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LE CAMEROUN

L'oléoduc Doba - Kribi
Le projet en chiffres : Gisement de Doba (Tchad)
  • creusement de 300 puits
  • 225.000 barils par jour
  • 25 années de production
Construction de l'oléoduc d'évacuation du pétrole :
  • 1.076 km de long
  • aboutira au terminal camerounais de Kribi
    (Cameroun).
Durée du projet: 30 ans

Coût total: 3,1 milliards de dollars

Principaux opérateurs :
  • Esso (40%),
  • Petronas (35%),
  • Chevron (25%)
Pour en savoir plus :



Rétrospective des dépêches de l'AFP :
Un rapport critique la supervision du projet d'oléoduc Tchad/Cameroun
WASHINGTON, 13 sept 2002 (AFP) - 18h46 - La supervision du projet d'oléoduc entre le Tchad et le Cameroun est insuffisante et l'ampleur des retombées économiques pour les autorités tchadiennes est incertaine, affirme un rapport du groupe d'évaluation indépendant de la Banque mondiale (BM).
L'enquête effectuée par le groupe d'évaluation indépendant a notamment permis de révéler "de sérieuses préoccupations concernant le manque de développement et de renforcement de la capacité du gouvernement tchadien à contrôler efficacement le projet avant que celui-ci ne commence à dégager des revenus", affirme ce rapport, dont l'AFP a obtenu copie vendredi.
Le groupe d'évaluation indépendant estime également que le niveau de 5% des revenus dégagés par l'exploitation des champs pétroliers et de l'oléduc qui devront revenir aux populations locales a été décidé arbitrairement et ne repose sur aucune évaluation sérieuse.
Le groupe d'évaluation indépendant est chargé d'examiner les projets de la Banque mondiale et leurs répercussions économiques et sociales. Créé en 1993, il peut être saisi par des individus et des organisations concernés par ces projets.
Le projet de pipeline Tchad/Cameroun fait l'objet d'un soutien financier de 100 millions de dollars de la BM, auxquels s'ajoutent encore 100 millions de dollars de garantie financière de la Société Financière internationale (SFI), l'une des antennes de la BM.
Le coût total du projet, géré par un consortium dont Exxon-Mobil est le premier actionnaire, est évalué à 3,7 milliards de dollars et comprend le forage de quelque 300 puits et la construction d'un oléoduc de plus de 1.000 km de long.
En accordant son soutien financier en juin 2000, la BM avait toutefois exigé qu'une majeure partie (80%) des sommes perçues par les autorités tchadiennes et camerounaises sur l'exploitation des gisements et de l'oléoduc soit consacrée au développement social et économique des populations des deux pays et que 5% devaient revenir à la région d'exploitation proprement dite.
"Le groupe a été frappé, considérant l'ampleur du projet, par l'estimation des revenus pour le Tchad sur une période de 28 ans et s'est montré préoccupé du fait qu'il n'a trouvé aucune analyse pour justifier la répartition des revenus entre le Tchad, le Cameroun et le consortium" de compagnies pétrolières, indique-t-on de même source.
Le Comité d'évaluation indépendant avait été saisi en mars 2001 par l'opposant tchadien Ngarledjy Yorongar, agissant au nom d'habitants des zones concernées par le projet, notamment celle du bassin de Doba, et affirmant qu'il représente une menace pour l'environnement, leur habitat et leur culture.
Pour l'environnement, le rapport note que les études sur les risques de fuite ou de rupture de l'oléoduc ont été correctement effectuées et que les technologies utilisées sont plus modernes que celles de l'oléoduc d'Ogoniland, au Nigeria, où de nombreux accidents se sont produits.
Il recommande toutefois que des études d'évaluation du respect de l'environnement soient effectuées régulièrement au fur et à mesure de la construction de l'oléoduc et des puits et après leur mise en exploitation.
Selon le groupe d'évaluation indépendant, les affirmations selon lesquelles un nombre important d'habitants de la région (de 80.000 à 100.000) ont été déplacés par le projet n'ont pas été vérifiées par son enquête.
Les personnes expropriées ont été correctement dédommagées soit en numéraire soit en nature avec des bicyclettes, des pompes à eau et des charrues, affirme le rapport.
Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a pris acte des conclusions du rapport et affirmé qu'il allait en tenir compte pour le suivi du projet.
Examen d'un rapport sur pipeline Tchad/Cameroun par la Banque Mondiale
WASHINGTON, 19 août 2002 (AFP) - 21h07 - Le Conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) examinera le 12 septembre un rapport du groupe d'évaluation indépendant sur le projet de pipeline Tchad/Cameroun, a indiqué lundi une porte-parole de la Banque.
Le quotidien Financial Times a affirmé dans ses éditions de lundi que ce rapport du groupe d'évaluation indépendant dressait un bilan négatif des conséquences de ce projet sur l'environnement et de ses retombées financières pour les populations locales.
Le groupe d'évaluation indépendant est chargé d'examiner les projets de la Banque mondiale et leur répercussions économiques et sociales. Créé en 1993, il peut être saisi par des individus et des organisations concernés par ces projets.
Le projet de pipeline Tchad et Cameroun fait l'objet d'un soutien financier de 100 millions de dollars de la BM auxquels s'ajoutent encore 100 millions de dollars de garantie financière de la Société Financière internationale (SFI), l'une des antennes de la Banque mondiale.
Le coût total du projet, géré par un consortium dont Exxon-Mobil est le premier actionnaire, est évalué à 3,7 milliards de dollars et comprend le forage de quelque 300 puits et la construction d'un pipeline de plus de 1.000 km de long.
En accordant son soutien financier en juin 2000, la BM avait toutefois exigé qu'une majeure partie des sommes perçues par les autorités tchadiennes et camerounaises sur l'exploitation des gisements et de l'oléoduc soient consacrées au développement social et économique des populations locales.
La porte-parole de la Banque mondiale, Caroline Anstey, et celui du groupe d'évaluation, Eduardo Abbott, se sont refusés lundi à commenter la teneur du rapport mais ont souligné qu'il serait rendu public immédiatement après son examen par le Conseil des administrateurs de la Banque.
Selon le Financial Times, le rapport d'évaluation estime que la Banque mondiale doit mieux évaluer les risques que fait courir le projet à l'environnement et que la part des recettes qui doit revenir aux populations locales tchadiennes est insuffisante.
Caroline Anstey a souligné que ces conclusions seraient prises en compte pour améliorer le contrôle exercé sur ce projet, mais qu'elles ne visaient pas à sa suspension pure et simple.
La porte-parole a indiqué que la situation était différente de celle du projet du barrage de Bujagali en Ouganda.
