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L'actualité du Sénégal
(d'après l'Agence France Presse)


Sénégal: Le Conseil constitutionnel du Sénégal a confirmé dans la nuit de dimanche à lundi la liste des candidats à la présidentielle de février qu'il avait publiée vendredi

DAKAR, 30 jan 2012 - Le Conseil constitutionnel du Sénégal a confirmé dans la nuit de dimanche à lundi la liste des candidats à la présidentielle de février qu'il avait publiée vendredi, sur laquelle figure le chef de l'Etat Abdoulaye Wade, ce qui avait provoqué des violences, a constaté une journaliste de l'AFP. Dans son arrêt, le Conseil stipule que les requêtes présentées par des opposants pour l'annulation de la candidature de M. Wade et celle de ce dernier contre trois de ces opposants sont "recevables", mais "non fondées". Le Conseil constitutionnel devait se prononcer sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept candidats d'opposition qui la jugeaient non conforme à la Constitution, affirmant qu'élu en 2000, réélu en 2007, M. Wade, 85 ans, a épuisé ses deux mandats légaux. Le camp du chef de l'Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le président sortant avait également saisi le Conseil pour obtenir l'invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d'anciens proches. Il s'agit de deux de ses ex-Premier ministres, Macky Sall et Idrissa Seck, et de son ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, auxquels il était demandé de produire un document prouvant quils sont en règle avec ladministration fiscale. Autre recours, celui du chanteur Youssou Ndour qui récusait l'invalidation de sa propre candidature par le Conseil, au motif qu'il n'avait pas présenté un nombre suffisant de signatures valides pour le soutenir. Sa requête a également été jugée non fondée. De graves violences (un policier tué, plusieurs personnes blessés, des émeutes) s'étaient produites dans la nuit de vendredi à samedi à Dakar et en province à la suite de l'annonce de la validation de la candidature de M. Wade.



Sénégal: Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la candidature du président Abdoulaye Wade et de trois de ses anciens Premier ministres

DAKAR, 27 jan 2012 - Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la candidature du président Abdoulaye Wade, mais jugé irrecevable celle de la star internationale de la chanson Youssou Ndour, pour la présidentielle de février au Sénégal, ce qui a provoqué des violences entre jeunes et policiers, ont constaté des journalistes de l'AFP. La candidature des trois anciens Premier ministres du président Wade devenus opposants, Idrissa Seck, Macky Sall et Moustapha Niasse, ainsi que celle du dirigeant du Parti socialiste (PS, opposition), Ousmane Tanor Dieng, ont été validées. Dès l'annonce de la validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle de Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures sur une place de Dakar à l'appel de l'opposition ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque. Un journaliste de l'AFP qui se trouvait au sein d'un groupe de manifestants a été frappé au visage par un policier. Auparavant, le rassemblement à partir de la mi-journée de milliers d'opposants sur la Place de l'Obélisque, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23) regroupant partis politiques et organisations de la société civile, s'était déroulé sans incidents. Initialement interdit par le gouvernement, puis finalement autorisé, il avait pour objectif d'"organiser la résistance contre le coup d'Etat constitutionnel" que constitue, selon le M23, la validation de la candidature de M. Wade qui se présente à un nouveau et troisième mandat.



Sénégal: La caution pour être candidat aux élections législatives de juin prochain au Sénégal a été fixée à 20 millions de FCFA, soit cinq millions de FCFA de plus que le montant exigé pour le précédent scrutin

DAKAR, 19 jan 2012 - La caution pour être candidat aux élections législatives de juin prochain au Sénégal a été fixée à 20 millions de FCFA (30.500 euros), soit cinq millions de FCFA de plus que le montant exigé pour le précédent scrutin, a-t-on appris jeudi de source officielle. Par un arrêté pris mercredi, le ministre chargé des Elections a fixé "le montant du cautionnement pour les élections législatives prévues le 17 juin 2012 à vingt millions de FCFA", a indiqué dans un communiqué le Directeur général des Elections, Tanor Thiendella Fall. Joint par téléphone par l'AFP, il a précisé que ce montant avait enregistré "une légère hausse" par rapport aux précédentes législatives, organisées en juin 2007. Le cautionnement pour ce scrutin "était de 15 millions de FCFA (plus de 22.800 euros)", a-t-il, sans faire de commentaire. Avant les législatives, les Sénégalais sont appelés aux urnes le 26 février pour le premier tour de l'élection présidentielle. Une vingtaine de candidats se sont déclarés ou ont été investis pour ce scrutin, dont le chef de l'Etat Abdoulaye Wade, plusieurs de ses anciens Premiers ministres devenus opposants ainsi que le chanteur-vedette Youssou Ndour. Pour la présidentielle 2012, le gouvernement a fixé le montant du cautionnement à 65 millions de FCFA (plus de 99.000 euros). Pour la présidentielle de 2007, il était de 25 millions de FCFA (plus de 38.000 euros). Plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques ont dénoncé cette hausse qui, selon le gouvernement, vise à "décourager" les candidatures fantaisistes et permettre à l'Etat "de ne pas dépenser de l'argent pour rien", beaucoup de candidats réalisant à l'issue du vote des scores insignifiants.


Sénégal: La Corée du Sud et le Sénégal ont signé un accord pour construire une centrale à charbon de 250 mégawatts d'un coût de plus de 457 millions d'euros

DAKAR, 19 jan 2012 - Le Sénégal, qui tente de sortir son secteur de l'électricité de la crise, a signé un accord avec la Corée du Sud pour construire une centrale à charbon de 250 mégawatts (MW) d'un coût de plus de 457 millions d'euros, a-t-on appris jeudi auprès du ministère sénégalais de l'Energie. Cet accord-cadre a été signé mercredi à Dakar par le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l'Energie, Karim Wade, et le directeur général de la société publique sud-coréenne Kepco Engineering And Construction Company Inc., Seung-Kyoo An, ont indiqué à l'AFP des responsables au ministère. Il "porte sur la construction d'une centrale à charbon de 250 MW" d'un coût de 300 milliards de FCFA (plus de 457 millions d'euros / plus de 573,5 millions de dollars) entièrement financé par la partie sud-coréenne, d'après les mêmes sources. L'infrastructure est prévue à Sendou (35 km au sud-est de Dakar). La construction débutera "très bientôt" et la centrale sera opérationnelle "fin 2015", a précisé un des responsables. "La construction de cette centrale de 250 MW, soit plus de 50% de la production actuelle de Sénélec (Société sénégalaise d'électricité, publique) en période de pointe va assurer et sécuriser nos besoins énergétiques actuels et futurs tout en diminuant le coût de l'électricité", a déclaré le ministre Wade dans un discours dont copie a été transmise à l'AFP. Selon un responsable de la Sénélec, les besoins du Sénégal en électricité sont estimés à entre 430 et 450 MW. Depuis quelques années, le secteur de l'électricité est en crise dans ce pays, avec des coupures régulières qui s'étaient aggravées depuis 2010 mais sont peu notées depuis octobre 2011. Les "délestages" électriques ont été officiellement attribués aux difficultés financières de la Sénélec pour s'approvisionner en carburant et entretenir un matériel souvent vétuste. Ils avaient suscité régulièrement des manifestations spontanées de colère, parfois violentes, à Dakar et ses banlieues (environ 3 millions d'habitants).



Sénégal: Les élections législatives au Sénégal auront lieu le 17 juin 2012, moins de quatre mois après le premier tour de la présidentielle

DAKAR, 13 jan 2012 - Le Sénégal organisera des élections législatives le 17 juin 2012, moins de quatre mois après le premier tour de la présidentielle, a annoncé vendredi le ministère chargé des Elections. Par un décret daté du 11 janvier, "le président de la République (Abdoulaye Wade) a fixé la date des élections législatives au dimanche 17 juin 2012", déclare le ministère dans un communiqué transmis à l'AFP et lu sur les médias publics. Les dernières législatives organisées au Sénégal remontent au 3 juin 2007, trois mois après la réélection du président Wade, au pouvoir depuis 2000. Le scrutin parlementaire avait été boycotté par les principaux partis d'opposition, et la majorité présidentielle avait remporté une large victoire: 131 sièges de députés sur 150, selon les résultats définitifs. Les partis boycotteurs - une vingtaine - avaient expliqué qu'ils protestaient contre les conditions de la réélection de M. Wade, et pour avoir demandé, en vain, la révision des listes électorales avant les législatives afin, selon eux, de garantir un scrutin libre et transparent. Parmi ces formations, figurent celles de deux anciens Premiers ministres de M. Wade devenus ses opposants, Moustapha Niasse et Idrissa Seck, ainsi que le chef du parti ayant dirigé le Sénégal de 1960 à 2000, Ousmane Tanor Dieng. Tous trois avaient perdu face à Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2007. Avant les législatives de juin prochain, les Sénégalais sont appelés aux urnes le 26 février pour le premier tour de la présidentielle. Une vingtaine de candidats se sont déclarés ou ont été investis pour ce scrutin, dont M. Wade, 85 ans, ayant fait un septennat puis un quinquennat après une modification de la Constitution. Il se représente pour un mandat ramené à sept ans par une nouvelle modification constitutionnelle. Sa candidature divise la classe politique, ses opposants et partisans divergeant sur une interprétation de la Constitution concernant les deux mandats consécutifs maximum autorisés. Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Ousmane Tanor Dieng, ainsi qu'un autre ex-Premier ministre, Macky Sall, ont été investis candidats. Le chanteur-vedette Youssou Ndour s'est aussi déclaré dans la course. Les candidats ont jusqu'au 26 janvier pour déposer leurs dossiers devant le Conseil constitutionnel, qui devra décider de leur recevabilité quelques jours plus tard, à une date non communiquée. A l'approche de ces échéances, le monde politique est fébrile au Sénégal, jusqu'à présent considéré comme un modèle de démocratie en Afrique, et des inquiétudes s'expriment de diverses sources pour la stabilité du pays en raison de violences politiques. Le 22 décembre, ces violences entre opposants et partisans présumés du pouvoir ont fait un mort par balle et trois blessés à Dakar. Quelques jours après ces incidents, le gouvernement a interdit le port d'armes et de munitions dans le pays pour près de quatre mois (4 janvier au 30 avril), période couvrant la campagne électorale et la présidentielle. Au Sénégal, "les élections présidentielle et législatives, programmées au premier semestre 2012, ont accru l'incertitude et pourraient provoquer des retards dans la mise en oeuvre" d'un programme économique en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), affirmait cette institution dans un rapport sur ce pays publié le 29 décembre. "(Elles) "pourraient réduire l'élan réformateur", et "l'incertitude politique, en particulier si elle dure au-delà des élections, pourrait avoir des conséquences négatives sur l'investissement privé", ajoutait le FMI.



Sénégal: Les candidats déclarés à la présidentielle du 26 février au Sénégal ont jusqu'au 26 janvier pour déposer leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel, chargé de les valider ou non

DAKAR, 5 jan 2012  - Les candidats déclarés à la présidentielle du 26 février au Sénégal ont jusqu'au 26 janvier pour déposer leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel, chargé de les valider ou non, a indiqué jeudi le ministre sénégalais chargé des Elections, Cheikh Guèye. Dans un communiqué transmis à l'AFP, il rappelle "que la période pour le dépôt des candidatures au greffe du Conseil constitutionnel se situe entre le 27 décembre 2011 et le 26 janvier 2012", date limite. Dans son dossier, le candidat doit, en vertu de nouvelles dispositions du Code électoral, joindre une déclaration sur l'honneur devant préciser qu'il sait "écrire, lire et parler couramment la langue officielle", en l'occurence le français, ajoute-t-il. Le ministre rappelle également que le dossier du candidat doit comporter une attestation prouvant que l'Etat a reçu le cautionnement de 65 millions de FCFA (plus de 99.000 euros). Cette somme doit être "déposée sous forme de chèque de banque" auprès d'une structure du Trésor public "contre quittance confirmée par une attestation", qui elle-même "n'est délivrée qu'après recouvrement" de ce montant par le Trésor, précise-t-il. La Constitution actuelle exige des postulants d'autres critères: "être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de 35 ans au moins le jour du scrutin". La liste des candidats retenus sera publiée fin janvier par le Conseil constitutionnel. Une vingtaine de postulants se sont déclarés ou ont été investis. Parmi eux, figure le président Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000 et qui se dit sûr de l'emporter au premier tour. Ses opposants lui contestent le droit de se représenter, estimant qu'il a épuisé ses deux mandats consécutifs légaux, ses partisans interprètent différemment la Constitution sur la base d'une modification en 2001. Trois de ses anciens Premiers ministres devenus opposants ont été investis candidats: Macky Sall, Moustapha Niasse et Idrissa Seck, ainsi que Ousmane Tanor Dieng, chef du parti ayant dirigé le Sénégal de 1960 à 2000. Le chanteur-vedette Youssou Ndour a aussi annoncé sa candidature en tant que président d'un mouvement citoyen qu'il a créé en 2010.



