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La Guinée Équatoriale |
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La production agricole a subi un net déclin et aujourd'hui l'agriculture vivrière ne satisfait que la consommation domestique.
Des productions exportées il y a encore quelques années se sont nettement réduites aujourd'hui, comme le cacao (5000 tonnes en 1998) ou le café (14 tonnes en 1998).
Le cacao de Guinée Équatoriale a pourtant été longtemps considéré comme le meilleur du continent africain.
La pêche est également un domaine sous-exploité. La Guinée Equatoriale dispose d'un important potentiel halieutique avec une zone maritime de 300 000 km², soit une zone exclusive maritime 10 fois supérieure à sa superficie terrestre. Le potentiel est estimé à 74 000 tonnes de poisson et 600 tonnes de crustacés par an. Cependant, la pêche pratiquée par quelques pêcheurs artisanaux est encore très peu développée et ne produit que près de 400 tonnes par an, l'essentiel du poisson consommé dans le pays étant importé.
La sylviculture est toujours un secteur clé. La forêt couvre 2 200 000 hectares dont 400 000 hectares sont exploités. La Guinée Équatoriale produit environ 400 000 m3 de bois par an dont la presque totalité est exportée.
Dans le secteur minier, il faut signaler une exploitation artisanale d'or alluvionnaire.
La recherche de gisements divers mériterait d'être développée par les investisseurs.
Les recettes pétrolières correspondent à elles seules à un peu plus de 90% de l'ensemble des recettes de la Guinée Equatoriale, avec 412 milliards de FCFA (630 M EUR).
L'ancienne colonie espagnole du Golfe de Guinée, devenue indépendante en 1968, s'est transformée en quelques années en "eldorado" pétrolier, exploité essentiellement par des compagnies américaines.
L'exploitation pétrolière a commencé en 1992, avec le champ gazier Alba, sur la partie insulaire du pays, qui a vu sa production augmenter considérablement depuis 1995 avec la découverte du grand champ pétrolier Zafiro.
Alba traite 250 millions de m3 de gaz et produit 18.000 barils/jour (b/j) de condensat et 2.300 b/j de gaz liquide.
Zafiro a commencé à être exploité 18 mois après sa découverte, avec des réserves initiales de l'ordre de 600 millions b/j et une capacité de production quotidienne de 155.000 b/j de brut et 70 millions de m3 de gaz.
Cette production, assurée à partir d'une unité de production "Jade" installée en 1999 pour l'exploitation des réservoirs satellites de la partie est de Zafiro a commencé à produire en juin 2000. Sa capacité est de 600.000 b/j. Au mois de mai 2001 sa production était de 500.000 b/j.
Enfin Ceiba, le deuxième champ pétrolifère du pays, situé au large de sa partie continentale et découvert en octobre 1999, a été mis en production en novembre 2000, 14 mois seulement après sa découverte. Il est exploité par la compagnie américaine Triton. Sa production a atteint 48.000 b/j et 24 millions de m3 de gaz en mai 2001.
Huit sociétés américaines exploitant 13 concessions sont installées en Guinée Equatoriale depuis 1990, parmi lesquelles, Exxon-Mobil, CMS-Nomeco, Chevron, Triton... Le groupe français TotalFinaElf est présent.
Le secteur du pétrole au Congo: les dernières dépêches de l'AFP
Guinée Equatoriale, Congo et Tchad:
"pôles de croissance" du pétrole en Afrique centrale
(Source: AFP)MALABO, 7 oct 2001 (AFP) - 14h14 - La Guinée Équatoriale, le Congo et le Tchad seront dans les prochaines années les "trois pôles de croissance" de l'industrie pétrolière en Afrique centrale si des découvertes "soudaines et significatives" ne sont pas faites au Cameroun et au Gabon, estiment les experts de la sous-région.
Selon le rapport final, publié dimanche, du 1er Forum sur les industries pétrolières d'Afrique centrale qui s'est tenu du 2 au 4 octobre à Malabo, le Cameroun et le Gabon connaissent en effet "une production modeste" et "une absence depuis 1997 de découvertes significatives".
