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L'actualité du Tchad
(d'après l'Agence France Presse)



Tchad: Les six membres français de L'Arche de Zoé, accusés d'enlèvement d'enfants, ont été condamnés mercredi à huit ans de prison assortis de travaux forcés par la Cour criminelle de N'Djamena, qui a condamné un Tchadien et un Soudanais à quatre ans de prison et acquitté deux Tchadiens

N'DJAMENA, 26 déc 2007 - Les six membres français de L'Arche de Zoé, accusés d'enlèvement d'enfants, ont été condamnés mercredi à huit ans de prison assortis de travaux forcés par la Cour criminelle de N'Djamena, qui a condamné un Tchadien et un Soudanais à quatre ans de prison et acquitté deux Tchadiens. Le président Ngarhondo Djidé a annoncé que la Cour avait reconnu les six Français coupables de "tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état civil" et de "grivèlerie" pour avoir tenté le 25 octobre d'emmener 103 enfants en France depuis l'est du Tchad. Souleimane Ibrahim Adam, un réfugié soudanais, et Mahamat Dagot, chef de quartier de la ville de Tiné, frontalière du Soudan, qui avaient servi d'intermédiaires, ont été reconnus coupables de "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants" avec de "larges circonstances atténuantes", a ajouté le président de la Cour. Les deux autres Tchadiens, Sinine Amadou Nassour et Ahmat Harane Gnoye, maire et secrétaire général de la mairie de Tiné, accusés eux aussi de complicité d'enlèvement, ont été acquittés. Eric Breteau, président de L'Arche de Zoé, et Souleimane Ibrahim Adam, ont par ailleurs été reconnus coupables de "faux et usage de faux en écriture publique".


Tchad: Une alliance "nationale" réunit désormais l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) du général Mahamat Nouri, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timan Erdimi et l'UFDD-Fondamentale (UFDD-F) d'Abdelwahid Aboud Makaye

ABÉCHÉ (Tchad), 14 déc 2007 - Les trois principales rébellions tchadiennes, dont deux se sont violemment battues avec l'armée ces dernières semaines, ont annoncé vendredi avoir conclu une alliance afin de renverser le président tchadien Idriss Deby Itno. Une alliance "nationale" réunit désormais l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) du général Mahamat Nouri, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timan Erdimi et l'UFDD-Fondamentale (UFDD-F) d'Abdelwahid Aboud Makaye, a déclaré à l'AFP le porte-parole du RFC Id Moura Maïde, joint sur téléphone satellitaire depuis Abéché, principale ville de l'est du Tchad. "L'accord a été conclu le mercredi 12 décembre, nos trois chefs se sont rencontrés à Hadjer Marfaïn", un massif proche de la frontière soudanaise, ajouté Id Moura Maïde. "Nous avons mis en place une coordination militaire pour mener une même lutte et faire partir le régime en place", a-t-il précisé. Le porte-parole a toutefois précisé que l'alliance nationale n'était pas une fusion des trois mouvements. Selon Abdelwahid Aboud Makaye, cette alliance "est dirigée par un collège composé des chefs des trois mouvements" et mènera "des opérations communes" afin de "renverser Deby". Les trois rébellions de l'UFDD, du RFC et de l'UFDD-F avaient signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, un accord de paix avec les autorités de N'Djamena. Une bonne partie des éléments du quatrième mouvement signataire de ce texte, la Concorde nationale tchadienne (CNT), a rallié en début de semaine le gouvernement. En revanche, l'UFDD puis le RFC ont été successivement opposés à l'armée entre le 26 novembre et le 4 décembre dans l'est du Tchad, lors de batailles particulièrement intenses. Armée et rebelles ont essuyé d'importantes pertes humaines et matérielles. Le général Nouri a estimé que les rébellions avaient encore besoin de se réorganiser, et qu'il ne fallait pas s'attendre à de nouveaux combats dans les jours qui viennent. Depuis 2004, le président Deby a été confronté à des rébellions très actives mais aussi très divisées dans l'est. Les précédentes tentatives d'alliance, notamment entre l'UFDD et le RFC, ont échoué. "Cette fois nous sommes sérieux, les jours qui viennent vont vous le montrer", a assuré à l'AFP Abdelwahid Aboud Makaye. "Franchement, on espère que ça va marcher", a dit pour sa part le général Nouri. Abdelwahid Aboud Makaye et le général Nouri ont affirmé que leurs hommes se trouvaient le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan, côté soudanais pour l'UFDD-F, côté tchadien pour l'UFDD. Ces déclarations n'étaient pas vérifiables vendredi de source indépendante. Interrogé sur l'attitude de l'alliance "nationale" face à la force que l'Union européenne (UE) doit déployer dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, le chef de l'UFDD-F a répondu: "Si elle vient sécuriser les réfugiés (soudanais du Darfour voisin), il n'y a pas de problème. Mais si nous avons l'impression qu'elle soutient Deby, alors on va l'affronter".



Tchad : Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé samedi son ministre de la Défense, l'ex-chef rebelle Mahamat Nour Abdelkerim, au lendemain de nouveaux accrochages entre ses hommes et l'armée dans l'est du Tchad

N'DJAMENA, 1 déc 2007 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé samedi son ministre de la Défense, l'ex-chef rebelle Mahamat Nour Abdelkerim, au lendemain de nouveaux accrochages entre ses hommes et l'armée dans l'est du Tchad, selon un décret publié à N'Djamena. "Il est mis fin aux fonctions de Mahamat Nour Abdelkerim, ministre de la Défense nationale", indique le décret présidentiel, sans autre précision. L'ancienne rébellion de Mahamat Nour, le Front uni pour le changement (Fuc), avait signé en décembre 2006 un accord de paix avec les autorités de N'Djamena. Mahamat Nour avait été nommé ministre de la Défense en mars. Une partie des éléments du Fuc, cantonnés à Guéréda, dans l'extrême est du Tchad, dans l'attente d'être intégrés dans l'armée, sont toutefois entrés en dissidence en octobre 2007. Officiellement rentrés dans le rang en début de semaine, des échanges de tirs les ont à nouveau opposés vendredi à l'armée. Ces accrochages étaient distincts des trois batailles qui ont opposé depuis le début de la semaine, dans l'est du Tchad, l'armée à une autre rébellion, l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Selon l'un de ses proches et une source gouvernementale, Mahamat Nour s'est réfugié depuis vendredi à l'ambassade de Libye à N'Djamena. "Il craint pour sa sécurité car la situation tourne mal pour ses hommes à Guéréda", a expliqué à l'AFP le membre de son entourage. On justifie son limogeage de sources gouvernementales par le comportement de ses éléments qui refusent, selon elles, d'être désarmés ou d'intégrer l'Armée nationale tchadienne (ANT) conformément à l'accord de paix de décembre 2006. Le Fuc avait mené, en avril 2006, la plus importante offensive rebelle des dernières années au Tchad, qui avait été repoussée aux portes de N'Djamena. Censés intégrer l'armée, des éléments de l'ex-Fuc étaient entrés en dissidence en octobre, quand ils avaient accusé les forces gouvernementales de vouloir les désarmer par la force et quitté Guéréda, en direction de la frontière soudanaise. Des combats entre l'armée et ces ex-Fuc avaient fait plusieurs morts le 18 octobre. Le ministre Mahamat Nour avait alors appelé ses anciens combattants à rentrer dans le rang. C'est ce qu'ils avaient fait lundi en regagnant Guéréda à bord de 37 véhicules, afin d'être désarmés et envoyés dans un centre d'instruction en vue d'intégrer l'armée, selon des sources militaire et gouvernementale. Mais vendredi, des échanges de tirs ont à nouveau éclaté à Guéréda. Des membres du Fuc ont affirmé que l'ANT avait encore tenté de les désarmer par la force.



