| L'actualité du Niger (d'après l'Agence France Presse) |
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Niger: Le groupe français
Areva a annoncé dimanche avoir renouvelé son partenariat avec le Niger pour 2008
et 2009 et sa volonté d'investir plus d'un milliard d'euros dans la mine
d'uranium d'Imouraren, dans le nord du Niger
PARIS, 13 jan 2008 - Le groupe français Areva a
annoncé dimanche avoir renouvelé son partenariat avec le Niger pour 2008 et 2009
et sa volonté d'investir plus d'un milliard d'euros dans la mine d'uranium d'Imouraren,
dans le nord du Niger. Ce partenariat, déjà renouvelé pour 2007 en août dernier
dans un contexte de crise après l'expulsion du Niger d'un directeur local d'Areva,
prévoit "une augmentation des prix d'environ 50% afin de refléter la hausse
récente des prix long terme", explique le groupe. Areva a aussi obtenu
"l'agrément du gouvernement pour lancer le projet d'exploitation du gisement d'Imouraren",
dans lequel il va investir "plus d'un milliard d'euros" (près de 650 milliards
de FCFA). Cette mine "constituera le plus grand projet industriel minier jamais
envisagé au Niger, le plaçant au deuxième rang mondial avec une production de
près de 5.000 tonnes d'uranium produites annuellement". Ce projet minier
"permettra la création de 1.400 emplois permanents et de très nombreux emplois
induits", ajoute le groupe français. L'accord de ce partenariat qualifié
d'"historique" a été signé à Niamey par le président du Niger, Mamadou Tandja,
et Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva. Areva exploite deux mines
dans le nord-ouest du Niger, Cominak et Somair, qui ont produit en 2006 près de
2.260 tonnes d'uranium. Le renouvellement des contrats pour 2007 avait eu lieu
en août alors que les autorités nigériennes avaient expulsé peu auparavant le
représentant d'Areva au Niger, Dominique Pin, l'accusant de financer une
rébellion touareg dans le Nord du pays. Le groupe a formellement démenti ces
accusations. Depuis, "les malentendus ont été levés", a déclaré un porte-parole
d'Areva joint par l'AFP à Niamey. Areva poursuivra son aide au développement du
Niger au travers d'actions dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la
formation, de l'accès à l'eau et à l'énergie auprès des populations locales,
précise le communiqué.
Niger: Des Ong nigériennes prévoient de manifester mercredi à Niamey pour exiger un audit des quelque 500 milliards CFA dont le Niger bénéficie depuis 2001 dans le cadre de l'annulation de sa dette par la communauté internationale
NIAMEY, 3 déc 2007 (AFP) - Des Ong nigériennes prévoient de manifester mercredi à Niamey pour exiger un audit des quelque 500 milliards CFA (plus de 761 millions d'euros) dont le Niger bénéficie depuis 2001 dans le cadre de l'annulation de sa dette par la communauté internationale. Des bailleurs de fonds ont annulé les dettes dues par les Pays pauvres très endettés (PPTE), dont le Niger, et les fonds doivent être investis sur place dans des secteurs sociaux vitaux. "Nous réclamons un audit de ces fonds estimés et sur lesquels il y a un flou total entre 2001-2006", a déclaré à l'AFP, Hassane Mamane Hamissou, président de l'Association de défense des droits à l'Education (ADDE), et principal organisateur de la manifestation. Depuis 2001, le président Mamadou Tandja a décidé d'utiliser les fonds PPTE dans le cadre d'un "Programme spécial" pour construire des écoles, des dispensaires, des retenues d'eau et l'électrification des zones rurales. L'opposition a, à plusieurs reprises, critiqué "la viabilité" des réalisations issues du programme du président Tandja, mais ne lui a jamais demandé des comptes sur la gestion des fonds.
Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a prolongé vendredi de trois mois "l'état de mise en garde" qui renforce depuis août les pouvoirs de l'armée et de la police dans le nord du pays
NIAMEY, 24 nov 2007 - Le président nigérien Mamadou Tandja a prolongé vendredi de trois mois "l'état de mise en garde" qui renforce depuis août les pouvoirs de l'armée et de la police dans le nord du pays, théâtre d'affrontements avec des rebelles touareg, a appris l'AFP de source officielle. Décrété une première fois le 24 août dernier et pour trois mois, "l'état de mise en garde" a été prorogé "en raison de la persistance de l'insécurité", notamment avec des explosions de mines antichar sur les principaux axes routiers. Depuis février, le nord est en proie à une rébellion touareg menée par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui réclame une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local. L'armée et les rebelles touareg s'accusent mutuellement d'avoir posé des mines antichar et antipersonnel dans la zone de conflit. Les autorités d'Agadez (nord) ont déploré vendredi une "recrudescence d'actes de terreur" avec des mines antichar sur les routes de la région, principalement entre Agadez, la capitale régionale, et la cité minière d'Arlit. Trois mines ont explosé en quelques jours entre Agadez et Arlit, dont une qui a fait jeudi cinq blessés graves parmi les passagers d'un autobus privé qui a sauté sur une mine antichar, selon ces autorités. Toutes les routes reliant Agadez à d'importantes villes dont Bilma, Dirkou ou Iférouane et abritant des garnisons militaires, sont infestées de mines, a ajouté le gouverneur d'Agadez, Abba Malam Boukar. Plusieurs militaires ont été tués ou blessés par des mines, notamment près des montagnes de l'Aïr, fief des rebelles touareg. Ces mines ont compromis la saison touristique et empêchent les ravitaillements de certaines zones qui sont victimes de pénurie de vivres. Le MNJ détient toujours une trentaine de soldats capturés lors d'une attaque contre un poste militaire le 22 juin, attaque qui avait fait 13 tués selon un bilan officiel.
Niger - 23 nov. 2007: L'Etat nigérien a attribué à un consortium contrôlé par France Télécom une nouvelle licence globale de téléphonie fixe et mobile et d'internet, pour près de 31,5 milliards de FCFA
PARIS, 22 nov 2007 (AFP) - L'Etat nigérien a attribué à un consortium contrôlé par France Télécom une nouvelle licence globale de téléphonie fixe et mobile et d'internet, pour 48 millions d'euros, a annoncé jeudi l'opérateur historique français. France Télécom était associé dans l'appel d'offres à deux hommes d'affaires, Mohamed Rissa, "entrepreneur nigérien de référence dans l'internet et les services de télécommunications", et Moctar Thiam, "investisseur historique dans Orange Mali", précise-t-il dans un communiqué. "Cet investissement s'inscrit pleinement dans la stratégie de développement du groupe dans les marchés en forte croissance et complète ainsi sa présence déjà importante en Afrique de l'Ouest", indique France Télécom. Le groupe, qui vient de prendre le contrôle de 51% du capital de l'opérateur public kényan, poursuit ainsi son avancée sur les télécommunications en Afrique. Interrogé jeudi par la radio BFM, le PDG Didier Lombard a également indiqué que le groupe cherchait à s'implanter au Ghana, où l'opérateur historique Ghana Telecom est en cours de privatisation. M. Lombard a également expliqué qu'après avoir fondé sa croissance en Afrique "sur l'économie du mobile", celle-ci arriverait à terme à saturation, ce qui permettra à l'opérateur français de proposer de nouveaux services: "une nouvelle phase en Afrique sera le déploiement de l'internet pour tout le monde", surtout depuis le téléphone mobile, a-t-il estimé. France Télécom est déjà présent dans douze pays africains, dont 5 en Afrique de l'Ouest. Il voit dans le Niger, où il installera sa marque Orange, "d'importantes perspectives de croissance", avec une population d'environ 13 millions d'habitants, en forte augmentation, et un taux de pénétration du mobile inférieure à 5%.
