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L'actualité du Togo en 2009
(d'après l'Agence France Presse)

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Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé a confirmé mercredi soir la tenue de la présidentielle le 28 février 2010, date proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni)
LOME, 31 déc 2009 - Le président togolais Faure Gnassingbé a confirmé mercredi soir la tenue de la présidentielle le 28 février 2010, date proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a-t-on appris jeudi de source officielle. "Le corps électoral est convoqué le dimanche 28 février 2010 pour l'élection présidentielle. Les bureaux de vote sont ouverts de 7H00 à 17H00 (heure locale et GMT)", indique un décret présidentiel lu sur les médias d'Etat. Le décret a fixé la caution à verser par les candidats à 20 millions de F.CFA. (30.489 euros). "Dans le cas où le candidat obtient au moins 5% des suffrages exprimés, ce cautionnement lui est remboursé sans délais dès la proclamation des résultats", souligne le décret. Pour la présidentielle d'avril 2005, la caution avait été fixé" à 10 millions de F.CFA (15.245 euros). Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés. La classe politique est divisée depuis quelques mois sur le mode de scrutin à cette présidentielle. Les deux poids lourds de l'opposition: l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, soutenus par d'autres partis d'opposition, réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que rejette le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir). Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré a, lors d'une discussion avec les acteurs politiques togolais le 27 décembre à Ouagadougou, préconisé que cette présidentielle se déroule en un seul tour, ce qu'a rejeté l'opposition. D'autres personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson, défait en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat du président français François Mitterrand, ont annoncé leur candidature à l'élection présidentielle. L'actuel président Faure Gnassingbé, fils du général défunt Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé le Togo de 1967 à 2005, ne s'est pas encore déclaré.


Togo: L'Union européenne a octroyé au Togo environ 6 milliards de F.CFA pour l'organisation de la présidentielle du 28 février 2010

LOME, 23 déc 2009 - L'Union européenne (UE) a octroyé au Togo environ 9 millions d'euros (environ 6 milliards de F.CFA) pour l'organisation de la présidentielle du 28 février 2010, a annoncé mercredi la délégation de la Commission européenne à Lomé. Cette subvention non remboursable doit permettre aux autorités togolaises d'organiser "des élections présidentielles libres, équitables, transparentes et paisibles, conformément aux standards internationaux", selon un communiqué. Ce don doit aussi "renforcer les capacités des acteurs principaux dans la perspective des scrutins futurs", indique la même source. Il s'agit en particulier d'appuyer la Commission électorale nationale indépendante (Céni), ainsi que la Haute autorité de l'audiovisuel et de communication (HAAC) et l'observation électorale, souligne encore le communiqué. C'est la première fois que la Céni organise une élection présidentielle au Togo, une tâche dévolue auparavant au ministère de l'Administration territoriale. Parmi les personnalités politiques qui ont annoncé leur canidature figurent Maurice Dahuku Péré, ancien membre influent du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) et candidat malheureux en 2003 ainsi que le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, ex-secrétaire d'Etat du président français François Mitterrand. L'actuel président Faure Gnassingbé, fils du général défunt Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé le Togo de 1967 à 2005, ne s'est pas encore déclaré.


Togo: La nouvelle compagnie régionale "Asky" effectuera son premier vol le 15 janvier 2010 à Lomé, a annoncé le président du Conseil d'administration Gervais Djondo

LOME, Dec 2, 2009 - La nouvelle compagnie régionale "Asky" effectuera son premier vol le 15 janvier 2010 à Lomé, a annoncé le président du Conseil d'administration Gervais Djondo. "Nous nous sommes bien préparés, car nous avons mis les moyens nécessaires", a déclaré mardi M.Djondo lors d'une conférence de presse. Selon lui, la compagnie va démarrer ses activités avec deux "Boeing 737" neufs de "nouvelle génération, sûrs et fiables". "Pour nos liaisons, nous mettrons en oeuvre un programme varié couvrant l'Afrique de l'Ouest et du Centre", a précisé M.Djondo. Créée en décembre 2007, la Compagnie "Asky" basée à Lomé, est une structure privée dont le capital est estimé à 120 millions de dollars. Plusieurs partenaires participent à son capital dont la banque panafricaine "Ecobank", la Banque ouest-africaine de développement, la Banque d'Investissement de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest et la compagnie éthiopiennne "Ethiopian Airlines". Cette dernière occupe la place du "partenaire stratégique" et participe à hauteur de 20% au capital de la Compagnie "Asky".


Togo: Plusieurs milliers de militants et sympathisants du principal parti d'opposition ont manifesté samedi dans la capitale togolaise Lomé pour exiger un scrutin présidentiel à deux tours le 28 février 2010

LOME, 28 nov 2009 - Plusieurs milliers de militants et sympathisants du principal parti d'opposition ont manifesté samedi dans la capitale togolaise Lomé pour exiger un scrutin présidentiel à deux tours le 28 février 2010, a constaté l'AFP. A l'appel de l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, les manifestants ont parcouru les rues de Lomé, avant d'organiser un meeting dans un petit stade. Sur des banderoles et pancartes brandies par des manifestants, vêtus pour la plupart de tee-shirts jaunes à l'effigie de M.Olympio, on pouvait lire: "sans scrutin à deux tours, pas d'élections", "deux tours ou rien" ou encore "élections à deux tours pour un pays civilisé". "Le parti au pouvoir n'a jamais accepté que les règles du jeu soient claires. Ce qui lui permet de mettre en ouvre sa stratégie de fraude dont l'élément fondamental est la falsification du fichier électoral", a déclaré Jean Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC. "Nous n'allons pas baisser les bras, nous irons jusqu'au bout", a-t-il averti. Plusieurs autres partis d'opposition dont l'allié principal de l'UFC, le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo, étaient représentés au meeting. Dans le même temps, plusieurs milliers de jeunes, sympathisants du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ont appelé lors d'un meeting au stade municipal de Lomé le président Faure Gnassingbé à se porter candidat à la présidentielle de 2010. Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection du président a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés. Cette disposition a fait l'objet de plusieurs discussions entre acteurs politiques notamment lors d'une rencontre en août dernier à Ouagadougou (Burkina Faso) sous l'égide du président burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais. Selon un mémorandum signé alors, des "réflexions" devaient se poursuivre à Lomé mais aucune rencontre ni aucun débat n'ont été organisés à ce jour.


