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| L'actualité du Tchad (d'après l'Agence France Presse) |
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Tchad : Le Président tchadien Idriss Déby Itno a limogé vendredi le ministres de l'énergie et du pétrole, et celui du Plan, de l'Economie et de la coopération internationale
N'DJAMENA, 27 jan 2012 - Le Président tchadien Idriss Déby Itno a limogé vendredi deux ministres, dont celui de l'énergie et du pétrole, par décret présidentiel lu à la radio nationale. Selon le décret, le président a nommé Brahim Alkhalil Hiléo au poste de ministre de l'Energie et du Pétrole "en remplacement de Mr Tabé Eugène". "M. Bendoumra Kordié (est nommé) au poste de Ministre du Plan, de l'Economie et de la coopération internationale en remplacement de Mr Mahamat Ali", ajoute le décret. Selon le texte, qui ne donne aucune explication quant au limogeage de ces deux ministres, ceux-ci sont "appelés à d'autres fonctions". Le limogeage du ministre de l'énergie et du pétrole intervient à un moment où le pays traverse une crise sur la question pétrolière, la raffinerie de Djermaya au nord de N'Djamena, construite par la Chine et inaugurée en juin 2011, ayant été fermée jeudi par les autorités en raison d'un différend sur les prix du carburant. "le ministre (Eugène Tabé) a mal négocié avec les Chinois ... notamment le prix du carburant dès l'ouverture de la raffinerie, ce qui a entraîné aujourd'hui le blocage dans les discussions avec les Chinois", a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un officiel tchadien. "Le ministre du plan sortant est également une victime collatérale du problème de la raffinerie parce qu'il est signataire de toutes les conventions entre le Tchad et ses partenaires. Les Chinois menacent de dénoncer la convention qui les lie au Tchad", a indiqué la source. Le président Idriss Deby Itno avait inauguré en personne la raffinerie en juin estimant qu'elle était le symbole de "l'indépendance énergétique du Tchad" et espérant "même ravitailler la sous-région". De source officielle en 2011, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000 barils par jour. Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau routier et de construire de nombreux bâtiment publics. Certains membres de la société civile demandent au régime d'employer davantage cette manne pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens.
Tchad: La campagne électorale en vue des élections communales du 22 janvier, premières élections locales de l'histoire du Tchad
N'DJAMENA, 7 jan 2012 - La campagne électorale en vue des élections communales du 22 janvier, premières élections locales de l'histoire du Tchad, a commencé samedi, a annoncé la commission électorale nationale indépendante (Céni) du Tchad samedi. "La campagne électorale pour les élections communales débute ce jour 7 janvier et durera 14 jours" a déclaré le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita, ajoutant que "les partis politiques ou regroupements des partis politiques qui ont présenté des listes vont entrer en compétition pour discuter les sièges à pourvoir". Le Président de la Céni a invité les partis politiques "au respect strict du code électoral et du code de bonne conduite pendant toute la campagne". Ces élections communales concerne les 22 communes des chefs des lieux de région, les arrondissements de N'Djamena et les 10 communes de plus de 20.000 habitants soit au total 42 communes. Avant ce scrutin, les maires des communes étaient nommées par le pouvoir central. Selon le Président de la Céni, "les délimitations du périmètre urbain de 42 communes ont permis de disposer d'un corps électoral 1.089 912 électeurs repartis dans 2864 bureaux de vote". Ces élections locales, initialement prévues en juin, ont été annoncées en août, puis fixées au 16 octobre 2011 avant d'être reportées au 27 novembre, puis au 15 janvier et enfin au 22 janvier. Elles surviennent après une présidentielle (avril) et législatives (février) qui ont été contestées. L'opposition a boycotté la présidentielle remportée par le président Idriss Deby Itno (83,59% au 1er tour) au pouvoir depuis 1990 après avoir qualifié les législatives remportées par le parti de Déby de "mascarade électorale". L'opposition participe toutefois au scrutin local et pourrait diriger de nombreuses communes. La Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition démocratique, présente d'ailleurs des listes uniques de l'opposition dans de nombreuses communes.
Tchad: Les élections communales prévues initialement pour le mois de novembre 2011 sont repoussées au 15 janvier 2012
N'Djamena, 16 oct 2011 - Les élections communales prévues initialement pour le mois de novembre 2011 sont repoussées au 15 janvier 2012, selon le nouveau calendrier de la commission électorale nationale indépendante (Ceni), a-t-on appris dimanche auprès de la Ceni. "Il ressort de ce nouveau chronogramme (calendrier) réaménagé par la Céni que le déroulement du scrutin pour les communales est fixé au 15 janvier 2012", a annoncé le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita. Les élections communales concernent tous les chefs-lieux des régions, des dix communes d'arrondissement de N'Djamena ainsi que des villes ayant au moins 20.000 habitants.