Celui-ci avait également fait l'objet d'un rapport critique du groupe d'évaluation indépendant mais la décision de l'agence de garantie de la Banque mondiale (MIGA) de retirer son soutien avait été prise en raison de soupçons de corruption, a souligné Caroline Anstey.
La Banque mondiale avait déjà protesté en décembre 2000 auprès des autorités tchadiennes contre l'utilisation faite des premiers revenus du projet Tchad/Cameroun et qui avaient bénéficié en majorité au ministère de la Défense.
Oléoduc Tchad-Cameroun : 200 km de pipeline déjà posés (Banque mondiale)
YAOUNDE, 18 avr 2002 (AFP) - 19h59 - Les travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun, lancés en octobre 2000, ont déjà permis de poser quelque 200 km de pipeline sur les 1.050 km prévus, a annoncé jeudi à l'AFP un responsable de la représentation de la Banque mondiale à Yaoundé.
"La pose évolue au rythme de 2 km de tuyaux par jour (enfouis sous 1 mètre de terre)", a ajouté ce responsable, Noubissie Ngankam.
Les travaux de ce gigantesque chantier, financé en partie par des prêts de la Banque mondiale, "sont en avance sur le planning prévu et pourraient être achevés fin 2003", a-t-il ajouté.
Des grèves liées à des revendications salariales avaient perturbé, entre décembre et février derniers, la construction de la partie camerounaise du pipeline, longue de 880 km, faisant craindre un retard dans l'achèvement des travaux.
"Tout est rentré dans l'ordre; c'est la sérénité qui règne", a indiqué à ce propos M. Ngankam.
Une fois construit, l'oléoduc Tchad-Cameroun, permettra d'acheminer le pétrole du bassin pétrolifère tchadien de Doba (sud) au port camerounais de Kribi, sur la côte atlantique.
La Banque mondiale "frappée par l'avancée" de l'oléoduc Tchad-Cameroun
N'DJAMENA, 22 fév 2002 (AFP) - 10h31 - La Banque mondiale (BM) s'est dite "frappée par l'avancée" de la construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun, jeudi soir à N'Djamena, au terme de la visite au Tchad du directeur général pour les opérations de la BM, Shengman Zhang.
La délégation de la BM, qui s'est rendue à Komé, sur le site pétrolier de Doba (sud), est "frappée par l'avancée de la construction de l'oléoduc et de tout un ensemble de programmes mis en place pour assurer un avenir meilleur au Tchad", a déclaré le directeur régional pour l'Afrique centrale de la banque, Robert Calderisi.
"Ce projet, qui a été l'objet de beaucoup de controverses, est très important, non seulement pour le Tchad mais pour toute l'Afrique", a ajouté M. Calderisi, à l'issue d'une audience avec le Premier ministre tchadien, Nagoum Yamassoum, soulignant que "le Tchad a bien démarré".
Mais "il ne faut pas que les attentes soient disproportionnées", a-t-il souligné. Selon M. Calderisi, "le pétrole va apporter 50% au budget de l'Etat et ce n'est pas pour autant l'Eldorado comme le croient certains tchadiens".
Selon la BM, le consortium pétrolier Esso-Chevron-Petronas emploie actuellement 9.000 personnes au Tchad et au Cameroun et dépense 4 millions de dollars US par jour.
"Nous avons avec le Tchad des rapports des plus fructueux malgré les chaines des difficultés auxquelles l'Etat tchadien fait face", a encore dit M. Calederesi, ajoutant qu'"entre le Tchad et la BM, il y a un rapport chargé et intime autour de l'oléoduc".
La BM est le principal bailleur de fonds de l'oléoduc Tchad-Cameroun, actuellement en construction, qui acheminera sur 1.050 km le pétrole du bassin de Doba jusqu'au port camerounais de Kribi, sur la côte atlantique.
Ce projet, contesté par des organisations écologiques et par une partie de l'opposition tchadienne, avait donné lieu à une controverse à l'automne 2000, après l'utilisation d'une partie d'un bonus pétrolier de 25 M USD par l'Etat tchadien, à des fins de dépenses militaires.
Une grève paralyse le chantier de construction de l'oléoduc Doba-Kribi
YAOUNDE, 10 jan 2002 (AFP) - 11h34 - Une grève des employés de la société américaine Doba Logistics Cameroun, déclenchée fin décembre 2001, a paralysé le chantier de construction de l'oléoduc devant relier le champ pétrolifère de Doba (sud du Tchad) à Kribi (côte atlantique, Cameroun), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
Les employés camerounais de cette société, chargée de la manutention, du stockage et du transport des matériaux destinés au chantier, réclament "un alignement de leurs salaires sur ceux du secteur pétrolier au Cameroun", a expliqué à l'AFP une source syndicale de l'entreprise.
Les responsables de l'entreprise estiment de leur côté que ce travail de construction ne relève pas du pipeline lui-même.
Le ministre camerounais de l'Emploi et du Travail, Pius Ondoua, a finalement donné raison aux syndicats, commandant pour le 11 janvier un projet de convention spéciale régissant les activités des sociétés impliquées dans la construction de l'oléoduc.
"Le mot d'ordre de grève va être provisoirement levé en attendant de voir si les constructeurs du pipeline vont enfin se ranger sur les grilles salariales du secteur pétrolier", a indiqué à l'AFP le délégué du personnel de Doba Logistics Cameroun, Ekani Lebogo.
Le chantier de l'oléoduc Doba-Kribi, lancé en octobre 2000, emploie près de 5.000 personnes sur les tronçons réalisés côté camerounais. Trois ans devraient être nécessaires pour achever la construction de ce pipeline de 1.050 km destiné au transport du pétrole tchadien vers le port de Kribi.
Les présidents Deby et Biya posent la première pierre du projet de Doba :
N'DJAMENA, 18 oct 2000 (AFP) - 19h43 - Les présidents camerounais Paul Biya et tchadien Idriss Deby ont lancé officiellement mercredi après-midi la construction des installations du projet pétrolier de Doba (sud du Tchad), a rapporté mercredi à N'Djamena la radio nationale.
Arrivé en fin de matinée dans la capitale tchadienne, le président Biya s'est ensuite rendu par avion en compagnie de son homologue tchadien à Komé Base, une localité des environs de Doba.
Les deux chefs d'Etat ont posé "la première pierre" de l'oléoduc de 1.050 km devant acheminer le pétrole du champ de Komé au terminal de Kribi, situé sur la côte atlantique dans le sud du Cameroun.
Après Komé, les présidents Deby et Biya sont attendus vendredi à Kribi pour l'inauguration officielle des travaux du terminal camerounais, a indiqué une source tchadienne.
