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  Le gouvernement ivoirien



Chef de l'État : M. Laurent Gbagbo

 

Le Gouvernement du Premier ministre Guillaume SORO formé suite à la signature de l'accord de Ouagadougou (formé le 07 avril 2007)

- Premier ministre, chef du gouvernement: Guillaume Kigbafori Soro
- Ministre d`Etat, ministre du Plan et du développement: Antoine Bohoun Bouabré (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de l`Intérieur: Désiré Tagro (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de la Défense: Michel Amani N`Guessan (FPI, parti présidentiel)
- Ministre des Affaires Etrangères: Youssouf Bakayoko (PDCI, opposition)
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l`Homme: Mamadou Koné (FN, rébellion)
- Ministre de l`Economie et des Finances: Charles Koffi Diby (société civile)
- Ministre de l`Agriculture: Amadou Gon Coulibaly (RDR, opposition)
- Ministre de la Solidarité et des victimes de guerre: Louis-André Dakoury Tabley (FN, rébellion)
- Ministre des Transports: Albert Mabri Toikeusse (UDPCI, opposition)
- Ministre de la Fonction publique et de l`Emploi: Hubert Oulaye (FPI, parti présidentiel)
- Ministre des Mines et de l`Energie: Léon Emmanuel Monnet (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de la Réconciliation nationale et des relations avec les Institutions: Sébastien Dano Djédjé (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de la Production et des ressources halieutiques: Alphonse Douaty (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de l`Education nationale: Gilbert Bleu Lainé (mouvance présidentielle)
- Ministre de la Construction, de l`urbanisme et de l`habitat: Marcel Amon Tanoh (RDR, opposition)
- Ministre de l`Enseignement technique et de la Formation professionnelle: Moussa Dosso (FN, rébellion)
- Ministre des Infrastructures économiques: Patrick Achi (PDCI, opposition)
- Ministre de la Ville et de la salubrité urbaine: Théodore Mel Eg (UDCY, mouvance présidentielle)
- Ministre des Nouvelles technologies de l`Information et de la Communication: Ahmed Bakayoko (RDR, opposition)
- Ministre du Commerce: Youssouf Soumahoro (FN, rébellion)
- Ministre de l`Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: Ibrahima Cissé (RDR, opposition)
- Ministre de la Santé et de l`Hygiène publique: Rémy Allah Kouadio (PDCI, opposition)
- Ministre de la Lutte contre le Sida: Christine Adjobi (FPI, parti présidentiel)
- Ministre de l`Industrie et de la Promotion du secteur privé: Marie Amah Téhoua (PDCI, opposition)
- Ministre de l`Environnement, des Eaux et Forêts: Daniel Aka Ahizi (PIT, opposition)
- Ministre de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs: Dagobert Banzio (PDCI, opposition)
- Ministre de la Famille, de la Femme et des Affaires sociales: Jeanne Adjoa Peumond Brou (RDR, opposition)
- Ministre de l`Intégration africaine, Porte-parole du gouvernement: Amadou Koné (FN, rébellion)
- Ministre du Tourisme et de l`Artisanat: Sidiki Konaté (FN, rébellion)
- Ministre de la Culture et de la Francophonie: Augustin Kouadio Komoé (mouvance présidentielle)
- Ministre de la Reconstruction et de la Réinsertion: Mme Fatoumata Bamba, née Hamza (MFA, opposition)
- Ministre de la Communication: Ibrahim Sy Savané (FN, rébellion).

Le deuxième gouvernement de transition de Charles Konan Banny formé le 16 septembre 2006

Abidjan - 17 sept. 2006: Le Président de la République vient de signer ce jour 16 septembre 2006, deux décrets :

  • Le premier, le décret n° 2006-306 du 16 septembre 2006 portant nomination du Premier Ministre ;

  • Le deuxième, le décret n° 2006-307 du 16 septembre 2006 portant nomination des membres du Gouvernement

Par la signature de ces deux décrets, le Président. de la République vient de rendre publique la composition du Gouvernement.
Ce Gouvernement qui est le deuxième du Premier Ministre Charles Konan Banny, se distingue du premier par les caractéristiques suivantes:

- d'abord la structure le Gouvernement se compose bien sûr d'un Premier Ministre, de Ministres d'Etat, de Ministres et de Ministres Délégués.
S'y ajoute une catégorie nouvelle de membres de Gouvernement que sont les Secrétaires d'Etat.

- Ensuite le nombre  qui passe de 32 à 36, le Premier Ministre y compris.
Cette augmentation du nombre résulte d'une scission intervenue dans deux Ministères, notamment d'une part, l'ancien Ministère de l'Intérieur qui est divisé en Ministère de l'Administration du Territoire et Ministère de la Sécurité; d'autre part l'ancien Ministère de la Justice et des Droits de 1 'Homme qui est divisé en Ministère de la Justice et Ministère des Droits de l'Homme.

- Le dernier point concerne les mutations intervenues à la suite de ce remaniement.
On enregistre deux partants et six entrants.

 LE PRESIDENT DE REPUBLIQUE

Vu la Constitution;

Vu la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 21 octobre 2005 ;

Vu le Décret N° 2006-306 du 16 septembre 2006 portant nomination du Premier Ministre;

Vu la Décision N° 2006-001 du 15 septembre 2006 établissant la liste des membres du Gouvernement,
 

DECRETE

Article 1 : Sont nommés membres du Gouvernement:

  • PREMIER MINISTRE, Ministre de l'Economie Et des Finances, Ministre de la Communication
M. Charles Konan Banny
  • Ministre d'Etat, Ministre chargé du Programme De la Reconstruction et de la Réinsertion
M. Saro Kigbafori Guillaume
  • Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement
M. Antoine Bohoun Bouabré
  • Ministre de la Défense
M. Aphing Kouassi Réné
  • Garde des sceaux, Ministre de la Justice
M. Koné Mamadou
  • Ministre des Affaires Etrangères
M. Bakayoko Youssouf
  • Ministre de l'Administration du Territoire
M.BAMBA Cheik Daniel
  • Ministre de la Sécurité
M. DJA Blé Joseph
  • Ministre de l'Agriculture
M. Amadou Gon Coulibaly
  • Ministre des Mines et de l'Energie
M. Monnet Léon Emmanuel
  • Ministre de la Construction, de l'Urbanisme et De l'Habitat
M. Amon Tanoh Marcel Benoît
  • Ministre de la Réconciliation nationale et des Relations avec les Institutions
M. Dano Djédjé Sébastien
  • Ministre des Infrastructures économiques
M. Achi Patrick
  • Ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique
M. Allah Kouadio Rémi
  • Ministre de l'Eduction nationale
M. Amani N'Guessan Michel
  • Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
M. Cissé Ibrahima
  • Ministre de l'Enseignement technique et de la Formation Professionnelle
M. Soumahoro youssouf
  • Ministre de la Fonction publique, de l'Emploi et De la Réforme administrative
M. Oulaye Hubert
  • Ministre des Transports
M. ABDELAZZIZ Thiam
  • Ministre de la Coopération et de l'Intégration Africaines
M. Mabri Toikeuse
  • Ministre de la Culture et de la Francophonie
M. Mel Eg Théodore
  • Ministre de la Solidarité et des Victimes de Guerre
M. Dakoury-Tabley Louis André
  • Ministre de la Production animale et des Ressources Halieutiques
M. Douati Alphonse
  • Ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts
M. AHIZI Aka Daniel
  • Ministre de la Famille et des Affaires sociales
Mme Peuhmond Adjoua Jeanne Brou
  • Ministre de la Lutte contre le SIDA
Mme Adjobi Christine
  • Ministre de l'Industrie et de la Promotion du Secteur privé
Mme Téhoua Amah Marie
  • Ministre du Commerce
Dosso Moussa
  • Ministre du Tourisme et de l'Artisanat
M. Koné Amadou
  • Ministre des Nouvelles Technologies de l'Information Et de la Communication (NTIC)
M. Bakayoko Hamed
  • Ministre des droits de l'Homme
M. Joel N'GUESSAN
  • Ministre de la Jeunesse, de l'Education civique et des Sports
M. Banzio Dagobert
  • Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé De l'Economie et des Finances
M. Diby Koffi Charles
  • Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Communication
Mme Coffi Studer Martine
  • Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre chargé de la Bonne Gouvernance
Mme YOMAN Ginette
  • Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre chargé de la Protection Civile
M.YAO Noel

 

Le premier gouvernement de Charles Konan Banny formé le 28 décembre 2005 

Voici la liste du gouvernement de transition ivoirien dirigé par le Premier ministre Charles Konan Banny, qui comprend 32 membres et dont le décret de nomination a été signé mercredi par le président Laurent Gbagbo.

Premier ministre, ministre de l'Economie et des Finances, ministre de la Communication: Charles Konan Banny

- Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel): 7 postes

Ministère d'Etat, ministre du Plan et du développement: Paul Antoine Bohoun Bouabré
Ministère des Mines et de l'Energie
: Léon Emmanuel Monnet
Ministère de la Réconciliation nationale et des Relations avec les Institutions
: Sébastien Dano Djédjé
Ministère de l'Education nationale
: Michel Amani N'Guessan
Ministère de la Fonction publique et de l'Emploi et de la Réforme administrative
: Hubert Oulaye
Ministère de la production animale et des ressources halieutiques
: Alphonse Douaty
Ministre de la Lutte contre le sida
: Christine Adjobi

- Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique, opposition): 5 postes

Ministre des Affaires étrangères: Youssouf Bakayoko
Ministre des Infrastructures économiques
: Patrick Achi
Ministre de l'Industrie et de la Promotion du secteur privé
: Marie Tehoua Amah
Ministre de la Jeunesse, de l'Education civique et des Sports
: Dagobert Banzio
Ministre de la Santé et de l'Hygiène publique
: Rémi Allah Kouadio

- Rassemblement des Républicains (RDR, opposition) : 5 postes

Ministre de l'Agriculture: Amadou Gon Coulibaly
Ministre de Urbanisme, de la Construction et de l'Habitat
: Marcel Amon Tanoh
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
: Ibrahim Cissé (Bacongo)
Ministre de la Famille et des Affaires sociales
: Jeanne Peuhmond Adjoua Brou
Ministre des Nouvelles technologies de l'Information et de la communication
: Hamed Bakayoko

- Forces nouvelles (FN, rébellion) 6 postes


Ministre d'Etat, chargé du programme de la Reconstruction et de la Réinsertion
: Guillaume Soro
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme: Mamadou Koné
Ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle
: Youssouf Soumahoro
Ministre de la Solidarité et des victimes de guerre
: Louis-André Dakoury Tabley
Ministre du Commerce
: Moussa Dosso
Ministre du Tourisme et de l'Artisanat
: Amadou Koné

- Société civile: 4 postes

Ministre de la Défense: René Aphing Kouassi
Ministre de l'Intérieur
: Joseph Dja Blé
Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Economie et des Finances
: Charles Diby Koffi
Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communication
: Martine Studer Coffi

- Autres formations: 4 postes

Ministre des Transports: Innocent Kobena Anaky (Mouvement des forces de l'avenir, opposition)
Ministre de la Coopération et de l'Intégration africaine
: Albert Mabri Toikeusse (Union démocratique pour la paix en Côte d'Ivoire, opposition)
Ministre de la Culture et de la Francophonie
: Théodore Mel Eg (Union démocratique citoyenne, mouvance présidentielle)
Ministre de l'Environnement et des eaux et forêts
: Jacques Andoh (Parti ivoirien des travailleurs, mouvance présidentielle)

 

Le gouvernement   de Seydou DIARRA  :

Le Chef du gouvernement, Seydou Diarra, a été nommé par Décret le 26 janvier 2003. 