Niger - 08 nov. 2007: La Chine va lancer début 2008 les travaux de construction d'un second pond à Niamey sur le fleuve Niger ainsi que trois échangeurs dont le coût total est estimé à plus de 18 milliards de FCFA
NIAMEY, 7 nov 2007 (AFP) - La Chine va lancer début 2008 les travaux de construction d'un second pond sur le fleuve Niger dont le coût est estimé à plus de 27,3 millions d'euros (18 milliards de FCFA), a-t-on appris mercredi de source gouvernementale nigérienne. Les fonds, alloués par la Chine sous forme de don et de prêt, permettront d'ériger sur le fleuve Niger un second pont de 600 mètres de long et 23 mètres de large, ainsi que trois échangeurs des deux côtés du pont, toujours selon cette même source. Ce second ouvrage dont la fin des travaux est prévue pour mi-2011, doit décongestionner le Pond Kennedy, construit en 1972 par les Etats-unis, et qui reste le seul passage obligé reliant les deux parties de la capitale séparées par le fleuve. Le président nigérien, Mamadou Tandja et le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun, ont assisté lundi à la cérémonie de la pose de la première pierre de ce second pont, selon les médias publics. La réalisation d'un second pont à Niamey représentera le plus gros investissement chinois en Afrique de l'ouest et le deuxième au Niger, après le stade de Niamey construit dans les années 80, selon le ministre nigérien de l'Equipement, Lamido Harouna. Par ailleurs, la Chine a fait don de 2,7 milliards de FCFA (3 millions d'euros) pour financer la construction de deux écoles et rénover le stade de la capitale, a indiqué mardi le ministère nigérien des Affaires étrangères. Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où elle prospecte de l'uranium à Teguidan Tessoumt dans le nord du pays, en proie depuis février à une rébellion touareg. La prospection reste suspendue depuis l'enlèvement le 6 juillet par les rebelles touareg, d'un employé chinois travaillant dans le nord du Niger pour la China Nuclear Engineering and Construction Corporation (CNEC) propriétaire du site de Teguidan Tessoumt. Teguidan Tessoumt est un des deux permis de recherches accordés à la Chine et la production doit y débuter en 2010. Après la libération de l'employé chinois, Niamey a estimé que cette prise d'otage n'était qu'un "incident isolé", qui "n'affectera pas les relations" avec Pékin.
Niger: Le maire de Niamey et six de ses collaborateurs, ont été inculpés et écroués à la prison de la ville pour de présumés "détournements de deniers publics" estimés à 92 millions de FCFA
Niger - 08 nov. 2007: La Chine va lancer début 2008 les travaux de construction d'un second pond à Niamey sur le fleuve Niger ainsi que trois échangeurs dont le coût total est estimé à plus de 18 milliards de FCFA Niger - 08 nov. 2007: La Chine va lancer début 2008 les travaux de construction d'un second pond à Niamey sur le fleuve Niger ainsi que trois échangeurs dont le coût total est estimé à plus de 18 milliards de FCFA Niger - 08 nov. 2007: La Chine va lancer début 2008 les travaux de construction d'un second pond à Niamey sur le fleuve Niger ainsi que trois échangeurs dont le coût total est estimé à plus de 18 milliards de FCFA NIAMEY, Nov 2, 2007 - Le maire de Niamey, Abouba Ganda, et six de ses collaborateurs, ont été inculpés et écroués à la prison de la ville pour de présumés "détournements de deniers publics", a-t-on appris vendredi auprès de la municipalité. "Abouba Ganda, le maire, son secrétaire général, Haïdara Abdoulaye et quatre autres employés de la mairie ont été effectivement inculpés puis incarcérés mercredi pour détournements de deniers publics", selon une source municipale qui a requis l'anonymat. En plus de l'accusation de "détournements" de fonds municipaux estimés à quelque 92 millions CFA (plus de 139.000 euros), les prévenus sont poursuivis pour pratiques illégales dans l'attribution de marches publics, dont la construction de routes, des sanitaires publics et l'électrification de la capitale. Les six personnes ont été interpellées mardi par les gendarmes puis inculpées et incarcérées mercredi à la prison civile de Niamey, selon la source de la municipalité. Selon l'hebdomadaire nigérien La Roue de l'Histoire, ces arrestations interviennent après la publication récente d'une enquête diligentée par le président nigérien, Mamadou Tandja, et ayant révélé "d'importants détournements de fonds" à la mairie. Cette enquête s'inscrivait dans le cadre d'une opération "mains propres" lancée par M. Tandja afin de lutter contre la corruption, principalement sans l'administration publique.
Niger: Les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice ont annoncé dimanche soir la libération de quatorze soldats nigériens, suite à une intervention de la Libye
TRIPOLI, 17 sept 2007 - Les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont annoncé dimanche soir la libération de quatorze soldats nigériens, suite à une intervention de la Libye. "Nous annonçons la libération de quatorze soldats nigériens en réponse à l'appel du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi", a indiqué à l'AFP une source du MNJ jointe par téléphone depuis Tripoli. Le 7 septembre, le mouvement avait affirmé avoir capturé six militaires lors d'une attaque contre une base militaire à Agharous, dans le nord du Niger. Les rebelles touareg détiennent déjà depuis juin trente-trois militaires. Ces derniers faisaient partie d'un groupe de 72 soldats capturés lors d'un raid qui avait coûté la vie à treize soldats dans cette région. Trente-neuf des 72 avaient été libérés, certains suite à l'intervention du Comité international de la croix rouge (CICR) et d'autres à la suite de l'intervention de la Libye. Fin août, le président nigérien Mamadou Tandja a demandé le soutien de Tripoli pour assurer la sécurité au Niger. Depuis février, le nord du Niger, proche de l'Algérie et de la Libye et du Tchad, est le théâtre d'affrontements meurtriers entre l'armée gouvernementale et les rebelles touareg. Le MNJ, qui réclame une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local, a revendiqué de nombreuses attaques contre des cibles militaires dans la région d'Agadez, qui abrite les mines d'uranium du pays.
