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L'actualité du Niger
(d'après l'Agence France Presse)

Niger: Areva et le gouvernement nigérien ont signé lundi une convention qui attribue au groupe nucléaire français le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde

PARIS, 5 jan 2009 - Areva a signé lundi avec le gouvernement du Niger une convention qui attribue au groupe nucléaire français le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde", selon un communiqué. L'accord prévoit qu'Areva détiendra 66,65% de la société créée en vue de l'exploitation du gisement, contre 33,35% pour l'Etat du Niger. Le démarrage de la production du site "à l'horizon 2012 permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d'uranium", indique le communiqué. Le gisement devrait produire 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime pendant plus de 35 ans. Il fera l'objet d'un investissement initial de plus de 1,2 milliard d'euros et engendrera près de 1.400 emplois directs, affirme Areva. Areva a extrait environ 6.300 tonnes d'uranium en 2007, soit 15% de la production des mines dans le monde, affirme le groupe qui a pour ambition de porter sa production à 12.000 tonnes en 2012. Areva indique par ailleurs vouloir dépenser 6 millions d'euros par an pendant les cinq prochaines années pour des actions dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la formation, des transports et de l'accès à l'eau et à l'énergie des populations locales. Les relations entre le Niger et Areva s'étaient dégradées à l'été 2007 avec l'expulsion de Dominique Pin, le patron local d'Areva, accusé de financer les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), actifs dans le nord où se trouvent les gisements d'uranium. Le Niger et le groupe français avaient enterré la hache de guerre en janvier 2008 en concluant un accord qui prévoyait une hausse des prix d'achat de l'uranium de 50% pour 2008 et 2009 et "l'agrément" pour Areva de lancer le projet d'exploitation du gisement d'Imouraren. Depuis début 2007, les autorités nigériennes sont confrontées aux actions du MNJ qui réclame une plus grande part pour les populations locales des bénéfices tirés de l'uranium, extrait dans le nord du pays et dont le Niger est troisième producteur mondial. Quatre cadres français du groupe nucléaire français avaient été enlevés en juin par des rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) puis libérés quelques jours plus tard. Numéro un mondial du nucléaire civil et premier employeur privé du Niger, Areva exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium. Areva exploite des mines d'uranium principalement au Canada, au Niger et au Kazakhstan. La plus grande mine d'uranium dans le monde est actuellement celle de McArthur River dans la province canadienne de Saskatchewan (centre), avec des réserves estimées à 367 millions de livres.



Niger: Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir autorisé le décaissement d'environ 5 millions de dollars en faveur du Niger en vertu de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) qui lui a été accordée au printemps

WASHINGTON, 22 déc 2008 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir autorisé le décaissement d'environ 5 millions de dollars en faveur du Niger en vertu de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) qui lui a été accordée au printemps. Ce versement porte à environ 10,1 millions de dollars le montant des fonds versés au Niger dans le cadre de ce prêt à taux d'intérêt très faible, indique le FMI dans un communiqué. L'accord triennal signé entre le FMI et le Niger au printemps prévoit que celui-ci puisse recevoir jusqu'à 35,3 millions de dollars au total. Le FMI note que le nouveau décaissement a été approuvé bien que le Niger ne respecte pas tous les critères imposés pour l'octroi de cette aide, notamment en matière de réduction des arriérés de paiement de l'Etat. Il relève néanmoins que les autorités de Niamey "ont répondu de manière correcte à la crise alimentaire du premier semestre de 2008", période pour laquelle "la performance budgétaire a été satisfaisante" aux yeux de l'organisation internationale.


Niger: Des milliers de manifestants ont demandé dimanche à Niamey au parlement de "prolonger de trois ans" le mandat du président Mamadou Tandja qui expire en décembre 2009

