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L'actualité du Sénégal
(d'après l'Agence France Presse)


Sénégal: Les transferts des Sénégalais travaillant à l'étranger vont connaître une baisse de 20% en 2009,  de l'ordre de 100 milliards de francs CFA, en raison de la crise économique mondiale

DAKAR, 22 juin 2009 - Les transferts des Sénégalais travaillant à l'étranger vont connaître une baisse de 20% en 2009 en raison de la crise économique mondiale, a annoncé lundi à Dakar le Fonds monétaire international (FMI). "On estime qu'il y aura une baisse de 20% des transferts des émigrés, de l'ordre de 100 milliards de francs CFA (plus de 150 millions d'euros) pour 2009", a déclaré le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), Alex Ségura au cours d'une conférence de presse. Pays pauvre de 12 millions d'habitants, le Sénégal compte une forte diaspora dont les envois d'argent contribuent fortement au pouvoir d'achat des ménages. M. Ségura a également annoncé une "baisse des exportations", sans préciser quels étaient les produits concernés. "La croissance économique sera encore faible cette année, elle sera autour de 3%. L'année 2009 sera encore difficile" pour le Sénégal, a-t-il confirmé. A son côté, le ministre sénégalais de l'Economie et des finances, Abdoulaye Diop, a précisé: "La prévision initiale était de 5,3% mais elle sera de 3,1%" en 2009. Le FMI a accordé vendredi au Sénégal un appui financier de 73 millions d'euros au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières. En 2008, le Sénégal a souffert de la flambée des prix internationaux de produits alimentaires et énergétiques mais également des effets sur son activité de sa très lourde dette intérieure. En décembre, le président Abdoulaye Wade avait reconnu que des "erreurs" avaient été commises dans la gestion des finances publiques en 2007 et 2008. L'Etat avait accumulé une dette très importante vis-à-vis du secteur privé, pour un montant de 342 millions d'euros (225 milliards de FCFA) selon les bailleurs de fond.



Sénégal: Le FMI a attribué au Sénégal un appui financier de 48 milliards de FCFA au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières

DAKAR, 20 juin 2009 - Le Fonds monétaire international a attribué au Sénégal un appui financier de 73 millions d'euros au titre de la facilité destinée à aider les pays victimes d'une crise née en dehors de leurs frontières, a annoncé samedi le ministère sénégalais des Finances. "Le FMI va porter son appui financier à 73 millions d'euros (48 milliards de FCFA) en 2009" déclare le ministère dans un communiqué parvenu samedi à l'AFP. Selon ce texte, le conseil d'administration du FMI a décidé vendredi à Washington d'augmenter "les ressources de la facilité de protection contre les chocs exogènes" (FCE) accordées au Sénégal. Cette aide financière est octroyée aux pays à faible revenu qui subissent les effets de perturbations externes. Selon le ministère, elle "devrait permettre à la fois de régulariser définitivement les créances du secteur privé et d'atténuer l'impact sur la balance des paiements de la flambée des prix internationaux de produits alimentaires et énergétiques enregistrée au cours du dernier trimestre 2008". Le Sénégal a en effet souffert de l'impact de la crise internationale mais également des effets de sa très lourde dette intérieure sur son activité. En décembre, le président Abdoulaye Wade avait reconnu que des "erreurs" avaient été commises dans la gestion des finances publiques en 2007 et 2008. L'Etat sénégalais avait accumulé une dette très importante vis-à-vis du secteur privé, pour un montant de 342 millions d'euros (225 milliards de FCFA, soit plus de 13% du budget 2009) selon les bailleurs de fond. Fin 2008, le FMI avait absous le Sénégal pour les insuffisances notées dans l'application d'un programme de réforme de l'économie. Le Sénégal avait alors été autorisé à "tirer immédiatement 27 millions d'euros" (18 milliards de CFA).



Sénégal: Démission du ministre sénégalais du Budget, Mamadou Abdoulaye Sow, qui a été remplacé par Abdoulaye Diop

DAKAR, 10 juin 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé mercredi un nouveau ministre délégué au Budget, après la démission de Mamadou Abdoulaye Sow, resté seulement neuf mois à son poste, a rapporté la radio télévision sénégalaise (publique). Le nouveau ministre, Abdoulaye Diop, présenté comme "un homme du sérail" par la RTS, avait notamment été directeur de cabinet du précédent Premier ministre, Cheikh Adjibou Soumaré. Il remplace Abdoulaye Sow qui a présenté sa "démission pour convenance personnelle, acceptée par le président de la République", selon la RTS. M. Sow avait été nommé ministre du Budget en août 2008 suite au limogeage d'Ibrahima Sar, après qu'un audit financier eut révélé que des administrations avaient effectué de très importantes dépenses sur des chapitres non inscrits au budget. Le chef de l'Etat a maintes fois retouché, ces dernières semaines, la composition du gouvernement sénégalais formé le 1er mai.



Sénégal: Le Japon a accordé vendredi au Sénégal deux aides non remboursables d'un montant total de 11,6 milliards FCFA, pour la construction de centres de santé et d'un pont

DAKAR, 29 mai 2009 - Le Japon a accordé vendredi au Sénégal deux aides non remboursables d'un montant total de 17,7 millions d'euros (11,6 milliards FCFA), pour la construction de centres de santé et d'un pont, ont annoncé l'ambassade du Japon à Dakar et le ministère sénégalais de l'Economie. Un montant de 12,7 millions d'euros (8,3 milliards de FCFA) sera consacré à "l'aménagement d'infrastructures sanitaires dans les régions de Tambacounda (est) et Kédougou (sud-est)", a précisé l'ambassadeur du Japon Takashi Saito dans un communiqué, après avoir signé les accords de dons. Il s'agit en particulier "de construire et d'équiper trois centres de santé". Près de 5 millions d'euros (3,2 milliards de FCFA) doivent permettre "la construction d'un pont sur le corridor du sud, entre la République du Mali et la République du Sénégal, dans la vallée de la Falémé", a ajouté le diplomate japonais. Selon le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, cet ouvrage "permettra une accélération des échanges entre le Mali et le Sénégal et une exploitation rentable des richesses minières et agricoles dans la zone sud". M. Diop a salué un "nouvel élan" dans la coopération sénégalo-japonaise.



Sénégal: Les journalistes sénégalais ont créé ce week-end un nouvel organe pour instaurer davantage de respect des règles d'éthique et de déontologie dans leurs médias

DAKAR, 25 mai 2009 - Les journalistes sénégalais ont créé ce week-end un nouvel organe pour instaurer davantage de respect des règles d'éthique et de déontologie dans leurs médias, a-t-on appris lundi auprès de leurs initiateurs. Le comité d'observation des règles d'éthique et de déontologie dans les médias (Cored) a été créé samedi lors d'une Assemblée générale à Dakar, a indiqué à l'AFP Ibrahima Bakhoum, président du comité de réflexion pour la création de ce mécanisme d'autorégulation de la presse locale. Les missions du Cored, à l'initiative du principal syndicat de journalistes du pays, sont notamment de "défendre le droit d'expression et le droit des citoyens à une information libre, exacte et honnête". Il veille aussi sur "les principes, règles et us de la profession", a dit M. Bakhoum. Selon lui, ces missions devraient comprendre "la délivrance de la carte nationale de presse et l'émission d'avis consultatif sur la création d'organes de presse". Le Cored veut que lui soit rétrocédée la délivrance de la carte de presse, qu'attribue actuellement le ministère de la Communication. Cet organisation peut prononcer des sanctions, essentiellement "morales", pouvant aller jusqu'au retrait de la carte. "Nous avons soumis le document au gouvernement qui doit valider. Nous voulons qu'il nous donne ces pouvoirs pour que les gens saisissent le comité avant d'aller au tribunal", a dit M. Bakhoum. Le Cored remplace le Comité pour le respect de l'éthique et de la déontologie (Cred) en place depuis plusieurs années mais confronté à des difficultés de fonctionnement. La presse locale est critiquée au Sénégal pour non observation d'éthique et de déontologie. Les plaintes se sont récemment multipliées avec plusieurs condamnations, dont d'emprisonnement contre des professionnels de média. Des syndicats de presse appellent régulièrement à une réforme de la loi, pour dépénaliser les délits de presse, conformément à une promesse du président Abdoulaye Wade en 2004.