Niger: Plusieurs milliers de manifestants ont demandé samedi à Niamey le départ de la société française Areva du Niger et lancé "une mise en garde" contre la Libye voisine "qui réclame" une portion de terre dans le Nord nigérien
NIAMEY, 8 sept 2007 - Plusieurs milliers de manifestants ont demandé samedi à Niamey le départ de la société française Areva du Niger et lancé "une mise en garde" contre la Libye voisine "qui réclame" une portion de terre dans le Nord nigérien. Les manifestants, qui ont reçu l'aval du gouvernement nigérien, se sont rassemblés vers 10H00 (09H00 GMT) et ont sillonné Niamey avant de tenir un meeting devant l'assemblée nationale au centre-ville. "Areva dehors!", scandaient certains manifestants. D'autres brandissaient des affiches qualifiant de "traître" la Libye et l'appelant "à se comporter en bon voisin". D'autres banderoles exprimaient "un soutien à l'armée" ou réaffirmaient le caractère "indivisible" du Niger. Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, qui exploite depuis 40 ans l'uranium au Niger, est accusée par les autorités locales de financer le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), apparu en février dans la région du Nord, qui abrite les mines d'uranium. Avant d'être expulsé du Niger en juillet, son patron local, Dominique Pin, a démenti tout soutien d'Areva au MNJ. Les organisateurs des manifestations de samedi ont toutefois assuré s'en prendre seulement à Areva en tant que société et n'avoir rien contre la France en tant que pays. "J'ai dit hier (vendredi) à l'ambassadeur de France que son pays n'a pas d'ennemis au Niger", a lancé lors du meeting le député Sanoussi Jackou. "Areva est une multinationale différente de la France et de son gouvernement," a-t-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements. Selon lui, Areva a extrait en 40 ans plus de 100.000 tonnes d'uranium dans le Nord sans que le Niger en tire des bénéfices conséquents. "Nous lançons une mise en garde à la Libye pour qu'elle arrête ses provocations, au risque de voir ses intérêts menacés au Niger," a de son côté déclaré à l'AFP Nouhou Arzika, principal organisateur de la manifestation. Au début août, le président nigérien, Mamadou Tandja, avait affirmé que la Libye revendiquait une partie du plateau du Manguéni, dans l'extrême nord du Niger, où des prospections pétrolières sont très avancées. M. Tandja affirme aussi que le soutien présumé du groupe français au MNJ, vise à entretenir l'insécurité et à empêcher d'autres compagnies étrangères concurrentes de s'installer dans la zone pour exploiter l'uranium. Les plus importantes ONG des droits de l'homme du Niger n'ont pas pris part à cette manifestation, organisée par des organisations de consommateurs, des mouvements de jeunes, des étudiants, des chômeurs et des associations féminines. "Nous prônons le dialogue, nous n'avons rien à voir avec des va-t-en-guerre" a expliqué à l'AFP Moustapha Kadi (Collectif d'organisations des défense des droits de l'homme et de la démocratie - CODDHD). Des manifestations similaires ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, selon M. Arzika.
Niger: Des ONG nigériennes, avec l'aval des autorités, ont annoncé jeudi leur intention d'organiser des manifestations samedi à travers le pays pour exiger le départ de la société française Areva, accusée de financer les rebelles touareg
NIAMEY, 6 sept 2007 - Des ONG nigériennes ont annoncé jeudi leur intention d'organiser des manifestations samedi à travers le pays, avec l'aval des autorités, pour exiger le départ de la société française Areva, accusée de financer les rebelles touareg actifs dans le nord du pays, riche en uranium. "Nous allons exiger qu'Areva quitte purement et simplement le Niger, et que les deux sociétés d'exploitation de l'uranium (basées au Nord) soient nationalisées," a déclaré à l'AFP Nouhou Arzika de la Coalition contre la vie chère, principal organisateur de la manifestation. Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, exploite depuis 40 ans deux gisements d'uranium, l'un à ciel ouvert à Arlit pour la Société des mines de l'Aïr (Somaïr) et l'autre souterrain pour la Compagnie minière d'Akokan (Cominak), près d'Arlit. "Nous allons dénoncer les travers d'Areva, qui, non contente de tirer de grands profits au Niger, se permet de financer le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg)", a accusé M. Arzika. Il a estimé que depuis le début de l'exploitation de son uranium le Niger n'avait gagné "en tout et pour tout que 300 milliards FCFA" (environ 457 millions d'euros ou 625 millions de dollars au taux de change actuel).
Niger: Le gouvernement nigérien a annoncé dimanche soir la fin du "monopole" que détenait depuis 40 ans le groupe français Areva sur la prospection, l'exploitation et la vente de son uranium
NIAMEY, 6 août 2007 - Le Niger a annoncé dimanche soir la fin du "monopole" que détenait depuis 40 ans le groupe français Areva sur la prospection, l'exploitation et la vente de son uranium. "Le Niger est déterminé à mettre en oeuvre une politique de diversification de ses partenaires, ce qui signifie que le monopole que détenait Areva dans notre pays est cassé", a déclaré la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Mme Aïchatou Mindaoudou à la télévision publique. Le Niger est le troisième producteur mondial d'uranium avec 9% de parts de marché (chiffres 2003). Areva, numéro un mondial du nucléaire civil et premier employeur privé du Niger, exploite depuis 40 ans deux gisements, l'un à ciel ouvert à Arlit (nord) et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit. Mais les relations entre le Niger et Areva ont commencé à se dégrader en juin. La situation a empiré en juillet avec l'expulsion de Dominique Pin, le patron local d'Areva, accusé de financer les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), actifs dans le nord désertique du pays, qui abrite les gisements d'uranium. D'après le président nigérien Mamadou Tandja, ce soutien présumé du groupe nucléaire français au MNJ, vise à empêcher d'autres compagnies étrangères concurrentes de s'installer dans la zone pour exploiter l'uranium. La semaine dernière le Niger et Areva ont toutefois renouvelé jusqu'à fin 2007 les accords qui les lient, permettant au Niger d'augmenter le prix de l'uranium et de vendre à son propre compte 300 tonnes sur le marché. Mais compte tenu d'engagements entre Areva et avec ses clients, seuls 100 tonnes seront disponibles en 2007, et les 200 autres tonnes le seront en début 2008, toujours selon Mme Mindaoudou. Les nouveaux accords fixent le prix d'un kilogramme d'uramium à 40.000 FCFA (60 euros), contre 27.300 CFA (41 euros) auparavant. Selon Mme Mindaoudou ce nouveau prix n'est cependant "valable que pour l'année 2007". Elle a annoncé de futures "négociations globales" avec Areva pour déterminer les prix pour "l'annnée 2008 et au delà". Pour ce qui concerne la prospection de l'uranium, Areva sera désormais traité au même titre que les nouveaux partenaires du Niger, a indiqué Mme Mindaoudou qui n'a pas précisé de qui il s'agissait. "Tout comme les autres partenaires Areva a demandé une serie de permis de prospection qui sont à l'étude. Si Areva remplit les conditions, les permis lui seront donnés, si non ils ne lui seront pas donnés", a-t-elle insisté. Depuis 2006, le Niger a délivré une vingtaine de permis de recherches et d'exploitation d'uranium à des compagnies chinoise et canadienne.
