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L'actualité du Niger en 2009
(d'après l'Agence France Presse)

Niger: Le parti au pouvoir au Niger a remporté la majorité des sièges aux élections municipales de dimanche boycottées par l'opposition

NIAMEY, 30 déc 2009 - Le parti au pouvoir au Niger a remporté la majorité des sièges aux élections municipales de dimanche boycottées par l'opposition, selon des résultats globaux proclamés mercredi soir. Sur les 3.759 sièges de conseillers, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) en a obtenu plus de la moitié, soit 1.939, a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (Céni), Moumouni Hamidou. La Céni a fait état d'un taux de participation de 51,34% sur les quelque 6 millions d'électeurs inscrits. Le Rassemblement social démocrate (RSD) et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), deux autres formations proches du pouvoir ont reporté respectivement 569 et 436 sièges Les 815 autres sièges restant sont répartis entre d'autres petits partis soutenant le président Mamadou Tandja et des candidats indépendants. Les conseillers municipaux sont élus pour 5 ans pour diriger les 266 communes du pays. L'opposition, réunie au sein de la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR), a estimé que ces municipales sont "une étape supplémentaire franchie par le pouvoir illégitime et illégal de Mamadou Tandja dans sa course frénétique pour la mise en place des institutions fantoches nées de son coup d'Etat constitutionnel". Elle avait appelé la population à "boycotter massivement" le scrutin. Le Niger est plongé dans une crise politique depuis que M. Tandja a obtenu par l'adoption contestée le 4 août d'une nouvelle Constitution, une rallonge d'au moins trois ans de son mandat qui expirait initialement le 22 décembre. Le 20 octobre, la tenue d'élections législatives, également remportées sans surprise par le MNSD, a entraîné la suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). L'Union européenne a ensuite suspendu son aide au développement dans l'attente d'un retour à "l'ordre constitutionnel". Niamey avait pourtant indiqué à Bruxelles que les municipales seraient éventuellement reportées pour favoriser une sortie de crise. Un dialogue direct entre pouvoir et opposition a été entamé sous les auspices d'un médiateur de la Cédéao.



Niger: Un dialogue direct entre pouvoir et opposition sur la crise nigérienne doit s'ouvrir lundi à Niamey sous l'égide du médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

NIAMEY, 20 déc 2009 - Un dialogue direct entre pouvoir et opposition sur la crise nigérienne doit s'ouvrir lundi à Niamey sous l'égide du médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a assuré dimanche un mouvement d'opposition. "Le dialogue s'ouvre demain (lundi) ici à Niamey et nous y prendrons part", a déclaré à l'AFP Abdoul-Aziz Ladan, l'un des responsables de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR). "Nous disons +oui+ au dialogue (...) nous réitérons tous nous encouragements à Abdulsalami Abubakar", l'ancien dirigeant nigérian et médiateur de la Cédéao, a de son côté affirmé Seïni Oumarou, le président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir), lors d'un meeting de soutien au président Mamadou Tandja. Il s'agira de la première rencontre entre les protagonistes de la crise autour de M. Abdulsalami Abubakar, depuis qu'il a entamé des consultations avec les deux parties début novembre. Seront toutefois absents les trois principaux leaders de l'opposition - l'ancien président du parlement dissous Mahamane Ousmane, l'ex-Premier ministre Hama Amadou et Mahamadou Issoufou - qui vivent depuis des mois l'étranger, a souligné Abdoul-Aziz Ladan. Ils ont été accusés de "blanchiment de fonds" dans des banques étrangères et des mandats d'arrêts ont été lancés contre MM. Amadou et Issoufou. Cependant, début décembre, lors d'une réunion à Bruxelles avec des responsables européens, le Premier ministre nigérien Ali Badjo Gamatié a annoncé la suspension des mandats lancés contre des membres de l'opposition. Le président Tandja, qui devait se retirer le 22 décembre, a obtenu le 4 août lors d'un référendum une prolongation d'au moins trois ans de son mandat. Pour arriver à ses fins, il avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle. Le 20 octobre, le pouvoir a organisé des législatives controversées, boycottées par l'opposition, qui ont entraîné sa suspension de la Cédéao pour violation des textes communautaires sur la démocratie. L'Union européenne a suspendu son aide au développement en novembre et ouvert des "consultations" pour un retour à l'ordre constitutionnel.


Niger : La campagne pour les municipales au Niger le 27 décembre a été officiellement ouverte mardi, alors que Niamey avait indiqué à Bruxelles que ce scrutin serait éventuellement reporté pour nouer le dialogue avec l'opposition et sortir de la crise politique

NIAMEY, 15 déc 2009 - La campagne pour les municipales au Niger le 27 décembre a été officiellement ouverte mardi, alors que Niamey avait indiqué à Bruxelles que ce scrutin serait éventuellement reporté pour nouer le dialogue avec l'opposition et sortir de la crise politique. "Toutes les dispositions sont prises afin que ces élections capitales pour la démocratie dans notre pays se déroulent dans la paix et la sécurité", a assuré le président nigérien Mamadou Tandja qui a lancé la campagne dans un message radio-télévisé mardi soir. Lors d'une réunion à Bruxelles le 8 décembre avec des responsables européens, le Premier ministre nigérien Ali Badjo Gamatié avait pourtant indiqué que Niamey pourrait reporter ce scrutin alors que le pays est plongé dans une crise politique et que l'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement il y a un mois et ouvert des "consultations" pour un retour à l'ordre constitutionnel. M. Gamatié avait notamment fait part de la mise en place d'un "dialogue" avec "l'ensemble des intervenants nigériens", qui doit déboucher sur une première réunion le 16 décembre, de "l'examen des conditions pour les prochaines élections municipales, y compris leur report éventuel", avait indiqué l'UE dans un communiqué. Cette réunion prévue mercredi, sous l'égide du médiateur de la Cédéao, a été reportée, a indiqué à l'AFP un opposant ayant requis l'anonymat. En attendant le résultat des consultations avec Niamey, l'UE a suspendu son aide qui s'élève à 458 millions d'euros pour la période 2008-2013. L'aide humanitaire n'est pas affectée. L'UE considère comme une violation de la Constitution nigérienne le référendum du 4 août grâce auquel le président nigérien a obtenu une rallonge de trois ans au pouvoir après dix ans à la tête du pays. L'UE a déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions d'euros pour protester contre le référendum. Le 20 octobre, Niamey avait organisé des législatives controversées, boycottées par l'opposition, qui ont entraîné sa suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.


Niger: L'ex-Premier ministre du Niger Seïni Oumarou a été élu président du nouveau Parlement issu des législatives du 20 octobre, boycottées par l'opposition

NIAMEY, 26 nov 2009 - L'ex-Premier ministre du Niger Seïni Oumarou a été élu président du nouveau Parlement issu des législatives très controversées d'octobre, a rapporté jeudi la télévision d'Etat. Seïni Oumarou, qui dirige le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir), a été élu mercredi à l'unanimité par les 109 parlementaires alors présents dans l'hémicycle, sur un total de 112, a indiqué la télévision. Boycottées par l'opposition, ces législatives ont été organisées le 20 octobre en dépit des critiques de la communauté internationale qui a demandé son report. Elles ont été remportées sans surprise par le MNSD (76 sièges). Le Niger est plongé depuis des mois dans une crise politique. Le président Mamadou Tandja a obtenu le 4 août par un référendum constitutionnel une rallonge de trois ans au pouvoir, après 10 ans à la tête du pays. L'opposition a dénoncé un coup d'Etat. Pour pouvoir organiser ce référendum, le président avait dissous le Parlement et la Cour constitutionnelle. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a suspendu Niamey après les législatives, tandis que l'Union européenne a provisoirement gelé, le 5 novembre, son aide au développement et donné un mois aux autorités pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel". Début novembre, pouvoir et opposition ont entamé des discussions de sortie de crise sous les auspices du général Abdusalami Abubakar, ancien chef d'Etat nigérian et médiateur de la Cédéao.


Niger : Le chef d'état-major des armées nigériennes, le général Moumouni Boureima, a mis en garde vendredi les militaires contre "une remise en cause des institutions" du pays plongé dans une crise politique

NIAMEY, 13 nov 2009 - Le chef d'état-major des armées nigériennes, le général Moumouni Boureima, a mis en garde vendredi les militaires contre "une remise en cause des institutions" du pays plongé dans une crise politique, a rapporté la radio d'Etat. "Le général Boureima a réaffirmé le caractère républicain de l'armée et mis en garde contre toute tentative de remise en cause des institutions de la république", a indiqué la Voix du Sahel qui rapportait les propos du général devant les militaires de la compagnie parachutiste de Maradi (sud). Quelques jours auparavant, il avait adressé le même message aux militaires des garnisons de Tahoua (ouest) et Agadez (nord), selon la radio. Le Niger est plongé depuis des mois dans une crise politique. Le président Mamdou Tandja, 71 ans, ancien colonel de l'armée, a obtenu le 4 août par un référendum constitutionnel une rallonge de trois ans au pouvoir, après 10 ans à la tête du pays. Pour arriver à ses fins, il a dissous en mai et en juin le Parlement et la Cour constitutionnelle opposés à son projet, conduisant l'opposition à dénoncer un coup d'Etat. Déjà en juin, l'armée, marquée par une forte tradition putschiste, avait réaffirmé sa neutralité et renvoyé de fait les protagonistes dos à dos en les appelant à "l'apaisement et la concertation". La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a suspendu le Niger après la tenue d'élections législatives très controversées le 20 octobre, l'accusant d'avoir violé des textes communautaires sur la démocratie. L'organisation régionale avait appelé au report de ce scrutin boycotté par l'opposition et remporté sans surprise par le parti au pouvoir. L'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois à Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel". Le pouvoir et l'opposition ont entamé lundi à Abuja des discussions de sortie de crise sous les auspices du général Abdusalami Abubakar, ancien chef d'Etat nigérian et médiateur de la Cédéao.


Niger: La Cour constitutionnelle nigérienne a validé les résultats des élections législatives du 20 octobre boycottées par l'opposition et critiquées par la communauté internationale,

NIAMEY, 11 nov 2009 - La Cour constitutionnelle nigérienne a validé les résultats des élections législatives du 20 octobre boycottées par l'opposition et critiquées par la communauté internationale, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba. "La Cour constitutionnelle, en son audience du 10 novembre 2009 (...) a validé et proclamé les résultats définitifs des élections législatives du 20 octobre", a déclaré le ministre à la radio d'Etat. La Cour a cependant "annulé" le vote de Tassara, une zone pastorale de la région de Tahoua (ouest), où des partielles seront organisées ultérieurement en vue d'attribuer l'unique siège de député de la circonscription, a-t-il indiqué. L'élection de 112 députés a donc été validée, sur un total de 113 sièges au Parlement. Le Mouvement national pour la société de développemenent (MNSD, au pouvoir) a obtenu 76 sièges. La Cour a également rejeté des requêtes introduites par des indépendants et des partis politiques souhaitant l'annulation de résultats de certains bureaux de vote. Après l'organisation de ce scrutin, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao, 15 Etats) a suspendu le Niger. L'organisation régionale, qui avait demandé le report de l'élection, ne reconnaît pas son résultat et accuse Niamey d'avoir violé des textes communautaires sur la démocratie. La semaine dernière, l'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois aux autorités de Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel". La Cédéao et l'UE étaient déjà opposées au référendum constitutionnel très controversé du 4 août par lequel le président Mamadou Tandja, 71 ans, a obtenu une rallonge de trois ans après dix ans à la tête du pays. Pour organiser ce référendum, également boycotté par l'opposition, le chef de l'Etat avait dissous le Parlement et la Cour constitutionnelle. La Cédéao et l'UE ont demandé à M. Tandja de renouer le dialogue avec ses opposants. Le pouvoir et l'opposition ont entamé lundi à Abuja, la capitale nigériane, des discussions de sortie de crise sous les auspices du général Abdusalami Abubakar, ancien chef d'Etat nigérian et médiateur de la Cédéao.