Sénégal: L'opposition et la société civile sénégalaises ont présenté dimanche une "charte de gouvernance démocratique", sorte de vaste programme en vue notamment des futures échéances électorales, à l'issue des "assises nationales"

DAKAR, 24 mai 2009 - L'opposition et la société civile sénégalaises ont présenté dimanche une "charte de gouvernance démocratique", sorte de vaste programme en vue notamment des futures échéances électorales, à l'issue des "assises nationales" qu'elles avaient lancées il y a un an. "Dans cette charte, nous disons comment nous voulons voir organiser les institutions, la gouvernance politique, économique et sociale du Sénégal", a déclaré Amadou Makhtar Mbow, président du bureau de ces assises ouvertes le 1er juin 2008 à Dakar, lors de la présentation du rapport final. Cette charte prévoit notamment l'interdiction d'une "succession immédiate" du chef de l'Etat par un membre proche de sa famille. L'opposition prête au président Abdoulaye Wade, 82 ans, l'intention d'organiser sa succession par son fils Karim, ce qu'il a démenti. Karim Wade a été nommé le 1er mai ministre chargé des Infrastructures. "Cette charte est destinée au président de la République, aux partis et aux citoyens sénégalais. Les participants se sont engagés à la mettre en oeuvre s'ils ont des mandats électifs", a dit à la presse M. Mbow, ancien directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). L'opposition a réalisé une percée aux élections locales du 22 mars en remportant plusieurs grandes villes, dont Dakar. Les "assises nationales" ont été présentées par la coalition de l'opposition et des organisations de la société civile comme une réponse à la "crise multiforme" que traverse le Sénégal. Le Sénégal est notamment frappé par des "difficultés économiques énormes", une inflation élevée, une crise des valeurs, une instrumentalisation de l'Etat et des religions, une perte de crédibilité de l'Etat et une instabilité chronique des institutions, selon leurs initiateurs. Les partis au pouvoir n'ont pas participé à ces "assises", mais le président Wade s'était dit disposé à appliquer leurs conclusions si elles étaient dans l'intérêt des Sénégalais.



Sénégal: Les sénateurs sénégalais ont adopté un projet de loi instituant pour la première fois un vice-président au Sénégal

DAKAR, 20 mai 2009 - Les sénateurs sénégalais ont adopté un projet de loi instituant pour la première fois un vice-président au Sénégal, un poste controversé rejeté par l'opposition et qui divise la majorité, rapporte mercredi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique). Le projet de loi constitutionnel a été examiné mardi et "adopté par une écrasante majorité. Deux sénateurs seulement ont voté contre" sur un total de cent, indique l'APS. Le vice-président "sera nommé par le président de la République qu'il assistera dans sa tâche pour permettre (sa) plus grande représentation auprès des populations les plus reculées du Sénégal", selon des documents officiels. Il exerce des "pouvoirs délégués" par le président de la République mais n'assure pas la suppléance de ce dernier. L'adoption du projet de loi par le Sénat a lieu après celle de l'Assemblée nationale vendredi. Ce nouveau poste rejeté par l'opposition divise également la majorité dont plusieurs députés ont ouvertement critiqué sa création et demandé au président Abdoulaye Wade son retrait pour notamment éviter des charges supplémentaires à l'Etat. Des responsables de l'opposition et de la majorité ont laissé entendre que le poste pourrait revenir à Karim Wade, fils et conseiller du président Wade. Karim Wade, nommé ministre chargé des Infrastructures dans le nouveau gouvernement formé le 1er mai, est cité comme successeur potentiel du président Wade, 82 ans. Après l'Assemblée nationale et le Sénat, le projet de loi doit être soumis au Congrès qui réunit ses deux institutions avant d'être promulgué par le chef de l'Etat.



Sénégal: Les députés sénégalais ont adopté vendredi soir un projet de loi instituant un poste de vice-président de la République, une innovation dans les institutions du Sénégal

DAKAR, 16 mai 2009 - Les députés sénégalais ont adopté vendredi soir un projet de loi instituant un poste de vice-président de la République, une innovation dans les institutions du Sénégal, près de deux mois après des élections locales marquées par une percée de l'opposition, a constaté l'AFP. Le projet de loi constitutionnelle a été "adopté par la majorité des députés", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck. Le nombre de votants pour et contre n'a pas été communiqué. Le vice-président "sera nommé par le président de la République qu'il assistera dans sa tâche pour permettre (sa) plus grande représentation auprès des populations les plus reculées du Sénégal", indique un document officiel. Il exerce des "pouvoirs délégués" par le président de la République mais n'assure pas la suppléance de ce dernier. Selon le ministre de la Justice, Madické Niang, qui défendait le texte, il se "résume à deux choses: plus de présence (du président de la République) et plus d'écoute" des populations de sa part. Il n'est pas lié à "une dévolution successorale", a-t-il dit, en réponse à des députés laissant entendre que le poste pourrait revenir à Karim Wade, fils et conseiller du président Wade. Karim Wade, nommé ministre chargé des Infrastructures dans le nouveau gouvernement formé le 1er mai est cité comme successeur potentiel du président Wade, 82 ans. Ce dernier avait annoncé le 3 avril la création d'un poste de vice-président, en précisant qu'une femme pourrait l'occuper. Le texte a divisé les députés de la majorité dont plusieurs ont voté contre, certains arguant que "les priorités sont ailleurs dans un contexte de crise économique et financière". L'opposition a également voté contre "un poste inopportun qui augmente les charges de l'Etat", selon un de ses représentants. Après avoir été adopté par l'Assemblée nationale, le texte doit être soumis au Sénat, puis au Congrès, qui réunit ses deux institutions, avant d'être promulgué par le chef de l'Etat.



