Le thé, le tabac et l’ananas :
Le thé est produit dans l’ouest du Cameroun et commercialisé par la CDC (fiche info). L’essentiel est consommé dans le pays ou exporté au Gabon, en République centrafricaine, au Soudan et au Tchad. La campagne 96/97 a enregistré une production de 2 230 tonnes.
La production de tabac, exportée essentiellement au Pays-Bas, se situe un peu au-dessous de 2 000 tonnes annuelles depuis 1987.
La production de l’ananas est à la fois destinée à la consommation locale et à l’exportation vers l’Europe. Cette filière fait l’objet d’un effort de développement, en particulier par les sociétés bananières; le potentiel camerounais est estimé à 10 000 tonnes d’ananas frais par an (5 000 tonnes produites en 96/97).
Le secteur pétrolier :
La baisse importante des prix du pétrole enregistrée en 97 s'est accentuée en 98.
Du côté de l'offre, cette baisse s'explique par :
- la surproduction liée au relèvement des quotas de production de l'OPEP,
- la reprise progressive des exportations irakiennes,
- le désaccord entre les pays membres de l'OPEP pour trouver une solution commune à la crise de surproduction.
Du côté de la demande, la chute des cours résulte de la forte régression des importations mondiales dues à:
- la crise monétaire et financière asiatique,
- des hivers doux dans l'hémisphère Nord,
- la forte taxation des produits pétroliers dans les principaux pays consommateurs.
Le prix moyen du Brent est revenu de 21 dollars/baril en 96/97 à 16,7 dollars/baril en 97/98.
Les sociétés d’exploration et de production :
Le Cameroun n’est pas un gros producteur de pétrole (5,9 millions de tonnes en 97/98, +7,27% 96/97) en comparaison du Gabon et surtout du Nigeria. Toutefois, l’extraction pétrolière représente 40 % des recettes d’exportation (5,5 millions de tonnes exportées en 97/98, + 3,77% 96/97).
De nombreuses compagnies étrangères, françaises et américaines en particulier, participent à la recherche et à la production du pétrole au Cameroun.
A la fin de 1994, quatre sociétés étrangères se partageaient le marché en ce qui concerne la production : Elf Serepca (4,74 millions de tonnes de brut en 1993), Pecten Cameroon Company (1,5 million de tonnes en 1994), Kelt Cameroon (150000 tonnes par an environ), Mobil Producing Cameroon Inc (en association à 50 % avec Kelt sur la concession du Moudi).
Parmi les autres compagnies présentes au Cameroun, il convient de citer Phillips Petroleum et Pétrofina qui s’étaient associées pour prospecter à Lokondje, Malimba et Youme dans le bassin offshore de Douala, Exxon Exploration and Production Five Ltd motivés par le champ terrestre à l’extrême nord du bassin de Douala.
Les campagnes de recherche se poursuivent : forages, études des possibilités de recherche on-shore, extension du permis de Phillips Petroleum, résultats positifs des études de champs marginaux pour Elf Aquitaine.
L’oléoduc Tchad-Cameroun :
Début 1995, le Tchad et le Cameroun ont signé un accord-cadre relatif au futur oléoduc qui permettra d’évacuer le pétrole extrait du gisement de Doba vers un terminal situé à proximité de Kribi.
Cet accord était important car il fixe le nombre des parties prenantes, ainsi que leur taux de participation à la société chargée de construire et d’exploiter la partie camerounaise de ce dispositif de transport.
Le réseau portuaire :
Les ports camerounais - Douala et les trois ports secondaires que sont Kribi, Limbé-Tiko dans le golfe de Guinée et Garoua sur la Bénoué - assurent près de 98 % des échanges extérieurs du pays.
Le combinat portuaire Douala-Bonabéri draine l’essentiel (95 %) des échanges maritimes du Cameroun. Deux grands projets ont mis la croissance de l’activité du port en perspective :
- la réhabilitation du chenal qui passe par l’accroissement de sa profondeur avec comme objectif 7,50 m minimum de tirant d’eau
- la maintenance de l’outil portuaire (entretien du patrimoine en infrastructure et immobilier) qui s’inscrit dans la réorganisation de la gestion portuaire.
Pour en savoir plus, cliquez ici (site de l'Office National des Ports Camerounais)
Promotion des exportations :
Selon les articles 10 et 11 du Code des investissements, toute entreprise régulièrement établie et dont les produits finis ou semi-finis sont transformés au Cameroun est exonérée des droits de sortie et des taxes d’assurance et de transport sur ceux des produit destinés à l’exportation.
Toute entreprise régulièrement établie exporte une partie ou la totalité de sa production industrielle bénéficie d’une incitation à l’exportation qui lui est octroyée sous forme d’une déduction de son revenu imposable d’un montant non reportable égal à 5 % de la valeur FOB des exportations de ses produits finis ou semi-finis transformés.
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