Niger: L'Union européenne a suspendu son aide au développement au Niger, qui s'élève à 458 millions d'euros pour la période 2008-2013, et donné un mois aux autorités de Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel"

BRUXELLES, 6 nov 2009 - L'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois aux autorités de Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel" , a-t-on appris vendredi auprès de la Commission européenne. "La Commission européenne et les pays de l'UE ont demandé des consultations avec les autorités du Niger", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Commission pour les questions d'aide au développement, John Clancy. En attendant le résultat de ces consultations, l'UE a suspendu son aide qui s'élève à 458 millions d'euros pour la période 2008-2013. En revanche, "l'aide humanitaire n'est pas affectée par cette suspension", a précisé M. Clancy. "Nous espérons que ces consultations auront un effet positif pour toutes les parties offrant une feuille de route claire pour le retour de l'ordre constitutionnel au Niger", a ajouté le porte-parole. Dans une lettre conjointe adressée mardi au président Mamadou Tandja, dont l'AFP a pris connaissance, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, au nom de la présidence suédoise de l'UE, ont exprimé leur "profonde préoccupation" face à la situation politique au Niger et demandé "un retour à l'ordre constitutionnel dans les meilleurs délais". Qualifiant de "violation de la constitution" le référendum du 4 août dernier, grâce auquel M. Tandja a obtenu une rallonge de trois ans au pouvoir après 10 ans à la tête du pays, l'UE a décidé de recourir à l'article 96 des accords de Cotonou, qui traite du non respect des critères démocratiques et de défense des droits de l'Homme. Cet article 96 de l'accord signé en 2000 entre l'UE et les pays Afrique/Caraïbes/Pacifique prévoit en dernier ressort, en cas d'échec des quatre mois de discussions prévues, la possibilité d'une suspension de la coopération communautaire. L'UE avait déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions au Niger pour protester contre le référendum du 4 août. Le 20 octobre, Niamey avait organisé des législatives controversées et boycottées par l'opposition, qui avaient entraîné sa suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.

Niger: Le parti au pouvoir au Niger a remporté une écrasante victoire aux élections législatives de mardi boycottées par l'opposition et dénoncées par la communauté internationale

NIAMEY, 24 oct 2009 - Le parti au pouvoir au Niger a remporté une écrasante victoire aux élections législatives de mardi boycottées par l'opposition et dénoncées par la communauté internationale, selon des résultats globaux proclamés samedi. Sur les 113 sièges du Parlement, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) en a obtenu 76, a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (Céni), Moumouni Hamidou. Le boycott de l'opposition a permis au MNSD d'augmenter ses sièges, puisqu'il n'en disposait que de 47 dans le précédent Parlement dissout par le président Mamadou Tandja pour s'être opposé à son maintien au pouvoir au delà de la fin de son mandat en décembre. La Céni a fait état d'un taux de participation de 51,27 % sur les quelque 6 millions d'électeurs inscrits. Les députés sont élus pour 5 ans. La Cour constitutionnelle dispose de 15 jours pour valider ces résultats. Plusieurs candidats malheureux accusent le MNSD de "fraudes massives", mais n'ont pas saisi la Cour. Cinq autres formations, toutes proches du pouvoir, seront aussi représentées au Parlement: le Rassemblement social démocrate (RSD, 15 députés), le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP, 7 élus), le parti Alkalami, le Parti nigérien des masses pour le travail (PMT) et le Parti nigérien pour l'auto-gestion (PNA) avec un siège chacun. Le RSD a plus que doublé son score (7 élus dans le parlement dissout) et le RDP du défunt président Ibrahim Baré Maïnassara en a conquis un supplémentaire. Le scrutin a surtout vu une percée des candidats indépendants qui vont, pour la toute première fois, siéger dans à l'hémicyle avec 12 élus. La tenue des législatives, unaniment critiquées, a entraîné la suspension automatique du Niger de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie. La Cédéao a d'ailleurs affirmé qu'elle ne reconnaîtra pas les résultats de ce scrutin. L'Union européenne (UE) a de son côté réitéré jeudi qu'elle suspendra sa coopération si les autorités du Niger ne restauraient pas l'ordre constitutionnel bouleversé depuis le référendum le 4 août qui a permis à M. Tandja de prolonger de trois ans son mandat qui expire en décembre, malgré des condamnations tant au Niger qu'à l'étranger. Comme la Cédéao, l'UE, gros bailleur de fonds du Niger, avait demandé le report des législatives et mis en garde contre son "impact négatif sur les relations du Niger avec l'Union européenne". Bruxelles avait déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions au Niger pour protester contre le référendum contesté. Pour arriver à ses fins, M. Tandja avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle qui s'opposaient à son projet.


Niger: La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a suspendu le Niger de son organisation suite à la décision du président Mamadou Tandja de tenir mardi des législatives en dépit des appels de la communauté internationale à les reporter

LAGOS, 20 oct 2009 - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a suspendu le Niger de son organisation suite à la décision du président Mamadou Tandja de tenir mardi des législatives en dépit des appels de la communauté internationale à les reporter, a indiqué une source officielle. Interrogé par l'AFP sur le point de savoir si le Niger était suspendu de l'organisation à partir de mardi, le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas, a répondu: "tout à fait". "La résolution du sommet était claire et précise", a-t-il ajouté. Lors d'un sommet samedi au niveau des chefs d'Etat à Abuja, la Cédéao avait officiellement demandé au président Tandja de "suspendre indéfiniment la tenue des législatives (...) afin de favoriser le dialogue" politique. Membre de cette organisation, le Niger est en crise depuis que Mamadou Tandja, au pouvoir depuis dix ans, a fait adopter le 4 août par référendum une prolongation de trois ans de son mandat.


Niger: Le président du Niger Mamadou Tandja a nommé Kassoum Mamane Moctar ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement

NIAMEY, 11 oct 2009 - Le président du Niger Mamadou Tandja a nommé Kassoum Mamane Moctar ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a annoncé dimanche la radio d'Etat. Il remplace Mohamed Ben Omar qui avait démissionné fin septembre pour participer aux législatives du 20 octobre sous les couleurs du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP, proche du pouvoir). Comme son prédécesseur, Kassoum Mamane Moctar, qui dirige une ONG, est un fervent partisan du référendum constitutionnel très controversé ayant permis à M. Tandja de rester au pouvoir jusqu'en 2012 au lieu de se retirer en décembre à l'expiration de son deuxième et normalement dernier quinquennat. La nouvelle Constitution supprime la limitation à deux mandats présidentiels de 5 ans successifs et renforce les pouvoirs du chef de l'Etat qui est désormais aussi chef du gouvernement. Kassoum Mamane Moctar a notamment encouragé la dissolution du Parlement et de la Cour constitutionnelle qui s'opposaient à la réforme constitutionnelle du président. Le scrutin référendaire du 4 août, en dépit des protestations internationales, a plongé le Niger dans une crise politique. L'opposition dénonce depuis des mois un "coup d'Etat" du président et a déjà annoncé son intention de ne pas participer aux prochaines législatives et aux municipales en décembre. Par ailleurs, M. Tandja a nommé Sala Ben Hamouda Ali, ministre des Affaires religieuses et de l'Action humanitaire pour remplacer Issaka Labo qui a également démissionné pour briguer un siège de député.


Niger: Ali Badjo Gamatié, ancien vice-gouverneur de la  Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), a été nommé Premier ministre du Niger, par décret présidentiel

NIAMEY, 2 oct 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a nommé vendredi par décret au poste de Premier ministre Ali Badjo Gamatié, ancien vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), a annoncé la télévision d'Etat. "Aux termes du décret signé ce jour (vendredi) par le président de la république, M. Ali Badjo Gamatié est nommé Premier ministre", indique le communiqué lu sur Télé-Sahel. M. Gamatié remplace Seïni Oumarou, qui a démissionné la semaine dernière pour pouvoir se présenter aux élections législatives du 20 octobre sous les couleurs du parti au pouvoir, la Société de développement (MNSD), parti au pouvoir et dont il est président. Economique, Ali Badjo Gamatié a occupé de 2000 à 2003 le ministère des Finances avant d'être désigné vice-gouverneur pour le Niger de la BCEAO basé à Dakar. En 2007, le président Tandja a fait appel à lui pour mener les laborieuses négociations qui ont abouti un an après à l'octroi au groupe nucléaire français Areva de la géante mine d'uranum d'Imourarem, dans le nord du Niger. M. Gamatié a travaillé au Centre européen de coopération statistique au Luxembourg (1990-1994) et au Bureau régional de coopération statistique pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (1995-1999) à Abidjan et Ouagadougou. Il a également été en poste au Département technique de la Banque mondiale à Washington. Sa nomination comme Premier ministre intervient sur fond de crise politique au Niger. Mamadou Tandja, 71 ans, au pouvoir depuis 10 ans, a obtenu par un référendum constitutionnel très controversé de rester au pouvoir jusqu'en 2012 au lieu de se retirer en décembre 2009 comme initialement prévu. L'opposition, qui avait appelé à boycotter le référendum, a déclaré qu'il s'agissait d'un "coup d'Etat", et la communauté internationale a fait part de son inquiétude. La communauté internationale et la Cédéao avaient exprimé leurs inquiétudes face à l'action du président, qui avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle pour arriver à ses fins. En guise de protestation, l'Union européenne a bloqué en juillet le versement d'une aide au budget au Niger. Les élections législatives sont prévues le 20 octobre et des municipales en décembre.


Niger: La campagne pour les élections législatives du 20 octobre au Niger a démarré lundi, un scrutin que l'opposition appelle à boycotter pour protester contre le maintien au pouvoir du président Mamadou Tandja

NIAMEY, 28 sept 2009 - La campagne pour les élections législatives du 20 octobre au Niger a démarré lundi, un scrutin que l'opposition appelle à boycotter pour protester contre le maintien au pouvoir du président Mamadou Tandja grâce à l'adoption d'une nouvelle Constitution le mois dernier. Dans un message diffusé dimanche soir par les médias d'Etat, le chef de l'Etat Mamadou Tandja a appelé les Nigériens à un "vote massif". La campagne s'achèvera le 18 octobre. L'opposition a appelé samedi au "boycott massif" de l'élection. La Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR) qui regroupe des organisations de défense des droits de l'Homme, les centrales syndicales et des partis politiques "ne cautionnera aucune élection organisée sur la base de la nouvelle Constitution", a-t-elle prévenu dans un communiqué. Parmi les partis de la CFDR figure la Convention démocratique et sociale (CDS) de Mahamane Ousmane, ancien chef d'Etat et président du parlement dissous en mai par M. Tandja. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation de l'opposition, dirigée par Mahamadou Issoufou, ainsi que le Mouvement démocratique nigérien (Moden), créé par les partisans de l'ex-Premier ministre Hama Amadou, sont aussi membres de la Coordination. Une vingtaine de formations, essentiellement proches du pouvoir, sont en lice pour ces législatives devant élire les 113 députés du nouveau parlement. Mamadou Tandja, 71 ans, au pouvoir depuis 10 ans, a obtenu par le biais d'un référendum constitutionnel très controversé de rester au pouvoir jusqu'en 2012 au lieu de se retirer en décembre 2009 comme initialement prévu. Il avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle qui s'opposaient à son projet de nouvelle Constitution. Celle-ci, adoptée le 4 août, supprime la limitation à deux mandats présidentiels de 5 ans successifs et renforce les pouvoirs du chef de l'Etat qui est désormais aussi chef du gouvernement. L'opposition, qui avait appelé à boycotter le référendum, a dénoncé un "coup d'Etat" et la communauté internationale a fait part de son inquiétude. Des municipales sont prévues en décembre.


Niger: Le Premier ministre nigérien Seïni Oumarou ainsi que deux de ses ministres ont démissionné pour se présenter aux législatives d'octobre sous les couleurs du parti au pouvoir

NIAMEY, 24 sept 2009 - Le Premier ministre nigérien Seïni Oumarou a démissionné pour se présenter aux législatives d'octobre sous les couleurs du parti au pouvoir, ont rapporté jeudi les médias d'Etat. M. Oumarou était Premier ministre depuis le 3 juin 2007. Son intérim sera assuré par le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba, a précisé la télévision d'Etat sans toutefois donner d'indication sur la date de la désignation d'un successeur. Seïni Oumarou, dont la démission est intervenue mercredi soir, a expliqué que les textes lui font obligation de quitter le gouvernement pour pouvoir être candidat aux législatives du 20 octobre. Il est tête de liste du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti au pouvoir et dont il est président) dans la région de Tillabéri (ouest). Deux ministres de son gouvernement ont également démissionné mercredi pour participer aux législatives: Mohamed Ben Omar, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, candidat du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), et Issaka Labo, ministre des Affaires religieuses, candidat du Parti pour le socialisme et la démocratie au Niger (PSDN), selon la télévision. Mi-août, Seïni Oumarou avait présenté sa démission et celle de son gouvernement "conformément à la formalité exigée par la promulgation d'une nouvelle Constitution". Le président nigérien Mamadou Tandja l'avait reconduit ainsi que toute son équipe le lendemain. Après avoir dissous le parlement en mai, M. Tandja, 71 ans, a obtenu par le biais d'un référendum constitutionnel très controversé de rester au pouvoir jusqu'en 2012 au lieu de se retirer en décembre 2009 comme initialement prévu. La nouvelle Constitution supprime la limitation à deux mandats présidentiels de 5 ans successifs et renforce les pouvoirs du chef de l'Etat qui est désormais aussi chef du gouvernement. En vertu de la nouvelle loi fondamentale, le président nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement, fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions. L'opposition dénonce depuis des mois un "coup d'Etat" du président et a déjà annoncé son intention de ne pas participer au scrutin d'octobre. Des municipales sont prévues en décembre.