Sénégal: Plusieurs bailleurs de fonds ont signé lundi à Dakar "un plan d'action" d'un montant de 15 milliards de US dollars sur deux à trois ans pour venir en aide à l'Afrique, durement frappée par la crise économique mondiale

DAKAR, 11 mai 2009 - Plusieurs bailleurs de fonds ont signé lundi à Dakar "un plan d'action" d'un montant de 15 milliards de US dollars sur deux à trois ans pour venir en aide à l'Afrique, durement frappée par la crise économique mondiale, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous projetons d'augmenter nos engagements d'au moins 15 milliards de US dollars dans les deux à trois prochaines années", indique un communiqué commun, précisant que "ce plan d'action" vise "à soutenir les systèmes financiers de la région et les prêts au secteur privé". Cette aide supplémentaire se fera sous forme de prêts. Les organisations signataires sont la Banque africaine de développement (BAD), l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque de développement de l'Afrique australe, la Coopération financière allemande, la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC) ainsi que la Banque mondiale. "La coordination des différents partenaires au développement en Afrique subsaharienne aurait (de toute façon) dû intervenir", a indiqué à l'AFP le vice-président de la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale pour le secteur privé, Thierry Tanoh. "Mais que ceci ait été précipité par la crise pour être beaucoup plus efficace dans un tel environnement, c'est certain", a-t-il ajouté. "Ce plan d'action est novateur car il regroupe plusieurs institutions qui vont travailler ensemble pour être plus efficaces", a-t-il assuré. Après cinq années de croissance robuste, l'Afrique devrait connaître "un tassement brutal" en 2009 sous l'effet d'une crise mondiale qui pourrait "mettre à mal" certaines avancées démocratiques sur le continent, ont indiqué l'OCDE et la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport commun. Le produit intérieur brut (PIB) africain devrait progresser de seulement 2,8% l'an prochain, soit moitié moins qu'en 2008 (+5,7%), avant de connaître une "reprise modérée" en 2010 (+4,5%), estime l'Organisation de développement et de coopération économiques en Europe. "Dans les années passées, les crises en Afrique étaient dues essentiellement aux facteurs internes", comme des guerres ou une mauvaise gouvernance, "mais cette fois-ci, elle est essentiellement externe, pour la première fois depuis 30 ans", a souligné le président de la BAD Donald Kaberuka. "On demande donc une solution globale", pour faire face à cette crise, a-t-il poursuivi devant la presse, après la signature du plan d'action.



Sénégal: Me Ousmane Ngom a été rappelé lundi dans le gouvernement où il retrouve son poste de ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des PME

Dakar, 4 mai (APS) – Me Ousmane Ngom a été rappelé lundi dans le gouvernement où il retrouve son poste de ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie et des PME, a appris l’APS de bonne source. M. Ngom remplace Ibrahima Cissé qui avait été nommé vendredi dernier dans l’équipe formée par le nouveau Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye. A son retour au cabinet de son ministère, après avoir été reçu par le président de la République Abdoulaye Wade, il a été chaleureusement accueilli par ses collaborateurs qui l’ont longuement ovationné.



La liste du nouveau gouvernement du Sénégal formé le 1er mai 2009


Premier ministre: Souleymane Ndéné Ndiaye

Ministres d'Etat:


1 M. Cheikh Tidjane Sy, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation ;

2 M. Cheikh Tidiane Gadio, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères

3 M. Bécaye Diop, ministre d’Etat, ministre des Forces armées

4 Maître Madické Niang, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

5. M. Abdoulaye Diop, ministre d’Etat, ministre des Finances

6 M. Oumar Sarr, ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement

7 M. Djibo Leyti Kâ, ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels

8 M. Habib Sy, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi et des Organisations professionnelles

9 M. Karim Wade, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures

10 Mme Ndèye Khady Diop, ministre d’Etat, de la Famille, de la Solidarité nationale, de la Sécurité alimentaire, de l’Entreprenariat féminin, de la Microfinance et de la Petite enfance
 

Ministres:


11 M. Abdourahim Agne, ministre des Télécommunications, des TICS, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires

12 Pr Moustapha Sourang, ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires

13 M. Kalidou Diallo, ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire et du moyen secondaire

14 M. Samuel Amet Sarr, ministre de l’Energie et des Biocarburants

15 M . Khoureyssy Thiam, ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et des Transports maritimes

16 Mme Thérèse Coumba Diop, ministre de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène publique

17 Mme Fatou Gaye Sarr, ministre de l’Agriculture et de la Pisciculture

18 Mme Oumou Khairy Guèye Seck, ministre de l’Elevage

19 Mme Aïda Mbodj, ministre de la Transformation alimentaire des produits agricoles

20 Serigne Modou Bousso Lèye, ministre de la Culture, de la Francophonie et des Langues nationales

21 Pr Amadou Tidiane Bâ, ministre de la Recherche scientifique

22 M. Moussa Sakho, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle

23 M. Mamadou Lamine Keita, ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs

24 M. Faustin Diatta, ministre du NEPAD et des Relations avec le parlement

25 M. Sada Ndiaye, ministre des Sénégalais de l’Extérieur

26 M. Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement

27 M. Ibrahima Cissé, ministre de l’Industrie, des Mines et des PME

28 M. Thierno Lô, ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel

29 M. Amadou Niang, ministre du Commerce

Ministres délégués :


1 M. Abdoulaye Sow, ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget

2 M. Alioune Sow, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation, chargé des Collectivités locales et de la Décentralisation

3 M. Khadim Guèye, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pisciculture, chargé des relations avec les Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs.
 


Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé jeudi, Premier ministre, l'ex-ministre de l'Economie maritime Souleymane Ndéné Ndiaye, suite à la démission du Premier ministre Hadjibou Soumaré
DAKAR, 30 avr 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a nommé jeudi à la tête du gouvernement le ministre de l'Economie maritime Souleymane Ndéné Ndiaye, suite à la démission du Premier ministre Hadjibou Soumaré, selon un décret lu par un responsable de la présidence devant la presse. Souleymane Ndéné Ndiaye était ministre de l'Economie maritime, des Transports maritimes, de la Pêche et de la Pisciculture dans le gouvernement démissionnaire. Avocat et maire de Guinguinéo (centre), il avait été directeur de cabinet et porte-parole du président Wade. Lors d'une brève allocution sur les marches du palais présidentiel, le nouveau chef du gouvernement a annoncé que "demain (vendredi) au plus tard, la liste complète du prochain gouvernement" sera connu. Des "consultations" débuteront dans les "prochaines heures", a-t-il précisé. Dans un premier temps, le porte-parole du gouvernement sortant Abdou Aziz Sow avait déclaré à l'AFP que la nouvelle équipe serait nommée "d'ici samedi". "Le président de la République vient de me faire la surprise de me désigner comme Premier ministre", a ajouté M. Ddiaye. "Surprise, car il avait un éventail de choix très important, mais ce n'est peut-être pas aussi une surprise pour avoir travailler ici en tant que porte-parole, en tant que son directeur de cabinet et en ayant aussi milité dans le parti depuis une trentaine d'années", a-t-il précisé. Le président Wade, 82 ans, a procédé à cette nomination, alors qu'un important remaniement ministériel était attendu depuis la percée de l'opposition aux élections locales du 22 mars. L'opposition avait remporté plusieurs grandes villes, dont Dakar, ce qui constituait le premier revers politique pour le pouvoir depuis 2000.


Sénégal: Le Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a présenté jeudi sa démission et celle de son gouvernement au président Abdoulaye Wade qui l'a acceptée

DAKAR, 30 avr 2009 - Le Premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré a présenté jeudi sa démission et celle de son gouvernement au président Abdoulaye Wade qui l'a acceptée, a-t-on appris auprès de la présidence. "Le Premier ministre a présenté sa démission, qui a été acceptée par le président", a indiqué cette source à la présidence. Agé de 58 ans, il avait été nommé à ce poste en juin 2007. Un important remaniement ministériel était attendu après la percée de l'opposition aux élections municipales du 22 mars, qui fut le premier revers politique pour le pouvoir depuis 2000.