Voici la liste du gouvernement ivoirien : 

Front populaire ivoirien (FPI, du président Gbagbo) : 12 postes 

Ministère d'Etat, Ministère de l'Économie et des Finances : Bohoun Bouabré   

Ministère d'Etat, Ministère des Mines et de l'Energie : Léon Monnet   

Ministère de la Construction et de l'Urbanisme : Raymond N'Doli   

Ministère de la Fonction publique et de l'Emploi : Hubert Oulaï   

Ministère des Eaux et Forêts : Assoua Adou   

Ministère de l'Education nationale : Amani N'Guessan   

Ministère des Relations avec les Institutions de la République : Alphonse Douati   

Ministère de la Solidarité et de la Sécurité sociale : Clothilde Ohouchi   

Ministère de la lutte contre le sida : Christine Adjobi   

Ministère en charge de la Réconciliation nationale : Sébastien Danon Djé Djé   

Ministère d'Etat, Ministère des Infrastructures économiques : Léon Monnet (Interim suite au limogeage de M. Patrick ACHI (PDCI) le 18 mai 2004) (voir ci-dessous)   

Ministère d'État, Ministère chargé de la Communication : Hubert Oulaï (Interim suite au limogeage de M. Guillaume SORO (SG du MPCI) le 18 mai 2004)  (voir ci-dessous)   

Ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Amani N'Guessan (Interim suite au limogeage de M. Youssouf SOUMAHORO (MJP) le 18 mai 2004) (voir ci-dessous)

Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique) : 6 postes 

Ministère d'Etat, Ministère des Affaires étrangères : Bamba Mamadou    

Ministère de l'Industrie et du Développement du secteur privé : Ahoussou Kouadio   

Ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques : Kouassi Adjoumani

Ministère de la Culture et de la Francophonie : Mme Malan Messou    

Ministère du Plan et du Développement : Boniface Britto   

Ministère des Cultes : Désiré Gnonkonte 

Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire  (UDPCI - proche de l'ancien président Robert Gueï) : 2 postes 

Ministère d'Etat, Ministère de la Santé et de la Population : TOIKEUSSE Mabri   

Ministère de la réforme administrative : Eric Kahé 

Parti ivoirien des Travailleurs (PIT) : 2 postes 

Ministère d'Etat, Ministère de l'Environnement : Angèle Gnonsoa   Ministère des Droits de l'Homme : Victorine Wodié 

Mouvement des forces d'avenir (MFA) : 1 poste 

Ministère d'Etat, Ministère des Transports : ANAKY Kobenan Innocent

Union démocratique citoyenne (UDCY) : 1 poste 

Ministère d'Etat, Ministère de l'Intégration régionale et de l'Union africaine: Théodore Mel Eg 

Rassemblement des Républicains (RDR, principal parti d'opposition) : 7 postes  

Ministère d'État, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice : Henriette Dagry Diabaté (numéro 2 du RDR)   

Ministère de la Femme de la Famille et de l'Enfant : Kandia Camara    

Ministère d'État, Ministère de l'Agriculture : Amadou Gon Coulibaly    

Ministère du Tourisme : Marcel Tanoh    

Ministère des Nouvelles technologies, de l'information et des Télécommunications : Hamed Bakayoko   

Ministère du Commerce : Amadou Soumahoro    

Ministère de l'Enseignement supérieur : Zémogo Fofana

Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) : 6 postes 

Ministère d'État, Ministère de l'Administration du territoire : colonel-major Issa Diakité

Ministère de la Recherche scientifique : Mamadou Koné    

Ministère de l'Artisanat et de l'Encadrement du secteur informel : Moussa Dosso    

Ministère de la Jeunesse et du Service civique : Tuo Fozié    

Ministère des Victimes de guerre, des déplacés et des exilés : Adjudant-chef Messamba Koné    

Ministère des Sports et des Loisirs : Colonel Michel Gueu 

Mouvement pour la Justice et la paix (MJP) : 0 poste  

Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) : 1 poste  

Ministère des Petites et moyennes entreprises : Roger Banchi   

Nominations du 13 septembre 2003 

Ministère de la Défense : René Amani (ancien patron de la caisse de stabilisation du cacao)   

Ministère de la Sécurité : Martin Bléou, universitaire et ex-président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho) 

 Le gouvernement précédent de la Côte d'Ivoire (n-1) : 
(formé le 5 Août 2002, MAJ janvier 2003) 

Le Chef du gouvernement, Seydou Diarra, a été nommé par Décret le 26 janvier 2003. Déjà Premier ministre sous la transition militaire du général Robert Gueï de décembre 1999 à octobre 2000, M. Diarra --un musulman du Nord ivoirien-- est âgé de 69 ans. Considéré comme un sage dans son pays, il a présidé les débats du Forum national de la Réconciliation tenus entre octobre et décembre 2001.

Seydou Diarra a commencé ses consultations pour former un gouvernement d'Union Nationale le 12 février 2003 . La répartition des postes s'est faite à Accra le 8 mars 2003, après la signature des accords de Marcoussis (France) le 24 janvier 2003. Le 13 mars, une liste nominative partielle de 23 ministres du gouvernement de réconciliation nationale a été communiquée par le secrétariat général du gouvernement, sans qu'y figurent encore les noms des ministres issus de la rébellion et du principal parti d'opposition. 

Pour ce qui concerne les deux ministères-clés dits de "souveraineté", la Défense et l'Intérieur, le président Laurent Gbagbo a signé le 26 mars un décret nommant à "titre intérimaire" Adou Assoa (FPI, Ministre des Eaux et forêts) au poste de ministre de la Défense et Fofana Zémogo (RDR, Ministre de de l'Enseignement supérieur) à celui de la sécurité. Le 13 septembre 2003, René Amani, ancien patron de la Caistab (caisse de stabilisation du cacao), et Martin Bléou, universitaire et président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho) ont été respectivement nommés ministre de la Défense et ministre de la Sécurité.