Niger: L'opposition au Niger a dénoncé samedi une "chasse aux sorcières", après l'arrestation de plusieurs anciens députés soupçonnés de "détournement de deniers publics"

NIAMEY, 5 sept 2009 - L'opposition au Niger a dénoncé samedi une "chasse aux sorcières", après l'arrestation de plusieurs anciens députés soupçonnés de "détournement de deniers publics". "La Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR) dénonce la chasse aux sorcières (...) de ses militants au mépris des règles de procédures judiciaires", indique le communiqué lu sur les radios privées. Selon la CFDR, "30 personnalités", essentiellement des opposants qui formaient le Parlement avant sa dissolution en mai par le chef de l'Etat, sont placées en garde à vue depuis jeudi dans un camp de la police à Niamey. La CFDR "exige" leur libération et dénonce "le fallacieux prétexte" de "détournement de deniers publics" qui a permis ces arrestations "sur la base d'un rapport d'inspection "commandée à dessein par (le chef de l'Etat) Mamadou Tandja". La coordination accuse le président de "détourner les moyens de répression de l'Etat à des fins de règlement de comptes politiques" et appelle "le peuple nigérien à la résistance". "La vraie motivation de ces interpellations est politique (...) le régime a décidé de procéder à l'arrestation des députés qui ont décidé de réhabiliter l'Assemblée nationale", a estimé vendredi Mahamadou Issoufou, chef de file de l'opposition, sur les ondes de Radio France internationale (RFI). Selon M. Issoufou, les députés ont été placés en garde à vue jeudi alors que 70 des 113 élus du Parlement avaient convoqué ce vendredi "une session extraordinaire" de l'Assemblée. Mais une source judiciaire a expliqué à l'AFP que ces interpellations font suite à l'ouverture d'une enquête par le parquet consécutive à l'inspection des comptes du Parlement qui a révélé des irrégularités. Elle a évoqué des faux marchés, des fausses factures et de faux frais de missions notamment estimés à une dizaine de milliards de CFA (environ 15 millions d'euros). M. Tandja, 71 ans, a dissous le Parlement qui s'opposait à son projet de nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 4 août et qui lui permet de se représenter autant de fois qu'il le souhaite. Des législatives sont prévues le 20 octobre.


Niger: Les chefs de la diplomatie de la Cédéao, réunis à Abuja lundi, ont recommandé la tenue le 5 septembre d'un sommet extraordinaire des dirigeants d'Afrique de l'Ouest consacré au Niger, plongé dans une crise politique

ABUJA, 24 août 2009 - Les chefs de la diplomatie de la Cédéao, réunis à Abuja lundi, ont recommandé la tenue le 5 septembre d'un sommet extraordinaire des dirigeants d'Afrique de l'Ouest consacré au Niger, plongé dans une crise politique, a constaté un journaliste de l'AFP. Les ministres ont "recommandé la tenue d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement" de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "afin d'examiner la situation au Niger", selon le communiqué final lu par le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas. Ils ont également décidé la création d'un comité ad hoc qui se rendra prochainement dans ce pays afin d'y favoriser le retour du dialogue politique. Les chefs de la diplomatie régionaux étaient réunis dans la capitale fédérale nigériane afin d'élaborer une position commune face au référendum très controversé au Niger, le 4 août, qui a permis l'adoption d'une nouvelle Constitution prolongeant de trois ans le mandat du président Mamadou Tandja. M. Tandja devait, selon la Constitution qui était en vigueur depuis 1999, se retirer en décembre à l'expiration d'un deuxième quinquennat consécutif. Le comité ad hoc sera composé des ministres des Affaires étrangères du Nigeria, du Bénin, du Burkina Faso et de la Sierra Leone. Il se rendra sur place "avant la fin du mois d'août", a indiqué M. Chambas. Il rencontrera "toutes les parties prenantes nigériennes (...) pour oeuvrer avec elles à la restauration du dialogue et du consensus qui caractérisaient l'environnement politique au Niger avant la crise actuelle", a-t-il poursuivi. L'opposition nigérienne a dénoncé un "coup d'Etat" du président et rejette la nouvelle loi fondamentale. Samedi, plusieurs personnes ont été blessées et de nombreuses autres interpellées à Niamey lors de violents heurts entre forces de l'ordre et militants de l'opposition qui protestaient contre la nouvelle Constitution. Les chefs de la diplomatie de la Cédéao ont également appelé "à la remise en liberté de tous les activistes politiques arrêtés en raison de leur opposition à l'action du gouvernement". Selon la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR), une coalition d'opposition regroupant partis politiques, ONG et centrales syndicales, 42 de ses militants ont été arrêtés samedi. Elle avance qu'à ce jour, au total 55 de ses membres sont détenus. Mamadou Tandja s'est attiré les critiques de toutes parts avec ce référendum. La Cédéao, dont le Niger est membre, avait fait part de son inquiétude et menacé de prendre des sanctions s'il persistait à organiser la consultation.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a signé mercredi un décret convoquant le corps électoral à un scrutin législatif le 20 octobre pour renouveler le Parlement qu'il a dissous fin mai

NIAMEY, 19 août 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a signé mercredi un décret convoquant le corps électoral à un scrutin législatif le 20 octobre pour renouveler le Parlement qu'il a dissous fin mai, a annoncé la radio d'Etat. La campagne se déroulera du 28 septembre au 18 octobre, a précisé la radio. M. Tandja a promulgué mardi une nouvelle Constitution, adoptée le 4 août par un référendum très controversé, qui prévoit la tenue d'élections législatives d'ici fin octobre. Le 26 mai, le président avait dissous le parlement qui s'opposait à son projet de référendum sur cette nouvelle loi fondamentale qui lui permet de rester trois ans au pouvoir et de se représenter autant de fois qu'il le souhaite. D'après la Constitution en vigueur depuis août 1999, il devait se retirer en décembre, au terme d'un deuxième quinquennat successif. Il était prévu que des législatives se déroulent dans les 45 jours au moins et 90 jours au plus tard après la dissolution du parlement et le président avait dans un premier temps convoqué un scrutin anticipé le 20 août. Une date rendue caduque par l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, selon des analystes. Le Niger est plongé dans une crise politique. L'opposition, qui avait appelé à boycotter le référendum, dénonce depuis des semaines un "coup d'Etat" du président. Elle a annoncé son intention de "réhabiliter" le parlement dissous à compter du 24 août et indiqué qu'elle ne prendrait pas part aux législatives convoquées selon la nouvelle Constitution. Des manifestations sont prévues samedi dans l'ensemble du pays contre le nouveau texte dont l'adoption a aussi suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a promulgué mardi la nouvelle Constitution qui prolonge son mandat de trois ans et renforce ses pouvoirs, entraînant de manière automatique la démission de son gouvernement
NIAMEY, 18 août 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a promulgué mardi la nouvelle Constitution qui prolonge son mandat de trois ans et renforce ses pouvoirs, entraînant de manière automatique la démission de son gouvernement, a annoncé la radio d'Etat. "Le président de la République, chef de l'Etat, a signé un décret portant promulgation de la Constitution adoptée par référendum le 4 août 2009" qui avait été critiqué par l'opposition et par la communauté internationale, selon un communiqué officiel lu à la radio d'Etat. "Le Premier ministre Seïni Oumarou a présenté la démission de son gouvernement conformément à la formalité exigée par la promulgation d'une nouvelle Constitution", poursuit le communiqué. "Les secrétaires généraux des ministères sont chargés d'expédier les affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement", d'après l'annonce officielle qui ne précise pas le délai pour la formation d'un nouveau gouvernement. M. Oumarou était Premier ministre depuis le 3 juin 2007. Il a démissionné à l'issue d'un Conseil des ministres. Le référendum controversé du 4 août a permis l'adoption d'une nouvelle Constitution permettant au président de se maintenir encore trois ans au pouvoir, puis de se représenter autant de fois qu'il le souhaite. La Constitution en vigueur depuis août 1999 prévoyait qu'il se retire en décembre, à l'issue de son deuxième quinquennat successif. Le communiqué lu à la radio d'Etat annonce également que le président a "signé une décision mettant fin à la mise en oeuvre de l'article 53 de la Constitution du 9 août 1999". C'est par cet article qu'il s'est arrogé les pouvoirs exceptionnels pour gouverner seul par décrets et ordonnances après la dissolution du Parlement fin mai. C'est également par cet article qu'il a prononcé en juin la dissolution de la Cour constitutionnelle et qu'il a convoqué par décret le référendum. L'ambition de Mamadou Tandja de rester au pouvoir a plongé le pays dans une crise. L'opposition a dénoncé un "coup d'Etat" et avait appelé les Nigériens à boycotter le référendum dont le résultat, annoncé le 7 août par la Commission électorale (Céni), avait été validé et proclamé par la Cour constitutionnelle le 14. La nouvelle loi fondamentale instaure un régime présidentiel fort et dispose que "le président de la République est le détenteur exclusif du pouvoir exécutif". Selon la Céni, la nouvelle Constitution a été adoptée avec 92,50% des suffrages et le taux de participation a atteint 68,26%. D'après les partis d'opposition et les centrales syndicales réunies au sein de la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR), le taux de participation au référendum a été inférieur à 5%. L'opposition nigérienne a rejeté samedi la validation des résultats par la Cour constitutionnelle et affiché sa fermeté à combattre "la dictature" du président Tandja au Niger. En convoquant ce référendum, Mamadou Tandja s'est attiré des critiques de toutes parts. La France, ancienne puissance coloniale du Niger, a dénoncé les "atteintes répétées à la démocratie" et Bruxelles a menacé d'interrompre les aides financières.


Niger : L'opposition nigérienne a annoncé dimanche plusieurs manifestations la semaine prochaine contre la nouvelle Constitution adoptée lors du référendum du 4 août

NIAMEY, Aug 15, 2009 - L'opposition nigérienne a annoncé dimanche plusieurs manifestations la semaine prochaine contre la nouvelle Constitution adoptée lors du référendum très controversé du 4 août. "Le 20 août, la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR) organisera d'importants meetings dans tout le pays où le peuple va exprimer son refus d'accepter les résultats fantaisistes du prétendu référendum", a indiqué Issoufou Sidibé secrétaire général de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN) à la radio Dounia. La veille, selon lui, la CFDR organisera des conférences publiques contre le nouveau texte. Les sept centrales syndicales du pays, tous membres de la Coordination ont également déposé un préavis de grève de 72 heures à compter du 26 août. La CFDR regroupe trois fronts opposés au référendum par lequel une nouvelle Constitution a été adoptée permettant au chef de l'Etat Mamadou Tandja de rester au pouvoir encore trois ans au lieu de se retirer en décembre au terme de deux quinquennats, comme initialement prévu. L'opposition rejette la décision de la Cour constitutionnelle, recomposée, qui a validé vendredi soir les résultats du référendum et elle a affiché sa détermination à combattre "la dictature" du président Tandja au Niger. La Cour constitutionnelle a en effet estimé que la nouvelle Constitution a été adoptée à 92,50 % de "oui" avec une participation de 68,26%, entérinant ainsi les résultats provisoires qui lui ont été transmis par la commission électorale indépendante (Céni). Or la Cour ayant validé le scrutin a été nommée par le président Tandja qui avait dissous la précédente, comme il avait dissous auparavant le parlement, parce que ces organismes s'opposaient au projet de référendum illégal. Avant leur nomination certains des nouveaux membres ont affiché leur adhésion au projet référendaire. L'opposition qui dénonce un "coup d'Etat" du président, avait appelé à boycotter la consultation qui avait aussi suscité l'inquiétude de la communauté internationale. D'après la CFDR, le référendum a enregistré "moins de 5% de taux de participation". Il est donc rejeté "par le peuple souverain et est nul et de nul effet". bh/jms


Niger : Une délégation conjointe de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao venue à Niamey pour tenter de désamorcer la crise politique qui secoue le Niger, a rencontré mardi le chef de l'Etat Mamadou Tandja

NIAMEY, 21 juil 2009 - Une délégation conjointe de l'ONU, de l'Union africaine (UA) et de la Cédéao venue à Niamey pour tenter de désamorcer la crise politique qui secoue le Niger, a rencontré mardi le chef de l'Etat Mamadou Tandja, selon l'un de ses membres. Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), interrogé par des journalistes, a réaffirmé les "vives préoccupations de la communauté internationale et de la Cédéao" face à la situation au Niger. Il s'est cependant refusé à faire tout commentaire sur la teneur des entretiens qu'a eu mardi la délégation avant de quitter le pays. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau pour l'Afrique de l'Ouest Saïd Djinnit, le Représentant spécial de la commission de l'Union africaine au Niger Ambroise Niyonsaba, ainsi que Chambas, étaient arrivés à Niamey lundi. Le Niger est secoué depuis des semaines par une grave crise née de la volonté du président Tandja de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin prévue de son deuxième et normalement dernier mandat qui expire le 22 décembre. La Cédéao, dont le Niger est membre, a déjà brandi la menace de sanctions allant jusqu'au blocus économique et l'isolement diplomatique si Tandja persiste à organiser un référendum le 4 août en vue de l'adoption d'une nouvelle Constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir. La délégation s'est aussi entretenue mardi avec des représentants de la société civile (organisations de défense des droits de l'Homme et syndicats). La veille, ils avaient rencontré le Premier ministre Seïni Oumarou et les chefs de l'opposition regroupée au sein d'un collectif s'opposant au projet de référendum, notamment le principal opposant Mahamadou Issoufou et l'ancien président du Parlement Mahamane Ousmane.