Togo: Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé jeudi à manifester le 28 novembre pour exiger un scrutin présidentiel à deux tours le 28 février 2010

LOME, 26 nov 2009 - Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé jeudi à manifester le 28 novembre pour exiger un scrutin présidentiel à deux tours le 28 février 2010. Selon un communiqué de l'UFC, le mode de scrutin à deux tours est devenu "la norme régionale qui permet d'asseoir la légitimité du président élu et de dédramatiser le jeu politique". "Le Togo est le seul pays de la région (ouest-africaine) à avoir supprimé le scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Le parti au pouvoir n'a jamais accepté que les règles du jeu soient claires", souligne l'UFC. Le 17 novembre, l'UFC et le Comité d'action pour le renouveau (CAR, deuxième parti d'opposition) de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo avaient menacé de boycotter la présidentielle si le scrutin ne s'effectue pas à deux tours. Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002, l'élection du président a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés". Cette disposition a fait l'objet de plusieurs discussions entre acteurs politiques notamment lors d'une rencontre en août dernier à Ouagadougou sous l'égide du président burkinabè Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais. Selon un mémorandum signé alors, des "réflexions" devaient se poursuivre à Lomé mais aucune rencontre ni aucun débat n'ont été organisés à ce jour.


Togo : Les deux principaux partis d'opposition togolais ont menacé mardi de boycotter la présidentielle du 28 février prochain si le scrutin ne s'effectue pas à deux tours

LOME, 17 nov 2009 - Les deux principaux partis d'opposition togolais ont menacé mardi de boycotter la présidentielle du 28 février prochain si le scrutin ne s'effectue pas à deux tours. Dans des communiqués séparés, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'Action pour le renouveau (CAR) de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo "n'entendent participer à la présidentielle de 2010 que si le mode de scrutin est à deux tours". L'UFC et le CAR appellent les forces vives du pays à se "mobiliser en vue de faire rétablir, conformément à l'attente des populations, le scrutin à deux tours". Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002, "l'élection du président de la république a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Le président de la république est élu à la majorité des suffrages exprimés". Cette disposition a fait l'objet de plusieurs discussions entre acteurs politiques notamment lors d'un récent dialogue à Ouagadougou sous l'égide de Blaise Compaoré, président burkinabè et facilitateur du dialogue intertogolais. Selon un "mémorandum" signé à l'issue de ce dialogue en août dernier, des "réflexions" devaient se poursuivre à Lomé mais aucune rencontre ni aucun débat n'ont été organisés à ce jour. L'UFC et le CAR se sont alliés début février pour désigner un candidat unique pouvant affronter celui du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), le président sortant Faure Gnassingbé. Ce dernier ne s'est encore pas déclaré. Lors des législatives de 2007, ces deux partis politiques avaient totalisé ensemble 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels circonscription par circonscription, en l'absence de résultats officiels en voix. A elle seule, l'UFC avait obtenu 867.507 suffrages.


Togo: Issifou Taffa Tabiou, 57 ans, représentant de la société civile, a été élu par "consensus" à l'issue de trois jours de discussions, nouveau Président à la tête de la Commission électorale

LOME, 14 oct 2009 - Un nouveau président a été élu mercredi à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d'organiser et de superviser la présidentielle prévue le 28 février prochain, a constaté l'AFP. C'est la première fois que la commission électorale organisera un scrutin présidentiel au Togo, la tâche étant auparavant dévolue au ministère de l'Administration territoriale. Issifou Taffa Tabiou, 57 ans, représentant de la société civile, été élu par "consensus" à l'issue de trois jours de discussions. "Le consensus est périlleux. J'invite mes collègues à la vigilance, car nous n'avons que 142 jours pour organiser les élections", a-t-il indiqué à l'AFP. C'est la deuxième élection à la tête de cette institution en l'espace d'un mois. La première, remportée le 15 septembre par Henri Lardja Kolani, un représentant de l'opposition extra-parlementaire, a été annulée vendredi, après un accord signé récemment par les acteurs politiques togolais à Ouagadougou, sous l'égide du facilitateur du dialogue intertogolais, le président Blaise Compaoré, suite à une requête de l'opposition. L'Union des forces de changement (UFC, opposition) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR, opposition) de Yawovi Agboyibo, ainsi que deux autres membres de l'opposition extra-parlementaire ne siégeaient plus à la Céni, pour protester contre la façon dont avait été élu le président de cette institution composée de 17 personnes. La Céni est composée de 5 membres issus du CAR, 5 de l'UFC, 5 du parti au pouvoir, 3 de l'opposition extra-parlementaire, 3 de la société civile et 1 de l'administration. Plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat du président français François Mitterrand, se sont déclarés candidats à la présidentielle face au président sortant Faure Gnassingbé. Ce dernier ne s'est encore toutefois pas déclaré.


