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Me Wade a obtenu 968.526 voix,
soit 58,50 % des suffrages valablement exprimés, contre 687.064 (41,50 %) pour Abdou
Diouf. Le taux de participation à ce second tour a été de 60,77 %, soit 1.666.045 votants
sur 2.741.528 électeurs inscrits.
Lors du premier tour, disputé par huit candidats, Abdou Diouf était arrivé en tête
avec 41,3 % des voix contre 31 % pour le président élu.
Entre les deux tours, Me Wade avait reçu le soutien de 5 candidats ayant participé au
premier tour. Un seul candidat, Djibo Ka, avait demandé à ses militants de voter pour
Diouf.
Premier ministre: Idrissa
Seck, nommé Premier ministre du
Sénégal le 4 novembre 2002.
A 43 ans et en devenant Premier ministre du
Sénégal, Idrissa Seck continue de gravir les échelons du pouvoir dans l'ombre
du président libéral Abdoulaye Wade, dont il est considéré de
longue date comme l'éminence grise.
Depuis 1998, il est aussi le numéro deux du Parti démocratique sénégalais
(PDS), la formation d'Abdoulaye Wade. A ce titre, il a conduit aux législatives
d'avril 2001 la coalition "Sopi" (changement, en wolof) formée autour
de la mouvance présidentielle, remportant 89 des 120 sièges à l'Assemblée
nationale.
Homme d'affaires et consultant en "management", spécialisé en
finance et stratégies de développement, il a opéré dans les années 90 dans
le secteur privé tout en continuant à tracer son chemin au PDS, parti qu'il a
rejoint dès l'âge de 15 ans.
Les Sénégalais l'avaient "découvert" en 1988, alors qu'il avait
29 ans, quand Abdoulaye Wade avait fait de lui son directeur de campagne pour la
présidentielle, perdue face au PS.
L’économie en bref:
Après une période difficile, le Sénégal a repris depuis le milieu
des années 1990 le chemin de la croissance.
Moins bien doté en ressources naturelles que d’autres, le Sénégal
dispose néanmoins d’atouts économiques sérieux, liés en particulier à sa
situation géographique.
Son littoral est favorable à la pêche tandis que ses plages sont la plus
proche destination balnéaire hivernale pour les touristes européens.
A côté de l’arachide, les travaux plus récents de mise en valeur de la
vallée du fleuve Sénégal et de la zone côtière favorisent la
diversification des cultures, tant vivrières que tournées vers
l’exportation.
L’exploitation des phosphates a donné naissance à une importante
industrie chimique.
Dakar, grande capitale abritant de nombreuses industries et activités de
services est une des portes de l’Afrique vers le reste du monde.
Les ressources
naturelles:
Le Sénégal dispose d’un certain nombre de matières premières identifiées,
dont la plupart, à l’exception des phosphates ne sont encore pas ou guère
exploitées.
Le sel marin du Sine-Saloum est exploité industriellement près de Kaolack.
Les matériaux de construction: attapulgite (matériau argileux isolant),
marbre (près de Kédougou), calcaire (Bargny)...
Bien que la présence d’or ait été repérée depuis longtemps dans la
vallée de la Falémé, l’exploitation reste artisanale (orpaillage).
L’exploitation des gisements de fer de la Falémé (aux réserves
substantielles et de haute teneur) se heurte à l’importance des
investissements nécessaires pour l’évacuation du minerai.
Des indices de cuivre, manganèse, étain, plomb, molybdène, tungstène,
lithium, tantale, tourbe ont été trouvés dans l’Est du pays.
Le petit gisement de gaz naturel de Diam Niadio est en exploitation.
De nouvelles découvertes plus importantes ont eu lieu récemment dans la même
région.
Enfin, de petites quantités de pétrole ont été extraites du gisement de
Diam Niadio et un important gisement offshore a été identifié sur le littoral
sud, mais il s’agit d’un brut lourd (de type vénézuélien), dont
l’exploitation est jugée non rentable actuellement.
Les religions:
Si le catholicisme (religion de Léopold Sédar Senghor, premier président
du Sénégal 1960-1980) exerce une certaine influence, l’islam est très présent.
Les confréries islamiques (en arabe "tariqa" qui signifie
"voie" ou "méthode" ) se rattachent au soufisme.
Chaque confrérie se réfère à l’enseignement d’un "sage" qui
fut son fondateur historique.
Deux grandes confréries dominent l’islam sénégalais: les Tidjanes et les
Mourides. Ces derniers trés impliqués dans l’économie arachidière, ont édifié
la mosquée de Touba, la plus grande d’Afrique subsaharienne, lieu important
de pèlerinages.
