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L'actualité du Sénégal en 2009
(d'après l'Agence France Presse)


Sénégal: La France va débloquer 400.000 euros pour ajouter un volet numérique à un programme de coopération en cours avec le Sénégal pour développer la justice de proximité dans ce pays d'Afrique de l'Ouest

DAKAR, 17 déc 2009 - La France va débloquer 400.000 euros pour ajouter un volet numérique à un programme de coopération en cours avec le Sénégal pour développer la justice de proximité dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, a annoncé jeudi à Dakar la secrétaire d'Etat française Nathalie Kosciusko-Morizet. "Nous avons un projet de coopération avec le ministère de la Justice, ici au Sénégal. C'est un projet de 2,2 millions d'euros, pour construire neuf maisons de la justice et un certain nombre de points d'accès au droit pour les justiciables" dans les tribunaux et les universités, a expliqué la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique. "Les 400.000 euros sont en fait une couche qu'on rajoute à ces 2,2 millions d'euros pour donner une suite numérique en quelque sorte à ce projet", a-t-elle expliqué. Il s'agira, notamment, de développer une base de données juridiques qui sera accessible en ligne ainsi que sur des ordinateurs disposés dans les maisons de justice. Mme Kosciusko-Morizet s'exprimait devant la presse à Dakar au terme d'un "voyage d'étude" de quelques jours au Burkina Faso et au Sénégal. La secrétaire d'Etat a, en revanche, refusé de répondre à toute question ayant trait au débat sur l'identité nationale, lancé en France fin octobre à quelques mois d'élections régionales. "C'est un débat qui montre par sa vivacité à quel point il a lieu d'être", s'est-elle contentée de déclarer.



Sénégal: L'Agence française de développement a accordé au Sénégal un prêt de 30 millions d'euros pour l'aménagement des abords de la première autoroute à péage du pays, qui sera exploité par le groupe français Eiffage

DAKAR, 14 déc 2009 - L'Agence française de développement (AFD) a accordé au Sénégal un prêt de 30 millions d'euros pour l'aménagement des abords de la première autoroute à péage du pays, qui sera exploité par le groupe français Eiffage, a-t-on appris lundi de source officielle. Cette autoroute, d'une longueur de 34 km entre Dakar et sa banlieue, doit en principe être mise en service en 2012. Le groupe français de BPT Eiffage, chargé de la construction du dernier tronçon (Pikine-Diamniadio), sera le concessionnaire de cette autoroute à péage pour une durée de 30 ans. La convention de prêt d'un montant de 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) a été signée lundi par le ministre sénégalais de l'Economie, Abdoulaye Diop, et l'ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Ruffin, selon le gouvernement sénégalais. Le financement français est destiné à aménager une zone de relogement pour des familles déplacées, la fermeture d'une décharge et la restructuration d'un quartier bordant l'autoroute à péage. "Ce projet ambitionne de répondre à la forte demande de déplacements quotidiens des populations" à Dakar qui sont victimes des embouteillages, a indiqué M. Diop. "La construction de l'autoroute constitue un enjeu majeur pour Dakar (qui) se trouve dans une situation permanente de saturation de son trafic routier", a dit M. Ruffin. Le coût global de l'autoroute est officiellement de 320 milliards de FCFA (près de 488 millions d'euros) incluant la construction de l'infrastructure et l'aménagement de son environnement. Ses bailleurs comprennent l'Etat du Sénégal, le groupe Eiffage, l'AFD, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.



Sénégal: Le gouvernement du Sénégal a signé mardi des accords de financement avec l'Union européenne, le Japon, la Banque mondiale et les Etats Unis pour bénéficier de prêts et dons pour un montant total de 38 millions d'euros

DAKAR, 24 nov 2009 - Le gouvernement du Sénégal a signé mardi des accords de financement avec différents bailleurs de fonds - Union européenne, Japon, Banque mondiale, Etats-Unis - pour bénéficier de prêts et dons pour un montant total de 38 millions d'euros, selon divers communiqués reçus par l'AFP. L'Union Européenne, "premier bailleur de fonds du Sénégal", devait ainsi signer avec Dakar "trois conventions de financement de plus de 17,5 milliards de francs CFA (26 millions d'euros)", selon la délégation de la Commission européenne. Ces financements doivent contribuer à "la mise à niveau des entreprises et la consolidation du tissu des petites entreprises à Dakar, Saint-Louis, Thiès et Kaolack" ou encore à la réalisation d'une route. Dakar a également annoncé que le Japon lui octroyait "une subvention non remboursable" d'environ 1,9 milliard de francs CFA (2,8 millions d'euros), "dans le cadre du programme d'aide financière aux agriculteurs défavorisés". Le Sénégal bénéficie dans le même temps d'un don de la Banque mondiale de 4,8 millions de francs CFA (plus de 7.300 euros), destiné au financement d'un projet pilote pour l'amélioration de la productivité agricole, "par la restauration des terres de culture dans le bassin arachidier", selon le ministère des Finances. Le gouvernement sénégalais a enfin annoncé la signature d'un "accord de financement de 15 millions de dollars" (10 millions d'euros) avec les Etats-Unis. Ce crédit devrait notamment servir à "développer et gérer les pêcheries ciblées, réduire la pêcherie illégale et augmenter la valeur ajoutée locale des produits halieutiques" de ce pays d'Afrique de l'Ouest.



Sénégal: La majorité présidentielle au Sénégal a formé vendredi soir une alliance politique composée de plusieurs partis pour soutenir la candidature du président Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle de février 2012

DAKAR, 20 nov 2009 - La majorité présidentielle au Sénégal a formé vendredi soir une alliance politique composée de plusieurs partis pour soutenir la candidature du président Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle de février 2012, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous avons décidé nous leaders (de partis membres de la majorité) de créer une Alliance Sopi (changement en langue ouolof, la plus parlée au Sénégal) pour demain. Tous les partis qui sont là ont adopté le projet qui créé l'alliance", a déclaré le président Abdoulaye Wade, en présence de plusieurs représentants de la mouvance présidentielle. Le nombre de partis n'a pas été précisé. "Je vous remercie de m'avoir choisi (comme candidat de l'Alliance). Nous voulons regrouper l'ensemble des partis, des syndicats pour remporter la présidentielle de 2012. Le Sopi nouveau est arrivé", a ajouté le chef de l'Etat, 83 ans, au pouvoir depuis 2000. "Ce que nous proposons est un cadre simple. Dans le camp de la majorité, il y a un candidat. C'est le président Abdoulaye Wade. C'est un lancement que nous faisons pour tendre la main à tout le monde", a précisé le député Iba Der Thiam, vice-président à l'Assemblée nationale. L'"Alliance Sopi pour demain" est "ouverte à toute force politique qui désire rejoindre cette plate-forme commune", ont indiqué les organisateurs. Une commission va prochainement proposer un programme électoral qui sera soumis aux leaders de l'Alliance dont la principale formation est le Parti démocratique sénégalais (PDS) dirigée par le président Wade. Evoquant les élections locales de mars dernier marquées par des défaites de la majorité dans plusieurs grandes villes dont Dakar, le président Wade a indiqué: "nous avons fait une mauvaise affaire aux locales mais nous tous, nous savons que c'est le PDS qui a battu le PDS", faisant ainsi allusion aux divisions dans les rangs de son parti.



Sénégal: Selon le FMI, la croissance économique du Sénégal "devrait tomber" à 1,25% en 2009 en raison de la crise économique mondiale mais devrait ensuite rebondir pour atteindre 3,5% en 2010

DAKAR, 19 nov 2009 - La croissance économique du Sénégal "devrait tomber" à 1,25% en 2009 en raison de la crise économique mondiale mais devrait ensuite rebondir pour atteindre 3,5% en 2010, indique jeudi un communiqué du Fonds monétaire international (FMI). "L'économie du Sénégal est touchée par la crise financière mondiale et des chocs intérieurs. Le taux de croissance, qui se situait au niveau déjà faible de 2,5% en 2008, devrait tomber à 1,25% en 2009", souligne le Fonds à l'issue d'une mission à Dakar. En juin, le FMI avait estimé pourtant la croissance à 3% en 2009 tout comme le ministère sénégalais de l'Economie et des Finances. Le Fonds avait estimé qu'il y aurait "une baisse de 20% des transferts des émigrés, de l'ordre de 100 milliards de francs CFA (plus de 150 millions d'euros) pour 2009". Deuxième économie en importance en Afrique de l'Ouest francophone, le Sénégal compte une forte diaspora, notamment en Europe (France mais aussi Italie et Espagne). Les envois d'argent contribuent fortement au pouvoir d'achat des ménages. En 2009, "l'activité a été ralentie, les envois de fonds des travailleurs expatriés sont sous pression et les recettes fiscales sont plus faibles que prévu. Au second semestre de cette année, l'économie a en outre souffert de pénuries d'électricité et d'inondations dans des zones urbaines", selon le texte. "Cependant, la reprise mondiale attendue et la poursuite de la mise en oeuvre par le gouvernement sénégalais de politiques économiques appropriées devraient créer les conditions propices à une accélération de la croissance, qui serait portée à environ 3,5% en 2010", espère le FMI. "L'inflation annuelle qui a été négative au cours des derniers mois devrait graduellement revenir à environ 2%", précise le communiqué.



Sénégal: Le Fonds monétaire international s'est dit satisfait mercredi de la politique économique du Sénégal, à l'issue d'une mission dans le pays deux mois après l'affaire de la valise de billets offerte à son représentant permanent à Dakar

WASHINGTON, 18 nov 2009 - Le Fonds monétaire international s'est dit satisfait mercredi de la politique économique du Sénégal, à l'issue d'une mission dans le pays deux mois après l'affaire de la valise de billets offerte à son représentant permanent à Dakar. "Malgré un environnement économique difficile, la mise en oeuvre du programme économique et financier du gouvernement a été globalement satisfaisante", a indiqué dans un communiqué le chef de mission du Fonds, Norbert Funke, à la fin d'une mission arrivée à Dakar le 4 novembre. Le Sénégal bénéficie depuis décembre d'un prêt dans le cadre de la Facilité contre les chocs exogènes, qui vise à protéger les Etats membres les plus pauvres. Il reçoit également l'assistance du FMI dans le cadre de "l'instrument de soutien à la politique économique". "La mission a salué les progrès des réformes pour améliorer la gestion des finances publiques. Le budget 2010 cherche l'équilibre entre les contraintes sur les ressources, la promotion de l'investissement et la protection des dépenses prioritaires", a poursuivi M. Funke. Aucune allusion n'a été faite à l'incident du 25 septembre, quand le représentant permanent du FMI à Dakar, Alex Segura, s'était vu remettre une valise contenant 100.000 euros et 50.000 dollars en guise de cadeau de départ. M. Segura n'avait ouvert la valise que plus tard, et avait expliqué l'avoir emportée avec lui dans un avion vers Barcelone faute de trouver un endroit satisfaisant pour la cacher. L'argent avait ensuite été remis aux autorités sénégalaises en Espagne. Tandis que la presse s'était répandue en conjectures sur l'interprétation du "cadeau", le gouvernement sénégalais avait nié toute tentative de corruption. Dans son communiqué mercredi, le FMI a formulé ses traditionnels remerciements aux autorités "pour leur chaleureuse hospitalité et la haute qualité des discussions techniques", comme il le fait à l'issue de chaque mission.