Togo: L'élection du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a été annulée après un accord signé récemment par les acteurs politiques togolais à Ouagadougou, sous l'égide du facilitateur du dialogue intertogolais, le président Blaise Compaoré

LOME, 9 oct 2009 - L'élection du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a été annulée après un accord signé récemment par les acteurs politiques togolais à Ouagadougou, sous l'égide du facilitateur du dialogue intertogolais, le président Blaise Compaoré, selon une source officielle. La Céni va reprendre ses travaux pour élire son bureau et son nouveau président, indique un communiqué signé par le gouvernement et les partis politiques représentés au Parlement. Pour la première fois, c'est la Céni qui est chargée d'organiser et superviser la présidentielle, prévue le 28 février 2010, une tâche dévolue auparavant au ministère de l'administration territoriale. Trois partis politiques sont représentés au Parlement: le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir avec 50 députés), l'Union des forces de changement (UFC, opposition, 27 députés) et le Comité d'action pour le renouveau (CAR, opposition 4 députés). L'UFC de Gilchrist Olympio et le CAR de Yawovi Agboyibo, ainsi que deux autres membres de l'opposition extra-parlementaire ne siègent plus depuis plusieurs jours à la Céni, pour protester contre la façon dont avait été élu le président de cette institution, composée de 17 personnes (5 pour le CAR et l'UFC, 5 pour le parti au pouvoir, 3 pour l'opposition extra-parlementaire, 3 pour la société civile et 1 pour l'administration). Réunis à Lomé ces deux derniers jours, les responsables des trois formations parlementaires n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un nom pour prendre la direction de la Céni. "Les trois partis politiques ont constaté l'impossibilité d'aboutir à un consensus. Le travail va se poursuivre lundi à la Céni conformément à son règlement intérieur", a indiqué à l'AFP Pascal Bodjona, ministre de l'administration et porte-parole du gouvernement. Plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat du président français François Mitterrand, ont fait acte de candidature face au président sortant Faure Gnassingbé. Ce dernier ne s'est encore toutefois pas déclaré.


Togo : Les deux principaux partis d'opposition du Togo appellent à une marche samedi prochain contre la façon dont a été élu le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée de superviser l'élection présidentielle de février 2010

LOME, 24 sept 2009 - Les deux principaux partis d'opposition du Togo appellent à une marche samedi prochain contre la façon dont a été élu le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée de superviser l'élection présidentielle de février 2010, a-t-on appris jeudi auprès des deux partis. L'appel émane de l'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'action pour le renouveau (CAR), deux formations qui ont noué une alliance en février dernier et réfléchissent à un candidat unique pour affronter l'actuel président Faure Gnassingbé. "La procédure d'élection du président de la CENI viole le règlement intérieur de cette institution. C'est un nouveau coup de force du Rassemblement du peuple togolais" (RPT, le parti au pouvoir), a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC. "Nous ne pouvons pas rester inactifs. Nous appelons toute la population à se joindre à cette marche", a-t-il indiqué. Les cinq représentants de l'UFC de Gilchrist Olympio et du CAR de Yawovi Agboyibo, ainsi que deux autres membres issus de l'opposition extra-parlementaire ne siègent plus depuis quelques jours à la Commission électorale, composée de 17 membres (5 pour le CAR et l'UFC représentés au Parlement, 5 pour le parti au pouvoir, 3 pour l'opposition extra-parlementaire, 3 pour la société civile et 1 pour l'administration). L'UFC et le CAR avaient totalisé ensemble 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT lors des législatives d'octobre 2007, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels communiqués circonscription par circonscription. A elle seule, l'UFC a engrangé 867.507 suffrages. Plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat du temps du président français François Mitterrand, ont déjà fait acte de candidature.


Togo: La Commission électorale nationale indépendante du Togo a fixé au 28 février 2010 la prochaine élection présidentielle

LOME, 19 sept 2009 - La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Togo a fixé au 28 février 2010 la prochaine élection présidentielle, a annoncé vendredi soir son président, Lardja Henri Kolani, lors d'une conférence de presse. Chargée d'organiser et de superviser l'élection, la Céni a la responsabilité du choix de la date, mais c'est le conseil des ministres qui convoque par décret le corps électoral. Les représentants de l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et du Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo - les deux principaux partis de l'opposition représentés au Parlement - boycottent depuis trois jours la Céni pour protester contre la procédure de vote adoptée lors de l'élection du président de cette institution. La Céni a également fixé les dates de la campagne électorale qui se déroulera du 13 au 26 février. Plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat du temps du président François Mitterrand, ont déjà annoncé leur intention de se présenter à ce scrutin présidentiel. L'UFC et le CAR qui ont passé une alliance en février, s'activent de leur côté à désigner un candidat unique pour affronter l'actuel président Faure Gnassingbé. Ce dernier, arrivé au pouvoir début 2005 dans des conditions chaotiques après le décès de son père Gnassingbé Eyadema, sera très vraisemblablement le candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).


Togo : Deux ministres issus d'un parti d'opposition au Togo ont démissionné jeudi du gouvernement, en prévision de l'élection présidentielle de 2010

LOME, Sept 10, 2009 - Deux ministres issus d'un parti d'opposition au Togo ont démissionné jeudi du gouvernement, en prévision de l'élection présidentielle de 2010, a-t-on appris de sources officielles. Il s'agit du ministre d'Etat, chargé de l'Industrie, l'Artisanat et des Innovations technologiques, Léopold Gnininvi, et de celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Messan Aduayom. MM. Gnininvi et Aduayom, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) ont décidé de "reprendre leur liberté de militants" à l'approche de la présidentielle, selon un communiqué de la présidence togolaise. "Le président Faure Gnassingbé, tout en regrettant leur départ du gouvernement, a accepté ces démissions", est-il souligné dans le communiqué. Ces deux ministres étaient entrés au gouvernement en septembre 2006 au lendemain d'un accord signé en août 2006 par les acteurs politiques. Aucune date n'a encore fixée pour la présidentielle au Togo. Selon la Cour constitutionnelle, le scrutin doit se dérouler entre le 18 février et le 5 mars 2010. Plusieurs personnalités, dont l'homme d'affaires togolais Nicolas Lawson, candidat malheureux en 2003 et 2005, et l'homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat sous François Mitterrand, ont déjà annoncé leur intention de se présenter à ce scrutin. L'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, les deux poids lourds de l'opposition, s'activent à désigner un candidat unique pour affronter l'actuel président Faure Gnassingbé, élu en 2005 lors d'un scrutin entaché par des violences et des accusations de fraudes. Ce dernier, qui a succédé par ce truchement à son père, le général Gnassingbé Eyadéma au pouvoir durant 38 ans, sera vraisemblablement le candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).