Niger: La Commission européenne a bloqué le versement d'une aide au budget de l'Etat du Niger pour faire pression sur Mamadou Tandja

BRUXELLES, 11 juil 2009 - La Commission européenne a bloqué le versement d'une aide au budget de l'Etat du Niger pour protester contre la dérive autoritaire du président Mamadou Tandja, a-t-on appris samedi auprès des services du Développement. "Une lettre a été adressée au président Tandja pour l'informer de la décision de surseoir pour le moment au paiement d'un financement de l'aide budgétaire", a appris l'AFP auprès des services du commissaire Louis Michel. "Il ne s'agit pas d'une suspension de l'aide", a-t-on assuré. "Mais dans la situation actuelle, la Commission considère que la gouvernance est mise à mal et qu'elle ne peut pas procéder à ce paiement", a-t-on expliqué. Le montant de cette aide n'a pas été précisé, mais il s'agit d'un "financement destiné aux dépenses de l'Etat". C'est une manière pour la Commission d'exercer une pression sur le président Tandja, afin de l'inviter à renoncer à ses projets condamnés par la Cour constitutionnelle du Niger et à "instaurer un dialogue politique renforcé en vue d'une solution constitutionnellement valable pour sortir de l'impasse actuelle", a-t-on indiqué. Louis Michel avait condamné fin juin la dissolution de la Cour Constitutionnelle par le président Tandja après le rejet de son projet de référendum en vue d'amender la Constitution et de lui permettre un troisième mandat présidentiel. "Je suis très inquiet quant à l'évolution de la situation politique au Niger", avait déclaré le commissaire au Développement. "Aujourd'hui tout risque d'être remis en question", avait-il déploré, soulignant "la stabilité intérieure" au Niger au cours des dix dernières années. "Je souhaite faire part de cette préoccupation directement au Président Tandja, à qui je suis dans l'obligation de rappeler que les décisions de ces derniers jours remettent gravement en question les éléments essentiels de l'Accord de Cotonou signé entre l'Union Européenne et le Niger, ce qui pourrait avoir des conséquences directes sur notre coopération", avait-il averti.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja
a reconvoqué le corps électoral pour le référendum sur une nouvelle Constitution, le 4 août

NIAMEY, 4 juil 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a fixé au 4 août la tenue du référendum sur une nouvelle Constitution devant lui permettre de rester au pouvoir au-delà de son mandat actuel fin 2009, a annoncé la télévision d'Etat vendredi. "Le corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 (...) pour se prononcer par voie référendaire sur le projet de Constitution de la sixième République", indique un communiqué diffusé par Télé-Sahel. La campagne électorale se déroulera du 13 juillet à minuit au 2 août à minuit. Le 12 juin, la Cour constitutionnelle du Niger a annulé le décret présidentiel qui convoquait le corps électoral pour le référendum. M. Tandja a également décidé de modifier le code électoral notamment sur la convocation des électeurs pour le prochain référendum qui se fera sur "décision" du président de la république et non plus par un "décret simple". De plus, le délai de distribution des cartes électorales est réduit à 20 jours avant le scrutin au lieu de deux mois. Décidé à rester au pouvoir après 10 ans à la tête du pays, Mamadou Tandja a dissous le parlement, puis la Cour constitutionnelle qui s'opposait à son projet de référendum pour modifier à son profit la constitution et ainsi briguer fin 2009 un troisième mandat. Il s'est également arrogé des "pouvoirs exceptionnels" qui lui permettent de gouverner seul par décrets et ordonnances. Une grande manifestation de l'opposition est prévue dimanche contre son projet qui prévoit de prolonger de trois ans le mandat présidentiel, période durant laquelle aucune élection ne serait organisée. Les plus importants partenaires de développement du Niger, notamment l'Union européenne, la France, les Etats-Unis et le Canada ont fermement condamné les dernières décisions du président nigérien. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), dont le Niger est membre, a brandi des menaces de sanctions allant jusqu'au blocus économique et l'isolement diplomatique.


Niger: Le président du Niger a nommé mercredi soir de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle en remplacement de l'ancienne cour qu'il a dissoute

NIAMEY, 2 juil 2009 - Le président du Niger a nommé mercredi soir de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle en remplacement de l'ancienne cour qu'il a dissoute. Présidée par Boubé Oumarou, ancien ministre de la Justice et de la Cour suprême, la nouvelle Cour est nommée en vertu de "pouvoirs exceptionnels" que s'est arrogés il y a quelques le président. La nouvelle Cour est composée de 7 membres dont quatre magistrats, un avocat, une ancienne ministre et un professeur d'université. Lundi dernier, M. Tandja Tandja avait dissous la Cour constitutionnelle qui s'était opposée par trois fois à son projet de référendum en vue de modifier la constitution pour pouvoir rester au pouvoir après la fin de son second et dernier quinquennat. Fin mai, le président a dissous le Parlement qui était également opposé à son projet de référendum.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a remplacé lundi sept des huit ministres qui avaient démissionné jeudi pour protester contre la volonté du chef de l'Etat d'organiser un référendum

NIAMEY, 29 juin 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a remplacé lundi sept des huit ministres qui avaient démissionné jeudi pour protester contre la volonté du chef de l'Etat d'organiser un référendum pour se maintenir au pouvoir. Les ministres démissionnaires, membres de la Convention démocratique et sociale (CDS), le principal parti qui soutenait le président depuis 1999, ont tous été remplacés, à l'exception de M. Jida Hamadou qui a refusé de se plier à la discipline de son parti et a donc conservé le ministère de la défense. Le reste du cabinet demeure quasi inchangé, à commencer par le Premier ministre Seyni Oumarou. Les portefeuilles clés de la sécurité publique, des affaires étrangères, des finances, ne changent pas non plus de titulaires. Mohamed Ben Omar a également été confirmé au poste sensible de porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Mamadou Tandja a été lâché jeudi dernier par la CDS, le principal parti qui le soutenait et qui s'oppose au référendum constitutionnel fixé au 4 août par le président et confirmé dimanche par le ministre de l'Intérieur Albadé Abouba. La CDS du président du Parlement dissout, Mahamane Ousmane, a évoqué une "divergence d'appréciation" sur le référendum visant à maintenir le président Tandja au pouvoir au-delà de la limite légale de deux quinquennats consécutifs en décembre prochain Le parti détenait notamment les portefeuilles de la Défense, de la santé, des Sports, de l'Hydraulique, de l'Intégration africaine, des Ressources animales, de la Population et de la Promotion des jeunes entrepreneurs. Le dernier remaniement ministériel remonte au 14 juin suite au retrait de trois ministres de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ANDP), un autre allié du pouvoir qui s'était élevé contre le référendum. Vendredi dernier le président Tandja s'est accordé des "pouvoirs exceptionnels", invoquant l'article 53 de la Constitution qui, lorsque "l'indépendance de la République est menacée", permet au chef de l'Etat de gouverner par le biais d'ordonnances et de décrets. Sa décision de s'arroger ces pouvoirs spéciaux fait suite à un arrêt de la Cour constitutionnelle rejetant son projet de référendum en vue d'amender la Constitution afin de lui permettre de briguer un troisième mandat présidentiel.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a annoncé vendredi soir qu'il prenait des "pouvoirs exceptionnels" après un refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt refusant le référendum

NIAMEY, 26 juin 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a annoncé vendredi soir à la télévision publique qu'il prenait des "pouvoirs exceptionnels" après un refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt refusant le référendum qu'il voulait pour se maintenir au pouvoir. Dans une allocution télévisée, M. Tandja a décidé d'"activer l'article 58 de la constitution" qui, lorsque "l'indépendance de la République est menacée", permet au président de gouverner par le biais d'ordonnances et décrets. M. Tandja, qui souhaite rester au pouvoir par tous les moyens après deux quinquennats consécutifs, a déjà dissous le parlement il y a quelques semaines. Selon l'article 58, le président "prend les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances après consultation du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale (dissoute récemment par le président, ndlr), le président du conseil constitutionnel, et le président de la cour suprême". Agé de 71 ans, le président avait convoqué un référendum le 4 août prochain en vue de modifier la constitution, ce qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat consécutif, mais la plus haute juridiction du pays avait refusé d'avaliser son projet le 12 Juin. Dans la foulée, la commission électorale nationale avait dès le lendemain "zappé" le référendum voulu par le président et convoqué des législatives anticipées le 20 août, à la suite de la dissolution de l'assemblée nationale par le président le 26 mai. De plus en plus seul, Mamadou Tandja a été lâché jeudi par le principal parti qui le soutenait et a annoncé le retrait de ses huit ministres au gouvernement pour protester contre le projet de nouvelle Constitution via référendum. La Convention démocratique et sociale (CDS) a indiqué avoir annoncé dès mercredi au Premier ministre Seyni Oumarou cette décision "motivée par la divergence d'appréciation entre notre formation et le gouvernement relativement à la question du référendum constitutionnel". L'appui décisif de la CDS, dirigée par le président du Parlement dissous Mahamane Ousmane, avait avait été décisif pour l'élection de M. Tandja en 1999 et 2004. La CDS détenait notamment dans le gouvernement les portefeuilles de la Défense, de la Santé, de la Jeunesse et des Sports ou encore de la lutte contre la vie chère.



Niger: Les partisans de l'ancien chef de gouvernement Hama Amadou ont annoncé vendredi la création d'un nouveau parti politique, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), marquant ainsi leur rupture avec le parti au pouvoir

NIAMEY, 19 juin 2009 - Les partisans de l'ancien chef de gouvernement Hama Amadou ont annoncé vendredi la création d'un nouveau parti politique, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), marquant ainsi leur rupture avec le parti au pouvoir. Une importante manifestation devait se dérouler vendredi après-midi à Niamey pour célébrer l'évènement. Hama Amadou, "ex-dauphin" déchu du président Mamadou Tandja dont il a été premier ministre pendant sept ans, a dirigé le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) de 2005 jusqu'à son incarcération en juin 2006 dans une prison de haute sécurité pour détournement présumé de fonds publics. Le 23 avril il a été remis en libération conditionnelle et séjourne depuis en France pour des raisons de santé. Oumarou Hamidou, un des fondateurs du MODEN a justifié la création du Moden par "le hold-up" perpétré selon lui sur le MNSD par l'actuel Premier ministre Seïni Oumarou qui a accédé à la présidence du parti en l'absence de M. Amadou. Le MODEN présentera des candidats à toutes les élections prévues cette année, a précisé M. Hamidou. Plusieurs proches d'Hama Amadou, dont M. Hamidou, ont récemment été exclus du MNSD, auquel appartient également le président. Le président Tandja, 71 ans, doit en effet se retirer du pouvoir le 22 décembre au terme de son deuxième et dernier quinquennat, comme le prévoit la Constitution. Mais il a annoncé la tenue d'un référendum portant sur l'adoption d'une nouvelle Constitution qui lui permettrait dans un premier temps de diriger une période de transition de trois ans et durant laquelle aucune élection ne serait organisée. Le 12 juin, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, avait annulé le décret de M. Tandja prévoyant ce référendum. Cet arrêt de la Cour est sans appel et s'impose au chef de l'Etat, selon la Constitution.