Tchad: L'ex-chef rebelle tchadien Yaya Dillo Djerou, un des premiers membres du clan du président Idriss Deby Itno à avoir fait défection en 2005, a annoncé samedi à N'Djamena son ralliement au régime

N'DJAMENA, 10 nov 2007 - L'ex-chef rebelle tchadien Yaya Dillo Djerou, un des premiers membres du clan du président Idriss Deby Itno à avoir fait défection en 2005, a annoncé samedi à N'Djamena son ralliement au régime. "Nos convictions initiales (...) ont été changées", a déclaré lors d'une conférence de presse le fondateur officiel, en octobre 2005, du Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (Scud). "Nous nous sommes rendus compte que le mal ne se trouve pas du côté de la légalité constitutionnelle, le mal se trouve du côté de ceux qui nous ont accompagnés du côté de la lutte armée", a-t-il ajouté. "Nous nous sommes rendus compte une fois en rébellion qu'il y a des personnes plus dangereuses pour le Tchad que le président lui-même", a poursuivi Yaya Dillo Djerou. Le Scud, dont la paternité est attribuée au frères Tom et Timan Erdimi, neveux et longtemps proches collaborateurs du président Deby, est devenu depuis le Rassemblement des forces pour le changement (RFC). Ce mouvement est présidé par Timan Erdimi. Yaya Dillo Djerou réapparaît après avoir été emprisonné, sur fond de lutte de leadership, entre janvier et octobre par Timan Erdimi au Soudan, base arrière de plusieurs rébellions de l'est du Tchad. Il a affirmé pouvoir faire déposer les armes très prochainement à la quasi-totalité du RFC, qui a signé fin octobre un accord de paix en Libye, déjà contesté par une partie de ses signataires. "Nous allons faire en sorte que tout le monde rentre au pays et participe au processus de la paix. Je vous garantis que dans les prochains jours, beaucoup de gens vont rentrer" à N'Djamena, a-t-il assuré. Il a nié avoir reçu la moindre contrepartie ou promesse du président Deby. "Nous sommes revenus dans notre pays avec la ferme intention d'aider le gouvernement à faire la paix, la paix n'a pas de prix", a-t-il conclu.

Tchad : Les trois journalistes français et quatre hôtesses de l'air espagnoles inculpés dans l'affaire de l'Arche de Zoé au Tchad ont été libérés dimanche

MADRID, 4 nov 2007 - le Président français Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernemet espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ont remercié dimanche soir à Madrid le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Le président français a précisé devant la presse qu'il travaillait "depuis le début la main dans la main" avec le chef du gouvernement espagnol pour "trouver une issue satisfaisante à cette lamentable affaire". M. Sarkozy s'est rendu au Tchad où il a rencontré le président Deby et a fait escale à Madrid pour y déposer quatre hôtesses de l'air espagnoles inculpées dans cette affaire et qui ont été libérées en même temps que trois journalistes français. "Il faut que tout le monde rentre à la maison, quelle que soit sa responsabilité, ce n'est pas à moi d'en juger", a précisé M. Sarkozy au sujet des autres inculpés dans cette affaire toujours détenus au Tchad. Il faut néanmoins tenir compte de "la souveraineté du Tchad et de la justice tchadienne", a ajouté le président français. Six bénévoles français de l'association française l'Arche de Zoé, un pilote, un copilote et un stewart espagnols de l'avion qui devait transporter en France des enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction. Les inculpés encourent au Tchad entre cinq et vingt ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre.

Tchad: Le gouvernement tchadien et les trois principaux partis politiques d'opposition du Tchad en exil ont signé lundi soir un accord de paix à Cotonou qui prévoit une amnistie générale

COTONOU, 8 oct 2007 - Le gouvernement tchadien et les trois principaux partis politiques d'opposition du Tchad en exil ont signé lundi soir un accord de paix à Cotonou qui prévoit une amnistie générale. Ce document a été paraphé par le ministre d'Etat tchadien chargé de l'Agriculture Haroum Kabadi et par Younous Awad, de l'Alliance des démocrates résistants (ADR), Djembete Le-Soromian, du Rassemblement démocratique du Tchad (RDT) et Abakar Mahamat, de l'Union du peuple tchadien pour la reconstruction nationale (UPTRN). L'accord prévoit "une amnistie générale des crimes et délits" pour tous les membres du groupe de partis politiques tchadiens, "à l'exception des personnes ayant commis des infractions relevant du droit commun". Il prévoit également "la participation du groupe de partis politiques en exil à la gestion de la chose publique, ainsi que l'intégration à la fonction publique des jeunes cadres diplômés dudit groupe". Le groupe de partis politiques en exil reproche au pouvoir en place une trop forte régionalisation des instances dirigeantes de l'armée qui aurait été à la base d'accusations de purges et d'exécutions sommaires. "Nous pensons que ceci est un bon compromis et nous permettra de retourner dans notre pays sans crainte pour contribuer à son édification sans inquiétude", a déclaré M. Awad de l'ADR. Selon le ministre béninois de la Défense nationale, Issifou N'Douro qui représentait le président Boni Yayi à cette cérémonie, une mission béninoise doit quitter Cotonou avant la fin de la semaine pour N'Djamena afin de "faciliter la mise en oeuvre réelle de l'accord". Les principaux partis d'opposition avaient boycotté en mai 2006 la présidentielle - qui avait vu la réélection du président Deby, au pouvoir depuis 1990.



Tchad: La Commission européenne promet plus de 6,55 milliards de FCFA pour la formation des 800 policiers tchadiens chargés d'assurer l'ordre dans les camps de réfugiés et de déplacés


N'DJAMENA, 10 nov 2007 - L'ex-chef rebelle tchadien Yaya Dillo Djerou, un des premiers membres du clan du président Idriss Deby Itno à avoir fait défection en 2005, a annoncé samedi à N'Djamena son ralliement au régime. "Nos convictions initiales (...) ont été changées", a déclaré lors d'une conférence de presse le fondateur officiel, en octobre 2005, du Socle pour le changement, l'unité et la démocratie (Scud). "Nous nous sommes rendus compte que le mal ne se trouve pas du côté de la légalité constitutionnelle, le mal se trouve du côté de ceux qui nous ont accompagnés du côté de la lutte armée", a-t-il ajouté. "Nous nous sommes rendus compte une fois en rébellion qu'il y a des personnes plus dangereuses pour le Tchad que le président lui-même", a poursuivi Yaya Dillo Djerou. Le Scud, dont la paternité est attribuée au frères Tom et Timan Erdimi, neveux et longtemps proches collaborateurs du président Deby, est devenu depuis le Rassemblement des forces pour le changement (RFC). Ce mouvement est présidé par Timan Erdimi. Yaya Dillo Djerou réapparaît après avoir été emprisonné, sur fond de lutte de leadership, entre janvier et octobre par Timan Erdimi au Soudan, base arrière de plusieurs rébellions de l'est du Tchad. Il a affirmé pouvoir faire déposer les armes très prochainement à la quasi-totalité du RFC, qui a signé fin octobre un accord de paix en Libye, déjà contesté par une partie de ses signataires. "Nous allons faire en sorte que tout le monde rentre au pays et participe au processus de la paix. Je vous garantis que dans les prochains jours, beaucoup de gens vont rentrer" à N'Djamena, a-t-il assuré. Il a nié avoir reçu la moindre contrepartie ou promesse du président Deby. "Nous sommes revenus dans notre pays avec la ferme intention d'aider le gouvernement à faire la paix, la paix n'a pas de prix", a-t-il conclu.STRASBOURG, 26 sept 2007 - La Commission européenne va dégager avant la fin de l'année 10 millions d'euros pour financer la mission de l'ONU de formation de policiers tchadiens dans les camps de réfugiés au Tchad. "Il s'agira essentiellement de financer la formation des 800 policiers tchadiens chargés d'assurer l'ordre dans les camps de réfugiés et de déplacés: 10 millions d'euros seront engagés avant fin 2007 à cet effet", a déclaré le commissaire au Développement Louis Michel au Parlement européen à Strasbourg. Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé mardi le déploiement d'une force mixte ONU-Union européenne dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin. L'ONU devrait fournir 300 policiers qui devront former quelque 850 policiers tchadiens chargés des camps. La protection des zones voisines, à l'extérieur des camps, sera assurée par une force de l'UE, de 4.000 soldats au maximum. Louis Michel a d'autre part promis de débloquer "à court terme" environ 13 millions d'euros pour la "réintégration" des réfugiés au Tchad et en Centrafrique. Au Tchad seul, cela concerne, selon l'ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens. La Centrafrique compte 10.000 réfugiés et plus de 200.000 déplacés dans le nord et le nord-est. Côté aide humanitaire d'urgence, le commissaire s'est engagé à dégager en 2008 "des montants au moins similaires" à 2007, soit 30,5 millions d'euros au Tchad et 8 millions d'euros en Centrafrique. M. Michel a d'autre part indiqué que la décision formelle pour le déploiement de la force européenne dans les deux pays devrait être prise "dans les tous prochains jours" par les 27.