Voici la liste du nouveau gouvernement ivoirien : 

- Front populaire ivoirien (FPI, du président Gbagbo): 10 postes

- Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique): 7 postes

- Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI - proche de l'ancien président Robert Gueï) : 2 postes

- Parti ivoirien des Travailleurs (PIT): 2 postes

- Mouvement des forces d'avenir (MFA): 1 poste

- Union démocratique citoyenne (UDCY): 1 poste

- Rassemblement des Républicains (RDR, principal parti d'opposition) : 7 postes

- Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principale et plus ancienne rébellion) : 7 postes

- Mouvement pour la Justice et la paix (MJP, mouvement rebelle de l'ouest) : 1 poste 

- Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO, mouvement rebelle de l'ouest) : 1 poste

- Nominations du 13 septembre 2003 : 

Sources : AFP, IZF


Le gouvernement précédent de la Côte d'Ivoire (n-2) : 
(formé le 5 Août 2002, MAJ janvier 2003) 

Premier ministre, chef du gouvernement et ministre de la Planification et du Développement :
AFFI N'GUESSAN Pascal

Ministres d'État: 

Relations Extérieures et des Ivoiriens de l'étranger: SANGARE Abou Drahamane

Intérieur et Décentralisation : M. YAO-N’DRE Paul

Défense et Protection civile: LIDA KOUASSI Moïse

Économie et Finances: BOHOUN BOUABRE Paul

Ministres: 

Travail et Fonction Publique: OULAYE Hubert

Infrastructures économiques, porte-parole du Gouvernement: ACHI Patrick

Mines et Énergie: MONNET Léon-Emmanuel

Enseignement Supérieur et Recherche scientifique: ZEMOGO Fofana (RDR) nouveau

Urbanisme et Habitat: ABOUO N'DORI Raymond

Agriculture et Développement Rural: DANO DJEDJE Sébastien

Solidarité, Santé et Sécurité Sociale: Mme OHOUOCHI Clotilde

Industrie et Promotion du secteur privé: Me AHOUSSOU Kouadio Jeannot (PDCI) nouveau

Éducation Nationale: AMANI N'GUESSAN Michel

Environnement et Cadre de Vie: BLEU-LAINE Gilbert

Télécommunications et Nouvelles technologies de l'Information: Théodule Lia bi DOUAYOUA

Communication: BAILLY Sery

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des Libertés Publiques et des Droits de l'Homme: TAGRO Désiré (FPI) nouveau

Relations avec le Parlement et les autres Institutions: DOUATY Alphonse

Commerce Intérieur: Mme Odette LIKIKOUET (FPI) nouveau

Jeunesse, Emploi et Formation Professionnelle: KOFFI KOFFI Lazare

Transports: AMON TANOH Marcel (RDR) nouveau

Commerce Extérieur: SOUMAHORO Amadou (RDR) nouveau

Tourisme: APPIAH KABRAN Aimé

Artisanat et Petites et Moyennes Entreprises: YAO Gnamien (PDCI) nouveau

Eaux et Forêts: ADOU Assoa

Production et Ressources Halieutiques: KOBENAN Adjomani (PDCI) nouveau

Culture et Francophonie: KONE Dramane

Sports et Loisirs: AMICHIA François-Albert (PDCI) nouveau

Famille, Femme et Enfant: Mme BOBI Emilienne (PDCI) nouvelle

Ministres délégués:

Auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme Administrative: BAMBA Mamadou (PDCI) nouveau

Auprès du Ministre de la Justice, chargé des Droits de l'Homme: WODIE Victorine (PIT) nouvelle

Auprès du Ministre de la Solidarité, chargée des Affaires Sociales et des Handicapés: LAGOU ADJOUA Henriette (société civile)

Auprès du Ministre de la Solidarité, chargé de la Santé: KADIO Richard (FPI) nouveau

Auprès du Ministre de la Solidarité, chargé de la Lutte contre le SIDA: Mme ADJOBI Christine (FPI) nouvelle

Auprès du Ministre de l'Enseignement Supérieur, chargé de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique: GNOHITE Roger (RDR) nouveau

Auprès du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, chargé de la Sécurité : M. KADET GAHIE Bertin


Le gouvernement précédent (n-2) : 
(formé le 24 janvier 2001) 

Premier ministre, ministre de la Planification et du développement: Affi N'Guessan (FPI)

Ministres d'État:

Affaires étrangères: Aboudramane Sangaré (FPI)

Intérieur et décentralisation: Emile Boga Doudou (FPI)

Défense et Protection civile : Moïse Lida Kouassi (FPI)

Ministres:

Garde des Sceaux, Justice et libertés publiques: Siene Oulaï (FPI)

Économie et Finances: Bouabré Bohoun
(FPI, ancien ministre du Commerce qui remplace Mamadou Koulibaly, devenu président de l'Assemblée nationale)

Relations avec le parlement et les autres institutions: Alphonse Douati (remaniement du 25 février 2002)

Enseignement supérieur et recherche scientifique: Sery Bailly (FPI)

Travail, fonction publique, et réforme administrative: Hubert Oulaï (FPI)

Éducation nationale: Michel Amani N'Guessan (FPI)

Tourisme et artisanat: Odette Sauyet (FPI)

Mines et énergie: Léon Emmanuel Monnet (FPI)

Santé: Raymond Abouo N'Dori (FPI)

Agriculture et ressources animales: Sébastien Dano Djédjé
(FPI, à ce poste depuis le remaniement du 25 février 2002)

Infrastructures économiques, nouveau porte-parole du gouvernement: Patrick Achi (PDCI)

Construction et urbanisme: Assoa Adou (FPI)

Transports: Aimé Kabran Appiah (PIT)

Environnement et cadre de vie: Gilbert Bleu-Lainé (Indépendant, nouveau ministre)

Affaires sociales et solidarité nationale: Clotilde Ohouochi (PDCI)

Culture et francophonie: Dramane Koné (FPI)

Industrie et promotion du secteur privé: Alain Cocauthrey (PDCI, nouveau)

Famille, femme et enfant: Henriette Lagou (PDCI)

Jeunesse, emploi et formation professionnelle: Lazare Koffi Koffi (FPI)

Eau et forets: Angèle Boka (PIT)

Sports et loisirs: Geneviève Bro Grebé (PDCI)

Communication et nouvelles technologies de l'information: Lia Bi Douayoua (FPI, nouveau)

Commerce: Eric-Victor Kahé Kplohourou (Indépendant, nouveau ministre)

Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de la lutte contre le sida et les autres pandémies: Assana Sangaré (PDCI, nouvelle).


