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L'actualité du Tchad
(d'après l'Agence France Presse)

Tchad: Le Soudan et le Tchad, dont les relations diplomatiques ont été rompues en mai dernier, ont procédé dimanche à un échange d'ambassadeurs avec l'aide de la Libye

KHARTOUM, 9 nov 2008 - Le Soudan et le Tchad, dont les relations diplomatiques ont été rompues en mai dernier, ont procédé dimanche à un échange d'ambassadeurs avec l'aide de la Libye, a-t-on appris de sources diplomatiques. L'ambassadeur du Tchad au Soudan, Baradine Haroun Ibrahim, parti dimanche matin de N'Djamena, a été reçu à Khartoum par des responsables libyens et soudanais après son arrivée à bord d'un avion libyen qui devait emmener l'ambassadeur du Soudan au Tchad plus tard dans la journée. "Je suis très heureux de reprendre mon poste", a déclaré en français M. Ibrahim, refusant de répondre aux questions de journalistes soudanais en arabe, alors que c'est l'une des langues officielles au Tchad. Il a remercié la Libyen qui avait négocié un accord entre le Tchad et le Soudan il y a deux semaines, et minimisé les problèmes entre les deux pays. "Nous avons accepté l'idée de renforcer nos relations en toute sincérité et nous vivons en harmonie comme deux frères voisins qui partagent beaucoup de choses", a ajouté M. Ibrahim. Le Tchad et le Soudan étaient convenus du retour de leurs ambassadeurs "dans un délai de deux semaines" à compter du 24 octobre, à l'issue d'une réunion tripartite à Tripoli sous l'égide de la Libye. N'Djamena et Khartoum entretiennent des relations tumultueuses depuis cinq ans, s'accusant régulièrement de soutenir les rébellions en lutte contre leurs régimes respectifs. Le Soudan avait rompu en mai leurs relations diplomatiques après une attaque près de Khartoum de rebelles du Darfour, région de l'ouest du pays en guerre civile depuis 2003, affirmant que N'Djamena était derrière ce raid. Le Tchad soutient lui avoir subi 28 attaques venues du Soudan, dont celle des 2 et 3 février 2008 au cours de laquelle des rebelles avaient investi sa capitale et été à deux doigts de renverser le président Idriss Deby Itno. L'est du pays abrite 450.000 réfugiés du Darfour et déplacés tchadiens. Les deux pays voisins avaient par ailleurs signé en mars à Dakar et en 2006 à Tripoli des accords, restés lettre morte ou contredits par les faits, censés mettre fin à leurs différends. Lors d'une précédente réunion tchado-soudanaise à Asmara, mi-septembre, il avait été décidé la mise sur pied d'une "force de paix et de sécurité conjointe" pour sécuriser leur frontière, à laquelle est adossée le Darfour soudanais. Les deux pays doivent fournir chacun 1.000 hommes pour cette force. Présent à Khartoum ce week-end, l'ex-président du Burundi Pierre Buyoya, à la tête d'une mission de l'Union africaine (UA) sur les relations tchado-soudanaises, a estimé que les deux pays étaient "sérieux" dans leur volonté d'avancer. "Mais c'est une question très délicate car le niveau de défiance (entre le Soudan et le Tchad) est très élevé", a-t-il enchaîné auprès de la presse. "Il y a beaucoup de réunions, d'accords, mais la mise en oeuvre n'est pas là (...). Chaque partie a dit +si l'autre arrête (de soutenir les rebelles), j'arrêterai+. C'est une forme de cercle vicieux. Nous devons le briser", a poursuivi M. Buyoya. Il a relevé l'intérêt de pacifier la relation entre Khartoum et N'Djamena dans l'optique de voir la situation s'améliorer au Darfour. Si ce problème bilatéral n'est pas résolu, "il sera impossible de parvenir à une solution au Darfour", a-t-il estimé.



Tchad: Le gouvernement tchadien ratifie le "Pacte de non-agression et de défense commune de l'Union africaine", adopté le 31 janvier 2005 à Abuja

ADDIS ABEBA, 27 sept 2008 - Le Tchad a ratifié le "Pacte de non-agression et de défense commune" de l'Union africaine (UA), a annoncé samedi l'organisation continentale dans un communiqué. "Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, se félicite du dépôt auprès de la Commission de l'UA, par les autorités tchadiennes, des instruments de ratification du +Pacte de non-agression et de défense commune de l'Union africaine+ adopté le 31 janvier 2005 à Abuja", indique l'organisation. Remerciant le président tchadien Idriss Deby Itno, M. Ping "encourage les pays africains qui n'ont pas encore accompli cette démarche d'envisager de le faire dans les meilleurs délais en vue de permettre à ces textes essentiels de produire leurs pleins effets". Ce pacte doit notamment permettre à l'Afrique de mettre fin aux nombreux conflits qui handicapent le développement du continent. Pays voisins, le Tchad et le Soudan entretiennent des relations tumultueuses depuis cinq ans, s'accusant régulièrement de soutenir les rébellions en lutte contre leur régime respectif. Le Tchad, qui abrite quelque 450.000 réfugiés darfouris et déplacés tchadiens dans l'est du Tchad, estime que la normalisation de ses relations avec Khartoum passe par une solution dans la province voisine soudanaise du Darfour en proie à la guerre civile depuis 2003.