Niger : Les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont libéré six soldats nigériens qu'ils avaient capturés avec plusieurs dizaines d'autres il y a six semaines
NIAMEY, 5 août 2007 - Les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont libéré six soldats nigériens qu'ils avaient capturés avec plusieurs dizaines d'autres il y a six semaines, a annoncé dimanche un responsable de la région d'Agadez, dans le nord du pays. "Six d'entre eux ont été libérés hier. Ils sont arrivés hier soir à Niamey", a déclaré Birgi Rafini, le gouverneur de la région d'Agadez. Il a précisé que "les six soldats ont été libérés grâce à l'intervention de (Mouammar) Kadhafi", le dirigeant libyen. "Je peux dire que nous avons entamé une phase dans le processus de paix avec l'aide du dirigeant libyen", a ajouté M. Rafini. Ce responsable est également le porte-parole d'une délégation qui s'est rendue récemment à Tripoli où elle a demandé le soutien du colonel Kadhafi afin de faire cesser les violences dans le nord du Niger. M. Rafini a précisé en outre à l'AFP que "des responsables coutumiers vont se rencontrer à Agadez le 15 août pour préparer les autres phases du processus de paix", en évoquant à ce propos une "rencontre avec les rebelles" notamment. Les six militaires libérés faisaient partie d'un groupe de 72 soldats capturés par le MNJ le 22 juin lors d'un raid qui avait coûté la vie à quinze soldats dans cette région. Trente-trois des 72 prisonniers avaient été libérés et trente-trois restent détenus par les rebelles. Le MNJ, qui réclame une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local, a revendiqué de nombreuses attaques contre des cibles militaires dans la région d'Agadez, qui abrite les mines d'uranium du pays.
Niger: Le groupe nucléaire français Areva a annoncé jeudi avoir renouvelé ses contrats miniers avec le Niger, après des semaines de crise ouverte entre ce pays et l'entreprise
PARIS, 2 août 2007 - Le groupe nucléaire français Areva a annoncé jeudi avoir renouvelé ses contrats miniers avec le Niger, après des semaines de crise ouverte entre ce pays et l'entreprise. "Le président nigérien Mamadou Tandja a demandé à sa ministre des Affaires étrangères, Aichatou Mindaoudou, de renouveler les contrats avec Areva. L'accord a été signé hier" entre la ministre et la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, a déclaré un porte-parole d'Areva. Le renouvellement des contrats a eu lieu alors que les autorités nigériennes ont expulsé la semaine dernière le représentant d'Areva au Niger, Dominique Pin, accusé de financer une rébellion touareg dans le nord du pays. Le groupe a formellement démenti ces accusations. Le porte-parole d'Areva jeudi n'était pas en mesure de dire si l'arrêté d'expulsion de M. Pin était levé après cet accord. Le Niger n'a "nullement l'intention de chasser" le groupe nucléaire français Areva, avait déclaré mercredi soir le président Mamadou Tandja dans un discours télévisé à l'occasion de la fête nationale. Areva possède deux mines dans le nord-ouest du Niger, Cominak et Somair, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium.
Niger: Le Premier ministre nigérien Seini Oumarou a critiqué un contrat sur le prix de vente d'uranium à la société française Areva qui fixe à 27.300 FCFA le prix au kilo jusqu'à fin 2007 contre 122 000 FCFA sur le marché international
NIAMEY, 1 août 2007 - Le Premier ministre nigérien Seini Oumarou a critiqué un contrat sur le prix de vente d'uranium à la société française Areva qui fixe à 27.300 FCFA (41,62 euros) le prix au kilo jusqu'à fin 2007, largement en dessous du marché international. "Le Niger vend ce produit à 27.300 FCFA le kg à travers une convention signée avec Areva et qui court jusqu'à fin 2007. Aujourd'hui le kg se vend à 122.000 FCFA (186 eur) sur le marché international", a déclaré à la radio et la télévision publiques M. Oumarou, qui tirait les conclusions d'une rencontre entre le président Mamadou Tandja et des responsables d'Areva. N.1 mondial du nucléaire civil, Areva exploite l'uranium depuis 40 ans au Nord du Niger, 3e producteur mondial. Le prix de ce minerai est fixé régulièrement d'un commun accord. Le Niger, qui ne vend à Areva que du "yellow cake", n'intervient toutefois pas directement dans la vente de son uranium sur le marché. Face à la récente remontée des cours de l'uranium, qui s'étaient effondrés dans les années 80, et surtout à la suite de la décision de la Chine de développer le nucléaire civil, les autorités nigériennes ont délivré plusieurs permis de recherches et d'exploitation d'uranium à des compagnies chinoises et canadiennes. Ce regain d'intérêt international a fait du Niger "une fille choyée" et courtisée par plusieurs "hommes", a estimé le premier ministre. "Il est tout à fait normal aujourd'hui que le Niger soit une fille choyée, et il n'y pas qu'un seul homme qui l'aime", a-t-il souligné, en faisait ainsi allusion au quasi monopole d'Areva. "Plus rien ne sera comme avant", a martelé M. Oumarou, affichant une volonté du Niger de diversifier ses partenaires. Le 25 juillet, les autorités de Niamey avaient annoncé l'expulsion du directeur local d'Areva, Dominique Pin, sous l'accusation de financer la rébellion touareg dans le nord du pays, ce que dément catégoriquement cette société, premier employeur privé du Niger, un des pays les plus pauvres du monde. Même si à Paris on ne parle pas de "crise", la France a décidé d'envoyer à Niamey le 4 août son secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel. M. Bockel "réaffirmera le soutien de la France aux autorités démocratiques du Niger pour lutter contre les trafics et l'extrémisme islamiste, et entend aider à la reprise d'un dialogue de confiance entre les autorités nigériennes et le groupe Areva", indique un communiqué du secrétariat d'Etat.
Niger: Les autorités nigériennes ont décidé d'expulser le directeur général local du groupe nucléaire français AREVA, Dominique Pin, pour des liens présumés avec les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ)
NIAMEY, 26 juil 2007 - Les autorités nigériennes ont décidé d'expulser le directeur général local du groupe nucléaire français AREVA, Dominique Pin, pour des liens présumés avec les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), affirme jeudi à Niamey l'hebdomadaire le Républicain. Selon le journal, la décision d'expulser M. Pin a été prise mercredi par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, Albadé Abouba. Aucune confirmation officielle de cette expulsion n'avait toutefois pu être obtenue jeudi à la mi-journée. Le Républicain ne donne pas des précisions sur les motifs exacts de l'expulsion du responsable d'Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, premier employeur au Niger après l'Etat nigérien, et qui exploite depuis 40 ans l'uranium dans le nord du pays. Le journal souligne que cette expulsion intervient après celle en juin dernier de Gérard Denamur, un expert en sécurité travaillant pour Areva sur un important site de prospection de l'uranium à Imouraren (nord), attaqué il y a deux mois par le MNJ. Ancien militaire, M. Denamur avait été expulsé pour des "liens" présumés avec le MNJ. Depuis quelques semaines, une partie de la presse nigérienne accuse Areva de soutenir ces rebelles. Areva a démenti récemment tout soutien aux rebelles touareg. "Les rumeurs et les récentes déclarations sur le rôle présumé (d'Areva) dans le financement des rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) n'ont aucun fondement", avait affirmé M. Pin en conférence de presse. Des milliers de manifestants ont accusé samedi dernier à Niamey Areva et aussi la Libye de soutenir la rébellion touareg "avec pour but d'entretenir des troubles dans le nord en vue d'y empêcher toute prospection et exploitation minières et pétrolière".