Tchad: Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mercredi un appel d'urgence pour récolter plus de 39 milliards de FCFA d'aide destinée à plus de 230.000 réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad

N'DJAMENA , 5 sept 2007 - Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a lancé mercredi un appel d'urgence pour récolter 81 millions de dollars d'aide destinée à plus de 230.000 réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad. "Pour atteindre ses objectifs, le PAM devra commencer d'ici au mois prochain à acheter et à acheminer 79.000 tonnes de nourriture dans l'est du Tchad", précise un communiqué publié à N'Djamena. "Compte tenu du long délai de livraison au Tchad, nous avons besoin que cette opération soit mise en route d'ici au mois d'octobre", explique Felix Bamezon, directeur du PAM au Tchad dans ce texte. Le but du PAM est d'avoir distribué les vivres avant la saison des pluies, qui commence en juin 2008, et rend les routes impraticables. Le coût total de l'opération menée par le PAM au Tchad pour les deux années 2007 et 2008 s'élève à 186,3 millions de dollars. Le PAM "a également mis en place des programmes visant à répondre aux besoins nutritionnels des populations tchadiennes locales qui subissent actuellement des pressions relatives à l'afflux de réfugiés et des déplacés". En raison de l'insécurité et de la saison des pluies, les organisations humanitaires au Tchad sont actuellement confrontées à un environnement particulièrement difficile. "L'accessibilité est un facteur essentiel pour les organisations humanitaires si elles veulent pouvoir agir à temps", ajoute le PAM. Le service aérien humanitaire de Nations Unies, géré par le PAM, "est essentiel pour les agences onusiennes et il nécessite un soutien régulier afin d'accroître sa capacité en termes de nombre de vols et d'accès aux sites où vivent les déplacés". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est actuellement en visite dans la région pour tenter de hâter la fin du conflit qui ensanglante la province soudanaise du Darfour (ouest) depuis 2003, et qui provoque un déplacement massif des populations locales au Darfour même, et au Tchad voisin.


Tchad
: La Pologne prête à envoyer 150 soldats au Tchad et en Centrafrique dans le cadre d'une force militaire de l'Union Européenne, afin d'y protéger les centaines de milliers de réfugiés de la province soudanaise voisine du Darfour


VARSOVIE, 6 août 2007 - Le ministre polonais de la Défense a annoncé lundi qu'il comptait envoyer environ 150 soldats dans le cadre d'une force militaire de l'UE au Tchad et en Centrafrique, afin d'y protéger les centaines de milliers de réfugiés de la province soudanaise voisine du Darfour. "Je vais en demander l'accord au chef d'Etat" Lech Kaczynski, qui a la compétence unique de décider des missions militaires de l'armée, a déclaré aux journalistes le ministre Aleksander Szczyglo. Fin juillet, les 27 pays de l'UE ont donné leur feu vert aux préparatifs d'envoi d'une force militaire européenne au Tchad et en Centrafrique, les deux pays les plus touchés par les troubles au Darfour. La force, qui pourrait compter de 1.500 à 3.000 hommes, doit apporter un appui temporaire à une mission de police de l'ONU dans les deux pays. Le ministre de la défense polonais a dit qu'il lui restait encore à discuter "avec les autorités françaises le détail de cette mission, le caractère précis et le rôle possible des soldats polonais". Selon le bureau de presse du ministère de la Défense, c'est la France qui a demandé à la Pologne d'envisager une participation. En raison de la présence permanente de troupes françaises au Tchad et en Centrafrique, l'ossature de la force de l'UE devrait être française, ont expliqué des diplomates. Selon M. Szczyglo, les soldats polonais, principalement des unités de logistique, pourraient partir à l'automne. L'objectif de la mission est d'agir à tous les niveaux -humanitaire, politique et militaire- afin d'aider les populations des régions limitrophes du Darfour et déstabilisées par le conflit meurtrier qui y sévit. Au Tchad seul, cela concerne, selon l'ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens. L'armée polonaise est déjà présente en Afrique : une centaine de gendarmes polonais font partie d'un contingent de l'Union européenne en République démocratique du Congo, sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU.


Tchad: L'ex-président tchadien Goukouni Weddeye, qui vit en exil, s'est rendu lundi, pour la première fois depuis sa chute en 1982, à N'Djamena, où il s'est entretenu de la crise tchadienne avec l'actuel chef de l'Etat Idriss Deby Itno


N'DJAMENA, 30 juil 2007 - L'ex-président tchadien Goukouni Weddeye, qui vit en exil, s'est rendu lundi, pour la première fois depuis sa chute en 1982, à N'Djamena, où il s'est entretenu de la crise tchadienne avec l'actuel chef de l'Etat Idriss Deby Itno. "L'objectif principal de notre rencontre c'est de contribuer à ramener la paix et la stabilité de notre pays", a déclaré à la presse M. Weddeye à l'issue de cet entretien. "Nous allons partir en direction de tous les Tchadiens, tous ceux qui s'opposent au régime actuel, pour leur faire comprendre que le moment est venu de mettre un terme à la guerre", a-t-il ajouté. L'ancien président (1979-82) était arrivé lundi matin en provenance de Libreville à la tête d'une délégation d'une trentaine d'opposants tchadiens en exil, accompagnés par le vice-Premier ministre gabonais aux Affaires étrangères Jean Ping. Ils sont repartis dans l'après-midi vers la capitale gabonaise, sans préciser s'ils entendaient se réinstaller prochainement au Tchad. MM. Deby et Weddeye s'étaient rencontrés le 17 avril à Libreville sous les auspices du président gabonais Omar Bongo Ondimba. A cette occasion, l'ex-président avait proposé de jouer les médiateurs auprès des rebelles tchadiens, qui avaient fraîchement accueilli cette initiative. En échange, le chef de l'Etat avait accepté le principe d'un retour au pays de M. Weddeye, à une date qui n'a pas encore été fixée. "Une initiative de ce genre est une première", a estimé lundi le président Deby. "Ils (les opposants en exil) sont venus me dire: +Monsieur le président, nous allons vous aider (...) pour une paix durable et une paix totale au Tchad+", a-t-il ajouté. Il a rendu hommage à ces "compatriotes qui ont compris la nécessité de la paix". "C'est le début de la paix au Tchad, il faut y croire et appuyer cette initiative", a assuré Idriss Deby. Selon un responsable tchadien qui a requis l'anonymat, un comité mixte formé de membres du gouvernement et de l'opposition sera créé prochainement pour aller "dans toutes les régions où se trouvent des Tchadiens pour leur expliquer la nécessité de faire la paix". Goukouni Weddeye a été renversé en 1982 par son ex-compagnon de lutte Hissène Habré, lui-même chassé du pouvoir en 1990 par Idriss Deby. Après un exil en Libye, il vit depuis 1990 à Alger d'où il dirige le Front de libération nationale (Frolinat), premier mouvement politico-militaire tchadien fondé dans les années 60 et aujourd'hui en sommeil. La délégation qu'il conduisait comprenait notamment Adoum Togoï, un autre opposant historique qui vit en exil au Burkina Faso.