Tchad: L'organisation d'une "force de paix et de sécurité" conjointe tchado-soudanaise, 2 000 hommes au total,  décidée lors de la réunion d'Asmara, doit encore être "finalisée"

LIBREVILLE, 16 sept 2008 - L'organisation d'une "force de paix et de sécurité" conjointe tchado-soudanaise, décidée lors de la réunion d'Asmara, doit encore être "finalisée" a affirmé mardi à l'AFP le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki. "Il faut encore finaliser tout cela", a confié M. Faki, joint par téléphone depuis Libreville. "Le principe est acquis. Le Tchad fournit 1.000 hommes, le Soudan en fournit 1.000 également". M. Faki n'a pas écarté qu'à l'avenir militaires tchadiens et soudanais fassent des "patrouilles communes". Mais "cela n'a rien à voir avec l'Eufor. Ce n'est pas lié", a-t-il précisé. Le Tchad et le Soudan se sont engagés à rétablir leurs relations diplomatiques, rompues en mai, après une réunion du groupe de contact à Asmara en Erythrée. Dans le communiqué du groupe de contact, les deux pays étaient d'accord sur "la mise en place de la force de paix et de sécurité, qui comprendra 1.000 soldats fournis par le Tchad et 1.000 soldats fournis par le Soudan". La force tentera "d'imperméabiliser" la frontière, "en permettant aux observateurs de faire leur travail de monitoring de la frontière et en signalant les incursions", a confié le ministre. "A terme, les deux forces pourraient faire des patrouilles communes, pourquoi pas", a indiqué M. Faki. "Il s'agira d'une force mixte. Chacun sera sur son côté de la frontière. La force sera chargée de protéger la centaine de soldats observateurs" issus des cinq autres pays du groupe de contact (Libye, Congo, Gabon, Sénégal, Erythrée), a expliqué M. Faki. "Le commandement sera mixte et basé à Tripoli. Ce ne sera pas un commandement libyen mais un commandement mixte qui sera en charge de la planification", a ajouté M. Faki. La "force mixte" n'a toutefois pas vocation à remplacer l'Eufor, la force européenne déployée dans l'est du Tchad et la Centrafrique. "L'Eufor est chargée de la protection des camps, des réfugiés, des déplacés, des personnels humanitaires. Ce n'est pas lié et la force mixte ne va pas remplacer l'Eufor" a expliqué M. Faki. "L'Eufor n'a pas de commentaire à faire en tant que telle (...) elle n'a pas été informée de l'accord et n'a reçu aucune demande particulière d'assistance", selon une source proche de cette force. M. Faki a précisé qu'il "restait prudent" quant à la reprise des relations diplomatiques avec le Soudan qui "n'a pas brillé par le passé pour le respect de ses engagements: j'espère qu'ils sont sincères et de bonne foi". "Il faut que le Soudan règle le problème du Darfour (ouest Soudan) et cesse d'essayer de faire croire que le Tchad est une partie du problème. C'est un problème soudano-soudanais", a insisté M. Faki. "Il est dans l'intérêt du Soudan de régler le problème" mais aussi dans l'intérêt du Tchad, qui doit gérer 450.000 réfugiés du Darfour et déplacés et "tous les problèmes que cela engendre: cohabitation des populations, pression sur l'environnement, problèmes de sécurité etc...", a-t-il précisé. Le Tchad et le Soudan entretiennent des relations tumultueuses depuis cinq ans, s'accusant régulièrement de soutenir les rébellions en lutte contre leur régime respectif. Le Soudan avait rompu en mai les relations diplomatiques après une attaque de rebelles du Darfour près de Khartoum. Le Tchad et le Soudan avaient signé en mars dernier à Dakar et en 2006 à Tripoli des accords censés mettre fin à leur différends.



Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a procédé dimanche à un léger remaniement du gouvernement, donnant notamment le portefeuille des Finances et du Budget à Ngata Ngoulou, secrétaire général de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC)

N'DJAMENA, 14 sept 2008 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a procédé dimanche à un léger remaniement du gouvernement, donnant notamment le portefeuille des Finances et du Budget à Ngata Ngoulou, secrétaire général de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), apprend-on de source officielle. M. Ngata Ngoulou remplace Abakar Mallah Mourtcha limogé le 19 août sans que les raisons en soient connues. C'est le premier remaniement du gouvernement de Youssouf Saleh Abbas, un ex-rebelle rallié au président Idriss Deby Itno, formé en mai et considéré comme un gouvernement d'ouverture avec la présence de membres de l'opposition. Les principaux ministères, Défense, Justice, Affaires étrangères, Intérieur, Infrastructures conservent leur titulaire. Parmi les autres changements figurent le remplacement de Mahamat Abdoulaye au ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat par Fatimé Issa Ramadane, précédemment ministre chargé des Droits de l'Homme et des promotions des libertés. Limane Mahamat, conseiller juridique à la Présidence de la république devient ministre secrétaire général du gouvernement en remplacement de Kalzeubé Pahimi Deubet. Ali Souleymane Dabié, professeur de Mathématiques, recteur de l'université d'Abeché (est), est nommé ministre de l'Environnement, de l'Eau et des Ressources halieutiques. Le secrétariat d'Etat à l'Environnement, chargé de l'hydraulique villageoise et pastorale revient à Mahamat Mamadou Ady, ancien secrétaire général de l'Ecole nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM). Abdramane Djasbaille, remplacé par Emmanuel Nadingar, passe de la Décentralisation au ministère des Droits de l'Homme. Yaya Dillo, ancien secrétaire général adjoint du gouvernement, prend la tête du Département des Mines et Energie. Mme Kadidja Abdelkader, hérite du secrétariat d'Etat à l'Agriculture chargé de la sécurité Alimentaire. Enfin Taher Sougoudi précédemment sécrétaire d'Etat à l'environnement, chargé de l'hydraulique Villageoise et Pastorale est nommé Secrétaire d'Etat à la santé publique chargé des formations sanitaires, un poste nouvellement créé.



