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L'actualité de la Centrafrique
(d'après l'Agence France Presse)

Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté un code électoral révisé suite à une recommandation d'un forum sur la paix, lors d'un vote boycotté par des députés de l'opposition

BANGUI, 29 juin 2009 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté un code électoral révisé suite à une recommandation d'un forum sur la paix, lors d'un vote boycotté par des députés de l'opposition, a appris l'AFP lundi de sources parlementaires du pouvoir et de l'opposition. Selon un député de la majorité, Kocksis Ouilibona, le texte a été voté par acclamation samedi, après plusieurs heures de débats. D'après la Constitution, il doit être promulgué par le chef de l'Etat au cours des 15 jours suivant son adoption, ouvrant ainsi la voie à la mise en place d'une Commission électorale indépendante (CEI) chargée de préparer, organiser, superviser et contrôler les élections générales prévues en 2010. Le code révisé prévoit notamment 34 membres pour la CEI, trois de plus que précédemment, ce que des députés de l'opposition ont jugé insuffisant par rapport aux 61 membres recommandés par le comité chargé de la relecture. Avant le vote, plusieurs députés de l'opposition ont quitté la salle des débats, en accusant le gouvernement d'avoir modifié "de manière unilatérale" certaines dispositions du texte, a indiqué à l'AFP Etienne Kezza-Koyangbo, un parlementaire de l'opposition. Le gouvernement a rompu "le consensus qui a prévalu jusqu'à la relecture du code", a dit un autre opposant, Henri Pouzère. Ces accusations ont été battues en brèche par la majorité. Le comité ad hoc qui a travaillé sur le projet, avant de remettre le texte au gouvernement, "a fait un travail qui va dans le sens des recommandations du Dialogue politique inclusif", forum sur la paix tenu en décembre à Bangui, a estimé M. Ouilibona. La révision du code électoral était l'une des recommandations de ces assises, ayant rassemblé pouvoir, opposition, mouvements rebelles et société civile de Centrafrique. Le forum a préconisé l'organisation de législatives et d'une présidentielle "transparentes et équitables" en 2010, après des élections locales en 2009. Aucune date n'a encore été fixée.



Centrafrique: L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a été investi candidat à la présidentielle de 2O1O du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), lors d'un congrès extraordinaire du MLPC à Bangui ce week-end

BANGUI, 14 juin 2009 - L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a été investi candidat à la présidentielle de 2O1O du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), lors d'un congrès extraordinaire du MLPC à Bangui ce week-end. Président de la formation, Martin Ziguélé, plébiscité par l'ensemble des fédérations, s'est montré sceptique quant à l'organisation dans les délais du scrutin dont la date exacte n'est pas fixée. "Le gouvernement doit nous dire comment il va s'y prendre pour établir dans les délais la liste électorale et comment il va s'y prendre pour rendre effectif le retour des déplacés, des réfugiés (notamment au Tchad et Cameroun), parce qu'ils ont le droit de voter", a-t-il lancé. Déjà candidat à la présidentielle 2O05, M. Ziguélé avait participé au second tour, perdant contre l'actuel président le général François Bozizé, qui avait renversé le président Ange-Felix Patassé en 2003 alors que M. Ziguélé était Premier ministre (2001-2003). Ange-Félix Patassé, dont Ziguélé était le Premier ministre, a lui été exclu du mouvement qu'il a fondé vendredi pour "non respect de la ligne directrice du parti". Le MLPC avait annoncé en 2006 avoir suspendu l'ancien président de toute activité politique pour les mêmes raisons. Ange-Félix Patassé vit en exil au Togo depuis son renversement par François Bozizé. En décembre, il est rentré à Bangui, où il a séjourné un mois, à la faveur du "Dialogue politique inclusif", forum rassemblant majorité, opposition, rébellion et membres de la société civile. M. Patassé a été président de la Centrafrique de 1999 à 2003 avant d'être renversé.