Sénégal: Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade a été investi vendredi à Dakar candidat du Parti démocratique sénégalais à la présidentielle de février 2012

DAKAR, 23 déc 2011 - Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, élu en 2000, réélu en 2007, a été investi vendredi à Dakar candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) à la présidentielle de février 2012, a constaté un journaliste de l'AFP. "Vous venez de m'investir candidat du PDS et de ses alliés, laissez-moi donc vous remercier pour ce geste généreux, mais aussi ce geste de responsabilité qui vous engage et m'engage aussi. J'accepte", a déclaré M. Wade sous un tonnerre d'applaudiessements. Cette investiture a eu lieu lors d'un congrès extraordinaire du PDS rassemblant quelque 2.000 délégués dans un grand hôtel de Dakar et doit être suivie d'un meeting au siège du parti dans la capitale sénégalaise. Elu une première fois en 2000, mettant fin à 40 ans de régime socialiste, Abdoulaye Wade a été réélu en 2007 pour cinq ans après une réforme constitutionnelle en 2001 qui a institué un quinquennat renouvelable une fois. Il se représente cette fois pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008. Pour l'opposition, qui devait organiser un rassemblement vendredi après-midi à Dakar pour contester cette candidature, il a déjà épuisé ses deux mandats légaux et sa candidature est anti-constitutionnelle. Ses partisans estiment que le décompte doit se faire à partir de 2007, sur la base de la nouvelle Constitution de 2001 instituant le quinquennat et qu'il se représente donc pour un second mandat. L'investiture du chef de l'Etat et la manifestation de l'opposition ont lieu au lendemain de violences politiques meurtrières qui ont fait un mort et trois blessés par balles dans des affrontements.



Sénégal: L'ancien Premier ministre du président Abdoulaye Wade, Macky Sall, a été investi samedi candidat à l'élection présidentielle au Sénégal de février 2012

DAKAR, 10 déc 2011 - L'ancien Premier ministre du président Abdoulaye Wade, Macky Sall, a été investi samedi candidat à l'élection présidentielle au Sénégal de février 2012, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Merci de m'avoir investi de votre confiance pour conduire le Sénégal" vers la paix, la démocratie et la prospérité, a déclaré M. Sall après son investiture par la "Coalition Macky 2012" formée de 32 partis politiques et mouvements citoyens. "Je ressens le poids de la charge qui m'incombe. Je m'impose le devoir de ne pas vous décevoir, l'obligation de rendre compte et d'agir avec vous pour réussir", a ajouté M. Sall qui s'exprimait dans une banlieue de Dakar, en présence de nombreux militants. Il a une nouvelle fois demandé à Abdoulaye Wade de ne pas se représenter pour un troisième mandat. Le président Wade, 85 ans, avait déclaré en 2007 qu'il ne pouvait briguer plus de deux mandats, mais il est revenu deux ans plus tard sur cette déclaration en annonçant qu'il serait en lice pour 2012. Il avait été élu une première fois en 2000 pour sept ans et réélu en 2007 pour cinq ans, après une réforme constitutionnelle en 2001 qui a institué un quinquennat renouvelable une fois. En 2008, le septennat renouvelable une fois a été réinstitué. Pour l'opposition, M. Wade a déjà épuisé ses deux mandats légaux mais pour la majorité présidentielle, le décompte doit partir de 2007, sur la base de la nouvelle Constitution adoptée en 2001. Président de l'Alliance pour la République (APR), Macky Sall, 49 ans, été un de ses hommes de confiance avant de tomber en disgrâce. Ancien numéro 2 du parti présidentiel, il a dirigé le gouvernement d'avril 2004 à juin 2007 avant d'être élu président de l'Assemblée nationale. Il avait ensuite été évincé de ce poste en novembre 2008, puis a démissionné du parti au pouvoir en dénonçant un complot contre sa personne, avant de rejoindre l'opposition. Plus de vingt candidatures ont déjà annoncées pour la présidentielle sénégalaise de 2012. La liste définitive doit être validée fin janvier par le Conseil constitutionnel.



Sénégal: Le Président Abdoulaye WADE a réaménagé dimanche soir le gouvernement du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye


Après le réaménagement technique intervenu dimanche soir, 4 décembre 2011, la nouvelle composition du gouvernement du Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye s’établit comme suit :


Premier ministre


Souleymane Ndéné Ndiaye


Ministres d'Etat:


1. Maître Madické Niang, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères ;

2. Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances ;

3. Cheikh Tidiane Sy, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

4. Maître Ousmane Ngom, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur ;

5. Monsieur Moustapha Sourang, Ministre d’Etat, Ministre des Forces armées ;

6. Monsieur Djibo Leyti Kâ, Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature ;

7. Madame Awa Ndiaye, Ministre d’Etat, Ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie ;

8. Monsieur Bécaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et de l’Assainissement

9. Monsieur Oumar Sarr, Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Hydraulique ;

10. Monsieur Karim Wade, Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie ;

11. Monsieur Abdoulaye Baldé, Ministre d’Etat, Ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro Industrie et des PME;

12. Madame Aïda Mbodj, Ministre d’Etat, Ministre de la Famille et des Organisations féminines ;

13. Monsieur Abdoulaye Makhtar Diop, Ministre d’Etat, Ministre des Sports ;

14. Madame Ndèye Khady Diop, Ministre d’Etat, Ministre de la Petite Enfance et de l’Enfance.


Ministres


15. Monsieur Khouraïchi Thiam, Ministre de l’Economie maritime ;

16. Professeur Amadou Tidiane Bâ, Ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux (CUR) et de la Recherche scientifique ;

17. Monsieur Khadim Guèye, Ministre de la Fonction publique et de l’Emploi

18. Monsieur Hamath Sall, Ministre de l’Agriculture ;

19. Monsieur Kalidou Diallo, Ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du moyen secondaire et des Langues nationales ;

20. Monsieur Modou Diagne Fada, Ministre la Santé, de l’Hygiène publique et de la Prévention ;

21. Dr Aliou Sow, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales ;

22. Monsieur Sada Ndiaye, Ministre du Travail et des Organisations professionnelles ;

23. Monsieur Mamadou Lamine Keita, Ministre de la Jeunesse et des Loisirs ;

24. Monsieur Thierno Lô, Ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le Secteur privé et le Secteur informel ;

25. Madame Oumou Khairy Guèye Seck, Ministre de l’Elevage ;

26. Madame Nafy Diouf Ngom, Ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire ;

27. Monsieur Moussa Sakho, Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ;

28. Monsieur Amadou Niang, Ministre du Commerce ;

29. Monsieur Moustapha Guirassy, Ministre de la Communication et des Télécommunications, chargé des Technologies de l’Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement ;

30. Madame Aminata Lô, Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité nationale ;

31. Madame Ngoné Ndoye, Ministre des Sénégalais de l’Extérieur ;

32. Madame Thérèse Coumba Diop, Ministre chargée des Relations avec les Institutions ;

33. Madame Seynabou Ly Mbacké, Ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance ;

34. Monsieur Louis Seck, Ministre des Energies renouvelables ;

35. Monsieur Babacar Ndao, Ministre chargé des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture ;

36. Monsieur Cheikh Guèye, Ministre chargé des Elections.


Ministres délégués


37. Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget ;

38. Monsieur Ibrahima SAR, Ministre délégué auprès du Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, chargé de l’Energie.



Sénégal: La croissance de l'économie sénégalaise a été ralentie en 2011 par les coupures de courant mais le redressement en vue dans le secteur de l'électricité devrait valoir au pays des points de croissance en 2012

DAKAR, 19 oct 2011 - La croissance de l'économie sénégalaise a été ralentie en 2011 par les coupures de courant mais le redressement en vue dans le secteur de l'électricité devrait valoir au pays des points de croissance en 2012, a affirmé mercredi le Fonds monétaire international (FMI). "Après un redressement en 2010, l'économie sénégalaise a connu en 2011 un ralentissement attribuable à la persistance des délestages (coupures) de courant", indique le FMI dans une déclaration transmise à l'AFP. "Toutefois, sous l'hypothèse d'une poursuite de la récente amélioration de la situation dans le secteur électrique, la croissance du PIB (produit intérieur brut) devrait s'établir à 4% en 2011" contre 5,1% en 2010, ajoute l'institution. La prévision de croissance pour 2012 s'établit à 4,4%, selon la même source. Cette croissance "devrait être soutenue par la forte augmentation de l'investissement public, avec en particulier la poursuite de la mise en oeuvre des travaux de l'autoroute à péage et du plan Takkal", poursuit le communiqué, publié à l'issue d'une mission du FMI de deux semaines dans le pays. L'autoroute à péage doit relier Dakar aux banlieues. Takkal ("redémarrer les machines" en langue wolof) est un plan mis en place par le gouvernement pour financer le secteur de l'électricité dont le manque de ressources provoque les coupures de courant à l'origine de manifestations dans tout le pays. La mission du FMI a conclu que "tous les critères d'évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme (signé avec le Sénégal) à fin juin 2011 ont été atteints, reflétant une gestion prudente des finances publiques". Dakar avait signé en octobre 2010 avec le FMI un accord de trois ans pour être conseillé sur sa politique économique à travers l'Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), réservé aux pays à faibles revenus souhaitant avoir le soutien de l'institution sans recevoir d'aide financière



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a mis fin aux fonctions de Faustin Diatta comme ministre des Sports

DAKAR, 8 oct 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a mis fin aux fonctions de Faustin Diatta comme ministre des Sports, ont rapporté samedi les médias locaux, liant ce limogeage à des mouvements d'humeurs de sportifs sénégalais lors de récentes compétitions internationales. Le portefeuille de ministre des Sports a été confié vendredi au ministre de la Fonction publique et de l'Emploi, Abdoulaye Makhtar Diop, indique l'Agence de presse sénégalaise (APS). Aucune explication n'a été fournie officiellement à ce limogeage mais beaucoup de médias reprochent au ministre renvoyé une gestion marquée récemment par le mécontentement exprimé par des sportifs sénégalais de haut niveau, du basket au football en passant par le karaté et l'athlétisme. Vendredi, la Fédération sénégalaise de karaté a décidé de ne pas envoyer de sportifs en Malaisie pour les championnats du monde cadets et juniors de la discipline (10-17 octobre), en dénonçant, selon le quotidien privé L'As, un "manque de soutien gouvernemental". Jeudi, la presse locale a rapporté que le sélectionneur Amara Traoré s'est mis en colère à cause de problèmes d'hébergement et d'"intendance" pour l'équipe sénégalaise de football à Port-Louis (Maurice), à trois jours du match des "Lions", dimanche, contre "les Dodos" dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2012. Lors de la 22e édition du Championnat d'Afrique des Nations de basket-ball (Afro-basket) féminin à Bamako (Mali), les joueuses sénégalaises avaient protesté contre le non-paiement de primes, jusqu'à quelques heures de leur finale contre les Angolaises, le 2 octobre. L'Angola a battu le Sénégal, qui était tenant du titre (62-54). Lors des Jeux Africains à Maputo (Mozambique, 13-18 septembre), les athlètes sénégalais de différentes disciplines, dont Amy Mbacké Thiam, avaient arboré des brassards rouges, signe de mécontentement, pour dénoncer leurs conditions de participation et revendiquer des primes. Après la compétition - le Sénégal a recueilli une trentaine de médailles et s'est classé au septième rang -, les athlètes avaient refusé de quitter Maputo sans le versement de leurs primes.




Sénégal: Une nouvelle télévision généraliste satellitaire à vocation panafricaine, Africa7, propriété du groupe sénégalais Citizen Media Group, va émettre à partir de vendredi depuis Dakar sur l'ensemble du continent africain

DAKAR, 6 oct 2011 - Une nouvelle télévision généraliste satellitaire à vocation panafricaine, Africa7, propriété du groupe sénégalais Citizen Media Group, va émettre à partir de vendredi depuis Dakar sur l'ensemble du continent africain. "C'est un projet qui a été longuement mûri avant de voir le jour", a déclaré jeudi Mamadou Baal, vice-président de Citizen Media Group, en présentant cette nouvelle chaîne dans ses locaux situés au coeur de la capitale sénégalaise. "C'est une télévision éducative, panafricaine", a-t-il ajouté, en précisant que les aspects "éducatifs" se retrouveront dans toutes les émissions, en français et en anglais, de la chaîne dont le "7" correspond aux cinq régions d'Afrique (Nord, Sud, Est, Ouest et Centre), à la diaspora africaine et au reste du monde. M. Baal a souligné qu'Africa7 "se conjugue plus au féminin qu'au masculin", une majorité de ses responsables étant des femmes. Citizen Media Group est lui-même présidé par une Sénégalaise, Oumou Wane. La chaîne emploie un centaine de personnes, journalistes, animateurs et techniciens, "dont 40 journalistes", selon la directrice des programmes, Selly Yaya Wane. Si la production sera dans un premier temps réalisée à partir du siège de Dakar, Africa7 entend par la suite concevoir des émissions dans d'autres régions du continent. Elle entend aussi émettre rapidement vers l'Asie, l'Amérique et l'Europe.