Pétrole tchadien : signature d'un accord de crédit avec la Banque mondiale
N'DJAMENA, 7 juil 2000 (AFP) - 17h39 - Un accord de crédit d'un montant de 11 milliards de francs CFA (110 MFF) a été signé entre le Tchad et la Banque mondialepour aider le pays à gérer le développement du projet d'exploitation pétrolier de Doba (sud), a-t-on appris vendredi de source officielle.
L'argent de la BM permettra au Tchad de "développer ses ressources pétrolières, d'utiliser au mieux les revenus qui en découlent et d'éviter les problèmes qu'ont connu d'autres pays exportateurs de pétrole et de minerais", a commenté, lors de la signature, le ministre de la Promotion économique et du développement, Ahmat Lamine Ali.
Pétrole tchadien : signature du contrat pour la construction de l'oléoduc
N'DJAMENA, 22 juin 2000 (AFP) - 20h55 - Le gouvernement tchadien et le consortium chargé du projet pétrolier de Doba (sud du Tchad) ont signé jeudi le contrat financier pour la construction de l'oléoduc devant acheminer le brut tchadien jusqu'au terminal pétrolier camerounais de Kribi, a-t-on appris de source officielle. Le projet pétrolier tchadien, approuvé le 6 juin par le conseil d'administration de la Banque mondiale et d'un coût global de 3,7 milliards de dollars, nécessite la construction de cet oléoduc qui traversera sur plus de 1.000 km le sud du Tchad et le Cameroun. Son montant est estimé à 2,2 mds USD.
Les travaux seront financés et réalisés par deux sociétés de droit tchadien et camerounais, la Tchad Oil Transportation Company (TOTCO, dont le Tchad détient 5%) et la Cameroon Oil Transportation Compagny (COTCO). Le Tchad est actionnaire de la COTCO à hauteur de 15%, aux cotés du Cameroun (8,5%).
Le consortium international chargé du projet global de production et d'acheminenent du pétrole tchadien est constitué d'ExxonMobil (USA, 40%), Petronas (Malaisie, 35%) et Chevron (USA, 25%). Il est actionnaire majoritaire de la TOTCO et de la COTCO, sociétés dotées de capitaux respectifs de 300.000 et 2,3 millions de dollars.
La signature des contrats de financement entre le consortium et les gouvernements tchadien et camerounais était subordonnée à l'approbation du projet par la Banque mondiale. Le gouvernement camerounais doit signer son contrat avec le consortium dans les prochains jours, a précisé ce dernier.
Pétrole : Le président tchadien rejette le contrôle international des revenus
PARIS, 8 juin 2000 (AFP) - 9h35 - Le président tchadien Idriss Déby a rejeté les appels au contrôle international de l'utilisation des revenus du pétrole du pays, estimant, dans une interview publiée jeudi par le quotidien français Le Figaro, que "la souveraineté nationale n'est pas marchandable". "Les instruments juridiques que nous avons mis en place sont suffisants. C'est une première mondiale: aucun pays pétrolier du monde n'a voté une telle loi, garantissant la gestion transparente des revenus du pétrole", selon Idriss Déby.
Ces commentaires font suite à l'approbation par la Banque mondiale d'un projet contesté d'exploitation pétrolière au Tchad d'un coût total de 3,7 milliards de dollars et comprenant le forage de quelque 300 puits.
Sur les 25 ans d'exploitation, le Tchad, un des pays les plus pauvres du monde, devrait en tirer deux milliards de dollars de bénéfices.
Plusieurs mouvements d'opposition ont toutefois estimé que le projet "ne profiterait qu'au régime en place" et certaines organisations non-gouvernementales (ONG), à l'étranger, ont également réclamé un contrôle plus strict de cette manne financière.
A ce sujet, Idriss Déby a affirmé: "nous sommes prêts à discuter avec ces ONG, et à mettre en place des règles supplémentaires, ne serait-ce que pour satisfaire ceux qui ne sont pas convaincus de notre bonne foi."
Parmi ces mesures, le président a estimé qu'on pourrait augmenter le nombre de membres de la société civile dans le collège de surveillance chargé de superviser la gestion pétrolière.
La Banque mondiale approuve un projet pétrolier controversé au Tchad :
WASHINGTON, 6 juin 2000 (AFP) - 20h46 - Le conseil d'administration de la Banque mondiale a finalement approuvé mardi un projet controversé d'exploitation pétrolière au Tchad et la construction d'un pipeline via le Cameroun. Ce projet représente "un cadre sans précédent pour transformer la richesse pétrolière au profit direct des pauvres, des plus démunis et de l'environnement", a indiqué la Banque mondiale dans un communiqué.
D'un coût total d'environ 3,7 milliards de dollars (1,5 milliard pour le champ pétrolier au Tchad et de 2,2 milliards pour l'oléoduc traversant le Cameroun), le projet comprend le forage de quelque 300 puits et la construction d'un pipeline de plus de 1.000 km de long.
Depuis plusieurs années, plusieurs associations écologistes et des droits de l'Homme, principalement américaines et allemandes, ont combattu ce projet pétrolier tchadien. Ces associations dénonçent l'impact de la construction de l'oléoduc sur l'environnement et réclament des garanties contre la corruption.
La Banque mondiale va accorder des prêts d'un total de 92,9 millions de dollars, dont 53,4 M USD au Cameroun et 39,5 M USD au Tchad. La Société financière internationale (SFI-IFC), filiale de la Banque mondiale qui soutient le secteur privé, accordera un prêt de 100 millions de dollars pour le pipeline, et va monter un prêt syndiqué avec des banques privées pour un montant de 300 millions de dollars.
Un consortium de compagnies pétrolières exploitera les importantes réserves du bassin de Doba, estimées à 25 années de production avec des pointes de 225.000 barils/jour. Ces compagnies sont ExxonMobil (40%), Petronas (Malaisie, 35%) et Chevron (25%). Sur les 25 ans d'exploitation, le Tchad, un des pays les plus pauvres du monde, devrait tirer 2 milliards de dollars de bénéfices et le Cameroun 500 millions.
Pour la première fois dans l'histoire des prêts de la Banque mondiale, le projet comprend un volet qui assure que les revenus qui en sont tirés seront consacrés au développement social et économique des populations les plus pauvres, affirme la Banque.
Selon une loi votée au parlement tchadien, 80% des revenus pétroliers tchadiens iront au développement d'infrastructures, à l'éducation et à la santé, souligne la Banque.
Ces garanties n'ont pas démobilisé les organisations non-gouvernementales qui comme la Fédération internationale des lignes des droits de l'Hommedénonce dans ce projet avant tout "une opportunité commerciale pour les sociétés transnationales".
"La FIDH note que ce projet servira pour l'essentiel l'intérêt du consortium pétrolier et de ses sous-traitants (Bouygues, Cegelec, Kellogg, Europipe...)".