Centrafrique: Le chef d'un groupe de rebelles centrafricains, qui vient d'annoncer qu'il réintégrait le processus de paix, est arrivé dimanche à Bangui pour participer aux négociations en cours

BANGUI, 31 mai 2009 - Le chef d'un groupe de rebelles centrafricains, qui vient d'annoncer qu'il réintégrait le processus de paix, est arrivé dimanche à Bangui pour participer aux négociations en cours, a constaté un journaliste de l'AFP. Chef du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice (MLCJ), le capitaine Abakar Sabone a déclaré être revenu à Bangui pour "rejoindre le processus de paix en cours, ainsi que celui du programme du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)". Arrivé en provenance de N'Djamena, il a ajouté qu'il rentrait avec un de "ses officiers" et qu'un autre groupe suivrait mardi prochain, tandis que le chef d'état-major du MLCJ sera de retour d'ici au 7 juin". Le MLCJ avait signé un accord de paix en décembre avec les autorités centrafricaines avant de participer à un forum censé sortir la Centrafrique de la crise. Il avait ensuite repris les armes en février, en dénonçant la "mauvaise volonté" du gouvernement dans l'application des accords. Contacté mercredi par l'AFP au téléphone, Abakar Sabone avait déclaré que le MLCJ réintégrerait le processus de DDR notamment grâce à la médiation du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) et du gouvernement tchadien. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a informé le Conseil de sécurité de son intention de réformer le Bonuca en Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (Binuca) et de nommer à sa tête la diplomate éthiopienne Sahle-Work Zewde, dans un communiqué daté du 27 mai. Mme Zewde, 59 ans, est actuellement représentante permanente de l'Ethiopie auprès de l'Union africaine. En Centrafrique où elle sera également la représentante de M. Ban, elle remplacera le Guinéen François Lonsény Fall qui a démissionné afin de mener des activités politiques dans son pays. Le 27 mai, un responsable du MLCJ, Hassan Ousman, avait annoncé avoir quitté le groupe avec des "cadres, officiers, sous-officiers, homme du rang et militants" en désaccord avec l'actuelle direction, pour créer le Mouvement national du salut de la patrie (MNSP) et participer au processus de paix.



Centrafrique: Le comité de révision du code électoral et dont la création était une recommandation du Dialogue politique inclusif, forum entre pouvoir, rebelles, opposition et société civile en décembre, a commencé ses travaux mercredi à Bangui

BANGUI, 13 mai 2009 - Le comité de révision du code électoral et dont la création était une recommandation du Dialogue politique inclusif, forum entre pouvoir, rebelles, opposition et société civile en décembre, a commencé ses travaux mercredi à Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP. Les travaux, lancés avec près de deux mois de retard, devraient durer deux semaines, au terme desquelles ses conclusions seront votés par le Parlement. Les participants au Dialogue politique inclusif, dont chacun a deux représentants au comité, estimaient que seule la mise en place de ce Comité pouvait "garantir les conditions d'élections transparentes et équitables". Le lancement des travaux de ce comité est la première étape du processus en vue des élections municipales, législatives et présidentielles de 2010. Elle doit être suivie de la mise en place d'une Commission électorale indépendante. Les dates des scrutins ne sont pas encore fixées. Le mandat du chef de l'Etat actuel se termine le 11 juin 2010, et celui de l'Assemblée nationale au mois d'octobre de la même année.



