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PERSPECTIVES ECONOMIQUES ET FINANCIERES POUR L'ANNEE 2002
En 2001, la situation
macroéconomique des États de la CEMAC a été caractérisée par une
consolidation de la croissance économique avec une hausse du PIB réel
de 5,7 % contre 3,4 % en 2000, entraînant ainsi une progression du
revenu réel par habitant de 3 % .
L'inflation s'est établie en moyenne annuelle à 4,2 % contre 1,3 %
en 2000.
La gestion des finances publiques s'est soldée par un excédent
budgétaire, base engagements, hors dons, de 2,1 % du PIB, en retrait
par rapport à l'an 2000 (+ 3,7 %).
Quant au solde du compte courant, il est ressorti déficitaire de 8,3
% du PIB après un excédent de 3,8 % en 2000 sous l'effet conjugué
d'une contraction des recettes d'exportation et d'une progression des
importations de biens et services.
* * *
Pour l'année 2002, sur la base
des tendances observées au cours du premier semestre, les perspectives
macro-économiques dans la CEMAC resteraient globalement favorables avec
une hausse attendue du PIB réel du même ordre qu'en 2001 (5,7 %
).
Cette prévision est fondée, au plan extérieur, sur un niveau
satisfaisant des cours mondiaux du pétrole, comparée aux prévisions
mondiales, et une amélioration globale des prix des autres matières
premières exportées par la CEMAC, particulièrement ceux du cacao, du
café, du caoutchouc, de l'aluminium et de la banane.
Au plan intérieur, elle repose sur l'augmentation de la production
pétrolière (+ 7,4 %), la poursuite des efforts d'assainissement des
finances publiques, le renforcement de la bonne gouvernance et
l'accélération des réformes structurelles dans le cadre des
programmes pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance
appuyés par les institutions de Bretton Woods.
En définitive, la croissance économique de la CEMAC en 2002 serait
principalement tirée par la demande extérieure nette soutenue par la
hausse des exportations de pétrole et la forte contraction des
importations de biens et services.
Sur le front des prix, les tensions inflationnistes seraient
contenues à 2,8 % en moyenne annuelle à fin 2002 contre 4,2 % en 2001,
avec l'approvisionnement plus régulier des marchés en produits
vivriers consécutif à de meilleures récoltes de la campagne agricole
2001?2002 et l'amélioration des conditions d'approvisionnement en
carburant en République Centrafricaine et au Tchad.
L'assainissement des finances publiques se poursuivrait, malgré un
fléchissement prévu de l'excédent budgétaire, base engagements, hors
dons, qui se situerait à 1 % du PIB en 2002 contre 2,1 % un an plus
tôt. Cette évolution découlerait essentiellement de la hausse des
dépenses en capital en faveur des secteurs prioritaires.
Le déficit du compte courant reculerait à 6,2 % du PIB en 2002,
contre 8,3 % du PIB en 2001, du fait de la réduction sensible opérée
sur les achats de biens et services du secteur pétrolier.
S'agissant de l'endettement extérieur, le recul du déficit du
compte courant se traduirait par une baisse du ratio du service de la
dette sur les exportations de biens et services non facteurs qui
reviendrait de 23,5 % en 2001 à 16,9 % en 2002.
De même, le ratio du service de la dette sur les recettes
budgétaires et celui de l'encours de la dette sur le PIB
s'amélioreraient pour se situer respectivement à 34,4% et 75,6 % en
2002 contre 45 % et 79 % en 2001.
Source:
BEAC
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