"Sur les 8 milliards de revenus distribuables, 5,7 mds iront aux opérateurs", dit la FIDH qui juge que "l'appui politique et financier offert au consortium par la Banque mondiale est tel que cela justifierait de concéder au Tchad des conditions financières plus avantageuses".
D'un point de vue environnemental, le projet est "risqué", selon les Amis de la terre. "L'oléoduc traverse des nappes phréatiques et des rivières et l'éventualité de fuites est très sérieuse", affirme Andrea Durbin, porte-parole de l'association.
"Après 18 mois d'étude", la Banque mondiale affirme quant à elle avoir apporté des changements au projet et qu'il "aura des effets mineurs sur l'environnement".
La Banque mondiale examine mardi un projet pétrolier controversé au Tchad :
WASHINGTON, 5 juin 2000 (AFP) - Après 18 mois d'études et d'évaluation, la Banque mondiale doit examiner mardi un projet contesté d'exploitation pétrolière au Tchad.
Le Français Michel Rocard plaide pour l'oléoduc Tchad-Cameroun :
PARIS, 29 mai 2000 (AFP) - 19h11 - L'ancien Premier ministre de gauche Michel Rocard plaide pour le projet d'exploitation pétrolière et d'oléoduc Tchad-Cameroun, qui pourrait permettre au Tchad "d'échapper à une pauvreté dramatique".
Dans une tribune publiée dans le Monde du 30 mai, M. Rocard explique que ce "projet est un exemple frappant de la façon dont les gouvernements et le secteur privé international peuvent travailler de concert avec les institutions multilatérales pour transformer du tout au tout les perspectives d'un pays pauvre".
Il note aussi qu'il s'agirait "du plus gros investissement privé prévu en Afrique au cours des 5 prochaines années".

Pétrole tchadien : trois mouvements rebelles "mettent en garde" la BM
LIBREVILLE, 25 mai 2000 (AFP) - 18h32 - Trois mouvements de l'opposition politico-militaire tchadienne réunis au sein du Comité politique d'action et de liaison (CPAL) ont "mis en garde" jeudi la Banque mondiale dans sa gestion du dossier du pétrole tchadien. "Le CPAL constate avec regret l'obstination des experts de la Banque mondiale à compromettre une nouvelle fois cette importante institution dans la gestion maffieuse du pétrole tchadien par le régime clanique de N'Djamena", affirme un communiqué de ce Comité parvenu à l'AFP à Libreville.
Le CPAL fait notamment référence aux 25 millions de dollars US récemment versés au Tchad par le consortium chargé de la réalisation du projet, à l'occasion de sa recomposition le 25 mars 2000, et, selon lui, "présentés par le gouvernement comme un +bonus+".
"Ils sont en réalité le prix de l'hypothèque du patrimoine pétrolier national sous divers artifices juridiques et fiscaux", affirme le CPAL.
Le projet pétrolier tchadien reporté à la demande des Américains (presse) :
N'DJAMENA, 25 mai 2000 AFP) - 14h23 - La Banque mondiale a repoussé au 6 juin sa réponse sur le financement du projet pétrolier de Doba, à la demande notamment des Américains, a affirmé jeudi le quotidien indépendant Le Progrès. Selon le journal, sur les 24 pays représentés au Conseil d'administration de la Banque, qui réunit 181 pays membres, 21 ont apporté leur soutien à ce projet examiné mardi par la BM. Seuls les Etats-Unis, les Pays-Bas et l'Italie ont réservé leur réponse.
Le Conseil d'administration a cependant adopté la Stratégie d'Aide au Tchad (CAS) avec 80% de vote, précise le quotidien estimant que "le CAS est considéré comme l'élément clé du dossier pétrolier".
"Son adoption laisse espérer, selon les autres membres du Conseil un avis favorable des Etats-Unis pour le projet de Doba à la date du 6 juin", poursuit Le Progrès.
Le journal ajoute que "la France s'est jetée dans la bataille en tête pour la défense du projet, suivie par la Chine, l'Arabie Saoudite, le Brésil (représentant le groupe latino-americain), l'Inde (au nom du G77).
Banque mondiale : décision le 6 juin sur le projet pétrolier tchadien
WASHINGTON, 22 mai 2000 (AFP) - 2h19 - La Banque mondiale prendra le 6 juin sa décision sur un projet d'exploitation pétrolière au Tchad, qu'elle doit examiner ce mardi, a-t-on appris lundi un porte-parole de l'institution. Ce projet qui a soulevé la contestation d'organisations de défense de l'environnement vise à extraire le pétrole du bassin de Doba (sud) pour l'acheminer, via le Cameroun, jusqu'au terminal de Kribi, sur la côte atlantique.
Il comprend deux prêts de la Banque pour le Tchad (39,5 millions de dollars) et pour le Cameroun (53,4 M USD). La Société Financière Internationale (IFC), filiale de la Banque mondiale qui soutient le secteur privé, va également apporter un prêt de 100 millions de dollars et mobiliser d'autres prêts de banques commerciales pour un montant maximum de 300 millions.
Le conseil d'administration de la Banque mondiale, décidera le 6 juin, en la présence du président de l'institution James Wolfensohn, de l'approbation ou non de ces crédits.
Le Tchad reçoit un bonus de 25 millions de dollars du consortium pétrolier :
N'DJAMENA, 18 mai 2000 (AFP) - 14h20 - Un bonus de 25 millions de dollars US (environ 15 Milliards de F CFA) a été versé au Tchad lors de la reconstitution du consortium pétrolier chargé d'exploiter le gisement de Doba (sud du pays), a-t-on appris jeudi de source officielle. Le président tchadien Idriss Deby a lui-même informé les membres de son gouvernement du paiement de ce bonus par le consortium lors d'un conseil extraordinaire des ministres tenu jeudi, selon la radio nationale.
Ces fonds seront gérés "de façon transparente et conformément à la loi sur la gestion des ressources pétrolières", a-t-on précisé de même source.
Ils seront utilisés pour des projets dans les secteurs jugés prioritaires comme l'agriculture, la santé, l'éducation et infrastructures, ainsi que pour des projets émanant de certains ministères dont la Justice, la Communication, et la Défense, a souligné la radio nationale.
Reconstitué le 31 mars dernier avec l'entrée des firmes pétrolières Petronas et Chevron aux côtés d'Esso, après le départ des compagnies Shell et Elf en novembre 1999, le consortium doit exploiter le gisement du bassin de Doba, dont les réserves sont estimées à 25 années de production avec des pointes de 225.000 barils/jour.
L'exploitation du pétrole de Doba permettrait de générer des revenus pétroliers de 2 milliards de dollars pour le Tchad et 500 millions pour le Cameroun, selon la Banque Mondiale.
