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Le
programme de privatisation:
Le gouvernement a amorcé une politique de désengagement du secteur des
entreprises publiques à partir de 1983.
Le premier programme a été relayé par une seconde vague de
privatisations qui a démarré en 1990.
En 1994, le portefeuille de l'Etat ne comptait plus que 44 entreprises. Un
nouveau cadre juridique a été adopté en juin 1994. Il prévoit plusieurs
modalités de désengagement : cession totale ou partielle d'actifs et de
titres, fusion/scission, fusion/absorption, augmentation de capital avec
renonciation par l'Etat à son droit préférentiel de souscription,
concession/affermage, mise en gérance ou contrat de gestion, mise en location
des actifs et toute autre technique de désengagement reconnue.
L'environnement institutionnel a également été remanié avec la création
d'une Commission de privatisation en juin 1995.
En 1997, un nouveau train de privatisations a été engagé. Il portait sur
quelque 25 entreprises publiques ou mixtes intervenant dans les secteurs
agricole, industriel, minier, hôtelier, bancaire et certains services publics
marchands. Les opérations de privatisation ou de mise en concession les plus
importantes concernent l'Office togolais des phosphates (OTP), la Société
nationale de palmier à huile (SONAPH), la Compagnie d'énergie électrique du
Togo (CEET), la Régie nationale des eaux du Togo (RNET) et Togo-Télécom née
de la scission de l'Office national des Postes et télécommunications. Deux
entités autonomes, Togo-télécom et une Société nationale des Postes
(capital également étatique) ont, en effet, été créées.
Pour en savoir plus, consultez "le
point sur les privatisations au Togo" (Source:
CFCE)
Le
système financier:
Le secteur financier est composé de banques commerciales et d'institutions
financières non bancaires tels que les compagnies d'assurances, les
associations de crédits mutuels et les établissements financiers.
Le système bancaire se caractérise par un excédent des ressources de
clientèle, qui permet aux banques de limiter le recours au marché
interbancaire. En outre, il se singularise par un excédent de ressources
longues, lié à un manque d'investissement. Les banques commerciales sont
assez bien implantées sur l'ensemble du territoire. Les principales sont
l'Union togolaise de Banque (UTB), la Banque togolaise pour le commerce et
l'industrie (BTCI), la Banque internationale pour l'Afrique occidentale, la
Société inter-africaine de banque (SIAB), la Banque togolaise de développement
(BTD) et Ecobank Togo SA.
Il existe diverses institutions financières non bancaires dont les
compagnies d'assurance et de réassurance, la Caisse nationale de sécurité
sociale (CNSS), la Société togolaise de crédit automobile (Stoca), spécialisée
dans l'assurance automobile, la Société nationale d'investissement (SNI), la
TAW International Leasing et la Caisse d'épargne du Togo (CET).
Le système est complété par des Coopératives d'épargne et de crédit (Coopec),
affiliées à la Fédération des unions de caisses d'épargne et de crédit (Fusec)
qui n'ont pas le statut d'institutions financières.
Pour permettre au système bancaire de jouer pleinement son rôle économique
et de fonctionner selon des normes en vigueur, un ajustement du secteur
financier a été engagé. L'adaptation en cours repose sur un assainissement
des portefeuilles de crédits, s'appuyant notamment sur une politique de
provisionnement adaptée. La politique engagée est destinée à renforcer la
solvabilité des établissements de crédit, en rationalisant les dépenses et
en rendant plus efficace le recouvrement des créances non productives.
L'objectif final est de réduire le poids de l'Etat dans le système et de
liquider les établissements financiers non viables.
L'ensemble de ces mesures s'accompagne d'une réforme de l'environnement
judiciaire et légal, avec notamment l'adoption d'un cadre fiscal favorable
aux sociétés de crédit bail et de capital risque et harmonisé avec celui
des pays de l'Uemoa.
Les
institutions:
Adoptée par référendum en septembre 1992, la Constitution de la IVème République
a été promulguée le 14 octobre 1992.
Elle a été légèrement remaniée en
janvier 1997.
Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République,
élu au suffrage universel, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.
Il est investi de toutes les prérogatives d'un chef d'Etat.
Il nomme et révoque
le Premier ministre et les ministres. Les dernières élections présidentielles
se sont tenues en juin 1998.
Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée nationale. Les députés
sont élus au suffrage universel direct, pour un mandat de cinq ans.
La Cour constitutionnelle, qui a qualité pour interpréter la Constitution
et apprécier si les lois votées sont conformes à celle-ci, compte 7 membres
dont 5 élus par le Parlement et 2 par le Corps des magistrats.
Il existe un
Conseil supérieur de la Magistrature, une Commission nationale des Droits de
l'Homme composée de 17 personnes, une Commission nationale électorale et une
Haute Autorité de l'Audiovisuel.
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