Tchad: Les élections communales prévues initialement pour le mois d'octobre ont été repoussée au mois de novembre pour des questions d'organisation
N'Djamena, 21 août 2011 - Les élections communales prévues initialement pour le mois d'octobre ont été repoussée au mois de novembre pour des questions d'organisation, a-t-on appris dimanche auprès de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). "Les élections communales se derouleront le 27 novembre 2011", a indiqué à l'AFP le Président de la Ceni, Yaya Mahamat Liguita, précisant que "la date du 27 novembre résulte du consensus entre les acteurs politique de la majorité présidentielle et ceux de l'opposition démocratique (...) dans le souci d'organiser des élections crédibles, démocratique, transparentes et acceptées par tous". Le nouveau calendrier prévoit la publication des résultats provisoires par la Ceni, le 12 décembre et des résultats définitifs, par la Cour sûpreme, le 28 du même mois. Les élections communales concernent tous les chefs-lieux des régions, des dix communes d'arrondissement de N'Djamena ainsi que des villes ayant au moins 20.000 habitant.
Tchad: La liste complète du nouveau gouvernement tchadien composé de 40 membres contre 38 au précédent, avec l'entrée de trente nouvelles personnalités dont des membres de partis alliés
N'DJAMENA, 13 août 2011 - Trente personnalités dont des membres de partis alliés du Mouvement patriotique du salut (MPS), du président Idriss Deby Itno ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Premier ministre Emmanuel Nadingar, qui présente un visage rajeuni. M. Nadingar avait démissionné le 10 août après l'investiture du président Deby pour un 4e mandat de 5 ans et avait été reconduit le 13. Le nouveau gouvernement compte 40 membres contre 38 au précédent. Cinq membres du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) de l'ancien président Lol Mahamat Choua obtiennent des portefeuilles. Hassan Nguéadoum devient notamment ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat. Lol Mahamat Choua, après s'être longtemps opposé à Deby, avait signé un accord avec le MPS en décembre 2010 en vie des législatives de février remportées par la majorité présidentielle. Après un assaut rebelle sur N'Djamena les 2 et 3 février 2008, il avait été arrêté avec deux autres opposants. Lui et Ngarléjy Yorongar avaient recouvré la liberté quelques semaines plus tard dans des conditions controversées. Le troisième Mahamat Saleh Ibni Oumar est porté disparu et donné pour mort. Quatre membres du Viva/Rndp (Rassemblement national démocratique et populaire) de l'ancien Premier ministre Nouradine Kassiré Coumakoye qui a aussi rallié la majorité avant les législatives de cette année, intègrent aussi le nouveau gouvernement. L'avocat Jean-Bernard Padaré, figure de la société civile et du barreau tchadien qui s'étaiot illustré pendant l'affaire de l'Arche de Zoé devient ministre ministre des Affaires Foncières et du domaine. L'opposant Jean Alingué Bawoyeu, qui était entré au gouvernement dans le cadre de l'accord du 13 août 2007 de démocratisation du régime signé entre le pouvoir et l'opposition est quant à lui maintenu à la Poste et Technologie de l'information. Six poids-lourds du régime dont Moussa Faki (Affaires Etrangères), Tabe Eugene (Energie et pétrole), Mahamat Ali Hassan (Plan, Economie et Coopération), Amadai Al Hassan (Assainissement public et la promotion de la bonne gouvernance) conservent leur poste dans le gouvernement. Mahamat Bechir, l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères devient devient lui ministre de l'Environnement et des ressources halieutiques, Le ministère de la Défense est désormais directement rattaché à la Présidence, pour devenir un ministère délégué auprès de la Présidence chargé de la défense nationale. A noter aussi, le départ des fortes personnalités suivantes: Kedellah Younous (Communication, porte-parole du gouvernement), Adoum Younousmi (Infrastructures et Transports), Ahmat Mahamat Bachir (Intérieur et Sécurité publique), Gata Ngoulou (Finances et Budget). L'ancien ministre de l'Agriculture et Irrigation Albert Pahimi Padacké Albert qui s'etait présenté à la présidentielle (mais ne s'était pas retiré de la course à l'image de l'opposition) ne retrouve pas de maroquin. Il était arrivé 2e de la présidentielle avec 8,66% des voix.
