|
L'inflation a été maîtrisée. Après avoir enregistré en 1994 une progression de près de 54 % consécutive à la dévaluation, elle s'est
stabilisée à 6,5 % en 1996, 4,2 % en 1997 et 5,8% en 1998(voir dernier indice IHPC).
La situation des finances publiques a été marquée en 1998 par une consolidation des recettes budgétaires.
L’élargissement de la base imposable et un meilleur contrôle des exonérations ont permis une amélioration du taux de pression fiscale, qui est passé de 12,7% du PIB en 1997 à 13,3% en 1998.
L’exécution des dépenses s’est ressentie de la crise énergétique qui a perturbé l’activité économique pendant une partie du premier semestre 1998. Cette crise a notamment induit un ralentissement du rythme d’exécution du programme d’investissement public. Les dépenses courantes ont été pour leur part maîtrisées, leur rapport au PIB ayant baissé d’un point de pourcentage à 11,0% en 1998.
L’épargne publique s’est renforcée de 2,4% à 4,4% du PIB, tandis que le déficit global, hors dons a été contenu à 1,6% du PIB contre 4,2% l’année précédente.
L'encours de la dette publique extérieure représente 55,5 % du PIB en 1998, en forte diminution depuis 1994 (82,2%).
Pour en savoir plus, consultez le rapport d'exécution de la surveillance multilatérale de décembre 2002
Le programme de privatisations:
Le gouvernement a engagé un processus de restructuration/privatisation des entreprises publiques à partir de 1989.
Les principales opérations de privatisation lancées récemment concernent environ 25 entreprises publiques ou mixtes intervenant dans les secteurs agricole (complexe avicole de Pahou..), industriel (brasseries, ciment, jus de fruits, textile), pétrolier (Plate forme Amazone du Projet pétrolier de Sèmè), du transport interurbain (Sotraz), de la commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) et des assurances (Sonar). Une quinzaine des entreprises inclues dans le programme ont été privatisées sous forme de cession d'actifs ou sont en voie de l'être.
Les opérations à venir portent sur:
- la Sonacop (secteur pétrolier),
- la Sitex (textile),
- la Coteb,
- la Société des Ciments d'Onigbolo (mise en location gérance),
- l'Hôtel Croix du Sud,
- la Brasserie d'Abomey,
- la Sonapra (Société nationale de promotion de produits
agricoles)
- la Société sucrière de Savé (mise en location gérance).
S'agissant de l'Office des Postes et télécommunications (OPT), il est envisagé de scinder les deux activités et de créer deux entités
autonomes, la Société béninoise de télécommunications (Sobetel) et l'Office béninois des Postes.
S'agissant de la filière coton, dont la restructuration a été engagée, un plan de relance est en cours.
Il comprend l'élaboration des pré-dossiers de désengagement de l'Etat de la Sitex (Société industrielle de textile) et de la Coteb
(Compagnie de textile béninois).
Pour en savoir plus, cliquez ici
|