Niger: Des élections législatives anticipées auront lieu le 20 août, après la dissolution du parlement par le Président de la République

NIAMEY, 19 juin 2009 - Des élections législatives anticipées auront lieu le 20 août, a appris vendredi l'AFP auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui n'a ainsi pas retenu l'idée du président Mamadou Tandja d'un référendum constitutionnel. "La Ceni a classé le référendum sans suite le lendemain de l'arrêt de la Cour constitutionnelle annulant le décret (présidentiel, ndlr) qui le convoquait pour le 4 août", a expliqué à l'AFP un membre de la Commission sous couvert d'anonymat. La Ceni, qui est chargée d'organiser et de superviser le scrutin législatif, a pris sa décision à l'unanimité le 13 juin, a-t-on ajouté. La veille, la Cour avait annulé le décret de M. Tandja prévoyant un référendum pour faire adopter une nouvelle constitution qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat en décembre prochain. Le 26 mai, M. Tandja avait dissous le parlement, au lendemain d'un premier avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur un tel référendum. Selon la Constitution, le Parlement doit être renouvelé dans les 45 jours au moins et 90 jours au plus tard après sa dissolution. Dans un communiqué diffusé jeudi soir à la télévision publique, la Ceni invite tous les partis politiques et les candidats indépendants aux législatives à lui faire parvenir "au plus tard le 25 juin", la liste des circonscriptions où ils présenteront des candidats ainsi que leur logo qui figurera sur les bulletins. Le président Tandja, 71 ans, doit selon la Constitution actuelle se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat successif qui expire le 22 décembre, comme le prévoit la Constitution. L'élection présidentielle est prévue le 14 novembre.


Niger: Un sommet des dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) passera en revue le 22 juin dans la capitale fédérale nigériane la situation politique en Guinée, en Guinée-Bissau et au Niger

ABUJA, 17 juin 2009 - Un sommet des dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) passera en revue le 22 juin dans la capitale fédérale nigériane la situation politique en Guinée, en Guinée-Bissau et au Niger, a annoncé l'organisation régionale mercredi. "Les dirigeants régionaux passeront en revue les développements politiques en Afrique de l'Ouest, en particulier la situation en Guinée, en Guinée-Bissau et au Niger lors de leur 36e sommet à Abuja, le 22 juin", selon un communiqué. Le même jour se tiendra un sommet Espagne-Cédéao, en présence du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. Durant cette rencontre "spéciale", le chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, son homologue burkinabé Blaise Compaoré et la présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf feront des "présentations", tout comme le chef du gouvernement du Cap Vert, Jose Maria Neves, précise le communiqué. Ce sommet semestriel de la Cédéao, une organisation qui a son siège à Abuja, se penchera aussi sur "l'impact sur la région de la crise économique et financière mondiale et donnera des directives sur des moyens pour atténuer ses effets sur les économies des Etats membres". Il évoquera également la question des Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne et l'harmonisation de la taxe à valeur ajoutée (TVA) parmi les 15 Etats membres de la Cédéao, selon le communiqué. La Guinée, la Guinée-Bissau et le Niger sont trois Etats membres de l'organisation régionale qui sont en proie à d'importantes difficultés politiques. En Guinée, les militaires ont pris le pouvoir le 23 décembre 2008, peu après l'annonce du décès du général-président Lansana Conté. Des élections législatives doivent se dérouler le 11 octobre 2009 et une présidentielle le 13 et 27 décembre. En Guinée-Bissau, suite aux assassinats début mars du président Joao Bernardo Vieira et du chef d'Etat major des armées, Batista Tagmé Na Waïe, une élection présidentielle est prévue le 28 juin. La date de ce scrutin a été maintenue en dépit des assassinats le 5 juin par des militaires du ministre de l'Administration territoriale et candidat Baciro Dabo et de l'ex-ministre de la Défense Helder Proença. Le Niger est secoué par ue crise politique. Le président Mamadou Tandja, qui doit normalement se retirer du pouvoir fin décembre au terme de son deuxième mandat successif, a annoncé son intention d'organiser un référendum le 4 août pour l'adoption d'une nouvelle Constitution lui permettant de rester au pouvoir. Partis politiques, ONG et syndicats se sont vivement opposés à ce projet et la Cour constitutionnelle a annulé le 12 juin le décret présidentiel convoquant le corps électoral à ce référendum.


Niger: Des dizaines de milliers de Nigériens ont manifesté dimanche à Niamey contre le projet du président Mamadou Tandja d'organiser début août un référendum sur une nouvelle constitution

NIAMEY, 14 juin 2009 - Des dizaines de milliers de Nigériens ont manifesté dimanche à Niamey contre le projet du président Mamadou Tandja d'organiser début août un référendum sur une nouvelle constitution pour rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat fin 2009, a constaté l'AFP. Cette manifestation intervient deux jours après un arrêt de la Cour constitutionnelle qui a annulé un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour le référendum le 4 août. A l'appel du Front de défense de la démocratie (FDD), une coalition de partis, de syndicats et d'ONG, les manifestants ont défilé pacifiquement dans les rues, à pied ou en motos, aux cris de "A bas +tazartché+ (la continuité), "tazartché est mort!". Certains manifestants brandissaient des banderoles où on pouvait lire: "tazartché ne passera pas!", "Non à un bonus de trois ans", "Non à une nouvelle Constitution". Dans l'impossibilité pour Mamadou Tandja de briguer un troisième mandat consécutifs, les partisans du président avaient pensé d'abord à obtenir une rallonge de trois ans de son second quinquennat pour contourner l'obstacle constitutionnel. Certains manifestants arboraient des tee-shirts à l'effigie de l'ex-Premier Hama Amadou, placé en libération conditionnelle après dix mois d'incarcération pour détournements de fonds présumés. Les manifestants ont ensuite tenu un meeting sur une place du centre-ville. "Tous les Nigériens doivent se soulever pour rejeter le projet de référendum antidémocratique", a exhorté Mahamadou Issoufou, chef de file de l'opposition, et prédisent du FDD. M. Issoufou a salué la décision de la Cour constitutionnelle, "sentinelle de la démocratie", avant de demander au pouvoir de doter la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de moyens pour lui permettre d'organiser des législatives anticipées avant fin août. Une élection présidentielle est également prévue le 14 novembre. La manifestation a été cependant endeuillée par la mort de Moumouni Djermakoye Adamou, l'ex-président de la Haute cour nationale de justice, un des instigateurs de la manifestation. M. Djermakoye a été victime d'un malaise alors s'apprêtait à s'adresse à la foule. Il est décédé à l'hôpital de Niamey où il avait été transporté d'urgence, selon ses proches. M. Djermakoye, une personnalité politique très respectée, avait récemment claqué la porte à la coalition au pouvoir après la décision de M. Tandja d'organiser un référendum.


Niger: Le président Tandja reçoit un avant-projet de Constitution en conseil des ministres par le vice-président du Comité technique qu'il a désigné

NIAMEY, 10 juin 2009 - Un avant-projet d'une nouvelle Constitution a été remis mardi au président Mamadou Tandja par le Comité technique qu'il a désigné, rapporte mercredi la télévision publique. Le texte qui sera soumis au référendum le 4 août prochain a été remis au président en conseil des ministres par le vice-président du Comité, l'ancien ministre de la justice. Le télévision n'a pas fourni de détails sur le contenu du document. Mis en place le 2 juin par décret présidentiel, ce comité composé de cinq juristes est présidé par Issoufou Abba Moussa, ancien président de la Cour constitutionnelle. "Le Comité a été mis en place juste pour la forme et n'a fait qu'amender un texte qui était en circulation depuis des mois", a estimé Marou Amadou, membre du Front de défense de la démocratie (FDD), une coalition de partis politiques et d'Ong opposés à la tenue référendum. "Un travail sérieux, selon lui, aurait demandé plus de temps et d'énormes recherches". Selon Marou Amadou, le FDD a saisi lundi la Cour constitutionnelle pour faire annuler le décret qui a fixé au 4 août le référendum. La Cour dispose de cinq jours pour rendre son arrêt, a-t-il dit. Le 26 mai M. Tandja avait dissous le Parlement, au lendemain d'un avis défavorable émis par les députés à la tenue d'un référendum. Au terme de son deuxième quinquennat successif, qui s'achève le 22 décembre, M. Tandja, 71 ans, doit céder le pouvoir selon la Constitution actuelle. Cependant, il a confirmé le 29 mai la tenue d'un référendum sur une nouvelle Constitution qui ne limiterait pas la durée du mandat présidentiel et lui permettrait d'assurer, dans un premier temps, une transition de trois ans durant laquelle aucune élection ne serait organisée.


Niger : Le conseil des ministres du Niger a fixé au 4 août la tenue du référendum sur une nouvelle Constitution

NIAMEY, 5 juin 2009 - Le conseil des ministres du Niger a fixé au 4 août la tenue du référendum sur une nouvelle Constitution, souhaité par le président Mamadou Tandja pour pouvoir rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat actuel, a annoncé vendredi le gouvernement. "(...) le corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 à l'effet de se prononcer par voie référendaire sur le projet de Constitution de la sixième République", indique un communiqué diffusé par la radio d'Etat. Chaque électeur devra "répondre par +oui+ ou par +non+ à la question : +Approuvez-vous le projet de Constitution soumis à votre sanction ?", +précise le texte. Au terme de son deuxième quinquennat successif, qui touche à sa fin le 22 décembre, Mamadou Tandja, 71 ans, doit céder le pouvoir selon la Constitution actuelle du Niger. Mais depuis des mois des voix se sont élevées pour demander qu'il reste à la présidence et vendredi dernier, le chef de l'Etat a confirmé l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait de se maintenir au-delà de la fin de son mandat. Le 25 mai, la Cour constitutionnelle nigérienne a émis un avis défavorable à la tenue d'un tel référendum. Le lendemain, M. Tandja a dissous le Parlement. Un comité de rédaction de la nouvelle Constitution a été mis en place, a rapporté mardi la radio d'Etat. Des partis politiques, syndicats et ONG au Niger se sont vivement opposés au projet de M. Tandja et appelé à des manifestations et des grèves. Washington et Ottawa ont déjà fait part de leur inquiétude, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fait planer la menace de sanctions tandis que la France a souligné jeudi être très attentive "au respect de l'ordre constitutionnel et de la démocratie au Niger (...)".


Niger : Le président nigérien Mamadou Tandja a créé par décret un Comité de rédaction d'une nouvelle Constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir et qu'il veut soumettre à un référendum,

NIAMEY, 2 juin 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a créé par décret un Comité de rédaction d'une nouvelle Constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir et qu'il veut soumettre à un référendum, a rapporté mardi la radio publique. Ce "Comité technique" compte cinq membres et est présidé par Issoufou Abba Moussa, ancien président de la Cour constitutionnelle, indique le décret présidentiel daté de lundi, selon la radio. Il a comme vice-président Dagra Mamadou, ex-ministre de la Justice, et les trois autres membres sont des juristes. M. Tandja, 71 ans, doit quitter le pouvoir le 22 décembre au terme de deux quinquennats successifs, comme le prévoit la Constitution. Vendredi, dans un message à la nation, le président a confirmé l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait de se maintenir en fonctions au-delà d'un deuxième mandat. Il n'a pas précisé la date de cette consultation. Selon M. Tandja, le nouveau texte va instaurer un régime de type présidentiel et prévoir une période de "transition de trois ans", qu'il dirigerait, pour "parachever ses chantiers". Le 25 mai, la Cour constitutionnelle nigérienne a émis un avis défavorable à la tenue d'un tel référendum. Le lendemain, M. Tandja a dissous le parlement. Une élection présidentielle est prévue le 14 novembre et des législatives anticipées doivent avoir lieu dans une période comprise entre 45 et 90 jours à compter de la date de la dissolution du parlement. Des partis politiques, syndicats et ONG locales s'opposant au projet du président ont appelé à des manifestations et des grèves. De nombreuses personnes ont été blessées lundi dans le sud-ouest du pays lors d'affrontements entre police et manifestants, selon la télévision Ténéré. Washington, Ottawa et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont déjà exprimé leur opposition au projet de référendum.