Sénégal: L'ancienne secrétaire générale de la présidence sénégalaise Aminata Tall a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de février 2012

DAKAR, 19 sept 2011 - L'ancienne secrétaire générale de la présidence sénégalaise Aminata Tall, qui était très proche du chef de l'Etat Abdoulaye Wade avec qui elle a désormais rompu, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de février 2012. "Vous voulez que je sonne la révolution de l'Histoire politique du Sénégal en parachevant l'énoncé de la parité par une candidature déclarée aux élections présidentielles de 2012. Eh bien, je l'accepte !", a déclaré Mme Tall dimanche dans un discours à ses partisans transmis lundi à l'AFP. Elle a pour l'occasion créé son propre mouvement politique, Set-Sellal (Synergie pour l'éthique et la transparence), et lancé un appel à l'unité de "toutes les forces vives de la Nation", excluant cependant toute alliance avec son ancien parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS) du président Wade. "Il n'est un secret pour personne que les espoirs nourris dès 2000 à l'avènement de l'alternance (arrivée au pouvoir d'Abdoulaye Wade après 40 ans de pouvoir socialiste) et les idéaux pour lesquels nous nous sommes sacrifiés amenant ainsi le peuple, comme un seul homme, à y adhérer, sont devenus déception, désespoir et regret", a affirmé Mme Tall, 62 ans. Comparant sans le citer le président Wade à "un cobra", elle a lancé: "Nous, il ne va pas nous avaler, ce n'est pas parce qu'il n'a pas essayé". Ex-ministre du président Wade à plusieurs reprises et secrétaire générale de la présidence de 2009 à 2010, Aminata Tall, connue pour son franc-parler à l'égard du chef de l'Etat, a aujourd'hui totalement rompu avec lui. Elle l'accuse d'avoir mis en place "une oligarchie aveuglée par des dogmes dépassés" qui risque d'amener la "confrontation" au Sénégal, "d'autant plus que tout devient illusion dans ce pays tant sur le plan économique, politique que social et culturel". Elle avait participé en juillet avec d'autres leaders d'opposition et d'anciens proches du président Wade, dont son ex-Premier ministre Idrissa Seck également candidat, à un grand rassemblement à Dakar organisé par le Mouvement du 23 juin (M23) qui regroupe une soixantaine de partis et organisations. Ce mouvement est né après des émeutes qui ont eu lieu le 23 juin à Dakar pour protester contre un projet de loi devant permettre l'élection avec un minimum de 25% des voix au premier tour d'un président et d'un vice-président, finalement retiré. Le M23 exige que le chef de l'Etat, âgé de 85 ans, renonce à un troisième mandat.



Sénégal: Un centre africain d'enseignement des mathématiques a été inauguré mardi à Mbour, sur un site devant prochainement accueillir plusieurs structures de recherche pour former un pôle scientifique en Afrique de l'Ouest

MBOUR (Sénégal), 6 sept 2011 - Un centre africain d'enseignement des mathématiques a été inauguré mardi à Mbour (80 km au sud de Dakar), sur un site devant prochainement accueillir plusieurs structures de recherche pour former un pôle scientifique en Afrique de l'Ouest, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Institut africain des sciences mathématique (AIMS) constitue l'embryon du Centre d'enseignement de recherches et d'enseignement de Mbour (Cirem), un pôle d'excellence qui devra ensuite accueillir plusieurs autres structures de recherches dans différents domaines, selon ses initiateurs. Il a été inauguré en présence notamment d'autorités sénégalaises et de sommités scientifiques mondiales dont l'Allemand Klaus Klitzing, prix Nobel de physique, du Français Cédric Viliani, médaille Fields 2010, une distinction équivalente du Nobel, et de Michel Laurent, directeur de l'Institut de recherche développement (IRD), un établissement de recherches français. Il est implanté sur un site octroyé par l'IRD à Mbour. Sa première promotion comprend 35 étudiants venant de 14 pays africains qui vont bénéficier d'enseignements de niveau master, selon ses fondateurs. "Les étudiants sont choisis parmi les meilleurs du continent. Ils bénéficient d'une prise en charge complète. Les cours seront dispensés par des professeurs venus du monde entier. Les étudiants sont programmés à devenir des leaders" dans le domaine des mathématiques, a déclaré le directeur de l'AIMS Sénégal, Mamadou Sangharé. "Le choix opéré par AIMS d'orienter les enseignements non pas vers la science pure mais surtout vers l'application des mathématiques à la santé, l'énergie, les services, les télécommunications et le secteur bancaire l'inscrit de plain-pied dans les enjeux de développement auxquels nous sommes confrontés", a déclaré le ministre sénégalais de l'Enseignement supérieur, Amadou Tidiane Bâ. AIMS-Sénégal, un institut bilingue, est le deuxième du genre à voir le jour en Afrique après celui ouvert du Cap, en Afrique du Sud en 2003, sur la base du concept initié par le Sud-Africain Neil Turok. Pour son lancement, il a été bénéficié outre des appuis financiers et logistiques de l'Etat du Sénégal et de l'IRD, mais aussi de ceux d'universités occidentales et du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), une société d'Etat canadienne. La mise en place des structures attendues sur le Cirem sera progressive, selon le directeur de l'IRD.



Sénégal: La caution pour être candidat à l'élection présidentielle de 2012 au Sénégal a été fixée à 65 millions de FCFA soit plus de deux fois et demie le montant exigé des prétendants pour le scrutin de 2007

DAKAR, 30 août 2011 - La caution pour être candidat à l'élection présidentielle de 2012 au Sénégal a été fixée à 65 millions de FCFA (plus de 99.000 euros) soit plus de deux fois et demie le montant exigé des prétendants pour le scrutin de 2007, a-t-on appris mardi de source officielle. Le ministre des Elections, Cheikh Guèye, a signé lundi l'arrêté relatif à ce cautionnement qui avait été le week-end dernier au centre d'une discussion avec des représentants de partis politiques, a dit à l'AFP cette source gouvernementale, qui n'était pas immédiatement en mesure de fournir ce document. Dans un entretien au quotidien pro-gouvernemental Le Soleil mardi, le directeur général des Elections, Tanor Thiendella Fall, a précisé que le cautionnement était de 25 millions de FCFA (plus de 38.000 euros) pour la présidentielle de 2007. La hausse du montant a été décidée pour "décourager ceux qui viennent surtout pour faire leur marketing politique personnel" à l'occasion de la présidentielle, a-t-il expliqué dans les colonnes du journal. D'après la même source, "un candidat à l'élection présidentielle coûte à l'Etat du Sénégal au bas mots entre 250 millions et 300 millions de FCFA (de 381.000 à 457.000 euros), et il est nécessaire de ne pas dépenser de l'argent pour rien", a écrit Le Soleil, citant M. Fall. Le cautionnement versé est remboursé au candidat qui obtient au moins 5% des voix à l'issue du vote, a-t-il précisé. Une vingtaine de personnes ont annoncé leur candidature à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012. Parmi ces prétendants déclarés, figure le président Abdoulaye Wade, 85 ans, élu une première fois en 2000 pour sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans après une modification de la Constitution instituant un quinquennat renouvelable une fois. Cette candidature est au centre d'une polémique, toujours vive au Sénégal, les opposants du président l'estimant anti-constitutionnelle parce que M. Wade aura effectué deux mandats présidentiels successifs, ses partisans soutenant l'inverse parce qu'il n'aura pas effectué deux septennats successifs depuis la modification constitutionnelle.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé lundi un ministre chargé des élections, M. Cheikh Guèye, inspecteur général d'Etat, précédemment directeur général des élections

DAKAR, 26 juil 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé lundi un ministre chargé des élections, fonctions jusqu'alors assumées par le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom dont l'opposition réclamait la démission à l'approche de la présidentielle de 2012, selon un communiqué officiel. "Il y a un nouveau membre dans le gouvernement. Cheikh Guèye, inspecteur général d'Etat, précédemment directeur général des élections, a été nommé ministre chargé des élections. Le reste du gouvernement est sans changement", indique ce bref communiqué lu dans la soirée par la télévision publique RTS. Selon ses services, M. Guèye était à la tête de la Direction générale des élections (DGE) depuis sa création, en 1998 sous la présidence d'Abdou Diouf, qui l'a placée sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Jusqu'à lundi, c'est ce ministère qui était chargé d'organiser les élections sous la supervision de la Commission électorale nationale autonome (Céna, créée en 2005 en remplacement de l'Observatoire national des élections, Onel). Entre 1998 et 2009, la DGE a organisé "neuf élections et un référendum soit dix consultations" électorales entre 1998 et 2009 et M. Guèye y a conduit "la grande réforme qui a abouti au nouveau fichier électoral avec plus de cinq millions d'inscrits sur 12 millions de Sénégalais", indiquent ses services dans un communiqué transmis à l'AFP. Selon la même source, le nouveau ministre est membre d'un réseau d'observateurs électoraux francophones et est un expert électoral pour plusieurs organisations internationales dont l'Union africaine et l'ONU. Sa nomination a été contestée dès lundi soir par deux formations de l'opposition, le Parti de l'indépendance et du travail (PIT) et la Ligue démocratique (LD). Cette dernière l'a notamment qualifié d'"homme lige" du ministre Ousmane Ngom, membre du parti présidentiel, dont l'opposition réclame la démission en mettant en cause sa neutralité. Lors d'un meeting samedi à Dakar, Abdoulaye Wade avait promis à ses partisans de retirer l'organisation des élections à M. Ngom pour répondre aux critiques de ses opposants, mais de le garder au gouvernement pour répondre au souhait de ses militants. "Je vais le maintenir (au gouvernement), mais je vais lui enlever les élections parce que c'est un militant" du parti présidentiel, avait-il déclaré, en réaffirmant maintenir sa candidature à la présidentielle de 2012 et se disant confiant en une victoire au premier tour, prévu le 26 février. L'opposition et plusieurs organisations de la société civile appellent au retrait de la candidature de M. Wade, 85 ans, élu en 2000 pour sept ans puis réélu en 2007 pour cinq ans suite à une modification de la Constitution instaurant un quinquennat. Ses opposants jugent sa candidature anticonstitutionnelle, estimant qu'il a déjà épuisé ses deux mandats légaux, ses partisans soutiennent que le septennat n'est pas concerné par la réforme instituant un quinquennat renouvelable une fois. Le président affirme que c'est au Conseil constitutionnel de trancher la question.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé "de retirer" le projet de réforme constitutionnelle sur l'institution d'un "ticket présidentiel"

DAKAR, 23 juin 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé "de retirer" le projet controversé de réforme constitutionnelle sur l'institution d'un "ticket présidentiel", a annoncé jeudi aux députés son ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, après de violents heurts à Dakar. Le président Wade "a pris en considération vos préoccupations" et "a pris bonne note" de toutes les réactions, "il m'a chargé de retirer ce projet de loi", a déclaré le ministre, l'air grave, suscitant des applaudissements nourris dans l'hémicycle.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renoncer au seuil minimum de 25% des voix pour élire un "ticket présidentiel", disposition parmi les plus décriées de son projet controversé de réforme constitutionnelle

DAKAR, 23 juin 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renoncer au seuil minimum de 25% des voix pour élire un "ticket présidentiel", disposition parmi les plus décriées de son projet controversé de réforme constitutionnelle, a annoncé jeudi le ministre de la Justice. "Je voudrais informer votre auguste Assemblée que le président de la République (Abdoulaye Wade) m'a demandé d'introduire un certain nombre d'amendements qui portent sur les conditions d'éligibilté des tickets lors de l'élection présidentielle", a déclaré aux députés le ministre Cheikh Tidiane Sy, peu après l'ouverture de la séance plénière sur ce projet de loi. Parmi ces modifications du projet initial, "un amendement porte essentiellement sur le maintien des dispositions actuelles de l'article 33 de notre Constitution. (...) Le gouvernement va de manière formelle présenter cet amendement", a dit le ministre, sans plus de détails. L'article 33 de la Constitution actuelle stipule notamment: "Nul n'est élu au premier tour s'il n'a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés", et "si aucun candidat n'a obtenu la majorité requise, il est procédé à un second tour de scrutin" selon des délais indiqués. Selon les explications officielles, le projet prévoyait dans sa version initiale de modifier la Constitution pour permettre aux Sénégalais d'élire simultanément, à compter de 2012, un président et un vice-président sur la base d'un "ticket" qui, pour l'emporter, devait recueillir au premier tour au moins 25% des suffrages exprimés.
 


Sénégal: Des manifestants sénégalais hostiles à un projet de loi constitutionnelle controversé rassemblés devant l'Assemblée nationale

DAKAR, 23 juin 2011 - Des manifestants sénégalais hostiles à un projet de loi constitutionnelle controversé rassemblés devant l'Assemblée nationale, à Dakar, ont lancé des pierres à l'extérieur du parlement placé sous haute surveillance policière à l'occasion de l'examen de ce texte par les députés. La situation n'avait toutefois pas dégénéré, alors qu'un impressionnant dispositif de sécurité était visible à l'extérieur et à l'intérieur de l'Assemblée, proche du centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP. Des policiers anti-émeutes ont quadrillé l'essentiel des rues menant aux lieux et étaient postés à l'extérieur, tandis qu'à l'intérieur, étaient déployés des gendarmes. Quelques dizaines de partisans soutenant le projet applaudissaient des députés de la mouvance présidentielle, qui continuaient d'arriver alors que des manifestants opposés au projet continuaient de converger vers le parlement. Les députés étaient convoqués à 09H00 locales (et GMT) pour une séance plénière durant laquelle ils doivent se prononcer sur le projet de réforme de la Constitution du Sénégal pour instituer un "ticket" pouvant remporter l'élection présidentielle avec 25% des voix. Les travaux n'avaient pas commencé à 09H40. Ce projet de loi, dénoncé par plusieurs composantes de la société, vise à modifier la Constitution pour permettre aux Sénégalais d'élire simultanément, à compter de 2012, un président et un vice-président sur la base d'un "ticket" qui, pour l'emporter, devrait recueillir au premier tour au moins 25% des suffrages exprimés, contre plus de 50% actuellement. L'opposition et la société civile réclament l'abandon du texte estimant qu'il s'agit d'une manoeuvre du président Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa succession, pour notamment supprimer, de fait, le second tour en permettant à un chef de l'Etat d'être élu au premier tour avec peu de voix. Mardi, le gouvernement a assuré qu'il n'y renoncerait pas.