Tchad: L'Union Européenne a donné son feu vert lundi aux préparatifs d'envoi, à la demande de l'ONU, d'une force militaire européenne au Tchad et en Centrafrique, afin d'y protéger les centaines de milliers de civils touchés par le conflit du Darfour


BRUXELLES, 23 juil 2007 - Les 27 ont donné leur feu vert lundi aux préparatifs d'envoi, à la demande de l'ONU, d'une force militaire européenne au Tchad et en Centrafrique (RCA), afin d'y protéger les centaines de milliers de civils touchés par le conflit dans la province soudanaise voisine du Darfour. Les ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont demandé de "continuer à planifier" une intervention européenne en appui temporaire à une mission de police de l'ONU dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine (RCA). L'objectif est d'agir à tous les niveaux -humanitaire, politique et militaire- afin d'aider les populations de ces régions limitrophes du Darfour et déstabilisées par le conflit meurtrier qui y sévit. Au Tchad seul, cela concerne, selon l'ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens. L'UE prend soin de souligner que toute opération "devra être fondée sur une résolution préalable du Conseil de sécurité des Nations unies, avec une +stratégie de sortie+, en pleine coopération avec l'ONU et l'Union +africaine (UA) et en consultation" avec les gouvernements tchadien et centrafricain. La décision politique finale d'autoriser l'envoi de soldats européens pour protéger, outre les organisations humanitaires, quelque 300 policiers de l'ONU encadrant eux-mêmes 850 policiers tchadiens, pourrait être prise en septembre en vue d'un déploiement effectif en octobre, avaient indiqué vendredi des diplomates. L'idée d'une mission de police de l'ONU appuyée militairement par l'UE, proposée en février dernier, n'a été acceptée que récemment et sous conditions par N'Djamena et Khartoum, d'abord réticents. En raison de la présence permanente de troupes françaises dans les deux pays, "l'ossature de cette force serait française", selon des diplomates, mais la participation de soldats d'autres pays européens, encore à déterminer, est pour le même motif, jugée indispensable afin d'éviter toute confusion. Les effectifs européens n'ont pas encore été fixés, mais sur ce type de missions "on tourne souvent autour de 1.500 à 2.500 soldats", avait souligné un diplomate.


Tchad: Les bailleurs demandent au Tchad de respecter l'accord sur le pétrole signé en 2006 avec la Banque mondiale, qui lui impose de consacrer 70% de ses ressources pétrolières à son développement


N'DJAMENA, 29 juin 2007 - Le Tchad doit essayer de respecter l'accord signé en 2006 avec la Banque mondiale, qui lui impose de consacrer 70% de ses ressources pétrolières à son développement, lui ont demandé ses bailleurs de fonds dans un document dont l'AFP a obtenu vendredi une copie. Le gouvernement tchadien doit "se rapprocher du ratio prévu dans le protocole d'accord" signé il y a un an avec l'institution financière internationale, et notamment le "respect de la règle des 70%", indique ce texte adopté à l'issue d'une réunion des bailleurs la semaine dernière. Selon un récent document du ministère tchadien des Finances dont l'AFP a obtenu une copie, N'Djamena ne devrait pas pouvoir respecter cette année son engagement d'affecter 70% de ses pétrodollars au financement de "programmes prioritaires de réduction de la pauvreté". Cet écart a pour principale origine la forte hausse des dépenses militaires engagées par le régime du président Idriss Deby Itno pour lutter contre les rebelles actifs dans l'est du pays, dont le montant est évalué à 91 milliards de francs CFA (près de 140 millions d'euros) en 2007, selon le gouvernement tchadien et les bailleurs. La semaine dernière, le ministre tchadien des Finances Abbas Tolli s'était lui-même publiquement inquiété des risques de dérapage du déficit budgétaire de son pays d'ici 2010, en raison de la baisse de sa production espérée de pétrole et de la hausse incontrôlée de ses dépenses. Dans leur document, les bailleurs lui ont donc demandé de "préparer un cadre budgétaire à moyen terme réaliste et soutenable sur les contrats et les engagements hors crédits budgétaires" et de "revoir la programmation des infrastructures sociales". Considéré comme l'un des pays les plus pauvres du monde, le Tchad a présenté pour la première fois en 2007 un projet de budget excédentaire grâce à la forte hausse des revenus qu'il tire depuis 2003 de son pétrole, estimés par des experts à près d'un milliard de dollars pour 2007.


Tchad: Une délégation du gouvernement tchadien et des chefs rebelles commenceront aujourd'hui en Libye des négociations en vue de parvenir à une solution qui garantisse la paix et la stabilité" au Tchad


TRIPOLI, 21 juin 2007 - Une délégation conduite par le numéro deux du gouvernement tchadien va rencontrer des chefs rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno, vendredi à Tripoli, a annoncé jeudi un haut diplomate libyen. Les deux délégations "commenceront vendredi leurs négociations en vue de parvenir à une solution qui garantisse la paix et la stabilité" au Tchad, a déclaré Mohamed Sayala, chargé de la coopération au ministère libyen des Affaires étrangères. Cette rencontre est organisée sous l'égide de Tripoli et de Khartoum, a précisé M. Sayala à des journalistes, en présence des deux délégations tchadiennes qui ont été reçues auparavant par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. La délégation gouvernementale est conduite par le ministre d'Etat chargé des Infrastructures, Adoum Younousmi. Les groupes rebelles sont représentés quant à eux par Mahamat Nouri, président de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), Abdelwahid Aboud Makkay, de l'UFDD-Fondamentale, Timane Erdimi, chef du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), et Hassan Saleh al-Djinédi, dirigeant de la Concorde nationale tchadienne (CNT). "Nous sommes ici pour parler de paix, ce qui est un élément essentiel pour le développement d'un pays", a déclaré M. Younousmi. "Nous remercions nos frères (rebelles) qui ont accepté de nous parler pour résoudre les problèmes de notre pays", a-t-il dit. "Nous tendons nos mains à la paix", a affirmé pour sa part M. Djinédi. "Ensemble nous construirons le Tchad et avec l'unité nous ferons la paix", a-t-il ajouté, faisant état de "signes indiquant qu'un accord pourrait être trouvé". Selon l'agence officielle libyenne Jana, le dirigeant libyen a proposé d'acheter les armes des mouvements rebelles et suggéré que ces derniers se transforment en partis politiques d'opposition. Le Tchad accuse le Soudan de soutenir ces groupes qui ont lancé depuis plus d'un an et demi plusieurs attaques contre les forces gouvernementales depuis l'est du pays.


Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno s'est déclaré dimanche à N'Djamena disposé à discuter de l'envoi d'une force internationale à vocation "humanitaire" dans le sud-est de son pays, contaminé par le conflit au Darfour voisin

N'DJAMENA, 10 juin 2007 - Le président tchadien Idriss Deby Itno s'est déclaré dimanche à N'Djamena disposé à discuter de l'envoi d'une force internationale à vocation "humanitaire" dans le sud-est de son pays, contaminé par le conflit au Darfour (ouest du Soudan) voisin. M. Deby s'exprimait à l'issue d'une rencontre d'une heure en tête-à-tête à N'Djamena avec le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, en tournée en Afrique. A un journaliste qui lui demandait s'il acceptait le déploiement d'une telle force, proposée par la France, M. Deby a répondu: "La discussion va se faire autour de quelle formule (devra être choisie, ndlr). Sur le principe, nous sommes d'accord sur un certain nombre de points précis qui seront rendus publics avant le 25 juin", date à laquelle est organisée à Paris une conférence internationale sur le Darfour. "Nous n'avons pas arrêté de solution précise mais nous avons cherché des pistes (...) qui permettraient certainement d'apporter un plus de réconfort, une assurance aux réfugiés (soudanais du Darfour des camps de l'est du Tchad), aux déplacés (tchadiens ayant fui leurs villages proches de la frontière soudanaise) et aux humanitaires qui travaillent dans des conditions sécuritaire extrêmement difficiles", a ajouté le président tchadien. Interrogé sur un possible déploiement de Casques bleus et d'une force européenne, M. Deby a répondu: "Pourquoi pas?". Après avoir donné son accord de principe fin 2006, le Tchad avait finalement fait savoir fin février qu'il refusait le déploiement d'une force militaire que l'ONU souhaitait envoyer pour sécuriser ses frontières avec le Darfour et la Centrafrique. De son côté, M. Kouchner a indiqué avoir "élaboré avec le président Deby un certain nombre de possibilités que nous allons travailler avec un groupe de trois personnes de chaque côté, à Paris dans quelques jours, et ici à nouveau". Le ministre s'est rendu samedi dans le sud-est du Tchad où plus de 160.000 personnes déplacées par les violences transfrontalières - prolongements du conflit du Darfour, qui a également avivé des conflits inter-communautaires - sont venus s'ajouter ces derniers mois aux près de 230.000 réfugiés soudanais ayant fui le Darfour depuis le début de la guerre civile en 2003. La force voulue par la France serait composée "de soldats français, européens et tchadiens ainsi que de gendarmes d'autres pays africains, sous drapeau onusien", a indiqué une source diplomatique. Sa mission consisterait à "sécuriser" l'environnement des camps de déplacés et de réfugiés, mais aussi "à aider à réinstaller les déplacés dans leurs villages", a ajouté cette source.