Le Cameroun approuve le consortium Esso-Petronas-Chevron :
YAOUNDE, 4 avr 2000 (AFP) - Le gouvernement camerounais a approuvé mardi la reconstitution du consortium chargé de l'exploitation du pétrole tchadien après deux jours de réunion à Yaoundé avec les représentants des compagnies Esso, Petronas et Chevron, a-t-on appris de source officielle.
Le projet de Doba sera exploité par Esso, Petronas et Chevron (officiel) :
N'DJAMENA, 31 mars 2000 (AFP) - 22h57 - Les firmes pétrolières Petronas et Chevron ont officiellement rejoint Esso dans le consortium chargé d'exploiter l'important gisement pétrolier tchadien de Doba, a annoncé vendredi soir le gouvernement tchadien.
Les présidents d'Esso, Dean Guttorsmson, du Malaisien Petronas, Hashim Wahir, et de l'Américain Chevron, Ali Mushiri et le ministre tchadien des Mines de l'Energie et du Pétrole, Moctar Moussa, ont signé l'engagement d'investissement pour la réalisation du projet, a constaté le correspondant de l'AFP à N'Djamena.
Esso Exploration and production Chad demeure opérateur du projet avec 40% des parts, contre 35% pour Petronas Carigali Chad et 25% pour Chevron Petroleum Chad, selon le communiqué du gouvernement tchadien.
"Ce consortium s'est engagé fermement à réaliser le projet d'exploitation du pétrole tchadien dans les plus brefs delais", a indiqué le ministre tchadien des Mines, de l'Energie et du Pétrole.
L'entrée de Petronas et Chevron dans ce consortium fait suite aux retraits simultanés de Shell et Elf en novembre 1999.
Royal Dutch/Shell dément avoir décidé de se retirer du Tchad :
LA HAYE, 10 fév 2000 (AFP) - 16h11 - Le géant pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch/Shell a démenti jeudi avoir décidé de se retirer du projet pétrolier tchadien de Doba, après avoir implicitement évoqué un tel retrait dans un communiqué présentant ses résultats 1999. "Nous sommes toujours en train d'étudier notre position sur le projet. Le fait que nous puissions nous retirer est une des options", a déclaré à l'AFP un porte-parole londonien du groupe, James Herbert.
Dans son communiqué de résultats diffusé en fin de matinée à La Haye, la direction de Royal Dutch/Shell avait auparavant affirmé que "la poursuite de (sa) participation dans un projet de développement au Tchad avait été reconsidérée" et évoqué une "réduction d'actif".
Elle avait ajouté qu'"une charge exceptionnelle correspondante avait été comptabilisée au 4e trimestre" de l'an dernier.
Pétrole : les députés tchadiens critiquent "l'attitude inamicale" du PE
N'DJAMENA, 21 jan 2000 (AFP) - 19h28 - L'Assemblée nationale tchadienne a critiqué vendredi "l'attitude inamicale" du Parlement européen (PE), qui a demandé jeudi la suspension des crédits publics européens en faveur du projet pétrolier au Tchad. Les députés tchadiens se déclarent, dans un communiqué, "profondément préoccupés" par cette demande qui "consacre de manière éclatante le déni de la souveraineté des Etats" et témoigne selon eux d'une "attitude inamicale à l'endroit des élus et du peuple tchadien".
Le Parlement de Strasbourg a voté jeudi une résolution demandant à la Banque européenne d'investissements (BEI) de suspendre sa contribution de 44 millions d'euros pour le projet pétrolier du Tchad, tant que les "exigences sociales et environnementales" n'auront pas été garanties.
Les parlementaires tchadiens répondent que des "progrès réels ont été enregistrés par le Tchad en matière de respect des droits de l'homme et de transparence dans la gestion des affaires publiques".
Ils indiquent qu'une "compensation financière des populations concernées par le tracé de l'oléoduc" est prévue et que l'aspect environnemental du projet a "fait l'objet d'audits internationaux les plus crédibles".
Oléoduc Tchad-Cameroun : le Parlement européen veut des garanties
STRASBOURG (Parlement européen), 20 jan 2000 (AFP) - 19h21 - Le Parlement européena demandé jeudi dans une résolution la suspension des crédits publics européens en faveur du projet d'oléoduc entre le Tchad et le Cameroun tant que les "exigences sociales et environnementales" n'auront pas été garanties. Le PE a cité la protection des populations autochtones, la compensation adéquates aux populations déplacées dans le respect des droits de l'Homme, le réinvestissement local d'une partie des recettes, la prévention des rejets d'hydrocarbures, la qualité de l'air et la prévention des accidents.
Les eurodéputés ont notamment fait valoir qu'ils craignaient "l'effet déstabilisateur" du projet sur ces pays où la situation des droits de l'Homme est "préoccupante".
Affirmant que la Banque mondiale n'avait pas encore donné son aval définitif au projet dans l'attente d'une nouvelle évaluation des incidences sur l'environnement, la résolution européenne demande à la Banque européenne d'investissements (BEI) de suspendre sa contribution de 44 millions d'euros.
Une trentaine de compagnies intéressées par le pétrole tchadien (presse) :
N'DJAMENA, 8 dec 1999 (AFP) - 17h27 - Une trentaine de compagnies pétrolières seraient prêtes à entrer dans le consortium chargé de l'exploitation du pétrole tchadien, à la suite de l'annonce par Shell et Elf du "réexamen" de leur participation à ce projet, a affirmé mercredi un hebdomadaire de N'Djamena. Selon Le Progrés (indépendant), "de nombreuses compagnies pétrolières s'intéressent à nouveau à l'or noir tchadien et le gouvernement a enregistré des propositions d'une trentaine de compagnies pétrolières, prêtes à entrer dans le consortium".
Parmi elles, le journal cite British Petroleum (BP), Chevron (USA), Agip (Italie), Amoco (GB), Mobil (dont la fusion avec Exxon, chef de file du consortium, vient d'être autorisée par les autorités américaines chargées de réguler la concurrence), Texaco (USA) et Petronas (Malaisie).
Le gouvernement envisage de demander des réparations à Elf et Shell :
N'DJAMENA, 1er déc 1999 (AFP) - Le Tchad "est en droit" de réclamer des réparations aux compagnies pétrolières Elf et Shell après leur annonce de réexaminer leur participation au projet d'exploitation du pétrole, a déclaré mercredi le président tchadien Idriss Déby.
Kadhafi offre au Tchad de remplacer des firmes pétrolières occidentales :
TRIPOLI, 30 nov 1999 (AFP) - 19h55 - Le dirigeant libyen Mouammar Khadafi a offert mardi au président tchadien Idriss Deby de combler le vide laissé par le départ supposé du Tchad de firmes pétrolières occidentales.