Liste complète du nouveau gouvernement du Tchad du 17 août 2011
Premier ministre: Emmanuel Nadingar
Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine : Moussa Faki Mahamat Ministre des finances et du budget : Christian Georges Diguimbaye Ministre des infrastructures et équipements : Abbas Tolli Ministre des postes et des nouvelles technologies de l’information : Alingue Jean Bawoyeu Ministre de l’Hydraulique Urbaine et Rurale : Mahamat Ali Abdallah Ministre du Plan ; de l’Économie et de la Coopération Internationale : Mahamat Ali Hassan Ministre Délégué auprès de la Présidence de la République, chargé de la Défense Nationale et des anciens Combattants : Benaido Tatola Ministre de la justice, Garde des sceaux : Dr Abdoulaye Sabre Fadoul Ministre de la Santé publique : Dr Toupta Boguena Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation : Dr Djimet Adoum Ministre du Développement Pastoral et des Productions Animales : Ahmat Rakhis Manani Ministre de l’Assainissement Public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance : Ahmadaye Alhassane Ministre de la sécurité publique et de l’Imigration : Abdekerim Ahmadaye Bakhit Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques : Mahamat Okormi Ministre de l’Action Sociale, de la Famille et de la Solidarité Nationale : Mme Fatimé Issa Ramadane Ministre de l’Enseignement Supérieur : Dr Ahmet Djidda Mahamat Ministre de l’Enseignement Secondaire : Oumar Ben Moussa Ministre de l’Enseignement Primaire et de l’Education Civique : Faitchou Etienne Ministre de la Formation Professionnelle des Arts et Metiers : Dayang Menewa Enoch Ministre de la jeunesse et des Sports : Mbaidou Simeon Ministre de l’Énergie et du Pétrole : Tabe Eugène Ministre des Mines et Géologie : Nojitolbaye Kladoumadji Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat : Assane Ngueadoum Ministre chargé des Microcrédits en Faveur de la Promotion de la Femme et de la Jeunesse : Mme Yakoura Malloum Alwihda Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mahamat Abba Ali Salah Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Abdelkerim Souleymane Teriao Ministre du Commerce et de l’Industrie : Mahamat Allahou Taher Ministre des Affaires Foncières et du Domaine : Jean Bernard Padare Ministre des Petites et Moyennes Entreprises : Hassan Terap Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales : Mme Amina Kodiyana Ministre du Tourisme et de l’Artisanat : Abdelrassoul Aboubakar Ministre de la culture : Khayar Oumar Defallah Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, chargé des Relations avec L’Assemblée Nationale : Samir Adam Annour Secrétaire d’État aux affaires Étrangères et à l’Intégration Africaine : Mme Tedebe Ruth Secrétaire d’État à L’Administration et du Territoire et à la Décentralisation : Mahamat Mbodou Abdoulaye Secrétaire d’État aux Finances et au Budget : Rozi Mamai Secrétaire d’État à la Santé Publique : Youssouf Ahmat Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, chargé des Relations avec l’Assemblée Nationale : Gaourang Barama
Tchad: Emmanuel Nadingar, Premier ministre en poste depuis mars 2010 qui avait présenté sa démission après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un 4e mandat, a été reconduit dans ses fonctions
N'DJAMENA, 13 août 2011 - Emmanuel Nadingar, Premier ministre en poste depuis mars 2010 qui avait présenté sa démission après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un 4e mandat, a été reconduit dans ses fonctions, a annoncé samedi la radio nationale. "Par décret portant nomination du Premier ministre chef du gouvernement, le président de la République chef de l'Etat décrète qu'Emmanuel Nadingar est Premier ministre, chef du gouvernement", selon le texte lu à la radio. M. Nadingar doit composer un nouveau gouvernement dans les prochaines heures ou jours. Le précédent comprenait des membres de l'opposition et avait été considéré comme un signe d'ouverture du régime à son investiture en 2010. Toutefois, deux des ministres d'opposition, celui de la Justice Mbaïlaou Naimbaye Lossimian et surtout le ministre conseiller à la présidence le général Wadal Abdelkader Kamougué, sont décédés cette année. Kamougué était candidat à la présidentielle qu'il avait ensuite boycottée. Selon des observateurs, des membres de l'opposition devraient à nouveau intégrer le gouvernement. M. Nadingar avait été nommé Premier ministre en mars 2010 en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008. Il avait logiquement mercredi présenté sa démission après l'investiture du président Deby. Réélu au premier tour de l'élection du 25 avril (avec 83,59%) qui a été boycottée par l'opposition, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990, a entamé lundi son quatrième mandat de 5 ans après avoir été élu en 1996, 2001 et 2006 au cours de scrutins contestés. Le Mouvement patriotique du salut (MPS du président Deby) a raflé 118 des 188 sièges de l'Assemblée nationale aux législatives du 13 février. Les législatives ont été qualifiées de "mascarade électorale" par l'opposition qui a ensuite boycotté la présidentielle.
Tchad: Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a présenté mercredi sa démission et celle de son gouvernement
N'DJAMENA, 10 août 2011 - Le Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a présenté mercredi sa démission et celle de son gouvernement, a annoncé la radio nationale, deux jours après l'investiture du président Idriss Deby Itno lundi pour un quatrième mandat. "En application des dispositions de la Constitution, le Premier ministre a présenté sa démission et celle de son gouvernement" au président Deby qui peut reconduire M. Nadingar ou nommer un nouveau Premier ministre, a annoncé la radio nationale dans la soirée. Il est aussi possible que M. Deby refuse la démission du gouvernement. "Emmanuel Nadingar a exprimé, dans sa lettre de démission, toute sa reconnaissance pour la confiance qu'il a bénéficiée tout le long du déroulement de sa mission qui a commencé avec sa nomination le 5 mars 2010", selon la radio. La démission de M. Nadingar était attendue. Réélu au premier tour de l'élection du 25 avril (avec 83,59%) qui a été boycottée par l'opposition, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990, a entamé lundi son quatrième mandat de 5 ans après avoir été élu en 1996, 2001 et 2006 lors de scrutins contestés. M. Nadingar avait été nommé Premier ministre en mars 2010 en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008. Son gouvernement, qui comprenait plusieurs membres de l'opposition, avait été considérée comme un signe d'ouverture du régime à l'époque. Le Mouvement patriotique du salut (MPS du président Deby) a raflé 118 des 188 sièges de l'Assemblée nationale lors des législatives du 13 février. Les législatives ont été qualifiées de "mascarade électorale" par l'opposition qui a ensuite boycotté la présidentielle.