Sénégal: Le Conseil des ministres du Sénégal a adopté un projet de loi visant à élire simultanément en 2012 un président de la République et un vice-président

DAKAR, 17 juin 2011 - Le Conseil des ministres du Sénégal a adopté un projet de loi visant à élire simultanément en 2012 un président de la République et un vice-président, indique le compte-rendu du conseil transmis vendredi à l'AFP. "Le conseil a examiné et adopté un projet de loi constitutionnelle instituant le ticket de l'élection simultanée, au suffrage universel, du président et du vice-président de la République", précise ce compte-rendu du conseil des ministres qui s'est réuni jeudi soir à Dakar. L'adoption de ce projet de loi, qui devra être présenté et voté au Parlement pour entrer en vigueur, intervient en plein débat sur la succession du président Abdoulaye Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à la prochaine présidentielle de 2012 dont le 1er tour est fixé au 26 février. Aïssata Tall Sall, une des responsables du Parti socialiste, principal parti d'opposition, a dénoncé "un hold-up électoral" de la part du président Wade qui, selon elle, chercherait avec ce texte à imposer son successeur. La presse sénégalaise s'interrogeait quant à elle vendredi sur le but recherché par le chef de l'Etat. Même si "la nouvelle trouvaille de Wade va sans doute faire beaucoup de bruit", elle "permettra de relativiser l'âge avancé" du candidat de la majorité à la présidentielle de 2012, note le quotidien Walfadjri (privé) en estimant qu'elle devrait également "tempérer toutes les spéculations" autour d'une candidature de Karim Wade, le fils du président. Plusieurs analystes, hommes politiques et observateurs ont longtemps soupçonné le président Wade de vouloir se faire réélire en 2012, pour ensuite passer les rênes à son fils, "super" ministre de son gouvernement. Mais Karim Wade a subi une lourde défaite aux municipales de mars 2009 à la mairie de Dakar, ayant même échoué dans le bureau de vote de son quartier.



Sénégal: La Banque islamique de développement a accordé au Sénégal deux prêts totalisant 21 milliards de FCFA, destinés à des projets agricole et d'assainissement

DAKAR, 5 juin 2011 - La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Sénégal deux prêts totalisant 21 milliards de FCFA (plus de 32 millions d'euros), destinés à des projets agricole et d'assainissement, a-t-on appris dimanche de source officielle sénégalaise. Les textes relatifs à ces deux accords ont été signés dimanche à Dakar par le ministre sénégalais de la Coopération Internationale, des Transports Aériens, des Infrastructures et de l'Energie, Karim Wade, et par le président du groupe de la BID, Dr Ahmad Mohamed Ali Al Madani, indique le ministère de M. Wade dans un communiqué transmis à l'AFP. Un prêt de 13 milliards de FCFA (près 20 millions d'euros) doit servir pour un "projet de gestion des déchets solides urbains", qui vise "à améliorer durablement le cadre de vie des populations urbaines et rurales des collectivités locales du Sénégal". Dans ce cadre, il est prévu "la réalisation d'infrastructures et d'équipements de pré-collecte et de traitement des déchets", mais aussi l'achat de près de 500 véhicules et "autres matériels roulants" pour l'assainissement. Un montant de 8 milliards de FCFA (plus de 12 millions d'euros) doit être utilisé pour un "projet d'appui à la petite irrigation locale", qui "se propose d'améliorer durablement la sécurité alimentaire des populations des zones ciblées, en atténuant les changements climatiques". Cette initiative agricole doit bénéficier à des populations de différentes localités réparties dans quatre régions: Fatick (centre), Kédougou (est), Kolda (sud-est) et Tambacounda (est). Selon le communiqué, lors de la cérémonie de signature, Karim Wade a évoqué, sans donner de date, un prochain financement de la BID d'un montant "de près de 100 millions de dollars (plus de 68,3 millions d'euros)" en faveur de la production de l'électricité au Sénégal. Le pays est en proie à des coupures d'électricité récurrentes et prolongées - jusqu'à 24 heures d'affillée - officiellement attribuées aux difficultés financières de la société nationale d'électricité Sénélec pour s'approvisionner en carburant et entretenir un matériel souvent vétuste.



Sénégal: La France va accorder au Sénégal deux prêts totalisant 84,5 millions d'euros pour la production d'électricité, secteur en crise, et le développement du tourisme

DAKAR, 1 juin 2011 - La France va accorder au Sénégal deux prêts totalisant 84,5 millions d'euros pour la production d'électricité, secteur en crise, et le développement du tourisme. Ces financements, "à des conditions privilégiées", ont été approuvés le 26 mai par le conseil d'administration de l'Agence française de développement (AFD) a indiqué mardi l'Agence dans un communiqué publié conjointement avec l'ambassade de France à Dakar. Un prêt de 60 millions devrait servir à "la mise en oeuvre d'une composante du plan de redressement du secteur de l'électricité" au Sénégal, en proie depuis des mois à une grave crise. Le montant "financera notamment la réhabilitation de 14 centrales" de la Société nationale d'électricité (Sénélec), "afin de les remettre à niveau et de récupérer une puissance d'environ 60 mégawatts". La Sénélec exécutera le programme "avec l'appui technique d'Electricité de France", selon le communiqué. Le Sénégal est en proie à des coupures régulières d'électricité qui peuvent parfois durer une demi-journée à une journée d'affilée, officiellement attribuées aux difficultés financières de la Sénélec pour s'approvisionner en carburant et entretenir un matériel souvent vétuste. Face à ces "délestages" qui affectent les activités économiques, Dakar et ses banlieues - environ 2,5 millions d'habitants - sont régulièrement secouées par des manifestations spontanées de colère, parfois violentes. Un autre financement français de 24,5 millions d'euros doit permettre de développer le tourisme à Saint-Louis (nord), ville classée au patrimoine mondial de l'humanité, ainsi que dans sa région. "Il s'agit d'augmenter l'attractivité de la ville" et "des parcs naturels de Djoudj et de Guembeul, à travers une diversification et une amélioration de l'offre touristique et artisanale", en mettant en valeur le patrimoine touristique et naturel, en luttant contre l'insalubrité, indique le communiqué. L'aménagement d'un nouveau quai pour les pêcheurs est également prévu. Les conventions relatives à ces prêts seront signées "dans les prochaines semaines" à Dakar par les responsables français et sénégalais.



Sénégal: La Banque mondiale a décidé jeudi d'accorder au Sénégal deux prêts totalisant 143,3 millions de dollars pour l'enseignement supérieur et pour renforcer les dépenses publiques

DAKAR, 26 mai 2011 - La Banque mondiale (BM) a décidé jeudi d'accorder au Sénégal deux prêts totalisant 143,3 millions de dollars (près de 102 millions d'euros) pour l'enseignement supérieur et pour renforcer les dépenses publiques, selon des communiqués de son bureau à Dakar. Un crédit de 101,3 millions de dollars (près de 72 millions d'euros) doit "contribuer à améliorer l'efficacité et la qualité de l'enseignement supérieur ainsi que la supervision des établissements d'enseignement supérieur (EES) et leur obligation de rendre compte", affirme un premier communiqué. Le projet bénéficiaire va appuyer le Sénégal "à introduire de nouveaux mécanismes pour renforcer la transparence financière, l'efficacité du système en réduisant le temps moyen pour obtenir un diplôme universitaire, tout en améliorant les conditions d'apprentissage dans les établissements d'enseignement supérieur", explique Atou Seck, responsable de l'équipe Education de la BM-Sénégal, cité dans le communiqué. Le Conseil d'administration de la Banque a aussi approuvé un crédit de 42 millions de dollars (près de 30 millions d'euros, plus de 19 milliards de FCFA) "pour appuyer le Sénégal dans le renforcement de ses politiques publiques et le développement de ses institutions", indique un second communiqué. Ce financement devrait être utilisé pour des investissements publics "dans l'entretien du réseau routier, l'éducation, la santé, la nutrition, la gestion des finances publiques, l'environnement, et la statistique", ajoute-t-il. Les délais de remboursement de ces prêts, à taux quasi-nul (0,1%), sont de 40 ans avec dix ans de différé, a précisé le bureau de la BM au Sénégal.



Sénégal - 10 mai 2011: La liste des membres du nouveau gouvernement de la République du Sénégal formé mardi 10 mai 2011 par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye


Premier ministre


• Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye

Secrétaire général du Gouvernement


• Monsieur Papa Ousmane Gueye

Ministres d’Etat

• Maître Madické Niang, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères ;

• Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances ;

• Monsieur Cheikh Tidjane Sy, Ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

• Maître Ousmane Ngom, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur ;

• Monsieur Bécaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre des Forces armées ;

• Madame Awa Ndiaye, Ministre d’Etat, Ministre de la Culture et du Genre ;

• Monsieur Djibo Leyti Kâ, Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature ;

• Monsieur Oumar Sarr, Ministre d’Etat, Ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique ;

• Monsieur Karim Wade, Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie ;

• Monsieur Abdoulaye Balde, Ministre d’Etat, Ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro Industrie et des PME ;

• Madame Aïda Mbodj, Ministre d’Etat, Ministre de la Famille et des Organisations féminines ;

• Monsieur Abdoulaye Makhtar Diop, Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction publique ;

• Madame Ndèye Khady Diop, Ministre d’Etat, Ministre de la Petite enfance.

Ministres

• Monsieur Khouraïchi Thiam, Ministre de l’Economie maritime ;

• Professeur Amadou Tidiane Bâ, Ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires Régionaux (CUR) et de la Recherche scientifique ;

• Monsieur Khadim Gueye, Ministre de l’Agriculture ;

• Monsieur Kalidou Diallo, Ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du moyen secondaire et des Langues nationales ;

• Monsieur Modou Diagne Fada, Ministre de la Santé et de la Prévention ;

• Dr Aliou Sow, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales ;

• Monsieur Sada Ndiaye, Ministre du Travail, des Organisations professionnelles et de l’Emploi ;

• Monsieur Mamadou Lamine Keita, Ministre de la Jeunesse et des Loisirs ;

• Monsieur Thierno Lô, Ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel ;

• Monsieur Adama Sall, Ministre de l’Urbanisme, de l’Assainissement, de l’Hygiène publique et du Cadre de vie ;

• Madame Oumou Khairy Guèye Seck, Ministre de l’Elevage ;

• Madame Nafy Diouf Ngom, Ministre des Transports Terrestres, des Transports Ferroviaires et de l’Aménagement du territoire ;

• Monsieur Moussa Sakho, Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ;

• Monsieur Amadou Niang, Ministre du Commerce ;

• Monsieur Moustapha Guirassy, Ministre de la Communication et des Télécommunications, chargé des Technologies de l’Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement ;

• Madame Aminata Lo, Ministre chargée des Relations avec les Institutions ;

• Madame Ngoné Ndoye, Ministre des Sénégalais de l’extérieur

• Monsieur Faustin Diatta, Ministre des Sports ;

• Madame Thérèse Coumba Diop, Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité nationale ;

• Madame Seynabou Ly Mbacké, Ministre de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro-finance ;

• Monsieur Louis Seck, Ministre des Energies Renouvelables

• Monsieur Babacar Ndao, Ministre chargé des Ecovillages, des bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture.

Ministres délégués

• Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget ;

• Monsieur Ibrahima SAR, Ministre délégué auprès du Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, chargé de l’Energie.




Sénégal: Le ministre sénégalais de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, a été démis de ses fonctions "à sa demande" en plein mouvement de protestation des magistrats du pays

DAKAR, 5 mai 2011 - Le ministre sénégalais de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, a été démis de ses fonctions "à sa demande" en plein mouvement de protestation des magistrats du pays, selon un décret présidentiel lu jeudi soir à la télévision publique. C'est le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui occupe dans un premier temps son poste, précise le décret. Le départ de M. Sy intervient alors que les magistrats ont entamé lundi pour quatre jours un mouvement destiné à "ralentir" le fonctionnement du système judiciaire, une première dans l'histoire du Sénégal, pour réclamer davantage d'indépendance. Le ministre de la Justice, en poste depuis un an, avait été très critiqué aprés avoir accusé, dans la nuit du 18 au 19 mars, des membres de l'opposition de "complot" pour "renverser le régime", quelques heures avant des manifestations contre le régime du président Abdoulaye Wade. Trois jours plus tard, le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, avait reconnu qu'aucun élément ne permettait d'établir "avec certitude" l'existence d'un complot pour renverser le pouvoir.



Sénégal: Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un crédit de 15 millions de dollars pour améliorer la crédibilité, la transparence, et la responsabilité dans la gestion et l’utilisation des ressources de l’Etat

DAKAR, 28 avril 2011 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un crédit de 15 millions de dollars (environ 7 milliards de FCFA) pour améliorer la crédibilité, la transparence, et la responsabilité dans la gestion et l’utilisation des ressources de l’Etat. Selon Fily Sissoko, chargé du projet au niveau de la Banque mondiale, le projet d’appui aux reformes des finances publiques (PARFP) vise essentiellement pendant les quatre prochaine années « à renforcer la politique budgétaire et les perspectives pluriannuelles dans la planification mais aussi les mécanismes d’exécution budgétaire tout en amélioration de façon substantielle le contrôle externe et parlementaire ». Le PARFP est une opération qui arrive à point nommé pour le Sénégal compte tenu de l’adoption par l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) de six nouvelles directives visant à moderniser l’environnement juridique et institutionnel du système de gestion des finances publiques afin de parvenir à accroître la crédibilité du budget, rendre plus transparentes les opérations financières de l’Etat et également à renforcer les dispositifs de contrôle interne et externe sur l’exécution budgétaire. Le projet appuiera le Gouvernent du Sénégal dans la transposition des nouvelles directives de l’UEMOA ainsi que les changements institutionnels et la réorganisation des services de l’Etat. Il soutiendra, par exemple, le processus de déconcentration de l’ordonnancement dans les ministères et auprès des Présidents d’Institution constitutionnels, conformément aux directives de l’UEMOA. Les autres domaines de concentration du projet inclus le développement et mise en œuvre d’une stratégie de gestion de la dette, l’amélioration des systèmes d’information de gestion des finances publiques, l’amélioration de l’efficacité des systèmes d’audit interne. L’appui à la transparence dans la gestion des ressources publiques et à la nécessité de rendre compte sera particulièrement mis en œuvre à travers les appuis à la Commission des finances du Parlement sénégalais et la Cour des comptes. Fily Sissoko a particulièrement insisté sur le fait que le PARFP va également appuyer les organisations de la société civile et les media en renforçant leur connaissance dans la gestion des fonds publics pour mieux les aider à assurer leur mission dans de « contrôle citoyen » comme l’a indiqué la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’ Afrique, Mme Obliageli Ezekwesili lors du dialogue avec des organisations de la société civile africaine le 8 avril dernier à Washington.