Sénégal: Une commission mixte entre l'Etat du Sénégal et Royal Air Maroc a débuté mercredi à Dakar pour "sauver" Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis le 24 avril en raison de difficultés financières

DAKAR, 29 avr 2009 - Une commission mixte entre l'Etat du Sénégal et Royal Air Maroc (RAM) a débuté mercredi à Dakar pour "sauver" Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis le 24 avril en raison de difficultés financières, a constaté un journaliste de l'AFP. Initialement prévue au niveau ministériel, la réunion se tient finalement au niveau des experts. "Nous sommes là dans un esprit positif", a indiqué à la presse l'ambassadeur du Maroc au Sénégal Taleb Barrada. "Nous sommes sereins et optimistes", a renchéri le président du Conseil d'administration d'Air Sénégal, Maniang Seye. "La préoccupation majeure, c'est de trouver une solution de sortie de crise et la reprise des vols", a-t-il ajouté. Le ministre sénégalais des Transports Habib Sy ne participe pas aux travaux mais a tenu, juste avant l'ouverture de la commission mixte, une réunion avec les experts sénégalais. Son homologue marocain est absent. La RAM détient 51% du capital et l'Etat sénégalais les 49% restant. Selon l'intersyndicale d'Air Afrique, le passif de la compagnie aérienne, qui fut la plus importante d'Afrique de l'Ouest, atteint quelque 25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) sur les trois derniers exercices. Créée à la fin de l'année 2000, Air Sénégal a d'abord été une compagnie florissante avant de connaître des difficultés. Fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société en reprochant à la RAM de l'avoir mal gérée. Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal, aggravant encore la crise entre Dakar et la compagnie marocaine.


Sénégal: La saisie des comptes d'Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis vendredi en raison de difficultés financières, a été levée à la demande du plaignant, l'Aéroport international Blaise Diagne

DAKAR, 27 avr 2009 - La saisie des comptes d'Air Sénégal International, dont les avions sont cloués au sol depuis vendredi en raison de difficultés financières, a été levée à la demande du plaignant, l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), a-t-on appris lundi auprès de l'AIBD. L'AIBD "a décidé de donner mainlevée pleine et entière de la saisie effectuée sur les comptes d'Air Sénégal International", détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), selon un communiqué transmis lundi à l'AFP. Cette décision intervient à la suite d'un "acompte effectué par Air Sénégal sur les sommes dues au titre" des redevances aériennes qui auraient dû être versées à l'AIBD afin de financer le nouvel aéroport international Blaise Diagne, situé à une trentaine de kilomètres à l'est de Dakar, selon le texte. L'AIBD fait également état de l'"engagement d'Air Sénégal d'arrêter, et d'un commun accord, les modalités de paiement du reliquat", ajoute le communiqué. Le nouvel Aéroport international Blaise Diagne, dont les travaux ont récemment débuté près de Dakar, avait annoncé la semaine dernière avoir entamé une procédure de recouvrement judiciaire ayant abouti à la saisie des comptes d'Air Sénégal, à la suite du non paiement de redevances aéroportuaires. La saisie des comptes d'Air Sénégal avait aggravé la crise que traverse la société, la contraignant à annuler depuis vendredi tous ses vols, faisant ainsi planer la menace d'un dépôt de bilan sur une des plus importantes compagnies aériennes d'Afrique de l'Ouest. Air Sénégal avait été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal. Florissante au début des années 2000, elle avait même été déclarée compagnie aérienne africaine de l'année en 2003. Mais fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société en reprochant à la RAM d'avoir mal géré l'entreprise. Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à la RAM de se retirer de la gestion d'Air Sénégal, aggravant encore la crise entre l'Etat du Sénégal et la compagnie marocaine. Royal Air Maroc, très critique envers le Sénégal, affirme de son côté maintenir "sa proposition de feuille de route pour un désengagement progressif et concerté" et la présentera à nouveau devant la Commission mixte Etat du Sénégal - Royal Air Maroc qui doit se tenir le 29 avril à Dakar. Le gouvernement sénégalais n'avait toujours pas réagi lundi aux derniers développements de la crise. Au ministère sénégalais des Transports, on restait toutefois optimiste: "Nous sommes dans une dynamique de reprise, nous sommes toujours dans de bonnes dispositions", a-t-on indiqué. Mais une assemblée générale des travailleurs de la compagnie, inquiets pour la sauvegarde des 500 emplois, s'est ouverte lundi après-midi à Dakar.


Sénégal: Le Sénégal, qui collectait pour son propre compte depuis mais 2008 les redevances d'atterrissage et de balisage de ses aéroports jusque-là affectées à l'ASECNA, va de nouveau les reverser à l'organisation panafricaine

DAKAR, 25 avr 2009 - Le Sénégal, qui collectait pour son propre compte depuis mais 2008 les redevances d'atterrissage et de balisage de ses aéroports jusque-là affectées à l'Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), va de nouveau les reverser à l'organisation panafricaine. "Le Sénégal a décidé souverainement la levée de la mesure relative à la perception de la partie des redevances (...) traditionnellement affectées à l'Asecna", indique samedi le ministère sénégalais des Transports dans un communiqué. Cette décision a été prise "dans le cadre de la consolidation et du renforcement de sa politique aérienne et du raffermissement de ses relations amicales et fraternelles avec les pays membres de l'Asecna", poursuit le texte. En novembre 2007, Dakar, qui abrite le siège de l'organisation, avait menacé de quitter l'Asecna pour protester contre la gestion de ses ressources financières, provoquant une grave crise au sein de cette organisation fondée en 1959 et regroupant 17 pays africains et la France. Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2, et gère l'approche et l'atterrissage des avions. Dakar avait ensuite annoncé son intention de rester dans l'organisation, notamment devant les menaces de transfert du siège dans un autre pays. La ville de Bamako avait notamment été citée. Mais le communiqué du ministère sénégalais des Transports, diffusé samedi, n'évoque pas le remboursement des sommes collectées par le Sénégal depuis mai 2008, comme exigé par l'Asecna. Ces derniers développements interviennent au moment où Air Sénégal International, détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), est au bord du dépôt de bilan à la suite de graves difficultés financières. Ses avions sont cloués au sol depuis vendredi.


Sénégal: Selon Royal Air Maroc, la compagnie aérienne Air Sénégal International "a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols"

DAKAR, 24 avr 2009 - La compagnie aérienne Air Sénégal International (ASI), détenue à 51% par Royal Air Maroc (RAM), "a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", a indiqué vendredi la compagnie marocaine dans un communiqué. "Depuis plusieurs semaines, Royal Air Maroc n'a cessé d'alerter ses co-actionnaires sénégalais sur les risques d'arrêt des activités d'Air Sénégal International. Aujourd'hui, Air Sénégal International a cessé d'opérer et a dû arrêter tous ses vols", selon le texte reçu par l'AFP. "Cette fin d'exploitation est la conséquence inévitable de la situation créée par la partie sénégalaise qui a pris, malgré les multiples mises en garde de Royal Air Maroc, des décisions qui ont nui à l'existence même de sa compagnie nationale", assure le texte. "La direction générale d'Air Sénégal a arrêté l'exploitation, tous les vols ont été annulés, la décision a été prise dans la nuit", a précisé à l'AFP un syndicaliste sous couvert de l'anonymat. L'annulation des vols a également été confirmée par une grande agence de voyages de Dakar. Royal Air Maroc et l'Etat du Sénégal sont en conflit ouvert depuis près de deux ans sur la gestion de leur filiale commune Air Sénégal International, qui a été créée à la fin de l'année 2000 avec un capital détenu à 51% par la RAM et 49% par l'Etat du Sénégal. La crise s'est aggravée début avril à la suite d'une décision d'un tribunal sénégalais interdisant à Royal Air Maroc de se retirer de la gestion d'Air Sénégal. La RAM avait fait appel. Air Sénégal était la plus importante compagnie aérienne d'Afrique de l'Ouest.