Tchad: La date des élections locales est fixée au 16 octobre 2011, les résultats provisoires au 31 octobre 2011 et les résultats définitifs au 16 novembre 2011
N'DJAMENA, 23 juil 2011 - Les premières élections locales organisées au Tchad auront lieu le 16 octobre, a annoncé samedi le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Yaya Mahamat Liguita. "La date des élections locales est fixée au 16 octobre 2011, les résultats provisoires au 31 octobre 2011 et les résultats définitifs au 16 novembre 2011", a annoncé le président de la Céni lors d'un point de presse. "Le chronogramme initial prévoyait, après la tenue des élections législatives (le 13 février) et présidentielle (organisée le 25 avril), l'organisation des élections locales fin juin (le 26)", a-t-il rappelé, mais selon lui lors de la mise en oeuvre du calendrier les "échéances fixées en juin pour les locales (se sont avérées) quasiment irréalisables". "Ces élections seront organisées dans les 22 villes chefs lieux de région et dans les 10 arrondissements de la capitale", N'Djamena, a expliqué M. Liguita, précisant que "dix villes ayant 20.000 habitants et plus sont aussi concernées par ces premières élections locales". "Le dépôt de candidature court de la période du 1er août 2011 au 10 septembre 2011", a-t-il dit. Lors d'une réunion le 30 mai avec les partis politiques le président Idriss Deby Itno avait souhaité que les locales se tiennent avant le 8 août, date prévue pour son investiture (il a été réélu pour un quatrième mandat en avril). "La Céni a essuyé beaucoup de critiques voire des insultes ces derniers mois à cause de la mauvaise organisation des élections (...), donnons-lui le temps d'organiser une bonne élection", avait alors déclaré l'opposant Saleh Kebzabo. Depuis 1995, le Tchad a adopté une politique de décentralisation devant mener le pays vers des "collectivités territoriales décentralisées dont l'autonomie est garantie" selon l'article 2 de la Constitution.
Tchad: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet
N'DJAMENA, 8 juil 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet, a annoncé vendredi le gouvernement tchadien. "Le gouvernement de la République du Tchad porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit: par lettre (...) du 5 juillet 2011, le président Abdoulaye Wade informe son ami le président (Idriss) Deby (Itno) de sa décision de renvoyer dans son pays d'origine M. Hissène Habré le lundi 11 juillet par un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais", indique un communiqué du gouvernement qui "prend acte de cette décision". Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy, a immédiatement confirmé l'annonce du retour de M. Habré. "Par conséquent toutes les dispositions seront prises pour l'accueil de M. Hissène Habré sur le territoire national", indique le texte du gouvernement tchadien, sans plus de précision "Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l'Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l'homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l'organisation d'un procès équitable au Tchad", conclut le communiqué. Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte. En mars, Dakar et l'UA avaient décidé de crééer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger M. Habré. Une réunion fin mai entre experts du Sénégal et de l'Union africaine (UA) concernant le jugement de l'ex-chef d'Etat tchadien avait été reportée sine die au lendemain au lendemain de son ouverture. "Il y a beaucoup de préalables à remplir" pour des discussions techniques, "surtout pour une question aussi grave que celle-là. Les dossiers sont arrivés avec beaucoup de retard, c'est une des raisons" du report, avait alors affirmé un responsable sénégalais.