Sénégal: Dakar et l'Union africaine ont décidé de créer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger l'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité

DAKAR, 25 mars 2011 - Dakar et l'Union africaine (UA) ont décidé de créer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger l'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a-t-on appris vendredi auprès de l'UA. "Il a été convenu de créer une Cour internationale ad hoc pour juger Monsieur Hissène Habré pour les crimes commis au Tchad entre 1982 et 1990", indique un communiqué de l'UA transmis au bureau de l'AFP à Dakar. "Le gouvernement de la République du Sénégal et l'Union africaine vont signer dès que possible un accord définissant les modalités de mise en oeuvre de ladite Cour", ajoute le texte. Les procédures relatives à cette Cour internationale ad hoc "seront conduites sur la base des ressources (financières) mobilisées lors de la table ronde des bailleurs" organisée à Dakar en novembre 2010. La communauté internationale avait alors promis des contributions de 8,5 millions d'euros pour financer le procès de Hissène Habré, au pouvoir au Tchad de 1982 à 1990. En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger M. Habré, réfugié à Dakar après son renversement par l'actuel dirigeant, Idriss Deby, ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte. Selon le ministère des Affaires étrangères sénégalais, l'UA a ensuite proposé de créer "une juridiction spéciale" sur le dossier Habré, rejetée par le Sénégal qui souhaitait plutôt "une juridiction ad hoc internationale (pour) faire en sorte que le jugement intervienne". L'ancien chef d'Etat tchadien est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et torture.

 

Sénégal : La Chine prête au Sénégal 53 millions d'euros, remboursable au taux de 2% sur 20 ans, destinés à améliorer la distribution d'électricité dans la capitale sénégalaise où les coupures d'électricité sont récurrentes

DAKAR, 14 jan 2011 - Le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu a signé, vendredi à Dakar, un accord pour que la Chine prête au Sénégal 53 millions d'euros, destinés à améliorer la distribution d'électricité dans la capitale sénégalaise où les coupures d'électricité sont récurrentes. Cet accord porte sur un prêt remboursable, au taux de 2% sur 20 ans, d'un montant d'environ 35 milliards de francs (53 millions d'euros), "destiné à l'exécution du projet de réhabilitation et d'extension du réseau de distribution du courant électrique de Dakar", a annoncé l'agence de presse sénégalaise (publique). En pleine crise de l'électricité au Sénégal, le président Abdoulaye Wade avait limogé, il y a trois mois, le ministre de l'Energie et l'avait remplacé par son fils Karim. Vendredi, l'ambassadeur du Sénégal à Pékin, le général Pape Khalilou Fall, avait annoncé dans la presse que Karim Wade allait signer avec le président de la Banque d'import-export de Chine un accord en vue d'"un important financement en faveur du projet d'extension des lignes électriques vers les nouveaux quartiers de la banlieue de Dakar". Un deuxième accord signé vendredi prévoit que la Chine donnera environ 6,8 millions d'euros au Sénégal "pour la réalisation des projets convenus entre les deux gouvernements", a annoncé l'APS, sans autres précisions. La Chine doit par ailleurs envoyer au Sénégal "une mission technique" composée de neuf agronomes, deux mécaniciens et deux interprètes. Selon l'APS, Hui Liangyu a annoncé que la coopération serait élargie à des domaines tels que la culture, l'agriculture, le sport. Le haut dirigeant chinois, qui doit repartir dimanche, devait rencontrer vendredi soir le président" sénégalais Abdoulaye Wade, a dit une source proche du gouvernement. Hui Liangyu devait notamment constater à Dakar l'état d'avancement des travaux du Grand théâtre national, bâtiment très imposant construit par la société chinoise publique Complant. Ce chantier a été financé par des "dons non remboursables" de Pékin. Il devait également être question de la réhabilitation de onze stades régionaux actuellement financée par la Chine, et de la fabrication de minibus de marque chinoise dans une usine inaugurée fin 2009 à Thiès (ouest). Pékin et Dakar avaient rétabli fin 2005 leurs relations diplomatiques, après un divorce de près de dix ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal. Depuis, la Chine apporte de nombreux financements à cette ancienne colonie française de 12 millions d'habitants. De leur côté, les autorités sénégalaises valorisent très régulièrement la Chine et lui apportent leur soutien diplomatique. En mai 2010, Dakar avait ainsi soutenu le "principe d'une seule et unique Chine", pour appuyer Pékin qui refuse de reconnaître la souveraineté de Taïwan.



Sénégal: Augmentation du prix du kilogramme de coton payé au producteur, passant de 185 FCFA à 205 FCFA, soit une hausse de 11%

DAKAR, 7 jan 2011 - Le ministre sénégalais de l'Agriculture Khadim Guèye a annoncé une augmentation du prix du kilogramme de coton payé au producteur, passant de 185 francs CFA (0,28 euro) à 205 (0,31 euro), soit une hausse de 11%, selon le compte-rendu du Conseil des ministres publié vendredi. Cela "va induire un relèvement des revenus des 80.000" producteurs de coton sénégalais, a affirmé le ministre. A l'échelle de la planète, les prix du coton avaient doublé en 2010, notamment du fait de la demande de la gigantesque industrie textile chinoise et d'une offre très limitée. Sur les marchés à New York, la livre (0,45 kg) était montée le 21 décembre à 1,2 euro, du jamais-vu depuis environ un siècle et demi. Ce prix représentait une hausse de 112% par rapport à la fin 2009.



Sénégal: La Banque africaine de développement a accordé au Sénégal un prêt d'un montant de 70 millions d'euros pour financer le projet d'un nouvel aéroport, devant remplacer à terme celui de Dakar-Yoff, près de la capitale sénégalaise

DAKAR, 23 déc 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a accordé au Sénégal un prêt d'un montant de 70 millions d'euros pour financer le projet d'un nouvel aéroport, devant remplacer à terme celui de Dakar-Yoff, près de la capitale sénégalaise. Le coût total du nouvel éroport international Blaise Diagne (AIBD), situé à Diass à 45 km de Dakar, est d'environ 525 millions d'euros, a indiqué la BAD dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Il "sera conforme aux dispositions réglementaires du transport aérien international, aussi bien en termes de sécurité que de qualité des infrastructures, et offrira un nouvel espace aux activités industrielles liées à l'aéroport, telles que la maintenance aéronautique", assure l'institution financière. L'aéroport de Diass aura une capacité annuelle de 3 millions de passagers et de 80.000 mouvements d'avions et va contribuer à décongestionner Dakar. La gestion de ce nouvel aéroport, dont les travaux ont été lancés en avril 2007 par le président sénégalais Abdoulaye Wade, doit être confiée à un consortium dirigé par l'entreprise allemande Fraport, déjà en charge de l'aéroport de Francfort. Le terme des travaux est prévu fin 2011, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche de l'AIBD. L'aéroport actuel de Dakar-Yoff, jugé proche de la saturation par les autorités sénégalaises, ne peut être agrandi du fait de sa proximité avec la ville.



Afrique de l'Ouest: L'ONU a lancé mardi à Dakar un appel de fonds de 252 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents, notamment en alimentation, eau et santé, de plus de 32 millions de personnes en Afrique de l'Ouest en 2011

DAKAR, 30 nov 2010 - L'ONU a lancé mardi à Dakar un appel de fonds de 252 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents, notamment en alimentation, eau et santé, de plus de 32 millions de personnes en Afrique de l'Ouest en 2011. L'appel a été lancé par le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), en présence de responsables d'acteurs humanitaires dont le Programme alimentaire mondial (PAM), la FAO, le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), a constaté un journaliste de l'AFP. Le montant escompté, de 252 millions de dollars (125 milliards de FCFA), est en "baisse" par rapport à l'appel de 2010 qui visait 774 millions de dollars (383 milliards de FCFA) et dont près de 49% ont été reçus de la communauté internationale, selon la présentation faite par le responsable de la communication de Ocha, Yvon Edoumou. "Le Niger qui occupait en 2010 une grosse partie de cette enveloppe ne fait pas partie de l'appel de fonds 2011", a expliqué M. Edoumou. Ce pays fait l'objet d'un "appel de fonds spécifique", a précisé un responsable de la FAO, sans préciser de montant. "L'action humanitaire demeure un élément important de la sécurité humaine pour des milliers de ménages ouest-africains. En investissant dans l'action humanitaire, nous contribuons à rompre le cycle des crises récurrentes qui fragilise des communautés déjà vulnérables et qui contribue à retarder les efforts de développement à long terme", a déclaré Noël Tsekouras, un responsable de Ocha, cité dans un communiqué de cette organisation. L'appel de fonds 2011 est destiné à permettre la réalisation de 113 projets de l'ONU et d'ONG dans quinze pays d'Afrique de l'Ouest: Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 84 ans, a fait entériner sa candidature à la présidentielle de février 2012 par le comité directeur du parti au pouvoir, vendredi soir, en rejetant les arguments de ceux qui jugent ce troisième mandat inconstitutionnel

DAKAR, 27 nov 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 84 ans, a fait entériner sa candidature à la présidentielle de février 2012 par le comité directeur du parti au pouvoir, vendredi soir, en rejetant les arguments de ceux qui jugent ce troisième mandat inconstitutionnel, selon un communiqué officiel. Soixante-trois membres du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (PDS) ont "adhéré à la candidature du président, "debout et par acclamation", au cours d'une réunion organisée au palais présidentiel, selon l'agence de presse sénégalaise (APS, publique). Mais trois s'y sont refusés, dont l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, maire de Thiès (70 km de Dakar), qui a réaffirmé que la Constitution interdisait au chef de l'Etat de se présenter pour un troisième mandat. En réponse, le président, au pouvoir depuis 2000, a assuré qu'Idrissa Seck faisait "erreur". Selon un communiqué publié à l'issue de la réunion, M. Wade a fait valoir qu'il était "lui-même juriste" et "rédacteur de la loi constitutionnelle de février 20O1" et a affirmé que "l'interprétation qu'il faisait de la loi était la seule acceptable en cette matière". La réunion a duré six heures et donné lieu à un débat houleux, certains membres du PDS réclamant qu'Idrissa Seck soit exclu du parti, selon les médias privés et publics. Après la réunion, Idrissa Seck a qualifié de "farces" les discussions. "La candidature du président est irrecevable", a-t-il réaffirmé, laissant entendre qu'il serait lui-même candidat. Le débat sur la légalité de la candidature du président bat son plein depuis plusieurs mois au Sénégal. L'opposition, s'appuyant sur des avis de constitutionnalistes, estime qu'Abdoulaye Wade doit boucler en 2012 ses deux mandats légaux, 2000-2007 et 2007-2012. Mais pour le parti au pouvoir, le décompte doit se faire à partir de 2007, date d'entrée en vigueur du quinquennat, et non 2000. Le magistrat Cheikh Tidiane Diakhaté, présenté comme favorable au chef de l'Etat, a récemment été nommé à la tête du Conseil constitutionnel qui aura à se prononcer sur ce thème. Par ailleurs, plusieurs hommes politiques et analystes soupçonnent le président Wade de vouloir se faire réélire pour ensuite passer les rênes du pouvoir à son fils, Karim, qui assume actuellement des fonctions de "super-ministre" (Coopération internationale, Transports aériens, Infrastructures, Energie). Quand à Idrissa Seck dit "Idy", ancien "dauphin" du président tombé en disgrâce pendant des années, il apparaît plus frondeur que jamais, mais les analystes s'interrogent sur sa stratégie. Nommé Premier ministre fin 2002, il avait été limogé par le président en 2004 puis exclu du PDS en 2005. Alors accusé de malversations financières, le maire de Thiès avait été emprisonné pendant sept mois. Il s'était ensuite ancré dans l'opposition et était arrivé en deuxième position à la présidentielle de 2007. En 2009, ses "retouvailles" avec le président Wade avaient été très médiatisées et il avait bénéficié d'un "non-lieu" dans l'affaire des chantiers de Thiès.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis dix ans, a demandé un audit sur la gestion très contestée de la Société nationale d'électricité du Sénégal

DAKAR, 8 oct 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis dix ans, a demandé un audit sur la gestion très contestée de la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec), juste après avoir nommé son fils, Karim, à la tête du ministère de l'Energie, a-t-on appris de source officielle. En Conseil des ministres, "le chef de l'Etat a insisté sur la nécessité de redresser et de rééquilibrer en urgence ce secteur" de l'énergie. "Il a donné des instructions pour que des audits institutionnels et de gestion soient effectués au niveau de la Senelec et de la Sar (Société africaine de raffinage des hydrocarbures)", selon le communiqué du Conseil. Les très longues coupures d'électricité - régulières depuis des années et de plus en plus fréquentes ces derniers mois - ont provoqué de nombreuses manifestations spontanées de colère et des appels à ne plus payer les factures. Le président a limogé en début de semaine le ministre de l'Energie Samuel Sarr, en poste depuis trois ans, nommant à sa place son fils, Karim, chargé par ailleurs de la Coopération internationale, des Transports aériens et des Infrastructures. Le ministre limogé, Samuel Sarr, avait auparavant dirigé la Senelec dont la gestion est en cause. La Senelec dont les difficultés de trésorerie sont récurrentes, peine à payer le fuel qu'elle doit importer pour faire fonctionner ses centrales et invoque régulièrement des difficultés techniques. La presse privée attaque, de son côté, la gestion de cette société comme "un cas d'école en matière de mauvaise gestion et d'incurie". Elle conteste également la façon dont sont négociés les contrats d'approvisionnement en fuel.