Sénégal: Avec une consommation de 800 000 tonnes l'an dernier, le Sénégal, durement frappé par la crise alimentaire depuis 2008, développe sa riziculture et "n'importera plus aucun grain de riz en 2012", a affirmé mardi le ministre sénégalais de l'Agriculture

DAKAR, 14 avr 2009 - Le Sénégal, durement frappé par la crise alimentaire depuis 2008, développe sa riziculture et "n'importera plus aucun grain de riz en 2012", a affirmé mardi le ministre sénégalais de l'Agriculture, Amath Sall, au cours d'un forum auquel assistait l'AFP. Le Sénégal a consommé 800.000 tonnes de riz l'an dernier, dont 75% ont été importées de Thaïlande, selon un responsable du ministère de l'Agriculture. "En 2012, le Sénégal n'importera plus aucun grain de riz. Nous serons en mesure d'assurer tous nos besoins", a déclaré M. Sall à l'occasion d'un forum sur le riz local, en marge de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (Fiara) qui se tient jusqu'19 avril à Dakar. "Depuis 50 ans, nous essayons de nous libérer de la tyrannie des importations de riz. Aucun gouvernement n'y est parvenu. Mais depuis deux ans, le Sénégal s'est engagé et marche vers l'autosuffisance en riz", a ajouté M. Sall. Les autorités de ce pays sahélien ont lancé en avril 2008 une politique baptisée "la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)" qui vise l'autosuffisance alimentaire. Pour le riz, "les objectifs de ce programme ont été atteints à 94%" en 2008", a assuré un responsable de la Société d'aménagement des terres du Delta du Fleuve Sénégal (Saed), Seyni Ndao. "Nous avons réalisé 512.000 tonnes de riz paddy (non décortiqué), soit 332.000 tonnes de riz blanc (...), couvrant ainsi 40% des besoins nationaux", a affirmé M. Ndao. Les bilans officiels de la Goana sont cependant très contestés par des organisations de producteurs et des spécialistes de l'agriculture. Le Sénégal vise une production de 623.000 tonnes de riz pour 2010, et d'un million de tonnes pour 2012, selon M. Ndao. Selon le ministre de l'Agriculture, le gouvernement étudie la mise en place d'un "dispositif de protection pour le riz local" contre la concurrence étrangère, qui serait "opérationnel dès 2009". La hausse des prix du riz produit en Asie a durement atteint le Sénégal en 2008. Le pays avait connu une pénurie de riz brisé parfumé asiatique pendant plusieurs mois, privant ainsi les Sénégalais les plus pauvres du traditionnel "ceebu jën" (riz au poisson).


Sénégal: Les Etats-Unis ont octroyé au Sénégal un don de 10,2 millions d'euros mercredi à Dakar pour financer des projets hydrauliques et d'infrastructures, faisant partie du Millenium challenge corporation

DAKAR, 1 avr 2009 - Les Etats-Unis ont octroyé au Sénégal un don de 10,2 millions d'euros mercredi à Dakar pour financer des projets hydrauliques et d'infrastructures, faisant partie du Millenium challenge corporation (MCC), un programme américain pour le développement. Cette aide doit financer "les études détaillées de deux projets routiers, de trois projets hydrauliques et des études relatives à la construction d'une maison de justice", a expliqué le ministre sénégalais de l'Economie, Abdoulaye Diop. Selon l'ambassade des Etats-Unis au Sénégal, les études de ces projets devraient être finalisées "dans les cinq prochains mois". Le Sénégal est éligible au programme d'aide américain depuis 2004. En 2007, un projet de construction d'une plate-forme industrielle à Diamniadio (30 km de Dakar) faisant partie du MCC avait été interrompu. L'aide américaine au Sénégal concerne notamment les domaines sanitaire, éducatif et économique et s'élevait en 2008 à 51 millions de dollars (33,5 millions d'euros).


Sénégal: La victoire de l'opposition dans plusieurs grandes municipalités, dont Dakar, aux élections locales du 22 mars au Sénégal a été confirmée vendredi par des résultats officiels

DAKAR, 27 mars 2009 - La victoire de l'opposition dans plusieurs grandes municipalités, dont Dakar, aux élections locales du 22 mars au Sénégal a été confirmée vendredi par des résultats officiels selon lesquels le pouvoir a cependant gagné plusieurs conseils régionaux du pays. La coalition d'opposition "Benno Siggil Senegaal" ("S'unir pour un Sénégal debout" en ouolof) a gagné dans des villes comme Dakar et sa banlieue, Saint-Louis, Louga (nord), Fatick et Diourbel (centre), Mbour (ouest), selon l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique), citant des commissions départementales de recensement des votes. Elle a également remporté la région de Dakar, qui compte à elle-seule quelque 1,5 million d'inscrits. A Saint-Louis, cinq ministres investis sur les listes de cette ville, dont ceux de l'Intérieur et des Collectivités locales, ont été battus. Des responsables du pouvoir ont demandé la démission des membres du gouvernement ayant été battus aux élections locales, selon la presse locale. La coalition au pouvoir l'emporte cependant dans des villes comme Tambacounda (sud-est), Kolda et Ziguinchor (sud). Cette dernière ville, la principale de Casamance, est le fief du secrétaire général de la présidence de la République, Abdoulaye Baldé, également n°2 de la "Génération du concret", un mouvement politique proche du parti présidentiel dirigé par Karim Wade, fils et influent conseiller du chef de l'Etat. Ces élections ont été marquées par l'entrée en politique de Karim Wade, 40 ans, auquel des observateurs avaient prêté l'intention de briguer la mairie de la capitale et l'ambition de se présenter à la présidentielle de 2012. Le pouvoir a gagné plusieurs des quatorze conseils régionaux du pays dont Ziguinchor (sud), Tambacounda, Louga, et Saint-Louis, selon l'APS. L'ensemble des résultats pour les élections rurales n'était pas connu vendredi à 18H30 locales et GMT. Pour ces élections rurales, municipales et régionales, "il n'y a pas de commission nationale de recensement des votes, qui fait le décompte des voix pour chaque liste au niveau national et donne la répartition des collectivités locales par liste", a expliqué à l'AFP une source au ministère de l'Intérieur. Le président Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes", selon un communiqué officiel. Lundi, le porte-parole de la présidence, Amadou Sall, avait néanmoins assuré que "plus de la majorité des collectivité locales", au nombre de 543 dans tout le pays, restait "à la coalition Sopi", dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Ces élections locales, reportées à deux reprises, avaient valeur de test pour le président Wade, au pouvoir depuis 2000. Elles marquent également le retour dans le jeu politique des principaux partis d'opposition qui avaient boycotté les législatives et les sénatoriales d'il y a deux pour protester contre des fraudes présumées à la présidentielle de 2007 remportée par le président Wade.


