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Les
semences:
Les autorités ont été amenées à constituer une
enveloppe globale de quelque 350 millions de FCFA afin de faire face à la
pénurie de semences qui s'accentue année après année. Les semences sont
normalement prélevées sur la récolte de l'année.
Mais bien souvent, pour faire face à des
besoins plus immédiats, les paysans les consomment. D'où, l'instauration de
cette enveloppe budgétaire.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) développe une logique parallèle.
Il réalise des opérations des "vivres contre du travail" qui
recueillent l'adhésion des populations.
Le
PROCELOS:
Le Projet de promotion des produits locaux au Sahel (PROCELOS) a été
confié à la Cellule de coordination du Comité permanent inter-Etats de
lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).
Son action porte sur la promotion de la transformation des produits locaux
du secteur agro-alimentaire. Depuis 1997, le comité nigérien du PROCELOS
englobe un certain nombre de ministères techniques (parmi lesquels le Ministère
de l'Agriculture et de l'Élevage, le Ministère de l'Industrie, le Ministère
de la Santé publique ainsi que le Ministère du Commerce).
Y siègent également des structures de coopération internationale, des opérateurs
privés (la société de collecte et de commercialisation des produits
agropastoraux, la SOCOPA, le Riz du Niger, Sahelio - une entreprise de
transformation de fruits - le Lait du Niger, la Solani, le Moulin du
Sahel...), des associations (des associations de femmes, la Confagen, le Kasaï,
l'Assocation des consommateurs du Niger...).
Avec cette structure, le CILSS veut modifier en profondeur la structure des
mentalités.
Avec la sécheresse qui a sévi ces dernières années, les pays sahéliens
ont importé beaucoup de produits alimentaires de l'extérieur, produits perçus
d'une manière beaucoup plus attractive que les produits locaux. Cette
attitude a naturellement des conséquences négatives sur la balance
commerciale.
Dans tous les domaines de l'alimentation de base des habitants, le projet
travaille en profondeur à une modification des mentalités et à une
revalorisation symbolique des productions locales.
Les
hydrocarbures:
Considérés comme hautement stratégiques, les hydrocarbures entrent dans
le cadre d'un programme de restructuration.
Il faut dire que le Niger dépend totalement des importations pour assurer
ses besoins énergétiques.
Depuis peu, le Niger a choisi de diversifier ses importations, préférant
payer un surcoût pour ne plus dépendre exclusivement du Nigéria dont
l'approvisionnement est aléatoire.
L'approvisionnement se fait désormais en provenance de Cotonou, Lomé et
Abidjan.
Au début de l'année 1998, les parlementaires ont approuvé une loi qui
doit encadrer juridiquement le processus en cours. Le monopole accordé à la
société nationale Sonidep depuis 20 ans sera levé. Il sera remplacé par un
système de sociétés agréées à l'importation, à condition de remplir
certains critères financiers, techniques.
Une société de stockage sera également créée - la Société de gestion
des stocks - constituée par l'État (30 %) et des opérateurs privés du
secteur pétrolier (Total, Elf, Mobil, Shell) à hauteur de 70 %.
Le capital de la Sonidep a été ouvert aux intérêts privés, ce qui lui
permet de devenir une société d'exploitation dont le rôle se limite à
l'importation des hydrocarbures et à la gestion de ses propres stations
services, au même titre que les autres sociétés pétrolières.
La
nature des différents codes:
Le gouvernement ayant fait de la lutte contre la pauvreté un objectif
fondamental, toutes les énergies du pays sont mobilisées pour oeuvrer en ce
sens. Le plan de relance économique prévoit le développement des filières
de l'agro-alimentaire, notamment en renforçant le tissu des PME et des PMI.
Dès lors qu'ils ont satisfait à un nombre limité d'obligations
juridiques, douanières et fiscales, les opérateurs économiques peuvent
intervenir dans la totalité des secteurs économiques du pays, sans
restriction aucune.
A l'exception du pétrole, toutes les importations sont libres.
Pour coordonner les démarches et hiérarchiser les priorités, le
gouvernement a établi un Programme cadre national de promotion du secteur
privé.
Les codes (investissements, minier, pétrolier, du travail) ont été revus
et réajustés aux préoccupations actuelles. Afin de répondre aux préoccupations
de l'Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA),
le Code du commerce a, lui aussi, été refait.
Le
centre de promotion des investisseurs:
Avec l'aide de la Coopération française, un Centre de promotion des
investisseurs é été créé pour ramener de 8 mois à 1 mois le délai nécessaire
à leur installation. Une table ronde a réuni les bailleurs de fonds, fin
1998-début 1999, et les opérateurs.
CPI - Centre de Promotion des Investissements
(Ministère du Commerce et de l'Industrie),
BP 12.129 Niamey
tél: 73 68 36 fax: 73 67 72
En liaison avec la Chambre de commerce où une nouvelle équipe vient de
s'installer, un organisme d'appui à la petite et moyenne industrie va voir le
jour. "Entreprendre au Niger" aidera les jeunes opérateurs qui,
bien souvent, manquent encore d'expertise pour introduire leurs dossiers auprès
des bailleurs de fonds et des banques. Des bureaux ont déjà été ouverts à
Niamey, d'autres le seront à Agadez et à Tahoua.
Parce que les autorités ne veulent négliger aucun aspect de l'aide aux opérateurs
privés, les artisans pourront dorénavant bénéficier d'une formation
professionnelle et technique.
Le
financement des PME-PMI:
Les Ministères du Commerce et du Plan soutiennent un programme d'appui au
secteur privé: AFELEN (sur financement Union Européenne).
En réalité, le secteur privé, très faible au Niger, a besoin de
financement qui sont très peu couverts par les banques. Le projet s'est bien
développé tant qu'il s'est agi de placer des prêts. Depuis quelques mois,
le taux de remboursement des prêts consentis a sensiblement diminué. Selon
les initiateurs d'AFELEN, le manque de rigueur dans la gestion des prêts
consentis l'expliquerait pour une bonne part.
AFELEN va donc entrer dans une phase de professionnalisation du financement
de la petite entreprise.
Le projet va être doté de crédits qui permettront aux entreprises de
recourir à des consultants pour les aider.
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