Tchad: Les députés tchadiens ont refusé lundi à une forte majorité d'autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances durant les vacances parlementaires, du 4 juin au 4 octobre


N'DJAMENA, 4 juin 2007 - Les députés tchadiens ont refusé lundi à une forte majorité d'autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances durant les vacances parlementaires, du 4 juin au 4 octobre, une première depuis que le président Idriss Deby Itno est au pouvoir, a rapporté la radio nationale. Le projet de loi habilitant l'exécutif à avoir recours aux ordonnances, traditionnellement adopté chaque année avant les vacances parlementaires, a été rejeté par 81 députés, contre seulement 29 qui ont voté pour et 14 abstentions. C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby Itno en 1990 que l'Assemblée nationale, où le Mouvement patriotique du Salut (MPS) du chef de l'Etat dispose d'une majorité absolue, s'oppose à une telle mesure. Selon la radio, les parlementaires ont demandé au gouvernement de lui préciser les domaines dans lesquels il entend légiférer par ordonnances. Les élus redoutaient notamment que l'exécutif adopte par ordonnance un collectif budgétaire pendant l'intersession, empiétant ainsi sur une prérogative de l'Assemblée, ont expliqué à l'AFP des sources parlementaires. "Ce n'est pas un désaveu, le Parlement a joué son rôle", a assuré après le vote le Premier ministre Kassiré Coumakoye. "Le Parlement a souhaité que le gouvernement soit explicite, parce qu'il ne veut pas qu'on légifère (par ordonnance) en matière de budget", a-t-il ajouté.


Tchad: L'ONG britannique Oxfam a accusé jeudi les bailleurs de fonds de se désintéresser de la crise dans l'est du Tchad et les a appelés à accroître "avec urgence" leur aide pour éviter un "échec humanitaire international"


N'DJAMENA, 3 mai 2007 - L'ONG britannique Oxfam a accusé jeudi les bailleurs de fonds de se désintéresser de la crise dans l'est du Tchad, où la situation "se détériore rapidement", et les a appelés à accroître "avec urgence" leur aide pour éviter un "échec humanitaire international". "Cette année, l'ONU a lancé un appel de 174 millions de dollars pour le Tchad, mais n'en a reçus que 72", déplore l'organisation dans un communiqué, notant que certains secteurs cruciaux comme l'eau et le système sanitaire demeurent dépourvus de fonds. Selon Oxfam, qui participe à l'effort humanitaire dans la région de Goz Beïda, dans l'est du Tchad frontalier du Soudan, certains pays comme le Japon, l'Italie, l'Espagne, l'Australie, l'Allemagne et la France ont fourni à l'appel de l'ONU "une réponse inadéquate ou inexistante". "Oxfam appelle les pays riches à financer avec urgence l'appel afin de répondre à des besoins humanitaires de plus en plus désespérés", ajoute l'organisation. "La communauté internationale n'a jusqu'ici pas réussi à endiguer la propagation du conflit (...) C'est un échec politique international", affirme dans ce communiqué le directeur d'Oxfam International Jeremy Hobbs. "La crise ne doit pas devenir un échec humanitaire international en raison d'un déficit de financements adéquats". L'est du Tchad est en proie à des rébellions hostiles au président tchadien Idriss Deby Itno, ainsi qu'à des violences intercommunautaires et à des attaques transfrontalières souvent liées à la guerre civile qui sévit depuis février 2003 au Darfour, dans l'ouest du Soudan. La crise au Darfour a poussé plus de 200.000 Soudanais à se réfugier au Tchad, et leur présence contribue à l'instabilité de cette région. "La crise humanitaire se détériore rapidement (...) à cause des récents déplacements de personnes fuyant les combats", souligne Oxfam. Selon l'ONG, le nombre de Tchadiens contraints de fuir les violences dans l'est du pays a "plus que quadruplé, passant de 30.000 à 140.000" au cours des douze derniers mois. Quelque 375.000 personnes qui se trouvent sur le territoire tchadien ont été déplacées par les violences au
Tchad ou dans les pays voisins. Parmi elles, "10.000 personnes ont besoin d'une assistance urgente à la suite d'attaques perpétrées au cours du dernier mois", prévient l'organisation.


Tchad: Plusieurs syndicats tchadiens ont lancé un appel à une grève de deux semaines dans la fonction publique à compter de mercredi afin d'obtenir du gouvernement l'augmentation du salaire minimum et des retraites


N'DJAMENA, 1 mai 2007 - Plusieurs syndicats tchadiens ont lancé mardi, à l'occasion de la Fête du travail, un appel à une grève de deux semaines dans la fonction publique à compter de mercredi afin d'obtenir du gouvernement l'augmentation du salaire minimum et des retraites. Cette intersyndicale, emmenée par la principale centrale du pays, l'Union des syndicats du Tchad (UST), a ouvert des négociations avec le pouvoir pour obtenir l'augmentation du point d'indice dans la fonction publique, le doublement du salaire minimum, fixé actuellement à 24.800 francs CFA (38 euros), et la revalorisation des retraites et allocations familiales. A ce jour, le gouvernement s'est engagé à augmenter de 10% la valeur du point d'indice, de 10% les retraites avec effet rétroactif au 1er janvier et à revaloriser les allocations familiales, a rappelé mardi devant la presse la ministre de la Fonction publique et du Travail, Fatimé Tchombi. "Nous prenons acte de ce premier pas fait par le gouvernement", lui a répondu le coordinateur de l'intersyndicale, Djibrine Assali. "Nous estimons néanmoins que ces propositions sont dérisoires et reflètent plutôt la mauvaise volonté du gouvernement de trouver des solutions satisfaisantes aux problèmes sociaux", a-t-il ajouté en appelant à la grève. Considéré comme l'un des pays les plus pauvres du monde, le Tchad est producteur de pétrole depuis octobre 2003. Mais le gouvernement du président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 1990, est confronté à la grogne croissante de sa population, qui tarde à sentir les bénéfices des pétrodollars.


Tchad: Le PAM a lancé un nouvel appel à la communauté internationale pour obtenir des dons afin de faire face à une "situation d'urgence" dans l'est du Tchad à l'approche de la saison des pluies


N'DJAMENA, 29 avr 2007 - Le Programme alimentaire mondiale (PAM) a lancé un nouvel appel à la communauté internationale pour obtenir des dons afin de faire face à une "situation d'urgence" dans l'est du Tchad à l'approche de la saison des pluies, a-t-on appris dimanche auprès de l'agence de l'ONU. La situation actuelle dans l'est tchadien est "une situation d'urgence", a déclaré la directrice exécutive du PAM Josette Sheeran lors d'une visite à N'Djamena. "Nous avons besoin de plus de soutien parce que le problème s'aggrave, avec un augmentation du nombre de déplacés internes, mais aussi des réfugiés en provenance du Darfour (ouest du Soudan). On lance un appel pour avoir une aide supplémentaire", a-t-elle précisé. Mme Sheeran, qui a rencontré samedi plusieurs dirigeants tchadiens, a qualifié de "volatile" la situation sécuritaire dans l'est du Tchad, en proie à des violences transfrontalières et communautaires, ainsi qu'à des rébellions hostiles au président Idriss Deby Itno. "Au Tchad, un enfant de moins de cinq ans sur cinq meurt de famine et de malnutrition. Nous faisons face à un problème de famine et de malnutrition chronique", a-t-elle souligné. Plus de 200.000 Soudanais ont trouvé refuge dans l'est tchadien depuis le début de la guerre civile au Darfour voisin en février 2003. Des violences meurtrières ont par la suite déplacé, dans la même région, plusieurs milliers de Tchadiens. Les autorités de N'Djamena souhaitent déplacer vers l'intérieur du pays les camps de réfugiés situés dans l'est du Tchad, estimant que leur proximité avec la frontière soudanaise est une source d'instabilité.