Sénégal: Le président sénégalais Abdoulaye Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires aux élections locales du 22 mars dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes"

DAKAR, 26 mars 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a félicité jeudi l'opposition pour ses victoires aux élections locales du 22 mars dans "de nombreuses collectivités" du pays "parmi lesquelles d'importantes villes". "Le président de la République tient à féliciter (...) particulièrement les partis et coalitions de partis issus de l'opposition à qui les électeurs ont fait confiance en leur confiant l'administration de nombreuses collectivités locales parmi lesquelles d'importantes villes", selon un communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres. Dans sa communication au conseil, le chef de l'Etat a assuré "aux nouvelles autorités locales que le gouvernement (respecterait) scrupuleusement leur droit à la libre administration". La coalition d'opposition "Benno Siggil Senegaal" ("S'unir pour un Sénégal debout" en ouolof) avait revendiqué dès lundi matin une "large victoire" à l'issue de ces élections locales qui avaient valeur de test pour le régime du président Wade, au pouvoir depuis 2000. L'opposition affirmait l'avoir emporté dans "plusieurs grandes villes" dont la capitale "Dakar et sa banlieue, Fatick (centre), Saint-Louis, Louga (nord) et Diourbel (centre)". Lundi, le porte-parole de la présidence avait néanmoins assuré que "plus de la majorité des collectivité locales" restait "à la coalition Sopi", dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Le président devait quitter Dakar jeudi après-midi pour Paris et passer quelques jours en France, a indiqué à l'AFP une source à la présidence. Les "commissions régionales et départementales ont jusqu'à vendredi minuit pour proclamer les résultats officiels définitifs", selon le ministère de l'Intérieur. Après la proclamation de ces résultats, le président "reviendra sur leur signification et s'engage à identifier les messages que le peuple lui a transmis et leur apporter les réponses appropriées", a annoncé le communiqué. Dans un premier temps, lundi, le porte-parole de la présidence avait déclaré que ce scrutin "purement local" n'avait "rien à voir avec la politique du président Wade". Ces élections, sur fond de tensions sociales, marquaient l'entrée dans l'arène politique du fils du président, Karim Wade, candidat à un poste de conseiller municipal à Dakar. Des observateurs lui prêtaient l'intention de briguer la mairie de la capitale et l'ambition de se présenter à la présidentielle de 2012.


Sénégal: Le taux de participation pour les élections locales de dimanche au Sénégal, important test avant le scrutin présidentiel de 2012, est "de l'ordre de 50%"

DAKAR, 22 mars 2009 - Le taux de participation pour les élections locales de dimanche au Sénégal, important test avant le scrutin présidentiel de 2012, est "de l'ordre de 50%", a annoncé le ministère sénégalais de l'Intérieur. "La participation est de l'ordre de 50%. C'est une estimation. Mais c'est très satisfaisant du fait du retard (dans le début des opérations de vote) enregistré dans certaines localités", a indiqué à l'AFP le directeur de la communication du ministère, Macoumba Koumé . "Nous avons un sentiment de satisfaction globale même s'il y a eu des difficultés ça et là", a-t-il ajouté. "Ce n'était pas évident d'organiser des élections dans 543 collectivités locales, avec au total 90 partis ou coalitions et plus de 55 millions de bulletins de vote imprimés", a-t-il assuré. Les premiers résultats sont attendus dans la nuit mais les chiffres globaux doivent officiellement être annoncés "au plus tard vendredi minuit", a-t-il conclu. Près de 5 millions d'électeurs (sur 12 millions de Sénégalais), dont près de 1,5 million dans la seule région de Dakar, étaient appelés aux urnes pour élire plus de 20.000 conseillers ruraux, municipaux et régionaux dans 543 collectivités locales. Ces élections se déroulent sur fond de tensions sociales et marquent également l'entrée dans l'arène politique de Karim Wade, 40 ans, fils et influent conseiller du président Abdoulaye Wade, 82 ans, dans la perspective d'une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle.


Sénégal: Près de 5 millions de sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche pour les élections locales, qui font figure de test national avant le scrutin présidentiel de 2012

DAKAR, 22 mars 2009 - Les opérations de vote pour les élections locales, qui font figure de test national avant le scrutin présidentiel de 2012, ont débuté dimanche matin au Sénégal. Les bureaux de vote ont ouvert, souvent avec retard sur l'horaire prévue, à partir de 08H00 (locales et GMT) et fermeront leurs portes à 18H00. "On a commencé. Maintenant, tout est en place", s'est félicité le président du bureau de vote numéro 1, installé dans l'école Berthe Maubert, au quartier du Plateau (centre de Dakar), Moustapha Thiam. Dans plusieurs autres bureaux, le vote n'avait toutefois pas débuté en raison de l'absence de bulletins de certains partis et coalitions. Près de 5 millions d'électeurs (sur une population totale de 12 millions), dont près de 1,5 million dans la région de Dakar, sont appelés aux urnes pour élire plus de 20.000 conseillers ruraux, municipaux et régionaux dans 543 collectivités locales.


Sénégal: La Banque africaine de développement a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt au Sénégal d'environ 44,8 millions de dollars américains pour financer un programme d'approvisionnement de la population rurale en eau potable

TUNIS, 18 fév 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt au Sénégal d'environ 44,8 millions de dollars américains pour financer un programme d'approvisionnement de la population rurale en eau potable, dans un communiqué publié à Tunis. Ce programme, qui en est à sa deuxième phase, permettrait l'amélioration des conditions sanitaires de la population dans les zones rurales de Kaffrine, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, précise le communiqué. Le financement accordé dans le cadre de l'"Initiative sur l'alimentation en eau", permettra la réalisation de divers travaux dont 35 nouveaux forages et près de 10.000 branchements au réseau de distribution. Quelque 800.000 habitants bénéficieront directement de ce projet dont le coût global est estimé à 50 millions de dollars américains (près de 40 millions d'euros), la contribution de la BAD représentant 90% du total. Le montant des engagements de la BAD au Sénégal s'élèvent à 950 millions de dollars.


Sénégal: Les transferts officiels des Sénégalais travaillant à l'étranger devraient baisser de 28% en 2009, soit 400 milliards de FCFA en 2009 contre 555 milliards de FCFA en 2008, en raison des effets de la crise économique mondiale

DAKAR, 17 fév 2009 - Les transferts officiels des Sénégalais travaillant à l'étranger, une des principales ressources du pays, devraient baisser de 28% en 2009, en raison des effets de la crise économique mondiale, a indiqué à Dakar le représentant du FMI. "En 2008, les transferts officiels (de la diaspora) sont estimés autour de 555 milliards de FCFA (846 millions d'euros). Pour 2009, c'est estimé à 400 milliards de FCFA (609 millions d'euros)", a déclaré lundi soir le responsable du Fonds monétaire international (FMI) à l'AFP et à Radio France internationale (RFI). "C'est quand même une forte baisse avec des effets qui nous préoccupent beaucoup sur le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il souligné. Historiquement très présente en France, ancienne puissance coloniale, la diaspora sénégalaise s'est récemment implantée dans d'autres pays européens, notamment l'Italie et l'Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis. Ce pays pauvre de 12 millions d'habitants a une très forte tradition d'émigration, légale ou clandestine, vers les pays du Nord.


Sénégal: La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au Sénégal a enregistré en 2008 une "forte chute", passant de 4,7% en 2007 à seulement 2,5%

DAKAR, 17 fév 2009 - La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au Sénégal a enregistré en 2008 une "forte chute", passant de 4,7% en 2007 à seulement 2,5%, a indiqué à Dakar le représentant du FMI Alex Segura. "Entre 1995 et 2005, le Sénégal a eu des taux de croissance autour de 5%. En 2007, il a été de 4,7%", a déclaré le responsable du Fonds monétaire international (FMI) lundi soir à l'AFP et Radio France Internationale (RFI). Mais "l'effet de la dette intérieure sur l'activité économique a été très très négatif et a conduit à un ralentissement de l'activité en 2008 avec un taux de croissance estimé autour de 2,5%, donc une forte chute", a-t-il précisé. En 2006, le PIB sénégalais avait déjà connu une mauvaise année: +2,4%. En 2008, "le secteur secondaire a été fortement affecté, les fournisseurs de l'Etat n'ont pas été payés à temps. Beaucoup d'entreprises ont été contraintes de réduire leurs activités", a-t-il ajouté. Selon lui, la croissance du PIB non agricole a été de seulement +1,5% en 2008. Pour 2009, l'estimation de croissance du FMI est de +4%. Concernant la lourde dette intérieure, "un tiers avait été payé il y a une semaine. Sur le stock de 225 milliards de FCFA (342 millions d'euros) répertoriés avec les autorités, il restait encore autour de 150 milliards de FCFA (228 millions d'euros)", a-t-il ajouté. "Le ministre des Finances (Abdoulaye Diop) travaille pour trouver des ressources pour payer le reste. Au cours des prochaines semaines, sinon la totalité, une grande partie sera payée", a assuré le représentant du FMI.


