| L'actualité du Niger en 2009 (d'après l'Agence France Presse) |
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Niger: Le parti au pouvoir au Niger a remporté la majorité des sièges aux élections municipales de dimanche boycottées par l'opposition
NIAMEY, 30 déc 2009 - Le parti au pouvoir au Niger a remporté la majorité des sièges aux élections municipales de dimanche boycottées par l'opposition, selon des résultats globaux proclamés mercredi soir. Sur les 3.759 sièges de conseillers, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) en a obtenu plus de la moitié, soit 1.939, a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (Céni), Moumouni Hamidou. La Céni a fait état d'un taux de participation de 51,34% sur les quelque 6 millions d'électeurs inscrits. Le Rassemblement social démocrate (RSD) et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), deux autres formations proches du pouvoir ont reporté respectivement 569 et 436 sièges Les 815 autres sièges restant sont répartis entre d'autres petits partis soutenant le président Mamadou Tandja et des candidats indépendants. Les conseillers municipaux sont élus pour 5 ans pour diriger les 266 communes du pays. L'opposition, réunie au sein de la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR), a estimé que ces municipales sont "une étape supplémentaire franchie par le pouvoir illégitime et illégal de Mamadou Tandja dans sa course frénétique pour la mise en place des institutions fantoches nées de son coup d'Etat constitutionnel". Elle avait appelé la population à "boycotter massivement" le scrutin. Le Niger est plongé dans une crise politique depuis que M. Tandja a obtenu par l'adoption contestée le 4 août d'une nouvelle Constitution, une rallonge d'au moins trois ans de son mandat qui expirait initialement le 22 décembre. Le 20 octobre, la tenue d'élections législatives, également remportées sans surprise par le MNSD, a entraîné la suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). L'Union européenne a ensuite suspendu son aide au développement dans l'attente d'un retour à "l'ordre constitutionnel". Niamey avait pourtant indiqué à Bruxelles que les municipales seraient éventuellement reportées pour favoriser une sortie de crise. Un dialogue direct entre pouvoir et opposition a été entamé sous les auspices d'un médiateur de la Cédéao.
Niger: Un dialogue direct entre pouvoir et opposition sur la crise nigérienne doit s'ouvrir lundi à Niamey sous l'égide du médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
NIAMEY, 20 déc 2009 - Un dialogue direct entre pouvoir et opposition sur la crise nigérienne doit s'ouvrir lundi à Niamey sous l'égide du médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a assuré dimanche un mouvement d'opposition. "Le dialogue s'ouvre demain (lundi) ici à Niamey et nous y prendrons part", a déclaré à l'AFP Abdoul-Aziz Ladan, l'un des responsables de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR). "Nous disons +oui+ au dialogue (...) nous réitérons tous nous encouragements à Abdulsalami Abubakar", l'ancien dirigeant nigérian et médiateur de la Cédéao, a de son côté affirmé Seïni Oumarou, le président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir), lors d'un meeting de soutien au président Mamadou Tandja. Il s'agira de la première rencontre entre les protagonistes de la crise autour de M. Abdulsalami Abubakar, depuis qu'il a entamé des consultations avec les deux parties début novembre. Seront toutefois absents les trois principaux leaders de l'opposition - l'ancien président du parlement dissous Mahamane Ousmane, l'ex-Premier ministre Hama Amadou et Mahamadou Issoufou - qui vivent depuis des mois l'étranger, a souligné Abdoul-Aziz Ladan. Ils ont été accusés de "blanchiment de fonds" dans des banques étrangères et des mandats d'arrêts ont été lancés contre MM. Amadou et Issoufou. Cependant, début décembre, lors d'une réunion à Bruxelles avec des responsables européens, le Premier ministre nigérien Ali Badjo Gamatié a annoncé la suspension des mandats lancés contre des membres de l'opposition. Le président Tandja, qui devait se retirer le 22 décembre, a obtenu le 4 août lors d'un référendum une prolongation d'au moins trois ans de son mandat. Pour arriver à ses fins, il avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle. Le 20 octobre, le pouvoir a organisé des législatives controversées, boycottées par l'opposition, qui ont entraîné sa suspension de la Cédéao pour violation des textes communautaires sur la démocratie. L'Union européenne a suspendu son aide au développement en novembre et ouvert des "consultations" pour un retour à l'ordre constitutionnel.
Niger : La campagne pour les municipales au Niger le 27 décembre a été officiellement ouverte mardi, alors que Niamey avait indiqué à Bruxelles que ce scrutin serait éventuellement reporté pour nouer le dialogue avec l'opposition et sortir de la crise politique
NIAMEY, 15 déc 2009 - La campagne pour les municipales au Niger le 27 décembre a été officiellement ouverte mardi, alors que Niamey avait indiqué à Bruxelles que ce scrutin serait éventuellement reporté pour nouer le dialogue avec l'opposition et sortir de la crise politique. "Toutes les dispositions sont prises afin que ces élections capitales pour la démocratie dans notre pays se déroulent dans la paix et la sécurité", a assuré le président nigérien Mamadou Tandja qui a lancé la campagne dans un message radio-télévisé mardi soir. Lors d'une réunion à Bruxelles le 8 décembre avec des responsables européens, le Premier ministre nigérien Ali Badjo Gamatié avait pourtant indiqué que Niamey pourrait reporter ce scrutin alors que le pays est plongé dans une crise politique et que l'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement il y a un mois et ouvert des "consultations" pour un retour à l'ordre constitutionnel. M. Gamatié avait notamment fait part de la mise en place d'un "dialogue" avec "l'ensemble des intervenants nigériens", qui doit déboucher sur une première réunion le 16 décembre, de "l'examen des conditions pour les prochaines élections municipales, y compris leur report éventuel", avait indiqué l'UE dans un communiqué. Cette réunion prévue mercredi, sous l'égide du médiateur de la Cédéao, a été reportée, a indiqué à l'AFP un opposant ayant requis l'anonymat. En attendant le résultat des consultations avec Niamey, l'UE a suspendu son aide qui s'élève à 458 millions d'euros pour la période 2008-2013. L'aide humanitaire n'est pas affectée. L'UE considère comme une violation de la Constitution nigérienne le référendum du 4 août grâce auquel le président nigérien a obtenu une rallonge de trois ans au pouvoir après dix ans à la tête du pays. L'UE a déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions d'euros pour protester contre le référendum. Le 20 octobre, Niamey avait organisé des législatives controversées, boycottées par l'opposition, qui ont entraîné sa suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.
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