Togo : Les députés togolais ont assoupli les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle en approuvant vendredi à l'unanimité la suppression du quitus fiscal des candidats et celle de la présentation d'un acte de renonciation à toute nationalité étrangère

LOME, 22 août 2009 - Les députés togolais ont assoupli les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle, permettant ainsi au principal opposant de se présenter au scrutin prévu entre le 18 février et le 5 mars, a-t-on appris samedi auprès du parlement. Suivant les recommandations d'un mémorandum signé le 8 août à Ouagadougou (Burkina Faso) par les acteurs politiques, les députés ont notamment approuvé vendredi à l'unanimité la suppression du quitus fiscal des candidats et celle de la présentation d'un acte de renonciation à toute nationalité étrangère. Introduites dans le code électoral en 2002, ces dispositions avaient empêché plusieurs candidats - et notamment l'opposant historique et leader de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition) Gilchrist Olympio - de se présenter aux scrutins présidentiels de 2003 et 2005. Les députés ont également élu les 17 membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d'organiser et de superviser la prochaine présidentielle. "C'est dans un sens d'ouverture et de responsabilité que nous avons voté ce texte qui correspondant à l'esprit des discussions de Ouagadougou", a indiqué Jean Pierre Fabre, le secrétaire général de l'UFC. Selon Pascal Bodjona, ministre de l'Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, l'adoption de ce texte "vient baliser le terrain pour une présidentielle transparente et apaisée". Au Togo, les élections présidentielles ont toujours fait l'objet de contestations suivies de violences, notamment lors de la présidentielle d'avril 2005, au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma après 38 ans de règne. Le gouvernement n'a jamais donné de bilan officiel, mais les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 morts selon l'opposition. D'après un rapport de l'ONU, ces violences ont fait "entre 400 et 500 morts".


Togo: Le parti du président togolais Faure Gnassingbé et son opposition parlementaire "se sont accordés", vendredi à Ouagadougou, sur la composition et les modalités de fonctionnement de la commission chargée d'organiser l'élection présidentielle prévue en 2010

OUAGADOUGOU, 8 août 2009 - Le parti du président togolais Faure Gnassingbé et son opposition parlementaire "se sont accordés", vendredi à Ouagadougou, sur la composition et les modalités de fonctionnement de la commission chargée d'organiser l'élection présidentielle prévue en 2010. Un mémorandum a été signé vendredi à l'issue de quatre jours d'âpres négociations entre les délégués du parti majoritaire et de l'opposition, sous l'égide du chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, "facilitateur" du dialogue intertogolais, a constaté le correspondant de l'AFP. "Les délégations se sont accordées sur les modalités d'organisation et de fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)", souligne un communiqué publié à l'issue des discussions. L'Union des forces de changement (UFC) de l'opposant historique Gilchrist Olympio et son allié, le Comité d'action pour le renouveau (CAR) dirigé par Me Paul Dodji Apevon, étaient farouchement opposés à la nouvelle composition de la Céni voulue par le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) "Sur la composition de la Céni, nous nous sommes mis d'accord. Nous allons nommer certaines personnes, le parti majoritaire aussi va nommer certaines personnes, il y aura la société civile, le gouvernement..." a commenté M. Olympio. La Céni sera composée de 17 membres: cinq issus de la majorité présidentielle, cinq de l'opposition parlementaire, trois de l'opposition extraparlementaire, trois de la société civile et un de l'administration. "Désormais le problème majeur qui divisait la classe politique (togolaise) (...), au sujet de la Céni, est classé", a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Administration territoriale, Pascal Bodjona. Les protagonistes de la crise togolaise se sont également entendus pour alléger les conditions d'éligibilité contestées à la présidence. La candidature du leader de l'opposition Gilchrist Olympio avait été écartée pour les scrutins présidentiels de 2003 et 2005. Selon le communiqué, les trois délégations se sont accordées pour assouplir les textes relatifs à la nationalité et aux obligations fiscales, deux dispositions qui avaient notamment été à l'origine de l'invalidation de la candidature de M. Olympio. En revanche les parties ne se sont pas entendues sur le mode de scrutin: l'opposition parlementaire réclame un scrutin à deux tours tandis que que le RPT n'en veut qu'un. "Nous continuons la réflexion et, avec un peu de chance, nous trouverons une solution qui convient à tout le monde", a déclaré M. Olympio.


Togo: Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a accordé au Togo une subvention non remboursable de 108 millions de dollars pour lutter contre le VIH/sida

LOME, 17 juil 2009 - Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a accordé au Togo une subvention non remboursable de 108 millions de dollars pour lutter contre le VIH/sida, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de la Santé togolais. Ce don servira notamment à soutenir les malades du sida sous traitement d'antiretroviraux (ARV) et à renforcer les actions des associations de lutte contre la pandémie. Au Togo, où le taux de prévalence est estimé à 3,2%, l'accès aux ARV est gratuit depuis novembre 2008. Environ 9.100 malades sur 26.232 bénéficient de ces ARV, selon le Programme national de lutte contre le sida (PNLS).



