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L'activité économique mondiale:
Par rapport à 2000, la croissance économique mondiale devrait connaître
une décélération. Les prévisions de croissance économique mondiale qui se
situaient à 4,2 % ont été révisées à 3,2 %. Cette situation s'expliquerait
par le ralentissement de l'économie américaine et l'essoufflement de la
reprise au Japon. Par contre, les perspectives de croissance seraient
relativement prometteuses en Europe, en Inde et en Chine.
Globalement dans les pays industrialisés, une croissance économique de 1,6
% est attendue contre 3,8 % en 2000. Pour les pays en développement, la
croissance serait de 5 % contre 5,8 % en 2000.
Aux Etats-Unis, l'économie perdrait
rapidement sa vigueur des dix dernières années. Avec une croissance
économique projetée à 1,5 % en 2001, la décélération serait de 3,5 points
par rapport à 2000 en liaison avec le repli de 4,6 points de la croissance des
exportations combinée à la faible progression des deux principales composantes
de la demande intérieure.
Dans la zone euro, la croissance
économique ressortirait à 2,4 % contre 3,4 % en 2000. Ce repli ferait suite à
l'infléchissement de la demande mondiale qui entraînerait une progression
moins rapide des exportations de la zone. Une vive remontée de la monnaie
européenne amplifierait le phénomène. Toutefois, l'on s'attend à ce que le
recul de la demande extérieure soit contrebalancé par un raffermissement
progressif de la consommation des ménages de la zone en rapport avec l'adoption
des programmes d'allégement fiscaux.
En Allemagne, la croissance du PIB
s'établirait à 1,9 % contre 3 %. Cette décélération traduirait un repli
sensible de la demande extérieure.
En France, le taux de croissance du PIB
reculerait de 0,6 point par rapport à 2000 en se fixant à 2,6 %. Ce
fléchissement relativement faible par rapport à la situation générale,
proviendrait de l'effet attendu de l'accélération de la consommation qui
devrait conforter les anticipations des entrepreneurs. De même, la FBCF est
supposée connaître un rythme de croissance moins soutenu. Sa progression
serait de 6,7 % en 2001 contre 7,3 % en 2000. La contribution des échanges
extérieurs serait toutefois négative.
Au Japon, la croissance du PIB devrait
indiquer un essoufflement de la reprise économique amorcée en 1999. Le PIB
s'accroîtrait de 0,6 % en 2001 contre 1,7 % en 2000 en rapport avec des replis
simultanés des demandes extérieure et intérieure. En particulier, la FBCF
baisserait de 0,4 % en 2001 après une hausse de 1,1 % en 2000.
Dans les pays en développement, la
conjoncture serait favorable avec un taux de croissance de 5,0 %. En Asie, la
croissance portée notamment par l'Inde, la Chine et les économies émergentes,
s'établirait à 5,9 % contre 6,9 % en 2000. En Afrique la croissance
s'accélérerait de 1,2 point pour être portée à 4,2 % en 2001. Au Moyen
Orient et en Amérique Latine, la conjoncture aurait des caractéristiques
identiques à celles des pays développés marqués par une décélération.
Prix et inflation:
Dans les pays industrialisés, le
ralentissement de l'activité mondiale devrait se traduire par une inflation
modérée en 2001.
En effet, la stabilisation de la baisse des prix du pétrole en liaison avec
le tassement de l'activité mondiale, devrait compenser les hausses ponctuelles
de prix induites par le raffermissement de la consommation grâce aux mesures
fiscales.
L'inflation se situerait à 2,1 % en 2001 contre 2,3 % en 2000. Elle
baisserait sensiblement aux Etats Unis en s'établissant à 2,6 % contre 3,4 %.
Elle serait de 2,3 % dans la zone euro. Dans les pays en développement,
l'inflation reculerait également en se situant à 5,7 % contre 6,1 % en 2000.
En dehors de la zone Asie, toutes les autres zones y compris l'Afrique devrait
voir la hausse des prix se modérer par rapport à 2000.
Source: Commission de l'UEMOA, Août 2001.
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