Sénégal: La Chine a fait un don jeudi de 8,9 millions d'euros au Sénégal pour des projets dans les domaines sportif, culturel et sanitaire

DAKAR, 29 jan 2009 - La Chine a fait un don jeudi de 8,9 millions d'euros au Sénégal pour des projets dans les domaines sportif, culturel et sanitaire, a constaté une journaliste de l'AFP. "Le gouvernement chinois fournira au gouvernement sénégalais une aide financière non remboursable d'un montant de 80 millions de yuans (8,9 millions d'euros), destinée à des projets de coopération", a déclaré l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Shaye. Ce don financera "la construction (ou la réhabilitation) de 11 stades régionaux, du musée des civilisations noires, du Grand Théâtre national du Sénégal et de l'Hôpital pédiatrique de Pikine (banlieue de Dakar)", a précisé le ministre sénégalais des Finances, Abdoulaye Diop. Malgré la crise financière, la Chine "respectera fermement ses engagements d'aide et de coopération à l'égard d'autres pays en voie de développement, notamment les pays africains", a insisté M. Lu. Ce don "porte à 390 millions de yuans, soit près de 26 milliards de FCFA (39,6 millions d'euros), la somme totale obtenue de votre gouvernement (la Chine, ndlr) pour le financement de ces projets d'equipement et d'infrastructures", a rappelé M. Diop. La Chine et le Sénégal ont rétabli leurs relations diplomaties en octobre 2005, après un divorce de près de dix ans dû à la reconnaissance de Taïwan par le Sénégal.


Sénégal: La France a donné 11 millions d'euros au Sénégal pour soutenir des "initiatives de développement" des émigrés sénégalais établis en France en vue du développement de leur région d'origine

DAKAR, 26 jan 2009 - La France a donné 11 millions d'euros au Sénégal pour soutenir des "initiatives de développement" des émigrés sénégalais établis en France en vue du développement de leur région d'origine, a-t-on appris lundi à Dakar auprès de l'ambassade de France. Ce don a été fait en présence de l'ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin et du ministre sénégalais des finances, Abdoulaye Diop. Le premier don, d'un montant de 2 millions d'euros, concerne un projet de "développement solidaire des régions d'origine des ressortissants sénégalais établis en France". Le deuxième don, d'un montant de 9 millions d'euros pour la période 2009-2011, soutient un "programme d'appui aux initiatives de solidarité pour le développement". Ce programme contient cinq volets dont "l'accompagnement des promoteurs sénégalais établis en France", et "la mobilisation de la diaspora hautement qualifiée établie en France", a précisé M. Rufin.


Sénégal: La France et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont accordé au Sénégal  deux prêts d'un montant total de 32,7 milliards de FCFA pour financer un projet de dépollution de la baie de Hann, à Dakar, surnommée "la baie poubelle"

DAKAR, 19 jan 2009 - Le Sénégal va financer un projet de dépollution de la baie de Hann, à Dakar, surnommée "la baie poubelle", grâce à deux prêts d'un montant total de 50 millions d'euros dont les conventions ont été signées lundi avec la France et la Banque européenne d'investissement (BEI). L'Agence française de développement (AFD) prête au Sénégal 30 millions d'euros (19,7 milliards FCFA) et la BEI 20 millions d'euros (13,1 milliards FCFA). Il s'agit de "la première opération de dépollution industrielle de grande ampleur au Sénégal", ont souligné l'ambassadeur de France Jean-Christophe Rufin tout comme le représentant de la BEI Jack Reversade, durant une conférence de presse aux côtés des ministres sénégalais de l'Environnement et de l'Economie. Le projet doit permettre "de faire retrouver à la baie de Hann son lustre d'antan et de lui faire redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, l'une des plus belles baies du monde", a souhaité le ministre de l'Economie Abdoulaye Diop. Actuellement, "71 unités industrielles sont installées tout au long de la baie et y rejettent directement leurs effluents", a ensuite précisé Amadou Lamine Dieng, directeur de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS), maître d'oeuvre du projet. Concrètement, un canal devrait être créé pour collecter les rejets industriels et les eaux usées domestiques pour les conduire vers une toute nouvelle station d'épuration. Une fois traités, ces effluents seront rejetés dans le fond de l'océan, à trois kilomètres de distance, "afin de bénéficier du pouvoir auto-épurateur de l'océan", selon un communiqué. Les travaux devraient débuter en 2010 et s'achever en 2012, voire "au plus tard en 2014", selon M. Dieng. "Le montage de l'opération engage par ailleurs fortement les industriels puisque le système de tarification doit les conduire à prendre en charge une partie du coût de l'assainissement", a souligné M. Rufin, évoquant l'introduction du principe "pollueur-payeur" au Sénégal. L'ambition, selon le communiqué, est "la restauration durable de la qualité des eaux de la baie" pour "protéger le milieu marin et améliorer la situation sanitaire des populations riveraines, soit 55.000 personnes".


Sénégal: Deux députés sénégalais proches de l'ex-Président de l'Assemblée nationale Macky Sall ont été déchus mercredi de leur mandat à l'Assemblée nationale
DAKAR, 14 jan 2009 - Deux députés sénégalais proches de l'ex-Premier ministre Macky Sall ont été déchus mercredi de leur mandat à l'Assemblée nationale, a-t-on appris auprès du parti démocratique sénégalais (PDS, parti au pouvoir). "Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé la mise en déchéance automatique des députés Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo", a déclaré à l'AFP le président du groupe parlementaire du PDS, Doudou Wade. "Les dispositions de la Constitution, notamment l'article 60 et l'article 7, disent que des députés démissionnaires de leur parti sont automatiquement déchus de leur mandat à l'Assemblée", a-t-il ajouté. Des responsables politiques du PDS reprochent à Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo leur "manque de fidélité" et "de loyauté envers le PDS", car "ils (les deux députés) disent être dans une liste (électorale) opposée à Abdoulaye Wade (président de la République et chef du PDS)", s'est indigné M. Doudou Wade. Interrogés mercredi par la radio privée sénégalaise RFM, Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo, respectivement ancien maire des Parcelles Assainies (banlieue de Dakar) et ex-représentant du PDS à Touba (centre), ont nié avoir démissionné du PDS. "Je n'ai pas démissionné du PDS, je le réaffirme", a indiqué Mbaye Ndiaye sur RFM. Deux autres députés ont été désignés mercredi pour les remplacer. Il s'agit de "Lamine Dia de Dakar et d'Amadou Fall du département de Mbacké", a précisé le responsable du PDS. Cette mesure intervient à moins de trois mois des élections locales, municipales et régionales prévues le 22 mars. Ces élections ont valeur de test pour le parti présidentiel et ses alliés qui occupent la majorité des sièges des deux chambres du Parlement. Les deux députés déchus de leur mandat mercredi sont proches de Macky Sall, ex-Premier ministre, qui suite à son éviction de la présidence de l'Assemblée nationale en novembre, avait démissionné du PDS et créé son parti. Sa formation est membre de la principale coalition de l'opposition pour les élections prévues en mars.