Togo: Le Parlement togolais a adopté lundi une modification du code électoral lors d'un vote boycotté par les deux principaux partis d'opposition, l'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'action pour le renouveau (CAR)

LOME, 30 juin 2009 - Le Parlement togolais a adopté lundi une modification du code électoral lors d'un vote boycotté par les deux principaux partis d'opposition, l'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'action pour le renouveau (CAR), a-t-on appris mardi auprès du Parlement. L'UFC de Gilchrist Olympio et le CAR de Yawovi Agboyibo n'assistent plus depuis le 11 juin aux discussions au sein du Cadre de dialogue entre le pouvoir et l'opposition pour protester contre son élargissement à de petits mouvements et à la société civile. Les modifications du code électoral avaient été proposées au gouvenement par ce "Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC). Seuls les députés du Rassemblement du peuple togolais (PRT, au pouvoir) présents ont voté ce texte dont 14 dispositions ont été modifiées. Une des principales modifications portent sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée d'organiser et de superviser la présidentielle de 2010. Selon ce nouveau code électoral, le nombre des membres de la CENI est passé de 19 à 17: 5 pour le parti au pouvoir, 5 pour les deux partis d'opposition représentés au Parlement (UFC et CAR), 3 pour les partis politiques extra-parlementaires, 3 pour la société civile et 1 pour l'administration. Le nouveau code prévoit également que la Cour constitutionnelle doit publier la liste des candidats à la présidentielle 25 jours avant le scrutin, contre 18 jours auparavant. L'UFC et le CAR, qui n'ont pas commenté l'adoption du nouveau code, se sont alliés début février pour désigner un candidat unique à la présidentielle prévue entre le 18 février et le 5 mars 2010. Lors des législatives de 2007, ils avaient totalisé ensemble 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels circonscription par circonscription, en l'absence de résultats officiels en voix. A elle seule, l'UFC avait obtenu 867.507 suffrages.


Togo : L'Union européenne a accordé au Togo une subvention non remboursable de 1,8 milliard de francs CFA pour la relance des filières café-cacao et coton

LOME, 25 juin 2009 - L'Union européenne (UE) a accordé au Togo une subvention non remboursable de 1,8 milliard de francs CFA (2,74 millions d'euros) pour la relance des filières café-cacao et coton, a annoncé jeudi le ministère togolais de la Coopération. Ce don permettra le renforcement des capacités techniques de la Fédération des unions de groupements des producteurs de café-cacao du Togo (FUPROCAT) et celle des groupements de producteurs de coton, selon le ministère. Le gouvernement a lancé cette année une vaste campagne visant à relancer ces trois secteurs, les productions ayant considérablement chuté ces dix dernières années, en raison de mauvaise gestion. La production de coton, deuxième produit d'exportation du Togo, est passée de 187.000 tonnes en 1998 à 42.000 tonnes en 2008.


Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé a créé mercredi une commission "Vérité, justice et réconciliation" chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo

LOME, 28 mai 2009 - Le président togolais Faure Gnassingbé a créé mercredi une commission "Vérité, justice et réconciliation" chargée de faire la lumière sur les violences politiques au Togo, notamment lors de la succession du général Eyadéma en 2005, a rapporté jeudi la radio nationale. Cette commission composée de onze religieux, chefs traditionnels et professeurs d'université, présidée par Mgr Nicodème Barrigah, évêque du diocèse d'Atakpamè (175 km au nord de Lomé), selon un décret présidentiel, ne compte aucun représentant des partis politiques. Les acteurs politiques avaient signé en août 2006 un accord prévoyant la création d'une commission chargée de faire la lumière sur les actes de violences politiques commis par le passé et d'étudier des "modalités d'apaisement" pour les victimes. Des consultations sur la composition avaient ensuite été organisées l'an dernier. "Les consultations nationales ont clairement signifié que les représentants des formations politiques ne (devaient) pas siéger au sein de cette commission", a indiqué à l'AFP le ministre des droits de l'Homme, Me Yacoubou Hamadou, précisant que cette instance prendrait ses fonctions vendredi. Le Togo a été secoué ces dernières années par une série de violences électorales, notamment lors de la présidentielle d'avril 2005, au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma après 38 ans de pouvoir. Des violences avaient éclaté, notamment dans les fiefs de l'opposition, après l'annonce de la victoire de l'actuel président Faure Gnassingbé, un des fils du général défunt. Des manifestations avaient été durement réprimées. Le gouvernement n'a jamais donné de bilan officiel, mais les estimations varient de 105 morts, selon une association proche du pouvoir, à 811 morts selon l'opposition. D'après un rapport de l'ONU, ces violences ont fait "entre 400 et 500 morts".



Togo : Le président togolais Faure Gnassingbé a nommé le chef d'Etat major général des Forces Armées Togolaises, le général Zakari Nandja, au poste de ministre d'Etat chargé de l'Eau, de l'Assainissement et l'Hydraulique villageoise

LOME, 18 mai 2009 - Le président togolais Faure Gnassingbé a nommé le chef d'Etat major général des Forces Armées Togolaises (FAT), le général Zakari Nandja, au poste de ministre d'Etat chargé de l'Eau, ont rapporté lundi les médias du pays. "Le général de division aérienne Zakari Nandja est nommé ministre d'Etat, ministre de l'Eau, de l'Assainissement et l'Hydraulique villageoise", en vertu d'un décret présidentiel prononcé dimanche soir, selon la télévision nationale. Faure Gnassingbé a nommé à la succession du général Nandja le général de brigade aérienne Ayéva Essofa, jusqu'alors directeur de cabinet du président. Le colonel Bali Wiyao, du régiment de la garde présidentielle, a été nommé chef d'Etat Major de l'armée de terre. Aucune explication officielle n'a été fournie pour ces changements. Ces nominations interviennent un mois après une "tentative de coup d'Etat" dénoncée par M. Gnassingbé et qui devait se dérouler lors de son déplacement prévu en Chine le 12 avril.


