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Un
programme à infrastructures:
Pour devenir "L' Éléphant d’Afrique", la Côte d’Ivoire
s’est engagée, depuis février 1996, dans un programme de grands travaux
d’infrastructures financés, mis en œuvre et gérés par des opérateurs
privés:
- Amélioration de la gestion des déchets solides de la ville d'Abidjan
- Réseaux d'assainissement dans les chefs-lieux de région
- Création d'universités privées
- Gestion des ordures ménagères
- Interconnexion Côte d'Ivoire - Guinée énergie électrique
- Interconnexion Côte d'Ivoire - Mali énergie électrique
- Aménagement d'un réseau de pont bascules routier
- Pont à péage sur le fleuve Bandama
- Voies expresses à péage Bassam - Aboisso
- Construction ou réhabilitation de marchés couverts communaux
- Gares routières des villes de l'intérieur de la Côte d'Ivoire
- Autoroute à péage Yamoussoukro - Bouaké
- Adduction d'eau potable des chefs-lieux de région
- Construction de 12 000 logements à Abidjan
- Complexes marchés à bétail / abattoirs
- Construction de marchés de gros dans les capitales régionales
- Création de pôle de développement artisanal
- Transports collectifs dans les chefs-lieu de région
- Construction et gestion de résidences scolaires universitaires
- Réseau de parkings publics à Abidjan
Retrouvez ces grands travaux sur le
site du CEPICI
Les
privatisations:
Débuté initialement en avril 1990, le programme de privatisations prévoit
la libéralisation de 60 entreprises qui représentent les trois-quarts des
entreprises du secteur public en termes de chiffre d’affaires, d’emploi et
de valeur ajoutée.
Ces entreprises couvrent tous les secteurs clés de l’économie;
transport, agro-industrie, télécommunications, énergie, banques, édition,
tourisme, travaux publics et mines.
Le rythme de privatisation des entreprises ciblées s’est nettement accéléré
à partir de 1994, en raison de l’intérêt suscité par ces entreprises,
compte tenu de l’importante amélioration de la compétitivité à la suite
de la dévaluation.
Voir également:
le point sur les privatisations en Côte d'Ivoire
Le marché
de l’informatique:
La Côte d’Ivoire est considérée comme le pays le plus informatisé de
la région.
Toutes les grandes structures sont équipées de matériels.
La croissance du marché informatique peut être appréhendée par le
niveau global des importations (toutes origines confondues) de matériel
informatique qui se sont accrues de manière significative.
Le nombre de sociétés de distribution et d’ingénierie ne cesse de
s’accroître (une quarantaine de sociétés établies), corrélativement
avec la modernisation engagée dans les télécommunications.
Tous les principaux fabricants sont présents (Bull, Compaq, Dell, Apple,
Digital, HP, IBM, NCR, Unisys…), sous forme de filiales, de représentations,
ou sont distribués.
L’économie
en bref:
La Côte d’Ivoire est la première puissance économique d’Afrique de
l’Ouest après le Nigéria.
La France en est le premier partenaire.
En 2002, l'aide
financière de la France en faveur de la Côte d'Ivoire
s'élève à 183 millions d'euros, ce qui correspond à
l'aide la plus importante qui ait été attribuée depuis 1995 à un pays
africain par la France.
La Côte d'Ivoire, qui est entré dans l’ère de "l’après Houphouët-Boigny",
s’est fixé comme objectif de devenir à l’horizon 2015-2025 un nouveau
pays industrialisé, un "éléphant d’Afrique" - au sens où
l’on dit un "dragon d’Asie".
Il s’agit de construire le pays sur "une économie solide, saine et
diversifiée" capable de résister aux perturbations économiques.
La stratégie repose sur quatre bases qui constituent les quatre pattes de
"l’Éléphant" :
- la diversification et la modernisation de l’agriculture
- la promotion du secteur des mines et de l’énergie ainsi que le
renforcement de la transformation des produit de base
- le développement des services, notamment les services financiers, le
tourisme, les transports et les télécommunications
- la promotion des exportations et leur diversification.
Le poids de la
dette:
Le poids de la dette continue d’absorber une part très importante des
ressources.
Au 1er mars 2001, l'encours des prêts de la BM à la Côte d'Ivoire s'élevait à
1,945 milliard de dollars dont 81 millions d'impayés (592 millions de dollars dont 74,9 millions de dollars
d'impayés pour la BIRD, 1,353 milliard de dollars dont 6,1
millions de dollars d'impayés pour l'AID).
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