Tchad: Les chefs d'Etats de la CEMAC, lors de leur 8e sommet, ont décidé de transformer le Secrétariat Exécutif de la CEMAC en Commission composé d'un Commissaire par pays, et relevé de son poste l'actuel gouverneur de la BEAC, Jean-Félix Mamalepot


N'DJAMENA, 26 avr 2007 - Les chefs d'Etat des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont adopté mercredi à N'Djamena lors de leur 8e sommet une série de réformes de leurs institutions, selon le communiqué final de la réunion publié jeudi. Selon ce document, les présidents camerounais, centrafricain, congolais, gabonais, équato-guinéen et tchadien ont décidé de créer une commission, composée d'un commissaire par Etat membre et dirigée par un président choisi parmi eux, pour remplacer l'actuel secrétariat exécutif de l'organisation. Les chefs d'Etat ont également élargi la direction de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), l'institut d'émission monétaire de la Cémac, en y créant trois nouveaux postes de directeurs généraux et porté à douze le nombre de ses directions. Le gouverneur actuel de la BEAC, le Gabonais Jean-Félix Mamalepot, a été "relevé de son poste", ajoute le texte du communiqué sans donner d'autre explication, précisant toutefois que son successeur n'a pas encore été nommé. Les chefs d'Etat ont par ailleurs décidé l'entrée en vigueur, à partir de juillet prochain, d'un passeport Cémac commun aux pays membres, et annoncé que la compagnie aérienne belge Brussels Airlines avait été retenue comme partenaire stratégique de leur future compagnie aérienne communautaire. Enfin, la présidence de la Cémac a été confiée pour un an à l'issue du sommet au chef de l'Etat camerounais Paul Biya.


Tchad: La CEMAC dénonce les "tentatives de déstabilisation" du Tchad et de la Centrafrique lors de son 8è sommet des Chefs d'Etat à N'Djaména


N'DJAMENA, 25 avr 2007 - Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont condamné mercredi à N'Djamena "les tentatives de déstabilisation" du Tchad et de la Centrafrique, dans une déclaration dont l'AFP a obtenu une copie. Les présidents tchadien Idriss Deby Itno, centrafricain François Bozizé, gabonais Omar Bongo Ondimba, congolais Denis Sassou Nguesso et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, ainsi que le Premier ministre camerounais Ephraïm Inoni, "condamnent toutes les tentatives de déstabilisation de la République du Tchad et de la République centrafricaine et de leurs institutions démocratiques". Dans cette "déclaration spéciale", les dirigeants réunis pour leur 8e sommet dans la capitale tchadienne soutiennent également "la consolidation de la paix à l'intérieur et à l'extérieur" des frontières de ces deux pays, confrontés à des rébellions venues, selon N'Djamena et Bangui, du Soudan voisin. En présence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, parrain de plusieurs accords de paix restés lettres mortes entre le Tchad et le Soudan, la Cémac a également "encouragé" les autorités tchadiennes et centrafricaines à "poursuivre leur politique de bon voisinage" avec Khartoum. Sans fournir davantage de détails, l'organisation régionale évoque la création d'un "fonds spécial de solidarité destiné à assister les populations centrafricaines et tchadiennes déplacées" par les violences. Apportant son soutien à une revendication du Tchad, dont la région orientale est déstabilisée par la présence de plus de 200.000 Soudanais qui ont fui la guerre civile au Darfour, dans l'ouest du Soudan, la Cémac demande enfin aux "Nations unies d'examiner en urgence la question de la relocalisation des réfugiés". Selon les chefs d'Etat, la crise du Darfour "menace gravement la stabilité et la sécurité" de l'Afrique centrale. Dans une déclaration distincte, ils apportent leur soutien au projet de Mouammar Kadhafi en faveur de la création d'"Etats-Unis d'Afrique", et "invitent les autres Etats (de l'Union africaine) à en faire autant". Le sommet de la Cémac, initialement prévu mi-mars mais reporté à la demande du Gabon et du Congo, se poursuivait à huis clos dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon des sources diplomatiques tchadiennes, les débats portaient sur les questions à l'ordre du jour, notamment sur la réforme des
institutions de la Cémac et sur une nouvelle répartition des pouvoirs entre les Etats membres.


Tchad: Les chefs d'Etat des pays de la CEMAC se retrouvent ce mercredi à N'Djamena, lors du 8è sommet des Chefs d'Etat, pour discuter des réformes institutionnelles de leur organisation


N'DJAMENA, 24 avr 2007 - Les chefs d'Etat des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) se retrouvent mercredi à N'Djamena pour discuter des réformes institutionnelles de leur organisation, a-t-on appris mardi auprès de secrétariat exécutif de la Cémac. Outre le Congolais Denis Sassou Nguesso arrivé mardi en début d'après-midi, le Gabonais Omar Bongo Ondimba, l'Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, le Centrafricain François Bozizé et le Camerounais Paul Biya sont attendus d'ici mercredi autour de leur homologue tchadien Idriss Deby Itno, a-t-on appris auprès de la présidence tchadienne. Au cours de ce 8e sommet, les présidents des six pays membres doivent notamment examiner le rapport du comité de pilotage des réformes des institutions de la Cémac, selon une source diplomatique tchadienne. "L'objectif de la réforme, c'est le partage équilibré des institutions de la Cémac entre les Etats membres", a déclaré sous couvert de l'anonymat ce diplomate tchadien. En marge de leur rencontre, les chefs d'Etat de la Cémac, auxquels doit se joindre le président de l'archipel de Sao Tomé et Principe Fradique de Menezes, doivent également s'entretenir avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, arrivé mardi à N'Djamena. "Le colonel Kadhafi est venu sensibiliser les chefs d'Etat de la Cémac, les consulter et les encourager en vue de l'édification des futurs Etats-Unis d'Afrique", a expliqué le diplomate tchadien. Initialement prévu mi-mars, le 8e sommet des chefs d'Etat de la Cémac avait été reporté à la demande du Gabon et du Congo.


Tchad: La Commission européenne a débloqué 39,3 milliards de francs CFA supplémentaires d'aide humanitaire pour les personnes déplacées et les réfugiés au Soudan et au Tchad


BRUXELLES, 14 mars 2007 - La Commission européenne a débloqué mercredi 60 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire pour les personnes déplacées et les réfugiés au Soudan et au Tchad, principalement en raison du conflit au Darfour. Cette nouvelle enveloppe pour 2007 vise à renforcer la protection des civils et à offrir une assistance de base pour les victimes (approvisionnement en eau, traitement des enfants souffrant de malnutrition, nécessaires médicaux d'urgence, dispensaires itinérants, produits d'hygiène et abris). Elle s'ajoute aux 50 millions d'aide alimentaire annoncée en février (40 millions d'euros pour le Soudan et 10 millions d'euros pour le Tchad). "L'aide humanitaire supplémentaire dégagée par l'Europe est fondamentale pour des millions de personnes accablées de souffrances et touchées de plein fouet par la violence au Darfour et au-delà", a commenté le commissaire à l'Aide humanitaire Louis Michel. Il a d'autre part dénoncé les entraves faites sur le terrain au travail des ONG. "Le travail des organisations humanitaires sur le terrain est devenu de plus en plus difficile et périlleux. Cette situation n'est tout simplement pas acceptable", a-t-il estimé, appelant "les autorités soudanaises et les mouvements rebelles" à "faciliter leur action et garantir leur sécurité". Selon un rapport publié mercredi par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le nombre de déplacés recensés au Darfour, province de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis quatre ans, a atteint les deux millions pour la première fois en janvier. Selon la Commission, quelque 230.000 personnes ont également trouvé refuge au Tchad voisin.