Togo: La prochaine élection présidentielle au Togo aura lieu entre le 18 février et le 5 mars 2010, a annoncé jeudi la Cour constitutionnelle

LOME, 14 mai 2009 - La prochaine élection présidentielle au Togo aura lieu entre le 18 février et le 5 mars 2010, a annoncé jeudi la Cour constitutionnelle. Le communiqué de la Cour fait suite à des articles publiés ces derniers jours par des journaux privés annonçant des dates fantaisistes. La Cour constitutionnelle rappelle que l'élection présidentielle se déroule "75 jours au plus tôt et 60 jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel". "Le mandat du président de République ayant débuté le 4 mai 2005 - date de prestation de serment - il est donc aisé de déterminer la date", selon le communiqué. Au Togo, le corps électoral est convoqué par décret présidentiel sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), structure chargée d'organiser et de superviser ce scrutin. Quelques personnalités, dont l'homme d'affaires Nicolas Lawson (candidat malheureux en 2003 et 2005), ont déjà annoncé leur intention de se présenter. L'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo - les deux poids lourds de l'opposition - s'activent de leur côté à désigner un candidat unique pour affronter l'actuel président Faure Gnassingbé. Ce dernier sera probablement le candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir). L'UFC et le CAR, qui ont passé une alliance début février, ont totalisé ensemble, lors des législatives d'octobre 2007, 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels circonscription par circonscription, en l'absence des résultats officiels en voix. A elle seule, l'UFC avait obtenu 867.507 suffrages.


Togo: Le FMI décaisse 26,6 millions de dollars en faveur du Togo au terme de l’étude des performances économiques du Togo au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC)

Lomé, 23 avril 2009: Le Fonds monétaire international a achevé mardi l’étude des performances économiques du Togo au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). Au terme de ce nouvel examen de bonne conduite, le FMI va décaisser immédiatement 26,6 millions de dollars en faveur de Lomé, ce qui portent les décaissements à un total de 72,9 millions de dollars. Sur les trois prochaines années, le soutien du Fonds devrait se situer à environ 109 millions de dollars. Pour Murilo Portugal, le directeur général adjoint du FMI, « Le Togo est parvenu à maintenir le cap des réformes et a réaliser des progrès substantiels, malgré les impacts négatifs de la crise internationale et des inondations qui ont frappé le pays l’année dernière ». Le responsable note toutefois que le Togo ne sera pas épargné par la récession mondiale.



Togo: La Banque mondiale a approuvé mardi un deuxième Don de 20 millions de dollars pour la Relance Economique et la Gouvernance (DREG-2) en faveur du Togo

Lomé, 23 avril 2009: Le Conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) a approuvé mardi un deuxième Don pour la Relance Economique et la Gouvernance (DREG-2) en faveur du Togo. Il s'agit d'un appui budgétaire de 20 millions de dollars destiné à soutenir les réformes de l'Etat visant à améliorer la gestion financière publique et à restaurer la performance des principales entreprises publiques et des banques. Le DREG-2 met l'accent sur la poursuite et l'intensification des reformes en matière de politiques de développement initiées par le gouvernement en 2008, pour renforcer la préparation, l'exécution et le contrôle du budget, et la passation des marchés publics. Le ministère de l'Economie et des Finances est responsable de la mise en oeuvre de ce don. Voici le communiqué publié par la Banque mondiale Le Conseil Administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour à Washington en faveur de la République Togolaise, un Deuxième Don pour la Relance Economique et la Gouvernance (DREG-2). D’un montant total de 20 millions de dollars US (environ 10 milliards de francs CFA), le DREG-2 fait partie des opérations retenues dans la Note de Stratégie Intérimaire qui a été élaborée par la Banque mondiale en Mai 2008, pour soutenir le Togo sur la période 2008 à 2010. Le Ministère togolais de l’Economie et des Finances est responsable de la mise en œuvre de ce don. Tout comme le DREG-1 (approuvé en Mai 2008), le DREG-2 est un appui budgétaire au Gouvernement togolais qui sera débloqué en une tranche et dont l’objectif principal est de soutenir les réformes de l’Etat visant à améliorer la gestion financière publique et à restaurer la performance des principales entreprises publiques et banques. Plus spécifiquement, le DREG-2 met l’accent sur la poursuite et l’intensification des reformes en matière de politiques de développement initiées par le Gouvernement en 2008, pour renforcer (i) la préparation, l’exécution et le contrôle du budget, et (ii) la passation des marchés publics. Le don va également contribuer à améliorer la performance de plusieurs secteurs clés de l’économie, à travers des mesures visant à améliorer la gouvernance et la transparence dans les secteurs du phosphate, du coton, de l’énergie et des finances. L’approbation de ce don est basée sur l’achèvement d’une série d’actions préalables déjà entreprises par le gouvernement. Au titre de ces actions, l’on peut noter les points suivants : (i) formulation et suivi du budget : publication sur une base trimestrielle des rapports d’exécution budgétaire pour le budget 2008 ; et soumission du projet de budget 2009 à l’Assemblée Nationale avant la fin de l’année fiscale 2008, en conformité avec les priorités contenues dans le Document Intérimaire de Stratégie de Réduction de la Pauvreté ; (ii) exécution budgétaire : finalisation de l’organisation du Trésor Public selon les directives de l’UEMOA (création de la Paierie Générale, d’une Recette Générale, et d’une Agence Comptable Centrale du Trésor ; (iii) contrôles budgétaires : création d’une Inspection Générale des Finances dotée de personnel, et placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, et nomination d’un Inspecteur Général ; (iv) passation des marchés publics : adoption par le Gouvernement du Projet de Loi sur la passation des marchés, et transmission à l’Assemblée Nationale, en conformité avec les directives de l’UEMOA ; publication du résumé des contrats publics passés en 2008 dans le journal « L’Entrepreneur » publié par la Chambre de Commerce et d’Industrie ; (v) secteur coton : des mesures prises pour recouvrer les surfacturations de la Société Togolaise de Coton (SOTOCO) qui ont été confirmées par la Mission de Vérification ; adoption d’un nouveau prix au producteur qui reflète les changements dans les prix internationaux ; (vi) secteur des phosphates : publication des résultats de la réconciliation des recettes générées de la vente du phosphate au cours de l’année 2007, avec les recettes perçues par le Trésor Public au cours de la même année. (vii) secteur financier : relèvement la valeur nette des trois banques (BTCI, BIA, UTB) au niveau du ratio prudentiel de l’UMOA, en échangeant les prêts non performants de ces banques par les titres émis par le gouvernement ; et enfin (viii) secteur énergie : élaboration et adoption d’un contrat de performance de 5 ans entre l’Etat et la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET). Pour le Représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Joseph Baah-Dwomoh : « Le système de gouvernance et de transparence que le Gouvernement togolais est en train de mettre en place, et que nous soutenons à travers ce nouveau don, doit constituer la fondation de la relance économique. Dans cette période difficile de crise financière internationale, il est important d’accroître la confiance dans la gestion financière et économique pour aider le pays à faire face aux chocs extérieurs, et encourager les partenaires à augmenter leur soutien à l’économie togolaise. Dans ce cadre, nous encourageons le Gouvernement à poursuivre les réformes déjà entreprises et à les intensifier, afin d’arriver dans un proche avenir au point d’achèvement de l’Initiative PPTE pour bénéficier de l’effacement de sa dette multilatérale. Le pays pourra ainsi dégager des ressources nécessaires pour la croissance et la réduction de la pauvreté ».