Tchad: La Banque mondiale a annoncé mardi avoir mis fin à son accord d'aide au développement des infrastructures pétrolières du Tchad, celui-ci ne respectant pas selon elle ses engagements en matière de réduction de la pauvreté

WASHINGTON, 9 sept 2008 - La Banque mondiale a annoncé mardi avoir mis fin à son accord d'aide au développement des infrastructures pétrolières du Tchad, celui-ci ne respectant pas selon elle ses engagements en matière de réduction de la pauvreté. Signé en 2001, cet accord qui porte sur le financement d'un oléoduc reliant le Tchad au Cameroun, stipulait que l'Etat tchadien devait allouer une partie de ses recettes pétrolières à des programmes de réduction de la pauvreté. Pendant plusieurs années, le Tchad n'a pas respecté cette clause, écrit la Banque mondiale dans un communiqué, et un nouvel accord avait dû être signé en 2006 pour clarifier les choses. Ce texte prévoyait que l'Etat tchadien consacre 70% de ses dépenses budgétaires à des programmes prioritaires de réduction de la pauvreté. "Malheureusement", ajoute le texte, ces arrangements n'ont pas fonctionné et la "Banque en a conclu qu'elle ne pouvait plus continuer à soutenir ce projet dans ces circonstances". La Banque indique avoir discuté de cette question en août avec les autorités tchadiennes et que "le gouvernement tchadien a accepté de [lui] rembourser en avance" les fonds relatifs au financement du pipeline, ce qui "met fin à la participation de la Banque" dans ce projet. Une des pommes de discorde dans cet affaire tient au fait que le gouvernement de N'Djamena, aux prises avec plusieurs rébellions armées, entend consacrer une part de ses revenus pétroliers aux dépenses d'armement. Le Tchad produit entre 150.000 à 160.000 barils par jour et possède des réserves évaluées à 1,5 milliard de barils de brut.



Tchad: La commission d'enquête sur les événements survenus au cours de l'attaque de rebelles tchadiens sur N'Djamena début février a remis mardi son rapport au président Idriss Deby Itno lors d'une cérémonie au palais présidentiel

N'DJAMENA, 5 août 2008 - La commission d'enquête sur les événements survenus au cours de l'attaque de rebelles tchadiens sur N'Djamena début février a remis mardi son rapport au président Idriss Deby Itno lors d'une cérémonie au palais présidentiel, a constaté un journaliste de l'AFP. "Ce rapport est un tout, il ne peut être considéré comme un rapport d'enquête judiciaire ou policière", a déclaré Me Allaissem Djaibé, le président de la commission et bâtonnier des avocats tchadiens, précisant qu'il n'avait pas le droit d'en révéler le contenu. Le rapport évoque l'arrivée des rebelles, "la bataille" dans la capitale, ainsi que les "lieux de détention" des personnes arrêtées, a-t-il précisé sans donner d'indication sur le sort de l'opposant disparu lors de ces événements, Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), la principale coalition de l'opposition. "Le rapport traite des responsabilités et finit par des recommandations. Les conclusions constituent des pistes à exploiter sur le plan juridique, administratif, social et politique", a-t-il ajouté, soulignant que "la commission (avait) travaillé en toute indépendance". Le président Deby a estimé qu'il s'agissait d'un "rapport crédible attendu non seulement par la communauté internationale mais aussi par les Tchadiens dans leur ensemble". "Ce rapport contribuera à la manifestation de la vérité sur tout ce qui s'est passé au Tchad", a-t-il poursuivi, promettant que "le gouvernement veillera à le rendre public".



Tchad: Le gouvernement tchadien a inscrit à son budget "deux milliards de francs CFA" pour participer à l'organisation au Sénégal du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré

DAKAR, 1 août 2008 - Le ministre tchadien de la Justice, Jean Bowoyeu Alingue, a annoncé vendredi à Dakar que le Tchad avait inscrit à son budget "deux milliards de francs CFA" pour participer à l'organisation au Sénégal du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré. "C'est un procès qui est assez lourd, qui demande des moyens", a souligné M. Alingue, interrogé par une journaliste de Radio France internationale à Dakar en marge d'une réunion de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). "Le Sénégal a fait un geste en inscrivant dans son budget un milliard de francs. Le Tchad, qui suit de près cette opération, a inscrit également dans son budget deux milliards de francs pour permettre au procès d'aller de l'avant", a-t-il annoncé. "Mais il faudrait encore que la communauté internationale puisse venir au secours du Sénégal et de l'Union africaine pour que ce dossier puisse enfin voir le jour en faveur de l'Afrique en général et en particulier des victimes tchadiennes", a ajouté le ministre tchadien. Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, avant d'être renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Réfugié au Sénégal depuis 1991, il est poursuivi pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture en Belgique, sur la base de plainte de victimes d'origine tchadienne. Le Sénégal a récemment modifié sa Constitution pour pouvoir juger Hissène Habré poursuivi pour crimes contre l'humanité, mais l'instruction n'a toujours pas débuté. Il s'agirait du premier procès à se tenir en Afrique d'un ancien chef d'Etat africain jugé pour de tels crimes.