Centrafrique: La Banque mondiale fera un don de 37,8 milliards de dollars pour un plan d'urgence dans le secteur de l'éducation

BANGUI, 7 avr 2009 - La Centrafrique va bénéficier d'un don de 37,8 milliards de dollars (28 millions d'euros) de la Banque mondiale (BM) pour un plan d'urgence dans le secteur de l'éducation, a-t-on appris mardi auprès du ministère du Plan à Bangui. Ce don couvre la première phase du plan de financement d'urgence de l'éducation élaboré en décembre 2008 par le Comité du fonds catalytique de l'initiative éducation pour tous à Oslo. "Il s'agit, entre autres, d'un vaste programme de reconstruction, de réhabilitation des établissements scolaires, de formation et de recrutement d'enseignants contractuels, d'acquisition de manuels scolaires et de renforcement des capacités du ministère de l'éducation nationale", a affirmé la représentante de la Banque mondiale en Centrafrique, Yelena Pantelic. Au moins 1.000 salles de classe et 400 latrines dans les établissements seront rénovées ou construites dans les trois prochaines années. Le secteur de l'éducation en Centrafrique est très affecté par les violences qui ont ravagé le pays. La plupart de ces établissements scolaires doivent faire face à des effectifs pléthoriques (entre 100 à 150 élèves par classe dans certains cas), l'absence d'enseignants titulaires et des infrastructures en mauvais état. Le Fonds catalytique (Fast Track Initiative) regroupe des bailleurs de fonds qui signent des conventions avec des pays pour y améliorer rapidement le niveau de l'éducation. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres, tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été pendant des années en proie aux exactions de groupes rebelles, de bandits mais aussi de l'armée gouvernementale.



Centrafrique: Le programme de désarmement en cours en Centrafrique, dont le budget global n'a pas été communiqué, dispose pour l'instant d'environ 4 millions de dollars US émanant d'un fonds onusien

BANGUI, 3 avr 2009 - Le programme de désarmement en cours en Centrafrique, dont le budget global n'a pas été communiqué, dispose pour l'instant d'environ 4 millions de dollars US (3 millions d'euros) émanant d'un fonds onusien, a indiqué vendredi le comité de pilotage de ce programme. Des estimations non officielles évoquent entre 30 et 50 millions d'euros comme budget nécessaire à ce programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants, dont le comité de pilotage a été mis en place le 29 janvier. "En attendant la finalisation d'un document de programme DDR crédible pour mobiliser les ressources nécessaires, seuls les fonds provenant du Fonds de consolidation de la paix des Nations unies, d'un montant d'environ 4 millions de dollars US, sont pour l'instant disponibles", déclare ce comité dans son premier communiqué, reçu vendredi par l'AFP. Lors d'un sommet le 30 janvier à Libreville, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) avait annoncé l'octroi à la Centrafrique, un de ses six pays membres, de "8 milliards de FCFA (...) pour aider à la réalisation des opérations" de DDR. Dans son communiqué, le comité de pilotage du DDR fait aussi état d'"avancées significatives" depuis le démarrage du projet sur le terrain mi-février. "Plusieurs missions de terrain ont été effectuées avec le soutien des Nations unies pour distribuer" des formulaires d'identification "des ex-combattants, nécessaires pour la finalisation du document du projet du DDR". Les mouvements de rébellions membres du comité étaient appelés à remettre une liste de leurs effectifs ainsi que le volume de leurs armements et munitions avant le 25 février, délai ensuite prorogé au 31 mars "en raison de certaines difficultés", ajoute le communiqué, sans plus de détails. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".



Centrafrique: Le gouvernement centrafricain se fixe cinq priorités avant les élections de 2010, incluant le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix

BANGUI, 11 mars 2009 - Le gouvernement centrafricain se fixe cinq priorités avant les élections de 2010, incluant le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix, a annoncé mercredi son chef, Faustin Archange Touadéra, dans sa déclaration de politique générale devant les députés. "Les préoccupations majeures de mon gouvernement à court terme, c'est-à-dire d'ici (aux) élections de 2010, seront axées sur cinq points", a affirmé dans son allocution de plus de deux heures M. Touadéra, reconduit à son poste le 19 janvier. Il avait été nommé pour la première fois en janvier 2008. Le Premier ministre a cité "le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix" dans ce pays enclavé qui tente de sortir de plusieurs années de rébellions, mutineries, coups d'Etat et est confronté à une crise économique et sociale. "Le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l'Homme" sont la deuxième priorité, avant "la stabilisation macro-économique", selon lui. Autres priorités: "la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux", et "la promotion du dialogue politique et social" en application des recommandations du Dialogue politique inclusif, forum sur la paix en Centrafrique tenu en décembre à Bangui, a expliqué le Premier ministre. Ce forum qui a rassemblé pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a préconisé des législatives et une présidentielle "transparentes et équitables" en 2010, après des élections locales en 2009. Aucune date n'a encore été fixée. Faustin Archange Touadéra n'a pas mentionné le coût de la réalisation de son programme prioritaire mais il a souligné que ses objectifs étaient notamment "alignés" sur ceux du "Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP)", principal instrument de planification du développement. Ce programme "s'inscrit aussi dans la perspective des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)", visant en particulier à réduire de moitié la pauvreté dans le monde à l'horizon 2015, a-t-il ajouté. Conformément à la Constitution centrafricaine, la déclaration de politique générale du Premier ministre a fait l'objet d'un vote de confiance de l'Assemblée nationale, après un débat. Sur 76 députés présents, 73 lui ont accordé leur confiance, il y a eu deux abstentions et un bulletin nul, selon les résultats du vote rapportés mercredi soir par la radio nationale. L'Assemblée nationale, qui compte au total 105 députés, est dominée par la majorité présidentielle.



Centrafrique: Les Etats-Unis ont alloué 10,7 milliards FCFA au Programme alimentaire mondial (PAM) pour aider les personnes déplacées en raison des violences liées aux conflits en Centrafrique

BANGUI, 27 fév 2009 - Les Etats-Unis ont alloué 10,7 milliards FCFA (16,5 millions d'euros) au Programme alimentaire mondial (PAM) pour aider les personnes déplacées en raison des violences liées aux conflits en Centrafrique, a annoncé vendredi le PAM dans un communiqué. Au total, "14.540 tonnes de vivres ont été mises à la disposition du projet (...) d'assistance aux populations affectées par les conflits armés en Centrafrique. Cette quantité fait des Etats-Unis le plus grand bailleur de fonds du PAM en Centrafrique", affirme le texte. "En 2008, les opérations du PAM en Centrafrique ont apporté une assistance alimentaire à plus de 500.000 personnes vulnérables vivant en insécurité alimentaire, y compris 130.000 personnes déplacées et directement affectées par les conflits armés, 166.000 enfants qui fréquentent les écoles à travers les programmes de cantines scolaires, ainsi que 15.000 enfants de moins de 5 ans et 5.000 femmes enceintes et allaitantes malnutries", précise-t-il. Selon une source de l'Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 197.000 personnes sont déplacées en Centrafrique, soit 5% de la population. Selon certaines sources humanitaires (ONG), le cap des 200.000 personnes aurait déjà été franchi. Par ailleurs, 98.000 personnes ont quitté le nord de la Centrafrique pour chercher refuge dans les pays voisins, en particulier au Tchad et au Cameroun. Un plan visant à aider les personnes déplacées et vulnérables du pays et dont le coût est estimé à 92,6 millions de dollars (plus de 45 milliards FCFA), avait été élaboré en 2007 mais son exécution dépendait du soutien de la communauté internationale, selon ces ONG. La Centrafrique tente de sortir de plusieurs années de rébellions, mais également de mutineries et coups d'Etat qui l'ont rendue instable et ont ravagé son tissu économique et social. Les principaux groupes rebelles connus sont engagés dans un processus de paix.



