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MALABO, 7 oct 2001 (AFP) - 14h14 - La Guinée Équatoriale, le
Congo et le Tchad seront dans les prochaines années les "trois pôles
de croissance" de l'industrie pétrolière en Afrique centrale si
des découvertes "soudaines et significatives" ne sont pas
faites au Cameroun et au Gabon, estiment les experts de la sous-région.
Selon le rapport final, publié dimanche, du 1er Forum sur les
industries pétrolières d'Afrique centrale qui s'est tenu du 2 au 4
octobre à Malabo, le Cameroun et le Gabon connaissent en effet
"une production modeste" et "une absence depuis 1997 de
découvertes significatives".
"Depuis le milieu des années 1990, l'industrie pétrolière
de cette région a été marquée par l'essor de l'activité pétrolière
en Guinée Equatoriale, les découvertes importantes au Congo
susceptibles de compenser l'épuisement des réserves des anciens
gisements, le début de la mise en exécution du projet pipeline
Tchad-Cameroun, la mise en évidence d'un potentiel pétrolier à
Sao-Tomé et Principe et la poursuite du déclin des industries pétrolières
du Cameroun et du Gabon, avec pour corollaire un intérêt accru pour
les champs marginaux", résume ce rapport.
La Guinée Equatoriale, où l'exploitation pétrolière a commencé
en 1992, avec le champ gazier Alba, sur la partie insulaire du pays, a
vu sa production augmenter considérablement depuis 1995, avec la découverte
du grand champ pétrolier Zafiro.
Alba traite 250 millions de m3 de gaz et produit 18.000 barils/jour
(b/j) de condensat et 2.300 b/j de gaz liquide.
Zafiro, a commencé à être exploité 18 mois après sa découverte,
avec des réserves initiales de l'ordre de 600 millions b/j et une
capacité de production quotidienne de 155.000 b/j de brut et 70
millions de m3 de gaz. Cette production, assurée à partir d'une unité
de production "Jade" installée en 1999 pour l'exploitation
des réservoirs satellites de la partie est de Zafiro a commencé à
produire en juin 2000. Sa capacité est de 600.000 b/j. Au mois de mai
2001 sa production était de 500.000 b/j, indique le rapport.
Enfin Ceiba, le deuxième champ pétrolifère du pays, situé au
large de sa partie continentale et découvert en octobre 1999, a été
mis en production en novembre 2000, 14 mois seulement après sa découverte.
Sa production a atteint 48.000 b/j et 24 millions de m3 de gaz en mai
2001, "un véritable record mondial quant au délai écoulé
entre les découvertes et le développement des gisements",
assure le rapport.
Au sujet du Congo-Brazzaville, les experts concluent que le pays
est "actuellement confronté à l'épuisement naturel de ses réserves
des champs matures" mais "la baisse de production de ces
vieux champs sera peut-être compensée dans un futur proche par la
mise en production des nouveaux champs en instance de développement".
Les "pièces maîtresses" de ces nouveaux champs sont les
gisements de Kitina et de Nkossa. La production de Nkossa qui a
commencé quatre ans après sa découverte en 1992 est de 120.000 b/j.
Le Congo produit entre 28 et 30 millions de barils par an et perçoit
30 % de cette production totale quelque soit le régime du contrat,
note le rapport.
Au Tchad, la Banque mondiale a donné le feu vert en juin 2001 de
la construction du projet pipeline Tchad-cameroun qui doit permettre
la mise en valeur du gisement de Doba dont les réserves sont estimées
à environ 900 millions de barils.
Ce projet, d'un investissement de 3,5 milliards de dollars US, est
actuellement dans la phase de construction des infrastructures de
soutien. Environ 321 puits de développement seront construits pour
une production éventuelle de 12,5 millions de tonnes de brut par an
à partir de 2003.
Celle-ci approchera ainsi la production gabonaise, qui était de
13,5 millions de tonnes en 2000, conclut le rapport.
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