Sénégal: L'inauguration à Dakar du monument controversé de la Renaissance africaine, prévue le 12 décembre dans la capitale sénégalaise, a été reportée au 4 avril 2010

DAKAR, 13 nov 2009 - L'inauguration à Dakar du monument controversé de la Renaissance africaine, prévue le 12 décembre dans la capitale sénégalaise, a été reportée au 4 avril 2010, a indiqué vendredi le porte-parole du gouvernement Moustapha Guirassy. "L'inauguration du Monument de la Renaissance Africaine, antérieurement prévue pour le 12 décembre 2009, et la conférence sur la Renaissance Africaine prévue la veille, sont renvoyées respectivement aux 4 et 3 Avril 2010", selon un communiqué transmis à l'AFP. Ce report a été décidé pour "correspondre au 50ème anniversaire de l'indépendance de nombreux Etats africains", conclut le texte. Ce monument, représentant un couple portant leur enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté de New York. Il est construit dans un vague style soviétique par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies. Si le gros des travaux des statues est achevé, de nombreux aménagements restent à réaliser. Un escalier monumental permettant l'accès à l'édifice, situé en haut d'une colline de Dakar, est toujours en construction. Le budget estimé à plus de 15 millions d'euros mais surtout l'idée qu'un tiers des recettes puisse revenir au chef de l'Etat Abdoulaye Wade sont vivement critiqués par l'opposition et la presse privée. Le 1er août, Abdoulaye Wade avait assuré que le site générera "beaucoup d'argent" car "des centaines de milliers de touristes viendront le visiter". "Je suis l'auteur du monument. 35% des retombées financières m'appartiendront et 65% à l'Etat (...) Mes droits, je les destine à la case des tout-petits" (école maternelle gratuite), avait annoncé le président, selon l'agence de presse sénégalaise (APS, publique).



Sénégal: D'après un décret officiel, Bécaye Diop et Abdoulaye Baldé sont respectivement nommés ministre de l'Intérieur et ministre des Forces armées

DAKAR, 15 oct 2009 - Le président sénégalais a remanié une nouvelle fois son gouvernement, en nommant de nouveaux ministres aux portefeuilles de l'Intérieur et des Forces armées, a-t-on appris jeudi à Dakar de source officielle. D'après un décret officiel daté de mercredi, Cheikh Tidiane Sy quitte le ministère de l'Intérieur et est remplacé par Bécaye Diop, actuel ministre des Forces armées. Le maire de Ziguinchor (ville principale de Casamance, sud du Sénégal) Abdoulaye Baldé quitte le secrétariat général de la présidence pour le ministère des Forces armées. Selon les médias officiels sénégalais, Aminata Tall assure désormais cette fonction, qu'elle avait déjà occupé en 2003-2004. En tout, ce décret fait état de six nouvelles nominations et/ou changements de portefeuilles. Aucune explication n'a été donnée à ces changements. Ce remaniement s'est accompagné d'une certaine confusion dans la communication. Des médias locaux ont annoncé dès mercredi après-midi les nouvelles nominations mais le ministère de la Communication ne les confirmées que jeudi après-midi, soit 24 heures plus tard. Le dernier remaniement remonte au début du mois d'octobre, avec le départ du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, seul ministre à être resté en poste dans le gouvernement depuis 2000. Il avait été remplacé par l'avocat Madické Niang, alors ministre de la Justice.



Sénégal: Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, en poste depuis 2000, a quitté le gouvernement à la suite d'un remaniement, et a été remplacé par l'avocat Madické Niang, qui occupait le poste de la Justice

DAKAR - vendredi 02 octobre 2009 - Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, en poste depuis 2000, a quitté le gouvernement à la suite d'un remaniement, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Information. Aucune raison n'a été donnée pour justifier le remplacement du seul ministre à avoir été maintenu à son poste depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdoulaye Wade en 2000, après quatre décennies de pouvoir socialiste. Il est remplacé par lavocat Madické Niang, qui occupait le poste de la Justice. Me Niang a notamment assuré la défense de l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour "crimes contre l'humanité" et réfugié au Sénégal depuis 1990. Ce changement à la tête de la diplomatie sénégalaise d'un homme reconnu pour son professionnalisme intervient en pleine crise guinéenne. Le président Wade est considéré comme un des principaux soutiens du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, qu'il appelle son "fils". Plus de 150 personnes, selon l'ONU et une ONG guinéenne, 56 selon la junte, ont été tuées par les forces de sécurité lundi lors de la répression d'une manifestation pacifique de l'opposition dans un stade de Conakry. Agé de 53 ans, fils d'un notable ancien combattant de la Seconde guerre mondiale, M. Gadio, ancien professeur de journalisme, est diplômé en "sociologie des moyens de communication" à la Sorbonne (Paris) et a également un doctorat en Communication de luniversité de dOhio (Etats-unis). Le chef de l'Etat le présentait souvent comme "le meilleur ministre des Affaires étrangères de lAfrique". Il était le symbole d'une diplomatie sénégalaise très active sur le continent, notamment dans la médiation de crises, au Darfour (Soudan), au Tchad ou dernièrement en Mauritanie. Panafricaniste convaincu, très à l'aise avec les médias, s'exprimant aussi bien en français qu'en anglais, M. Gadio n'était quasiment pas intervenu sur la crise guinéenne, où le soutien des autorités sénégalaises à la junte depuis son arrivée au pouvoir a été contesté. Plusieurs journaux privés sénégalais mettent également en avant des relations "qui n'ont jamais été au beau fixe" entre le ministre "défenestré" et Karim Wade, fils du chef de l'Etat et présenté comme un candidat potentiel à sa succession du chef de l'Etat. Agé de 41 ans, Karim Wade est entré en mai au gouvernement comme ministre d'Etat, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures après avoir été battu aux élections locales de mars à Dakar, jusque dans son propre bureau électoral. Lors du dernier remaniement, Amadou Tidiane Bâ a été nommé ministre de lEnseignement supérieur, des Universités, des Centres universitaires régionaux (CUR) et de la Recherche scientifique, Samuel Amète Sarr, ministre de lEnergie et Fatou Gaye Sarr, ministre de lAgriculture, de la Pisciculture et des Biocarburants.



Sénégal: La fréquentation touristique a baissé de 2,5% au premier semestre au Sénégal, avec notamment une "baisse du marché de touristes français", en raison notamment de la crise économique mondiale

DAKAR, 27 sept 2009 - La fréquentation touristique a baissé de 2,5% au premier semestre au Sénégal, avec notamment une "baisse du marché de touristes français", en raison notamment de la crise économique mondiale, a indiqué dimanche le ministre sénégalais du Tourisme Thierno Lo. "L'ensemble de la destination Sénégal a connu une baisse de 2,5% en terme de volume au premier semestre 2009", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse, sans être capable de donner un chiffre précis de la fréquentation, se bornant à dire que de 300.000 à 400.000 personnes étaient arrivées au Sénégal au premier semestre. "Par rapport à la crise internationale, le secteur du tourisme sénégalais a connu quelques difficultés", a reconnu le ministre. Il y a notamment "une baisse du marché de touristes français". La moitié des touristes arrivant au Sénégal viennent de France, selon M. Lo. Les professionnels du tourisme "constatent un +détournement+ du marché des touristes français vers d'autres pays, dont les îles du Cap Vert", a indiqué le ministère sénégalais du Tourisme. La Casamance, région du sud du Sénégal attirant de nombreux touristes, essentiellement sur les plages de Cap Skirring, a aussi été touchée. En mai, la saison touristique avait cessé prématurément en raison de l'arrêt des vols d'Air Sénégal international, seule compagnie aérienne à desservir cette zone, qui a fait faillite un peu plus tard. Mais d'ici le début de la nouvelle saison touristique prévue en octobre, "une nouvelle desserte sera assurée en Casamance", déclaré M. Lo. "Des charters et des compagnies (aériennes) ont été listés", a-t-il ajouté. En 2008, quelques 918.300 touristes s'étaient rendus au Sénégal.



Zone UEMOA: Le produit intérieur brut (PIB) des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) devrait s'élever à 3,2% en 2009, contre 3,8% en 2008

DAKAR, 25 sept 2009 - Le produit intérieur brut (PIB) des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) devrait s'élever à 3,2% en 2009, contre 3,8% en 2008, a indiqué vendredi la banque centrale de l'Uemoa, qui appelle à ses membres à prendre des "mesures de soutien". La Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao) prévoit des "performances économiques de l'année 2009 en retrait" par rapport à 2008, selon un communiqué transmis à l'AFP. Pour 2009, la Bceao s'attend à un PIB, "en termes réels, à 3,2% contre 3,8% en 2008", relève le document. "Le Conseil (d'administration de la Bceao) a, à cet égard, recommandé aux Etats membres de l'Union l'adoption et la mise en oeuvre diligente de mesures de soutien aux secteurs d'activité les plus affectés", souligne le communiqué. Le 16 juin, la Bceao avait baissé son taux directeur de 0,5 point afin de favoriser la relance de l'économie. "Le taux de pension est ramené de 4,75 à 4,25, avait alors déclaré le gouverneur de la Bceao, Philippe-Henri Dacoury-Tabley. "La baisse des taux directeurs vise à amener les banques à réduire les taux d'intérêt débiteurs, de manière à rendre le crédit moins cher, au profit de l'ensemble des opérateurs économiques, les ménages et les entreprises", avait-il expliqué lors d'une conférence de presse à Dakar. Concernant l'inflation, les administrateurs de la Bceao "se félicitent de la poursuite de la décélération (de l'inflation) amorcée depuis septembre 2008", note le document. Par ailleurs, les administrateurs de la Bceao appellent dans le communiqué à la "vigilance" en raison des "perturbations climatiques enregistrés dans certains Etats membres, susceptibles d'affecter les résultats de la campagne agricole 2009-2010". La crise mondiale a affecté tardivement mais brutalement le continent africain. Créée en janvier 1994, l'Uemoa calquée sur le modèle de l'Union européenne (UE) regroupe les 7 pays francophones d'Afrique de l'ouest ayant le franc CFA en partage. Ils ont été rejoints en 1996 par la Guinée Bissau, petit pays lusophone qui a obtenu son indépendance en 1974.