Sénégal: Selon une étude brésilienne de la Fondation Getulio Vargas (FGV) sur la viabilité et la production de biocarburants, le Sénégal a une capacité de production de 28 millions de litres de bioéthanol sur une surface de 6.800 hectares

DAKAR, 7 oct 2010 - Le Sénégal a une capacité de production de 28 millions de litres de bioéthanol sur une surface de 6.800 hectares, selon une étude brésilienne de la Fondation Getulio Vargas (FGV) sur la viabilité et la production de biocarburants au Sénégal, présentée jeudi à Dakar. L'exploitation de 6.800 hectares de canne à sucre dans la région de Tambacounda (est), pourrait fournir jusqu'à 28 millions de litres de bioéthanol, ce qui permettrait de remplacer 10% des besoins en diesel du pays, selon Cleber Lima Guarany, auteur de cette étude. Trois autres projets, présentés dans l'étude, envisagent la culture de coton, de tournesol et de soja pour fabriquer des biocarburants, ou encore la production électrique par biomasse à partir de bois d'eucalyptus et d'acacia. Il faut tenir compte de la sécurité alimentaire et des besoins des petits producteurs agricoles, se sont inquiété des participants à la conférence de presse de présentation de l'étude. Sana Faty, directeur des biocarburants au ministère des Energies renouvelables du Sénégal, a regretté qu'aucun des projets ne concerne le jatropha, plante locale aux vertus médicinales qui se cultive aisément dans les régions semi-arides. Elle devrait faire l'objet de recherches plus poussées avant son exploitation industrielle, ont expliqué les experts brésiliens. "Les projets seront analysés et le contexte national pris en compte" avant une décision de mise en application, a affirmé le ministre sénégalais des Energies renouvelables, Louis Seck. L'étude présentée à Dakar est le fruit d'une collaboration entre le Sénégal, le Brésil et les Etats-Unis.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a limogé lundi le ministre de l'Energie, en pleine crise de l'électricité dans le pays, et l'a remplacé par son fils, Karim, qui détenait déjà plusieurs portefeuilles ministériels

DAKAR, 4 oct 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a limogé lundi le ministre de l'Energie, en pleine crise de l'électricité dans le pays, et l'a remplacé par son fils, Karim, qui détenait déjà plusieurs portefeuilles ministériels, a-t-on appris lundi auprès de la présidence de la République. Samuel Sarr, ancien dirigeant de la Société nationale d'électricité du Sénégal (Sénélec), occupait le poste de ministre de l'Energie depuis plus de trois ans. "Karim Wade remplace Samuel Sarr, qui devient conseiller financier du président de la République", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye. Le fils du président dirigeait déjà un super ministère composé de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. "Il conserve chacune de ces attributions, sauf l'Aménagement du territoire", a précisé M. Ndiaye. Ce remaniement intervient en pleine crise énergétique au Sénégal, qui exaspère les populations. Depuis plusieurs années, les particuliers et les entreprises sont très régulièrement confrontées à des coupures de courant intempestives, qui peuvent durer plus de douze heures dans certains quartiers de la capitale et d'autres villes. En pleine saison chaude, fin juillet, le ministre Samuel Sarr avait présenté des "excuses" au peuple sénégalais pour les "ruptures plus qu'insupportables dans la distribution de l'électricité". Le ministre avait alors soutenu que tout allait rentrer dans l'ordre le 15 août. Mais les coupures avaient repris quelque temps plus tard, notamment à Dakar, entraînant de nouvelles manifestations de colère dans plusieurs quartiers de la capitale et d'autres villes. Le 30 septembre, le Fonds monétaire international (FMI) avait appelé le gouvernement du Sénégal à régler "sans attendre" les problèmes de fourniture en électricité, l'un des principaux obstacle à la croissance économique. Le même jour, des imams d'une banlieue de Dakar avaient appelé les Sénégalais à ne pas payer leurs factures d'électricité. La production électrique au Sénégal est en quasi-totalité d'origine thermique et se fait principalement à partir du diesel. La Sénélec, dont les difficultés de trésorerie sont récurrentes, peine à payer le carburant qu'elle doit importer pour faire fonctionner ses centrales.


Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade et son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye ont procédé à un réaménagement ministériel, interchangeant les postes de trois des principaux ministres
DAKAR, 11 sept 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade et son Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye ont procédé à un réaménagement ministériel, interchangeant les postes de trois des principaux ministres, ont annoncé samedi les medias publics du Sénégal. Ousmane Ngom, ancien ministre des Mines et de l'Industrie, devient ministre de l'Intérieur où il remplace Bécaye Diop qui retrouve le ministère des Forces armées qu'il avait occupé de 2002 à 2009. Abdoulaye Beldé, ancien ministre des Forces armées, devient ministres des Mines et de l'Industrie. Tous trois conservent leur titre de ministre d'Etat et le reste du gouvernement, composé de 41 membres, reste inchangé. Aucune explication n'a été donnée à ce réaménagement qui survient moins de trois mois après un remaniement plus profond opéré le 24 juin et au cours duquel plusieurs femmes avaient fait leur entrée au gouvernement. Elles occupent 12 des 41 postes ministériels.



Sénégal: L'Agence de régulation des marchés publics du Sénégal (ARMP) a suspendu le contrat liant le groupe américain Global Voice et la Société nationale des télécommunications (Sonatel) pour la gestion des appels entrants au Sénégal
DAKAR, 11 sept 2010 - L'Agence de régulation des marchés publics du Sénégal (ARMP) a suspendu le contrat liant le groupe américain Global Voice et la Société nationale des télécommunications (Sonatel) pour la gestion des appels entrants au Sénégal, a rapporté samedi le site internet de l'hebdomadaire privé sénégalais La Gazette. La suspension a été décidée à la suite d'une "dénonciation anonyme" concernant les conditions d'attribution de ce contrat, suivie d'une requête "officielle" de la Sonatel qui s'estime lésée par cet accord, précise La Gazette qui ajoute: des "présomptions d'irrégularités existent". "En attendant que le contrat soit approuvé par le ministre des Finances, ce qui n'est pas encore le cas, le Comité de règlement des différends de l'ARMP a (...) pris des mesures conservatoires. Ainsi, le contrat attribué à Global Voice pour la gestion des appels entrants est suspendu", écrit La Gazette. Cette suspension restera en vigueur jusqu'à la décision du ministre des Finances et "a pour effet de paralyser le contrôle envisagé par Global Voice group et la facturation de ses prestations sur les appels entrants", ajoute l'hebdomadaire. Le 5 août, le personnel de la Sonatel avait observé une grève surprise pour protester contre l'attribution par l'Etat sénégalais de la gestion des appels téléphoniques entrants à Global Voice. Cette grève avait sérieusement perturbé les communications nationales et internationales pendant 24 heures. Le personnel et la direction de la Sonatel estiment que la décision d'attribuer la gestion des appels entrants à Global Voice risque d'entraîner des fraudes et une hausse conséquente des prix des communications téléphoniques internationales.



Sénégal: La récente nomination au conseil constitutionnel du Sénégal de Cheick Tidiane Diakhaté, ancien président de la Cour d'appel, a été dénoncé par le Parti socialiste sénégalais et qualifiée de "grave lacune"
DAKAR, 21 août 2010 - Le Parti socialiste sénégalais a dénoncé la nomination d'un nouveau président du Conseil constitutionnel, "une grave lacune" selon ce parti au moment où le débat fait rage au Sénégal sur la légalité d'un éventuel troisième mandat du président Abdoulaye Wade en 2012. "Si l'objectif est de mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, il y a lieu de s'étonner de cette grave lacune qui, à elle seule déjà, est grosse d'hypothèque sur la garantie d'une bonne administration de la justice", écrit le PS, principal parti d'opposition, dans un communiqué reçu samedi par l'AFP. Cheikh Tidiane Diakhaté, présenté comme un proche du chef de l'Etat sénégalais et ancien président de la Cour d'appel, a récemment été nommé à la tête du Conseil constitutionnel. Il pourrait à ce titre être amené à se prononcer sur la légalité d'un troisième mandat d'Abdoulaye Wade. "Il convient de le dire sans ambages, le nouveau Président du Conseil constitutionnel a symbolisé la domestication d'une certaine frange de la justice sénégalaise", affirme le PS en référence à des jugements passés de la Cour d'appel, perçus comme favorables au pouvoir. Le PS estime "qu'avec l'instrumentalisation éhontée des institutions et les tripatouillages incessants de la Constitution, le Sénégal se trouve maintenant plongé dans une régression démocratique qui menace de classer désormais notre pays parmi les républiques bananières, si ce n'est tout simplement au rang des dynasties ubuesques". Le président Wade, 84 ans, élu en 2000 pour sept ans, réélu en 2007 pour un deuxième mandat de cinq ans après modification constitutionnelle pour passer au quinquennat, a annoncé en septembre 2009 sa candidature à la présidentielle de 2012 en vue d'un troisième mandat. L'opposition estime qu'Abdoulaye Wade doit boucler en 2012 ses deux mandats légaux, 2000-2007 et 2007-2012. Mais pour le Parti démocratique sénégalais (PDDS, au pouvoir), le décompte doit se faire à partir de 2007, date d'entrée en vigueur du quinquennat, et non 2000. Au débat sur la légalité d'un troisième mandat de Wade, s'ajoute celui sur la volonté prêtée au président sénégalais de vouloir transmettre le pouvoir à son fils Karim une fois réélu en 2012.



Sénégal: La banque française Société Générale, qui compte près de 2,6 millions de clients en Afrique, lance au Sénégal un nouveau service de paiement par téléphone mobile, ouvert à tous, particulièrement à ceux qui n'ont pas de compte en banque
PARIS, 28 juin 2010 - La banque française Société Générale, qui compte près de 2,6 millions de clients en Afrique, lance au Sénégal un nouveau service de paiement par téléphone mobile, ouvert à tous, particulièrement à ceux qui n'ont pas de compte en banque. Le lancement de ce service au Sénégal constitue "une première étape vers un déploiement généralisé sur le continent (...) avant de devenir la solution disponible de paiement par téléphone mobile pour le groupe Société Générale dans le monde", explique la banque dans un communiqué publié lundi. C'est la Société Générale de banques au Sénégal (SGBS), filiale du groupe Société Générale et première banque du pays, qui initie ce service appelé Yoban'tel: il est ouvert à tous ceux qui ont un téléphone portable, quel que soit l'opérateur. Ces derniers doivent ouvrir un compte chez Yoban'tel, et y verser des fonds. L'utilisation du téléphone portable comme terminal de paiement est en pleine expansion selon une récente étude du cabinet Gartner, qui prévoit pour cette année un bond de plus de 50% du nombre d'utilisateurs des moyens de paiement portables, à 108,5 millions. Les pays asiatiques et en développement sont les plus favorables à cette évolution, qui repose sur des populations n'ayant pas ou peu d'accès au système bancaire ou à des ordinateurs fixes. En 2010, il devrait avoir 62,8 millions de personnes utilisant leur téléphone pour faire des paiements rien qu'en Asie-Pacifique et 27,1 millions en Europe de l'Est/Moyen Orient/Afrique. L'Amérique latine vient loin derrière avec 8 millions d'utilisateurs, devant l'Europe de l'Ouest (7,1 millions) et l'Amérique du Nord (3,5 millions).



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis dix ans, a limogé jeudi ses ministres de l'Agriculture et Télécommunications et remanié son gouvernement en nommant 12 femmes sur 41 membres
DAKAR, 24 juin 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis dix ans, a limogé jeudi ses ministres de l'Agriculture et Télécommunications et remanié son gouvernement en nommant plusieurs femmes, selon un décret présidentiel. Sur les 41 membres du gouvernement, 12 sont à présent des femmes, telle Innocence Ntap qui devient ministre du Travail et des organisations professionnelles, selon ce décret distribué à la presse au siège du gouvernement. La plupart des femmes fraîchement nommées se voient cependant confier des ministères de second plan, telles Awa Ndiaye, chargée du Genre et des relations avec les associations féminines africaines et étrangères, Aminata Lô, des relations avec les institutions, ou Seynabou Ly Mbacké, de l'entreprenariat féminin et de la micro-finance. Le gouvernement reste dirigé par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, en poste depuis treize mois. La ministre de l'Agriculture, Fatou Gaye Sarr, est limogée et remplacée par Khadim Gueye. Abdourahim Agne (Télécommunications, Technologies de l'information et de la communication, Transports terrestres et Transports ferroviaires) perd son poste, qui se retrouve scindé en trois. Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, se saisit des Télécommunications, Fatou Blondin Niaye Diop se voit chargée des TIC, tandis que Nafissatou Diouf Ngom reprend les Transports terrestres et ferroviaires.