Tchad: D'après le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Touka Ramadan Koré, l'armée tchadienne a remporté mardi "une victoire décisive" sur la rébellion à Am Zoer (est) et tué 162 rebelles

AM ZOER (Tchad), 18 juin 2008 - L'armée tchadienne a remporté mardi "une victoire décisive" sur la rébellion à Am Zoer (est) et tué 162 rebelles, a affirmé mercredi le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Touka Ramadan Koré, à des journalistes, en présentant les lieux des combats. "C'est une victoire décisive remporté à Am Zoer (80 km au nord est d'Abéché, la ville la plus importante de l'est). Il n'y aura plus de ville prise. les mercenaires soudanais de l'Alliance nationale (qui regroupe les diverses factions de la rébellion tchadienne) ont fui ou sont morts", a déclaré le général. Il a indiqué qu'il y avait eu "162 rebelles tués recensés et sans doute plus" au cours des combats et que l'armée tchadienne avait détruit ou récupéré une quarantaine de véhicules et "fait plusieurs dizaines de prisonniers". L'armée a compté trois morts dans ses propres rangs, a affirmé le général. Une vingtaine de prisonniers, dont cinq blessés, ont aussi été présentés à la presse par les autorités. Les rebelles tchadiens avaient lancé le 11 juin une offensive dans l'est du pays, prenant successivement, sans y rester longtemps, Goz Beida, Am-Dam, Biltine et mardi matin Am Zoer. L'objectif affiché des rebelles est de se rendre à N'Djamena, comme il l'avait fait les 2 et 3 février, étant alors à deux doigts de renverser le régime du président Idriss Deby Itno.



Tchad: La principale coalition de l'opposition tchadienne s'est dite prête lundi à participer au nouveau gouvernement d'"ouverture", seul le parti de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, "disparu" depuis début février, refusant pour l'instant d'y entrer

N'DJAMENA, 21 avr 2008 - La principale coalition de l'opposition tchadienne s'est dite prête lundi à participer au nouveau gouvernement d'"ouverture", seul le parti de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, "disparu" depuis son enlèvement début février, refusant pour l'instant d'y entrer. "Nous ne voyons pas d'inconvénient à participer au gouvernement", a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), Hamit Mahamat Dahalob. "Nous avons donné notre accord de principe au Premier ministre", a-t-il ajouté. Le nouveau Premier ministre nommé mercredi, Youssouf Saleh Abbas, mène des consultations pour former un gouvernement "de large ouverture". Cet ancien conseiller diplomatique du président Idriss Deby Itno a rencontré vendredi des représentants de la CPDC, leur proposant d'entrer dans cette équipe pour travailler "à la restauration de la paix". La CPDC avait suspendu son dialogue avec le pouvoir après l'attaque rebelle ratée des 2 et 3 février à N'Djamena, à l'issue de laquelle trois figures de l'opposition avaient été arrêtées, selon des témoignages concordants, par les services de sécurité tchadiens. Deux d'entre eux ont depuis retrouvé la liberté, mais Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la CPDC et secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement (PLD), est toujours porté "disparu" depuis son enlèvement à son domicile à la fin d'un raid rebelle contre N'Djamena les 2 et 3 février. Plusieurs responsables de l'opposition le considèrent aujourd'hui comme mort. La CPDC, reçue le 8 avril par le président Deby pour la première fois depuis le raid rebelle, réclamait jusqu'alors sa "libération immédiate et inconditionnelle". Dans un communiqué, le PLD affirme qu'il "réserve sa participation dans tout gouvernement tant que son secrétaire général (...) n'est pas libéré". "Le refus du PLD est légitime, mais il ne quitte pas la CPDC", a assuré Hamit Mahamat Dahalob.



Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé mercredi son Premier ministre Delwa Kassiré Coumakoye et l'a remplacé par son conseiller diplomatique Youssouf Saleh Abbas

N'DJAMENA, 16 avr 2008 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé mercredi son Premier ministre Delwa Kassiré Coumakoye et l'a remplacé par son conseiller diplomatique Youssouf Saleh Abbas, a rapporté la radio publique à N'Djamena. Youssouf Saleh Abbas, un ancien chef rebelle et ex-opposant en exil qui a rallié le pouvoir actuel en 2006, est chargé de former un nouveau gouvernement. Le nouveau Premier ministre, originaire de la région du Ouaddaï, dans l'est du Tchad où sont actifs plusieurs mouvements rebelles hostiles au président Deby, est un diplomate de formation. Il était jusqu'ici le conseiller du président tchadien pour les relations internationales et son représentant spécial auprès de la force européenne (Eufor), en cours de déploiement dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour protéger notamment les réfugiés soudanais du Darfour voisin. Cet homme de confiance du chef de l'Etat a été en 1981 et 1982 le directeur de cabinet de l'ancien président Goukouni Weddeye. Il a également été le vice-président de la "Conférence nationale souveraine" organisée en 1993, trois ans après l'arrivée au pouvoir par les armes d'Idriss Deby, qui a renversé Hissène Habré. M. Kassiré, originaire du sud du Tchad à majorité chrétienne, avait été nommé Premier ministre le 26 février 2007 après le décès de son prédécesseur Pascal Yoadimnadji, un autre sudiste. Le Premier ministre limogé, président du Rassemblement national pour la démocratie et le progrès (RNDP), un petit parti de la majorité, s'est distingué par ses déclarations à l'emporte-pièce, souvent contradictoires avec celles du chef de l'Etat. "Kassiré a été relevé de ses fonctions parce qu'il s'oppose à la mise en oeuvre de l'accord du 13 août 2007 entre la majorité présidentielle et l'opposition", a expliqué à l'AFP un responsable tchadien qui a requis l'anonymat. Cet accord prévoit le "renforcement du processus démocratique au Tchad", ainsi que des élections libres et transparentes en 2009. Mais la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition, boude son comité de suivi depuis l'attaque rebelle ratée des 2 et 3 février à N'Djamena, au cours de laquelle un front de groupes armés a failli renverser le président Deby. Dans le sillage du retrait des rebelles de la capitale, trois dirigeants de l'opposition ont été arrêtés par les services de sécurité tchadiens, selon des témoignages concordants. Deux d'entre eux ont depuis retrouvé la liberté, mais le troisième, le porte-parole de la CPDC Ibni Oumar Mahamat Saleh, est toujours porté "disparu". La CPDC réclame sa "libération immédiate et conditionnelle", ainsi que la mise en place d'une commission d'enquête "réellement indépendante et réellement internationale" sur les arrestations d'opposants en lieu et place de l'instance créée par le président Deby.



Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a reçu mardi la principale coalition de l'opposition, pour la première fois depuis le raid rebelle raté de début février à N'Djamena, afin de lui demander de renouer le dialogue avec le pouvoir

N'DJAMENA, 9 avr 2008 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a reçu mardi la principale coalition de l'opposition, pour la première fois depuis le raid rebelle raté de début février à N'Djamena, afin de lui demander de renouer le dialogue avec le pouvoir, ont affirmé mercredi à l'AFP des opposants. "Le chef de l'Etat nous a rencontrés pour nous faire part d'un certain nombre de préoccupations, pour faire avancer le processus démocratique à travers l'accord du 13 août 2007 (entre opposition et pouvoir)", a déclaré un membre de la Coordination des partis politique pour la défense de la Constitution (CPDC). "Nous lui avons également fait part de nos préoccupations, notamment les préalables quant à notre participation au comité de suivi (de cet accord)", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat, précisant qu'une nouvelle rencontre aurait lieu "prochainement" pour tenter de "régler tous les problèmes". La présidence n'a fait aucun commentaire au sujet de cette rencontre. La CPDC, qui regroupe la plupart des partis d'opposition, a suspendu sa participation au comité de suivi de l'accord du 13 août après la bataille de N'Djamena et les arrestations d'opposants qui ont suivi. Le porte-parole de la CPDC Ibni Oumar Mahamat Saleh, arrêté par la garde présidentielle le 3 février selon des témoignages concordants, est toujours porté "disparu". L'opposition a fait de sa libération "immédiate et inconditionnelle", ainsi que de la création d'une commission d'enquête "réellement internationale et réellement indépendante" sur les disparitions d'opposants, des préalables à son retour au sein du comité de suivi de l'accord du 13 août, censé aboutir à des élections démocratiques en 2009. Sur ces questions, "il y a toujours un grand désaccord", a estimé un autre responsable de la CPDC, Salibou Garba. "Le président Deby continue de dire qu'il ne sait pas où se trouve Ibni", a-t-il expliqué. Il a ajouté que l'opposition n'approuvait pas la commission d'enquête tchadienne sur l'attaque rebelle, au sein de laquelle l'Union européenne (UE) et la Francophonie sont "observateurs", car "elle n'est pas internationale". "Le président nous a proposé de faire partie de cette commission, mais nous n'avons pas encore répondu", a précisé Salibou Garba. Il a néanmoins fait état de "petites avancées": "Deby a dit qu'il est prêt à entendre nos propositions sur un forum pour la paix, et nous a demandé d'en définir les contours". La CPDC exige un dialogue "élargi" aux rebelles, ce que le pouvoir a jusqu'ici refusé.



Tchad: Un des principaux opposants tchadiens, Wadal Abdelkader Kamougué, est rentré samedi à N'Djamena en provenance du Cameroun "pour continuer l'opposition" au gouvernement du président Idriss Deby Itno

LIBREVILLE, 22 mars 2008 - Wadal Abdelkader Kamougué, un des principaux opposants tchadiens, est rentré samedi à N'Djamena en provenance du Cameroun "pour continuer l'opposition" au gouvernement du président Idriss Deby Itno, a appris l'AFP auprès l'opposition. "Kamougué est rentré cet après-midi de Bongor (nord Cameroun). Il a reçu des garanties sur sa sécurité de la part des autorités et il revient pour continuer l'opposition" au chef de l'Etat, a affirmé Salibou Garba, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). Principale coalition de l'opposition, la CPDC compte parmi ses membres l'Union pour le renouveau et la démocratie, dont Wadal Abdelkader Kamougué est le président. "Il y a beaucoup de travail: la commission d'enquête sur les évènements, qu'il faut changer et que nous ne reconnaissons pas", a notamment dit M. Garba qui se trouvait à N'Djamena et qui a été interrogé par téléphone par l'AFP depuis Libreville. Il a précisé que M. Kamougué, qui est député, était "en bonne santé". De nombreux opposants avaient fui le Tchad après les "événements" du 2 et 3 janvier qui avait vu les rebelles, partis le 28 janvier de leurs bases arrière au Soudan, acculer le président Deby dans son palais présidentiel avant d'être repoussés in extremis. Des ONG ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme et des exactions contre la population dans les jours qui ont suivi. De nombreux opposants avaient été arrêtés - le porte-parole du CPDC Ibni Oumar Mahamet Saleh est toujours disparu. La commission d'enquête créée après la visite du président français Nicolas Sarkozy et chargée de faire la lumière sur les évènements "n'inspire aucune confiance" à l'opposition qui juge sa composition partiale.