Tchad : L'ex-chef rebelle tchadien Mahamat Nour Abdelkerim a été nommé dimanche ministre de la Défense du Tchad, à la faveur d'un remaniement gouvernemental


N'DJAMENA, 4 mars 2007 - L'ex-chef rebelle tchadien Mahamat Nour Abdelkerim, rallié fin décembre au président Idriss Deby Itno, a été nommé dimanche ministre de la Défense du Tchad, à la faveur d'un remaniement gouvernemental, a annoncé la radio nationale. Deux autres membres de l'ex-rébellion du Front uni pour le changement (Fuc), dont Mahamat Nour Abdelkerim est le président, Ismael Idriss Ismael et Lona Gong Raoul, sont nommés respectivement secrétaire d'Etat aux Relations extérieures, chargé de l'Intégration africaine, et secrétaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale. Onze personnalités font leur entrée dans ce gouvernement de 41 membres (Premier ministre compris), tandis que neuf le quittent. Les titulaires des ministères clés - Infrastructures, Relations extérieures, Finances, Mines et Energie, Pétrole - restent en fonction. Parmi les partants figurent Bichara Issa Djadallah, titulaire jusque là du portefeuille de la Défense nationale, et Routouang Yoma Golom qui occupait le ministère de la Sécurité publique. Parmi les nouveaux membres du gouvernement, on note la présence du Dr Haroun Kabadi, Premier ministre entre juin 2002 et juin 2003, nommé ministre d'Etat à l'Agriculture. Ce remaniement est consécutif au décès du Premier ministre Pascal Yoadimnadji, le 24 février à Paris, des suites d'un accident cardiovasculaire. Le président Deby avait nommé le 26 février Delwa Kassiré Coumakoye, ministre de l'Aménagement du territoire, pour le remplacer. M. Coumakoye, président du Rassemblement national pour la démocratie et le progrès (RNDP), un parti proche de la majorité présidentielle, avait déjà occupé le poste de chef du gouvernement de 1994 à 1996. Le Fuc, considéré lors de sa création en décembre 2005 comme le plus puissant des groupes militaires hostiles au président Deby, avait lancé en avril, de l'est du Tchad, une offensive éclair parvenue le 13 avril aux portes de N'Djamena avant d'être repoussée. Le mouvement, longtemps soutenu par le Soudan, s'était ensuite scindé en plusieurs tendances rivales et ne s'était plus manifesté de façon significative sur le plan militaire. Le gouvernement tchadien et Mahamat Nour Abdelkerim ont signé le 24 décembre un accord de paix à Tripoli, sous l'égide du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. M. Nour a immédiatement après regagné N'Djamena avec le président Deby, dont le régime tchadien fait toujours face à plusieurs groupes rebelles actifs dans l'est du Tchad.


Tchad: L'ancien ministre de l'Aménagement du territoire, M. Delwa Kassiré Coumakoye, a été nommé Premier ministre, en remplacement de Pascal Yoadimnadji décédé vendredi d'une hémorragie cérébrale


N'DJAMENA, 26 fév 2007 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a nommé lundi son ministre de l'Aménagement du territoire Delwa Kassiré Coumakoye au poste de Premier ministre, en remplacement de Pascal Yoadimnadji décédé vendredi d'une hémorragie cérébrale, a-t-on appris de source officielle. Président du Rassemblement national pour la démocratie et le progrès (RNDP), un parti proche de la majorité présidentielle, M. Coumakoye avait déjà occupé le poste de chef du gouvernement de 1994 à 1996. Après son passage à la Primature, il avait rejoint les bancs de l'Assemblée nationale, où il a présidé la commission des Affaires étrangères et de la coopération internationale jusqu'en août 2004. A cette date, il a rejoint le gouvernement au poste de ministre d'Etat, chargé de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat, trois mois après avoir décroché la deuxième place lors de l'élection présidentielle remportée dès le premier tour par le président Deby, au pouvoir depuis 1990. "Le président Deby va plus loin dans le sens de l'ouverture, c'est pourquoi après les dernières élections, il a fait appel à tous ses adversaires politiques", a commenté à l'AFP un proche collaborateur du chef de l'Etat après la nomination de M. Coumakoye. Sa promotion intervient quelques heures seulement après les obsèques nationales célébrées à N'Djamena, sur la place de l'Indépendance, en mémoire de son prédécesseur Pascal Yoadimnadji, décédé vendredi à Paris des suites d'une hémorragie cérébrale à l'âge de 56 ans. Lors de cette cérémonie, Idriss Deby Itno a salué la mémoire "d'un homme d'Etat d'une grande élégance d'esprit". "Pascal fut un patriote engagé pour la paix, l'unité et la justice dans son pays", a poursuivi le chef de l'Etat, avant de demander à la population tchadienne "de garder une pensée pieuse envers le défunt". Considéré comme un fidèle d'Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990, Pascal Yoadimnadji avait présidé la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) de 1995 à 1997, puis occupé plusieurs portefeuilles au gouvernement jusqu'en 2004. Après un bref passage à la tête du Conseil constitutionnel, il avait été nommé Premier ministre en février 2005.


Tchad: Les obsèques nationales du Premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji, décédé vendredi à Paris à l'âge de 56 ans des suites d'une hémorragie cérébrale, auront lieu lundi à N'Djamena


N'DJAMENA, 25 fév 2007 - Les obsèques nationales du Premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji, décédé vendredi à Paris à l'âge de 56 ans des suites d'une hémorragie cérébrale, auront lieu lundi à N'Djamena, a-t-on appris dimanche de source officielle. La cérémonie, qui se déroulera sur la place de l'Indépendance, sera présidée par le chef de l'Etat Idriss Deby Itno et sera suivie au palais présidentiel par la présentation des condoléances des différents corps constitués de l'Etat tchadien, a précisé la même source. Evacué le 21 février de N'Djamena vers la France à la suite d'un accident cardiovasculaire, Pascal Yoadimnadji est mort vendredi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. Son corps a été rapatrié samedi. "La mort vous a arraché au moment où le Tchad a besoin grandement de vous", a déclaré samedi le président Deby en s'inclinant sur le cercueil de son Premier ministre, drapé aux couleurs tchadiennes. "Vous avez été un homme d'Etat au sens élevé des responsabilités, au service du pays, et votre disparition est une grande perte pour le Tchad", a-t-il ajouté. Réuni dès vendredi en conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement tchadien a décrété un deuil national d'une semaine. Considéré comme un fidèle d'Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990, Pascal Yoadimnadji a présidé la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) de 1995 à 1997, puis a occupé plusieurs postes au gouvernement jusqu'en 2004. Après un bref passage à la tête du Conseil constitutionnel, il avait été nommé Premier ministre en février 2005.


Tchad: En marge du sommet Afrique-France, le Soudan, le Tchad et la Centrafrique ont signé jeudi soir à Cannes un accord s'engageant à ne pas "soutenir de rébellions" à partir de leurs territoires


CANNES (France), 15 fév 2007 - Le Soudan, le Tchad et la Centrafrique ont signé jeudi soir à Cannes (sud de la France) un accord s'engageant à ne pas "soutenir de rébellions" à partir de leurs territoires, a annoncé la présidence française. "Le texte est signé par neuf chefs d'Etat", a déclaré le porte-parole de la présidence Jerôme Bonnafont. L'Elysée l'a qualifié de "premier pas positif vers la reprise du dialogue entre les trois pays". L'accord, intervenu à l'issue d'une réunion sur la crise au Darfour (ouest du Soudan) en marge du sommet Afrique-France, est basé sur "trois principes" : "respect de la souveraineté et abstention à soutenir les mouvements armés, mise en place d'instances de concertation active entre le Soudan, le Tchad et la Centrafrique" et enfin, "poursuite de l'engagement entre l'ONU et l'Union africaine", selon la présidence française. Les présidents Omar el-Béchir (Soudan), Idriss Deby Itno (Tchad), François Bozizé (Centrafrique), ainsi que les chefs d'Etat égyptien Hosni Moubarak, le Ghanéen John Kufuor, président en exercice de l'Union africaine (UA), avaient participé à cette réunion. "Nous nous sommes engagés dans cet accord à ce que chaque pays respecte la souveraineté des autres et qu'aucun pays ne soutienne une quelconque rébellion à l'intérieur de son territoire", avait déclaré à l'issue de la rencontre le ministre soudanais des Affaires étrangères, Lam Akol. Khartoum et N'Djamena se sont déjà engagés par le passé à ne pas soutenir des rebelles hostiles à leur voisin, mais ces accords sont toujours restés lettre morte. Le Tchad et la Centrafrique accusent Khartoum de soutenir des rébellions, utilisant des bases arrières au Darfour, hostiles à leurs régimes. Le Soudan, de son coté, accuse le Tchad d'aider des rebelles au Darfour. Les risques de contagion durable du conflit du Darfour au Tchad et en Centrafrique inquiètent la France, qui a fourni un appui militaire à ces deux pays alliés pour les aider à repousser des attaques rebelles en provenance du Soudan.


