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Congo
PROGRAMMES DES BAILLEURS DE FONDS
PROGRAMMES REGIONAUX DE PROMOTION DU COMMERCE EXTERIEUR

1.    TRADECOM Facility

Donateurs du TRADECOM Facility :

Groupe ACP financé par le Fonds Européen de Développement

Objectifs  du TRADECOM Facility :

Le Programme TradeCom a été conçu en vue d’organiser et de coordonner l’assistance technique en matière commerciale en faveur des pays ACP. Le but du projet consiste à consolider voire à créer, le cas échéant, les capacités nécessaires pour permettre aux pays ACP de mettre en œuvre leurs propres politiques commerciales en vue d’atteindre le développement durable, la réduction de la pauvreté et une intégration réussie au sein du système commercial mondial. Le programme, de ce fait, entend développer les capacités au sein des pays et régions ACP et procurer une expertise intellectuelle pour les aider à penser leurs propres politiques commerciales de développement, de mettre en œuvre les accords de commerce existants ainsi que formuler des stratégies de négociations efficaces sur des matières commerciales.

Il comprend trois composantes:

-          Formulation des politiques commerciales ;

-          Négociations commerciales ;

-          Mise en œuvre des politiques commerciales et des accords commerciaux internationaux.

Bénéficiaires du TRADECOM Facility :

·         Pays ACP 

Les 79 pays et leurs organes gouvernementaux sont des bénéficiaires potentiels de TradeCom Facility, notamment les 14 pays de la zone franc

·         Organisations d’intégration régionale dont :

-          Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) 

-          Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) 

-          Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)

-          Commission de l’Union africaine (UA) 

  

·         Autres bénéficiaires

-          Les universités et autres institutions de formation et de pédagogie 

-          Les organisations non gouvernementales se préoccupant principalement des questions liées au commerce

-           Les organisations représentant des opérateurs économiques, tels que les chambres de commerce ou les associations professionnelles

-           Des organismes représentant les consommateurs ou les autres acteurs de la société civile essentiellement impliqués dans les questions liées au commerce.

Pour plus d’informations, consultez le site www.tradecom-acepeu.org


 

2.    Programme Initiative Pesticides (PIP)

Donateurs du PIP :

Union Européenne (UE)

Objectifs du PIP :

Le Programme Initiative Pesticides (PIP) a été mis en place par l’Union Européenne à la demande du Groupe des Etats ACP afin de prévenir les effets négatifs des changements réglementaires en cours sur la filière d’exportation concernée et de renforcer durablement ce secteur d’activité. Il vise deux objectifs principaux :

  • permettre aux entreprises ACP de se conformer aux exigences européennes en matière de qualité sanitaire et de traçabilité ;
  • consolider la place des petits producteurs dans la filière d'exportation horticole ACP.

Partenaire de l'entreprise, le programme entend ainsi la soutenir à chaque étape, en l'informant sur l'évolution de la législation européenne mais aussi en l'aidant à répondre de façon concrète à des questions aussi diverses que les adaptations à réaliser, leur coût, les moyens humains et financiers à mobiliser.

Pour plus d’informations, consultez le site http://www.coleacp.org/fr/pip/11783-accueil

Bénéficiaires du PIP :

Tous les 14 pays de la zone franc


 

3.    Projet AMADE (Accès aux Marchés de l’Aide Publique au Développement)

Donateurs  du projet AMADE:

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Objectifs du projet AMADE :

Le projet Accès aux marchés de l’aide publique au développement (AMADE) a pour vocation d’aider les entreprises des pays membres de la Francophonie à répondre à ces besoins.

Il propose aux pays membres quatre services complémentaires :

-          Information
Il s’agit de mettre à la disposition des pays des informations fiables et actualisées en français sur les procédures de financement, la formulation et la préparation des projets, les procédures d’attribution et les règles de passation des marchés de l’aide publique au développement.