Sénégal: La Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) à Abuja a commencé mercredi par un point de procédure l'examen d'une plainte déposée contre le Sénégal par l'ancien président tchadien Hissène Habré

LAGOS, 23 sept 2009 - La Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) à Abuja a commencé mercredi par un point de procédure l'examen d'une plainte déposée contre le Sénégal par l'ancien président tchadien Hissène Habré. La Cour a annoncé qu'elle rendrait sa décision le 17 novembre sur la demande des victimes présumées d'Habré, d'intervenir dans ce procès intenté par Habre pour violation de différents articles de la Charte africaine des droits de l'Homme, a expliqué à l'AFP l'avocat de M. Habre. La plainte de l'ancien chef d'état tchadien date d'Octobre, a expliqué Me François Serres, joint par téléphone depuis Lagos. Elle sera jugée à Abuja, capitale fédérale nigériane et siège de la Cédéao. Habré, qui est accusé de crimes contre l'humanité et que le Sénégal a été chargé de juger, reproche au Sénégal "principalement la violation de l'autorité de la chose jugée" ainsi que "la violation de la non-rétroactivité de la loi pénale" Selon Me Serres. Maître Demba Ciré Bathily, qui représente 120 victimes parties civiles dans le procès intenté contre Habre a demandé à être entendu dans ce procès car il craint que leurs droits à obtenir justice soient menacés si Habré obtient que soit infirmée la décision de le juger. "C'est important parce que le procès (intenté par M. Habré, ndlr) peut remettre en cause le droit acquis par le Comité (de l'ONU) contre la torture de juger Hissène Habré", a-t-il dit à l'AFP. L'ex-dirigeant tchadien est accusé de plusieurs milliers d'assassinats politiques et de torture systématique alors qu'il était au pouvoir de 1982 à 1990. En 2006, le Sénégal, où réside M. Habré depuis sa fuite du Tchad 1990, a été condamné par le Comité des Nations unies contre la torture (CAT) pour violation de la Convention contre la torture. Le Comité a rendu une décision demandant au Sénégal de juger ou d'extrader Hissène Habré. En juillet de la même année, l'Union africaine avait donné mandat au Sénégal de le juger "au nom de l'Afrique", ce que le président Abdoulaye Wade avait accepté. Ce procès pour "crimes contre l'humanité" n'a pas encore démarré. Mi-septembre, le ministre sénégalais de la Justice a annoncé qu'une "table ronde" se tiendrait prochainement à Dakar pour tenter de réunir les fonds nécessaires au procès.



Sénégal: Les Etats-Unis et le Sénégal ont signé mercredi à Washington une convention d'aide au développement portant sur 540 millions de dollars

WASHINGTON, 16 sept 2009 - Les Etats-Unis et le Sénégal ont signé mercredi à Washington une convention d'aide au développement portant sur 540 millions de dollars, a annoncé le département d'Etat. Il s'agit du premier accord bilatéral signé par l'administration Obama au titre du MCC (Millenium Challenge Corporation), un programme lancé par l'ex-président George W. Bush qui lie l'aide économique à la bonne gouvernance. L'aide américaine viendra alimenter le plan de réduction de la pauvreté, de sécurité alimentaire et de promotion du commerce mis en place par le gouvernement du président Abdoulaye Wade. Elle doit être employée essentiellement à des travaux d'amélioration du réseau routier au nord et au sud du Sénégal, ainsi que dans un projet permettant d'irriguer quelque 10.500 hectares de terres dans la vallée du fleuve Sénégal



Sénégal: Le Conseil d'Administration de la Banque mondiale a approuvé jeudi un don d'environ 2 milliards 300 millions de FCFA du Fonds mondial de l’Environnement pour soutenir les efforts du Sénégal visant à réduire la dégradation de ses terres

WASHINGTON, 27 aout 2009 - Le Conseil d'Administration de la Banque mondiale a approuvé jeudi un don de 4,8 millions de dollars (environ 2 milliards 300 millions de FCFA) du Fonds mondial de l’Environnement pour soutenir les efforts du Sénégal visant à réduire la dégradation de ses terres. De l’avis de Maniével Sène, chargé de projet au sein de la Banque mondiale, ce don va «contribuer à la réduction de la dégradation des terres et à l'amélioration des fonctions et services des écosystèmes dans le bassin arachidier du Sénégal par l'adoption de pratiques durables de gestion des terres et pour ce faire, ce don va soutenir le système de recherche et de conseil agricoles et les organisations de producteurs''. Il a indiqué que cet objectif sera atteint à travers le renforcement des capacités de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) à générer et à diffuser des techniques de gestion durable des terres (GDT). Il s’agira aussi de renforcer la capacité des organisations de producteurs (OP) à adopter de nouvelles pratiques de gestion durable des terres, et de participer à la formulation de des politiques sectorielles intégrant la GDT. La majeure partie de la subvention servira à renforcer la capacité des organisations de producteurs (OP) pour intégrer la GDT dans leurs systèmes de production et la capacité des leaders des OP pour intégrer la GDT dans la formulation des politiques sectorielles, à soutenir l'adoption de pratiques de gestion durable des terres et à fournir des ressources financières pour mettre en œuvre des sous-projets de GDT. Le projet vise la couverture de 20.000 hectares en GDT en vue d'améliorer la qualité des sols. Justifiant la décision d'intégrer la subvention au Programme Services Agricoles et organisations de Producteurs (PSAOP2, financé par la Banque mondiale et le FIDA), Maniével Sène a fait valoir qu’ « ainsi, le don du FEM aura plus de poids pour influencer le dialogue politique et l'intégration de la GDT dans le secteur agricole que s’il était un projet autonome ". L’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR) et l’Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base (ASPRODEB) vont également participer à la mise en œuvre du projet en appuyant les agriculteurs à développer des pratiques de GDT dans le bassin arachidier. Par le biais de l'Institut national de pédologie (INP), la subvention servira à renforcer la capacité des ministères sectoriels (agriculture et élevage) notamment pour la formulation des politiques, la planification, la coordination, le suivi et l’évaluation. Les zones ciblées sont les communautés situées dans le bassin arachidier qui est une des zones où la dégradation des terres est plus sévère au Sénégal, surtout en raison de pratiques culturales inappropriées. Maniével Sène a aussi indiqué que c’est dans le Bassin arachidier qu’il est attendue plus de synergie avec d’autres projets de développement rural financés par l'IDA.



Sénégal: La Fédération internationale de la Croix-rouge et du Croissant rouge recherche 600.000 euros pour venir en aide à 25.000 personnes menacées par des inondations ou la sécheresse en Afrique de l'ouest ou du centre

DAKAR, 10 août 2009 - La Fédération internationale de la Croix-rouge et du Croissant rouge (FICR) a annoncé lundi à Dakar, qu'elle recherchait 600.000 euros pour venir en aide à 25.000 personnes menacées par des inondations ou la sécheresse en Afrique de l'ouest ou du centre. L'appel de fonds, à hauteur de 400 millions de francs CFA (600.000 euros), fait "suite aux prévisions climatiques saisonnières qui prévoient des risques potentiels liés au climat dans les mois à venir" dans 16 pays, a déclaré à la presse Daniel Sayi, adjoint au chef de zone Afrique de l'ouest et du centre de la FICR. Les pays concernés sont le Bénin, le Cameroun, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra-Leone et le Togo. "Nous invitons les donateurs et les partenaires à apporter leur soutien" à 25.000 personnes menacées par les inondations, les glissements de terrain ou la sécheresse dans ces pays, a ajouté le responsable de la FICR au cours d'une conférence de presse. "Les inondations ont commencé à faire des dégâts", a dit M. Sayi, citant notamment le Bénin où "elles ont déjà affecté 60.000 personnes et causé la mort de sept autres" et la République centrafricaine où elles ont entraîné "le déplacement de 11.000 personnes". "On a souvent attendu que ça arrive avant d'agir. Cela coûte plus cher d'attendre", a souligné Norbert Allalé, un responsable de la FICR, en mettant en exergue l'importance de la prévention des catastrophes. L'argent collecté devrait notamment servir à l'achat de nourriture, de couvertures, de baches ou de lits, et à la formation des communautés devant lutter contre les inondations, pour la période allant de juillet 2009 à avril 2010, selon les saisons des pluies. Quelque 200.000 personnes ont été touchées en 2008 par les inondations en Afrique de l'ouest et du centre, selon la FICR. L'organisation avait alors lancé un appel de fonds pour collecter plus d'un million de francs suisses (700.000 euros) et avait obtenu 70% de ce montant, selon M. Allalé.



Sénégal: L'Union européenne a accordé au Sénégal un don de près de 11 millions d'euros pour l'alimentation de plus de 460.000 personnes victimes de la hausse du prix de la nourriture

DAKAR, 3 août 2009 - L'Union européenne (UE) a accordé au Sénégal un don de près de 11 millions d'euros pour l'alimentation de plus de 460.000 personnes victimes de la hausse du prix de la nourriture, a annoncé lundi le Programme alimentaire mondial (PAM). Ce don de 7,2 milliards de FCFA (près de 11 millions d'euros), au titre de la "facilité alimentaire" de l'UE, a été mis à la disposition du PAM qui l'utilisera au profit "des familles vulnérables" au Sénégal, indique l'organisation dans un communiqué. "Il permettra aux petits exploitants agricoles du Sénégal ainsi qu'aux familles les plus vulnérables de faire face à la hausse des prix de la nourriture et à l'insécurité alimentaire", est-il ajouté dans le texte. "Nous pourrons subvenir aux besoins de quelque 464.000 personnes vulnérables au Sénégal, notamment les femmes et les enfants touchés par la crise alimentaire", a déclaré le représentant du PAM au Sénégal, Bienvenu Djossa, cité dans le communiqué. Le Sénégal a été durement frappé, en 2008, par la crise alimentaire qui s'est traduite par une envolée des prix de plusieurs produits de base dont le riz.



Sénégal: Les transferts des Sénégalais travaillant à l'étranger vont connaître une baisse de 20% en 2009,  de l'ordre de 100 milliards de francs CFA, en raison de la crise économique mondiale

DAKAR, 22 juin 2009 - Les transferts des Sénégalais travaillant à l'étranger vont connaître une baisse de 20% en 2009 en raison de la crise économique mondiale, a annoncé lundi à Dakar le Fonds monétaire international (FMI). "On estime qu'il y aura une baisse de 20% des transferts des émigrés, de l'ordre de 100 milliards de francs CFA (plus de 150 millions d'euros) pour 2009", a déclaré le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), Alex Ségura au cours d'une conférence de presse. Pays pauvre de 12 millions d'habitants, le Sénégal compte une forte diaspora dont les envois d'argent contribuent fortement au pouvoir d'achat des ménages. M. Ségura a également annoncé une "baisse des exportations", sans préciser quels étaient les produits concernés. "La croissance économique sera encore faible cette année, elle sera autour de 3%. L'année 2009 sera encore difficile" pour le Sénégal, a-t-il confirmé. A son côté, le ministre sénégalais de l'Economie et des finances, Abdoulaye Diop, a précisé: "La prévision initiale était de 5,3% mais elle sera de 3,1%" en 2009. Le FMI a accordé vendredi au Sénégal un appui financier de 73 millions d'euros au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières. En 2008, le Sénégal a souffert de la flambée des prix internationaux de produits alimentaires et énergétiques mais également des effets sur son activité de sa très lourde dette intérieure. En décembre, le président Abdoulaye Wade avait reconnu que des "erreurs" avaient été commises dans la gestion des finances publiques en 2007 et 2008. L'Etat avait accumulé une dette très importante vis-à-vis du secteur privé, pour un montant de 342 millions d'euros (225 milliards de FCFA) selon les bailleurs de fond.