Tchad: Le président tchadien Idriss Deby Itno a lancé mercredi la production de la raffinerie de N'Djamena située à 40 km au nord de la capitale, annonçant par la même occasion "l'indépendance énergétique du Tchad"
N'DJAMENA, 29 juin 2011 - Le président tchadien Idriss Deby Itno a lancé mercredi la production de la raffinerie de N'Djamena située à 40 km au nord de la capitale, annonçant par la même occasion "l'indépendance énergétique du Tchad" a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous avons notre indépendance énergétique pour l'an de la renaissance et l'an un pour mon quatrième mandat", a déclaré le chef de l'Etat (réélu en avril) en en donnant le coup d'envoi de la production. "Vous avez votre indépendance énergétique, vous n'allez plus chercher ailleurs les produits pétroliers, vous allez même ravitailler la sous-région" a-t-il annoncé. "Ce joyau est un cadeau de la Chine à qui vous devez la reconnaissance" a-t-il ajouté, soulignant que "il s'agit là d'une coopération gagnant-gagnant, à travers cette coopération c'est une autre image de la Chine qui se dessine en Afrique, en général, et au Tchad, en particulier". Il a fixé provisoirement à 200 FCFA le prix des produits pétroliers (essence, gas-oil) pour les trois premiers mois . La raffinerie de N'Djamena produira 20.000 barils par jours. "Si la demande se révèle plus grande on peut augmenter la production à 60.000 barils par jours", a affirmé le directeur général adjoint de la la Société de raffinage de N'Djamena, Ahmat Gadam. Les puits pétroliers de la région de Bongor (sud) alimenteront la raffinerie à travers un pipeline de 311 Km. Selon M. Gadam, la raffinerie dispose d'une unité de production d'électricité de 40 mégawatts dont une moitié alimente la raffinerie et l'autre est destinée à la ville de N'Djamena, sujette à d'inombrables délestages et coupures d'électricité. Selon le ministre des Infrastructures, Adoum Younoussmi, le pays, qui exploite le pétrole depuis 2003, produit en moyenne 120.000 barils par jours. Les revenus pétroliers lui ont permis de se doter d'un meilleur réseau routier, de construire des universités, des instituts de formation, des hôpitaux ou encore de nombreuses salles de classes, avait expliqué le ministre à l'AFP. Certains membres de la société civile reprochent au régime d'employer davantage cette manne pour équiper son armée et faire face aux raids rebelles que pour l'amélioration des conditions de vie des Tchadiens
Tchad: Le Conseil constitutionnel tchadien a confirmé samedi la réélection du président sortant Idriss Deby Itno au premier tour de l'élection du 25 avril, avec 83,59% et un taux de participation de 55,63%
N'DJAMENA, 21 mai 2011 - Le Conseil constitutionnel tchadien a confirmé samedi, lors d'une audience publique radio-télévisée, la réélection du président sortant Idriss Deby Itno au premier tour de l'élection du 25 avril, avec 83,59% et un taux de participation de 55,63%. "Le Conseil déclare élu au premier tour Idriss Deby Itno avec 83,59%", a annoncé le président du Conseil constitutionnel, David Houdeingar. Après contrôle de tous les procès verbaux, le Conseil constitutionnel a un peu modifié les chiffres annoncés le 9 mai par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le Président Deby (88,66% selon la Céni), dont ce sera le quatrième mandat voit son nombre de voix revu à la baisse, passant de 2.504.069 voix à 2.072.481 voix, selon les résultats définitifs du Conseil. Il est suivi du ministre Albert Pahimi Padacké qui a obtenu 213.257 voix soit 8,66% (la Céni avait annoncé 6,03%) et de l'opposant Nadji Madou qui a finalement obtenu 193.617 voix soit 7,81% (la Céni avait annoncé 5,32%). Le taux de participation, qui était le principal enjeu de l'élection boycottée par les trois principaux opposants (Saleh Kebzabo, Ngarlejy Yorongar et Wadal Abdelkader Kamougué, décédé depuis) est revu à la baisse de près de neuf points par rapport aux résultats provisoires. Il est de 55,63%, selon le Conseil constitutionnel et non de 64,22%, comme annoncé par la Céni. Le taux de participation est finalement légèrement inférieur à celui des élections législatives (56,6%) du 13 février qui ont donné la majorité absolue à l'Assemblée nationale au Mouvement patriotique du salut (MPS) du président Deby. Des recours déposés par Albert Pahimi Padacké, et des opposants qui appelaient au boycott du scrutin (notamment Saleh Kebzabo et Ngarlejy Yorongar), ont été déclarés "irrecevables", a déclaré M. Houdeingar. "Nous prenons acte des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel (...) nous nous préparons en conséquence pour cinq ans à venir et nous restons à disposition de notre pays pour éventuellement remporter d'autres victoires", a déclaré M. Padacké à l'AFP. "J'ai appelé le président Deby pour lui présenter mes félicitations pour sa réélection", a-t-il ajouté. Après l'annonce des résultats provisoires, M. Kebzabo avait qualifié l'élection de "rigolade". Le MPS avait répondu que l'opposant cherchait à jeter le "discrédit" sur le scrutin. Plusieurs observateurs s'étaient interrogés sur un taux de participation jugé élevé par rapport à ce qui avait pu être constaté sur le terrain. L'élection présidentielle devait marquer le point d'orgue d'un processus de démocratisation du régime entamé avec l'accord du 13 août 2007 signé entre la majorité des partis d'opposition et le pouvoir. Mais l'accord signé un an après le boycott de la présidentielle de 2006 a débouché finalement sur un nouvel appel à l'abstention des principaux opposants, trois mois après les législatives qu'ils ont qualifiées de "mascarade électorale". Depuis le réchauffement des relations avec le Soudan, le régime de M. Deby, venu au pouvoir par la force en 1990 et soutenu par la France, semble à l'abri des raids rebelles.