Les dépêches de l'AFP: 

Nomination des ministres de la Défense et de la Sécurité 

ABIDJAN, 13 sept (AFP) 2003 - 2h23 - Les portefeuilles de la Défense et de la Sécurité du gouvernement de réconciliation ivoirien ont été pourvus vendredi soir après presque six mois de difficiles négociations, a annoncé la télévision d'Etat. 

René Amani, ancien patron de la Caistab (caisse de stabilisation du cacao) a été nommé à la Défense, et Martin Bléou, universitaire et président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho), ministre de la Sécurité. 

Le gouvernement de réconciliation, auquel participent des ministres issus de la rébellion qui a pris les armes contre le président Laurent Gbagbo le 19 septembre 2002, avait été constitué fin mars. Mais l'attribution de ces deux portefeuilles stratégiques avaient déchaîné la polémique entre les ex-belligérants et avaient été confiés à titre provisoire à des titulaires provisoires, faute de consensus.

Abidjan: 5 ministres issus de la rébellion doivent entrer en fonction lundi

ABIDJAN, 13 avr 2003 (AFP) - 20h59 - Cinq des neuf ministres issus de la rébellion ivoirienne étaient dimanche soir à Abidjan et devraient prendre leurs fonctions lundi dans la capitale économique, a indiqué à l'AFP un porte-parole du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI). 

Il s'agit de Roger Banchi, ministre des Petites et moyennes entreprises issu du Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO), de Youssouf Soumahoro, ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle issu du Mouvement pour la justice et la paix (MJP) ainsi que du colonel-major Issa Diakité, ministre de l'Administration du territoire, de Mamadou Koné, ministre de la Recherche scientifique et de Moussa Dosso, ministre de l'Artisanat - tous trois membres du MPCI.

Ils doivent effectuer leurs passations de pouvoir lundi.

Les quatre autres ministres de la rébellion, dont Guillaume Soro, secrétaire général du MPCI et ministre de la Communication, ne se rendront pas à Abidjan lundi, a toutefois ajouté l'adjudant Antoine Beugré, responsable du bureau de presse du MPCI à Bouaké (centre).

"Leur passation de pouvoir n'était pas programmée pour lundi", a expliqué l'adjudant Beugré, se refusant à révéler la date prévue pour leur entrée en fonction.

"Lundi, nous serons donc à Abidjan pour la passation des charges. Vous savez que (l'accord inter-ivoirien de) Marcoussis prévoit que nous prenions notre place dans le gouvernement. (...) Notre objectif est d'être à Abidjan, notre objectif est de demeurer inscrits dans le processus de réconciliation", avait déclaré samedi Guillaume Soro.

Le secrétaire général du MPCI répondait à l'appel lancé la veille par le président Laurent Gbagbo, qui avait demandé aux ministres issus de la rébellion de "rejoindre leurs postes" pour que "le processus de paix aille jusqu'à son terme".

Les trois mouvements rebelles avaient déjà repoussé leur venue à Abidjan en invoquant des questions de sécurité et avaient déclaré mercredi qu'ils suspendaient leur participation au gouvernement de réconciliation après des attaques menées, selon eux, contre leurs positions dans l'ouest du pays par les forces gouvernementales.

Le président Gbagbo avait estimé que c'était dans l'attente de la "participation effective" des ministres rebelles que "des incidents éclatent sur le terrain" et appelé "toutes les forces militaires et para-militaires à s'abstenir de tout acte de belligérance".

Le nouveau gouvernement ivoirien quasiment au complet

YAMOUSSOUKRO, 20 mars 2003 (AFP) - 18h14 - La liste des membres du nouveau gouvernement ivoirien de réconciliation a été officiellement présentée jeudi lors du deuxième Conseil des ministres qui s'est réuni à Yamoussoukro, en présence des représentants du RDR, principal parti d'opposition, mais sans les rebelles. 

Une délégation de rebelles ivoiriens est toutefois arrivée jeudi vers 15h10 (locales et GMT) à Yamoussoukro, la capitale administrative de Côte d'Ivoire en zone gouvernementale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Conduite par le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principale et plus ancienne rébellion), Guillaume Soro, elle a été reçue par le comité de suivi des accords de Marcoussis, ratifiés le 24 janvier en France.

Les rebelles, qui se sont réunis dans leur quartier général de Bouaké (centre) mercredi soir et jeudi matin, ont décidé de ne pas participer à ce conseil des ministres.

"Cette délégation est envoyée pour discuter avec (le Premier ministre Seydou) Diarra et avec le comité de suivi des accords de Marcoussis de nos réserves et préalables (...), notamment sur la question de la délégation de pouvoir, la sécurité de nos ministres au niveau d'Abidjan, et le fonctionnement du Conseil national de sécurité (CNS)", a déclaré à l'AFP depuis Bouaké l'adjudant Antoine Beugré, porte-parole du MPCI, indiquant que la rébellion "veut avoir le décret d'attribution de chaque ministre avant de participer" au conseil.