Sénégal: Le FMI a attribué au Sénégal un appui financier de 48 milliards de FCFA au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières

DAKAR, 20 juin 2009 - Le Fonds monétaire international a attribué au Sénégal un appui financier de 73 millions d'euros au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières, a annoncé samedi le ministère sénégalais des Finances. "Le FMI va porter son appui financier à 73 millions d'euros (48 milliards de FCFA) en 2009" déclare le ministère dans un communiqué parvenu samedi à l'AFP. Selon ce texte, le conseil d'administration du FMI a décidé vendredi à Washington d'augmenter "les ressources de la facilité de protection contre les chocs exogènes" (FCE) accordées au Sénégal. Cette aide financière est octroyée aux pays à faible revenu qui subissent les effets de perturbations externes. Selon le ministère, elle "devrait permettre à la fois de régulariser définitivement les créances du secteur privé et d'atténuer l'impact sur la balance des paiements de la flambée des prix internationaux de produits alimentaires et énergétiques enregistrée au cours du dernier trimestre 2008". Le Sénégal a en effet souffert de l'impact de la crise internationale mais également des effets de sa très lourde dette intérieure sur son activité. En décembre, le président Abdoulaye Wade avait reconnu que des "erreurs" avaient été commises dans la gestion des finances publiques en 2007 et 2008. L'Etat sénégalais avait accumulé une dette très importante vis-à-vis du secteur privé, pour un montant de 342 millions d'euros (225 milliards de FCFA, soit plus de 13% du budget 2009) selon les bailleurs de fond. Fin 2008, le FMI avait absous le Sénégal pour les insuffisances notées dans l'application d'un programme de réforme de l'économie. Le Sénégal avait alors été autorisé à "tirer immédiatement 27 millions d'euros" (18 milliards de CFA).



Sénégal: Démission du ministre sénégalais du Budget, Mamadou Abdoulaye Sow, qui a été remplacé par Abdoulaye Diop

DAKAR, 10 juin 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé mercredi un nouveau ministre délégué au Budget, après la démission de Mamadou Abdoulaye Sow, resté seulement neuf mois à son poste, a rapporté la radio télévision sénégalaise (publique). Le nouveau ministre, Abdoulaye Diop, présenté comme "un homme du sérail" par la RTS, avait notamment été directeur de cabinet du précédent Premier ministre, Cheikh Adjibou Soumaré. Il remplace Abdoulaye Sow qui a présenté sa "démission pour convenance personnelle, acceptée par le président de la République", selon la RTS. M. Sow avait été nommé ministre du Budget en août 2008 suite au limogeage d'Ibrahima Sar, après qu'un audit financier eut révélé que des administrations avaient effectué de très importantes dépenses sur des chapitres non inscrits au budget. Le chef de l'Etat a maintes fois retouché, ces dernières semaines, la composition du gouvernement sénégalais formé le 1er mai.



Sénégal: Le Japon a accordé vendredi au Sénégal deux aides non remboursables d'un montant total de 11,6 milliards FCFA, pour la construction de centres de santé et d'un pont

DAKAR, 29 mai 2009 - Le Japon a accordé vendredi au Sénégal deux aides non remboursables d'un montant total de 17,7 millions d'euros (11,6 milliards FCFA), pour la construction de centres de santé et d'un pont, ont annoncé l'ambassade du Japon à Dakar et le ministère sénégalais de l'Economie. Un montant de 12,7 millions d'euros (8,3 milliards de FCFA) sera consacré à "l'aménagement d'infrastructures sanitaires dans les régions de Tambacounda (est) et Kédougou (sud-est)", a précisé l'ambassadeur du Japon Takashi Saito dans un communiqué, après avoir signé les accords de dons. Il s'agit en particulier "de construire et d'équiper trois centres de santé". Près de 5 millions d'euros (3,2 milliards de FCFA) doivent permettre "la construction d'un pont sur le corridor du sud, entre la République du Mali et la République du Sénégal, dans la vallée de la Falémé", a ajouté le diplomate japonais. Selon le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, cet ouvrage "permettra une accélération des échanges entre le Mali et le Sénégal et une exploitation rentable des richesses minières et agricoles dans la zone sud". M. Diop a salué un "nouvel élan" dans la coopération sénégalo-japonaise.



Sénégal: Les journalistes sénégalais ont créé ce week-end un nouvel organe pour instaurer davantage de respect des règles d'éthique et de déontologie dans leurs médias

DAKAR, 25 mai 2009 - Les journalistes sénégalais ont créé ce week-end un nouvel organe pour instaurer davantage de respect des règles d'éthique et de déontologie dans leurs médias, a-t-on appris lundi auprès de leurs initiateurs. Le comité d'observation des règles d'éthique et de déontologie dans les médias (Cored) a été créé samedi lors d'une Assemblée générale à Dakar, a indiqué à l'AFP Ibrahima Bakhoum, président du comité de réflexion pour la création de ce mécanisme d'autorégulation de la presse locale. Les missions du Cored, à l'initiative du principal syndicat de journalistes du pays, sont notamment de "défendre le droit d'expression et le droit des citoyens à une information libre, exacte et honnête". Il veille aussi sur "les principes, règles et us de la profession", a dit M. Bakhoum. Selon lui, ces missions devraient comprendre "la délivrance de la carte nationale de presse et l'émission d'avis consultatif sur la création d'organes de presse". Le Cored veut que lui soit rétrocédée la délivrance de la carte de presse, qu'attribue actuellement le ministère de la Communication. Cet organisation peut prononcer des sanctions, essentiellement "morales", pouvant aller jusqu'au retrait de la carte. "Nous avons soumis le document au gouvernement qui doit valider. Nous voulons qu'il nous donne ces pouvoirs pour que les gens saisissent le comité avant d'aller au tribunal", a dit M. Bakhoum. Le Cored remplace le Comité pour le respect de l'éthique et de la déontologie (Cred) en place depuis plusieurs années mais confronté à des difficultés de fonctionnement. La presse locale est critiquée au Sénégal pour non observation d'éthique et de déontologie. Les plaintes se sont récemment multipliées avec plusieurs condamnations, dont d'emprisonnement contre des professionnels de média. Des syndicats de presse appellent régulièrement à une réforme de la loi, pour dépénaliser les délits de presse, conformément à une promesse du président Abdoulaye Wade en 2004.



Sénégal: L'opposition et la société civile sénégalaises ont présenté dimanche une "charte de gouvernance démocratique", sorte de vaste programme en vue notamment des futures échéances électorales, à l'issue des "assises nationales"

DAKAR, 24 mai 2009 - L'opposition et la société civile sénégalaises ont présenté dimanche une "charte de gouvernance démocratique", sorte de vaste programme en vue notamment des futures échéances électorales, à l'issue des "assises nationales" qu'elles avaient lancées il y a un an. "Dans cette charte, nous disons comment nous voulons voir organiser les institutions, la gouvernance politique, économique et sociale du Sénégal", a déclaré Amadou Makhtar Mbow, président du bureau de ces assises ouvertes le 1er juin 2008 à Dakar, lors de la présentation du rapport final. Cette charte prévoit notamment l'interdiction d'une "succession immédiate" du chef de l'Etat par un membre proche de sa famille. L'opposition prête au président Abdoulaye Wade, 82 ans, l'intention d'organiser sa succession par son fils Karim, ce qu'il a démenti. Karim Wade a été nommé le 1er mai ministre chargé des Infrastructures. "Cette charte est destinée au président de la République, aux partis et aux citoyens sénégalais. Les participants se sont engagés à la mettre en oeuvre s'ils ont des mandats électifs", a dit à la presse M. Mbow, ancien directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). L'opposition a réalisé une percée aux élections locales du 22 mars en remportant plusieurs grandes villes, dont Dakar. Les "assises nationales" ont été présentées par la coalition de l'opposition et des organisations de la société civile comme une réponse à la "crise multiforme" que traverse le Sénégal. Le Sénégal est notamment frappé par des "difficultés économiques énormes", une inflation élevée, une crise des valeurs, une instrumentalisation de l'Etat et des religions, une perte de crédibilité de l'Etat et une instabilité chronique des institutions, selon leurs initiateurs. Les partis au pouvoir n'ont pas participé à ces "assises", mais le président Wade s'était dit disposé à appliquer leurs conclusions si elles étaient dans l'intérêt des Sénégalais.



Sénégal: Les sénateurs sénégalais ont adopté un projet de loi instituant pour la première fois un vice-président au Sénégal

DAKAR, 20 mai 2009 - Les sénateurs sénégalais ont adopté un projet de loi instituant pour la première fois un vice-président au Sénégal, un poste controversé rejeté par l'opposition et qui divise la majorité, rapporte mercredi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique). Le projet de loi constitutionnel a été examiné mardi et "adopté par une écrasante majorité. Deux sénateurs seulement ont voté contre" sur un total de cent, indique l'APS. Le vice-président "sera nommé par le président de la République qu'il assistera dans sa tâche pour permettre (sa) plus grande représentation auprès des populations les plus reculées du Sénégal", selon des documents officiels. Il exerce des "pouvoirs délégués" par le président de la République mais n'assure pas la suppléance de ce dernier. L'adoption du projet de loi par le Sénat a lieu après celle de l'Assemblée nationale vendredi. Ce nouveau poste rejeté par l'opposition divise également la majorité dont plusieurs députés ont ouvertement critiqué sa création et demandé au président Abdoulaye Wade son retrait pour notamment éviter des charges supplémentaires à l'Etat. Des responsables de l'opposition et de la majorité ont laissé entendre que le poste pourrait revenir à Karim Wade, fils et conseiller du président Wade. Karim Wade, nommé ministre chargé des Infrastructures dans le nouveau gouvernement formé le 1er mai, est cité comme successeur potentiel du président Wade, 82 ans. Après l'Assemblée nationale et le Sénat, le projet de loi doit être soumis au Congrès qui réunit ses deux institutions avant d'être promulgué par le chef de l'Etat.



Sénégal: Les députés sénégalais ont adopté vendredi soir un projet de loi instituant un poste de vice-président de la République, une innovation dans les institutions du Sénégal

DAKAR, 16 mai 2009 - Les députés sénégalais ont adopté vendredi soir un projet de loi instituant un poste de vice-président de la République, une innovation dans les institutions du Sénégal, près de deux mois après des élections locales marquées par une percée de l'opposition, a constaté l'AFP. Le projet de loi constitutionnelle a été "adopté par la majorité des députés", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck. Le nombre de votants pour et contre n'a pas été communiqué. Le vice-président "sera nommé par le président de la République qu'il assistera dans sa tâche pour permettre (sa) plus grande représentation auprès des populations les plus reculées du Sénégal", indique un document officiel. Il exerce des "pouvoirs délégués" par le président de la République mais n'assure pas la suppléance de ce dernier. Selon le ministre de la Justice, Madické Niang, qui défendait le texte, il se "résume à deux choses: plus de présence (du président de la République) et plus d'écoute" des populations de sa part. Il n'est pas lié à "une dévolution successorale", a-t-il dit, en réponse à des députés laissant entendre que le poste pourrait revenir à Karim Wade, fils et conseiller du président Wade. Karim Wade, nommé ministre chargé des Infrastructures dans le nouveau gouvernement formé le 1er mai est cité comme successeur potentiel du président Wade, 82 ans. Ce dernier avait annoncé le 3 avril la création d'un poste de vice-président, en précisant qu'une femme pourrait l'occuper. Le texte a divisé les députés de la majorité dont plusieurs ont voté contre, certains arguant que "les priorités sont ailleurs dans un contexte de crise économique et financière". L'opposition a également voté contre "un poste inopportun qui augmente les charges de l'Etat", selon un de ses représentants. Après avoir été adopté par l'Assemblée nationale, le texte doit être soumis au Sénat, puis au Congrès, qui réunit ses deux institutions, avant d'être promulgué par le chef de l'Etat.