-          Veille projets et marchés

Un système de veille et d’alerte électronique portant sur les stratégies d’intervention et les projets de la plupart des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Il facilite l’identification d’opportunités de marchés et permet de mieux se préparer à répondre aux appels d’offres correspondants, grâce à la surveillance quotidienne de l’évolution des projets depuis leur évaluation ex-ante jusqu’à leur approbation pour financement et leur mise en marché.

 

-          Appui au développement de services aux entreprises

Dans chaque pays bénéficiaire, le projet est mis en œuvre par des partenaires locaux. Organismes d’appui aux entreprises, ils hébergent et animent un « point focal », chargé d’identifier des opportunités d’affaires pour les entreprises locales, de les familiariser avec les procédures de passation des marchés et de les accompagner dans leurs démarches de réponse aux appels d’offres.

-          Renforcement de capacités

Identifier et répondre aux appels d’offres de marchés, en particulier ouverts à la concurrence internationale, nécessite l’acquisition de savoirs faire et de compétences nombreuses et spécifiques : constitution et entretien d’un réseau de contacts, montage de partenariats, évaluation d’un marché et de ses capacités à y répondre, connaissance des procédures, évaluation des délais et des coûts d’exécution, rédaction d’un dossier de soumission, etc. Le projet prévoit le renforcement des capacités des entreprises à mieux appréhender les exigences et contraintes des bailleurs de fonds et des procédures de passation des marchés, mais surtout le renforcement de la capacité des points focaux à accompagner les entreprises sur les marchés publics.

Dans la mise en œuvre de ses activités, le projet AMADE cherche par ailleurs à encourager et favoriser le dialogue public-privé-bailleurs de fonds en matière de marchés publics. 
Il appuie notamment le Programme régional de réforme des marchés publics mis en œuvre par l’UEMOA, en vue de la sensibilisation et la formation du secteur privé aux nouvelles directives de passation des marchés adoptées en 2005 par l’UEMOA.

Bénéficiaires du projet AMADE :

L’ensemble des Etats et gouvernements membres de la Francophonie est éligible au projet en particulier les opérateurs économiques des pays en développement notamment ceux des 14 pays de la zone franc

 Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’Espace Economique Francophone (EEF) www.espaceeconomiquefrancophone.com.


 

4.    JITAP

Donateurs du JITAP

Le JITAP est un programme initié et soutenu par le Centre de commerce international (CCI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement (CNUCED).

Objectifs du JITAP

Renforcement de la capacité de 16 pays africains en matière de système commercial multilatéral

Bilan du JITAP

La deuxième phase du Programme intégré conjoint d’assistance technique (JITAP) s’est achevée en 2007.

Le programme a démarré en 1996 et la seconde étape a duré de février 2003 à décembre 2007. Les 16 pays africains, dont 10 PMA, bénéficiaires du JITAP sont: Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Tunisie, Ouganda, Zambie.

Le JITAP a créé ou renforcé les capacités entrepreneuriales, institutionnelles et humaines dans cinq secteurs principaux:

  • Négociations commerciales, mise en œuvre des accords de l’OMC et formulation de politiques commerciales connexes, via les Comités interinstitutionnels (CII), les cadres officiels pour l’organisation de débats avec les parties prenantes nationales et la prise de décisions sur le SCM;
  • Fourniture d’informations techniques fiables sur le SCM, en mettant l’accent sur les normes et les exigences en matière de qualité, via les centres de références (CR) sur le SCM et les points d’information nationaux (PIN);
  • Développement de la base nationale de connaissances sur le SCM, via la formation de formateurs et la création de réseaux de formateurs;
  • Développement de cadres politiques et de stratégies sectorielles pour les marchandises, les produits de base et les services incluant une connaissance des marchés par les entreprises exportatrices et prêtes à exporter afin de développer et de stimuler la production et les exportations;
  • Connexion des capacités institutionnelles et humaines créées dans chaque pays – afin d’encourager les synergies et l’échange d’expertise et d’expériences (incluant l’échelon sous-régional) afin de garantir la durabilité de ces capacités par-delà la durée de vie du programme.

