus travailler pendant plusieurs mois ? En tant que travailleur indépendant, vous devez avoir conscience du fait que vous n’avez pas du tout le même niveau de sécurité comparé à un salarié.
Votre protection sociale reste relativement limitée et c’est là qu’une assurance prévoyance s’avère intéressante.
Un niveau de protection sociale insuffisant pour les indépendants
Très vite, vous vous en apercevrez : d’année en année, le désengagement de l’état en matière de protection sociale s’accentue. Malheureusement pour eux, cette réalité touche particulièrement les travailleurs non-salariés. Il est vrai qu’en tant qu’indépendant, vous cotisez à votre caisse obligatoire, mais savez-vous exactement le niveau de couverture qu’elle vous offre ?
Les prestations versées par les caisses obligatoires sont les suivantes :
- CARPIMKO pour les paramédicaux ;
- CARMF pour les médecins ;
- la Sécurité sociale des indépendants pour les artisans et les commerçants ;
- CIPAV pour les professions du conseil.
Sachez que toutes ces prestations restent malheureusement assez dérisoires. Afin de mieux comprendre quelle est votre situation et pour obtenir plus d’informations détaillées, nous vous encourageons à vous rendre sur ce site. Quoi qu’il en soit, nous ne cherchons pas à dramatiser, mais vous devez tout de même avoir conscience qu’un arrêt de travail prolongé peut largement mettre en péril votre activité professionnelle.
Il est vrai que pendant ce temps, les charges fixes continuent, ce qui s’avère notamment le cas avec :
- le loyer professionnel ;
- le remboursement des emprunts ;
- les charges sociales.
Quant à vos revenus, ces derniers s’effondrent. Et si malheureusement pour vous, votre famille devait dépendre de ces derniers, la situation finirait par devenir critique et par vite se compliquer. En disposant d’une prévoyance complémentaire, vous avez la garantie d’un niveau de revenus maintenu pendant vos périodes d’incapacité de travail.
Les garanties les plus importantes à considérer
Les indemnités journalières sont la base de votre protection. Concrètement, vous devez vous assurer de recevoir un revenu de remplacement en cas de maladie, en cas d’accident ou encore si vous deviez être hospitalisé. Le rôle de ce revenu est de compenser la perte de vos honoraires ou de votre chiffre d’affaires. C’est à vous de déterminer le montant mensuel que vous souhaitez protéger en fonction de vos besoins. Si votre état de santé finit par vous empêcher définitivement d’exercer votre profession, la garantie invalidité peut vous aider, qu’elle soit totale ou partielle.
Dans ce genre de situation, vous percevez une rente régulière visant à compenser la perte de revenus sur le long terme.
Concernant l’assurance décès, cette dernière doit être mise en place afin de protéger vos proches en leur versant un capital ou une rente si jamais l’assuré venait à décéder. Enfin, la rente d’éducation finit par prolonger cette protection en garantissant notamment le financement des études des enfants jusqu’à un âge se trouvant déterminé au moment de la signature du contrat.
Les avantages fiscaux de la loi Madelin
Grâce à la loi Madelin, vous avez la possibilité d’optimiser votre fiscalité en transformant particulièrement vos cotisations de prévoyance en investissement intelligent. Avec un cadre fiscal aussi avantageux, vous avez la possibilité de déduire vos cotisations de vos revenus imposables. Afin d’y parvenir, soulignons le fait que l’état participe indirectement au financement de votre protection. Concrètement, plus votre tranche d’imposition est élevée plus l’économie fiscale sera significative pour vous, si vous êtes un professionnel imposé à 30 %, vous pouvez récupérer de cette manière 30 % de ces cotisations grâce à l’économie d’impôt réalisée.
Choisir le bon contrat pour votre situation
Face à la multitude d’offres disponibles sur le marché, il peut être intéressant de se pencher sur un certain nombre d’éléments tels que les délais de carence. Ces derniers représentent la période durant laquelle vous cotisez sans pouvoir bénéficier de garanties. Le niveau de franchise est aussi un critère important dont le rôle est de déterminer le nombre de jours d’arrêts avant le déclenchement des indemnités journalières.
Enfin, les exclusions et les limitations méritent que l’on s’y attarde, car certaines activités sont jugées comme étant à risque ou certaines pratiques sportives.