Niger : La Grande-Bretagne a annoncé mercredi l'octroi d'une aide d'un montant de plus de 2,8 milliards de francs CFA au Niger afin de soutenir le combat de ce pays contre la pauvreté et la malnutrition
LONDRES, 11 juil 2007 - La Grande-Bretagne a annoncé mercredi l'octroi d'une aide d'un montant de 3 millions de livres sterling (4,4 millions d'euros, 6,1 millions de dollars) au Niger afin de soutenir le combat de ce pays contre la pauvreté et la malnutrition. L'argent servira à mettre en place des dispositifs d'alerte précoce contre la famine, à fournir des prêts aux petites entreprises, à améliorer les semences, à renouveler le cheptel et, d'une manière plus générale, à diversifier les opportunités de travail. "Afin de nous attaquer aux racines des crises alimentaires au Niger, j'ai le plaisir d'annoncer une aide supplémentaire de trois millions de livres", a annoncé le secrétaire au Développement international Douglas Alexander. "Nous travaillons avec Care International et d'autres ONG (Organisations non-gouvernementales) pour soutenir les efforts qui visent à donner un peu d'espoir aux gens qui vivent à la frontière entre la sécurité et la crise alimentaire." La Grande-Bretagne a déjà fourni une aide de 10 millions de livres au Niger après la crise alimentaire qui a frappé ce pays en 2005. Le Niger, pays enclavé et limitrophe du Sahara, a une population de 13 millions d'habitants qui comptent parmi les plus pauvres du monde.
Niger: Le Premier ministre nigérien Seyni Oumarou a lancé un appel, à l'ouverture mardi à Doha d'une conférence de donateurs réunie pour permettre au Niger d'obtenir une aide de près de 181,88 milliards de francs CFA sur 5 ans
DOHA, 12 juin 2007 - Le Premier ministre nigérien Seyni Oumarou a lancé un appel afin que son pays surmonte une "grave" crise alimentaire, à l'ouverture mardi à Doha d'une conférence de donateurs réunie pour permettre au Niger d'obtenir une aide de 370 millions de dollars sur 5 ans. "La conférence se tient à un moment décisif pour l'avenir du Niger et de son peuple qui fondent de larges espoirs" sur l'aide des donateurs, a déclaré M. Oumarou devant les délégués de quelque 76 pays, d'organisations internationales et régionales et d'agences caritatives. Il a présenté un plan en trois points sur "le développement agricole sur 24.000 hectares, (...) une meilleure exploitation des eaux de pluie et la création immédiate d'un stock de 150.000 tonnes de denrées alimentaires (...) à utiliser en cas de crise". Ces programmes nécessitent des financements de 370 millions de dollars sur cinq ans, a indiqué l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui a initié la conférence de Doha en coopération avec le Qatar. Prenant la parole, le Premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a exhorté les donateurs à aider "avec générosité" le Niger, dont la situation alimentaire est "grave". "Le quart de la population du Niger, soit 3 millions d'habitants, souffrent de pénuries alimentaires, et le tiers de ses habitants vivent dans la pauvreté", a-il ajouté. Le Niger, pays pauvre souvent confronté à des disettes, a officiellement enregistré en 2006 un excédent céréalier de 457.237 tonnes grâce à une excellente pluviométrie et une faible pression parasitaire. Malgré cela, son ministère du Développement rural avait annoncé que près de deux millions de personnes allaient souffrir en 2007 de pénuries alimentaires dans certaines régions ayant accusé des déficits céréaliers importants.
Niger: La liste du nouveau gouvernement nigérien de Seyni Oumarou, composée de 30 membres dont 8 femmes, contre 31 membres et six femmes dans le précédent
Niamey - 11 juin 2007: Le président du Niger Mamadou Tandja a approuvé samedi par décret le nouveau gouvernement où les grands ministères ne changent pas de titulaires. L'équipe, dirigée par Seyni Oumarou, et dont la liste a été annoncée par la radio publique, compte 30 membres dont huit femmes, contre 31 membres et six femmes dans la précédente. Une dizaine d'anciens ministres conservent leurs postes dont Aïchatou Mindaoudou (Affaires étrangères), Albadé Abouba (Intérieur), Ali Mahamane Lamine Zène (Finances) et Mohamed Ben Omar (Communication). En revanche, la Défense et la Justice changent de titulaires et sont confiés à Djida Hamadou et Dagra Mamadou, deux nouvelles personnalités. Le précédent gouvernement de Hama Amadou avait été renversé le 1er juin après le vote d'une motion de censure au Parlement où la mouvance présidentielle est pourtant majoritaire.
Le nouveau gouvernement
Premier ministre: Seyni Oumarou
Ministres: - Ministre d'Etat, Intérieur, Sécurité publique et Décentralisation: Albadé Abouba (inchangé) - Affaires Etrangères et Coopération: Mme Aïchatou Mindaoudou (inchangée) - Economie et Finances: Ali Mahamane Lamine Zène (inchangé) - Développement agricole: Mahamane Moussa (inchangé) - Jeunesse, Sports: Aboulrahamane Seydou (inchangé) - Urbanisme Habitat et Cadastre: Mme Aïssa Diallo Abdoulaye (inchangée) - Mines et Energie: Mohamed Abdoulahi (inchangé) - Enseignement secondaire, Supérieur, Recherches et Technologie: Sidikou Oumarou (inchangé) - Communication, porte-parole du gouvernement: Mohamed Ben Omar (inchangé) - Fonction Publique et Travail: Mme Kanda Siptèye (inchangée) - Culture, Arts et Loisirs, Promotion Entreprenariat artistique: Oumarou Hadari (ancien) - Population et Réformes sociales: Mme Boukari Zila Mahamadou (inchangée) - Education nationale: Ousmane Samba Mamadou (inchangé) - Equipement: Lamido Moumouni Harouna (change de portefeuille)
- Chargé des Relations avec les Institutioins de la république: Salifou Madou Kelzou (inchangé) - Environnement et Lutte contre la désertification: Mohamed Akoté (inchangé) - Compétitivité et Lutte contre la Vie chère: Abdou Daouda (inchangé) - Affaires Réligieuses et Action huimanitaire: Labo Issaka (inchangé) - Commerce, Industirie et Normalisation: Halidou Bagué (change de portefeuille) - Justice, Garde des Sceaux: Dagara Mamadou (nouveau) - Ressources animales: Issiat Kato (nouveau) - Défense nationale: Djida Hamadou (nouveau) - Santé publique: Issa Lamine (nouveau) - Tourisme et Artisanat: Mme Amadou Aïssa Siddo (nouvelle) - Transports et Aviation civile: Kindo Hamani (nouveau) - Aménagement du Territoire et Développement communautaire: Mme Saadé Souley (nouvelle) - Hydraulique: Tassiou Aminoiu (nouveau) - Promotion des jeunes entrepreneurs et Réformes des entreprises publiques: Salou Gobi (nouveau) - Formation professionnelle et Technique: Mme Maïzama Hadiza (nouvelle) - Promotion de la Femme et Protection de l'Enfant: Mme Barry Bibata (nouvelle) - Intégration Africaine et Nigériens de l'extérieur: Saïdou Hachimou (nouveau)
Niger: Le nouveau Premier ministre nigérien Seyni Oumarou a prêté serment sur le Coran jeudi à Niamey, près d'une semaine après la destitution de son prédécesseur