Chacune des trois organisations partenaires a contribué aux cinq composantes du programme en fonction de leur avantage comparatif spécifique.

 

 

 Le CCI a participé sur deux fronts:

  • Il a fourni un accès à divers outils d’intelligence commerciale afin de soutenir plusieurs composantes du programme, et
  • Il a assuré l’exécution de la totalité de la composante 4 concernant l’initiative liée à la stratégie sectorielle.

Des producteurs, des exportateurs et des parties prenantes sectorielles de 15 pays ont identifié 120 secteurs d’exportation prioritaires. L’ITC a fourni un tutorat méthodologique, des outils analytiques et des contributions financières permettant aux équipes nationales de développer 41 stratégies sectorielles, et de:

  • Comprendre les tendances de la demande internationale;
  • Évaluer les capacités d’offre nationales et identifier les obstacles à une offre d’exportation plus flexible;
  • Formuler et mettre en œuvre les stratégies d’exportation sectorielles.

Les résultats obtenus  sont les suivants :

 

  • Botswana

    La stratégie adoptée par le Botswana dans le secteur de la viande de bœuf a permis à toutes les parties prenantes d’éviter l’effondrement de la production et des exportations de bœuf. En conséquence, le prix du bétail a fortement augmenté, contribuant à améliorer le revenu des fermiers dans cette économie fondée sur l’élevage et fortement tributaire du bœuf.

 

  • Bénin

    Suite à la confirmation de la viabilité économique des exportations de manioc, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin a négocié un accord de partenariat entre le Bénin et la Thaïlande, qui a permis de créer des unités de production de fécule et d’alcool – un bon exemple de coopération Sud-Sud réussie.
  • Burkina Faso

La stratégie d’exportation pour les graines oléagineuses, prônée par le Conseil des oléagineux du Burkina Faso, a permis de stimuler l’exportation de graines de sésame, de beurre de karité et d’arachides grâce à une diversification des marchés.

  • Ouganda

    La stratégie pour les fruits et légumes bio a permis d’améliorer les revenus des fermiers, tel que corroboré par les résultats concrets obtenus quant aux objectifs du programme ougandais d’éradication de la pauvreté. En outre, le nombre d’entreprises ougandaises d’exportation de produits bio est passé de 5 à 27 entre 2001 et 2006.

 

  • Mauritanie

    Depuis septembre 2007, le groupe en charge de la stratégie sectorielle met la dernière main à la nouvelle stratégie sectorielle du secteur des cuirs et peaux. Les parties prenantes impliquées ont déjà acheté l’équipement nécessaire pour améliorer la qualité des exportations et formé un groupe de techniciens pour le faire fonctionner.
  • Malawi

    Jusqu’ici, plus de 500 fermiers cultivant du coton ont reçu une formation technique axée sur la production, l’entretien du terrain et l’utilisation des engrais, permettant ainsi d’améliorer la qualité du coton exporté.
  • Kenya

    La mise en œuvre des aspects politiques de la stratégie concernant la pêche et les produits de la pêche a permis d’augmenter les exportations au cours des deux dernières années. En outre, le Gouvernement du Kenya et la Banque mondiale débattent actuellement du soutien à la mise en œuvre des stratégies développées par le JITAP dans les secteurs du café et de l’horticulture.
  • Sénégal

    Dans le cadre de la formulation de leur stratégie, les exportateurs sénégalais de mangues ont réussi à faire pression sur leur Gouvernement afin qu’il réforme les politiques en vue d’alléger les impôts sur les facteurs de production agricoles; il en est résulté une hausse des prix et du volume des produits exportés.

Perspectives

Bien que le JITAP ait achevé ses activités en 2007, le CCI, la CNUCED et l’OMC débattent actuellement avec des pays africains du développement d’un nouveau programme intégré d’assistance au commerce afin de compléter les activités de l’Aide pour le commerce en Afrique.


 

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