Centrafrique: La CEMAC a décidé d'accorder 8 milliards de FCFA à la Centrafrique pour le désarmement et la paix, lors d'un sommet extraordinaire vendredi à Libreville

LIBREVILLE, 30 jan 2009 - La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrafrique (Cémac) a décidé d'accorder 8 milliards de FCFA (plus de 12 millions d'euros) à la Centrafrique, un de ses six pays, pour le désarmement et la paix, lors d'un sommet extraordinaire vendredi à Libreville. La Cémac "a accordé une assistance financière de 8 milliards de FCFA (...) pour aider à la réalisation des opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion (des ex-combattants rebelles, DDR) à la République centrafricaine en vue de la consolidation de la paix", indique le communiqué final du sommet. Le financement émanera des cinq autres Etats membres, à raison d'un milliard de FCFA chacun, et de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) pour trois milliards de FCFA, précise le communiqué lu à la clôture des travaux par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi. La Cémac regroupe le Gabon, le Congo, le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Tchad en plus de la Centrafrique, pays qui tente de sortir de plusieurs années d'instabilité, rébellions et crises ayant nui à son économie. Le gouvernement centrafricain a signé depuis 2007 plusieurs accords de paix avec des mouvements rebelles, dont certains sous l'égide du président gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur de la Cémac pour la paix en Centrafrique. Les derniers accords ont ouvert la voie à un processus de pacification et de démocratisation, marqué en décembre par la tenue du "Dialogue politique inclusif", forum sur la paix ayant rassemblé pouvoir, opposition, mouvements rebelles et société civile. Il s'en est suivi ce mois-ci la formation d'un gouvernement d'ouverture avec des ministres des rébellion et opposition modérée. Réunis jeudi à Libreville, Bangui et les rébellions avaient trouvé un accord pour lancer le comité de pilotage du programme DDR, qui sera présidé par l'ONU. Aucune indication n'a été fournie sur le budget de ce programme, pour lequel certaines estimations évoquent entre 30 et 50 millions d'euros.




La liste complète du nouveau gouvernement centrafricain formé le 19 janvier 2009


Premier ministre

Faustin-Archange Touadéra


Ministres d’Etat


1. Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : M. Maliko Sylvain

2. Ministre d’Etat aux Transports et à l’Aviation Civile : Colonel Mbay Anicet Parfait

3. Ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique : Lieutenant Colonel Doutingaï Sylvain

4. Ministre d’Etat chargé de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue : M. Gonda Cyriaque

Ministres

5. Ministre du Développement Rural et de l’Agriculture : M. Fidèle Gouandjika

6. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Gon Baba Laurent

7. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies : M. Thierry Savonaroye Maléyombo

8. Ministre du Développement du Tourisme et de l’Artisanat : Mme Pagonendji Ndakala Marie Solange

9. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions : M. Désiré Kolingba

10. Ministre du Commerce et de l’Industrie : Mme Epaye Émilie Béatrice

11. Ministre des Eaux, Forets, Chasses et Pêche : M. Bizot Emmanuel

12. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics et de l’Urbanisme : M. N’Telnoumbi Faustin

13. Ministre de l’Équipement et du Désenclavement : M. Samba Panza Cyriaque

14. Ministre de la Fonction Publique, du Travail, de la Sécurité Sociale et de l’Insertion professionnelle des Jeunes : M. Mackouzangba Gaston

15. Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale et de la Famille : Mme Sayo Bernadette

16. Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Zawa Ambroise

17. Ministre de l’Environnement et de l’Ecologie : M. Naoyama François

18. Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : M. Élie Wefio

19. Ministre de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Publique : Général Ouandé Jules Bernard

20. Ministre des Finances et du Budget : M. Bessé Albert

21. -Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie : Général Gambi Antoine

22. Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte Contre le Sida : Nalke-Dorogo André

23. Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture : M. Zingas Aurélien Simplice

24. Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et du Guichet Unique : M. Kotaye Moïse

25. Ministre de l’Habitat et du Logement : M. Djollo-Djidou

Ministres délégués


26. Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée : M. Bozizé Francis

27. Ministre Délégué auprès du Ministre d’État aux Mines, à l’Énergie et à l’hydraulique chargé de l’Énergie et de l’Hydraulique M. Meckondongo Jean Chrysostome

28. Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : M. Adouma Raymond

29. Ministre Délégué auprès du Ministre des Finances et du Budget chargé de la Mobilisation des Ressources Financières : M. Abdallah Kadi Hassan

30. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, chargé de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : M. Djibrine Sall

31. Ministre Délégué auprès du Ministre du Développement Rural et de l’Agriculture, chargé de l’Élevage et de la Santé Animale : M. Youssoufa Yerima Mandjo

32. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie : Mme Kpongo Ambroisine



Centrafrique: Des membres de la rébellion et de l'opposition ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, reconduit lundi dans ses fonctions

BANGUI, 19 jan 2009 - Des membres de la rébellion et de l'opposition ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, reconduit lundi dans ses fonctions, selon un décret diffusé dans la soirée. Reconduit dans ses fonctions, M. Touadéra a composé un gouvernement d'ouverture suivant la recommandation du "Dialogue politique inclusif", le forum sur la paix en Centrafrique. François Naouyama, de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion active depuis 2005 dans le nord du pays, a obtenu le portefeuille de l'Environnement et de l'Ecologie. Djomo Didou, de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), une autre importante rébellion, sera ministre de l'Habitat et du Logement. L'opposition modérée est représentée par Moïse Kotayé (Petites et moyennes entreprises) et Raymond Adouma (ministre délégué à la Coopération internationale). Le "Dialogue politique Inclusif" a rassemblé du 8 au 20 décembre à Bangui pouvoir, opposition, société civile et mouvements rebelles, qui ont formulé plusieurs recommandations, incluant la formation d'un gouvernement d'ouverture. Le président Bozizé, qui avait tenu une concertation sur la question avec les participants au Dialogue, avait assuré le 15 janvier lors d'une visite à Libreville que le cabinet d'ouverture serait constitué "très prochainement", sans autres détails. Le nouveau gouvernement, formé au lendemain de la dissolution du précédent, comprend au total 4 ministres d'Etat, 20 ministres et 7 ministres délégués. Dix ministres gardent leur poste, douze arrivent arrivent, neuf changent de portefeuille et cinq s'en vont. Autre curiosité: le nouveau gouvernement ne comporte plus de ministre de la Défense de plein exercice. Le président Bozizé avait cumulé ce poste avec ses fonctions de chef de l'Etat de 2003 à 2008. En janvier 2008, il avait nommé son fils Francis Bozizé ministre délégué tout en conservant officiellement le poste. Parmi les tenors, Cyriaque Gonda, en charge de l'organisation du Dialogue Politique Inclusif, est reconduit au poste de ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement avec rang de ministre d'Etat. Parmi les entrants, on compte le général Antoine Gambi, précédemment conseiller à la présidence nommé ministre des Affaires étrangères. Le général Gilles Bernard Ouandé, ex-chef d'état-major général, est nommé ministre de la Sécurité nationale. Les sorties les plus remarquées sont celles du général Raymond Ndougou (ex-ministre de l'Intérieur), Thierry Maleyombo (ex-ministre de la Justice) et Jean-Eudes Péya (ex-ministre du Développement rural).



Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a renommé Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, au lendemain de la dissolution de son gouvernement formé en janvier 2008
BANGUI, 19 jan 2009 - Le président centrafricain François Bozizé a renommé Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, au lendemain de la dissolution de son gouvernement formé en janvier 2008, a annoncé lundi un décret diffusé par la radio nationale. M. Touadéra, 51 ans, "est nommé Premier ministre, chef du gouvernement", indique ce décret, qui ne fournit pas d'autres précisions. Selon les dispositions constitutionnelles, il dispose de huit jours pour former son équipe. Faustin-Archange Touadéra, professeur de mathématiques et ancien recteur de l'Université de Bangui, avait été nommé Premier ministre le 22 janvier 2008 et avait formé six jours plus tard son gouvernement. Cette équipe a été dissoute dimanche, selon les observateurs pour former un gouvernement d'ouverture recommandé par un forum sur la paix en Centrafrique, dit "Dialogue politique inclusif". Le Dialogue a regroupé du 8 au 20 décembre à Bangui pouvoir, opposition, société civile et mouvements rebelles, qui ont formulé plusieurs recommandations, incluant la formation d'un gouvernement d'ouverture. Une des missions assignées à cette équipe est de "ramener la paix et la sécurité" dans un pays confronté à l'insécurité - marquée notamment par des exactions de rebelles, bandits et forces de sécurité - et mis à genoux par des années de crises économique et sociale. Le président Bozizé, qui avait tenu une concertation sur la question avec les participants au Dialogue, avait assuré le 15 janvier lors d'une brève visite à Libreville que le cabinet d'ouverture serait constitué "très prochainement", sans autres détails. L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion active depuis 2005 dans le nord du pays, avait marqué son accord pour entrer dans ce gouvernement et avait proposé des noms dans ce sens, avait indiqué fin décembre son président, Jean-Jacques Demafouth. L'Union des forces vives de la Nation (UFVN), principale coalition de l'opposition, était apparue en revanche divisée sur la désignation du nouveau Premier ministre. Son porte-parole, Pascal Koyaméné, a indiqué dimanche à l'AFP qu'elle réclamait un chef de gouvernement issu de l'opposition ou accepté par tous les participants au forum. L'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), membre de l'UFVN, avait affirmé de son côté qu'elle ne "défendait pas cette position", son président, Olivier Gabirault, estimant que le Dialogue avait recommandé un gouvernement d'ouverture mais ne s'était pas prononcé sur la désignation du Premier ministre. Outre la formation d'un gouvernement d'ouverture, le forum a exhorté les autorités à prendre plusieurs mesures. Il a notamment préconisé d'organiser des élections locales (2009) et générales (2010) "transparentes et équitables", de réaliser des audits dans plusieurs secteurs économiques, de désarmer et réinsérer les ex-combattants, de créer une Commission vérité et réconciliation, ainsi qu'un comité de suivi chargé de l'application de ses recommandations.


Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a dissous dimanche le gouvernement dirigé par le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, formé en janvier 2008
BANGUI, 18 jan 2009 - Le président centrafricain François Bozizé a dissous dimanche le gouvernement dirigé par le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, formé en janvier 2008, selon des décrets diffusés par la radio nationale. Ces décisions annulent les décrets du 22 janvier 2008, portant nomination de M. Touadéra, et du 28 janvier, portant "nomination ou confirmation des membres du gouvernement". On ne connaissait pas dans l'immédiat la composition du gouvernement qui allait succéder à l'équipe de M. Touadéra. Aucune explication n'a été officiellement fournie dimanche sur la dissolution du gouvernement, mais les Centrafricains attendaient depuis quelques semaines la formation d'un cabinet d'ouverture recommandé par un forum sur la paix qui s'était tenu du 8 au 20 décembre à Bangui. Ce forum, dit "Dialogue politique inclusif", a regroupé pouvoir, opposition, société civile et mouvements rebelles, qui ont formulé plusieurs recommandations, incluant la formation d'un gouvernement d'ouverture. Une des missions assignées à cette équipe est de "ramener la paix et la sécurité" dans un pays confronté à l'insécurité - marquée notamment par des exactions de rebelles, bandits et forces de sécurité - et mis à genoux par des années de crises économique et sociale. Lors d'une brève visite le 15 janvier à Libreville, le président Bozizé avait assuré que le gouvernement serait constitué "très prochainement", sans autre précision. M. Touadéra, 52 ans, était recteur de l'Université de Bangui avant d'occuper le poste de Premier ministre. Professeur de mathématiques, il était jusqu'à sa nomination peu connu du grand public. Il avait été nommé en remplacement d'Elie Doté, économiste issu de la société civile qui avait dirigé le gouvernement depuis 2005 et avait démissionné dans un contexte de crise sociale, marquée notamment par des grèves et perturbations dans l'administration et l'école. Outre la formation d'un gouvernement d'ouverture, le Dialogue a exhorté les autorités à prendre plusieurs mesures. Il a notamment préconisé d'organiser des élections locales (2009) et générales (2010) "transparentes et équitables", de réaliser des audits dans plusieurs secteurs économiques, de désarmer et réinsérer les ex-combattants, de créer une Commission vérité et réconciliation, ainsi qu'un comité de suivi chargé de l'application de ses recommandations.