"Depuis le milieu des années 1990, l'industrie pétrolière de cette région a été marquée par l'essor de l'activité pétrolière en Guinée Equatoriale, les découvertes importantes au Congo susceptibles de compenser l'épuisement des réserves des anciens gisements, le début de la mise en exécution du projet pipeline Tchad-Cameroun, la mise en évidence d'un potentiel pétrolier à Sao-Tomé et Principe et la poursuite du déclin des industries pétrolières du Cameroun et du Gabon, avec pour corollaire un intérêt accru pour les champs marginaux", résume ce rapport.
La Guinée Equatoriale, où l'exploitation pétrolière a commencé en 1992, avec le champ gazier Alba, sur la partie insulaire du pays, a vu sa production augmenter considérablement depuis 1995, avec la découverte du grand champ pétrolier Zafiro.
Alba traite 250 millions de m3 de gaz et produit 18.000 barils/jour (b/j) de condensat et 2.300 b/j de gaz liquide.
Zafiro, a commencé à être exploité 18 mois après sa découverte, avec des réserves initiales de l'ordre de 600 millions b/j et une capacité de production quotidienne de 155.000 b/j de brut et 70 millions de m3 de gaz. Cette production, assurée à partir d'une unité de production "Jade" installée en 1999 pour l'exploitation des réservoirs satellites de la partie est de Zafiro a commencé à produire en juin 2000. Sa capacité est de 600.000 b/j. Au mois de mai 2001 sa production était de 500.000 b/j, indique le rapport.
Enfin Ceiba, le deuxième champ pétrolifère du pays, situé au large de sa partie continentale et découvert en octobre 1999, a été mis en production en novembre 2000, 14 mois seulement après sa découverte. Sa production a atteint 48.000 b/j et 24 millions de m3 de gaz en mai 2001, "un véritable record mondial quant au délai écoulé entre les découvertes et le développement des gisements", assure le rapport.
Au sujet du Congo-Brazzaville, les experts concluent que le pays est "actuellement confronté à l'épuisement naturel de ses réserves des champs matures" mais "la baisse de production de ces vieux champs sera peut-être compensée dans un futur proche par la mise en production des nouveaux champs en instance de développement".
Les "pièces maîtresses" de ces nouveaux champs sont les gisements de Kitina et de Nkossa. La production de Nkossa qui a commencé quatre ans après sa découverte en 1992 est de 120.000 b/j. Le Congo produit entre 28 et 30 millions de barils par an et perçoit 30 % de cette production totale quelque soit le régime du contrat, note le rapport.
Au Tchad, la Banque mondiale a donné le feu vert en juin 2001 de la construction du projet pipeline Tchad-cameroun qui doit permettre la mise en valeur du gisement de Doba dont les réserves sont estimées à environ 900 millions de barils.
Ce projet, d'un investissement de 3,5 milliards de dollars US, est actuellement dans la phase de construction des infrastructures de soutien. Environ 321 puits de développement seront construits pour une production éventuelle de 12,5 millions de tonnes de brut par an à partir de 2003.
Celle-ci approchera ainsi la production gabonaise, qui était de 13,5 millions de tonnes en 2000, conclut le rapport.
L'industrie embryonnaire se limite au marché local dans quelques domaines:
- bois,
- poisson,
- savonnerie.
On peut signaler aussi la création d'une briqueterie à Bata qui commence à exporter au Gabon, ou encore la création d'une usine d'embouteillage ayant vocation à exporter dans la zone de l'UDEAC.
Toutes les activités induites par la production pétrolière restent à développer aussi bien par la sous-traitance technique que dans les services.
Enfin, le secteur tertiaire est totalement à développer (banques, télécommunications, transports, etc.).
Les ports de Guinée Équatoriale:
Ce pays est desservi par des petits ports de petite capacité :
le port de Bata: partie continentale de la Guinée Équatoriale, 600m de quai capacité théorique 240.000T/an.
.le port de Malabo: au nord de l'île de Bioko, 204m de quai, capacité théorique 200.000T/an.
.le port de Luba: à l'Ouest de l'île de Bioko, 80m de quai d'accostage dont 30m de quai commercial.