NIAMEY, 7 juin 2007 - Le nouveau Premier ministre nigérien Seyni Oumarou a prêté serment sur le Coran jeudi à Niamey, près d'une semaine après la destitution de son prédécesseur. "Je jure de ne jamais trahir et ne jamais négliger les intérêts du peuple du Niger", a déclaré M. Oumarou lors d'une brève cérémonie devant l'Assemblée nationale. M. Oumarou, 57 ans, a été nommé Premier ministre dimanche par le président Mamadou Tandja. Le précédent gouvernement dirigé par Hama Amadou avait été renversé le 1er juin après le vote d'une motion de censure au Parlement où la mouvance présidentielle est pourtant majoritaire. La motion portait sur une affaire de détournement de fonds au ministère de l'Education en 2005. "Nous allons nous atteler à trouver des solutions rapides aux problèmes de l'éducation, d'insécurité dans le nord du pays et à préparer la campagne agricole qui doit commencer", a déclaré le nouveau Premier ministre. L'éducation supérieure connaît des tensions depuis le début de l'année au Niger quand des étudiants se sont mobilisés pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Ces derniers mois, un groupe armé, le Mouvement du Niger pour la justice, a par ailleurs mené plusieurs attaques contre l'armée dans la région désertique du nord du pays où sont installées des mines d'uranium, principal produit d'exportation du pays. Le secteur agricole représente un autre défi pour le nouveau Premier ministre: 80% des habitants en dépendent pour se nourrir et plusieurs régions du pays sont touchées par la pénurie alimentaire en raison de chutes d'eau insuffisantes en 2006. M. Oumarou se rendra prochainement au Qatar pour participer à une réunion de pays donateurs consacrée à la sécurité alimentaire au Niger et programmée les 12 et 13 juin, ont indiqué jeudi des responsables. Pays aride bordé par le désert du Sahara et privé d'accès maritime, le Niger compte quelque 13 millions d'habitants, majoritairement musulmans, et figure parmi les nations les plus pauvres du monde.
Niger: Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation de l'opposition, a rejeté dimanche soir la nomination de Seyni Oumarou au poste de Premier ministre du Niger
NIAMEY, 4 juin 2007 - Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), principale formation de l'opposition, a rejeté dimanche soir la nomination de Seyni Oumarou au poste de Premier ministre du Niger. "Nous ne sommes pas d'accord avec cette nomination, nous ne pouvons la cautionner, car il (M. Oumarou) est aussi soupçonné d'être mêlé au détournement des fonds destinés à l'éducation", a déclaré à l'AFP Sani Iro, un porte-parole du PNDS. Le président du Niger, Mamadou Tandja, a nommé dimanche au poste de Premier ministre M. Oumarou, un proche du chef du gouvernement précédent renversé jeudi à la suite d'une motion de censure votée par le Parlement où la mouvance présidentielle est pourtant majoritaire. La motion était liée à une affaire de détournement de fonds alloués par les partenaires européens du Niger pour améliorer le très faible taux de scolarisation du pays, l'un des plus pauvres au monde. M. Oumarou était membre du gouvernement depuis 2000. Il détenait le portefeuille du Commerce, avant de se voir confier celui de ministre d'Etat et de l'Equipement.
Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a nommé dimanche Seyni Oumarou comme Premier ministre quatre jours après la chute du précédent gouvernement
NIAMEY, 3 juin 2007 - Le président nigérien Mamadou Tandja a nommé dimanche Seyni Oumarou comme Premier ministre quatre jours après la chute du précédent gouvernement, a annoncé un décret présidentiel. "Aux termes de ce décret, Seyni Oumarou est nommé Premier ministre chef du gouvernement du Niger", selon un communiqué de la Présidence lu à la radio nationale. M. Oumarou avait été proposé à ce poste au chef de l'Etat par le parti au pouvoir, le Mouvement national pour la société de développement. M. Oumarou était ministre de l'Equipement dans le gouvernement de Hama Amadou, le Premier ministre précédent. Le gouvernement de M. Amadou avait été renversé à la surprise générale jeudi soir par une motion de censure votée par le parlement où la mouvance présidentielle bénéficie pourtant d'une large majorité. La motion portait sur une affaire de détournement de fonds au ministère de l'Education en 2005. Vendredi, l'opposition avait réclamé la nomination d'un Premier ministre "crédible".
Niger: Les députés nigériens ont renversé jeudi soir le gouvernement du Premier ministre Hama Amadou suite à une motion de censure déposée par l'opposition qui dénonçait «la gestion des affaires publiques marquée par la corruption»
Niamey, 1 juin 2007: Les députés nigériens ont renversé jeudi soir le gouvernement du Premier ministre Hama Amadou. Ils ont approuvé une motion de censure déposée par l'opposition qui dénonçait «la gestion des affaires publiques marquée par la corruption». Le texte protestait contre l'affaire MEBA : le détournement de plus d'un milliard de francs CFA au ministère de l'Education de base. De l'argent donné par les bailleurs de fonds pour financer le développement de l'éducation. Les discussions et les débats de procédure ont duré toute la semaine, et finalement, contre toute attente, le gouvernement est tombé. A l'échelle du Niger c'est un véritable séisme politique. D'abord parce que, mathématiquement, l'opposition qui ne compte que 25 députés sur les 113 qui composent l'Assemblée nationale, ne pouvait pas gagner. Elle a contre toute attente reçu le renfort de deux des trois groupes parlementaires de la majorité présidentielle. Le MNSD, le parti du Premier ministre Hama Amadou, a donc été mis en minorité par ses propres alliés, alors même que ces partis alliés ont des ministres dans le gouvernement qui a été censuré. Séisme politique ensuite, parce que le Premier ministre, Hama Amadou, était à son poste depuis le début du premier mandat du président de la République, au début de l'année 2000. Les gouvernements s'étaient succédés en sept ans et demi, mais il avait toujours réussi à en rester le chef, à résister à toutes les tempêtes. Y compris, avant ce dernier scandale en date, à d'autres affaires de corruption dont il s'est toujours défendu. Un premier ministre qui semblait indéboulonnable Le président Mamadou Tandja se retrouve donc privé de son Premier ministre. A force, les Nigériens n'imaginaient plus l'un sans l'autre. Certes, périodiquement, la presse se faisait l'écho de dissensions entre les deux hommes, des rumeurs toujours démenties par l'intéressé. Hama Amadou, qui est président du MNSD, le parti du chef de l'Etat, est considéré comme le successeur naturel de Mamadou Tandja. Rarement sans doute un Premier ministre aura suscité autant de passions. Des admirations ou des haines tenaces, liées sans doute à sa personnalité, à son charisme et à son sens de la politique. Son éviction intervient alors que Mamadou Tandja est à la moitié de son deuxième et dernier mandat. Hama Amadou a d'ailleurs dénoncé hier des manoeuvres vidant à affaiblir son parti à l'approche des échéances électorales. Il est trop tôt pour savoir si le renversement du gouvernement préfigure d'un bouleversement de la carte politique du Niger. Jeudi soir, l'opposition se défendait de vouloir mettre le président de la République en cohabitation.