Concernant cette absence, le président Laurent Gbagbo a déclaré "je n'ai pas eu l'occasion de saluer les autres forces puisque je ne les vois pas devant moi aujourd'hui (...) J'avais préparé un petit commentaire sur +la paix des braves+ mais ce sera pour une autre fois".

"Nous avons deux boussoles: les accords de Marcoussis et d'Accra, et la constitution. S'il y a contradiction, on sera obligé d'appliquer la constitution", a-t-il rappelé.

"Un pays sans querelle, sans débat, même virulent, n'est pas un pays, mais un pays en guerre civile cesse petit à petit d'être un pays, à nous de faire la différence entre l'expression des contradictions, oxygène de la vie démocratique, et la guerre civile, porte de la barbarie", a-t-il expliqué.

A l'issue du conseil, la liste des membres du nouveau gouvernement de réconciliation a été officiellement présentée, respectant la répartition conclue à Accra le 8 mars dernier entre les trois rébellions et les sept principaux partis politiques ivoiriens.

La liste que les rebelles ont soumis mardi à M. Diarra a été respectée, propulsant le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, au poste de Ministre d'Etat chargé de la Communication.

En revanche, six ministres du Rassemblement des Républicains d'Alassane Ouattara, sur les sept proposés par ce parti, étaient présents lors du conseil qui s'est tenu jeudi. La numéro 2 du RDR, Henriette Diabaté va occuper le ministère d'Etat en charge de la Justice.

Pour le RDR, le ministère de la Femme de la Famille et de l'Enfant doit revenir à Kandia Camara, récusée par M. Gbagbo. Ce ministère n'a pas encore été attribué.

Il revient au CNS de déterminer ceux qui dirigeront les départements de la Défense et de la Sécurité.

Le président ivoirien a par ailleurs signé jeudi un décret modifiant les horaires du couvre-feu en vigueur en Côte d'Ivoire depuis le début de la crise, le 19 septembre dernier, qui s'applique désormais de 0h00 à 06h00 (heure locale et GMT) sur l'ensemble du territoire.

Gbagbo délègue de larges pouvoirs à M. Diarra pour six mois renouvelables

ABIDJAN, 11 mars (AFP) - 13h52 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a délégué lundi de larges pouvoirs, pour six mois renouvelables, au nouveau Premier ministre Seydou Diarra, qui doit former le 13 mars son gouvernement de réconciliation nationale, selon un décret présidentiel. Dans ce décret, signé par le président lundi soir, en vertu de l'article 53 de la constitution, Laurent Gbagbo délègue certains de ses pouvoirs au Premier ministre dans 16 domaines bien précis et "pour une durée de six mois renouvelable".

Parmi les domaines de compétence concernés figurent notamment le désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'intégrité territoriale et de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire, la refondation et la restructuration des forces de défense et de sécurité, l'élaboration d'un projet de loi spéciale de naturalisation, la préparation des échéances électorales et l'élaboration des propositions de réforme électorale ainsi que le projet d'amendement de la loi sur le foncier rural.

M. Diarra se voit également confier la responsabilité de renforcer le contrôle sur la "neutralité et l'indépendance" des médias, de promouvoir les droits de l'homme et de "lutter contre l'impunité".

Il aura également en charge "les mesures de redressement économiques et la recherche du concours de la communauté internationale au processus de redressement économique".

Le nouveau Premier ministre devra par ailleurs s'occuper de la libération des prisonniers de guerre, ainsi que préparer l'amnistie des militaires détenus pour atteinte à la sûreté de l'Etat.

Le décret stipule que M. Diarra doit "rendre compte régulièrement au Président de la République des avancements réalisés dans l'exécution" de sa mission.

M. Gbagbo est confronté depuis septembre 2002 à des rébellions qui contrôlent de larges parties du pays. Le transfert temporaire de pouvoirs présidentiels au Premier ministre intervient notamment dans le cadre des accords inter-ivoiriens de paix de Marcoussis, (France), signés le 24 janvier.

Selon les termes de ces accords, le "gouvernement de réconciliation nationale sera dirigé par un Premier ministre de concensus qui restera en place jusqu'à la prochaine élection présidentielle à laquelle il ne pourra se présenter".

La prochaine élection présidentielle est prévue en 2005, si le calendrier électoral est respecté, M. Gbagbo ayant été élu en octobre 2000.

Le décret donne également mission à M. Diarra "la poursuite des opérations d'identification (processus de recensement de la population et de délivrance de cartes d'identité) et l'élaboration d'un projet de loi spéciale de naturalisation".

Les accords de Marcoussis demandaient "la suspension du processus d'identification en cours en attendant la prise des décrets d'application de la loi et la mise en place dans les meilleurs délais d'une commission nationale d'identification".

Entamé en 2002, ce processus de recensement et d'identification doit déboucher à terme sur la délivrance de cartes d'identité sécurisées ou de cartes de séjour pour les quelque 16 millions d'habitants de Côte d'Ivoire, mais les méthodes mises en place pour mener à bien l'opération avaient été vivement critiquées, tant par l'opposition que par la rébellion.

M. Diarra devra trouver les moyens de concilier sa lettre de mission avec les accords de Marcoussis également sur le désarmement et la démobilisation des combattants.

Le texte de Marcoussis expliquait en effet que "dès sa prise de fonction, le gouvernement de réconciliation nationale entreprendra le processus de regroupement concomitant des forces en présence sous le contrôle des forces de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest) et des forces françaises".

Rebelles et partis politiques lèvent le blocage sur la Défense et l'Intérieur

ACCRA, 8 mars (AFP) - 12h46 - Rebelles et partis politiques ivoiriens sont finalement tombés d'accord samedi sur la composition du gouvernement de réconciliation que doit diriger le Premier ministre Seydou Diarra, en mettant en place un Conseil de sécurité pour gérer les portefeuilles clés de la Défense et de l'Intérieur. 