Tchad: Une délégation des autorités de N'Djamena a rencontré dans l'est du Tchad des émissaires du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), un des principaux groupes rebelles, en vue d'ouvrir d'éventuels pourparlers de paix

N'DJAMENA, 18 mars 2008 - Une délégation des autorités de N'Djamena a rencontré dans l'est du Tchad des émissaires du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), un des principaux groupes rebelles, en vue d'ouvrir d'éventuels pourparlers de paix, a-t-on appris mardi auprès des deux parties. Selon des sources proches du pouvoir, la délégation officielle, conduite par l'ex-rebelle Adoum Togoï, s'est rendue à la mi-mars dans la région de Guéréda, dans l'extrême est du Tchad frontalier du Soudan, pour y rencontrer des représentants du RFC de Timan Erdimi. Les émissaires des autorités étaient "essentiellement des membres du clan zaghawa du président Idriss Deby Itno", a expliqué à l'AFP une de ces sources. Timan Erdimi, neveu du chef de l'Etat dont il fut le directeur de cabinet à la présidence, est également membre de l'ethnie zaghawa, comme la plupart des cadres de sa rébellion. "Pour l'instant, la rencontre n'a pas abouti à des résultats concrets", a-t-on ajouté de même source. Un cadre du RFC interrogé par l'AFP par téléphone depuis Libreville a confirmé cette rencontre. "La délégation du RFC est maintenant allée rejoindre Timan pour étudier les suites éventuelles à donner", a-t-il expliqué, sous couvert de l'anonymat. Selon lui, les rebelles ont posé "quatre conditions préalables" à l'ouverture de réelles négociations: des pourparlers organisés à l'étranger, l'indemnisation de tous les combattants du RFC, un partage du pouvoir et la convocation d'un "forum national" regroupant toutes les forces politiques tchadiennes pour trouver une solution définitive à la crise. "Ce sont des conditions inacceptables pour Deby, cela ne va rien donner", a pronostiqué ce membre du RFC. Le RFC était membre du front rebelle qui a failli renverser le président Deby début février à N'Djamena. Tous les mouvements qui ont participé à cette offensive avaient pourtant signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, un accord de paix avec le pouvoir tchadien. En revanche, le RFC n'a pas adhéré à la nouvelle Alliance nationale (AN) que d'autres groupes rebelles ont formé fin février autour du général Mahamat Nouri. Dimanche, Timan Erdimi a menacé d'"attaquer le sud pétrolier (...) pour faire comprendre à la France et aux Etats-Unis qu'il n'est pas leur intérêt de soutenir" le président Deby.



Tchad: L'état d'urgence décrété sur tout le territoire du Tchad après l'attaque ratée début février des rebelles sur N'Djamena a pris fin dimanche et le couvre-feu a été levé

N'DJAMENA, 16 mars 2008 - L'état d'urgence décrété sur tout le territoire du Tchad après l'attaque ratée début février des rebelles sur N'Djamena a pris fin dimanche et le couvre-feu a été levé, ont annoncé les autorités tchadiennes dans un communiqué. "Le couvre-feu instauré dans des circonstances spéciales a été levé à partir d'aujourd'hui sur l'ensemble du territoire tchadien", affirme le communiqué publié dimanche. Instauré à partir du 15 février par le président Idriss Deby Itno, l'état d'urgence avait été prorogé de quinze jours le 29 février par l'Assemblée nationale. L'état d'urgence prévoyait notamment un couvre-feu de 00H00 à 06H00 et le "contrôle (de) la circulation des personnes et des véhicules". L'Etat d'urgence autorisait aussi "les perquisitions à domicile et le contrôle de la presse publique et privée", c'est-à-dire la censure préalable des médias. Plusieurs organisations internationales des droits de l'Homme ont critiqué le gouvernement tchadien, l'accusant d'avoir arrêté des opposants dont Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la principale coalition de l'opposition au Tchad, toujours porté disparu, et dénoncé des exactions contre les populations. Partis de bases arrières au Soudan, des rebelles tchadiens avaient failli renverser le régime, pénétrant dans N'Djamena les 2 et 3 février et acculant le président Deby dans son palais, avant d'être repoussés in extremis par les forces gouvernementales tchadiennes, avec le soutien de l'armée



Tchad: Les gouvernements soudanais et tchadien signeront le 12 mars à Dakar un accord en vue d'une "solution définitive" au conflit qui les oppose

DAKAR, 10 mars 2008 - Le ministre tchadien des Affaires étrangères a déclaré lundi espérer un règlement du conflit Tchad-Soudan par "un accord définitif" dont la signature est prévue mercredi à Dakar à la veille du sommet de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI). "Nous espérons qu'à partir de Dakar, nous parviendrons à un accord définitif pour le règlement du conflit Tchad-Soudan. La médiation (du président sénégalais Abdoulaye Wade) est en bonne voie", a déclaré Amad Allam-Mi à la télévision publique sénégalaise après une audience avec le chef de l'Etat sénégalais, Abdoulaye Wade. "Nous assurons le président Wade de notre coopération et de respecter tous nos engagements à partir de Dakar. Nous nous félicitons de cette initiative qu'il a prise et qui vient renforcer la médiation de l'Union africaine confiée à la Libye et au Congo", a ajouté le diplomate tchadien. Le président Wade a annoncé vendredi à Paris que le Soudan et le Tchad allaient signer, le 12 mars à Dakar, un accord en vue d'une "solution définitive" au conflit qui les oppose. L'accord doit être signé en présence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, présent à Dakar à l'invitation du président Wade, qui présidera ce sommet de la réconciliation entre les présidents tchadien Idriss Déby Itno et soudanais Omar el-Béchir. Le Tchad et le Soudan ont déjà signé plusieurs accords, restés lettre morte, dans lesquels ils s'étaient engagés à ne plus soutenir les rebelles de l'autre pays, ce qui est à l'origine de la tension entre N'Djamena et Khartoum. Cette nouvelle initiative visant à un rapprochement entre les deux pays intervient plus d'un mois après une tentative de renversement du régime du président tchadien Idriss Deby, début février, par des rebelles venus de bases arrières au Soudan. Les président gabonais Omar Bongo Ondimba, l'ex-président de la Commission de l'Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré, et le président en exercice de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete participeront à ce mini-sommet ainsi que des observateurs français et de l'Union européenne, avait précisé M. Wade.