Sénégal: Plusieurs bailleurs de fonds ont signé lundi à Dakar "un plan d'action" d'un montant de 15 milliards de US dollars sur deux à trois ans pour venir en aide à l'Afrique, durement frappée par la crise économique mondiale

DAKAR, 11 mai 2009 - Plusieurs bailleurs de fonds ont signé lundi à Dakar "un plan d'action" d'un montant de 15 milliards de US dollars sur deux à trois ans pour venir en aide à l'Afrique, durement frappée par la crise économique mondiale, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous projetons d'augmenter nos engagements d'au moins 15 milliards de US dollars dans les deux à trois prochaines années", indique un communiqué commun, précisant que "ce plan d'action" vise "à soutenir les systèmes financiers de la région et les prêts au secteur privé". Cette aide supplémentaire se fera sous forme de prêts. Les organisations signataires sont la Banque africaine de développement (BAD), l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque de développement de l'Afrique australe, la Coopération financière allemande, la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC) ainsi que la Banque mondiale. "La coordination des différents partenaires au développement en Afrique subsaharienne aurait (de toute façon) dû intervenir", a indiqué à l'AFP le vice-président de la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale pour le secteur privé, Thierry Tanoh. "Mais que ceci ait été précipité par la crise pour être beaucoup plus efficace dans un tel environnement, c'est certain", a-t-il ajouté. "Ce plan d'action est novateur car il regroupe plusieurs institutions qui vont travailler ensemble pour être plus efficaces", a-t-il assuré. Après cinq années de croissance robuste, l'Afrique devrait connaître "un tassement brutal" en 2009 sous l'effet d'une crise mondiale qui pourrait "mettre à mal" certaines avancées démocratiques sur le continent, ont indiqué l'OCDE et la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport commun. Le produit intérieur brut (PIB) africain devrait progresser de seulement 2,8% l'an prochain, soit moitié moins qu'en 2008 (+5,7%), avant de connaître une "reprise modérée" en 2010 (+4,5%), estime l'Organisation de développement et de coopération économiques en Europe. "Dans les années passées, les crises en Afrique étaient dues essentiellement aux facteurs internes", comme des guerres ou une mauvaise gouvernance, "mais cette fois-ci, elle est essentiellement externe, pour la première fois depuis 30 ans", a souligné le président de la BAD Donald Kaberuka. "On demande donc une solution globale", pour faire face à cette crise, a-t-il poursuivi devant la presse, après la signature du plan d'action.



Sénégal: Me Ousmane Ngom a été rappelé lundi dans le gouvernement où il retrouve son poste de ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des PME

Dakar, 4 mai (APS) – Me Ousmane Ngom a été rappelé lundi dans le gouvernement où il retrouve son poste de ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des PME, a appris l’APS de bonne source. M. Ngom remplace Ibrahima Cissé qui avait été nommé vendredi dernier dans l’équipe formée par le nouveau Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye. A son retour au cabinet de son ministère, après avoir été reçu par le président de la République Abdoulaye Wade, il a été chaleureusement accueilli par ses collaborateurs qui l’ont longuement ovationné.



La liste du nouveau gouvernement du Sénégal formé le 1er mai 2009


Premier ministre: Souleymane Ndéné Ndiaye

Ministres d'Etat:


1 M. Cheikh Tidjane Sy, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation ;

2 M. Cheikh Tidiane Gadio, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères

3 M. Bécaye Diop, ministre d’Etat, ministre des Forces armées

4 Maître Madické Niang, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

5. M. Abdoulaye Diop, ministre d’Etat, ministre des Finances

6 M. Oumar Sarr, ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement

7 M. Djibo Leyti Kâ, ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels

8 M. Habib Sy, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi et des Organisations professionnelles

9 M. Karim Wade, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures

10 Mme Ndèye Khady Diop, ministre d’Etat, de la Famille, de la Solidarité nationale, de la Sécurité alimentaire, de l’Entreprenariat féminin, de la Microfinance et de la Petite enfance
 

Ministres:


11 M. Abdourahim Agne, ministre des Télécommunications, des TICS, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires

12 Pr Moustapha Sourang, ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires

13 M. Kalidou Diallo, ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire et du moyen secondaire

14 M. Samuel Amet Sarr, ministre de l’Energie et des Biocarburants

15 M . Khoureyssy Thiam, ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et des Transports maritimes

16 Mme Thérèse Coumba Diop, ministre de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène publique

17 Mme Fatou Gaye Sarr, ministre de l’Agriculture et de la Pisciculture

18 Mme Oumou Khairy Guèye Seck, ministre de l’Elevage

19 Mme Aïda Mbodj, ministre de la Transformation alimentaire des produits agricoles

20 Serigne Modou Bousso Lèye, ministre de la Culture, de la Francophonie et des Langues nationales

21 Pr Amadou Tidiane Bâ, ministre de la Recherche scientifique

22 M. Moussa Sakho, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle

23 M. Mamadou Lamine Keita, ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs

24 M. Faustin Diatta, ministre du NEPAD et des Relations avec le parlement

25 M. Sada Ndiaye, ministre des Sénégalais de l’Extérieur

26 M. Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement

27 M. Ibrahima Cissé, ministre de l’Industrie, des Mines et des PME

28 M. Thierno Lô, ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel

29 M. Amadou Niang, ministre du Commerce

Ministres délégués :


1 M. Abdoulaye Sow, ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget

2 M. Alioune Sow, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation, chargé des Collectivités locales et de la Décentralisation

3 M. Khadim Guèye, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pisciculture, chargé des relations avec les Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs.
 


Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé jeudi, Premier ministre, l'ex-ministre de l'Economie maritime Souleymane Ndéné Ndiaye, suite à la démission du Premier ministre Hadjibou Soumaré
DAKAR, 30 avr 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé jeudi à la tête du gouvernement le ministre de l'Economie maritime Souleymane Ndéné Ndiaye, suite à la démission du Premier ministre Hadjibou Soumaré, selon un décret lu par un responsable de la présidence devant la presse. Souleymane Ndéné Ndiaye était ministre de l'Economie maritime, des Transports maritimes, de la Pêche et de la Pisciculture dans le gouvernement démissionnaire. Avocat et maire de Guinguinéo (centre), il avait été directeur de cabinet et porte-parole du président Wade. Lors d'une brève allocution sur les marches du palais présidentiel, le nouveau chef du gouvernement a annoncé que "demain (vendredi) au plus tard, la liste complète du prochain gouvernement" sera connu. Des "consultations" débuteront dans les "prochaines heures", a-t-il précisé. Dans un premier temps, le porte-parole du gouvernement sortant Abdou Aziz Sow avait déclaré à l'AFP que la nouvelle équipe serait nommée "d'ici samedi". "Le président de la République vient de me faire la surprise de me désigner comme Premier ministre", a ajouté M. Ddiaye. "Surprise, car il avait un éventail de choix très important, mais ce n'est peut-être pas aussi une surprise pour avoir travailler ici en tant que porte-parole, en tant que son directeur de cabinet et en ayant aussi milité dans le parti depuis une trentaine d'années", a-t-il précisé. Le président Wade, 82 ans, a procédé à cette nomination, alors qu'un important remaniement ministériel était attendu depuis la percée de l'opposition aux élections locales du 22 mars. L'opposition avait remporté plusieurs grandes villes, dont Dakar, ce qui constituait le premier revers politique pour le pouvoir depuis 2000.


Sénégal: Le Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a présenté jeudi sa démission et celle de son gouvernement au président Abdoulaye Wade qui l'a acceptée

DAKAR, 30 avr 2009 - Le Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a présenté jeudi sa démission et celle de son gouvernement au président Abdoulaye Wade qui l'a acceptée, a-t-on appris auprès de la présidence. "Le Premier ministre a présenté sa démission, qui a été acceptée par le président", a indiqué cette source à la présidence. Agé de 58 ans, il avait été nommé à ce poste en juin 2007. Un important remaniement ministériel était attendu après la percée de l'opposition aux élections municipales du 22 mars, qui fut le premier revers politique pour le pouvoir depuis 2000.


Sénégal: Une commission mixte entre l'Etat du Sénégal et Royal Air Maroc a débuté mercredi à Dakar pour "sauver" Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis le 24 avril en raison de difficultés financières

DAKAR, 29 avr 2009 - Une commission mixte entre l'Etat du Sénégal et Royal Air Maroc (RAM) a débuté mercredi à Dakar pour "sauver" Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis le 24 avril en raison de difficultés financières, a constaté un journaliste de l'AFP. Initialement prévue au niveau ministériel, la réunion se tient finalement au niveau des experts. "Nous sommes là dans un esprit positif", a indiqué à la presse l'ambassadeur du Maroc au Sénégal Taleb Barrada. "Nous sommes sereins et optimistes", a renchéri le président du Conseil d'administration d'Air Sénégal, Maniang Seye. "La préoccupation majeure, c'est de trouver une solution de sortie de crise et la reprise des vols", a-t-il ajouté. Le ministre sénégalais des Transports Habib Sy ne participe pas aux travaux mais a tenu, juste avant l'ouverture de la commission mixte, une réunion avec les experts sénégalais. Son homologue marocain est absent. La RAM détient 51% du capital et l'Etat sénégalais les 49% restant. Selon l'intersyndicale d'Air Afrique, le passif de la compagnie aérienne, qui fut la plus importante d'Afrique de l'Ouest, atteint quelque 25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) sur les trois derniers exercices. Créée à la fin de l'année 2000, Air Sénégal a d'abord été une compagnie florissante avant de connaître des difficultés. Fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société en reprochant à la RAM de l'avoir mal gérée. Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal, aggravant encore la crise entre Dakar et la compagnie marocaine.


Sénégal: La saisie des comptes d'Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis vendredi en raison de difficultés financières, a été levée à la demande du plaignant, l'Aéroport international Blaise Diagne

DAKAR, 27 avr 2009 - La saisie des comptes d'Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis vendredi en raison de difficultés financières, a été levée à la demande du plaignant, l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), a-t-on appris lundi auprès de l'AIBD. L'AIBD "a décidé de donner mainlevée pleine et entière de la saisie effectuée sur les comptes d'Air Sénégal International", détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), selon un communiqué transmis lundi à l'AFP. Cette décision intervient à la suite d'un "acompte effectué par Air Sénégal sur les sommes dues au titre" des redevances aériennes qui auraient dû être versées à l'AIBD afin de financer le nouvel aéroport international Blaise Diagne, situé à une trentaine de kilomètres à l'est de Dakar, selon le texte. L'AIBD fait également état de l'"engagement d'Air Sénégal d'arrêter, et d'un commun accord, les modalités de paiement du reliquat", ajoute le communiqué. Le nouvel Aéroport international Blaise Diagne, dont les travaux ont récemment débuté près de Dakar, avait annoncé la semaine dernière avoir entamé une procédure de recouvrement judiciaire ayant abouti à la saisie des comptes d'Air Sénégal, à la suite du non paiement de redevances aéroportuaires. La saisie des comptes d'Air Sénégal avait aggravé la crise que traverse la société, la contraignant à annuler depuis vendredi tous ses vols, faisant ainsi planer la menace d'un dépôt de bilan sur une des plus importantes compagnies aériennes d'Afrique de l'Ouest. Air Sénégal avait été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal. Florissante au début des années 2000, elle avait même été déclarée compagnie aérienne africaine de l'année en 2003. Mais fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société en reprochant à la RAM d'avoir mal géré l'entreprise. Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal, aggravant encore la crise entre l'Etat du Sénégal et la compagnie marocaine. Royal Air Maroc, très critique envers le Sénégal, affirme de son côté maintenir "sa proposition de feuille de route pour un désengagement progressif et concerté" et la présentera à nouveau devant la Commission mixte Etat du Sénégal - Royal Air Maroc qui doit se tenir le 29 avril à Dakar. Le gouvernement sénégalais n'avait toujours pas réagi lundi aux derniers développements de la crise. Au ministère sénégalais des Transports, on restait toutefois optimiste: "Nous sommes dans une dynamique de reprise, nous sommes toujours dans de bonnes dispositions", a-t-on indiqué. Mais une assemblée générale des travailleurs de la compagnie, inquiets pour la sauvegarde des 500 emplois, s'est ouverte lundi après-midi à Dakar.


