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Le
poids de la dette:
La dette extérieure du Niger avoisine 750 milliards FCFA dont 77 % sont
dus à des institutions multilatérales.
Ces dettes ne sont pas rééchelonnables car le Niger ne remplit pas les
conditions d'accès à la nouvelle initiative de la Banque mondiale permettant
de réduire la dette à l'égard des institutions multilatérales.
Le service absorbe les 2/3 des ressources internes et représente l'équivalent
de la masse salariale.
L'Europe
et les ressources humaines:
Soucieux de ne pas seulement fournir une aide "consommable", le
FED s'engage sur des actions de valorisation des ressources humaines par l'éducation
et la santé.
D'une manière très opérationnelle, l'Union européenne intervient avec
des ONG par voie de cofinancement, soit dans le cadre d'un programme de coopération
décentralisée, appuyant des groupements, associations, ONG locales, soit
directement sans qu'elles aient besoin d'être parrainées par une ONG européenne.
Ce programme est mis en oeuvre par deux associations européennes:
l'Association française des volontaires du progrès (AFVP) et la DED (ONG
allemande) qui gèrent ensemble ce fonds et travaillent comme opérateurs déléguant
bien souvent les opérations de terrain à de petites associations locales.
L'Europe
et l'agriculture:
Afin de maintenir une qualité des terres et de lutter contre la désertification,
les projets les plus importants - à la fois sur le plan de l'investissement
humain et financier - portent sur l'agriculture et l'élevage.
Pour protéger les vallées où convergent les mouvements de population, le
FED porte une attention particulière aux projets d'irrigation: grande
irrigation, le long du fleuve, petite irrigation, à partir de l'eau
souterraine.
Selon les experts, les cultures de petite irrigation donnent d'excellents résultats
et permettent aux populations rurales de travailler 12 mois sur 12.
Ils font ainsi de la culture fluviale pendant la saisons des pluies, et de
l'oignon, du blé, des cultures fourragères et des légumes pendant la saison
sèche.
Il ne faut pas sous-estimer le fait que les cultures de petite irrigation
permettent la protection des bassins versants, en luttant contre
l'ensablement. Ainsi traités, ces bassins versants deviennent des pâturages
naturels qui redonnent naissance à des activités d'élevage.
La
relance de la filière rizicole:
Le gouvernement est spécialement impliqué dans le redéploiement de la
filière rizicole.
Dans cet esprit, le barrage de Kandaji (à 200 km de Niamey, dans le département
de Tillaberi) devrait être réalisé. Il permettrait l'aménagement de
140.000 ha pour la culture du riz.
Aujourd'hui la filière est confrontée à la concurrence du riz importé.
Un mécanisme simple contraint les importateurs d'acheter aux coopérateurs
une certaine quantité de riz local au prorata du riz importé.
De lourds dysfonctionnements perturbent l'efficacité de ce système, entraînant
l'existence de stocks importants dans les centres de production locaux.
Actuellement, la FAO fait une étude extrêmement sérieuse sur la filière.
Il y a peu de temps, une table ronde a rassemblé la quasi totalité des
entrepreneurs potentiels.
Le gouvernement souhaiterait augmenter les taxes sur les riz importés mais
les institutions de Bretton Woods s'y opposent, au nom de la libéralisation
en cours dans l'économie nigérienne.
L'oignon:
L'oignon constitue une filière porteuse.
Le gouvernement cherche actuellement à organiser les coopérateurs de la
filière à travers la mise en place de leur union et de leur fédération.
Un projet de construction d'un marché de gros est en cours.
L'État ne s'immisce plus dans la filière: une loi a dissous les ex unions
qui n'étaient qu'un encadrement administratif.
Les coopératives en sont devenues plus concurrentielles.
Le
mil:
La production céréalière totale se situerait autour de
3.153.200 tonnes en 1999, induisant un excédent de 179.400 tonnes après un déficit
de 394.049 tonnes la campagne précédente.
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