Tchad: L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu depuis le 3 février à la fin d'une attaque rebelle ratée à N'Djamena, est arrivé dimanche à Yaoundé, en provenance du nord du Cameroun

LIBREVILLE, 2 mars 2008 - L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu depuis son arrestation le 3 février à la fin d'une attaque rebelle ratée à N'Djamena, est arrivé dimanche à Yaoundé, en provenance du nord du Cameroun, a appris l'AFP de sources concordantes. Le député a quitté dimanche la ville de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun limitrophe du Tchad, dans un avion à destination de la capitale camerounaise, qui a fait escale à Garoua (nord), selon une source proche de l'opposition tchadienne. Une source proche des Nations unies a ensuite confirmé à l'AFP que Ngarlejy Yorongar, un des opposants les plus radicaux au président tchadien Idriss Deby Itno, était arrivé à Yaoundé, où il a été accueilli à l'aéroport par la Police de l'air et des frontières (PAF). Ces sources n'ont pas précisé si l'opposant était libre de ses mouvements. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est "réjoui" dimanche soir dans un communiqué "de la confirmation que M. Yorongar est vivant et de son arrivée il y a quelques minutes à Yaoundé en provenance de Garoua". Ngarlejy Yorongar avait donné samedi de premiers signes de vie à travers une brève conversation téléphonique avec son fils aîné Rokoulmian Yorongar et la publication d'un témoignage dans le magazine Afrique Education, dans lequel il dit avoir été arrêté le 3 février par l'armée tchadienne et avoir ensuite réussi à fuir au Cameroun. Le fils de l'opposant, qui vit en France, avait déclaré samedi à l'AFP que son père était "en vie", mais il avait assuré ne pas savoir d'où son père l'appelait, le numéro étant "masqué". "Tant que je ne l'aurai pas vu vivant, je ne sais pas s'il est otage ou pas", avait-il dit. On ignore en revanche toujours le sort d'un autre opposant arrêté dans les mêmes circonstances le 3 février à N'Djamena, Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne. Le chef de la diplomatie française affirme dans son communiqué qu'il "reste préoccupé de la situation de M. Saleh dont on a à ce jour aucune nouvelle".



Tchad: Le gouvernement tchadien a sollicité l'aide de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) pour réhabiliter N'Djamena, endommagée lors des combats début février

BRAZZAVILLE, 22 fév 2008 (AFP) - Le Tchad a sollicité l'aide de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) pour réhabiliter N'Djamena, endommagée lors des combats début février, a déclaré le ministre de l'Agriculture tchadien Haroun Kabadi jeudi à Brazzaville. "Nous sommes venus nous entretenir avec le président Sassou Nguesso pour que la CEMAC puisse apporter sa contribution dans les travaux de réhabilitation", a ajouté le ministre après un entretien avec le président congolais. "Nous avons enregistré pas mal de destructions dans la ville. Plusieurs édifices publics ont été détruits", a-t-il poursuivi, indiquant que l'Assemblée nationale, la Cour suprême, les ministères du Pétrole, de l'Enseignement et du Contrôle d'Etat avaient été durement touchés. Les forces gouvernementales ont repoussé à N'Djamena les 2 et 3 février une attaque des rebelles, qui, partis de bases arrière installées au Soudan, avaient traversé en quelques jours le Tchad d'est en ouest sans être inquiétés dans 300 pick-up pour tenter de renverser le régime du président Idriss Deby. Fondée en juin 2000 à Malabo, la Communauté réunit des pays à revenu intermédiaire (Gabon, Guinée équatoriale) et d'autres très pauvres (Tchad, Centrafrique). Le Tchad assure actuellement la présidence tournante de la CEMAC.



Tchad: La Libye a entamé mardi un pont aérien humanitaire pour venir en aide aux victimes des combats qui ont éclaté début février entre l'armée et la rébellion tchadiennes à N'Djamena

TRIPOLI, 19 fév 2008 - La Libye a entamé mardi un pont aérien humanitaire pour venir en aide aux victimes des combats qui ont éclaté début février entre l'armée et la rébellion tchadiennes à N'Djamena. "Un pont aérien a été mis sur pied par la Fondation Kadhafi pour le développement, visant à fournir une assistance médicale aux victimes des combats de N'Djamena, notamment les femmes et les enfants", a indiqué à l'AFP le directeur exécutif de la Fondation, Youssef Sawan. Une quarantaine de médecins et d'infirmiers seront envoyés à N'Djammena pour faire fonctionner un hôpital de campagne, a-t-il dit. Des cargaisons d'aide, composées notamment de vingt tonnes de produits pharmaceutiques, quatre ambulances ainsi que des générateurs d'électricité, seront également acheminées vers la capitale tchadienne au cours des trois prochain jours. M. Sawan a ajouté que 200 blessés tchadiens étaient hospitalisés actuellement en Libye. Les combats pour le contrôle de N'Djamena début février ont fait au moins 160 morts et un millier de blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).