Tchad: Le président tchadien sortant Idriss Deby Itno a été réélu dès le 1er tour de la présidentielle du 25 avril avec 88,66% des voix selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante
N'DJAMENA (Tchad), 9 mai 2011 - Le président tchadien sortant Idriss Deby Itno a été réélu dès le 1er tour de la présidentielle du 25 avril avec 88,66% des voix selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). La Céni a établi à 64,22% la participation à ce scrutin, boycotté par les principaux opposants. Selon le décompte de la Commission électorale, le président Deby, arrivé au pouvoir par un coup de force en 1990 et qui briguait un quatrième mandat de 5 ans (après avoir été élu en 1996, puis réélu en 2001 et 2006), a obtenu 88,66% des suffrages (2.504.069 voix). Le ministre Albert Pahimi Padacké a obtenu 6,03% des suffrages (170.188 voix) et l'opposant Nadji Madou 5,32% (150.226). Le taux de participation, qui était le principal enjeu du scrutin boycotté par les trois principaux opposants, Saleh Kebzabo, Wadal Abdelkader Kamougué et Ngarlejy Yorongar, est de 64,22%. Il y a eu 4.950.979 inscrits pour 3.179.325 votants, selon la Céni. 355.111 bulletins étaient nuls, soit un suffrage exprimé de 2.824.215 votes. Dans un communiqué diffusé après le scrutin, M. Kebzabo, de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), principal parti de l'opposition, avait estimé le taux de participation à "20%", parlant d'un "boycott historique" et évoqué un "camouflet sans précédent" pour M. Deby qui selon lui "a perdu toute légitimité". Le parti de M. Deby, le Mouvement patriotique du salut (MPS), avait, lui, jugé la participation "correcte" alors que le président Deby avait accusé les opposants de se retirer par peur d'être battus. "Je pense que, quoi qu'il en soit, les élections vont être crédibles", avait-il estimé. La journée de lundi a été marquée par le décès dans la matinée de M. Kamougué, mort de maladie à l'âge de 72 ans. Ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, dit "WAK", était le leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR). L'élection présidentielle devait marquer le point d'orgue d'un processus de démocratisation du régime entamé avec l'accord du 13 août 2007 signé entre la majorité des partis d'opposition et le pouvoir. Mais l'accord signé un an après le boycott de la présidentielle de 2006 a débouché finalement sur un nouvel appel à l'abstention des principaux opposants, trois mois après les législatives du 13 février largement dominées par le Mouvement patriotique du salut (MPS) de Deby. Selon les résultats définitifs de ces législatives à un tour à la proportionnelle proclamés par la Cour, le MPS a obtenu la majorité absolue avec 113 des 188 sièges de l'Assemblée nationale alors que 13 sièges issus de trois partielles du 6 mai restent à pourvoir. Candidats en 2001 et 1996, les trois principaux opposants, M. Kebzabo, Kamougué et Yorongar avaient dénoncé une "mascarade électorale", affirmant que les élections législatives ont été marquées par des fraudes et irrégularités, avant de suspendre leur participation à la présidentielle. Ils réclamaient notamment de nouvelles cartes d'électeurs. Depuis le réchauffement des relations avec le Soudan, le régime de Deby semble à l'abri des "rezzous" (raids) rebelles, d'autant qu'avec ses nouveaux pétro-dollars, il a pu renforcer son armée. Il bénéficie du soutien de la France, qui maintient une présence dans son ancienne colonie presque sans discontinuité depuis 1960.
Tchad: Le gouvernement tchadien et l'entreprise chinoise CAMC ont signé jeudi une convention d'un milliard de dollars pour la construction d'un nouvel aéroport international à Djermaya à 40 Km au nord de N'Djamena
N'DJAMENA (Tchad), 21 avr 2011 - Le gouvernement tchadien et l'entreprise chinoise CAMC ont signé jeudi une convention d'un milliard de dollars (700 milions d'euros) pour la construction d'un nouvel aéroport international à Djermaya à 40 Km au nord de N'Djamena. "Cet aéroport de classe A avec un aérogare ultra-moderne coûtera 1 milliard de dollars et sera financé par l'Etat tchadien par un système de prêt auprès d'une banque chinoise" a indiqué le ministre des Infrastructures Adoum Younoussmi lors de la signature à laquelle a assisté un journaliste de l'AFP. "Dès le 28 avril nous engagerons les négociations pour les accords de prêt avec le gouvernement chinois. Ce projet comprendra également la construction d'une autoroute de 40 km qui reliera Djermaya à N'Djamena, et permettra d'accueillir dans un premier temps un million de passagers par an" a-t-il ajouté. Selon le Ministre des infrastructures l'aéroport verra le jour dans quatre ans. L'actuel aéroport de N'Djamena "Hassan Djamous" est situé tout près du centre ville de la capitale qui ne cesse de grandir avoisinant le million d'habitants et où la pression foncière est très forte.
Tchad: Communiqué de presse de la réunion des ministres des finances de la Zone Franc, à N'Djamena le mardi 12 avril 2011
Les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la Zone franc se sont réunis mardi 12 avril 2011 à N’Djamena, sous la présidence de M. Gata Ngoulou, ministre des Finances et du Budget de la République du Tchad, en présence de Mme Lagarde, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de la République française.