Togo: Neuf militaires dont cinq officiers ont été arrêtés ces derniers jours au Togo dans le cadre de l'enquête sur une récente tentative de coup d'Etat

LOME, 20 avr 2009 - Neuf militaires dont cinq officiers ont été arrêtés ces derniers jours au Togo dans le cadre de l'enquête sur une récente tentative de coup d'Etat, ont annoncé lundi les forces armées togolaises (FAT). Il "apparaît malheureusement que neuf militaires dont cinq officiers sont en cause dans le cadre de la procédure judiciaire", selon une déclaration lue par le chef d'Etat major des FAT, le général Zakari Nandja, devant le président Faure Gnassingbé au palais présidentiel. "Il s'agit de manquements graves individuels qui connaîtront des suites conformes aux principes de l'Etat de droit", soulignent les forces armées. Le président togolais a dénoncé vendredi lors d'une allocution télévisée "une tentative de coup d'Etat" contre lui qui devait se dérouler lors d'un déplacement en Chine prévu à partir du 12 avril. Faure Gnassingbé n'a pas évoqué directement la participation de son frère Kpatcha Gnassingbé qui a été arrêté et inculpé le 15 avril de "complot" et de "tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat" par le procureur de la république Robert Bakaï. Ce frère, député et ancien ministre de la Défense, a été arrêté alors qu'il cherchait à se réfugier à l'ambassade américaine à Lomé. Les FAT condamnent "avec force, toute action qui viserait à entraver le processus démocratique en marche au Togo" et se "tiennent prêtes à défendre sans réserve, les institutions de la république", selon la déclaration. Outre des militaires, plusieurs autres personnes de l'entourage de Kpatcha Gnassingbé ont été interpellées et interrogées ces derniers jours, selon des sources policières. Essolizam Gnassingbé, un autre frère du président aurait aussi été interpellé selon des sources diplomatiques, une information qui n'a pas été confirmée de source officielle.


Togo : Le ministre des enseignements primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Yves Madow Nagou,  a été limogé et remplacé par Sambiani Sankardja Laré, inspecteur de l'éducation

LOMÉ, 25 mars 2009 - Le président togolais Faure Gnassingbé a limogé le ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l'alphabétisation Yves Madow Nagou, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Il est mis fin aux fonctions de M. Nagou" depuis mardi, selon un décret présidentiel lu par les médias. La présidence togolaise ainsi que des responsables au ministère des Enseignements primaire et secondaire, interrogés par l'AFP, n'ont pas souhaité commenter le limogeage du ministre qui a fait son entrée au gouvernement en septembre 2007. Cette annoncé a créé la surprise car M. Nagou n'avait pas fait l'objet de critiques particulières, du moins connues du public. Il sera remplacé par Sambiani Sankardja Laré, inspecteur de l'éducation. C'est la deuxième fois que M. Gnassingbé se sépare d'un ministre depuis son arrivée au pouvoir en 2005. En mars 2007, il avait mis fin aux fonctions de son ministre des Finances et des privatisations Payadowa Boukpessi, sans fournir de raison.


Togo: Le principal parti d'opposition togolais, l'UFC, menace de quitter le "cadre de dialogue" ouvert entre l'opposition et le pouvoir, suite à la décision du gouvernement d'élargir les discussions à d'autres partis et à la société civile

LOME, 23 mars 2009 - Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC), menace de quitter le "cadre de dialogue" ouvert entre l'opposition et le pouvoir, suite à la décision du gouvernement d'élargir les discussions à d'autres partis et à la société civile. "Si le gouvernement se hasarde à forcer les portes en faisant appel à d'autres partis qui n'ont pas obtenu 5% aux dernières législatives, ils discuteront entre eux et ils ne verront pas l'UFC et le CAR", a déclaré lors d'un meeting dimanche à Lomé Patrick Lawson, premier vice-président de l'UFC Inauguré le 6 février, le "Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC)" est composé de représentants du gouvernement et des trois partis politiques représentés au Parlement (81 députés): le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir, 50 députés), le Comité d'Action pour le renouveau (CAR, opposition, 4 députés) de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo et l'UFC (27 élus). Mais, quelques semaines plus tard, le gouvernement a décidé d'inviter d'autres partis et des organisations de la société civile, après une recommandation du Comité de suivi de l'accord politique signé en août 2006. L'UFC de Gilchrist Olympio et le CAR ont passé une alliance début février pour la présidentielle de 2010. Lors des législatives de 2007, ils avaient totalisé ensemble 1.059.725 voix contre 922.636 au RPT, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels circonscription par circonscription, en l'absence de résultats officiels en voix. A elle seule, l'UFC avait obtenu 867.507 suffrages. Selon M. Lawson, le cadre actuel permet de discuter avec "sérénité entre des partis qui constituent aujourd'hui la représentation nationale". Les discussions achoppent notamment sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui doit organiser et superviser la présidentielle de 2010.