Niger: Le président du Niger Mamadou Tandja a confirmé vendredi soir dans un message à la Nation l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle Constitution

NIAMEY, 29 mai 2009 - Le président du Niger Mamadou Tandja a confirmé vendredi soir dans un message à la Nation l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait de se maintenir en fonction au-delà de la fin de son second quinquennat, prévue le 22 décembre. M. Tandja n'a pas précisé la date de cette consultation. "J'ai décidé sur la base de l'artcle 49 de la Constitution (...) de soumettre à votre approbation une nouvelle Constitution répondant à nos réalités et garantissant la stabilité", a déclaré M. Tandja dans un message radio-télévisé. Le chef de l'Etat a dit vouloir achever plusieurs projets entrepris, au nom de la stabilité du Niger. M. Tandja, 71 ans, élu en 1999 et réélu en 2004, doit quitter le pouvoir au terme prévu de ce mandat, censé être le dernier, le 22 décembre 2009. La Cour constitutionnelle du Niger a émis lundi un avis défavorable à l'organisation d'un tel référendum et a estimé que l'article 49 sur laquelle M. Tandja veut s'appuyer pour convoquer le référendum, "ne peut servir de fondement à un changement de la Constitution". Cet article 49 autorise le président à convoquer un référendum sur plusieurs textes. "Le président de la République, ayant juré de respecter et de faire respecter la Constitution, ne saurait engager le changement de cette constitution sans violer son serment", a affirmé la Cour. De plus, selon la Cour, "le maintien en fonction du président de la République au delà du terme de son mandat n'est pas conforme à la Constitution". L'article 36 de la Constitution limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs et "ne peut faire l'objet d'aucune révision" ni par voie de référendum ni par voie parlementaire, selon la Cour. Le lendemain de l'avis de la Cour, le chef de l'Etat a dissous le Parlement qui examinait une lettre où il lui demandait son avis sur le référendum. "Ces avis (de la Cour et du Parlement) ne s'imposent nullement au président de la République", a estimé Mamadou Tandja dans son message. Il a justifié la dissolution du Parlement par "le climat tendue de la scène politique" et pour "permettre au Niger d'entamer la 6e République avec une représentation nationale renouvelée et fortifiée". "Je tiens à dire à ceux qui n'ont d'autres expressions et de volonté que de programmer le pire: l'Etat ne saurait accepter et tolérer que les actes qu'ils seraient amenés à poser débordent du cadre démocratique", a-t-il menacé.


Niger: Le président du Niger, Mamadou Tandja, a dissous mardi par décret le Parlement, au lendemain d'un avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l'organisation d'un référendum visant à lui permettre de se maintenir au pouvoir

NIAMEY, 26 mai 2009 - Le président du Niger, Mamadou Tandja, a dissous mardi par décret le Parlement, au lendemain d'un avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l'organisation d'un référendum visant à lui permettre de se maintenir au pouvoir, a affirmé la radio nationale du Niger. "Par un décret du président de la République, l'Assemblée nationale est dissoute ce matin (mardi)", a indiqué la radio, en précisant attendre incessamment des précisions de la part du gouvernement. Cette dissolution intervient alors que les 113 élus examinent mardi une lettre que leur a adressée M. Tandja pour les informer de sa décision d'organiser un référendum sur une nouvelle constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat, fin 2009. Lundi, la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, avait émis un avis défavorable à la tenue de ce référendum, estimant que l'article 49 de la constitution, sur laquelle M. Tandja veut s'appuyer, "ne (pouvait) servir de fondement à un changement de la constitution". Cet article 49 autorise le président à convoquer un référendum sur plusieurs textes. "Le président de la République, ayant juré de respecter et de faire respecter la constitution, ne saurait engager ou poursuivre le changement de cette constitution sans violer son serment", avait estimé la cour. L'assemblée nationale a été élue en 2004 pour 5 ans. Elu en 1999 puis en 2004, M. Tandja, 70 ans, a plusieurs fois promis de se retirer le 22 décembre 2009. Mais le 8 mai, le porte-parole du gouvernement Mohamed Ben Omar a annoncé que M. Tandja convoquerait un référendum en vue de remplacer l'actuelle constitution. Pour plusieurs ONG, une prolongation serait une violation de son serment sur le Coran, passible de la Haute Cour nationale de justice. Le Conseil des sages de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait pour sa part prévenu que le Niger encourait des sanctions allant de la suspension au blocus économique, s'il organisait ce référendum. Le conseil avait en particulier évoqué un engagement interdisant aux Etats membres de la Cédéao de modifier leur constitution dans les six mois précédant une élection sans consensus des acteurs politiques du pays.



Niger: La Cour constitutionnelle du Niger a émis lundi un avis défavorable à l'organisation d'un référendum constitutionnel qui permettrait au président Mamadou Tandja de rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat

NIAMEY, 25 mai 2009 - La Cour constitutionnelle du Niger a émis lundi un avis défavorable à l'organisation d'un référendum constitutionnel qui permettrait au président Mamadou Tandja de rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat, a-t-on appris de source judiciaire. "Le président de la République, ayant juré de respecter et de faire respecter la constitution, ne saurait engager le changement de cette constitution sans violer son serment", a affirmé la Cour dans un avis lu à la presse par le député Sanoussi Jackou. La Cour avait été saisie la semaine dernière par 23 parlementaires, qui lui ont demandé d'examiner la légalité du projet de consultation. L'article 36 de la Constitution limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs et "ne peut faire l'objet d'aucune révision" ni par voie de référendum ni par voie parlementaire, selon la Cour. "Le maintien en fonction du président de la république au delà du terme de son mandat n'est pas conforme à la constitution," a poursuivi la Cour, seule institution habilitée à se prononcer sur la loi fondamentale. Elle estime de plus que l'article 49 de la constitution, sur laquelle M. Tandja veut s'appuyer pour convoquer le référendum, "ne peut servir de fondement à un changement de la constitution". Cet article 49 autorise le président à convoquer un référendum sur plusieurs textes. Elu en 1999 puis en 2004, M. Tandja, 70 ans, a plusieurs fois promis de se retirer le 22 décembre 2009. Mais le 8 mai, le porte-parole du gouvernement Mohamed Ben Omar a annoncé que M. Tandja convoquera un référendum avant la fin 2009 en vue de remplacer l'actuelle constitution. Pour plusieurs ONG, une prolongation serait une violation de son serment sur le Coran, passible de la Haute Cour nationale de justice. Le Conseil des sages de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a avait prévenu que le Niger encourait des sanctions allant de la suspension au blocus économique, s'il organisait ce référendum. Le conseil avait en particulier évoqué un engagement interdisant aux Etats membres de la Cédéao de modifier leur constitution dans les six mois précédant une élection sans consensus des acteurs politiques du pays.


Niger: L'état d'urgence a été prolongé de trois mois par le président Mamadou Tandja dans le nord du Niger, théâtre de conflit

NIAMEY, 23 mai 2009 - L'état d'urgence a été prolongé de trois mois par le président Mamadou Tandja dans le nord du Niger, théâtre de conflit, alors que la levée de cette mesure est un des préalables posés par les combattants touareg pour des négociations, a rapporté samedi la radio publique. Institué par décret présidentiel en 2007, la "mise en garde", équivalent de l'état d'urgence, accorde les pleins pouvoirs à l'armée dans le nord du Niger, une zone riche en uranium. Des représentants des combattants touareg avaient demandé la levée de cette mesure en prélude à des "négociations formelles de fond" à l'occasion leur première rencontre avec le président Mamadou Tandja tenue à Agadez (nord) le 3 mai. Le principal mouvement rebelle touareg, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), et le Front des Forces de Redressement (FFR), une dissidence du MNJ, refusent de déposer les armes avant la réalisation de ce préalable. Comme autres "préalables", ces groupes réclament la libération de toutes les personnes, notamment civiles, arrêtées en raison du conflit, une trêve dans les hostilités ainsi qu'un calendrier clair et précis des négociations. Niamey exige pour sa part que les combattants touareg déposent les armes sans conditions. Pour un retour à la paix, ces fronts réclament une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit.



Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a procédé à un remaniement ministériel marqué par la nomination à la Justice d'un de ses conseillers, Garba Lompo, et le départ de trois ministres

NIAMEY, 15 mai 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a procédé à un remaniement ministériel marqué par la nomination à la Justice d'un de ses conseillers, Garba Lompo, et le départ de trois ministres, ont rapporté vendredi les médias officiels. M. Lompo est également un ancien président de la Commission nationale des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CNDH/LF, gouvernementale). Il remplace à la Justice M. Dagra Mamadou, qui prend le portefeuille de la Formation Professionnelle et Technique, où il succède à Mme Maïzama Hadiza, selon le remaniement décidé jeudi soir par le chef de l'Etat et pour lequel aucune explication officielle n'a été fournie. Mme Hadiza se voit confier le ministère de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs, où elle succède à Salou Gobi qui devient ministre des Sports, en remplacement d'Abdoulrahamane Saïdou. Ce dernier, membre du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), formation de la mouvance présidentielle, quitte le gouvernement. Les ministres des Transports et de l'Aviation civile, Amadou Nouhou, et du Tourisme, Mme Siddo Aissa, quittent également le gouvernement. Ils sont remplacés respectivement par Issa Mazou, un colonel de l'armée et Mme Sani Morou Fatouma, deux nouvelles personnalités de la scène politique. M. Nouhou et Mme Aissa sont issus de l'Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès (ANDP, mouvance présidentielle). Ce parti a dénoncé le 9 mai le projet du président Tandja d'organiser un référendum pour une nouvelle constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat à l'issue de son deuxième quinquennat qui expire en décembre, ce que lui interdit la constitution actuelle. Par ailleurs, Abdou Daouda, ministre de la Lutte contre la vie chère, est décédé jeudi soir dans un accident de la route au sud de Niamey, selon la radio privée R et M. Les autorités n'avaient pas annoncé vendredi à la mi-journée qui le remplacerait.


Niger: Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger aura lieu le 14 novembre 2009

NIAMEY, 14 mai 2009 - Le premier tour de la présidentielle au Niger aura lieu le 14 novembre, a annoncé jeudi la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), tandis que le président Mamadou Tandja envisage un référendum sur une nouvelle Constitution pour pouvoir briguer un 3e mandat. "Nous avions transmis la semaine dernière au gouvernement pour adoption un chronogramme pour les élections les fixant au 14 novembre", a annoncé à la presse le président de la Ceni Moumouni Hamidou. Un éventuel second tour se déroulera le 6 décembre selon ce programme, a-t-il précisé, ajoutant que les élections législatives avaient été fixées au 28 novembre et les scrutins municipaux, départementaux et régionaux au 25 octobre, a ajouté M. Hamidou. Officiellement installée le 30 mars dernier, la Ceni est chargée d'organiser et superviser ces élections. La présidentielle permettra aux Nigériens d'élire un successeur à M. Tandja censé, selon la constitution, se retirer au terme de son deuxième mandat consécutif à expiration le 22 décembre. Mais le chef d'Etat, âgé de 70 ans, a annoncé début mai sa volonté de convoquer un référendum portant sur une nouvelle constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat. "Pour le moment personne ne m'a saisi pour organiser un référendum", a indiqué Moumouni Hamidou. Les partis d'opposition, tout comme certaines formations de la majorité présidentielle, les ONG et les syndicats s'opposent farouchement au projet de référendum.


Niger: Le président du Niger Mamadou Tandja a déclaré jeudi qu'il comptait organiser un référendum, à une date non précisée, pour éventuellement rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat qui prend constitutionnellement fin en 2009

NIAMEY, 7 mai 2009 - Le président du Niger Mamadou Tandja a déclaré jeudi qu'il comptait organiser un référendum, à une date non précisée, pour éventuellement rester au pouvoir au delà de son dernier quinquennat qui prend constitutionnellement fin en 2009. "Une partie du peuple dit +oui+ pour que je reste au pouvoir, et une autre partie ne veut pas, alors pour départager les deux camps, nous irons au référendum", a-t-il déclaré au service en haoussa de la BBC. Selon le président, "la Constitution autorise bel et bien un référendum", et si le "oui" l'emporte il restera dans son fauteuil présidentiel. "Je vais réfléchir, puis après je m'adresserai de vive voix aux Nigériens sur mes intentions", a poursuivi le chef de l'Etat. M. Tandja, âgé de 70 ans, a été élu en 1999 et réélu en 2004. Il a plusieurs fois promis de se retirer à la fin de son second et dernier quinquennat le 22 décembre 2009. Mais lors d'une visite fin mars du président français Nicolas Sarkozy à Niamey, il avait déjà laissé planer le doute sur ses intentions de rester plus longtemps au pouvoir pour "boucler" des projets en cours. L'article 36 de la Constitution, qui limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs, "ne peut faire l'objet d'aucune révision" ni par voie de référendum ni par voie parlementaire. D'où apparemment la solution pour contourner l'obstacle: pas de 3ème mandat mais... on prolonge le second. Le Parti nigérien pour le démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation de l'opposition, accuse M. Tandja de fomenter un plan visant à "suspendre la Constitution" et compte manifester le 9 mai à Niamey. Pour plusieurs ONG, une prolongation serait une violation de son serment sur le Coran et serait passible de la Haute Cour nationale de justice.


