| Situation
économique, financière et monétaire des pays membres de la CEMAC |
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L'évolution
de l'offre globale en 2001
(Source:
BEAC, septembre 2001)
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Du côté de l'offre,
la croissance serait principalement soutenue par le secteur non pétrolier, à
hauteur de 4,8 points, contre une contribution positive de 2,1 points du
secteur pétrolier.
Dans
le secteur primaire, la
branche de l'agriculture fournirait 0,6 point à la croissance, sous
l'effet principalement du redressement des cultures vivrières et
maraîchères, lié à un retour à de bonnes conditions climatiques et à des
prix rémunérateurs attirant un plus grand nombre de planteurs aux dépens
des cultures d'exportation, particulièrement au Cameroun, en République
Centrafricaine et au Tchad. Par ailleurs, dans la sous-région, cette branche
d'activité devrait bénéficier de l'appui des bailleurs de fonds dans le
cadre du Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire dont l'objectif est
de contribuer à l'amélioration nutritionnel des populations ainsi que des
conditions de transformation et de conservation des produits agricoles et
d'élevage.
Au niveau des cultures
de rente, les récoltés de cacao, de coton graine, et de banane,
enregistreraient une hausse attribuable à une bonne pluviométrie, à la
revalorisation des prix d'achat aux planteurs et aux opérations de
régénération et d'extension des plantations. En effet, les collectes de
cacao, de coton graine et de banane augmenteraient respectivement de 4,5 %,
14,1 % et 20 % pour se fixer à 127 700, 432 200 et 257 500 tonnes. A
l'inverse, la production du café se tasserait, à cause notamment de
l'abandon progressif des cultures de ce produit au profit des cultures
vivrières avec la baisse continue des cours sur le marché mondial. Ainsi,
les achats de café diminuerait de 6,3 %, pour se situer à 94 400 tonnes.
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Tableau 3 : Contribution des secteurs à la
croissance du PIB réel (en %)
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1996
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1997
|
1998
|
1999
|
2000
Estim.
|
2001
Prév.
|
|
Secteur primaire
|
1,0
|
1,2
|
0,9
|
0,0
|
0,0
|
0,5
|
|
Agriculture,
Élevage, Chasse et Pêche
|
0,8
|
0,8
|
1,0
|
0,1
|
0,1
|
0,4
|
|
Sylviculture
|
0,2
|
0,4
|
-0,1
|
-0,1
|
-0,1
|
0,1
|
|
Secteur secondaire
|
1,7
|
2,2
|
1,4
|
0,0
|
1,2
|
4,1
|
|
Pétrole
|
0,6
|
1,3
|
0,5
|
-0,3
|
-0,4
|
2,1
|
|
Industries manufacturières
|
0,7
|
0,4
|
0,5
|
0,3
|
0,5
|
0,7
|
|
Bâtiments et Travaux Publics
|
0,3
|
0,5
|
0,2
|
0,0
|
0,9
|
1,1
|
|
Autres
|
0,1
|
-0,1
|
0,2
|
0,0
|
0,1
|
0,2
|
|
Secteur tertiaire
|
1,3
|
1,6
|
2,1
|
0,8
|
2,3
|
2,2
|
|
Services marchands
|
1,1
|
1,1
|
1,5
|
0,0
|
1,8
|
1,7
|
|
Services non marchands
|
0,2
|
0,5
|
0,6
|
0,8
|
0,5
|
0,5
|
|
PIB au coût des facteurs
|
4,0
|
4,9
|
4,4
|
0,8
|
3,5
|
6,8
|
|
Droits et taxes à l'importation
|
0,4
|
0,2
|
0,5
|
-0,7
|
0,0
|
0,1
|
|
PIB aux prix constants du marché de
1992
|
4,4
|
5,2
|
4,9
|
0,1
|
3,6
|
6,9
|
|
Secteur pétrolier
|
0,6
|
1,3
|
0,5
|
-0,3
|
-0,4
|
2,1
|
|
Secteur non pétrolier
|
3,8
|
3,8
|
4,4
|
0,4
|
4,0
|
4,8
|
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Sources:
Administrations nationales, FMI et BEAC.
La sylviculture soutiendrait faiblement la croissance (+
0,1 %), sous l'influence de la limitation effective des exportations de grumes
au Cameroun et en Guinée Équatoriale et de la stagnation des activités de ce
secteur au Gabon, en réaction à la morosité des marchés mondiaux du bois.