Sénégal: Le Sénégal, qui collectait pour son propre compte depuis mais 2008 les redevances d'atterrissage et de balisage de ses aéroports jusque-là affectées à l'ASECNA, va de nouveau les reverser à l'organisation panafricaine

DAKAR, 25 avr 2009 - Le Sénégal, qui collectait pour son propre compte depuis mais 2008 les redevances d'atterrissage et de balisage de ses aéroports jusque-là affectées à l'Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), va de nouveau les reverser à l'organisation panafricaine. "Le Sénégal a décidé souverainement la levée de la mesure relative à la perception de la partie des redevances (...) traditionnellement affectées à l'Asecna", indique samedi le ministère sénégalais des Transports dans un communiqué. Cette décision a été prise "dans le cadre de la consolidation et du renforcement de sa politique aérienne et du raffermissement de ses relations amicales et fraternelles avec les pays membres de l'Asecna", poursuit le texte. En novembre 2007, Dakar, qui abrite le siège de l'organisation, avait menacé de quitter l'Asecna pour protester contre la gestion de ses ressources financières, provoquant une grave crise au sein de cette organisation fondée en 1959 et regroupant 17 pays africains et la France. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2, et gère l'approche et l'atterrissage des avions. Dakar avait ensuite annoncé son intention de rester dans l'organisation, notamment devant les menaces de transfert du siège dans un autre pays. La ville de Bamako avait notamment été citée. Mais le communiqué du ministère sénégalais des Transports, diffusé samedi, n'évoque pas le remboursement des sommes collectées par le Sénégal depuis mai 2008, comme exigé par l'Asecna. Ces derniers développements interviennent au moment où Air Sénégal International, détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), est au bord du dépôt de bilan à la suite de graves difficultés financières. Ses avions sont cloués au sol depuis vendredi.


Sénégal: Selon Royal Air Maroc, la compagnie aérienne Air Sénégal International "a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols"

DAKAR, 24 avr 2009 - La compagnie aérienne Air Sénégal International (ASI), détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), "a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", a indiqué vendredi la compagnie marocaine dans un communiqué. "Depuis plusieurs semaines, Royal Air Maroc n'a cessé d'alerter ses co-actionnaires sénégalais sur les risques d'arrêt des activités d'Air Sénégal International. Aujourd'hui, Air Sénégal International a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", selon le texte reçu par l'AFP. "Cette fin d'exploitation est la conséquence inévitable de la situation créée par la partie sénégalaise qui a pris, malgré les multiples mises en garde de Royal Air Maroc, des décisions qui ont nui à l'existence même de sa compagnie nationale", assure le texte. "La direction générale d'Air Sénégal a arrêté l'exploitation, tous les vols ont été annulés, la décision a été prise dans la nuit", a précisé à l'AFP un syndicaliste sous couvert de l'anonymat. L'annulation des vols a également été confirmée par une grande agence de voyages de Dakar. Royal Air Maroc et l'Etat du Sénégal sont en conflit ouvert depuis près de deux ans sur la gestion de leur filiale commune Air Sénégal International, qui a été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal. La crise s'est aggravée début avril à la suite d'une décision d'un tribunal sénégalais interdisant à Royal Air Maroc de se retirer de la gestion d'Air Sénégal. La RAM avait fait appel. Air Sénégal était la plus importante compagnie aérienne d'Afrique de l'Ouest.


Sénégal: Avec une consommation de 800 000 tonnes l'an dernier, le Sénégal, durement frappé par la crise alimentaire depuis 2008, développe sa riziculture et "n'importera plus aucun grain de riz en 2012", a affirmé mardi le ministre sénégalais de l'Agriculture

DAKAR, 14 avr 2009 - Le Sénégal, durement frappé par la crise alimentaire depuis 2008, développe sa riziculture et "n'importera plus aucun grain de riz en 2012", a affirmé mardi le ministre sénégalais de l'Agriculture, Amath Sall, au cours d'un forum auquel assistait l'AFP. Le Sénégal a consommé 800.000 tonnes de riz l'an dernier, dont 75% ont été importées de Thaïlande, selon un responsable du ministère de l'Agriculture. "En 2012, le Sénégal n'importera plus aucun grain de riz. Nous serons en mesure d'assurer tous nos besoins", a déclaré M. Sall à l'occasion d'un forum sur le riz local, en marge de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (Fiara) qui se tient jusqu'19 avril à Dakar. "Depuis 50 ans, nous essayons de nous libérer de la tyrannie des importations de riz. Aucun gouvernement n'y est parvenu. Mais depuis deux ans, le Sénégal s'est engagé et marche vers l'autosuffisance en riz", a ajouté M. Sall. Les autorités de ce pays sahélien ont lancé en avril 2008 une politique baptisée "la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)" qui vise l'autosuffisance alimentaire. Pour le riz, "les objectifs de ce programme ont été atteints à 94%" en 2008", a assuré un responsable de la Société d'aménagement des terres du Delta du Fleuve Sénégal (Saed), Seyni Ndao. "Nous avons réalisé 512.000 tonnes de riz paddy (non décortiqué), soit 332.000 tonnes de riz blanc (...), couvrant ainsi 40% des besoins nationaux", a affirmé M. Ndao. Les bilans officiels de la Goana sont cependant très contestés par des organisations de producteurs et des spécialistes de l'agriculture. Le Sénégal vise une production de 623.000 tonnes de riz pour 2010, et d'un million de tonnes pour 2012, selon M. Ndao. Selon le ministre de l'Agriculture, le gouvernement étudie la mise en place d'un "dispositif de protection pour le riz local" contre la concurrence étrangère, qui serait "opérationnel dès 2009". La hausse des prix du riz produit en Asie a durement atteint le Sénégal en 2008. Le pays avait connu une pénurie de riz brisé parfumé asiatique pendant plusieurs mois, privant ainsi les Sénégalais les plus pauvres du traditionnel "ceebu jën" (riz au poisson).


Sénégal: Les Etats-Unis ont octroyé au Sénégal un don de 10,2 millions d'euros mercredi à Dakar pour financer des projets hydrauliques et d'infrastructures, faisant partie du Millenium challenge corporation

DAKAR, 1 avr 2009 - Les Etats-Unis ont octroyé au Sénégal un don de 10,2 millions d'euros mercredi à Dakar pour financer des projets hydrauliques et d'infrastructures, faisant partie du Millenium challenge corporation (MCC), un programme américain pour le développement. Cette aide doit financer "les études détaillées de deux projets routiers, de trois projets hydrauliques et des études relatives à la construction d'une maison de justice", a expliqué le ministre sénégalais de l'Economie, Abdoulaye Diop. Selon l'ambassade des Etats-Unis au Sénégal, les études de ces projets devraient être finalisées "dans les cinq prochains mois". Le Sénégal est éligible au programme d'aide américain depuis 2004. En 2007, un projet de construction d'une plate-forme industrielle à Diamniadio (30 km de Dakar) faisant partie du MCC avait été interrompu. L'aide américaine au Sénégal concerne notamment les domaines sanitaire, éducatif et économique et s'élevait en 2008 à 51 millions de dollars (33,5 millions d'euros).


Sénégal: La victoire de l'opposition dans plusieurs grandes municipalités, dont Dakar, aux élections locales du 22 mars au Sénégal a été confirmée vendredi par des résultats officiels

DAKAR, 27 mars 2009 - La victoire de l'opposition dans plusieurs grandes municipalités, dont Dakar, aux élections locales du 22 mars au Sénégal a été confirmée vendredi par des résultats officiels selon lesquels le pouvoir a cependant gagné plusieurs conseils régionaux du pays. La coalition d'opposition "Benno Siggil Senegaal" ("S'unir pour un Sénégal debout" en ouolof) a gagné dans des villes comme Dakar et sa banlieue, Saint-Louis, Louga (nord), Fatick et Diourbel (centre), Mbour (ouest), selon l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique), citant des commissions départementales de recensement des votes. Elle a également remporté la région de Dakar, qui compte à elle-seule quelque 1,5 million d'inscrits. A Saint-Louis, cinq ministres investis sur les listes de cette ville, dont ceux de l'Intérieur et des Collectivités locales, ont été battus. Des responsables du pouvoir ont demandé la démission des membres du gouvernement ayant été battus aux élections locales, selon la presse locale. La coalition au pouvoir l'emporte cependant dans des villes comme Tambacounda (sud-est), Kolda et Ziguinchor (sud). Cette dernière ville, la principale de Casamance, est le fief du secrétaire général de la présidence de la République, Abdoulaye Baldé, également n°2 de la "Génération du concret", un mouvement politique proche du parti présidentiel dirigé par Karim Wade, fils et influent conseiller du chef de l'Etat. Ces élections ont été marquées par l'entrée en politique de Karim Wade, 40 ans, auquel des observateurs avaient prêté l'intention de briguer la mairie de la capitale et l'ambition de se présenter à la présidentielle de 2012. Le pouvoir a gagné plusieurs des quatorze conseils régionaux du pays dont Ziguinchor (sud), Tambacounda, Louga, et Saint-Louis, selon l'APS. L'ensemble des résultats pour les élections rurales n'était pas connu vendredi à 18H30 locales et GMT. Pour ces élections rurales, municipales et régionales, "il n'y a pas de commission nationale de recensement des votes, qui fait le décompte des voix pour chaque liste au niveau national et donne la répartition des collectivités locales par liste", a expliqué à l'AFP une source au ministère de l'Intérieur. Le président Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes", selon un communiqué officiel. Lundi, le porte-parole de la présidence, Amadou Sall, avait néanmoins assuré que "plus de la majorité des collectivité locales", au nombre de 543 dans tout le pays, restait "à la coalition Sopi", dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Ces élections locales, reportées à deux reprises, avaient valeur de test pour le président Wade, au pouvoir depuis 2000. Elles marquent également le retour dans le jeu politique des principaux partis d'opposition qui avaient boycotté les législatives et les sénatoriales d'il y a deux pour protester contre des fraudes présumées à la présidentielle de 2007 remportée par le président Wade.


Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires aux élections locales du 22 mars dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes"

DAKAR, 26 mars 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires aux élections locales du 22 mars dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes". "Le président de la République tient à féliciter (...) particulièrement les partis et coalitions de partis issus de l'opposition à qui les électeurs ont fait confiance en leur confiant l'administration de nombreuses collectivités locales parmi lesquelles d'importantes villes", selon un communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres. Dans sa communication au conseil, le chef de l'Etat a assuré "aux nouvelles autorités locales que le gouvernement (respecterait) scrupuleusement leur droit à la libre administration". La coalition d'opposition "Benno Siggil Senegaal" ("S'unir pour un Sénégal debout" en ouolof) avait revendiqué dès lundi matin une "large victoire" à l'issue de ces élections locales qui avaient valeur de test pour le régime du président Wade, au pouvoir depuis 2000. L'opposition affirmait l'avoir emporté dans "plusieurs grandes villes" dont la capitale "Dakar et sa banlieue, Fatick (centre), Saint-Louis, Louga (nord) et Diourbel (centre)". Lundi, le porte-parole de la présidence avait néanmoins assuré que "plus de la majorité des collectivité locales" restait "à la coalition Sopi", dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Le président devait quitter Dakar jeudi après-midi pour Paris et passer quelques jours en France, a indiqué à l'AFP une source à la présidence. Les "commissions régionales et départementales ont jusqu'à vendredi minuit pour proclamer les résultats officiels définitifs", selon le ministère de l'Intérieur. Après la proclamation de ces résultats, le président "reviendra sur leur signification et s'engage à identifier les messages que le peuple lui a transmis et leur apporter les réponses appropriées", a annoncé le communiqué. Dans un premier temps, lundi, le porte-parole de la présidence avait déclaré que ce scrutin "purement local" n'avait "rien à voir avec la politique du président Wade". Ces élections, sur fond de tensions sociales, marquaient l'entrée dans l'arène politique du fils du président, Karim Wade, candidat à un poste de conseiller municipal à Dakar. Des observateurs lui prêtaient l'intention de briguer la mairie de la capitale et l'ambition de se présenter à la présidentielle de 2012.


Sénégal: Le taux de participation pour les élections locales de dimanche au Sénégal, important test avant le scrutin présidentiel de 2012, est "de l'ordre de 50%"

DAKAR, 22 mars 2009 - Le taux de participation pour les élections locales de dimanche au Sénégal, important test avant le scrutin présidentiel de 2012, est "de l'ordre de 50%", a annoncé le ministère sénégalais de l'Intérieur. "La participation est de l'ordre de 50%. C'est une estimation. Mais c'est très satisfaisant du fait du retard (dans le début des opérations de vote) enregistré dans certaines localités", a indiqué à l'AFP le directeur de la communication du ministère, Macoumba Koumé . "Nous avons un sentiment de satisfaction globale même s'il y a eu des difficultés ça et là", a-t-il ajouté. "Ce n'était pas évident d'organiser des élections dans 543 collectivités locales, avec au total 90 partis ou coalitions et plus de 55 millions de bulletins de vote imprimés", a-t-il assuré. Les premiers résultats sont attendus dans la nuit mais les chiffres globaux doivent officiellement être annoncés "au plus tard vendredi minuit", a-t-il conclu. Près de 5 millions d'électeurs (sur 12 millions de Sénégalais), dont près de 1,5 million dans la seule région de Dakar, étaient appelés aux urnes pour élire plus de 20.000 conseillers ruraux, municipaux et régionaux dans 543 collectivités locales. Ces élections se déroulent sur fond de tensions sociales et marquent également l'entrée dans l'arène politique de Karim Wade, 40 ans, fils et influent conseiller du président Abdoulaye Wade, 82 ans, dans la perspective d'une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle.


Sénégal: Près de 5 millions de sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche pour les élections locales, qui font figure de test national avant le scrutin présidentiel de 2012

DAKAR, 22 mars 2009 - Les opérations de vote pour les élections locales, qui font figure de test national avant le scrutin présidentiel de 2012, ont débuté dimanche matin au Sénégal. Les bureaux de vote ont ouvert, souvent avec retard sur l'horaire prévue, à partir de 08H00 (locales et GMT) et fermeront leurs portes à 18H00. "On a commencé. Maintenant, tout est en place", s'est félicité le président du bureau de vote numéro 1, installé dans l'école Berthe Maubert, au quartier du Plateau (centre de Dakar), Moustapha Thiam. Dans plusieurs autres bureaux, le vote n'avait toutefois pas débuté en raison de l'absence de bulletins de certains partis et coalitions. Près de 5 millions d'électeurs (sur une population totale de 12 millions), dont près de 1,5 million dans la région de Dakar, sont appelés aux urnes pour élire plus de 20.000 conseillers ruraux, municipaux et régionaux dans 543 collectivités locales.


Sénégal: La Banque africaine de développement a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt au Sénégal d'environ 44,8 millions de dollars américains pour financer un programme d'approvisionnement de la population rurale en eau potable

TUNIS, 18 fév 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt au Sénégal d'environ 44,8 millions de dollars américains pour financer un programme d'approvisionnement de la population rurale en eau potable, dans un communiqué publié à Tunis. Ce programme, qui en est à sa deuxième phase, permettrait l'amélioration des conditions sanitaires de la population dans les zones rurales de Kaffrine, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, précise le communiqué. Le financement accordé dans le cadre de l'"Initiative sur l'alimentation en eau", permettra la réalisation de divers travaux dont 35 nouveaux forages et près de 10.000 branchements au réseau de distribution. Quelque 800.000 habitants bénéficieront directement de ce projet dont le coût global est estimé à 50 millions de dollars américains (près de 40 millions d'euros), la contribution de la BAD représentant 90% du total. Le montant des engagements de la BAD au Sénégal s'élèvent à 950 millions de dollars.


Sénégal: Les transferts officiels des Sénégalais travaillant à l'étranger devraient baisser de 28% en 2009, soit 400 milliards de FCFA en 2009 contre 555 milliards de FCFA en 2008, en raison des effets de la crise économique mondiale

DAKAR, 17 fév 2009 - Les transferts officiels des Sénégalais travaillant à l'étranger, une des principales ressources du pays, devraient baisser de 28% en 2009, en raison des effets de la crise économique mondiale, a indiqué à Dakar le représentant du FMI. "En 2008, les transferts officiels (de la diaspora) sont estimés autour de 555 milliards de FCFA (846 millions d'euros). Pour 2009, c'est estimé à 400 milliards de FCFA (609 millions d'euros)", a déclaré lundi soir le responsable du Fonds monétaire international (FMI) à l'AFP et à Radio France internationale (RFI). "C'est quand même une forte baisse avec des effets qui nous préoccupent beaucoup sur le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il souligné. Historiquement très présente en France, ancienne puissance coloniale, la diaspora sénégalaise s'est récemment implantée dans d'autres pays européens, notamment l'Italie et l'Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis. Ce pays pauvre de 12 millions d'habitants a une très forte tradition d'émigration, légale ou clandestine, vers les pays du Nord.


Sénégal: La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au Sénégal a enregistré en 2008 une "forte chute", passant de 4,7% en 2007 à seulement 2,5%

DAKAR, 17 fév 2009 - La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au Sénégal a enregistré en 2008 une "forte chute", passant de 4,7% en 2007 à seulement 2,5%, a indiqué à Dakar le représentant du FMI Alex Segura. "Entre 1995 et 2005, le Sénégal a eu des taux de croissance autour de 5%. En 2007, il a été de 4,7%", a déclaré le responsable du Fonds monétaire international (FMI) lundi soir à l'AFP et Radio France Internationale (RFI). Mais "l'effet de la dette intérieure sur l'activité économique a été très très négatif et a conduit à un ralentissement de l'activité en 2008 avec un taux de croissance estimé autour de 2,5%, donc une forte chute", a-t-il précisé. En 2006, le PIB sénégalais avait déjà connu une mauvaise année: +2,4%. En 2008, "le secteur secondaire a été fortement affecté, les fournisseurs de l'Etat n'ont pas été payés à temps. Beaucoup d'entreprises ont été contraintes de réduire leurs activités", a-t-il ajouté. Selon lui, la croissance du PIB non agricole a été de seulement +1,5% en 2008. Pour 2009, l'estimation de croissance du FMI est de +4%. Concernant la lourde dette intérieure, "un tiers avait été payé il y a une semaine. Sur le stock de 225 milliards de FCFA (342 millions d'euros) répertoriés avec les autorités, il restait encore autour de 150 milliards de FCFA (228 millions d'euros)", a-t-il ajouté. "Le ministre des Finances (Abdoulaye Diop) travaille pour trouver des ressources pour payer le reste. Au cours des prochaines semaines, sinon la totalité, une grande partie sera payée", a assuré le représentant du FMI.


Sénégal: La Chine a fait un don jeudi de 8,9 millions d'euros au Sénégal pour des projets dans les domaines sportif, culturel et sanitaire

DAKAR, 29 jan 2009 - La Chine a fait un don jeudi de 8,9 millions d'euros au Sénégal pour des projets dans les domaines sportif, culturel et sanitaire, a constaté une journaliste de l'AFP. "Le gouvernement chinois fournira au gouvernement sénégalais une aide financière non remboursable d'un montant de 80 millions de yuans (8,9 millions d'euros), destinée à des projets de coopération", a déclaré l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Shaye. Ce don financera "la construction (ou la réhabilitation) de 11 stades régionaux, du musée des civilisations noires, du Grand Théâtre national du Sénégal et de l'Hôpital pédiatrique de Pikine (banlieue de Dakar)", a précisé le ministre sénégalais des Finances, Abdoulaye Diop. Malgré la crise financière, la Chine "respectera fermement ses engagements d'aide et de coopération à l'égard d'autres pays en voie de développement, notamment les pays africains", a insisté M. Lu. Ce don "porte à 390 millions de yuans, soit près de 26 milliards de FCFA (39,6 millions d'euros), la somme totale obtenue de votre gouvernement (la Chine, ndlr) pour le financement de ces projets d'equipement et d'infrastructures", a rappelé M. Diop. La Chine et le Sénégal ont rétabli leurs relations diplomaties en octobre 2005, après un divorce de près de dix ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal.


Sénégal: La France a donné 11 millions d'euros au Sénégal pour soutenir des "initiatives de développement" des émigrés sénégalais établis en France en vue du développement de leur région d'origine

DAKAR, 26 jan 2009 - La France a donné 11 millions d'euros au Sénégal pour soutenir des "initiatives de développement" des émigrés sénégalais établis en France en vue du développement de leur région d'origine, a-t-on appris lundi à Dakar auprès de l'ambassade de France. Ce don a été fait en présence de l'ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin et du ministre sénégalais des finances, Abdoulaye Diop. Le premier don, d'un montant de 2 millions d'euros, concerne un projet de "développement solidaire des régions d'origine des ressortissants sénégalais établis en France". Le deuxième don, d'un montant de 9 millions d'euros pour la période 2009-2011, soutient un "programme d'appui aux initiatives de solidarité pour le développement". Ce programme contient cinq volets dont "l'accompagnement des promoteurs sénégalais établis en France", et "la mobilisation de la diaspora hautement qualifiée établie en France", a précisé M. Rufin.