Niger: La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) a accordé un prêt de plus de 1,2 milliards de francs CFA au Niger, au Mali et au Burkina pour prévenir l'invasion de criquets pèlerins
NIAMEY, 14 mars 2007 - La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) a accordé un prêt de 1,83 million d'euros au Niger, au Mali et au Burkina pour prévenir l'invasion de criquets pèlerins, indique un communiqué du ministère nigérien des Finances. La convention de prêt a été signée à Niamey par le ministre nigérien des Finances, Mahamane Lamine Zéne, et le directeur de la Badea, Abdel-Azize Khelef, selon un communiqué qui ne précisait pas le taux d'intérêt ni l'échéance du prêt. Ces fonds doivent financer la mise en place d'un réseau de surveillance et d'alerte précoce au Niger, au Mali et au Burkina Faso, ainsi que l'achat de matériels de lutte contre les criquets. En 2005, plus de cinq millions de personnes avaient été frappées par une grave crise alimentaire dans ces trois pays, en raison notamment d'une invasion sans précédent de criquets pèlerins qui ont dévasté les récoltes. Ces trois pays font partie du Sahel qui s'étend du Tchad au Cap Vert et dont 80% de la population vit d'une agriculture de subsistance fortement tributaire de la pluviométrie.
Niger: L'Uemoa va financer le forage de 350 puits d'eau potable au Niger en 2007 pour un montant global de 2,8 milliards de francs CFA
NIAMEY, 9 mars 2007 - L'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa, 8 Etats) va financer la construction de 350 puits modernes au Niger, pays sahélien pauvre, où plus de la moitié des habitants n'a pas accès à l'eau potable, a-t-on appris vendredi de source officielle. Ces forages d'eau seront construits en 2007 et coûteront 2,8 milliards FCFA (5,61 millions de dollars/4,27 millions d'euros), selon le ministère nigérien des Finances. La construction des 350 forages au Niger est la première phase d'un ambitieux programme de l'Uemoa visant à réaliser 3.000 forages dans ses huit pays membres dans le cadre du Programme économique régional (PER). En février, la Banque africaine de développement (BAD) avait approuvé un don de 16,68 millions euros (10,56 milliards de FCFA) pour financer un projet d'eau et d'assainissement dans plusieurs zones rurales au Niger. Grâce à ce projet la BAD veut réduire la prévalence de maladies hydriques, et créer de nouvelles activités génératrices de revenus et d'emplois au Niger dont les deux tiers des 11 millions d'habitants vivent avec moins d'un euro par jour.
Niger: Remaniement ministériel au Niger - la liste complète des membres du gouvernement qui passe de 26 à 31 ministres
NIAMEY, 2 mars 2007 - Le président nigérien Mamadou Tandja a remanié le gouvernement qui passe de 26 à 31 ministres, mais sans changements à la tête des grands ministères, selon un communiqué officiel diffusé vendredi. Aucune raison n'a été avancée officiellement pour justifier ce remaniement intervenu jeudi. Les portefeuilles des Affaires étrangères, des Finances, de la Justice et de la Défense ne changent pas de titulaires. En revanche, l'Intérieur a été confié à Albadé Abouba, en remplacement de Mounkaïla Modi, qui devient ministre de l'Aménagement du territoire et du Développement communautaire. Deux ministres quittent le gouvernement: Labo Moussa (Agriculture) et Ousmane Galadima (Enseignements supérieur et secondaire). Par ailleurs, 7 personnalités font leur entrée dans la nouvelle équipe, également marquée par la création de cinq nouveaux portefeuilles, dont celui de la Lutte contre la vie chère, dans ce pays le plus pauvre au monde. Au nombre des nouveaux ministères figurent également: Affaires religieuses et Action humanitaire, Suivi de l'Evaluation des programmes de lutte contre la pauvreté. Mohamed Ben Omar, l'ex-ministre chargé des Relations avec le parlement se voit confier le portefeuille de la Communication tout en conservant son titre de porte-parole du gouvernement. Le gouvernement est largement dominé par une coalition des quatre partis: le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), la Convention démocratique et sociale (CDS), le Rassemblement social démocratique (RSD) et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP).
Niger : La Banque africaine de développement accorde un don de 10,56 milliards de francs CFA au Niger pour financer un projet d’eau et d’assainissement dans les zones rurales
Tunis, le 21 février 2007 – Les efforts déployés par le gouvernement nigérien pour améliorer les conditions de vie de la population ont reçu un appui majeur du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), avec l’approbation d’un don pour financer un projet d’alimentation en eau potable et d’assainissement dans trois régions rurales du pays. Les conseils d’administration du Groupe de la BAD a approuvé mercredi à Tunis un don de 14 millions d’unités de compte* (20,86 millions de dollars américains ou 10,56 milliards de FCFA) pour financer le projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu rural. L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural par un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement. Le projet vise à améliorer la desserte en eau potable et assainissement familial et public, dans 280 localités rurales des 3 régions que sont Maradi, Tahoua et Tillabéri. Il participera également au renforcement du pouvoir de gestion des femmes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en milieu rural. La réalisation du projet permettra de contribuer à la satisfaction des besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement pour environ 800 000 personnes dont 146 000 directement concernées par l’eau potable, 86 000 par l’assainissement familial (environ 14 300 ménages) et la totalité de la population par les ouvrages d’assainissement public. Globalement, le projet concourra à faire passer le taux d’accès à l’eau potable de 56 %, 45 % et 47 % respectivement à Maradi, Tahoua et Tillabéri à 65 % en 2009. Le projet contribuera à hauteur de 2 % à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en matière d’eau potable en milieu rural. En matière d’assainissement, la contribution du projet est estimée à 0,4 %. La mise en œuvre du projet et sa bonne gestion permettront la réduction de la prévalence de maladies hydriques, la création de nouvelles activités génératrices de revenus et d’emplois dans les villages, la réalisation de nouvelles infrastructures socio-économiques susceptibles d’améliorer les conditions de vie des villageois et de leur donner éventuellement les moyens de payer une scolarisation soutenue des enfants et d’accéder à des services de santé améliorés. Le projet est cofinancé pour un montant de 3 millions d’UC par le FAD, le guichet concessionnel du Groupe de la BAD et à hauteur de 11 millions d’UC par le Fonds fiduciaire de l’Initiative pour l’alimentation en eau potable et pour l’assainissement en milieu rural (IAEAR). Créé en janvier 2006 par la Bad, le Fonds fiduciaire IAEAR est un fonds multi donateurs, financé par le Danemark, la France et les Pays-Bas, dont l’objectif est d’être un complément au financement de l’IAEAR par la Bad et un soutien efficace pour assister la première institution financière sur le continent a avoir un impact plus important dans l’alimentation en eau et la fourniture de services d’assainissement en Afrique. Les opérations du Groupe de la BAD au Niger ont commencé en 1970. A ce jour, ses engagements dans le pays sont de l’ordre de 508 millions de dollars américains (253,6 milliards FCFA) pour 62 projets. * 1 UC = 1, 49015 USD = 754,574 CFA au 21/02/2007