Dakar, capitale industrielle:
Dakar est une ville industrielle qui accueille la grande majorité des usines
fonctionnant dans le pays, à l’exception de celles situées près des
ressources naturelles.
La plus forte concentration d’industries légères se situe dans le
quartier Est de la ville tandis que l’industrie lourde occupe le littoral sud
(raffinerie de Mbao, centrales électriques de Bel-Air et du Cap des Biches).
La vie économique de Dakar s’appuie sur son port et son aéroport
international (Dakar -Yoff).
Gouvernements et organismes internationaux y ont établi des bureaux régionaux
notamment la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et de
nombreuses entreprises leurs sièges sociaux.
Ces différentes fonctions ont favorisé l’extension du secteur des
services, alors que la présence de la principale université du pays facilite
le recrutement de cadres et spécialistes locaux.
Son équipement hôtelier et ses infrastructures d’accueil permettent à
Dakar d’être une ville de congrès et salons ainsi qu’un centre touristique
important.
Toutefois, certains services de base souffrent de difficultés: électricité
insuffisante, déficit d’alimentation en eau potable, circulation difficile
dans la ville et dans certaines parties du pays.
Kaolack, pôle économique:
Le bassin arachidier et sa capitale économique, Kaolack, troisième ville du
pays, souffrent aujourd’hui du déclin de l’arachide.
Le regain du secteur agricole passe par la diversification des cultures (mil,
maïs, coton… ) ainsi que par la transformation et la commercialisation locale
des produits agricoles.
Située sur le Saloum (un fleuve côtier intégralement salinisé), Kaolack
est le pôle de l’industrie du sel au Sénégal.
Les ressources de la
Casamance:
La Casamance dispose de grandes richesses potentielles: tourisme, ressources
agricoles, pêche, bois.
Mais la situation politique liée aux manifestations indépendantistes (le
mouvement indépendantiste concerne surtout la Basse-Casamance, autour de la région
de Ziguinchor) limite la croissance de l’activité touristique alors même que
Cap-Skiring est aujourd’hui doté d’un aéroport international.
Le coup d’État Gambien de 1995 a également retardé les projets
d’infrastructures permettant de traverser l’enclave gambienne et de mieux
relier la Casamance au reste du pays.
Le Sénégal a décidé d'investir 114 milliards F.CFA (1,14 milliard FF) en
Casamance pendant les 5 prochaines années.
L'enveloppe financière doit tout d'abord aider au lancement d'un programme
d'urgence, axé autour de la question des déminages, pour faciliter le retour
des populations ayant fui la guerre et permettre la reprise des activités
socio-économiques.
Il est également prévu des actions de développement pour la relance de l'économie
de la région méridionale du pays.
Ces actions seront en priorité orientées vers le désenclavement de la région
à travers la réhabilitation de toutes les voies de communications.
Il est ainsi prévu de faire du Port de Ziguinchor un "port franc"
devant servir de plaque tournante pour le commerce vers le sud du Sénégal, la
Guinée-Bissau la Guinée-Conakry et la Gambie.
Les investissements prévus doivent également aider à la reprise de projets
suspendus en raison de l'instabilité, notamment le Projet de développement de
la basse Casamance (Derbac) et le Projet des eaux du sud (Projes), initialement
financé par le gouvernement américain.
Le village du Club Méditerranée de Cap Skirring a investi 1 milliard de F
Cfa (10 millions de FF) en 1999.
Un grand projet: le
barrage de Manantali
Ce projet multinational (Sénégal, Mali, Mauritanie), dont le maître
d’ouvrage est l’Organisation de mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS),
comprend un barrage et une centrale hydroélectrique de 200 MW à Manantali (5
turbines de 40 MW), et l’interconnexion des réseaux électriques des trois
pays.
Pour assurer la distribution (33 % pour le Sénégal, 52 % pour le Mali et 15
% pour la Mauritanie), l’OMVS a mis sur pied, début 1997, une Société de
gestion de l’énergie de Manantali (Sogem).
Trois nouveaux barrages seront
par ailleurs construits prochainement sur le fleuve Sénégal par l'OMVS.
Deux des futurs ouvrages à Félou et Gouina (sur
le fleuve Sénégal) vont produire entre 400 et 560 GWH/an,
soit un peu plus de l'équivalent du barrage de Manantali.
Quant au troisième ouvrage, prévu sur la Faléme,
un affluent du fleuve, il sera un barrage de retenue destiné à augmenter le
débit du fleuve et le développement de la culture irriguée.
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