NIAMEY, 21 déc 2008 - Des milliers de manifestants ont demandé dimanche à Niamey au parlement de "prolonger de trois ans" le mandat du président Mamadou Tandja qui expire en décembre 2009, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous, citoyens et citoyennes, suggérons aux institutions de la république, à la classe politique et à la société civile, une transition politique de trois ans allant du 22 décembre 2009 au 22 décembre 2012", indique une déclaration lue par Boubacar Mazou, un organisateur de la manifestation qui a eu lieu dimanche à Niamey et à laquelle M. Tandja n'a pas participé. Cette demande a été faite le jour du 4ème anniversaire du second mandat du président Tandja et en présence du Premier ministre Seïni Oumarou et des membres du gouvernement. La déclaration propose "le maintien en l'état de toutes les institutions de la république jusqu'en 2012", notamment le parlement dirigé par Mahamane Ousmane, le principal allié du régime. Pendant cette transition, il sera mis en place "un gouvernement d'entente nationale" et élaboré une constitution pour une sixième république, poursuit la déclaration. Aucune élection ne serait organisée dans cette période, mentionne la déclaration. "Nous demandons au président de la république d'accepter notre humble proposition et à l'assemblée nationale de la prendre en compte dans son ordre du jour, lors de ses prochaines sessions, pour statuer définitivement sur sa faisabilité", indique la déclaration. Selon les manifestants, cette prolongation doit permettre à M. Tandja de "régler l'insécurité au Nord (rébellion touareg)", de "parachever" un second pont à Niamey, une raffinerie à Zinder, l'exploitation du gisement de pétrole à Diffa, du gisement d'uranium d'Imouraren (nord) et un barrage sur le fleuve Niger. La constitution nigérienne ne prévoit aucune prolongation du mandat présidentiel et interdit à M. Tandja de briguer un troisième mandat puisqu'en fin décembre 2009, date de la prochaine présidentielle, il aura effectué deux quinquennats successifs depuis 1999. Le président a plusieurs fois promis de se retirer à la fin de son mandat. Plusieurs organisations de la société civile ont estimé que, dans le cas contraire, il violerait son serment sur le Coran (livre saint des musulmans) et serait passible de la Haute cour nationale de justice.


Niger: L'Allemagne va doubler son aide budgétaire au Niger pour la porter à 69,5 millions d'euros pour la période 2008-2010 contre 33 millions d'euros en 2005-2007

NIAMEY, 11 déc 2008 - L'Allemagne va doubler son aide budgétaire au Niger pour la porter à 69,5 millions d'euros pour la période 2008-2010 contre 33 millions d'euros en 2005-2007, a-t-on appris jeudi de source officielle. L'annonce du doublement de l'aide a été faite à l'issue de discussions entre les délégations des deux pays la semaine dernière à Niamey, selon un communiqué gouvernemental transmis à l'AFP. En plus de cet appui budgétaire, Berlin a promis une enveloppe "complémentaire" de 11 millions d'euros pour financer des projets d'irrigation le long du fleuve Niger, principal cours d'eau de ce pays quasi désertique. Fin octobre, le ministre belge de la Coopération, Charles Michel, avait également annoncé à Niamey que son pays portait à 52 millions d'euros son aide au Niger pour 2009-2012 contre quelque 28 millions en 2004-2008.


Niger : La production céréalière du Niger est en hausse de 37% en 2008 par rapport à 2007 avec 4,6 millions de tonnes, pays souvent confronté à de graves disettes

NIAMEY, 10 déc 2008 - Le Niger, souvent confronté à de graves disettes, a enregistré cette année une production céréalière de plus de 4,6 millions de tonnes, en hausse de 37% par rapport à 2007, a indiqué mercredi le ministère du Développement agricole. La production brute de céréales de base (mil, sorgho, maïs et fonio) a atteint 4.625.540 tonnes en 2008 contre 3.368.716 tonnes lors de la précédente campagne, d'après des données communiquées à l'AFP par la direction des statistiques agricoles de ce ministère. Si l'on soustrait les pertes et les quantités réservées aux semences de la prochaine campagne, la production céréalière disponible en 2009 est de 3.905.009 tonnes. La performance agricole du Niger cette année est due à "une bonne pluviométrie" et à "une faible pression parasitaire", a expliqué une source à la direction des statistiques agricoles. La production disponible pour 2009 suffira à "couvrir largement" les besoins du pays évalués à 3.303.742 tonnes de céréales, d'après les projections du ministère. Le Niger doit néanmoins importer du riz et du blé pour couvrir ses besoins, a récemment déclaré devant les députés le ministre du Développement agricole, Mahaman Moussa. Pays désertique, le Niger ne dispose que d'une saison des pluies (juin à septembre) et tout retard prolongé peut compromettre les récoltes céréalières dont dépend plus de 80% de la population. En 2005, quelque 3,2 millions de personnes avaient été frappées par de graves pénuries alimentaires, consécutives à la sécheresse et aux attaques de criquets pèlerins à l'issue de la campagne agricole 2004.


