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Les publications de la Banque Centrale des Etats de la CEMAC... |
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Situation
économique, financière et monétaire
des Etats de la CEMAC en 2002 |
| Index
du rapport |
Note
présentée à la réunion des ministres de la zone Franc CFA à Paris en
septembre 2002
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Évolution
de
l'offre globale
Du côté de l'offre, en 2002, la croissance serait principalement
soutenue par le secteur non pétrolier à hauteur de 4,5 points.
Dans le secteur primaire, la
branche de l'agriculture fournirait 0,5 point à la croissance,
sous l'effet principalement du redressement des cultures vivrières et
maraîchères, lié à un retour à de bonnes conditions climatiques et
à des prix rémunérateurs attirant un plus grand nombre de planteurs
aux dépens des cultures d'exportation, particulièrement au Cameroun,
en République Centrafricaine et au Tchad.
Par ailleurs, cette branche d'activité bénéficierait de l'appui
des bailleurs de fonds dans le cadre du Programme Spécial pour la
Sécurité Alimentaire dont l'objectif est de contribuer à
l'amélioration nutritionnelle des populations, ainsi que des meilleures
conditions de transformation et de conservation des produits agricoles
et d'élevage.
Au niveau des cultures de rente, les récoltes de cacao, de coton
graine et de tabac, enregistreraient une hausse attribuable à la
reprise des cours sur le marché international, à une bonne
pluviométrie, à la revalorisation des prix d'achat aux planteurs et
aux opérations de régénération et d'extension des plantations.
En effet, la collecte de cacao et de coton graine augmenterait
respectivement de 3 % et 1, 8 % pour se fixer à 137 100 tonnes et 451
300 tonnes.
En revanche, la production de café se tasserait, à cause de la
faible utilisation des intrants agricoles par les planteurs, et surtout
de l'abandon progressif de cette activité par les planteurs au profit
des cultures vivrières plus rémunératrices.
Ainsi, le volume des achats de café diminuerait de 2,3 % , pour se
situer à 71 600 tonnes.
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Tableau 3 - Contribution des secteurs à la croissance du PIB réel
(en pourcentage)
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1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001
Estim. |
2002
Prév. |
| Secteur
primaire |
1,2 |
0,9 |
-0,1 |
-0,2 |
0,2 |
0,5 |
| Agriculture,
Élevage, Chasse et Pêche |
0,8 |
1 |
0 |
0 |
0,5 |
0,5 |
| Sylviculture |
0,4 |
-0,1 |
-0,1 |
-0,2 |
-0,3 |
0 |
| Secteur
secondaire |
2,2 |
1,3 |
-0,7 |
0,9 |
2,9 |
2,6 |
| Pétrole |
1,3 |
0,5 |
-0,9 |
-0,4 |
1,2 |
1,2 |
| Industries
manufacturières |
0,4 |
0,5 |
0,6 |
0,5 |
0,7 |
0,7 |
| Bâtiments
et Travaux Publics |
0,5 |
0,2 |
-0,1 |
0,8 |
0,9 |
0,6 |
| Autres |
-0,1 |
0,1 |
-0,2 |
0 |
0,1 |
0,1 |
| Secteur
tertiaire |
1,7 |
2,2 |
1,3 |
2,4 |
2,7 |
2,7 |
| Services
marchands |
1,2 |
1,6 |
0,5 |
2 |
1,9 |
1,8 |
| Services
non marchands |
0,5 |
0,6 |
0,8 |
0,4 |
0,8 |
0,9 |
| PIB
au coût des facteurs |
5,1 |
4,4 |
0,5 |
3,2 |
5,8 |
5,7 |
| Droits
et taxes à l'importation |
0,2 |
0,5 |
-0,8 |
0,3 |
-0,1 |
0 |
| PIB
aux prix constants du marché de 1992 |
5,3 |
4,9 |
-0,3 |
3,4 |
5,7 |
5,7 |
| Secteur
pétrolier |
1,3 |
0,5 |
-0,9 |
-0,4 |
1,2 |
1,2 |
| Secteur
non pétrolier |
4 |
4,4 |
0,5 |
3,9 |
4,5 |
4,5 |
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Sources : Administrations nationales, FMI et
BEAC.