Tchad: Le Comité international de la Croix-Rouge double son aide au Tchad à près de 6,8 milliards de francs CFA pour porter assistance à 60 000 personnes déplacées


GENÈVE, 12 fév 2007 - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) va doubler son aide au Tchad pour atteindre 17 millions de francs suisses (10,47 millions d'euros) a annoncé lundi à Genève le directeur des opérations de l'organisation, Pierre Krähenbühl. Les effectifs du CICR devraient atteindre 50 expatriés et 250 employés locaux pour porter assistance à 60.000 personnes déplacées au Tchad où l'insécurité se généralise dans l'est du pays. "La situation va continuer de se dégrader", selon M. Krähenbühl, de retour d'une mission d'une semaine au Tchad. Aux tensions entre tribus nomades et sédentaires se greffent la lutte de groupes d'opposants contre les autorités de N'Djaména et les raids des milices en provenance du Darfour (ouest du Soudan), a-t-il dit.


Tchad: Le Tchad menace de suspendre sa participation à l'Union africaine si le Soudan prend la présidence de l'Organisation lors du sommet prévu les 29 et 30 janvier à Addis Abeba


ADDIS ABEBA, 27 jan 2007 - Le Tchad "suspendra sa participation à l'Union africaine" (UA) si le Soudan prend la présidence de l'organisation continentale lors du sommet prévu les 29 et 30 janvier à Addis Abeba, a averti samedi le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Allam-Mi. "Si le Soudan est désigné comme président de l'UA, nous suspendrons notre participation à l'UA pendant le mandat (du président soudanais) Omar al-Béchir", a déclaré à la presse à Addis Abeba le ministre tchadien. "C'est une affaire entre la communauté internationale et l'UA. Nous faisons confiance à l'Afrique pour que le Soudan ne soit pas élu. Il est impossible que l'Afrique se déshonore à ce point", a-t-il jugé. "Les mêmes conditions qui avaient prévalu au refus de la désignation du Soudan sont toujours là: aggravation de la situation au Darfour, aggravation de la situation entre le Tchad et le Soudan et d'autres pays voisins", a insisté le chef de la diplomatie tchadienne. Les relations entre les deux pays voisins se sont nettement dégradées depuis plus d'un an, N'Djamena accusant Khartoum de soutenir des groupes armés hostiles au président Idriss Deby Itno et qui ont lancé plusieurs offensives dans l'est du Tchad ces derniers mois. La question de la désignation du Soudan à la présidence de l'UA avait déjà viré au casse-tête lors du précédent sommet, en 2006 à Khartoum, et promesse avait été finalement faite au président al-Béchir qu'il prendrait la tête de l'UA en 2007. "Le Soudan aura la présidence de l'UA", a d'ailleurs affirmé samedi le chef de la diplomatie soudanaise, Lam Akol. La communauté internationale tient Khartoum pour principal responsable de la poursuite de la guerre civile dans la province soudanaise du Darfour (ouest), qui aurait fait en quatre ans 200.000 morts et entraîné le déplacement de 2 millions de personnes. Alors que ce conflit déborde sur le Tchad, M. al-Béchir continue de refuser qu'une force de l'ONU prenne la relève du contingent de 7.000 hommes de l'UA, l'Amis, actuellement déployé au Darfour et incapable de faire cesser la violence.


Tchad: Le canadien EnCana, premier groupe indépendant de gaz et de pétrole d'Amérique du Nord, a annoncé vendredi la vente au chinois CNPC de ses actifs pétroliers au Tchad pour plus de 102,9 milliards de francs CFA


CALGARY (Canada), 12 jan 2007 - Le canadien EnCana, premier groupe indépendant de gaz et de pétrole d'Amérique du Nord, a annoncé vendredi la vente au chinois CNPC de ses actifs pétroliers au Tchad pour 202,5 millions de dollars US. La China National Petroleum Corp (CNPC), premier groupe énergétique chinois, se porte ainsi acquéreur de 50% des intérêts d'EnCana dans un programme d'exploration au Tchad, pays africain enclavé qui détient d'importantes réserves pétrolières. Le groupe canadien avait foré depuis 2002 onze puits dans le cadre de son programme d'exploration pétrolière au Tchad qui avait mené à des "résultats encourageants", a indiqué la compagnie dans un communiqué. Cette transaction met un terme aux activités en Afrique du géant canadien qui entend se concentrer sur ses opérations en Amérique du Nord, a-t-il précisé. EnCana, l'un des titres phares de la Bourse de Toronto, a investi des milliards dans les sables bitumineux du nord de l'Alberta, considérés comme la plus importante réserve d'or noir à l'extérieur du Moyen-Orient. L'entreprise fait face à une inflation galopante de la facture de ses projets, disait-elle récemment.


Tchad: Signature de plusieurs accords entre le Tchad et la Chine d'un montant global de plus de 34 milliards de francs CFA dans divers domaines


N'DJAMENA, 4 jan 2007 - Le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing est arrivé jeudi après-midi à N'Djamena, quatrième étape d'une tournée africaine, pour une visite d'une douzaine d'heures au Tchad qui a rétabli en août ses relations avec Pékin. Il a été reçu immédiatement après son arrivée par le président tchadien Idriss Deby Itno, avec qui il s'est entretenu plus d'une heure. "La normalisation des relations sino-tchadiennes en août dernier a ouvert une page nouvelle dans les relations entre les deux pays", a déclaré le ministre chinois à la presse à l'issue de cette rencontre. Outre les liens entre les deux pays, les deux hommes se sont entretenus notamment de la "réforme du système des Nations unies" et de "la situation au Darfour et de ses répercutions sur la stabilité du Tchad", selon le ministre chinois. "A ce sujet, je me félicite de l'attitude du gouvernement tchadien, visant à préserver ses relations d'amitié et de bon voisinage avec le Soudan", dont la Chine est un allié traditionnel, a ajouté Li Zhaoxing. N'Djamena accuse Khartoum, qui nie, de soutenir des rebellions tchadiennes qui ont multiplié ces derniers mois les attaques contre l'armée de N'Djamena. Le chef de la diplomatie chinoise a ensuite rencontré son homologue tchadien Ahmat Allami, avec lequel il a signé une série d'accords, parmi lesquels un "accord-cadre relatif à l'octroi d'un prêt préférentiel" d'environ 13 milliards de francs CFA (19,8 millions d'euros) et un "protocole d'accord" relatif à l'annulation de 16 milliards de FCFA (24,4 millions d'euros) de dette du Tchad envers Pékin. Les deux ministres ont également paraphé deux accords de coopération économique et technique d'un montant global de 5,5 milliards de FCFA (8,4 millions d'euros), ainsi que d'autres documents relatifs à l'envoi par Pékin d'une mission médicale chinoise au Tchad durant deux ans et au don de 130 millions de FCFA (200.000 euros) de médicaments anti-paludiques. M. Li inaugurera vendredi les nouveaux bureaux de l'ambassade de Chine à N'Djamena, avant de quitter le Tchad pour la Centrafrique voisine. Dans le cadre d'une tournée africaine qui doit également le conduire ensuite en Erythrée et au Bostwanan, le ministre chinois s'est rendu ces derniers jours au Bénin, en Guinée équatoriale et en Guinée Bissau. Alors que la Chine populaire est de plus en plus présente en Afrique, N'Djamena et Pékin ont rétabli en août des relations diplomatiques rompues en 1997. Le Tchad est ainsi devenu le septième pays - et le troisième en Afrique - à rompre depuis 2000 avec Taïwan, qui n'est plus reconnu que par cinq pays africains.






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