Niger
: Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Niamey contre une éventuelle modification de la Constitution
NIAMEY, 30 nov 2008 - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Niamey contre une éventuelle modification de la Constitution qui permettrait au président nigérien Mamadou Tandja de briguer fin 2009 un troisième mandat, a constaté un correspondant de l'AFP. Réunis devant le parlement, les protestataires ont dénoncé les manifestations orchestrées depuis fin octobre dans le pays par des "comités de soutien" pour inciter M. Tandja à rester aux affaires pour "parachever de grands chantiers", notamment la construction d'un barrage, d'un second pont sur le fleuve Niger, d'une raffinerie ou l'exploitation de gisements de pétrole. "Un troisième mandat de M. Tandja sonnera le glas de la démocratie et inaugurera l'ère d'un pouvoir monarchique", a déclaré Mamane Hamissou, de la Coordination de la société civile nigérienne (CSCN), instigateur de la manifestation. M. Hamissou a lancé un appel "à la mobilisation pour faire obstacle à une supercherie politique et aux prédateurs de la démocratie". Elu en décembre 2004 pour un second mandat de 5 ans, Mamadou Tandja, un militaire à la retraite, a plusieurs fois répété qu'il se retirerait à la fin de ses deux mandats. Les manifestations l'incitant à se représenter sont tolérées par les autorités. La première a eu lieu le 27 octobre à Zinder, deuxième ville du pays, où des milliers de personnes ont défilé en brandissant des portraits géants et arborant des tee-shirts à l'effigie de M. Tandja. La constitution précise que ses articles 36, qui limite le mandat présidentiel à deux quinquennats consécutifs, et 141, qui accorde l'amnistie aux auteurs du coup d'Etat de 1999 ayant coûté la vie au président Ibrahim Baré Maïnassara, "ne peuvent faire l'objet d'aucune révision". Le président Tandja est depuis lundi dernier au Maroc, en "visite privée" selon l'ambassadeur du Niger à Rabat, Mme Ramatou Diori Hamani. Des informations contradictoires ont toutefois circulé durant la semaine à propos de cette visite, au cours de laquelle Mamadou Tandja aurait -selon une source hospitalière marocaine- effectué des examens médicaux. Mme Diori Hamani a démenti catégoriquement toute hospitalisation.


Niger
: La France a porté à trois millions d'euros ses dons destinés à l'aide alimentaire au Niger en 2008, avec l'octroi en novembre d'une nouvelle tranche d'un million

NIAMEY, 18 nov 2008 - La France a porté à trois millions d'euros ses dons destinés à l'aide alimentaire au Niger en 2008, avec l'octroi en novembre d'une nouvelle tranche d'un million, a annoncé mardi l'ambassade de France à Niamey. Un protocole relatif à un don d'un million d'euros a été signé le 14 novembre par la France et le Niger, selon un communiqué. Cette somme s'ajoute à un versement de deux millions d'euros versé en avril. Ces fonds seront gérés par le Dispositif national de prévention et de gestion des crises du Niger. Le Niger est régulièrement confronté à de graves pénuries vivrières, généralement causées par la sécheresse. Plus de 80% de ses 13 millions d'habitants vivent d'une agriculture archaïque.

Niger: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un prêt et un don de 62 millions de dollars US pour la régénération des écosystèmes dans la vallée du Niger

TUNIS, 3 nov 2008 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un prêt et un don de 62 millions de dollars US pour la régénération des écosystèmes dans la vallée du Niger, dans un communiqué publié lundi à Tunis, siège provisoire de la banque. Ce montant contribuera à la construction d'un barrage d'une capacité de 1,6 milliard de mètres cube pour la régulation du débit du fleuve qui permettrait une augmentation des productions agricole et énergétique, une renforcement des capacités économiques et l'accès à l'électricté et à l'eau potable. L'ouvrage contribuera à la création de conditions favorables à la réduction des risques climatiques, selon la BAD. Le Niger a connu une grave crise alimentaire en 2005 et les engagements de la BAD s'y élèvent à 524,7 millions de dollars US depuis 1970.