Niger: D'un investissement initial estimé à 1,2 milliards d'euros, la première pierre pour la construction d'une mine d'uranium géante, financée par le groupe nucléaire français Areva, a été posée lundi à Imouraren en présence du président nigérien Mamadou Tandja

NIAMEY, 4 mai 2009 - La première pierre pour la construction d'une mine d'uranium géante, financée par le groupe nucléaire français Areva, a été posée lundi à Imouraren (nord Niger) en présence du président nigérien Mamadou Tandja, a rapporté la radio publique. Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet et la directrice d'Areva Anne Lauvergeon ont assisté à la cérémonie, précise la radio. Le 5 janvier, Areva a signé avec le gouvernement du Niger une convention qui attribue au groupe français le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde", selon un communiqué. L'accord prévoit qu'Areva détienne 66,65% de la société créée en vue de l'exploitation du gisement, contre 33,35% pour l'Etat du Niger. Le démarrage de la production du site "à l'horizon 2012 permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d'uranium", indique le communiqué. Imouraren fera l'objet d'un investissement initial de plus de 1,2 milliard d'euros et engendrera près de 1.400 emplois directs, affirme Areva. Il devrait produire 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime pendant plus de 35 ans.


Niger: Des groupes de rebelles touaregs et une délégation du gouvernement nigérien ont affirmé leur engagement pour la paix, lors d'une rencontre avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli

TRIPOLI, 7 avr 2009 - Des groupes de rebelles touaregs et une délégation du gouvernement nigérien ont affirmé leur engagement pour la paix, lors d'une rencontre avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli, a rapporté mardi l'agence libyenne Jana. "Toutes les personnes ici présentes affirment leur sérieuse conviction et leur volonté de parvenir à la paix et de consacrer tous leurs efforts au service de leur pays", a déclaré le chef de la délégation gouvernementale, le ministre nigérien de l'Intérieur, Albadé Abouba, lors de la rencontre lundi soir. Le président du principal groupe rebelle, Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), Aghali Alambo, a affirmé de son côté "l'engagement de son mouvement et des autres groupes sur le front pour une paix définitive au Niger", a rapporté Jana. "Ces engagements couronnent les négociations de paix ayant eu lieu ces deux derniers jours entre les rebelles touareg et le gouvernement nigérien" en Libye, selon l'agence libyenne qui ne précise pas si un accord de paix était prévu. Le colonel Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine, a indiqué de son côté qu'il suivrait la situation au Niger jusqu'à l'achèvement du processus de paix, toujours selon l'agence. Outre le MNJ, le Front des forces de redressement (FFR) et le Front patriotique nigérien (FPN) ont également pris part aux négociations . Le FPN avait affirmé le 26 mars à Tripoli que des pourparlers avec des médiateurs libyens avaient "abouti à l'ébauche d'un document cadre de négociation comportant les conditions du retour d'une paix définitive et durable au Niger ainsi qu'un programme détaillé d'exécution, allant du cessez-le-feu immédiat à la cérémonie officielle de remise d'armes". En visite à Niamey, le numéro un libyen avait appelé le 15 mars les rebelles touaregs du Niger à déposer les armes et intégrer un processus de paix. Lors de cette visite, le dirigeant libyen avait remis au président Mamadou Tandja six ex-otages nigériens des rebelles touaregs du MNJ, dont il a obtenu la libération.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a nommé par décret un magistrat,  Moumouni Hamidou, à la tête de la commission électorale après que le syndicat de la magistrature du pays eut refusé de désigner l'un des siens à cette fonction

NIAMEY, 26 mars 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a nommé par décret un magistrat à la tête de la commission électorale après que le syndicat de la magistrature du pays eut refusé de désigner l'un des siens à cette fonction, a rapporté jeudi la radio d'Etat. M. Tandja a nommé mercredi soir Moumouni Hamidou pour présider la Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d'organiser et de superviser les élections générales prévues avant la fin de l'année au Niger. Le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) a récemment demandé à tous ses militants de refuser de présider la Céni, en raison de l'obligation de faire état de sa religion en prenant cette fonction. Depuis 2004, le code électoral prévoit en effet que les dirigeants de la Céni prêtent serment sur le livre saint de leur confession. Le Saman se réunira en assemblée générale samedi pour "discuter" du cas des militants, dont M. Hamidou, qui ont "violé le mot d'ordre du syndicat", a indiqué à l'AFP son secrétaire général Yacouba Soumana. M. Hamidou était jusqu'ici le président du Comité national chargé de la reprise du fichier électoral en prélude aux élections de 2009. Des élections locales sont prévues le 22 juin et des législatives et une présidentielle doivent être organisées avant la fin de l'année. Leur date doit être proposée par la Céni.


Niger: Les magistrats nigériens ont indiqué mardi qu'ils refusaient de présider la commission électorale en raison d'une obligation de faire état de leur religion en prenant cette fonction

NIAMEY, 24 mars 2009 - Les magistrats nigériens ont indiqué mardi qu'ils refusaient de présider la commission électorale en raison d'une obligation de faire état de leur religion en prenant cette fonction, alors que des élections générales sont prévues avant la fin de l'année. Depuis 2004, le code électoral prévoit que les dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) doivent prêter serment sur le livre saint de leur confession. "Le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) rejette toute participation à l'organisation des élections générales de 2009 tant que la disposition sur la prestation du serment confessionnel restera en vigueur", a indiqué le syndicat dans un communiqué. Des élections locales sont prévues le 22 juin et des législatives et une présidentielle doivent être organisées avant la fin de l'année. Généralement présidée par des magistrats réputés pour leur impartialité, la Ceni a pour mission de proposer la date des élections, de les organiser et de les superviser. Lors d'une intervention sur la chaîne de télévision privée Dounia, le député de l'opposition Sanoussi Jackou a expliqué que les magistrats devaient désigner depuis dimanche l'un des leurs qui aurait dû être nommé lundi par décret présidentiel à la tête de la Ceni. Cette situation risque d'accentuer le retard déjà accusé dans les préparations des élections, a-t-il prévenu. Mais le ministre de la Justice Dagra Mamadoua a assuré que l'organisation des scrutins ne serait pas bloquée. Un président de la Ceni sera "bientôt" nommé, a-t-il dit, soulignant que le président de la République pouvait le désigner après consultation des partis politiques.


Niger: La société Korea Resources Corporation (KORES) a signé un "Accord d'intention" avec le Niger pour la livraison de 400 tonnes d'uranium par an à la Corée du Sud à partir de 2010

NIAMEY, 19 mars 2009 - Le président de Korea Resources Corporation (KORES), Kim Shin-jong, a affirmé jeudi avoir signé un "Accord d'intention" avec le Niger pour la livraison de 400 tonnes d'uranium par an à la Corée du Sud. "Nous avons signé avec le ministre nigérien des Mines un Accord d'intention et à partir de 2010 le Niger va nous approvisionner en uranium pour plus de 400 tonnes par an", a indiqué Kim Shin-jong à la télévision d'Etat à l'issue d'un entretien avec le président nigérien, Mamadou Tandja Les montants chiffrés de la future transaction n'ont pas été révélés. "Nous sommes venus au Niger à cause de la bonne qualité de son uranium. Nous nous sommes promis de devenir des partenaires de confiance qui tiennent parole", a-t-il souligné. KORES est une société publique sud-coréenne qui investi beaucoup dans l'uranium et dans les mines de cuivre en Afrique et l'Amérique du Sud. Le Niger est troisième producteur mondial. La compagnie française Areva exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium. De récents accords avec Areva permet au Niger de disposer d'une certaine quantité d'uranium qu'il pourra vendre directement sur le marché international. En 2007, il a déjà vendu 300 tonnes d'uranium à l'américain Exelon pour quelque 20 milliards de francs CFA (41,71 millions de dollars). En janvier dernier, Areva a décroché un permis pour exploiter à l'horizon 2012, le gisement d'Imouraren (nord) qui permettra au Niger de doubler sa production actuelle.



Niger : Le parlement nigérien examinera un nouveau Code de la presse supprimant les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse et proposant à la place des amendes

NIAMEY, 11 mars 2009 - Le parlement nigérien a indiqué mercredi qu'il allait examiner un nouveau Code de la presse supprimant les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse et proposant à la place des amendes. Selon un communiqué de son secrétariat général, l'assemblée nationale doit examiner et normalement adopter ce texte au cours de sa session ordinaire d'une durée de trois mois qui a débuté ses travaux le 4 mars. S'il supprime les peines d'emprisonnement, le texte propose cependant de "lourdes amendes" pouvant conduire à la mort des journaux, a relevé Omar Keïta de l'Union des journalistes privés du Niger (UJPN). Le projet de Code prévoit des amendes allant de 10.000 à 5 millions de FCFA (15 à 7.600 euros) pour les organes de presse coupables de délits de diffamation, d'injure, de diffusion de fausse information, ou ayant refusé de diffuser des droits de réponse, selon M. Keïta qui s'est exprimé dans les médias du pays. Les délits "d'offense" au chef de l'Etat, au président du parlement et au Premier ministre notamment, sont passibles d'amendes de 500.000 à 5 millions de FCFA. Le texte élargit aussi le champ des responsabilités en désignant comme "auteurs principaux" de délits, les directeurs des journaux, des radios ou des télévisions, leurs adjoints et leurs rédacteurs en chef. Les auteurs des articles incriminés, les éditeurs ou imprimeurs seront eux considérés comme des "complices". Boubacar Diallo, président de l'Association des éditeurs de la presse indépendante (Anepi) a regretté le "retour pernicieux" du délit d'offense au chef d'Etat, aux ministres et aux diplomates. Rappelant que ce type de délit avait été supprimé dans une précédente loi en 1997, il a estimé que son retour marquait "un grand bond en arrière". Depuis une décennie, les journalistes nigériens dénoncent les tentatives de "muselage" par les autorités du pays alors que responsables de parutions et journalistes sont régulièrement présentés devant la justice.


Niger: Le Premier ministre nigérien Seïni Oumarou a été désigné samedi président du parti au pouvoir (MNSD) pour succéder à l'ex-chef du gouvernement Hama Amadou

NIAMEY, 21 fév 2009 - Le Premier ministre nigérien Seïni Oumarou a été désigné samedi par ses partisans président du parti au pouvoir (MNSD) pour succéder à l'ex-chef du gouvernement Hama Amadou, incarcéré depuis juin dernier et dont les proches ont contesté cette désignation, selon des radios privées. Seïni Oumarou a été porté à la tête du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) par un congrès extraordinaire organisé par ses partisans à Zinder, la deuxième ville du pays, à un millier de km à l'est de Niamey, ont rapporté ces radios. Elu en avril 2005 à la tête du parti pour cinq ans, Hama Amadou, longtemps considéré comme le dauphin du président Mamadou Tandja pour lui succéder fin 2009, est incarcéré depuis le 26 juin pour le détournement présumé de 100 millions FCFA. Il est en attente de jugement. Selon son règlement intérieur, le MNSD ne peut se doter d'un nouveau président qu'en cas de démission du titulaire, de son décès ou s'il est déchu de ses droits civiques en justice. Hama Amadou avait dénoncé une "machination" du président Tandja pour l'écarter de la présidentielle de 2009, à laquelle le chef de l'Etat ne peut constitutionnellement se présenter. Le congrès de Zinder a également nommé le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba, secrétaire général du MNSD. Ce poste était jusqu'ici occupé par Sala Habi Salissou, un proche d'Hama Amadou qu'il avait désigné, avant son incarcération, pour assurer son intérim. Les partisans d'Hama Amadou ont aussitôt contesté dans une déclaration la désignation de M. Oumarou qu'ils qualifient d'"illégale". Des proches de M. Amadou ont déclaré aux médias avoir été brièvement interpellés à Zinder par la police qui aurait confisqué des portraits et des tee-shirts à l'effigie de l'ex-Premier ministre. L'un des militants interpellés, Oumarou Dogari, a indiqué avoir passé trois heures à la police, qui a perquisitionné sa chambre d'hôtel et emporté des portraits de M. Amadou. Les partisans de M. Amadou et ceux du président Tandja, emmenés par M. Oumarou, se livrent depuis huit mois une bataille sans merci pour le contrôle du MNSD.



