| L'actualité du Niger (d'après l'Agence France Presse) |
|
Niger: L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays
NIAMEY, 1 jan 2012 - L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays, a annoncé la Société nigérienne des hydrocarbures (Sonidep), société publique qui détient le monopole de leur commercialisation. "L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations service du pays à compter de ce 1er janvier 2012", a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep. "Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays", a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey. Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé. Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires. Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem, dans la région de Diffa (est), près du Tchad. Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande de carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent. Au mois cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep. En novembre, la douane nigérienne a mené une opération "coup de poing" afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale.
Niger: Le Fonds monétaire international va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014
NIAMEY, 22 déc 2011 - Le Fonds monétaire international (FMI) va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA (quelque 90 millions EUR), a annoncé jeudi sa directrice générale Christine Lagarde au terme d'une visite de deux jours dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. "C'est avec beaucoup de satisfaction que nous avons pu négocier à son terme une Facilité élargie de crédit qui pourra être mise à la disposition du Niger avec un financement de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014", "sous réserve de l'approbation par le conseil d'administration du FMI", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Niamey. Ce prêt permettra d'"accompagner le Niger dans son développement économique" et "s'inscrit dans le partenariat riche et fécond que le FMI veut développer avec l'Afrique", a-t-elle fait valoir. "Les fonds alloués par le FMI doivent servir le programme du gouvernement notamment en matière d'éducation, de santé, dans le secteur de l'énergie, des infrastructures routières et la création des emplois", a expliqué le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou. Il a salué "l'engagement" du FMI "à appeler les autres bailleurs de fonds à aider" son pays. "La communauté internationale doit être prête à faire plus", indique le FMI dans un communiqué. Mme Lagarde achevait jeudi soir une visite de deux jours au Niger après un séjour au Nigeria voisin, son premier déplacement en Afrique depuis sa nomination. Jeudi, lors d'une rencontre avec le gouvernement, elle a appelé le Niger à bien gérer les revenus tirés des ressources naturelles, en les affectant aux investissements prioritaires mais aussi à un fonds destiné aux "générations futures". Ce pays sahélien, l'un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement en novembre un petit producteur de pétrole. Selon le FMI, le Niger, qui a renoué en 2011 avec un régime civil après un an de junte militaire, pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde, dopée par la production d'or noir.
Niger: Avec une estimation de production de 20000 barils par jour, le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa, exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise
OLELEWA, 28 nov 2011 - Le Niger est devenu officiellement lundi producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie à Oléléwa (centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise et qui traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne. Le président nigérien Mahamadou Issoufou et le patron de la China National Petroleum Corp (CNPC, publique), Jiang Jiemin, ont coupé dans la matinée le ruban inaugural de la raffinerie, décorée aux couleurs des deux pays et située près de Zinder, deuxième ville du pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Saluant "un grand jour", le chef de l'Etat s'est réjoui que "le Niger soit entré dans cette ère de production pétrolière". "Le Niger, qui importe jusqu'ici du pétrole, va désormais s'autosuffire en matière de consommation intérieure, jusqu'à en exporter". Longtemps jugée non rentable, la production du brut nigérien a démarré fin septembre à Agadem (est), zone désertique aux confins du Tchad et reliée à Oléléwa par un oléoduc de 460 km. Le Niger table sur une production de 20.000 barils par jour, qui sera dédiée dans un premier temps à la consommation intérieure, le reste devant ensuite être exporté par le Cameroun, grâce à un oléoduc qui doit être construit dans les deux ans et passant par le Tchad. Les réserves d'or noir du Niger, pays sahélien très pauvre mais parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, sont estimées à 480 millions de barils. Le contrat attribue 40% de la production au Niger et 60% à la compagnie chinoise. Il a été signé en 2008 par le régime du président Mamadou Tandja, renversé en 2010 par un putsch. Des ONG locales dénoncent depuis plusieurs années le "flou" qui a entouré sa signature. Mi-novembre, un collectif d'ONG a appelé les nouvelles autorités élues en mars dernier à procéder à sa "révision", dénonçant des "manipulations". Selon le ministre de l'Energie et du pétrole, Foumakoye Gado, les Nigériens commenceront jeudi à consommer leur propre pétrole. Le litre d'essence sera vendu à 570 FCFA (0,86 euro) contre 679 FCFA (1,02 euro) actuellement, et celui du gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1,03 euro). L'annonce de ces prix jugés trop élevés a suscité un tollé dans le pays, confronté cette année à une nouvelle crise alimentaire causée par la sécheresse. Le ministre s'est dit, lors de la cérémonie, "prêt à examiner toutes les propositions réalistes". "Le plus important, c'est que les ressources pétrolières profitent au peuple nigérien, surtout l'immense majorité qui vit dans le milieu rural et qui a besoin d'éducation, de soins de santé, de routes", a déclaré le président Issoufou. Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où une autre de ses sociétés exploite depuis 2010 de l'uranium dans la région d'Agadez (nord). Si cette région est directement menacée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient toujours quatre otages enlevés sur un site du groupe nucléaire français Areva en septembre 2010, la zone pétrolière connaît une accalmie après avoir été le théâtre de la rébellion toubou (une ethnie minoritaire) qui réclamait le développement de cette région déshéritée.