Les représentants de sept partis politiques ivoiriens et de trois mouvements rebelles ont signé samedi matin un communiqué final à Accra après avoir abouti à un accord sur la formation du gouvernement de réconciliation prévu par les accords de paix de Marcoussis (France), signés le 24 janvier.

Selon ce texte, deux ministères d'Etat, la Communication et l'Administration du Territoire, sont attribués au Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principal et plus ancien groupe rebelle).

Les participants des discussions d'Accra, qui ont duré 48 heures, ont notamment décidé la mise en place d'un conseil de sécurité de quinze membres auquel seraient confiées les questions de défense et de sécurité.

Seydou Diarra peinait depuis le 10 février à former son gouvernement, dont la composition butait notamment sur l'attribution des portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur, que le MPCI affirmait avoir obtenu au cours de négociations en marge d'un sommet des chefs d'Etat africains organisé à Paris (rue Kléber) les 25 et 26 janvier.

Les partisans les plus extrêmes du président Laurent Gbagbo, s'y opposaient catégoriquement.

Le compromis a été rendu possible grâce à la mise en place "d'un conseil de sécurité de quinze membres (...) pour concourir à la bonne gestion des ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure" comprenant "le président de la République, le Premier ministre, un représentant de chacune des forces politiques signataires de l'accord de Marcoussis, un représentant des FANCI (Forces armées nationales de Côte d'Ivoire), de la gendarmerie nationale et de la police nationale".

"Sur proposition de ce conseil, le Premier ministre soumettra dans les plus brefs délais au président de la République, en vue de leur nomination aux postes de Ministre de la Défense et de Ministre de la Sécurité, des personnalités choisies sur une base consensuelle", précise le communiqué final.

Se réjouissant de l'accord trouvé à Accra, qui marque selon lui "le commencement de la fin de la guerre", le président du comité de suivi des accords de Marcoussis, Albert Tévoedjrè, a précisé que le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir) obtiendrait dix ministères dans le nouveau gouvernement. Les rebelles y obtiennent au total neuf portefeuilles tandis que le principal parti d'opposition, le Rassemblement des Républicains d'Alassane Ouattara, et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique) auront chacun sept départements.

Les parties signataires demandent également "le respect des choix faits par les partis politiques de leurs représentants au gouvernement" et ont "salué la volonté du chef de l'Etat d'appliquer l'accord de Marcoussis avant le 14 mars

Pour Sidiki Konaté, porte-parole du MPCI, cet accord "est bon pour la Côte d'Ivoire, bon pour l'Afrique. Nous allons tous faire de notre mieux pour concrétiser ce que nous avons signé aujourd'hui".

Roger Banchi, représentant du Mouvement populaire ivoirien du Grand ouest (MPIGO), a quant à lui exprimé sa satisfaction reconnaissant "nous avons dû faire un compromis difficile. Nous avons donné, mais n'avons rien reçu. Je suis content pour la paix, mais je ne suis pas heureux de ces sacrifices".

Demandant "la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et prisonniers de guerre", la table ronde d'Accra a également invité "le gouvernement ivoirien, de concert avec les troupes françaises et celles de la CEDEAO, à prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la sécurité des participants à la table ronde de Marcoussis", tout en rappelant "la nécessité pour toutes les forces en présence de faire cesser immédiatement les massacres et tueries".

Cet accord intervient alors que de nouveaux combats ont été signalés dans l'ouest ivoirien, où plus d'une centaine de combattants libériens pro-gouvernementaux ont été interceptés et désarmés vendredi soir par les forces françaises à Duékoué.

Sommet africain: Gbagbo accepte l'accord et un nouveau Premier ministre

PARIS, 26 jan 2003 (AFP) - 3h10 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a accepté samedi un accord de réconciliation pour mettre fin à quatre mois de violences dans son pays et annoncé la nomination d'un nouveau Premier ministre de consensus, Seydou Diarra, tandis qu'à Abidjan des manifestations anti-françaises ont éclaté dans plusieurs quartiers.

"Je viens de signer le décret nommant chef du gouvernement Seydou Diarra. Il lui appartient de mettre sur pied un gouvernement d'union nationale et de présenter la liste des membres du gouvernement à ma signature", a déclaré samedi soir M. Gbagbo, lors d'une conférence de presse à l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris.

Ce gouvernement doit être mis sur pied "rapidement dans les jours qui viennent", a-t-il affirmé ajoutant que les deux "objectifs essentiels de ce gouvernement sont de sortir la Côte d'Ivoire de la guerre et de ramener la prospérité".

"J'ai pris acte des résolutions des négociations de Marcoussis. Dans le cadre de cette conférence (des chefs d'Etats africains réunis à Paris depuis samedi), nous avons commencé à appliquer les décisions prises à Marcoussis c'est-à-dire le partage du pouvoir. Pour cela, il fallait nommer un chef du gouvernement", a ajouté M. Gbabgo, qui a dû accepter une limitation drastique de ses prérogatives.

Déjà Premier ministre sous la transition militaire du général Robert Gueï de décembre 1999 à octobre 2000, M. Diarra --un musulman du Nord ivoirien-- est âgé de 69 ans. Considéré comme un sage dans son pays, il a présidé les débats du Forum national de la Réconciliation tenus entre octobre et décembre

Présidé par le chef de l'Etat français Jacques Chirac, le sommet de deux jours consacré à la Côte d'Ivoire regroupe plusieurs chefs d'Etat africains, ainsi que le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

L'accord de Marcoussis, conclu le 24 janvier, après dix jours de négociations à huis clos, prévoyait la nomination d'un Premier ministre de consensus qui doit diriger un gouvernement de réconciliation nationale.

Le nouveau gouvernement sera composé de neuf ministres d'Etat représentant à égalité les trois grandes forces politiques du pays et les rebelles.

Le Front populaire ivoirien (FPI, au pouvoir), le Rassemblement des Républicains (RDR, de l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara), le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, de l'ancien président Henri Konan Bédié) et le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI, principale rébellion), auront chacun deux portefeuilles d'Etat.