La participation de la sylviculture serait nulle, sous l'influence
de la limitation effective des exportations de grumes au Cameroun et en
Guinée Équatoriale, et de la stagnation des activités de ce secteur au
Gabon, en réaction à la morosité des marchés mondiaux du bois.
Néanmoins, en République Centrafricaine et au Congo, la production de
bois tropicaux augmenterait, en liaison avec la progression des activités de
transformation.
Au total, la production de grumes et de bois débités baisserait de 7,6 %
, pour se fixer à 7 417 700 m3.
Au Congo, la production de rondins d'eucalyptus se situerait à 150 000 m3
et les exportations à 180 000 m3 (dont 30 000 m3 de stock existant).
Dans le secteur secondaire, la filière
des hydrocarbures devrait contribuer pour 1,2 point à la croissance,
reflétant une progression de 7,4 % de la production de pétrole brut de la
CEMAC qui se situerait à 43,3 millions de tonnes.
Cette performance résulterait principalement de l'extension des capacités
d'extraction des gisements de Zaffiro, de Jade et d'Alba, de l'exploitation
des nouveaux gisements sur Ceiba (Okoumé et Oveng), et du doublement de la
production de l'usine de méthanol en Guinée Equatoriale.
Au Congo, la production de pétrole brut serait stable, suite aux actions
engagées par les entreprises afin d'optimiser l'exploitation de certains
champs pétrolifères vieillissants (Emeraude, Nkossa) et l'accélération du
rythme de production des nouveaux champs, notamment Foukanda, Mwafi, Likouala
Est et Masséko.
En revanche, le rythme d'extraction des huiles brutes reculerait de 5,4 %
au Gabon, du fait de la baisse du rythme d'extraction des gisements de Rabi
Kounga et de Mandji. De même, au Cameroun, la production diminuerait de 7,1 %
, en raison de la baisse de l'activité des gisements du Rio del Rey.
De la sorte, la Guinée Équatoriale deviendrait le premier pays producteur
de pétrole brut dans la CEMAC en 2002 avec une production de 13,5 millions de
tonnes devant le Congo (12,4 millions), le Gabon (12,2 millions) et le
Cameroun (5,2 millions).
La participation des industries minières serait négligeable,
compte tenu du fléchissement de 10 % des extractions de diamants bruts (404
300 carats en 2002 contre 449 300 carats en 2001) en République
Centrafricaine.
Cette tendance serait néanmoins tempérée par les perspectives de
relèvement de la production de manganèse et le démarrage de l'exploitation
des gisements de niobium, de phosphates ainsi que de terres rares de Mabounié
au Gabon.
Au niveau des industries manufacturières, leur contribution à la
croissance serait de 0,7 point, grâce à la réouverture de la voie fluviale
entre la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine,
à l'installation de nouvelles unités industrielles, notamment dans la
filière bois, et à la vigueur des activités dans les branches de
l'alimentaire (chocolaterie, minoterie, sucrerie, huilerie), des brasseries,
des fabriques de cigarette, de la chimie, du raffinage des produits
pétroliers, de la cimenterie et de la métallurgie, notamment au Cameroun et
au Gabon.
Toutefois, le secteur manufacturier resterait confronté aux opérations de
délestage d'électricité dans certains pays.
Les bâtiments et travaux publics (BTP) fourniraient 0,6 point de
croissance. L'activité de cette branche resterait soutenue par les travaux de
construction et de réhabilitation des infrastructures de base, notamment au
Cameroun, les travaux du pipeline Doba/Kribi et de terrassement du champ
pétrolier de Doba, le rééquipement des unités industrielles, et le
dynamisme de la construction de logements privés.
Dans le secteur tertiaire, les activités
commerciales, touristiques, des transports et des autres services
soutiendraient la croissance à hauteur de 1, 8 point, en rapport avec la
hausse des revenus des ménages, la poursuite des travaux de réhabilitation
des infrastructures routières, la régularisation du trafic fluvial,
l'amélioration de la distribution des produits pétroliers, notamment en
République Centrafricaine, la restructuration des activités maritime,
portuaire, aérienne et ferroviaire, le développement des activités liées
aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
(informatique, Internet) et l'expansion de la téléphonie cellulaire.
Source:
BEAC
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