Tchad - 15 fév. 2008: Le président Idriss Deby Itno décrète l'état d'urgence sur toute l'étendue du territoire tchadien à compter du 15 février à partir de 00H00

N'DJAMENA, 14 fév 2008 - L'état d'urgence sera instauré à partir de vendredi sur toute l'étendue du territoire du Tchad, a annoncé jeudi soir un décret du président tchadien Idriss Deby Itno. "Il est institué à compter du 15 février à partir de 00H00 l'état d'urgence sur toute l'étendue du territoire de la République du Tchad", précise le décret aux termes duquel "les gouverneurs des régions doivent mobiliser tous les moyens humains et matériels disponibles en vue de ramener l'ordre public". L'état d'urgence instaure un couvre-feu sur le territoire de 00H00 à 06H00 du matin et "contrôle la circulation des personnes et des véhicules". Le couvre-feu était déjà en vigueur dans N'Djamena de 00H00 à 06H00 du matin. L'état d'urgence autorise aussi "les perquisitions à domicile et le contrôle de la presse publique et privée". Cette décision d'exception intervient à la suite de l'attaque des rebelles qui ont tenté sans succès de renverser le président Deby au cours d'une violente bataille dans la capitale tchadienne les 2 et 3 février. Depuis, les rebelles ont reflué et se trouvent, selon des sources militaires, dans le sud-est du pays.



Tchad: La Commission européenne, qui craint une "crise humanitaire grave" au Tchad, a annoncé mardi une aide d'urgence de plus de 1,3 milliards de francs CFA pour les personnes déplacées ces derniers jours par les combats autour et dans la capitale N'Djamena

BRUXELLES, 5 fév 2008 - La Commission européenne, qui craint une "crise humanitaire grave" au Tchad, a annoncé mardi une aide d'urgence de 2 millions d'euros pour les personnes déplacées ces derniers jours par les combats autour et dans la capitale N'Djamena. "Je suis très inquiet de voir une nouvelle grave crise humanitaire se développer et je veux être sûr que les agences humanitaires aient les moyens d'aider les personnes vulnérables le plus vite possible", a déclaré le commissaire à l'Aide humanitaire Louis Michel dans un communiqué. "La situation est toujours trop chaotique pour obtenir une évaluation complète de la situation mais il est clair que de nombreuses personnes souffrent et nous devons être prêts à les aider aussi rapidement que possible", a-t-il ajouté. Les 2 millions d'euros débloqués par Bruxelles serviront, par l'intermédiaire de la Croix rouge et des agences de l'ONU, à fournir des vivres, de l'eau, des abris et des soins médicaux aux personnes déplacées et aux réfugiés. Entre 15.000 et 20.000 Tchadiens se sont réfugiés au Cameroun au cours des derniers jours pour échapper aux combats entre rebelles et armée gouvernementale à N'Djamena, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). En raison de cette insécurité, la Commission a décidé de fermer son bureau dans la capitale, a indiqué une de ses porte-parole. Son personnel (16 personnes) devait totalement être évacué vers Libreville mardi. La Commission européenne a déjà financé des programmes humanitaires au Tchad pour aider les réfugiés de la région soudanaise voisine du Darfour: 30,5 millions d'euros en 2007 et 30 millions prévus pour 2008.



Tchad: Le Commissaire européen au Développement Louis Michel a annoncé lundi qu'il signerait mardi à N'Djamena une convention de plus de 6,5 milliards de FCFA pour l'amélioration des structures d'accueil au Tchad des déplacés de ce pays et des réfugiés du Darfour voisin

GOZ BEIDA, 21 jan 2008 - Le commissaire européen au Développement Louis Michel a annoncé lundi qu'il signerait mardi à N'Djamena une convention de 10 millions d'euros pour l'amélioration des structures d'accueil au Tchad des déplacés de ce pays et des réfugiés du Darfour voisin. "Demain (mardi) je vais signer pour 10 millions d'euros de supplément (d'aide) qui permettront déjà d'entamer des travaux de reconstruction d'infrastructures et d'adduction (d'eau) pour créer des équipements durables (...) et permettre le retour des déplacés", a affirmé M. Michel à Goz Beïda. Goz Beïda est une localité de l'est du Tchad où sont implantés des camps de déplacés tchadiens et de réfugiés soudanais du Darfour, région voisine en proie à une guerre civile. "Ici (dans l'est Tchad), la Commission (européenne) dépense déjà 30 millions d'euros par an", a ajouté M. Michel, après une visite des sites de Djabal, un camp de réfugiés du Darfour, et Gouroukoum, un camp de déplacés tchadiens qui ont fui les troubles secouant la région. Avant de se rendre mardi à N'Djamena, où il doit rencontrer le président Idriss Deby Itno, M. Michel est allé lundi à Abéché, la ville la plus importante de l'est du Tchad pour des entretiens avec des responsables locaux, les représentants des Nations unies, ainsi que ceux des nombreuses ONG inquiètes de la sécurité dans la région. En février, une force européenne de quelque 3.500 soldats, qui aurait dû arriver dès novembre 2007, va être déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique. Cette force, l'Eufor Tchad-RCA, doit protéger 240.000 Soudanais réfugiés du Darfour, ainsi que 173.000 Tchadiens et des milliers de Centrafricains déplacés par le conflit. Cette force constitue la plus grande opération militaire de l'histoire pour l'UE.









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