Néanmoins, dans les autres pays de la CEMAC, la production de bois tropicaux
devrait s'accroître, en liaison avec la progression des activités de
transformation dans ce secteur. Au Congo, la production de rondins
d'eucalyptus devrait diminuer de 21,6 %, pour s'établir à 416 500 tonnes
environ, en raison de la forte concurrence sur le marché mondial de la pâte
à papier, principal consommateur de ces essences à croissance rapide ainsi
que de la réduction des importations d'eucalyptus par les papetiers
européens qui ont constitué un important stock de rondins suite aux
intempéries qui ont dévasté les forêts en Europe en 1999.
Dans le secteur secondaire, la filière des
hydrocarbures devrait contribuer pour 2,1 points à la croissance, reflétant
une progression de 8,6 % de la production de pétrole brut qui se situerait à
41,8 millions de tonnes pour l'ensemble de la zone. Cette évolution
résulterait principalement de l'extension des capacités d'extraction des
gisement de Zaffiro, de Jade et d'Alba, de la mise en production du champ de
Ceiba, de l'entrée en exploitation de l'usine de méthanol en Guinée
Equatoriale et de la stabilisation de la production de pétrole brut au Gabon,
imputable aux investissements réalisés par les compagnies pétrolières pour
stimuler les champs existants ainsi qu'à la mise en production des gisements
d'Atora, de Mboga, de Baudroie Nord Marine et de Mandaros. Ainsi, face aux
contre-performances des champs de Emeraude, Likouala, Nkossa, Loango, Zatchi,
Kitina, Djambala et Yombo au Congo, le Gabon garderait sa place de premier
pays producteur de la Sous-région avec une production de 13,6 millions de
tonnes devant le Congo (12,9 millions de tonnes), la Guinée Equatoriale (9,8
millions de tonnes) et le Cameroun (5,8 millions de tonnes).
Les industries minières, participeraient positivement à
la formation de la croissance, compte tenu de la progression (11,2 %) de la
production de diamants bruts (492 000 carats en 2001 contre 442 600 carats en
2000) en République Centrafricaine et de l'entrée en production de l'usine
d'agglomérés de manganèse au Gabon.
Sur le plan des industries manufacturières, la
contribution à la croissance serait de 0,7 point, grâce à l'installation de
nouvelles unités de transformation de bois dans tous les pays producteurs, à
la réhabilitation des outils de production des entreprises industrielles et
à la réouverture de la voie ferrée entre Pointe Noire et Brazzaville ainsi
que du port autonome de Pointe-Noire au Congo, et enfin, à la vigueur des
activités dans les branches de l'alimentaire (chocolaterie, minoterie,
sucrerie, huilerie), des brasseries, des fabriques de cigarette, de la chimie,
du raffinage des produits pétroliers, de la cimenterie et de la métallurgie,
notamment au Cameroun et au Gabon. Toutefois, dans l'ensemble, le secteur
manufacturier serait de nouveau confronté à la crise énergétique (Tchad),
aux importations frauduleuses et aux opérations de délestage
d'électricité.
Les bâtiments et travaux publics (BTP) fourniraient 1,1
point à la croissance, en liaison, avec la hausse des dotations budgétaires
allouées aux travaux de construction et de réhabilitation des
infrastructures de base, notamment au Congo et en Guinée Équatoriale, les
travaux de terrassement du champ pétrolier de Doba, l'aménagement du site
pétrolier de Sédigui et la construction de la mini-raffinerie de Farcha au
Tchad, le rééquipement des unités industrielles et le dynamisme de la
construction de logements individuels.
Dans le secteur tertiaire, les
activités
commerciales, touristiques, des transports et autres services soutiendraient
la croissance à hauteur de 1,7 point, en rapport avec la vigueur de la
demande intérieure, la reprise effective du trafic ferroviaire entre
Brazzaville et Pointe-Noire, la poursuite de la réhabilitation des
infrastructures routières, la restructuration des activités maritime,
portuaire, aérienne et ferroviaire, le développement des activités liées
aux nouvelles technologies de la communication (informatique, Internet) et
l'expansion de la téléphonie cellulaire. Cependant, le ravitaillement
difficile en produits pétroliers au Tchad et les troubles socio-politiques
survenus en République Centrafricaine pourraient freiner les mouvements des
personnes et des marchandises.
Source:
BEAC, Septembre 2001
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