Les participants ont échangé sur la situation économique de la Zone et ont pris note des perspectives de croissance dans les différentes sous-régions. En CEMAC, la croissance devrait dépasser 4,5%, voire 5%, du fait notamment de la progression des recettes pétrolières et du lancement de projets structurants. Aux Comores, la croissance pourrait également s’accélérer, soutenue par l’agriculture, le tourisme, les télécommunications et une meilleure disponibilité de l’énergie électrique. En UEMOA, les perspectives de croissance sont très incertaines, compte tenu de la crise ivoirienne. Dans l’ensemble de la Zone, l’inflation a reculé en 2010 et devrait rester contenue.
Les ministres ont entendu avec attention le point sur la situation en Côte d’Ivoire présenté par M. Charles Koffi Diby, ministre de l’économie et des finances de Côte d’Ivoire et ont décidé d’un communiqué spécial.
Les ministres ont pris acte de l’état de la convergence des politiques macroéconomiques au 31 décembre 2010 dans la Zone franc. Ils sont convenus de poursuivre la maîtrise de l’évolution des dépenses courantes et de veiller au bon apurement des arriérés intérieurs. L’importance de poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales et d’accélérer la mise en œuvre des projets économiques régionaux a également été soulignée. Les ministres ont réaffirmé leur engagement à assurer les conditions d’une surveillance régionale adéquate en communiquant toutes les informations nécessaires à cette fin. Les ministres sont convenus d’engager une réflexion sur le critère de convergence relatif à l’endettement et ont demandé que leur soit présentée à l’automne un état de la convergence réelle au sein de chacune des sous-régions. Ils ont salué avec intérêt la volonté des nouvelles autorités de Guinée de se rapprocher de ses partenaires régionaux et exprimé leur disponibilité pour engager des actions de coopération avec elles, notamment en matière de gouvernance financière.
Les ministres et gouverneurs ont également échangé sur la question de la bonne centralisation des avoirs extérieurs de la Zone dans les banques centrales, pilier constitutif des unions monétaires. Ils sont convenus d’engager des travaux pour examiner les moyens de mieux concilier cette expression de la solidarité régionale avec une gestion adéquate de l’épargne longue de la Zone. Ils ont également décidé, afin d’approfondir cette solidarité, de lancer une réflexion pour mettre en place un mécanisme d’assistance à la gestion de crise.
Mme Christine Lagarde a présenté aux participants les travaux de la présidence française du G20, en particulier ses priorités en matière de développement. Elle a insisté sur la mobilisation de financements innovants, le développement des infrastructures – avec l’aide du Panel de Haut Niveau présidé par M. Tidjane Thiam –, l’inclusion financière et la réduction de la volatilité des matières premières et de ses effets, sujets majeurs pour les pays africains membres de la Zone franc. A l’issue d’un débat approfondi, les participants sont convenus de leur mobilisation de façon à intégrer les expériences et les préoccupations africaines dans les travaux du G20. Pour y parvenir, ils ont confié au comité de convergence de la Zone franc le soin de coordonner, en lien avec tous les Etats membres, une contribution des pays de la Zone franc au Sommet du G20 des 3 et 4 novembre, des recommandations pour réduire les effets de la volatilité des matières premières, avec une attention particulière à l’identification d’infrastructures exemplaires et au développement du secteur financier, de façon à attirer les investisseurs privés.
Dans cette perspective, les participants ont également échangé sur les moyens d’améliorer l’accès au crédit des PME, sujet au cœur de l’agenda d’inclusion financière du G20. Ils se sont notamment engagés à poursuivre la modernisation des pratiques bancaires et à étendre les dispositifs de centrales d’informations financières. Ils ont demandé un renforcement et une meilleure coordination des dispositifs de garantie existants en faveur des PME, indispensables à un déploiement d’instruments à l’échelle de l’Afrique subsaharienne à coût maîtrisé, à l’instar de ceux mobilisés par la France dans le cadre de l’initiative du Cap d’appui au secteur privé africain.
Mme Lagarde a annoncé à cette occasion que l’effort de la France en matière d’aide publique au développement a encore progressé de près de 8% de 2009 à 2010 malgré la crise, pour atteindre le plus haut niveau jamais atteint en volume avec près de 10 milliards d’euros, et le plus élevé depuis 15 ans en proportion du revenu national brut, avec 0,50%, très proche de l’objectif fixé au niveau européen pour 2010.
Les ministres se sont également entretenus de l’actualité des institutions multilatérales afin d’y porter des messages communs lors des prochaines assemblées de printemps. S’agissant de la Banque mondiale, ils ont salué l’adoption récente d’une stratégie ambitieuse pour l’Afrique. Ils se sont félicités des résultats des travaux déjà conduits en matière de sécurité alimentaire et d’intervention en faveur des pays fragiles et ont encouragé la Banque à les rendre opérationnels dans les meilleurs délais notamment par la mise en place d’outils de gestion des risques et de financements contracycliques. S’agissant du FMI, ils se sont félicités de l’entrée en vigueur de la réforme institutionnelle de 2008 et ont exprimé le souhait que le produit exceptionnel des ventes d’or du Fonds puisse être affecté au financement pérenne de ses facilités concessionnelles. Ils se sont engagés à achever dans les meilleurs délais la ratification des réformes des quotes-parts et des statuts du FMI adoptées en 2010.