Le gouvernement tchadien présente des excuses à la France :
N'DJAMENA, 19 nov 1999 (AFP) - Le gouvernement tchadien a présenté vendredi ses excuses au gouvernement français pour les "débordements" anti-français qui ont suivi la manifestation de mardi à N'Djamena contre le retrait des groupes pétroliers Elf et Shell du projet d'exploitation du bassin de Doba (sud du Tchad), a-t-on appris de source française.
L'ambassadeur de France au Tchad proteste contre les incidents de mardi :
N'DJAMENA, 18 nov 1999 (AFP) - L'ambassadeur de France au Tchad, M. Alain du Bois Péan, a remis une note de protestation au gouvernement tchadien contre les actes "anti-français" qui se sont déroulés mardi en marge d'une manifestation à N'Djamena, a annoncé le diplomate à l'AFP.
Importante manifestation à N'Djamena contre le retrait d'Elf et de Shell :
N'DJAMENA, 16 nov 1999 (AFP) - Plus de 10.000 personnes, ont défilé pendant deux heures mardi matin à N'Djamena pour protester contre le retrait des groupes pétroliers Elf et Shell du projet d'exploitation du pétrole du bassin de Doba (sud du Tchad), a constaté l'AFP.
Le président Deby "indigné" par le retrait d'Elf et de Shell N'DJAMENA :
15 nov 1999 (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby s'est dit lundi soir "indigné" par le retrait des groupes pétroliers Elf et Shell du projet d'exploitation du pétrole du bassin de Doba (sud du Tchad), rapporte la radio nationale.

Pétrole tchadien : Elf et Shell se retireront "progressivement"
YAOUNDE, 12 nov 1999 (AFP) - Les groupes pétroliers Elf et Shell vont se retirer "progressivement" du consortium en charge de la construction et de l'exploitation de l'oléoduc devant évacuer le pétrole tchadien jusqu'au port camerounais de Kribi, a-t-on appris vendredi de source officielle camerounaise.
Le consortium, qui réunit autour du groupe américain Exxon (34,6%), les compagnies anglo-néérlandaise Royal Dutch-Shell (34,6%) et française Elf (17,3%), ainsi que le Cameroun (8,5%) et le Tchad (5%), envisage "de réaménager sa composition" suite à la décision des sociétés Shell et Elf de "revoir leur participation au projet à la lumière des réorientations stratégiques de leurs groupes respectifs", indique un communiqué de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun (SNHC).
"Toutefois, poursuit le texte, Exxon, opérateur et leader du projet, a réaffirmé sa ferme volonté de poursuivre sa réalisation (du projet) avec de nouveaux partenaires à rechercher avec l'assistance des sociétés Elf et Shell."
En attendant le désengagement total de Shell et Elf, dont aucune date n'a été précisée, "toutes ces sociétés maintiennent leurs participations et engagements financiers jusqu'au réaménagement final de la structure du consortium", précise le communiqué signé par le directeur de la SNHC, Adolphe Moudiki.
Il s'agit, conclut M. Moudiki "de poursuivre les activités en cours afin de ne pas pénaliser le calendrier".
Depuis l'annonce faite mardi par le gouvernement tchadien du retrait d'Elf et de Shell du projet d'exploitation du pétrole du bassin de Doba (sud-ouest du Tchad), les hauts responsables du consortium se sont réunis à Yaoundé avec leurs différents partenaires.
Le 10 novembre, un porte-parole d'Elf avait pourtant annoncé n'avoir "pris aucune décision" à ce sujet, précisant que le groupe est "en train de réévaluer le projet au regard de nos propres critères de sélection". Shell avait précisé de son côté qu'il "étudiait sa position" vis-à-vis du projet et s'était refusé à confirmer ou démentir l'annonce d'un éventuel retrait.
Le projet, qui bénéficie de l'appui de la Banque mondiale, prévoit l'exploitation du gisement de Doba, estimé à 25 années de production avec des pointes de 225.000 b/j, et la mise en place d'un oléoduc d'évacuation du pétrole de 1.076 km de long, aboutissant au terminal camerounais de Kribi, rappelle-t-on.
Son coût total est estimé à 3,1 milliards de dollars, auquel s'ajoute un montant d'environ 1 md de dollars pour les sommes déjà investies dans l'exploration.
Le gouvernement tchadien "surpris" par le démenti d'Elf sur son retrait :
N'DJAMENA, 10 nov 1999 (AFP) - Le gouvernement tchadien s'est déclaré mecredi "surpris" par le démenti du groupe pétrolier français Elf de sa décision annoncée de se retirer du projet pétrolier du bassin de Doba (sud du Tchad).

Pétrole : le Tchad reproche à Shell et Elf de vouloir se retirer du projet
N'DJAMENA, 10 nov 1999 (AFP) - Le gouvernement tchadien et l'ensemble de la classe politique ont violemment reproché aux groupes pétroliers Royal Dutch/Shell et Elf de vouloir se retirer du projet d'exploitation du pétrole du bassin de Doba (sud du Tchad) bien que les deux groupes aient affirmé mecredi n'avoir encore pris aucune décision à ce sujet.

Tchad : Elf dément avoir décidé de se retirer du projet pétrolier de Doba
PARIS, 10 nov 1999 (AFP) - Le groupe pétrolier Elf Aquitaine a démenti avoir décidé de se retirer du projet pétrolier tchadien de Doba, selon un porte-parole du groupe interrogé mercredi par l'AFP.
Projet pétrolier au Tchad : Shell affirme "étudier sa position"
LONDRES, 10 nov 1999 (AFP) - Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a affirmé mercredi qu'il "étudiait sa position" vis-à-vis du projet pétrolier tchadien de Doba (sud du Tchad) et s'est refusé à confirmer ou démentir l'annonce d'un retrait faite la veille par N'Djamena.
Elf dément avoir décidé de se retirer du projet pétrolier de Doba (Tchad) :
PARIS, 10 nov 1999 (AFP) - Le groupe pétrolier français Elf a démenti l'annonce par le gouvernement tchadien de son retrait d'un projet pétrolier dans le sud-est du pays, selon une déclaration d'un porte-parole interrogé mercredi à Paris par l'AFP.
Elf et Shell se retirent du projet de pétrole tchadien :
N'DJAMENA, 9 nov 1999 (AFP) - Les groupes pétroliers anglo-néerlandais Royal Dutch/Shell et français Elf ont décidé de se retirer du projet d'exploitation du pétrole du bassin de Doba (sud du Tchad), a annoncé mardi soir le gouvernement tchadien.