Niger: Le gouvernement nigérien va renationaliser la société nigérienne de télécommunications Sonitel et sa filiale GSM Sahel-Com, qui avaient été privatisées en 2001

NIAMEY, 13 fév 2009 - Le Niger va renationaliser la société nigérienne de télécommunications Sonitel et sa filiale GSM Sahel-Com, qui avaient été privatisées en 2001 au profit d'un consortium sino-libyen, a annoncé le gouvernement nigérien, qui estime que cette privatisation est "un échec". Le 19 février à minuit le consortium "DATAPORT ne fera plus partie du capital de Sonitel et de sa filiale Sahel-Com" qui "tombent dans le domaine public de l'Etat à compter du 20 février", a déclaré jeudi soir Mohamed Ben Omar, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ajoutant que leur privatisation "est un échec". Un décret sera bientôt pris pour accorder 100 % du capital de Sonitel à l'Etat du Niger et la société sera doté d'un nouveau conseil d'administration, a précisé M. Ben Omar. La Sonitel, dont le capital est estimé à 22,7 milliards de francs CFA (34,6 millions d'euros), était détenue depuis 2001 à 51% par DATAPORT, un consortium constitué des sociétés chinoise ZTE et libyenne LAAICO, à 45% par l'Etat du Niger et à 4% par son personnel. Le gouvernement nigérien reproche à DATAPORT sa "mauvaise gestion" et "des manquements graves et récurrents" aux obligations du cahier des charges, qui prévoyait la création de 45.000 lignes téléphoniques et l'amélioration de la desserte du territoire national par la couverture de 43 localités. Sonitel cumule plus de 40 milliards de FCFA de dettes, avec des charges d'exploitation évaluées à plus de 140 % de son chiffre d'affaires, a encore indiqué le ministre de la Communication. "Les objectifs visés (...) ne sont pas atteints et ne semblent avoir aucune chance d'être atteints", a-t-il estimé. En décembre, les employés des deux sociétés avaient manifesté à Niamey pour demander le départ de la société chinoise ZTE, accusée d'être à l'origine de "la descente aux enfers" de Sonitel. Les manifestants avaient également demandé "le départ immédiat" des principaux responsables nigériens de Sonitel et "un châtiment" pour ceux impliqués dans des malversations financières de plusieurs milliards de FCFA, révélées par une récente enquête parlementaire.



Niger : Douze députés à l'origine du dépôt au parlement d'une motion de censure visant à renverser le gouvernement du Premier ministre nigérien, Seïni Oumarou, ont retiré le texte samedi "dans l'intérêt supérieur de la nation"
NIAMEY, 31 jan 2009 - Douze députés à l'origine du dépôt au parlement d'une motion de censure visant à renverser le gouvernement du Premier ministre nigérien, Seïni Oumarou, ont retiré le texte samedi "dans l'intérêt supérieur de la nation", selon le bureau du parlement. Les signataires de la motion, tous des élus du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) et proches de l'ex-Premier ministre Hama Amadou, incarcéré depuis plus de six mois, accusent notamment l'équipe de M. Oumarou, d'inertie face au coût élevé de la vie et d'encourager "la rupture de l'égalité" des Nigériens devant la loi. "Le groupe des signataires de la motion de censure, face à l'argumentation de l'intérêt supérieur de la nation, accepte de la retirer (...). Nous tenons juste à rappeler que la meilleure préservation des intérêts supérieurs de la nation reste et demeure la garantie d'une justice équitable pour tous et la recherche d'un mieux-être pour le peuple nigérien", ont affirmé les douze députés. Ils ont expliqué avoir répondu à l'appel de Moumouni Djermakoye Adamou, un député de la mouvance présidentielle, qui peu avant les débats, a plaidé pour le retrait du texte afin que le chef du gouvernement puisse représenter le président Mamadou Tandja, au sommet de l'Union africaine (UA) qui s'ouvre dimanche à Addis Abéba. M. Djermakoye est également le président de la Haute cour nationale de justice qui doit juger Hama Amadou, accusé de détournement présumé de fonds publics. Les douze députés n'ont cependant pas précisé s'ils comptaient déposer une autre motion de censure après le retour de M. Oumarou du sommet de l'UA. Peu avant son incarcération le 26 juin 2008 Hama Amadou qui est toujours le président du MNSD, avait dénoncé une "machination" du président Tandja pour l'écarter de la présidentielle de fin 2009, à laquelle l'actuel chef de l'Etat ne peut constitutionnellement se présenter. Depuis, ses partisans réclament la libération sans conditions.


Niger : Douze députés ont déposé jeudi au parlement une motion de censure visant à renverser le gouvernement du Premier ministre Seïni Oumarou, accusé d'inertie face au coût élevé de la vie et d'encourager "la rupture de l'égalité" des Nigériens devant la justice
NIAMEY, 29 jan 2009 - Douze députés ont déposé jeudi au parlement une motion de censure visant à renverser le gouvernement du Premier ministre Seïni Oumarou, accusé d'inertie face au coût élevé de la vie et d'encourager "la rupture de l'égalité" des Nigériens devant la justice, a rapporté la radio du parlement. "Nous, députés signataires de la motion, soucieux du respect strict de la constitution, sommes résolus à créer les conditions pour juguler la cherté de la vie et à mettre fin à la prédation des biens publics et instaurer une parfaite équité entre les citoyens", indique le texte de la motion lu à la radio. Parmi les signataires figurent plusieurs députés du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) et proches de l'ex-Premier ministre Hama Amadou, incarcéré depuis plus de six mois. Seïni Oumarou avait succédé en juin 2007 à Hama Amadou après son renversement par le parlement suite à une affaire de détournement de fonds. Le parlement nigérien, qui compte 113 députés, est composé de quatre groupes parlementaires, dont trois totalisant 88 sièges sont issus de la mouvance présidentielle. Mais il était difficile jeudi de prévoir l'issue du vote des députés, d'autant que le MNSD est actuellement déchiré entre partisans du président Mamadou Tandja et partisans de l'ex-Premier ministre. La motion pourrait éventuellement bénéficier d'un vote favorable de la Convention démocratique et sociale (CDS, 22 sièges), principal allié du MNSD car l'un de ses membres influents figure parmi trois députés dont le président à demandé la levée de l'immunité parlementaire pour qu'ils puissent être jugés dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds. Forte de ses 25 élus, l'opposition pourrait également se prononcer pour un renversement du gouvernement. Les signataires de la motion accusent également le gouvernement de porter régulièrement atteinte aux libertés d'association et d'expression et d'incarcérer des journalistes indépendants. Ils accusent aussi des ministres de ne pas avoir déclaré tous leurs biens à la cour constitutionnelle et reprochent au procureur de la république de n'avoir ordonné aucune enquête à ce sujet. La motion de censure doit être soumise au débat et au vote des députés deux jours après son dépôt, selon le règlement du parlement.


Niger : Le parlement nigérien examine une demande du président Mamadou Tandja pour la levée de l'immunité de trois députés afin qu'ils puissent être jugés pour leur implication présumée dans un détournement de fonds
Niamey, 26 jan 2009 - Le parlement nigérien examine une demande du président Mamadou Tandja pour la levée de l'immunité de trois députés afin qu'ils puissent être jugés pour leur implication présumée dans un détournement de fonds, a indiqué lundi à l'AFP une source parlementaire. Deux d'entre eux, Bonkano Maïfada et Intarou Hassan, sont issus du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), le parti de M. Tandja. Le troisième, Raja Chaïbou, est un membre influent de la Convention démocratique et sociale (CDS), principal allié du MNSD. Ils sont soupçonnés d'avoir bénéficié de "façon frauduleuse" des marchés de plusieurs millions de FCFA dans le cadre de la fourniture de matériels au secteur de l'Education entre 2000 et 2006. L'assemblée nationale a déjà mis en place trois commissions pour examiner la requête de M. Tandja. Leurs rapports seront soumis le 3 février aux votes des 113 élus qui décideront de la levée ou non de l'immunité de leurs collègues. Un audit publié en juin 2006 avait révélé de nombreuses surfacturations, des règlements sans livraison et des dépenses non autorisées sur des fonds alloués au ministère nigérien de l'Education par des partenaires occidentaux. Le préjudice subi par l'Etat s'élève à environ un 1,118 milliard de FCFA (1,7 million d'euros), selon le ministre de la Justice. Ce scandale, dans lequel deux anciens ministres de l'Education ont été impliqués, a provoqué en mai 2007 le renversement par le parlement du gouvernement d'Hama Amadou, président du MNSD. Il est écroué depuis juin pour une autre affaire de détournement de fonds.


Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a refusé de promulguer le budget 2009 sous la pression de la société civile qui dénonce depuis des semaines les importantes indemnités que se sont accordés les députés dans la loi de finances
NIAMEY, 19 jan 2009 - Le président nigérien Mamadou Tandja a refusé de promulguer le budget 2009 sous la pression de la société civile qui dénonce depuis des semaines les importantes indemnités que se sont accordés les députés dans la loi de finances, a-t-on appris lundi de source officielle. Le chef de l'Etat a décidé de convoquer à partir de mardi une session extraordinaire de l'Assemblée nationale pour qu'elle revoie le projet de budget et tienne compte d'une décision rendue le 13 juin 2008 par la Cour constitutionnelle. Saisie par M. Tandja, cette dernière avait jugé anticonstitutionnel un statut taillé sur mesure par les députés qui leur accorde des indemnités "faramineuses". Début décembre, des milliers de personnes avaient manifesté à Niamey et dans plusieurs villes du Niger contre ces indemnités. Dans la capitale, le président de la Coalition contre la vie chère, Nouhou Arzika, avait accusé les députés d'avoir "trahi le peuple" en "s'octroyant de faramineux avantages illégaux", alors que "la misère tenaille le peuple". A Zinder (est), deuxième ville du pays, près de 10.000 personnes avaient défilé en scandant des slogans hostiles aux députés. Les manifestations visaient à protester contre le budget de l'Assemblée estimé à plus de 8 milliards de francs CFA (12,2 millions d'euros) dont, selon M. Arzika, la moitié pour payer des indemnités, divers avantages ainsi que des frais de missions aux parlementaires.



Niger: Le Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations unies a annoncé jeudi qu'il allait débloquer 16 millions de dollars pour venir en aide aux communautés rurales du Niger et lutter contre la pauvreté
ROME, 15 jan 2009 - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations unies a annoncé jeudi qu'il allait débloquer 16 millions de dollars pour venir en aide aux communautés rurales du Niger et lutter contre la pauvreté. Les 16 millions de dollars, dont la moitié sera accordée sous forme de prêt et l'autre moitié sous forme de don, permettront "d'améliorer les moyens de subsistance et réduire la faim" des populations rurales pauvres, selon un communiqué de cette agence dont le siège est à Rome. Ce projet concernera une cinquantaine de communes dans la région de Maradi (sud). "Le projet ciblera les communautés pauvres et extrêmement pauvres (...) et mettra en place des fonds d'investissement local", selon le communiqué. Il tentera aussi "d'atténuer ou d'inverser la tendance à la dégradation des terres en encourageant leur gestion durable", selon la même source. Jusqu'ici, le FIDA a financé neuf projets de développement agricole au Niger, pour un montant total d'environ 111 millions d'USD, précise le communiqué.


Niger: Areva et le gouvernement nigérien ont signé lundi une convention qui attribue au groupe nucléaire français le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde
PARIS, 5 jan 2009 - Areva a signé lundi avec le gouvernement du Niger une convention qui attribue au groupe nucléaire français le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde", selon un communiqué. L'accord prévoit qu'Areva détiendra 66,65% de la société créée en vue de l'exploitation du gisement, contre 33,35% pour l'Etat du Niger. Le démarrage de la production du site "à l'horizon 2012 permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d'uranium", indique le communiqué. Le gisement devrait produire 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime pendant plus de 35 ans. Il fera l'objet d'un investissement initial de plus de 1,2 milliard d'euros et engendrera près de 1.400 emplois directs, affirme Areva. Areva a extrait environ 6.300 tonnes d'uranium en 2007, soit 15% de la production des mines dans le monde, affirme le groupe qui a pour ambition de porter sa production à 12.000 tonnes en 2012. Areva indique par ailleurs vouloir dépenser 6 millions d'euros par an pendant les cinq prochaines années pour des actions dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la formation, des transports et de l'accès à l'eau et à l'énergie des populations locales. Les relations entre le Niger et Areva s'étaient dégradées à l'été 2007 avec l'expulsion de Dominique Pin, le patron local d'Areva, accusé de financer les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), actifs dans le nord où se trouvent les gisements d'uranium. Le Niger et le groupe français avaient enterré la hache de guerre en janvier 2008 en concluant un accord qui prévoyait une hausse des prix d'achat de l'uranium de 50% pour 2008 et 2009 et "l'agrément" pour Areva de lancer le projet d'exploitation du gisement d'Imouraren. Depuis début 2007, les autorités nigériennes sont confrontées aux actions du MNJ qui réclame une plus grande part pour les populations locales des bénéfices tirés de l'uranium, extrait dans le nord du pays et dont le Niger est troisième producteur mondial. Quatre cadres français du groupe nucléaire français avaient été enlevés en juin par des rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) puis libérés quelques jours plus tard. Numéro un mondial du nucléaire civil et premier employeur privé du Niger, Areva exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium. Areva exploite des mines d'uranium principalement au Canada, au Niger et au Kazakhstan. La plus grande mine d'uranium dans le monde est actuellement celle de McArthur River dans la province canadienne de Saskatchewan (centre), avec des réserves estimées à 367 millions de livres.



Voir ici les articles publiés en 2008

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