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Les perspectives économiques et financières de la
CEMAC pour l'année 2001:
En l'an 2000, les pays de la CEMAC
avaient enregistré un redressement de leur croissance économique avec une
hausse du PIB réel de 3,6 % en 2000, contre 0,1 % en 1999, entraînant ainsi
une progression du revenu réel par habitant de 1,1 %. L'inflation s'était
établie en moyenne annuelle à 1,3 % en 2000 contre 0,5 % en 1999. La gestion
des Finances Publiques s'était soldée par un excédent budgétaire, base
engagements, hors dons, équivalant à 3,9 % du PIB en 2000 contre un déficit
de 1,1 % en 1999. Les transactions courantes avaient enregistré, pour la
première fois, un solde excédentaire correspondant à 4,4 % du PIB contre un
déficit de 2,1 % du PIB un an plus tôt. La situation monétaire, quant à
elle, s'était consolidée en rapport avec l'embellie observée sur le marché
pétrolier et l'appréciation du dollar américain.
Sur la base des tendances observées
au cours du premier semestre 2001, l'évolution économique et financière des
Etats membres de la CEMAC pour l'année 2001 serait caractérisée par une consolidation
de la croissance économique, avec une hausse attendue du PIB réel
de 6,9 % contre 3,6 % en 2000, ce qui devrait se traduire par une progression
de 4,4 % du revenu réel par habitant.
Cette performance est rendue
possible, au plan extérieur, par un environnement économique marqué par un
repli moins prononcé que prévu des termes de l'échange. Au plan intérieur,
elle s'explique essentiellement par la bonne tenue de la production
pétrolière globale de la zone, la relance des investissements productifs et
la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles.
En ce qui concerne les prix, les pays
de la CEMAC enregistreraient une progression assez sensible de l'indice des
prix à la consommation, avec un taux d'inflation s'établissant
à 2,7 % en 2001 contre 1,3 % un an plus tôt.
L'assainissement des finances
publiques devrait se poursuivre, malgré le fléchissement prévu
de l'excédent budgétaire, base engagements, hors dons, qui se situerait à 2
% du PIB an 2001 contre 3,9 % un an plus tôt. Cette évolution découlerait
essentiellement de la révision à la hausse des dépenses courantes, pour
tenir compte des recrutements dans la fonction publique et de l'augmentation
des intérêts au titre de la dette extérieure.
En revanche, le solde
extérieur courant de la Zone devrait se dégrader, revenant d'un
excédent de 3,8 % du PIB en 2000 à un déficit de 3,3 % du PIB en 2001, sous
l'effet conjugué de la contraction prévue des recettes d'exportation de
pétrole brut et de la hausse des importations liée au démarrage du projet
pétrolier de Doba au Tchad et à la poursuite de la croissance des activités
économiques.
S'agissant de l'endettement
extérieur, le ratio du service de la dette sur les exportations de
biens et services non facteurs passerait de 15,5 % en 2000 à 19,4 % en 2001.
De même, le ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires
devrait augmenter de 33,9 % à 40,1 %. En revanche, le ratio de l'encours de
la dette sur le PIB s'améliorerait, pour se situer à 76,1 % en 2001 contre
78,8 % en 2000.
Source:
BEAC, Septembre 2001
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