Liste complète du gouvernement du Sénégal, formé le 24 juin 2010


PREMIER MINISTRE

M. Souleymane Ndéné NDIAYE


MINISTRE D'ETAT

Maître Madické Niang, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères ;
Monsieur Bécaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur ;
Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances ;
Monsieur Cheikh Tidjane Sy, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ;
Monsieur Abdoulaye Baldé, Ministre d’Etat, Ministre des Forces armées ;
Monsieur Djibo Leyti Kâ, Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature
Monsieur Karim Wade, Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures
Monsieur Oumar Sarr, Ministre d’Etat, Ministre de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique
Maître Ousmane Ngom, Ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des PME ;
Mme Awa Ndiaye, Ministre d’Etat, Ministre du Genre et des Relations avec les associations féminines africaines et étrangères
Mme Innocence Ntap, Ministre d’Etat, Ministre du Travail et des Organisations professionnelles
Monsieur Diakaria Diaw, Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction publique et de l’Emploi
Monsieur Samuel Amète Sarr, Ministre d’Etat, Ministre de l’Energie
Madame Ndèye Khady Diop, Ministre d’Etat, Ministre de la Famille, des Groupements féminins et de la Petite enfance.

MINISTRE

Monsieur Khouraïchy Thiam, Ministre de l’Economie maritime
Professeur Amadou Tidiane Bâ, Ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires Régionaux et de la Recherche scientifique ;
Monsieur Khadim Guèye, Ministre de l’Agriculture
Monsieur Kalidou Diallo, Ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du moyen secondaire et des Langues nationales ;
Monsieur Modou Diagne Fada, Ministre de la Santé et de la Prévention ;
Monsieur Aliou Sow, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales ;
Monsieur Mamadou Lamine Keïta, Ministre de la Jeunesse
Monsieur Thierno Lô, Ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel ;
Monsieur Adama Sall, Ministre de l’Urbanisme et de l’Assainissement
Monsieur Mamadou Bousso Lèye, Ministre de la Culture et des Loisirs
Madame Oumou Khairy Guèye Seck, Ministre de l’Elevage ;
Madame Nafy Diouf Ngom, Ministre des Transports terrestres et des Transports ferroviaires
Monsieur Moussa Sakho, Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle
Monsieur Amadou Niang, Ministre du Commerce
Monsieur Moustapha Guirassy, Ministre de la Communication et des Télécommunications, porte-parole du gouvernement ;
Monsieur Sada Ndiaye, Ministre des Sénégalais de l’Extérieur
Monsieur Faustin Diatta, Ministre des Sports
Madame Thérèse Coumba Diop, Ministre de l’Action sociale et de la Solidarité internationale
Madame Amininata Lô, Ministre Chargée des Relations avec les Institutions
Madame Seynabou Ly Mbacké, Ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance
Madame Fatou Blondin Ndiaye Diop, Ministre chargée des Technologies, de l’Information et de la Communication
Madame Khady Mbow, Ministre de l’Hygiène publique et du Cadre de vie
Monsieur Babacar Ndao, Ministre chargé des Ecovilages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture
Monsieur Louis Seck, Ministre des Energies renouvelables

MINISTRES DELEGEUES

Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget ;
Madame Mame Astou Guèye, Ministre déléguée auprès du ministre de la Coopération internationale, chargée de la Coopération décentralisée
Madame Safiatou Sy, Ministre déléguée auprès du ministre de la Justice, chargée des Droits humains
 

 



Sénégal: Le nouveau patron de l'aide française au développement, Dov Zerah, en visite lundi à Dakar, a signé deux conventions avec le Sénégal, pour financer l'agrandissement d'un canal favorisant la riziculture ainsi que des aménagements urbains autour d'une autoroute à Dakar
DAKAR, 14 juin 2010 - Le nouveau patron de l'aide française au développement, Dov Zerah, en visite lundi à Dakar, a signé deux conventions avec le Sénégal, pour financer l'agrandissement d'un canal favorisant la riziculture ainsi que des aménagements urbains autour d'une autoroute à Dakar. M. Zerah a affirmé devant le ministre sénégalais des Finances, Abdoulaye Diop, qu'il ne "pouvait rêver mieux que de signer ces deux conventions", moins de deux semaines après sa nomination à la tête de l'Agence française de développement (AFD). "Elles apportent des financements à deux programmes qui sont au coeur des stratégies de développement de votre pays (le Sénégal), dans les secteurs de l'agriculture et de l'aménagement urbain. Elles contribuent également à mobiliser de l'expertise française au service de votre développement", a-t-il ajouté. L'une des conventions porte "sur un prêt de 30 millions d'euros" pour financer des aménagements urbains, liés au programme autoroutier Dakar-Diamnadio". A cette occasion, un représentant de l'ambassade de France à Dakar, Gautier Mignot, s'est félicité que "l'entreprise sélectionnée pour la réalisation de cette autoroute, à l'issue d'un appel d'offres international, soit française". Le groupe Eiffage avait signé avec l'Etat sénégalais un contrat de concession pour la construction, l'entretien et l'exploitation de cette autoroute pour 30 ans. L'autre convention signée lundi, pour un montant de 3,3 millions d'euros, constitue "une subvention gérée par l'Agence française de développement, sur fonds délégués par la Commission européenne, pour le développement de l'agriculture irriguée". Le Sénégal a initié un programme de relance de la riziculture mais reste encore "parmi les plus gros importateurs de riz de la sous-région", a souligné M. Diop. Interrogé par l'AFP, M. Zerah a insisté sur l'idée que l'aide au développement devait surtout servir à projets créateurs de valeur", de richesse et d'emplois.



Sénégal: Le ministre sénégalais de la Justice El Hadji Amadou Sall, en poste depuis seulement six mois, a été limogé vendredi et remplacé par Cheikh Tidiane Sy
DAKAR, 11 juin 2010 - Le ministre sénégalais de la Justice El Hadji Amadou Sall, en poste depuis seulement six mois, a été limogé vendredi et remplacé par un proche du président Abdoulaye Wade qui avait déjà occupé ce poste de 2005 à 2008, a-t-on appris auprès du gouvernement. "El Hadji Amadou Sall a été remplacé par Cheikh Tidiane Sy par suite d'un décret du président de la République, vendredi", a indiqué à l'AFP une source proche du gouvernement. Aucune explication officielle n'a été donnée au limogeage d'El Hadji Amadou Sall, un ancien porte-parole du président Wade, membre du parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais. Cheikh Tidiane Sy, très proche du président Wade, avait déjà été ministre de la Justice de 2005 à 2008, puis ministre de l'Intérieur d'avril 2008 à octobre 2009. Il avait ensuite été nommé président du conseil d'administration d'une entreprise para-publique, la Société africaine de raffinage. Cheikh Tidiane Sy est par ailleurs le père du conseiller du chef de l'Etat pour les Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Thierno Ousmane Sy, qu'un hebdomadaire sénégalais accuse d'être impliqué dans une présumée affaire de dessous-de-table qui fait grand bruit à Dakar. Ces dernières semaines, Thierno Ousmane Sy avait annoncé son intention de déposer une plainte en diffamation contre l'hebdomadaire La gazette, en évoquant des "informations fausses et mensongères". Selon La gazette, des "experts américains", des "lobbyistes arabes" et des "Sénégalais très haut placés dans les structures de l'Etat" s'étaient partagés 40 millions de dollars, au moment de l'attribution d'une licence de téléphonie au groupe soudanais Sudatel en 2007.



Sénégal: Une cérémonie militaire a été organisée mercredi à Dakar, pour "symboliser" la prochaine restitution aux autorités sénégalaises de terrains occupés par l'armée française, qui ne devrait conserver à terme que 300 soldats dans le pays
DAKAR, 9 juin 2010 - Une cérémonie militaire a été organisée mercredi à Dakar, pour "symboliser" la prochaine restitution aux autorités sénégalaises de terrains occupés par l'armée française, qui ne devrait conserver à terme que 300 soldats dans le pays. Sur la place d'armes du camp Bel Air, à Dakar, le drapeau français a été amené au moment où le drapeau sénégalais s'élevait, puis les deux hymnes nationaux ont retenti. Aucun discours n'a été prononcé. Cette "cérémonie de restitution symbolique des emprises occupées par les forces françaises au Sénégal" constituait "une étape officielle du processus en cours de négociation, pour voir prochainement un accord de coopération", a expliqué un porte-parole des Forces françaises du Cap-vert. De nouveaux accords de défense sont en cours de négociation entre Paris et Dakar. En février, la France et le Sénégal s'étaient entendus pour fermer les bases militaires françaises dans la capitale sénégalaise. Dakar, avec quelque 1.200 hommes prépositionnés, constituait l'une des trois installations permanentes de l'armée française en Afrique, avec Libreville et Djibouti. A présent, "la France propose de conserver à Dakar un simple +pôle opérationnel de coopération à vocation régionale+, fort d'environ trois cents militaires", a confirmé Paris. Mais aucun calendrier n'a encore été défini. Le départ des militaires français pourrait avoir lieu dans les deux ans à venir.



Sénégal: Les emprises militaires françaises au Sénégal seront "symboliquement" restituées mercredi aux autorités sénégalaises, 300 soldats français devant toutefois rester stationnés dans ce pays
PARIS, 8 juin 2010 - Les emprises militaires françaises au Sénégal seront "symboliquement" restituées mercredi aux autorités sénégalaises, 300 soldats français devant toutefois rester stationnés dans ce pays, a annoncé mardi soir le ministère français de la Défense. "Une cérémonie de restitution symbolique des emprises occupées par les forces françaises au Sénégal aura lieu au camp Bel Air, le 9 juin, à Dakar", a indiqué le ministère dans un communiqué. "Elle est organisée conjointement par le Sénégal et la France, qui sera représentée par le vice-amiral d'escadre Philippe Combes de l'état-major des armées", a-t-il précisé. Le ministère note que "cette cérémonie marque le point de départ de l'évolution du dispositif français au Sénégal où la France ne conservera plus de base militaire". "En accord avec le Sénégal, la France propose de conserver à Dakar un simple +pôle opérationnel de coopération à vocation régionale+, fort d'environ trois cents militaires", confirme-t-il encore. Dakar, avec quelque 1.200 hommes prépositionnés, constituait l'une des trois installations permanentes de l'armée française en Afrique, avec Libreville et Djibouti. En février, la France et le Sénégal s'étaient entendus pour fermer les bases françaises à Dakar. Le communiqué du ministère ne précise pas le calendrier de retrait des forces françaises.



Sénégal: Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef) a souhaité mardi que le Sénégal applique réellement ses lois pour protéger les enfants des violences physiques et de l'exploitation

 

DAKAR, 1 juin 2010 - Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef) a souhaité mardi que le Sénégal applique réellement ses lois pour protéger les enfants des violences physiques et de l'exploitation, en citant les cas récents de deux petits garçons "maltraités par leur maître coranique". "La presse s'est faite l'écho le vendredi 28 mai du cas de deux garçons de 8 et 9 ans maltraités par leur maître coranique et qui portent des traces de blessures suite à des sévices corporels. Cette situation interpelle l'opinion publique sur la question de la maltraitance des enfants qui a franchi le seuil du tolérable", juge l'Unicef dans un communiqué publié mardi. Dans ce texte, l'Unicef "invite le gouvernement à revisiter la législation nationale et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour son application impartiale". Pour la représentante de l'Unicef au Sénégal, Giovanna Barbéris, interrogée par l'AFP, "il s'agit de renforcer l'application du dispositif légal qui interdit la mendicité, le trafic de personnes et toutes les formes de violences physiques contre les enfants, mais aussi de réglementer les daaras (écoles coraniques)". "Nous n'accusons pas les daaras en général, pas du tout. Mais il y a des marabouts qui ne sont pas des marabouts et qui pratiquent l'exploitation des enfants. On ne peut pas rester indifférents", a ajouté Mme Barbéris. "Beaucoup de progrès ont été faits mais on doit travailler ensemble - le gouvernement, les organisations internationales, la société civile - pour réellement améliorer la condition des enfants en général et faire en sorte que les violences contre les enfants talibés soient punies", a-t-elle ajouté. Il y a deux ans, l'Unicef avait estimé à "8.000" le nombre d'enfants des rues à Dakar. En avril, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé la situation au Sénégal de "dizaines de milliers d'enfants astreints à la mendicité", trop souvent "exploités et maltraités, soi-disant au nom de la religion". Le 15 avril, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avait également demandé au Sénégal d'agir pour régler le problème des "milliers d'enfants livrés à la mendicité" dans le pays, assimilant leur sort à de "l'esclavage".