Togo: Le gouvernement togolais va envoyer 200 soldats pour participer à la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (Minurcat), chargée de protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin

LOMÉ, 19 fév 2009 - Le Togo va envoyer 200 soldats pour participer à la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (Minurcat), chargée de protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin, a annoncé jeudi le président Faure Gnassingbé. M. Gnassingbé a fait cette annonce lors de l'inauguration d'un centre d'entraînement aux opérations de maintien de la paix à Lomé. Les 200 hommes doivent quitter Lomé le 11 mars pour une mission d'une durée de 6 mois, a précisé le responsable du contingent togolais, le commandant Ouro Korigo. "En tant qu'ambassadeurs de votre pays et de la paix, vous devez avoir toujours à l'esprit le souci de l'honneur du Togo et de la solidarité africaine et internationale", a déclaré M. Gnassingbé devant des militaires qui participeront à la mission onusienne. La Minurcat est chargée d'assurer la sécurité des personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine. Elle doit comprendre au maximum 5.200 militaires, 300 policiers, 25 personnels de liaison ainsi que du personnel civil.


Togo: La Banque africaine de développement a annoncé jeudi un don de 18 millions de dollars pour financer un programme d'appui aux réformes économiques et à la bonne gouvernance au Togo

TUNIS, 12 fév 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi un don de 18 millions de dollars pour financer un programme d'appui aux réformes économiques et à la bonne gouvernance au Togo, dans un communiqué publié à Tunis, siège provisoire de l'institution. Cette somme devrait permettre la mise en place d'une politique favorisant la croissance économique et une réduction de la pauvreté par "une gestion efficace et transparente des ressources publiques", selon la BAD. Le programme togolais vise l'assainissement des finances publiques et du climat des affaires, notamment la modernisation du système de passation des marchés publics, a ajouté le communiqué. Selon la BAD, ce programme devrait réduire l'impact de la crise alimentaire. La banque appuie le Togo dans le cadre de son initiative en faveur des "pays pauvres très endettés" et estime les besoins de financement externe du pays pour la période 2008-2010 à quelque 2 milliards de dollars US, soit 75% du Produit Intérieur Brut.


Togo : L'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'Action pour le renouveau (CAR), les deux principaux partis d'opposition au Togo, ont décidé de s'allier pour l'élection présidentielle de 2010

LOME, 29 jan 2009 - L'Union des forces de changement (UFC) et le Comité d'Action pour le renouveau (CAR), les deux principaux partis d'opposition au Togo, ont décidé de s'allier pour l'élection présidentielle de 2010, ont-ils annoncé jeudi. "Après une analyse approfondie de la situation politique togolaise, l'UFC et le CAR ont décidé d'unir leur force" pour ce scrutin, selon un communiqué conjoint dont l'AFP a obtenu copie. L'UFC de Gilchrist Olympio et le CAR de Yawovi Agboyibo ont promis de "surmonter leurs divergences pour parvenir à un candidat commun". "Nous avons pris cette décision parce que nous avons constaté qu'aucun parti politique pris isolément ne peut aujourd'hui affronter le parti au pouvoir en 2010 et gagner la présidentielle", a expliqué à l'AFP Dodji Apévon, président du CAR. L'UFC et le CAR sont les deux partis politiques d'opposition représentés au Parlement avec respectivement 27 et 4 députés. Ils avaient totalisé ensemble 1.059.725 voix contre 922.636 au Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) lors des législatives d'octobre 2007, selon un décompte établi par l'AFP sur la base des chiffres officiels communiqués circonscription par circonscription. A elle seule, l'UFC a engrangé 867.507 suffrages.


Togo: Le Club de Paris a annulé 22 millions de dollars de la dette du Togo en plus de 347 millions de dollars déjà annulés en juin, dans le cadre d'un accord de restructuration de dette

PARIS, 28 jan 2009 - Le Club de Paris a annulé 22 millions de dollars de la dette du Togo en plus de 347 millions de dollars déjà annulés en juin, dans le cadre d'un accord de restructuration de dette, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. "Plusieurs créanciers entendent accorder à la République togolaise à titre bilatéral des allégements de dette additionnels au-delà des termes définis dans l'accord du Club de Paris", précise ce communiqué. La République togolaise "s'est engagée à affecter les sommes auxquelles les créanciers du Club de Paris ont renoncé aux objectifs prioritaires (...) de réduction de la pauvreté", ajoute-t-il. Le Club de Paris est un groupe informel de gouvernements créanciers. Parmi ses membres l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont participé à la restructuration de la dette du Togo. Fin novembre, le Fonds monétaire international (FMI) avait annoncé que le Togo avait rejoint la liste des pays pauvres très endettés (PPTE), lui permettant de bénéficier d'un dispositif d'effacement de la dette des Etats les plus démunis. La dette extérieure du Togo, un pays d'Afrique de l'ouest de 6,8 millions d'habitants, atteignait 2,2 milliards de dollars à la fin 2007. 62% de la population y vivait sous le seuil de pauvreté en 2006. L'initiative des PPTE a été lancée en 1996 par la Banque mondiale et le FMI pour encadrer l'effort d'effacement de la dette des pays les plus démunis. Par ailleurs, le gouvernement français avait annoncé en septembre qu'il doublait son aide au Togo en la portant à 5 millions d'euros pour aider ce pays, "en passe de réussir sa transition démocratique", à faire face à la crise alimentaire.


Togo: La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a accordé au Togo un prêt de 5 milliards de francs CFA pour la réhabilitation de routes à Lomé

LOMÉ, 22 jan 2009 - La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a accordé au Togo un prêt de 5 milliards de francs CFA (7,62 millions d'euros) pour la réhabilitation de routes à Lomé, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Finances togolais. La subvention permettra d'effectuer des travaux sur 9 kilomètres dans la capitale togolaise. Ce prêt porte à 128 milliards de FCFA (195,13 millions d'euros) le montant total des engagements de la BOAD au Togo, dont 43,5 milliards consacrés aux infrastructures de transport.



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