Niger: L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté
NIAMEY, 26 nov 2011 - L'Union européenne a accordé vendredi soir 32 millions d'euros au Niger pour des projets de coopération, notamment dans la lutte contre la pauvreté qui touche l'écrasante majorité des 15 millions d'habitants. Trois conventions relatives à cette aide ont été signées par le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou, et le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, qui a effectué une brève visite à Niamey. Sur les 32 millions d'euros, 19 millions d'euros (plus de 12,4 milliards FCFA) sont destinés à un Programme d'appui au développement du système statistique national et à financer un recensement général de la population en 2012 pour évaluer la pauvreté, a indiqué M. Mahamadou. Quinze millions d'euros (9,8 milliards FCFA) seront consacrés à la réforme judiciaire et à l'Etat de droit et 8 millions d'euros (5,2 milliards FCFA) iront à l'appui à la société civile, a-t-il souligné. Ces aides "témoignent de la pleine reprise de la coopération avec le Niger", a expliqué Andris Piebalgs. M. Mahamadou s'est félicité du "retour à la normalité de la coopération avec l'Union européenne". Bruxelles avait suspendu sa coopération au développement avec le Niger en 2009, quand l'ancien président Mamadou Tandja avait refusé de quitter le pouvoir au terme de son mandat. La suspension était restée en vigueur sous la junte qui l'avait renversé en février 2010. Mais l'élection en mars dernier de l'opposant historique Mahamadou Issoufou lors d'une présidentielle jugée transparente a permis de rétablir un régime civil après un an de transition militaire. A l'issue d'un entretien vendredi soir avec le président Issoufou, Andris Piebalgs a déclaré avoir évoqué la crise alimentaire qui affecte encore cette année le Niger et "la situation sécuritaire" dans la région du Sahel. Etat sahélien pauvre mais riche en uranium, le Niger doit faire face à la menace croissante d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts d'Occidentaux dans la région. Après de nouveaux enlèvements cette semaine, désormais neuf ressortissants étrangers sont aux mains de bandes armées dans cette zone.
Niger: Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain
NIAMEY, 6 oct 2011 - Le budget du Niger, Etat très pauvre du Sahel, est en hausse pour 2012 de plus de 50% grâce aux recettes attendues de l'uranium et du pétrole, dont la commercialisation doit débuter l'an prochain, a annoncé jeudi le gouvernement. Examiné depuis jeudi par les députés, le projet de loi de Finances 2012 est "équilibré en recettes et en dépenses" à environ 1.425 milliards FCFA (2,1 milliards EUR), contre quelque 940 milliards FCFA en 2011 (1,4 md EUR), "soit une augmentation de 52,74 % par rapport à 2011", a indiqué sur la télévision nationale le ministre des Finances, Mahamadou Ouhoumoudou. "Des ressources additionnelles importantes sont attendues après le démarrage des activités de production d'uranium et du pétrole", a-t-il relevé, sans plus de précision. Le Niger s'apprête à commercialiser en 2012 son pétrole, qui sera extrait dans une zone désertique de la région de Diffa (est) par des compagnies chinoises. Parmi les plus importants producteurs mondiaux d'uranium, le pays doit faire exploiter l'an prochain une nouvelle mine près d'Ingall (nord), également par la Chine. Le gouvernement mise également sur "l'élargissement de l'assiette fiscale et la lutte contre la fraude fiscale", a ajouté le ministre. Il espère boucler le budget grâce aux dons et emprunts extérieurs estimés à 552,3 milliards FCFA (828 M EUR). Parmi les "urgences", M. Ouhoumoudou a cité "le renforcement des capacités" de l'armée par l'achat "d'équipements et matériels de combat" et la lutte contre l'insécurité alimentaire par "des projets d'irrigation". Exposé à une nouvelle crise alimentaire cette année en raison de la sécheresse, le Niger vit sous la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), renforcée par le conflit en Libye voisine qui a entraîné une dissémination d'armes dans le Sahel.
|
|