Niger: Les autorités nigériennes comptent réduire le taux de croissance démographique de 3,3% à 2,5% d'ici 2015 en vulgarisant les méthodes contraceptives et en réduisant les mariages précoces
NIAMEY, 16 fév 2007 - Le Niger veut faire chuter son taux annuel de croissance démographique de 3,3% à 2,5% d'ici 2015 en vulgarisant les méthodes contraceptives et en réduisant les mariages précoces, a-t-on appris de source gouvernementale vendredi. Le taux de croissance démographique du Niger est un des plus élevés au monde, alors que ce pays d'Afrique de l'ouest à majorité musulmane est aussi le plus pauvre de la planète. Le relèvement de 15% à 20% du taux national de contraception, la lutte contre les mariages et les grossesses précoces, figurent parmi les actions "urgentes" préconisées par les autorités pour ramener le taux à 2,5% d'ici 2015, indique un communiqué du conseil des ministres. Le gouvernement va bientôt lancer une campagne nationale de sensibilisation pour "agir sur les mentalités et les comportements", avec l'appui des leaders religieux, des chefs traditionnels et des partenaires au développement. L'écrasante majorité de la population est analphabète. Dans les villages, les filles sont mariées dès l'âge de 12 à 13 ans, alors que les femmes mettent au monde en moyenne sept enfants. De plus, le nombre élevé d'enfants continue d'être perçu comme une source intarissable de main d'oeuvre et de promotion sociale. De quelque 5 millions de personnes en 1977, la population est passée à plus de 7 millions en 1988 pour atteindre 13 millions en 2006. D'après les projections officielles, la population atteindrait 21 millions d'habitants en 2025.
Niger: L'Union européenne a accordé un don de près de 4 milliards FCFA destiné à l'achat de céréales en vue de reconstituer le stock national de sécurité alimentaire
NIAMEY, Feb 14, 2007 - L'Union européenne (UE) a accordé un don de 6 millions d'euros (près de 4 milliards FCFA) destiné à l'achat de céréales en vue de reconstituer le stock national de sécurité alimentaire, a-t-on appris mercredi de source officielle. Le Niger, pays pauvre souvent confronté à des disettes, a officiellement enregistré en 2006 année un excédent céréalier de 457.237 tonnes, en raison d'une excellente pluviométrie et une faible pression parasitaire. En dépit de cet excédent, près de 2 millions de personnes ont malgré tout été exposées l'an dernier à des pénuries vivrières dans certaines régions désertiques, selon le ministère du Développement rural. En 2005, quelque 3,2 millions de personnes avaient été frappées par de graves pénuries alimentaires consécutives à la sécheresse et à des invasions de criquets pèlerins. Les autorités avaient alors été contraintes de puiser largement dans le stock national de sécurité pour nourrir les sinistrés. Ce stock est généralement constitué grâce à des dons des partenaires européens au développement.
Niger: Don de l'Union européenne de plus de plus de 1,9 milliards de francs CFA pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile, freiner la propagation de certains maladies contagieuses et pour aider le Niger à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
NIAMEY, 15 jan 2007 - L'Union européenne (UE) a accordé un don de 3.195.000 euros pour améliorer le système de santé du pays, notamment par réduction de la mortalité maternelle et infantile, a appris l'AFP lundi de source officielle. L'aide européenne, qui sera gérée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), vise également à freiner la propagation de certains maladies contagieuses, et à aider le Niger à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), indique la source. Sur les fonds de l'UE, 2.125.000 euros financeront des programmes de réduction des risques de la mortalité maternelle et infantile, qui sont parmi les plus élevés au monde. Sur 1,000 enfants nés au Niger, 150 meurent avant d'atteindre leur premier anniversaire, contre 4 pour mille en France et comparé à une moyenne dans le monde de 55 pour mille, selon les derniers chiffres de l'Unicef. Quelque 660.000 euros seront consacrés "à la surveillance et le contrôle des maladies", et les 410.000 euros restant iront dans des projets pour permettre au Niger d'atteindre les OMD dans les dix années à venir. Outre leur taux élevé de mortalité, les femmes et les enfants paient un lourd tribut pour les maladies comme la méningite, le choléra, la rougeole et le paludisme qui tuent chaque années des milliers de personnes au Niger, un des Etats les plus déshérités au monde.
Niger: Troisième producteur mondial d'uranium avec 9% de parts de marché derrière le canada (29%) et l'Australie (22%), le Niger vient d'autoriser la société canadienne Global Uranium Corporation à mener des prospections d'uranium dans le nord désertique du pays
NIAMEY, 11 jan 2007 - Le Niger a autorisé la société canadienne Global Uranium Corporation à mener des prospections d'uranium dans le nord désertique du pays, a-t-on appris de source ministérielle. Quatre permis de recherches ont été délivrés fin décembre dernier à Global Uranium Corporation sur le site de Tin Negouran à Tchirozérine, dans la région d'Agadez, selonle ministère des Mines. "La reprise de la demande de l'uranium sur le marché mondial avec l'adoption par la Chine de l'énergie nucléaire, augure de bonnes perspectives pour le Niger", indique le ministère. Global Uranium Corporation, dont le siège est à Toronto, s'est engagée à investir sur trois ans et sur chacun des quatre périmètres quelque deux millions de dollars pour ses activités de prospection, ajoute la même source. Le gouvernement nigérien a également accordé un nouveau permis d'exploitation d'uranium à la Compagnie des mines d'Akouta (COMINAK), qui exploite depuis 40 ans l'uranium dans le nord du Niger. Les nouveaux gisements qui seront exploités par la COMINAK sont estimés à 17.872 tonnes. Le Niger est le troisième producteur mondial d'uranium avec 9% de parts de marché (chiffres 2003), derrière le Canada (29%) et l'Australie (22%). L'octroi de nouveaux permis de prospection et d'exploitation interviennent alors qu'une controverse oppose depuis deux ans plusieurs petites ONG nigériennes au groupe français Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, qui exploite deux gisements au Niger: l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan (près d'Arlit). Appuyées par des associations antinucléaires françaises, des milliers de personnes ont manifesté à plusieurs reprises en 2006 à Arlit à l'appel de l'ONG nigérienne, Aghir In'Man ("Bouclier de l'âme" en langue touareg), pour réclamer "une enquête sérieuse" sur les risques de contamination radioactive. La population d'Arlit et d'Akokan, au coeur du désert, est estimée à 70.000 habitants, qui comptent parmi les plus déshérités du Niger.
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