Consultations de la BM avant la décision définitive sur un projet d'oléoduc :
YAOUNDE, 28 oct 1999 (AFP) - 14h29 - Le vice-président de la Banque mondiale (BM), M. Shengman Zhang, séjourne actuellement au Cameroun pour des consultations relatives au projet d'oléoduc devant amener du pétrole tchadien au port camerounais de Kribi (ouest), a-t-on appris jeudi à Yaoundé. M. Shengman Zhang a notamment rencontré mardi les autorités camerounaises, notamment le Premier ministre Peter Mafany Mousonge, ainsi que de nombreux représentants de la société civile, a précisé jeudi à l'AFP la représentation de la BM à Yaoundé.
"La préoccupation première du vice-président de la Banque mondiale est d'enregistrer les réactions de la société civile, des autorités et de tous les autres partenaires impliqués dans le projet d'oléoduc", a déclaré M. Robert Lacey, représentant de la Banque mondiale au Cameroun.
"Ce projet de plus de trois milliards de dollars est assez complexe et comporte de nombreux risques, a poursuivi M. Lacey. "La Banque mondiale a tenu, avant de s'impliquer, à mener des recherches intensives sur les impacts environnementaux de ce projet".
M. Lacey a précisé que les points de vue recueillis au Tchad et au Cameroun devraient permettre à la Banque mondiale de prendre une décision dans les deux mois.
Réunis il y a quelques semaines à Yaoundé, les organisations non gouvernementales qui suivent ce projet avaient soulevé aussi bien le problème des "conditions environnementales acceptables" que "les impératifs de justice et de paix devant accompagner la mise en service du projet d'oléoduc".
La construction de cet oléoduc, cofinancé par la BM, permettra au Tchad de transporter jusqu'à l'Océan Atlantique, via le Cameroun, ses importantes réserves de pétrole du bassin de Doba (sud) estimées à 25 années de production avec des pointes de 225.000 barils par jour.
La CEMAC exhorte la BM à faire avancer le projet du pétrole tchadien :
N'DJAMENA, 23 oct 1999 (AFP) - Les chefs d'Etats des pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) ont exhorté vendredi la Banque mondiale (BM) à faire avancer le projet d'exploitation du pétrole tchadien, selon un communiqué reçu samedi à N'Djamena.
8.000 personnes défilent en faveur du projet d'exploitation du pétrole:
N'DJAMENA, 5 oct 1999 (AFP) - Plus de huit mille personnes ont défilé mardi dans les rues de N'Djamena pour apporter leur soutien au projet d'exploitation du pétrole dans la province du Logone oriental, au sud-ouest du Tchad, a constaté l'AFP.
Des ONG africaines veulent un moratoire sur un projet de pipeline:
WASHINGTON, 28 sept 1999 (AFP) - Des organisations non gouvernementales tchadienne et camerounaise, soutenues par une ONG américaine, ont demandé lundi à la Banque mondiale (BM) un moratoire sur son éventuelle participation à un projet de construction de pipeline reliant le Tchad et le Cameroun.
Le projet de 3,5 milliards de dollars prévoit l'exploitation de champs pétroliers dans le sud-ouest du Tchad et d'offrir un débouché sur la côte camerounaise grâce à un pipeline de quelque 1.000 kilomètres. Il est mis sur pied par un consortium de trois des plus grands groupes pétroliers mondiaux: l'américain Exxon, l'anglo-néerlandais Shell et le français Elf.
Le conseil d'administration de la Banque mondiale doit se prononcer sur une éventuelle participation. Selon le Fonds de Défense de l'Environnement (EDF), qui soutient l'initiative des ONG locales, le consortium pétrolier ne lancera le projet que si la Banque mondiale y participe.
L'EDF juge que ce projet met gravement en danger l'environnement et que les nouveaux rapports d'expertise des compagnies pétrolières, demandés à la Banque mondiale, ne donnent pas encore assez de garanties.
Pétrole : des partis politiques soutiennent le projet d'exploitation
N'DJAMENA, 11 sept 1999 (AFP) - Une vingtaine de partis politiques tchadiens, toutes tendances politiques confondues, ont affirmé samedi dans une déclaration publiée à N'Djamena "soutenir fermement" le projet d'exploitation du pétrole tchadien toujours en attente du feu vert de la Banque Mondiale.
"Nous, partis politiques, soutenons fermement le projet d'exploitation du brut de Doba (sud) et exprimons le souhait des Tchadiens de voir ce projet se réaliser sans délai", écrivent ces partis.
Ils estiment par ailleurs que "la volonté du gouvernement de gérer de façon transparente les revenus pétroliers a été concrétisée par la loi du 11 janvier 1999 portant gestion des revenus pétroliers, minimisant par conséquence tout risque de dilapidation et de mauvaise gestion de ces revenus".
La construction de cet oléoduc, d'un coût global de 3 milliards de dollars, devrait permettre au Tchad de transporter jusqu'à l'Océan Atlantique les importantes réserves de pétrole du bassin de Doba, au sud du pays, estimées à 25 années de production avec des pointes de 225.000 barils par jour.
Les autorités tchadiennes, attendent toujours le feu vert de la Banque mondiale, partenaire de ce projet qui devrait rapporter au Tchad environ cinq milliards de dollars en bénéfices directs.
Le projet d'oléoduc tchadien se concrétise avec le début des indemnisations :
N'DJAMENA, 13 mai 1999 (AFP) - Le projet de construction du grand oléoduc devant relier le sud du Tchad au port camerounais de Kribi, sur la côte atlantique, a franchi un nouveau pas avec le début des indemnisations des habitants situés sur le tracé du futur pipe-line.
Le gouvernement tchadien croit toujours à son gigantesque projet d'oléoduc
N'DJAMENA, 25 mars 1999 (AFP) - 17h13 - Le gouvernement tchadien persiste à croire que le pétrole "coulera à flots en 2001" alors que les travaux de forage des puits et de la construction du gigantesque oléoduc devant acheminer le précieux liquide du sud du Tchad au port camerounais de Kribi n'ont toujours pas débuté. En moins de deux ans, reconnait devant l'AFP le ministre des Mines de l'énergie et du pétrole, Abdoulaye Lamana, il faudra creuser plus de 300 puits à Kome et Doba (300 km au sud de N'Djamena), dans la préfecture du Logone oriental, et construire ce pipe-line de 1.076 km de long.
Prévus début 1999, les travaux n'ont cependant pas encore démarré et ont été "une nouvelle fois repoussés à juillet prochain", admet M. Lamana pour lequel ce projet devrait rapporter au Tchad, l'un des pays les plus pauvres du monde, une rente annuelle de 100 millions de dollars.
Les principaux opérateurs, Exxon (34,6%), Shell (34,6%) et Elf (17,3%) attendent pour commencer à forer le feu vert de la Banque mondiale (BM), organisme n'intervenant qu'à hauteur de 3% des investissements, mais qui est "la caution politique et morale" des compagnies pétrolières, rappelle le ministre des Mines.