Sénégal: La France et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont accordé au Sénégal  deux prêts d'un montant total de 32,7 milliards de FCFA pour financer un projet de dépollution de la baie de Hann, à Dakar, surnommée "la baie poubelle"

DAKAR, 19 jan 2009 - Le Sénégal va financer un projet de dépollution de la baie de Hann, à Dakar, surnommée "la baie poubelle", grâce à deux prêts d'un montant total de 50 millions d'euros dont les conventions ont été signées lundi avec la France et la Banque européenne d'investissement (BEI). L'Agence française de développement (AFD) prête au Sénégal 30 millions d'euros (19,7 milliards FCFA) et la BEI 20 millions d'euros (13,1 milliards FCFA). Il s'agit de "la première opération de dépollution industrielle de grande ampleur au Sénégal", ont souligné l'ambassadeur de France Jean-Christophe Rufin tout comme le représentant de la BEI Jack Reversade, durant une conférence de presse aux côtés des ministres sénégalais de l'Environnement et de l'Economie. Le projet doit permettre "de faire retrouver à la baie de Hann son lustre d'antan et de lui faire redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, l'une des plus belles baies du monde", a souhaité le ministre de l'Economie Abdoulaye Diop. Actuellement, "71 unités industrielles sont installées tout au long de la baie et y rejettent directement leurs effluents", a ensuite précisé Amadou Lamine Dieng, directeur de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS), maître d'oeuvre du projet. Concrètement, un canal devrait être créé pour collecter les rejets industriels et les eaux usées domestiques pour les conduire vers une toute nouvelle station d'épuration. Une fois traités, ces effluents seront rejetés dans le fond de l'océan, à trois kilomètres de distance, "afin de bénéficier du pouvoir auto-épurateur de l'océan", selon un communiqué. Les travaux devraient débuter en 2010 et s'achever en 2012, voire "au plus tard en 2014", selon M. Dieng. "Le montage de l'opération engage par ailleurs fortement les industriels puisque le système de tarification doit les conduire à prendre en charge une partie du coût de l'assainissement", a souligné M. Rufin, évoquant l'introduction du principe "pollueur-payeur" au Sénégal. L'ambition, selon le communiqué, est "la restauration durable de la qualité des eaux de la baie" pour "protéger le milieu marin et améliorer la situation sanitaire des populations riveraines, soit 55.000 personnes".


Sénégal: Deux députés sénégalais proches de l'ex-Président de l'Assemblée nationale Macky Sall ont été déchus mercredi de leur mandat à l'Assemblée nationale
DAKAR, 14 jan 2009 - Deux députés sénégalais proches de l'ex-Premier ministre Macky Sall ont été déchus mercredi de leur mandat à l'Assemblée nationale, a-t-on appris auprès du parti démocratique sénégalais (PDS, parti au pouvoir). "Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé la mise en déchéance automatique des députés Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo", a déclaré à l'AFP le président du groupe parlementaire du PDS, Doudou Wade. "Les dispositions de la Constitution, notamment l'article 60 et l'article 7, disent que des députés démissionnaires de leur parti sont automatiquement déchus de leur mandat à l'Assemblée", a-t-il ajouté. Des responsables politiques du PDS reprochent à Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo leur "manque de fidélité" et "de loyauté envers le PDS", car "ils (les deux députés) disent être dans une liste (électorale) opposée à Abdoulaye Wade (président de la République et chef du PDS)", s'est indigné M. Doudou Wade. Interrogés mercredi par la radio privée sénégalaise RFM, Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo, respectivement ancien maire des Parcelles Assainies (banlieue de Dakar) et ex-représentant du PDS à Touba (centre), ont nié avoir démissionné du PDS. "Je n'ai pas démissionné du PDS, je le réaffirme", a indiqué Mbaye Ndiaye sur RFM. Deux autres députés ont été désignés mercredi pour les remplacer. Il s'agit de "Lamine Dia de Dakar et d'Amadou Fall du département de Mbacké", a précisé le responsable du PDS. Cette mesure intervient à moins de trois mois des élections locales, municipales et régionales prévues le 22 mars. Ces élections ont valeur de test pour le parti présidentiel et ses alliés qui occupent la majorité des sièges des deux chambres du Parlement. Les deux députés déchus de leur mandat mercredi sont proches de Macky Sall, ex-Premier ministre, qui suite à son éviction de la présidence de l'Assemblée nationale en novembre, avait démissionné du PDS et créé son parti. Sa formation est membre de la principale coalition de l'opposition pour les élections prévues en mars.



Sénégal: La société publique soudanaise Sudatel, détentrice de la troisième licence globale de télécommunications au Sénégal, a officiellement débuté lundi ses activités dans le pays sous le label "Expresso"
DAKAR, 12 jan 2009 - La société publique soudanaise Sudatel, détentrice de la troisième licence globale de télécommunications au Sénégal, a officiellement débuté lundi ses activités dans le pays, a constaté une journaliste de l'AFP. "Nous démarrons nos services avec une couverture complète et nationale. Nous avons prévu la densification de nos services en fonction des besoins", a déclaré à la presse le directeur général d'Expresso (label commercial de Sudatel), Emmanuel Hamez. En septembre 2007, Sudatel avait acquis une licence d'un montant de 200 millions de dollars pour 20 ans au Sénégal qui lui permettait d'exploiter les réseaux téléphoniques fixe, mobile, international et internet. Pendant un an, ce groupe a installé "260 sites d'émission radioélectriques, six points d'interconnexions et un réseau de transmission IP (internet protocol) sur tout le pays", a précisé le directeur de la société. Cet opérateur, aussi présent en Mauritanie, au Ghana et au Nigéria, s'appuie sur une norme américaine, "le CDMA 2000", offrant "une capacité d'émission beaucoup plus importante". Cette technologie a permis au groupe "d'avoir la même couverture que ses concurrents avec moins de sites d'émission" installés sur le territoire, a expliqué M. Hamez. Le label Expresso, a été créé à Dubaï en août 2008 et compte 300.000 abonnés dans les pays présents. En 2008, la valeur totale des revenus du groupe était estimée à 1,5 milliard de dollards. Sudatel espère amortir le coût de sa licence "sur cinq ans", a poursuivi M. Hamez. Deux opérateurs, le groupe Sonatel (opérateur historique au Sénégal, détenu à 42,3% par France Télécom) et Millicom International Cellular (MIC), groupe basé au Luxembourg et qui opère au Sénégal sous le label Tigo, sont déjà présents sur tous les réseaux sénégalais de télécommunications. Le secteur de la téléphonie mobile est au Sénégal, comme dans le reste de l'Afrique, particulièrement dynamique et lucratif.


Sénégal: Le gouvernement sénégalais a annoncé mercredi une baisse de 12% du prix de l'électricité, dans un contexte de contestation menée par les imams de la banlieue de Dakar contre les factures élevées de courant et les prix élevés des produits de base
DAKAR, 7 jan 2009 - Le gouvernement sénégalais a annoncé mercredi une baisse de 12% du prix de l'électricité, dans un contexte de contestation menée par les imams de la banlieue de Dakar contre les factures élevées de courant et les prix élevés des produits de base. "Il a été décidé (...) d'appliquer une baisse uniforme de 12% du prix de l'électricité", indique un communiqué officiel. Cette baisse entre en vigueur dès mercredi. Elle est "contenue dans une fourchette incluant le cours du baril au 29 décembre 2008, avec un plafond fixé à 58 dollars au-delà duquel, néanmoins, les mêmes exigences et contraintes pourraient justifier la révision de la grille", précise le communiqué. Le Sénégal, qui importe la quasi totalité de ses produits pétroliers, a été confronté à une hausse des prix de l'énergie. Depuis août 2008, le prix de l'électricité a augmenté en moyenne de 17 %, suscitant un mouvement de contestation conduit, fait exceptionnel, par des imams. Le 6 décembre, ces derniers avaient organisé une marche dans la banlieue de Dakar pour notamment appeler à une baisse des tarifs de l'électricité et inciter les habitants à ne pas payer les factures "trop chères".


Sénégal: La Chine a octroyé mardi au Sénégal deux prêts à taux préférentiel d'un montant global de 27,5 milliards de francs CFA pour le "renouvellement" des autobus de la société Senbus "en vue d'une fabrication locale de bus" et la construction d'un "réseau de sécurité nationale"
DAKAR, 6 jan 2009 - La Chine a octroyé mardi au Sénégal deux prêts à taux préférentiel d'un montant global de 27,5 milliards de francs CFA (41,25 millions d'euros), a-t-on appris auprès du ministère des Finances. "Deux accords-cadres ont été signés entre l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Shaye et le ministre des Finances, Abdoulaye Diop, pour un montant de 27,5 milliards de francs CFA", a déclaré à l'AFP le chargé en communication du ministère, Cheikh Thiam. Le premier accord de financement se monte à 11,5 milliards de francs CFA (17, 25 millions d'euros) et concerne le "renouvellement" des autobus de la société Senbus "en vue d'une fabrication locale de bus", a indiqué M. Thiam. "La partie chinoise apportera une chaîne de montage de voiture avec un transfert de technologies" à Dakar, a-t-il ajouté. Le second prêt s'élève à 16 milliards de francs CFA (24 millions d'euros). Il vise à construire un "réseau de sécurité nationale". Ce projet informatique devrait "améliorer le dispositif sécuritaire entre le ministère de l'Intérieur" et d'autres institutions "comme la gendarmerie", a précisé M. Thiam. En juin 2007, la Chine "avait accordé deux prêts préférentiels de 48 milliards de francs CFA (72 millions d'euros) au Sénégal" pour financer entre autres, le projet de l'intranet gouvernemental, a rappelé mardi M. Diop.


Sénégal: Après les émeutes de Kédougou où une manifestation avait dégénéré en émeutes le 23 décembre, le Président Wade a accepté la tenue d'un "forum social"
DAKAR, 5 jan 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a accepté la tenue d'un "forum social" à Kédougou, où une manifestation avait dégénéré en émeutes le 23 décembre, faisant officiellement deux morts, a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole des notables de Kédougou. Le président Wade a reçu lundi, pendant 02H30, une délégation d'une vingtaine de personnes de cette ville située à 700 km à l'est de Dakar et "il a accepté qu'un forum social puisse se tenir à Kédougou pour discuter de nos questions", a précisé le porte-parole, le pasteur Tamaly Conté. "Nous, les hommes religieux, nous étions là pour apaiser le climat social afin que la paix revienne à Kedougou", a-t-il précisé. "Le président nous a écouté, nous remercions le président de nous avoir bien écouté. Nous avons échangé sur toutes les questions", a assuré un jeune membre de la délégation, qui comprenait également des femmes et des religieux. Plus d'une vingtaine de personnes doivent être jugées le 9 janvier pour notamment "incendie volontaire, dégradation d'édifices publics, participation à un attroupement armé, attentat et complot contre la sûreté de l'Etat". Le 23 décembre, des jeunes s'étaient révoltés pour réclamer notamment une meilleure gestion des ressources foncières et des emplois dans le secteur minier de cette région très pauvre malgré d'importantes richesses dans son sous-sol. Plusieurs édifices publics avaient été attaqués et mis à sac lors de ces émeutes, dont le tribunal et la préfecture de Kédougou. De telles violences, notamment visant les symboles de l'Etat, sont exceptionnelles au Sénégal. Deux personnes avaient été tuées et 35 blessées lors des émeutes, selon un bilan officiel. L'ONG basée à Dakar Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme) a donné de son côté un bilan de trois morts et six blessés graves. 
 


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