Le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro a annoncé que son mouvement avait obtenu les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur.

Le neuvième doit être désigné par consensus par les délégués de la table-ronde de Marcoussis. Les autres ministères seront attribués à égalité entre ces quatre grandes formations, et d'autres postes permettront aux autres formations politiques d'être représentées.

A Abidjan des manifestations anti-françaises de partisans de Gbabgo ont éclaté malgré le couvre-feu dans plusieurs quartiers de la ville, tandis qu'à Bouaké (centre), deuxième ville du pays et quartier général du MPCI, des scènes d'allégresse ont salué la composition du nouveau gouvernement.

Environ 400 manifestants ont tenté d'incendier certaines parties de l'enceinte du 43ème Bataillon d'Infanterie de Marine (BIMa), et les militaires français ont utilisé les gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants "bien organisés", a indiqué un témoin.

Des pillages ont par ailleurs été signalés dans certains quartiers de la ville.

Les "jeunes patriotes" ont annoncé pour dimanche "des manifestations tous azimuths pour protester contre ces accords".

L'ambassade de France à Abidjan a appellé les ressortissants français vivant dans la capitale économique ivoirienne à rester chez eux dimanche en raison de la situation qui prévaut à Abidjan, ont indiqué à l'AFP les services consulaires.

Environ 16.000 Français, immatriculés au consulat de France, vivent actuellement à Abidjan.

La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis le soulèvement militaire du 19 septembre 2002 qui a fait des centaines de tués et menace de destabiliser l'entière région ouest-africaine. La France a dépêché environ 2.500 soldats dans son ancienne colonie, officiellement pour surveiller un cessez-le-feu entre les belligérants. Son interposition a bloqué l'avancée des rebelles.

Côte d'Ivoire: Nouveau gouvernement d'ouverture avec le RDR (officiel)

ABIDJAN, 5 août 2002 (AFP) - 22h13 - Le Premier ministre ivoirien sortant, Pascal Affi N'Guessan, a formé lundi soir un nouveau gouvernement réunissant "toutes les formations politiques significatives" du pays, dont le RDR (principal parti d'opposition), a annoncé un porte-parole de la présidence. 

Le nouveau gouvernement formé à l'initiative du président ivoirien, Laurent Gbagbo, comprend outre le poste de Premier ministre, 37 portefeuilles, dont 20 pour le Front populaire ivoirien (FPI) d'où est issu le chef de l'Etat.

Le Rassemblement des républicains (RDR, principal parti de l'opposition) de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, absent du gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en octobre 2000, obtient quatre sièges.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI ex-parti au pouvoir) de l'ancien président Henri Konan Bédié se maintient au gouvernement avec sept ministères.

L'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) du général Robert Gueï reste lui aussi présent, avec un seul siège, contre deux précédemment, tout comme le Parti ivoirien des travailleurs, qui obtient deux portefeuilles.

Les deux sièges restant échoient à deux représentants de "la société civile".

Remaniement "technique" du gouvernement ivoirien

ABIDJAN, 25 fév 2002 (AFP) - 21h58 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a procédé à un remaniement ministériel "technique", en changeant de poste deux ministres, selon un décret publié lundi soir, a indiqué la télévision nationale. 

Citant ce décret, la télévision a annoncé ce "léger réaménagement technique" qui fait passer le ministre Sébastien Dano Djédjé, des Relations avec les institutions au ministère de l'Agriculture et des ressources animales.

De son côté, l'ancien ministre de l'Agriculture, Alphonse Douati, remplace M. Dano Djédjé, et prend le ministère des Relations avec les institutions, dont l'Assemblée nationale.

Selon la télévision nationale citant le décret, ce changement vise à "renforcer la cohésion du gouvernement" dirigé par le Premier ministre Pascal Affi N'Guessan.

M. Douati avait été en première ligne dans le cadre de la réforme des filières café-cacao et coton.

Formation du nouveau gouvernement ivoirien

ABIDJAN, 24 jan 2001 (AFP) - 20h19 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a nommé mercredi un nouveau gouvernement dominé par son parti, qui comprend 28 membres (contre 23 précédemment), a annoncé à Abidjan le secrétaire général de la présidence, Kouassi Blé. 

Ce gouvernement a été nommé sur proposition du Premier ministre Pascal Affi N'Guessan qui avait présenté le 21 janvier la démission de son gouvernement, suite aux élections législatives de décembre dernier et aux partielles du 14 janvier.

Cette démission devait permettre aux ministres élus de prendre part à l'élection du président de l'assemblée nationale.

M. N'Guessan avait été immédiatement reconduit par le président Gbagbo qui lui avait donné 72 heures pour former une nouvelle équipe gouvernementale.

Tous les ministres sortants ont été reconduits mercredi, à l'exception de Mamadou Koulibaly, ex-ministre de l'Économie et des Finances, élu lundi à la présidence de l'Assemblée nationale et devenu ainsi le deuxième personnage de l'État.

Le Front populaire ivoirien (FPI) de M. Gbagbo conserve la grande majorité des portefeuilles, avec 19 ministres (contre 17 dans le gouvernement précédent).

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), au pouvoir de l'indépendance au coup d'État du 24 décembre 1999, a cinq ministères, soit un de plus que dans l'équipe sortante.

Le Parti ivoirien des travailleurs (PIT), allié au FPI, conserve ses deux portefeuilles, tandis que deux "indépendants" font leur entrée au gouvernement.

Ce gouvernement a été formé "dans l'esprit de l'accord de Yamoussoukro", par lequel les partis ivoiriens s'étaient engagés en août dernier à former un gouvernement d'union nationale après l'élection présidentielle d'octobre 2000, remportée dans des conditions dramatiques par M. Gbagbo.

Le Rassemblement des Républicains (RDR) de l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, qui a boycotté les législatives, a maintenu son refus de participer au gouvernement.

 

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