Sénégal: L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi un projet de loi visant à instituer la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives
DAKAR, 14 mai 2010 - L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi un projet de loi visant à instituer la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives, a-t-on appris de source parlementaire. "Le projet de loi sur la parité homme-femme a été adopté par la majorité des députés dont seulement trois ont voté contre" le texte, a déclaré à l'AFP le député du pouvoir El Hadji Wack Ly. Le nombre de députés présents et ayant voté pour le projet de loi n'a pas été communiqué. Ce projet de loi institue "la parité absolue entre les hommes et les femmes dans toutes les institutions partiellement ou totalement électives" comme l'Assemblée nationale, le Sénat, les conseils régionaux, municipaux. Dans son article 2, il stipule que "les listes sont alternativement composées des deux sexes", rapporte vendredi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique). "Les listes de candidatures doivent être conformes aux dispositions" de cette loi "sous peine d'irrecevabilité", selon la même source. Avec ce projet de loi, "c'est l'instauration d'une compétition saine et objective, une justice sociale et la reconnaissance de l'importance de la position et de l'implication de tous pour relever les défis de construction et de développement de notre cher pays", a déclaré le ministre la Justice, El Hadji Amadou Sall, qui défendait le projet de loi. "Si la parité choisit égalité et non égalitarisme, la loi n'a pas sa raison d'être", a déclaré de son côté le député du pouvoir El Hadji Wack Ly qui a dit à l'AFP avoir voté contre le projet de loi. Ce texte doit être soumis au Sénat avant d'être promulgué par le chef de l'Etat, Abdoulaye Wade. Ce dernier avait nommé en 2001 la première femme Premier ministre au Sénégal, Mame Madior Boye, qui a occupé le poste jusqu'en 2004.



Sénégal: Le conglomérat saoudien Binladin a fait son entrée jeudi dans le capital de l'unique raffinerie du Sénégal, en rachetant à l'Etat sénégalais 34% des actions pour 10,6 millions d'euros
DAKAR, 29 avr 2010 - Le conglomérat saoudien Binladin a fait son entrée jeudi dans le capital de l'unique raffinerie du Sénégal, en rachetant à l'Etat sénégalais 34% des actions pour 10,6 millions d'euros (14,1 M USD), a constaté un journaliste de l'AFP. L'Etat sénégalais conserve encore 46% du capital de la Société africaine de raffinage (Sar, ex-société publique) et le groupe pétrolier français Total 20%, mais il est prévu qu'à terme, Saudi Binladin group (SBG) devienne l'actionnaire majoritaire. "Nous nous sommes engagés à tout faire pour augmenter la production de la Sar" par un programme d'extension et de modernisation, a déclaré devant la presse le vice-président de Pcmc, filiale de SBG, Sheikh Saad Mohamed ben Laden, au cours de la cérémonie de signature du contrat dans la banlieue de Dakar. Selon le ministre sénégalais de l'Energie, Samuel Sarr, "Saudi Binladin group a versé 7 milliards de francs CFA (10,6 M EUR)" pour acheter 34% des actions à Petrosen (société détenue à 100% par l'Etat sénégalais). Le ministre de la Coopération internationale, Karim Wade, fils du président Abdoulaye Wade, a de son côté assuré que le Sénégal se positionnait désormais "comme le hub énergétique de la sous-région". "Saudi Binladin group va investir 250 milliards de francs CFA (380 millions d'euros) pour l'extension et la modernisation des installations de la Sar", a affirmé à l'AFP le directeur général de Petrosen, Djibril Kanouté, sans donner de délai.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a appelé lundi les pays africains à exploiter leurs ressources minières en commun, pour en diminuer les coûts d'exploitation
DAKAR, 12 avr 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a appelé lundi les pays africains à exploiter leurs ressources minières en commun, pour en diminuer les coûts d'exploitation, et a jugé "choquante" la misère en Afrique malgré les richesses minières du continent "Il faut privilégier l'intégration africaine dans les stratégies d'exploitation des mines. (...) Nous avons surtout intérêt à procéder à l'exploitation de concert", a déclaré le président Wade, à l'ouverture du Salon international des mines à Dakar. "Nous devons avoir un code de mines unique pour la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest, comprenant 15 Etats). On se fait une concurrence ruineuse", a-t-il poursuivi. Selon lui, le Sénégal et le Mali ont ainsi engagé des discussions pour exploiter en commun leurs richesses minières transfrontalières. L'exploitation intégrée des mines permettrait aux pays africains, selon le président Wade, de supporter ensemble beaucoup de "coûts communs" liés notamment aux infrastructures. Le chef de l'Etat, âgé de 84 ans et au pouvoir depuis dix ans, a déploré la pauvreté en Afrique malgré ses richesses minières. "Ca choque l'esprit. Nous avons des mines d'or et de diamant et tout autour, c'est la misère", a t-il dit. Il a alors cité l'exemple des populations du Delta du Niger qui, au Nigeria, malgré les "majors (grandes entreprises du secteur pétrolier, ndlr) et les oléoducs qui passent, sont plus malheureuses qu'au 19e siècle parce qu'au moins, à l'époque, il y avait des champs à cultiver". "Il faut penser aux populations et aux générations futures. Les ressources minières actuelles, nous ne devons pas les dépenser en biens de consommation en les ignorant", a-t-il insisté. Les représentants d'une cinquantaine de firmes nationales et internationales doivent participer jusqu'à jeudi à ce salon des mines. Des participants au salon ont assuré que l'Afrique abrite au moins un tiers des richesses minières mondiales. Mais les retombées de l'exploitation minière ne sont généralement pas bénéfiques aux populations africaines dont la majorité vit dans la pauvreté.



Sénégal: Le gouvernement des Pays-Bas a accordé au Sénégal un appui budgétaire de 23 millions d'euros pour la protection de l'environnement en 2010 et 2011
DAKAR, 9 avr 2010 - Le gouvernement des Pays-Bas a accordé au Sénégal un appui budgétaire de 23 millions d'euros pour la protection de l'environnement en 2010 et 2011, a-t-on appris vendredi auprès du ministère sénégalais chargé de l'Economie. L'accord de financement d'un montant de 23 millions d'euros (près de 15 milliards de FCFA) a été signé vendredi par le ministre sénégalais de l'Economie et des finances, Abdoulaye Diop, et l'ambassadeur des Pays-Bas à Dakar, selon une source au ministère de l'Economie. Il vise à "appuyer financièrement la politique environnementale mise en oeuvre par le Sénégal" en 2010 et 2011, a déclaré le ministre sénégalais. Le Sénégal, pays ouest-africain confronté aux aléas climatiques, a défini cinq priorités dans le domaine de l'environnement: la lutte contre l'érosion côtière et les feux de brousse et la création d'une "Grande muraille verte", un projet censé stopper l'avancée du désert du Sahara du Sénégal à Djibouti. La création d'éco-villages, pour protéger l'environnement en milieu rural, et de bassins de rétention, pour stocker l'eau de pluie, sont les deux autres priorités.



Sénégal: L'économie du Sénégal, deuxième en importance de l'Afrique de l'Ouest francophone, "devrait amorcer un redressement progressif" en 2010, après deux années de croissance "plus lente qu'à l'accoutumée"
DAKAR, 25 mars 2010 - L'économie du Sénégal, deuxième en importance de l'Afrique de l'Ouest francophone, "devrait amorcer un redressement progressif" en 2010, après deux années de croissance "plus lente qu'à l'accoutumée", indique jeudi le Fonds monétaire international (FMI). "Le taux de croissance du PIB réel, qui a été de 2% en moyenne en 2008 et 2009, devrait passer à près de 3,5% en 2010", selon un communiqué du Fonds publié à la suite d'une mission de l'institution au Sénégal du 11 au 25 mars. Mais le FMI pointe toutefois plusieurs problèmes, avec notamment un "déficit budgétaire global plus élevé que prévu dans le programme 2009, atteignant 5% du PIB". De plus, les recettes ont été "insuffisantes", en raison principalement des "arriérés d'impôt des entreprises publiques, surtout Sénélec (électricité), et des dépenses courantes plus élevées que prévu", selon le FMI. "Une vaste réforme du secteur énergétique doit être mise en oeuvre sans délai", insiste le FMI. "Il importe de remédier aux goulots d'étranglement au niveau des approvisionnements énergétiques", selon lui. Les coupures incessantes d'électricité entravent l'activité économique et sont à l'origine, surtout pendant la saison chaude (juillet-octobre), de mouvements de grogne au sein de la population, notamment dans les quartiers déshérités de la banlieue de Dakar. En décembre 2008, un Collectif d'habitants de la banlieue de Dakar, formé notamment d'imams, avait demandé aux habitants de ne plus payer l'électricité à la société nationale, une première au Sénégal.



Sahel: La commission européenne a annoncé lundi avoir accordé aux pays africains du Sahel une aide 20 millions d'euros pour leur permettre de lutter contre la malnutrition et en prévision d'une période de soudure qui s'annonce "précoce et difficile" en 2010
DAKAR, 1 mars 2010 - La commission européenne a annoncé lundi avoir accordé aux pays africains du Sahel une aide 20 millions d'euros pour leur permettre de lutter contre la malnutrition et en prévision d'une période de soudure qui s'annonce "précoce et difficile" en 2010. "La Commission européenne alloue 13 milliards de Francs CFA supplémentaires (20 millions d'euros) à la lutte contre la malnutrition au Sahel", indique un communiqué transmis lundi au bureau de l'AFP à Dakar. "La malnutrition aiguë demeure une urgence au Sahel, qui est une des régions les plus pauvres du monde", indique la Commission. Plusieurs tendances indiquent que la prochaine "période de soudure" sera "particulièrement précoce et difficile en 2010", ajoute-t-elle. Les prix des denrées alimentaires restent très élevés alors que les pluies ont été très irrégulières en 2009, affectant ainsi la production de céréales et de fourrage pour le bétail, selon la même source. Les pays du Sahel, souvent confrontés aux sécheresses et aux inondations et à la hausse de leurs produits alimentaires de base pour l'essentiel importés, connaissent régulièrement des tensions alimentaires



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé un ancien magistrat à la tête de la Commission électorale dont le responsable a récemment démissionné "à la demande" du chef de l'Etat
DAKAR, 8 jan 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé un ancien magistrat à la tête de la Commission électorale dont le responsable a récemment démissionné "à la demande" du chef de l'Etat, a-t-on appris vendredi auprès de la présidence, à deux ans de la présidentielle prévue en 2012. Doudou Ndir est le nouveau président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), une structure chargée de contrôler et superviser le processus électoral. Il remplace Mamadou Moustapha Touré qui avait présenté sa démission fin novembre "à la demande", selon lui, du chef de l'Etat sénégalais. "J'ai décidé de remettre à votre disposition mon mandat de membre de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ainsi que celui de président de la dite institution, comme vous me l'avez demandé", avait écrit M. Touré dans une courte lettre, datée du 26 novembre, au président Wade. Dans une correspondance antérieure adressée à M. Wade, le 23 novembre, M. Touré avait écrit, expliquant sa décision: "vous m'avez notifié, de manière non équivoque, avoir perdu la confiance que vous m'aviez accordée, compte tenu de ce que selon vous, je serais +contre vous+ et que je +combats votre parti+". Magistrat à la retraite, Doudou Ndir a notamment occupé les fonctions de médiateur de la République. La Cena compte douze membres, tous nommés par le président de la République. Abdoulaye Wade, 83 ans, au pouvoir depuis 2000, réélu en 2007 dès le premier tour, est candidat à sa propre succession à l'élection présidentielle prévue en 2012.



Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé un ministre chargé des Affaires religieuses, une première au Sénégal, dans un contexte de relations difficiles entre des religieux et le chef de l'Etat
DAKAR, 6 jan 2010 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé un ministre chargé des Affaires religieuses, une première au Sénégal, dans un contexte de relations difficiles entre des religieux et le chef de l'Etat, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Communication. M. Mamadou Bamba Ndiaye, journaliste et membre du parti au pouvoir, a été nommé ministre conseiller chargé des Affaires religieuses et porte-parole du président de la République, a déclaré à l'AFP une source au ministère. La nomination a eu lieu cette semaine, a-t-on ajouté sans préciser de date. La création de ce ministère est une première au Sénégal, un pays dont 95% de la population est musulmane et 5% chrétienne. La Constitution du pays est laïque. Ce ministère est créé dans un contexte de controverse entre le chef de l'Etat et des religieux, en rapport notamment avec la construction du monument de la Renaissance africaine, une statue géante en bordure de mer sur une colline de la capitale. "Nous avons connu ces derniers temps des malentendus. Il est tout à fait normal de résoudre le problème en mettant en place un dispositif, en faisant accompagner le président de la République", a expliqué mercredi à l'AFP le ministre de la Communication, Moustapha Guirassy. Des échauffourées avaient éclaté le 30 décembre à Dakar entre de jeunes chrétiens et les forces de l'ordre, peu après le "message du Nouvel an" de l'archevêque de Dakar Théodore Adrien Sarr qui avait dénoncé comme "humiliants" des propos de M. Wade sur l'Eglise. Le président Wade, musulman, avait affirmé le 28 décembre alors qu'il défendait la construction de la statue dénoncée par plusieurs imams comme contraire à l'islam: "Pour les musulmans, les églises, c'est pour prier quelqu'un qui n'est pas Dieu. Ils prient Jésus-Christ dans les églises, tout le monde le sait, mais (...) est-ce qu'ils (les imams) ont jamais dit de casser les églises?" Le 11 décembre, des imams sénégalais avaient critiqué dans un prêche commun la construction de la statue et engagé une polémique avec le chef de l'Etat. Le Réseau des ONG islamiques du Sénégal (Rois), formé d'organisations parmi les plus représentatives du pays, appelle par ailleurs le président Wade à "ses obligations constitutionnelles de réserve" sur la religion pour préserver l'entente musulmans-chrétiens au Sénégal, selon un communiqué transmis mercredi à l'AFP. Le Rois dit avoir lancé cet appel "pour aider les musulmans et les chrétiens à poursuivre (leur cohabitation) dans la paix, l'entente et le respect mutuel".



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