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APE: UNE OPPORTUNITE POUR LA CÔTE D’IVOIRE ?

Résumé du rapport: 

La présente étude vise à évaluer les effets de l’accord de partenariat économique intérimaire sur l’économie ivoirienne. Pour atteindre cet objectif, le modèle de simulation des politiques commerciales relatives aux produits agricoles est utilisé, en faisant l’hypothèse d’une ouverture du marché de l’union européenne à 100% et d’une ouverture à 80% du marché ivoirien aux produits en provenance de l’Union Européenne.

Au niveau du secteur agricole et d’élevage, les résultats de simulation montrent que l’ouverture n’a pas d’impact sensible sur la production de cacao fève, de café vert, de banane, ainsi que de celle des céréales. En effet, la plupart de ces produits agricoles stratégiques entraient déjà en franchise des droits de douane sur le marché européen. La production de la viande bovine et de mouton va s’augmenter contrairement à celle de la volaille et de la viande de porc.

En ce qui concerne le secteur de l’industrie agroalimentaire, l’ouverture du marché européen va accroître la production de nos principaux produits d’exportation notamment la production de cacao transformé, à savoir le beurre et la poudre de cacao ainsi que celle de la production du café transformé. On remarque de fortes hausses pour la production de sucre brut, tandis que celle du sucre raffiné baisse de manière drastique en raison de la forte concurrence sur le marché mondial. En ce qui concerne les produits sensibles et les autres produits, les résultats montrent que l’ouverture n’a pas d’effets sensibles sur la production, du coton et du caoutchouc. Par ailleurs, les résultats montrent une baisse des revenus de l’Etat, ce qui va se traduire par une réduction des investissements dans les secteurs sociaux notamment la santé et l’éducation.

Au vu de ces résultats, il est recommandé au gouvernement ivoirien de prendre des mesures pour exclure les produits stratégiques de la libéralisation. Pour les produits à libéraliser, il faudrait adopter un démantèlement progressif pour permettre au pays de s’adapter aux nouvelles reformes tarifaires. Au niveau structurel, le gouvernement devrait mettre l`accent sur la transformation du café et du cacao qui présentent une opportunité à saisir.

Au niveau fiscal et institutionnel, la perte des recettes douanières nécessite des mesures de compensation et demande l’engagement de l’Union Européenne. Il faudrait aussi renforcer les capacités humaines et institutionnelles, des structures chargées des négociations et de la mise en oeuvre des APE. Dans les cas où les produits devaient faire l’objet d’une libéralisation, une mise à niveau des industries concernées par ces produits, doit être entreprise le plus tôt possible afin de leur permettre de faire face à la concurrence des produits européens.

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PDF icon buped_11.2012_dr_sobia_yoli.pdf
Date du rapport: 
Dimanche, 1 Janvier, 2012
Nom de la structure: 
Cellule d’Analyse de Politiques Economiques du CIRES (CAPEC)
Contact de la structure: 
Tel.: (225) 22 44 41 24 Fax : (225) 22 48 51 68 E-mail : info@capec-ci.org, assistanat@capec-ci.org Bd. Latrille près du Lycée Classique d'Abidjan 08 BP 1295 Abidjan 08 - Côte d'Ivoire
Auteurs: 
Dr SOBIA Aïssata, Dr YOLI Bi Sani Martin M. KOUAME Franck Désiré &M. KOUASSI Célestin, Chercheurs Associés - CAPEC
Etude commandé par: 
Cellule d’Analyse de Politiques Economiques du CIRES (CAPEC)