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Sous souveraineté allemande jusqu’à la première guerre mondiale, le Cameroun a été divisé en deux mandats confiés à la France et à la Grande Bretagne. En 1961, à la suite d’un referendum, la moitié nord du Cameroun britannique était intégrée au Nigéria, la moitié sud du Cameroun qui devint alors République Fédéral. En 1972 s’y substituait la République unie du Cameroun, mais l’anglais est resté, avec le français, langue officielle.
Ahmadou Ahidjo en a été le Président jusqu’en 1982. Son successeur, Paul Biya, a depuis, toujours été réélu. Le multipartisme a été introduit en septembre 1990. Le pouvoir exécutif appartient au Président de la République, élu au suffrage universel direct, pour un mandat de 5 ans renouvelables. Le pouvoir législatif appartient à l’Assemblée nationale dont les 180 membres sont élus pour 5 ans au suffrage universel. Le pouvoir judiciaire échoit à la Cour suprême.
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| Chef de l’État, Président de la République : Paul Biya |
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M. Biya a été réélu le 11 octobre 2004 pour un nouveau mandat de sept ans à la tête du pays avec 70,92% des suffrages, devant ses rivaux du Social democratic front (SDF) John Fru Ndi (17,40% des voix), de l'Union démocratique camerounaise (UDC) Adamou Ndam Njoya (4,47%) et de l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADD) Garga Haman Adji (3,73%).
Le secteur informel :
Au Cameroun, le secteur dit informel est généralement apprécié comme étant particulièrement dynamique. Il regroupe essentiellement des activités économiques localisées et non localisées qui ne sont ni enregistrées au registre du commerce, ni affiliées à la sécurité sociale. Les activités du secteur dit informel sont essentiellement constituées de l’artisanat de production, de services et de micro-commerces.
Avec la crise économique, les activités de ce secteur ont pris une importance croissante. Selon les estimations, il emploie 75 % de la main-d'œuvre urbaine, plus de 6 ménages sur 10 tirent au moins une partie de leurs revenus du secteur informel. Celui-ci tente de fournir une réponse aux difficultés économiques des populations.
Bien que les emplois du secteur informel entraînent une rémunération moins élevée, ils ont atténué les effets de la dévaluation. De plus, ils constituent un terrain d’éclosion pour la création de petites et moyennes affaires.
Si quelque 3000 entreprises sont créées chaque année au Cameroun, très peu survivent au delà de deux ou trois ans par manque de locaux, de financement, d’encadrement à quoi s’ajoute l’absence de comptabilité. Une enquête effectuée par les autorités camerounaises a établi qu’en 1993, on comptait près de 90000 unités de production informelles dans la seule ville de Yaoundé, et que leur production était équivalente à celle du secteur industriel formel; ces unités employaient environ 125000 personnes dont la plupart travaillant à leur compte. Depuis quelques années, la Banque mondiale s’intéresse au dynamisme du secteur informel et quelques projets de financement commencent à éclore, l’idée sous-jacente étant que le soutien à ce secteur peut être un facteur de développement.
Les tontines :
Pratique symbolisant bien l’esprit de solidarité, la tontine répond à la fois à des motivations sociales et à des motivations financières indissociables.
Au Cameroun, la BAD estime que les tontines draineraient quelque 30% de la masse monétaire du pays et que 75% des familles seraient concernées.
Le secteur agricole :
Pendant la décennie 80, le gouvernement a encouragé le développement de l’agriculture en utilisant les recettes pétrolières. Pour la plupart des cultures marchandes, le gouvernement fixait les prix à la production avant chaque campagne de récolte, réglementait les marchés, et fixait les marges de distribution et de bénéfice. Des taxes d’exportation étaient perçues sur les produits agricoles et des droits de douane prélevés sur les importations concurrentes. Les autres mesures de soutien étaient les subventions accordées pour les engrais et pesticides, et les primes versées pour replanter du café et du cacao. Les entreprises publiques et parapubliques ont fini par dominer le secteur de l’agriculture d’exportation. Si le gouvernement a réussi à maintenir un certain niveau de production agricole, le coût en terme budgétaire en a été élevé. La solution préconisée par le FMI est une libéralisation progressive des filières agricoles, en particulier pour le café et le cacao.
L’agriculture reste aujourd'hui un secteur décisif pour l’économie camerounaise. Elle emploie 80 % de la population active et contribue aux recettes d’exportations à plus de 40 %. A côté des produits traditionnels d’exportation (cacao, café, coton, thé, banane, caoutchouc naturel, huile de palme, tabac), se développent les produits du secteur vivrier, notamment le haricot vert, l’ananas, le manioc, le plantain, la patate douce, la tomate, l’igname, la pomme de terre, le soja, l’arachide, la papaye, la mangue, la goyave, l’avocat, le mil, le sorgho, l’oignon, les pistaches et les graines de courge.
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