Répondant aux critiques des organisations de défense des Droits de l'homme et associations écologistes, qui craignent que l'oléoduc n'entraîne un "désastre majeur" sur les populations locales et l'environnement, la BM multiplie en effet les études d'impact du projet et retarde d'autant sa mise en oeuvre.
"Le dossier pétrole a pris du retard", a admis début février le directeur des opérations de la BM, Serge Mikailov, en visite début février à N'Djamena, "mais il est en bonne voie". "Au vu des résultats des études, je suis d'un optimisme relatif", confie pour sa part la représentante de l'institution à N'Djamena, Mary Barton-Dock.
Du côté tchadien, on assure avoir donné satisfaction à toutes les exigences de la BM: les dossiers d'indemnisation sont bouclés (161 familles tchadiennes devraient en bénéficier), les mesures sociales sont arrêtées et, pour la première fois dans un pays producteur, la gestion des revenus pétroliers sera surveillée par un comité international.
"Si le comité des opérations de la BM devrait normalement avaliser en mai prochain à Washington, à moins d'un coup de théâtre, le volet technique du dossier, le Conseil d'administration de la Banque devra examiner ensuite, entre juillet et septembre, le volet politique du projet. Et là les choses sont plus floues...", estime un opérateur économique au Tchad.
"Les travaux du CA ne pourront commencer qu'avec l'accord des principaux pays financeurs de la banque", rappelle de son coté Mme Barton-Dock. "Il reste encore quelques incertitudes quant à la position de l'Allemagne et des Pays-Bas, autrefois très réticents", précise-t-elle rappelant que la décision doit se prendre à la majorité absolue des 25 administrateurs.
"Un autre problème va se poser, analyse un bon connaisseur du dossier, avec l'attribution des marchés aux entreprises sous-traitantes: les lettres d'intention en possession de ces sociétés ne sont en effet valables que jusqu'à la fin 98".
Certains observateurs soulignent également le peu de rentabilité de l'oléoduc tchado-camerounais avec un pétrole encore récemment à 10 dollars le baril et évoquent désormais "une partie de poker menteur" entre la Banque mondiale et le consortium, où ce dernier essaierait de faire porter la responsabilité d'un échec sur l'institution bancaire.
Dans un tel projet, qui s'étale sur une durée de 30 ans, le cours immédiat du baril n'est pas très important, répondent les experts des compagnies pétrolières, admettant seulement une légère baisse de la rentabilité immédiate. "Le consortium n'a pas investi 850 millions de dollars pour tout laisser tomber maintenant", se rassure de son côté le ministre tchadien des Mines et de l'Energie.
Le projet du gigantesque oléoduc entre le Tchad et le Cameroun sur les rails
N'DJAMENA, 17 déc 1998 (AFP) - 8h52 - La construction d'un gigantesque oléoduc pour acheminer le pétrole du sud du Tchad à la côte atlantique camerounaise devrait débuter en 1999, malgré les réserves des écologistes et bailleurs de fonds qui ont retardé plusieurs fois ce projet.
D'ici à 2001, plus de 300 puits -d'une capacité totale de 250.000 barils par jour- seront forés à Kome et Doba (300 km au sud-est de N'Djamena), dans la préfecture du Logone oriental et le pétrole exploité sera évacué par un oléoduc de 1.076 km jusqu'au port camerounais de Kribi.
Le Tchad, aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du continent avec un PIB de 150 dollars par habitant, empochera alors une rente annuelle de 100 millions de dollars, soit plus du double du budget actuel de l'Etat.
Depuis 1993, ce projet est dans les cartons des grandes compagnies internationales. Coût total des travaux: 3 milliards de dollars, 1,5 milliard pour la construction d'un long tuyau de 1.000 km enterré deux mètres sous terre, traversant la forêt et la brousse, et autant pour son exploitation. Exxon et Shell sont les principaux opérateurs (34,6% chacun) de l'opération, avec le français Elf (17,3%), l'Etat tchadien et le Cameroun.
A la demande de ce consortium, la Banque mondiale (BM) interviendra à hauteur de 3% des investissements pour financer la contribution de N'Djamena et Yaoundé. "Les opérateurs exigent cette participation financière, qui n'est d'ailleurs pas nécessaire, pour se couvrir car le Tchad, avec ses guerres civiles, ses détournements... a mauvaise réputation", explique un spécialiste du dossier.
"Les compagnies pétrolières veulent désormais des garanties en matière de sécurité, d'économie, d'environnement et la Banque mondiale joue ici le rôle de caution morale", estime-t-il.
Préalable indispensable, la sécurité et la stabilisation d'une région où la manne de l'or noir a ravivé un vieil antagonisme nord-sud qui alimente les querelles du pays depuis son indépendance. Après six ans de lutte armée et de représailles sanglantes, la signature d'un accord de paix, le 6 mai dernier, entre le principal mouvement politico-militaire local, les Forces armées pour une République fédérale (FARF) et le gouvernement a apparemment mis un terme à la guérilla.
A cette paix retrouvée, la BM et ses pays membres posent de nouvelles conditions. Fait sans précédent pour un pays producteur, le Tchad a dû accepter de placer ses recettes pétrolières dans des comptes spéciaux contrôlés par la banque internationale, pour éviter les "détournements".
Devant la levée de boucliers des organisations écologistes, qui craignent que l'oéloduc n'entraîne un "désastre majeur" pour l'environnement, la BM a multiplié les études d'impact du projet, retardant ainsi sa mise en oeuvre.
Les 1.000 km d'oléoduc traverseront des zones naturelles protégées, des régions forestières et de brousse et même des zones habitées. Après renégociations avec les ONG locales, le tarif des indemnisations a été revu à la hausse et des modifications de tracé ont été adoptées.
Enfin, sous la pression d'actionnaires de la BM (Allemagne, Pays-bas, pays scandinaves qui ont émis des réserves sur l'environnement), le Tchad ne bénéficiera pas d'un prêt pour pays "pauvre" à des conditions privilégiées et devra se contenter d'un crédit plus classique au remboursement nettement plus coûteux.
"L'exploitation du pétrole de Doba et son évacuation vers Kribi par oléoduc ne sont donc pas remis en cause, mais la décision de lancement des travaux est sans cesse reportée", résume une source très bien informée. "Tous les principaux contrats ont été signés avec les sous-traitants et tout le monde attend désormais le feu vert définitif de la BM pour commencer à creuser".
Les discussions se poursuivent donc, au grand dam des autorités tchadiennes qui, contraintes de se plier aux exigences internationales, attendent les pétrodollars. Dernier signe de la mauvaise humeur de N'Djamena, le président Idriss Déby brandit désormais la menace -peu probable selon les experts- d'une évacuation du pétrole par la Libye, histoire de mettre la pression sur le consortium occidental.

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