Enfin, les ministres ont chaleureusement remercié les autorités tchadiennes pour la qualité de l’organisation de cette réunion et l’accueil réservé aux participants. Ils ont accepté l’invitation des autorités françaises de tenir la prochaine réunion des ministres des finances de la Zone franc à Paris le 19 septembre 2011.
Tchad: L'élection présidentielle au Tchad, dont le premier tour devait avoir lieu le 3 avril, a été reportée de trois semaines
N'DJAMENA, 18 mars 2011 - L'élection présidentielle au Tchad, dont le premier tour devait avoir lieu le 3 avril, a été reportée de trois semaines, a annoncé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) vendredi dans un communiqué lu à la radio nationale. Cette annonce intervient alors que les candidats opposés au président sortant Idriss Deby ont menacé de boycotter comme en 2006 le scrutin en réclamant que soient remplies un certain nombre de conditions préalables à son organisation. Le nouveau calendrier présenté par la Céni décale de trois semaines les prochaines échéances électorales: la campagne s'ouvrira le 3 avril (au lieu du 13 mars), le premier tour de l'élection présidentielle doit se dérouler le 24 avril (au lieu du 3 avril) et l'éventuel second tour le 5 juin (au lieu du 15 mai). Aucun motif n'a été donné pour ce report par la Céni. L'ouverture de la campagne électorale avait été reportée sine die le 12 mars après une rencontre entre M. Deby et les cinq candidats qui se présentent contre lui. Ils réclament cinq préalables à la tenue du scrutin et ont estimé que les conditions pour son organisation n'étaient pas réunies. Dans un document commun déposé à la Céni le 3 mars, ils exigent de nouvelles cartes d'électeurs, l'impression de bulletins de vote numérisés et sécurisés, le respect par le gouvernement, l'administration territoriale et les militaires des dispositions relatives au trafic d'influence et à l'utilisation du symbole des biens de l'Etat, le réaménagement de la Céni et enfin la sécurisation du matériel de vote ainsi que son acheminement. En 2006, l'opposition avait boycotté l'élection présidentielle qui avait vu la réélection du président Deby, au pouvoir depuis 1990. Après six mois de négociations, l'opposition avait signé "l'accord du 13 août 2007", censé mettre le pays sur la voie de la démocratie et d'élections justes et transparentes et qui, selon certains observateurs, avait pour but de faire revenir l'opposition dans le jeu électoral et d'éviter tout boycottage. Depuis la signature de l'accord, des élections législatives ont eu lieu le 13 février 2011 et ont été largement remportées par le Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby avec 117 des 188 sièges à pourvoir. Outre M. Deby, 59 ans cette année, figurent parmi les candidats présidentiels Saleh Kebzabo, 62 ans, de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), première force de l'opposition, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de la Défense, ou encore le général Kamougué Wadal Abdelkader, 72 ans, leader de l'Union démocratique pour le renouveau (UDR).
Tchad: La Compagnie nationale des travaux de génie civil de Chine et le Tchad ont signé lundi à N'Djamena un contrat pour la construction du premier chemin de fer tchadien d'un montant de 7 milliards de dollars
N'DJAMENA, 14 mars 2011 - Le Tchad et la Compagnie nationale des travaux de génie civil de Chine ont signé lundi à N'Djamena un contrat pour la construction du premier chemin de fer tchadien d'un montant de 7 milliards de dollars (5 milliards d'euros), a constaté un journaliste de l'AFP. Le contrat pour les travaux de construction de ce chemin de fer long de 1344km devant traverser une grande partie du pays a été signé par le ministre des Infrastructures et Transports Adoum Younousmi et le président du conseil d'administration de la compagnie chinoise dans un grand hôtel de la capitale tchadienne. Les travaux doivent débuter en 2012. Selon le ministre, la compagnie chinoise financera la construction et le Tchad remboursera ensuite selon des modalités restant à déterminer. De même source, la construction doit se faire en deux phases. "La première permettra de relier Abéché (capitale de l'Est) à Adré à la frontière du Soudan d'un côté et Moundou (sud-ouest) à Kouteré à la frontière du Cameroun au sud-ouest", a expliqué le Ministre des infrastructures Adoum Younousmi. "Une deuxième phase permettra de relier la ville d'Abéché à Moundou" via N'Djamena, a-t-il dit. Le ministre a expliqué que la construction de ce premier chemin de fer d'abord destiné au transport de marchandises, mais qui fera circuler des trains de passagers, avait pour but de "désenclaver" le Tchad en le reliant au Soudan et à la mer Rouge à l'est et au Cameroun et à l'océan Atlantique au sud-ouest. Depuis 2006, le Tchad a commencé à toucher les premiers dividendes de son exploitation pétrolière et s'est lancé depuis 2009 dans une politique très volontaire au niveau des grands travaux.
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