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Le vécu quotidien des personnes vivant avec le VIH à Niamey

Résumé du rapport: 

Ce rapport est le 5ème que le LASDEL consacre au VIH/SIDA à Niamey, dans le cadre de sa collaboration de longue durée avec SOLTHIS1. Il porte plus particulièrement sur le vécu des PvVIH, et les relations que ceux-ci entretiennent avec leur famille et leur entourage. Ce thème avait déjà été étudié dans d’autres pays africains2, mais jamais au Niger. Les entretiens réalisés par Aïssa Diarra, Adamou Moumouni, Mahaman Moha, Oumarou Issaka et Abdoulaye Ousséini confirment le poids omniprésent de la stigmatisation (ou de la crainte de la stigmatisation) ; les traumatismes et angoisses liés à l’annonce après dépistage ; les difficultés que rencontrent les PvVIH à partager, de façon d’ailleurs toujours sélective, l’information sur leur statut ; le caractère mythique des clichés pourtant si répandus sur la soidisant solidarité familiale en Afrique3; les détresses psychologiques, affectives et sexuelles que vivent de nombreux hommes et femmes séropositifs ; ou le rôle sécurisant et reconstructeur de sociabilité que jouent les associations de PvVIH.

Dans les nombreuses citations de propos tenus par les PvVIH rencontrés et à travers les fort intéressantes études de cas qui sont présentées dans ce rapport, divers éléments surgissent particulièrement, que nous voudrions souligner. Les problèmes autour du dépistage et de l’annonce La « carrière » de la plupart des PvVIH, qui sont passés par les nombreux symptômes de la maladie, commence par une longue marche vers le dépistage, sous des formes diverses et avec l’intervention d’acteurs multiples, au fil d’itinéraires thérapeutiques complexes. La « carrière » des femmes enceintes dépistées dans le cadre de la PTME commence au contraire de façon inopinée et brutale. Mais, pour les uns et les autres, presque toujours, le traumatisme de l’annonce est incontournable (même si certains, de façon inattendue, font exception, pour des raisons d’ailleurs variées : diagnostic déjà anticipé, perception du Sida comme maladie chronique gérable, fatalisme religieux…). L’attente du résultat, les mots (pas toujours heureux) utilisés par l’annonceur, l’effondrement psychologique qui suit restent gravés dans les mémoires.

Les secours alors parfois trouvés auprès de compagnons d’infortune, en particulier dans les associations de PvVIH, semblent particulièrement importants.................

Date du rapport: 
Lundi, 1 Décembre, 2008
Nom de la structure: 
LASDEL (Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local)
Contact de la structure: 
BP 12 901, Niamey, Niger – tél. (227) 20 72 37 80 BP 1 383, Parakou, Bénin – tél. (229) 23 10 10 50
Auteurs: 
A. Diarra & A. Moumouni Assistants de recherche: M. Moha, O. Issaka, A. Ousseini Préface : JP. Olivier de Sardan
Etude commandé par: 
LASDEL (Laboratoire d'Etudes et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local)