Centrafrique: La République centrafricaine est disposée à s'associer aux "efforts des autres Etats" de la région dans la lutte contre les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA)
BANGUI, 9 jan 2009 - La Centrafrique est disposée à s'associer aux "efforts des autres Etats" de la région dans la lutte contre les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont affirmé vendredi à Bangui des ministres ougandais et centrafricains cité par la radio nationale. Le ministre ougandais de la Sécurité, Amama Mbabazi, a été reçu par la président centrafricain François Bozizé, avec lequel il a discuté du "problème régional" représenté par la LRA, selon ses propos rapportés par la radio. "Devant ce danger (...), il faut une solution régionale qui nécessite un concours régional", a affirmé M. Mbabazi, dont le pays mène depuis mi-décembre, avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Sud-Soudan, une opération militaire conjointe contre les bases de la LRA dans l'extrême nord-est de la RDC. Plusieurs sources ont attribué à la LRA des massacres commis ces dernières semaines dans cette région, frontalière du sud de la Centrafrique. "Nous souhaitons une coopération entre la Centrafrique, la RDC et l'Ouganda pour mettre fin à ce fléau dans la sous-région. (...) Joseph Kony (chef de la LRA) et ses rebelles sont en train de semer le désordre" dans ces pays mais aussi "au Soudan et même au Tchad", a ajouté le ministre ougandais, assurant que le président Bozizé s'était "montré très disposé à mettre un terme à cette situation". Le ministre centrafricain délégué à la Défense, et fils du président Jean-Francis Bozizé, a confirmé ces propos: "Les autorités de Kampala voudraient que la Centrafrique, la RDC et l'Ouganda puissent coopérer pour stopper les exactions commises par la LRA. Le président a répondu favorablement à cette demande", a-t-il affirmé. "Il a (assuré) les autorités ougandaises de la disponibilité de son pays à contribuer aux efforts des autres Etats de la sous-région impliqués dans ce qui se passe dans ces trois pays", a-t-il dit sans plus de détails. Le ministre centrafricain de l'Intérieur, le général Paul-Raymond Ndougou a réitéré les assurances selon lesquelles Bangui a "pris les dispositions nécessaires pour protéger les populations", rappelant que des habitants de localités du sud centrafricain avaient été "enlevés et enrôlés de force dans la LRA" après des attaques attribuées à ses hommes en février et mars 2008. "Des renforts sont sur place. On ne peut parler à l'heure actuelle de déplacement de populations", a-t-il déclaré. Plusieurs sources congolaises et ougandaises avaient affirmé que des éléments de la LRA se dirigeaient par petits groupes vers la Centrafrique, qui a régulièrement affirmé n'avoir pas enregistré d'"alerte" sur leur présence sur son territoire. L'offensive contre les bases de la LRA a été lancée après le refus répété de Joseph Kony, de signer un accord de paix - paraphé en avril 2008 par Kampala - censé conclure un processus mettant un terme à deux décennies de guerre civile dans le nord ougandais. Les accusations se sont multipliées dernièrement contre la LRA, soupçonnée d'avoir tué plus de 400 personnes dans le nord-est de la RDC dans le sillage de cette opération militaire. Les rebelles ougandais ont réfuté ces accusations, attribuant à leur tour les massacres aux militaires congolais, ougandais et soudanais.




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