Centrafrique : Le président centrafricain François Bozizé a mis en place par décret un comité chargé de préparer un "dialogue politique inclusif" avec notamment l'opposition et des groupes rebelles
BANGUI, 1 déc 2007 - Le président centrafricain François Bozizé a mis en place par décret un comité chargé de préparer un "dialogue politique inclusif" avec notamment l'opposition et des groupes rebelles, a-t-on appris samedi de source officielle à Bangui. Ce comité préparatoire compte cinq représentants de la majorité présidentielle, cinq des pouvoirs publics, cinq de la principale coalition d'opposition, l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), deux d'autres partis d'opposition, cinq de la société civile et trois de groupes armés hostiles au président Bozizé. La présidence du comité a été confiée au Centre pour le dialogue humanitaire (CDH), une organisation basée en Suisse et spécialisée dans la résolution de conflits. L'ONU et l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) vont assurer la facilitation. Le comité disposera de 90 jours pour rendre un rapport en vue de l'organisation du "dialogue politique inclusif" qui aura lieu à Bangui à une date encore non fixée. Toutes les entités ont désigné leurs représentants dans ce comité, à l'exception des rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), actifs dans le nord-ouest du pays, qui n'ont toujours pas accepté de participer au dialogue. "J'invite les derniers belligérants à faire la paix des braves", a déclaré le président Bozizé vendredi soir dans un bref discours à l'occasion du 49e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine (RCA). Le nord-ouest de la Centrafrique est en proie depuis 2005 à l'insécurité provoquée par les rebelles, les bandits armés et les exactions des forces gouvernementales.
Centrafrique : Le président centrafricain François Bozizé "tend la main" aux rebelles du nord-ouest du pays et demande "pardon" pour toutes les violences commises dans cette région, y compris par l'armée centrafricaine
BANGUI, 6 nov 2007 - Le président centrafricain François Bozizé a "tendu la main" mardi à la principale rébellion du nord-ouest du pays, invitée à participer à un "dialogue politique", et a demandé "pardon" pour toutes les violences commises dans cette région, y compris par l'armée centrafricaine. "Les autres groupes armés ont déjà désigné leur représentant au comité préparatoire du +dialogue politique inclusif+ que je compte convoquer pour trouver des solutions aux problèmes de notre pays", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours retransmis par la radio nationale depuis Bocaranga, dans l'extrême nord-ouest de la Centrafrique. "J'invite l'APRD (Armée populaire de restauration de la démocratie) à désigner son représentant au sein de ce comité", a-t-il poursuivi en langue sango. Le comité, qui doit préparer le futur "dialogue politique", doit comprendre cinq représentants de la majorité, cinq de l'opposition, cinq des pouvoirs publics et cinq de la société civile, ainsi que trois des groupes rebelles. Le président n'a pas précisé quels groupes armés avaient déjà nommé leur représentant. "Je tends la main au groupe armé qui mène la guérilla dans la région pour lui demander de renoncer à la confrontation armée et de faire la paix", a ensuite lancé, en français, le chef de l'Etat. "Dans cette confrontation armée, il n'y a ni vainqueur, ni vaincu, mais c'est la population qui paie un lourd tribut", a-t-il estimé. Repassant au sango, il a ensuite demandé "pardon" pour les violences commises. "Le sang a beaucoup coulé à cause des +coupeurs de route+, des groupes armés, des rebelles et l'armée. Pour tout cela, je vous demande pardon", a-t-il dit.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a légèrement remanié son gouvernement, changeant de ministre des Finances pour la deuxième fois en moins de trois mois
BANGUI, 8 oct 2007- Le président centrafricain François Bozizé a légèrement remanié son gouvernement, changeant de ministre des Finances pour la deuxième fois en moins de trois mois, a rapporté lundi la radio publique. Le ministre des Eaux et Forêts, de la Chasse, de la Pêche et de l'Environnement, Emmanuel Bizzo, va désormais cumuler son poste avec le portefeuille des Finances et du Budget. Le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre des Mines et de l'Energie depuis l'arrivée du général Bozizé au pouvoir en 2003, est dessaisi des Finances, dont il avait également la charge depuis juillet. Il conserve toutefois les Mines. Par ailleurs, l'ancien ministre délégué au Développement rural David Banzokou devient ministre délégué aux Eaux et Forêts. C'est la quatrième fois en autant de mois que le président Bozizé remanie son gouvernement sans donner d'explications. Les postes stratégiques de la Communication, de l'Intérieur et des Finances avaient ainsi déjà changé de titulaires depuis mai. La nomination aux Finances de Sylvain Ndoutingaï, en remplacement du Premier ministre Elie Doté, avait fait l'objet de critiques de la part de plusieurs responsables politiques et de la presse centrafricaine, qui le présente comme un neveu du chef de l'Etat. Selon plusieurs observateurs, elle avait également été mal perçue par les bailleurs de fonds de la Centrafrique, qui ne jugent pas positivement son action au ministère des Mines.
Centrafrique: Un accord a été trouvé vendredi en Centrafrique sur la composition du comité préparatoire du futur "dialogue politique" entre le pouvoir de Bangui et l'opposition
BANGUI, 5 oct 2007 - Un accord a été trouvé vendredi en Centrafrique sur la composition du comité préparatoire du futur "dialogue politique" entre le pouvoir de Bangui et l'opposition, qui est donc revenue sur sa décision de ne pas participer à ces assises, a constaté un journaliste de l'AFP. Au terme d'une réunion de plus de cinq heures présidée par le chef de l'Etat François Bozizé, la majorité, l'opposition et la société civile ont annoncé que le comité préparatoire comprendrait 23 membres. Il sera composé de cinq représentants de la majorité présidentielle, cinq de l'opposition politique, cinq de la société civile, cinq des pouvoirs publics (Assemblée nationale, présidence et gouvernement) et trois des groupes rebelles. Cette composition est moins favorable aux partisans du chef de l'Etat que celle retenue mardi lors d'une précédente réunion. L'opposition et la société civile seront mieux représentés qu'initialement prévu. A l'issue de la réunion de mardi, la principale coalition de l'opposition, l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), protestant contre la composition du comité, avait annoncé qu'elle ne participerait pas au futur "dialogue politique inclusif", qu'elle appelait pourtant de ses voeux. Vendredi, les opposants ont décidé de revenir sur cette décision. La date du futur dialogue, qui doit notamment permettre une réconciliation avec les nombreux groupuscules rebelles du nord du pays, n'est pas encore connue, pas plus que le lieu où il sera organisé. L'opposition souhaite qu'il se déroule à l'étranger, mais le pouvoir préfère rester en Centrafrique.
Centrafrique : La présidence centrafricaine a appelé jeudi la principale coalition de l'opposition, qui a annoncé la veille qu'elle ne participerait pas au "dialogue politique" en cours d'organisation avec le pouvoir, à revenir sur sa décision