Sénégal: La société publique soudanaise Sudatel, détentrice de la troisième licence globale de télécommunications au Sénégal, a officiellement débuté lundi ses activités dans le pays sous le label "Expresso"
DAKAR, 12 jan 2009 - La société publique soudanaise Sudatel, détentrice de la troisième licence globale de télécommunications au Sénégal, a officiellement débuté lundi ses activités dans le pays, a constaté une journaliste de l'AFP. "Nous démarrons nos services avec une couverture complète et nationale. Nous avons prévu la densification de nos services en fonction des besoins", a déclaré à la presse le directeur général d'Expresso (label commercial de Sudatel), Emmanuel Hamez. En septembre 2007, Sudatel avait acquis une licence d'un montant de 200 millions de dollars pour 20 ans au Sénégal qui lui permettait d'exploiter les réseaux téléphoniques fixe, mobile, international et internet. Pendant un an, ce groupe a installé "260 sites d'émission radioélectriques, six points d'interconnexions et un réseau de transmission IP (internet protocol) sur tout le pays", a précisé le directeur de la société. Cet opérateur, aussi présent en Mauritanie, au Ghana et au Nigéria, s'appuie sur une norme américaine, "le CDMA 2000", offrant "une capacité d'émission beaucoup plus importante". Cette technologie a permis au groupe "d'avoir la même couverture que ses concurrents avec moins de sites d'émission" installés sur le territoire, a expliqué M. Hamez. Le label Expresso, a été créé à Dubaï en août 2008 et compte 300.000 abonnés dans les pays présents. En 2008, la valeur totale des revenus du groupe était estimée à 1,5 milliard de dollards. Sudatel espère amortir le coût de sa licence "sur cinq ans", a poursuivi M. Hamez. Deux opérateurs, le groupe Sonatel (opérateur historique au Sénégal, détenu à 42,3% par France Télécom) et Millicom International Cellular (MIC), groupe basé au Luxembourg et qui opère au Sénégal sous le label Tigo, sont déjà présents sur tous les réseaux sénégalais de télécommunications. Le secteur de la téléphonie mobile est au Sénégal, comme dans le reste de l'Afrique, particulièrement dynamique et lucratif.


Sénégal: Le gouvernement sénégalais a annoncé mercredi une baisse de 12% du prix de l'électricité, dans un contexte de contestation menée par les imams de la banlieue de Dakar contre les factures élevées de courant et les prix élevés des produits de base
DAKAR, 7 jan 2009 - Le gouvernement sénégalais a annoncé mercredi une baisse de 12% du prix de l'électricité, dans un contexte de contestation menée par les imams de la banlieue de Dakar contre les factures élevées de courant et les prix élevés des produits de base. "Il a été décidé (...) d'appliquer une baisse uniforme de 12% du prix de l'électricité", indique un communiqué officiel. Cette baisse entre en vigueur dès mercredi. Elle est "contenue dans une fourchette incluant le cours du baril au 29 décembre 2008, avec un plafond fixé à 58 dollars au-delà duquel, néanmoins, les mêmes exigences et contraintes pourraient justifier la révision de la grille", précise le communiqué. Le Sénégal, qui importe la quasi totalité de ses produits pétroliers, a été confronté à une hausse des prix de l'énergie. Depuis août 2008, le prix de l'électricité a augmenté en moyenne de 17 %, suscitant un mouvement de contestation conduit, fait exceptionnel, par des imams. Le 6 décembre, ces derniers avaient organisé une marche dans la banlieue de Dakar pour notamment appeler à une baisse des tarifs de l'électricité et inciter les habitants à ne pas payer les factures "trop chères".


Sénégal: La Chine a octroyé mardi au Sénégal deux prêts à taux préférentiel d'un montant global de 27,5 milliards de francs CFA pour le "renouvellement" des autobus de la société Senbus "en vue d'une fabrication locale de bus" et la construction d'un "réseau de sécurité nationale"
DAKAR, 6 jan 2009 - La Chine a octroyé mardi au Sénégal deux prêts à taux préférentiel d'un montant global de 27,5 milliards de francs CFA (41,25 millions d'euros), a-t-on appris auprès du ministère des Finances. "Deux accords-cadres ont été signés entre l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Shaye et le ministre des Finances, Abdoulaye Diop, pour un montant de 27,5 milliards de francs CFA", a déclaré à l'AFP le chargé en communication du ministère, Cheikh Thiam. Le premier accord de financement se monte à 11,5 milliards de francs CFA (17, 25 millions d'euros) et concerne le "renouvellement" des autobus de la société Senbus "en vue d'une fabrication locale de bus", a indiqué M. Thiam. "La partie chinoise apportera une chaîne de montage de voiture avec un transfert de technologies" à Dakar, a-t-il ajouté. Le second prêt s'élève à 16 milliards de francs CFA (24 millions d'euros). Il vise à construire un "réseau de sécurité nationale". Ce projet informatique devrait "améliorer le dispositif sécuritaire entre le ministère de l'Intérieur" et d'autres institutions "comme la gendarmerie", a précisé M. Thiam. En juin 2007, la Chine "avait accordé deux prêts préférentiels de 48 milliards de francs CFA (72 millions d'euros) au Sénégal" pour financer entre autres, le projet de l'intranet gouvernemental, a rappelé mardi M. Diop.


Sénégal: Après les émeutes de Kédougou où une manifestation avait dégénéré en émeutes le 23 décembre, le Président Wade a accepté la tenue d'un "forum social"
DAKAR, 5 jan 2009 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a accepté la tenue d'un "forum social" à Kédougou, où une manifestation avait dégénéré en émeutes le 23 décembre, faisant officiellement deux morts, a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole des notables de Kédougou. Le président Wade a reçu lundi, pendant 02H30, une délégation d'une vingtaine de personnes de cette ville située à 700 km à l'est de Dakar et "il a accepté qu'un forum social puisse se tenir à Kédougou pour discuter de nos questions", a précisé le porte-parole, le pasteur Tamaly Conté. "Nous, les hommes religieux, nous étions là pour apaiser le climat social afin que la paix revienne à Kedougou", a-t-il précisé. "Le président nous a écouté, nous remercions le président de nous avoir bien écouté. Nous avons échangé sur toutes les questions", a assuré un jeune membre de la délégation, qui comprenait également des femmes et des religieux. Plus d'une vingtaine de personnes doivent être jugées le 9 janvier pour notamment "incendie volontaire, dégradation d'édifices publics, participation à un attroupement armé, attentat et complot contre la sûreté de l'Etat". Le 23 décembre, des jeunes s'étaient révoltés pour réclamer notamment une meilleure gestion des ressources foncières et des emplois dans le secteur minier de cette région très pauvre malgré d'importantes richesses dans son sous-sol. Plusieurs édifices publics avaient été attaqués et mis à sac lors de ces émeutes, dont le tribunal et la préfecture de Kédougou. De telles violences, notamment visant les symboles de l'Etat, sont exceptionnelles au Sénégal. Deux personnes avaient été tuées et 35 blessées lors des émeutes, selon un bilan officiel. L'ONG basée à Dakar Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme) a donné de son côté un bilan de trois morts et six blessés graves. 
 


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