Niger: La Cour suprême du Niger a inculpé vendredi l'ex-ministre de la justice, Maty El hadj Moussa, notamment pour "enrichissement illicite" entre 2001 et 2007

NIAMEY, 1 nov 2008 - La Cour suprême du Niger a inculpé vendredi l'ex-ministre de la justice, Maty El hadj Moussa, notamment pour "enrichissement illicite" entre 2001 et 2007, a annoncé samedi son avocat à la presse. La Cour a délivré le même jour un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre, qui a été laissé en liberté, a affirmé Me Yahaya Abdou, ajoutant que la Cour a déjà ouvert une information judiciaire. "Il est reproché à mon client des faits +d'enrichissement illicite+, de posséder un patrimoine d'une importance telle que son revenu ne lui permet pas d'avoir", a expliqué Me Abdou. L'avocat, se référant à la Constitution, conteste "la compétence" de la cour suprême pour juger un ancien ministre et estime que "seule" la Haute cour de justice, une institution émanant du parlement, est habilitée à le faire. "Nous avions soulevé (en vain) l'incompétence de la Cour suprême (...), d'autant que les faits pour lesquels mon client est poursuivi ont été commis pendant qu'il assumait sa fonction ministérielle", a-t-il ajouté. L'article 118 de la Constitution stipule que la Haute cour de justice est "compétente pour juger les membres du gouvernement en raison de faits qualifiés crimes ou délits commis dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions". Ancien Procureur du tribunal de Niamey, Maty El hadj Moussa avait été nommé ministre de la Justice en 2001 dans l'équipe de l'ex-Premier ministre Hama Amadou renversée par une motion surprise au Parlement en mai 2007. M. Amadou est lui-même incarcéré depuis le 26 juin dans une prison de haute sécurité à l'ouest de Niamey pour "détournement de fonds publics". En 2007, le président Mamadou Tandja a annoncé le lancement d'une "opération mains propres" pour lutter contre la corruption. Cette opération est fortement contestée surtout par les partisans d'Hama Amadou qui ont manifesté le 19 octobre à Niamey pour exiger sa libération et dénoncer l'opération qui ne vise, selon eux, que ses proches. Hama Amadou qui est toujours président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) avait dénoncé une "machination" du président Tandja pour l'écarter de la présidentielle de 2009, à laquelle il peut pas se présenter, selon la Constitution.


Niger: La première pierre d'une raffinerie de pétrole financée par une société publique chinoise a été posée lundi près de Zinder (centre-est), en présence du président nigérien Mamadou Tandja

NIAMEY, 27 oct 2008 - La première pierre d'une raffinerie de pétrole financée par une société publique chinoise a été posée lundi près de Zinder (centre-est), en présence du président nigérien Mamadou Tandja, a rapporté la radio publique. D'une capacité de 20.000 barils par jour, l'ouvrage sera construit en trois ans pour un coût d'environ un milliard de dollars, dans le cadre d'un contrat conclu début juin avec la China national oil and gas development and exploration corporation (CNODC). Ce contrat autorise la CNODC à prospecter et exploiter du pétrole à Agadem, dans la région de Diffa (est) voisine de Zinder, la deuxième ville du pays. Des recherches menées sur le bloc d'Agadem par des compagnies étrangères depuis 1985 ont permis de mettre au jour des réserves de 324 millions de barils de brut, cependant jugées jusque-là "insuffisantes" pour rentabiliser l'exploitation. La CNODC s'est engagée à investir 300 millions de dollars (127 milliards CFA) pour poursuivre la prospection et forer 18 nouveaux puits dans les huit prochaines années. L'exploitation du pétrole n'a pas encore officiellement débuté au Niger.


Niger: Le correspondant de Radio France internationale (RFI) au Niger, Moussa Kaka, est sorti mardi de la prison de Niamey après plus d'un an de détention

NIAMEY, 7 oct 2008 - Le correspondant de Radio France internationale (RFI) au Niger, Moussa Kaka, est sorti mardi de la prison de Niamey après plus d'un an de détention, a constaté un journaliste de l'AFP. La cour d'appel de Niamey avait ordonné un peu plus tôt sa mise en liberté provisoire "d'office", selon son avocat Me Fodi Boureima Mamadou. Les faits reprochés au correspondant de RFI ont été requalifiés mardi en "atteinte à l'intégrité du territoire national par entente avec les éléments du MNJ", le Mouvement des Nigériens pour la Justice, une rébellion touareg. La cour d'appel a également ordonné le renvoi du journaliste devant un tribunal correctionnel, a précisé l'avocat à la presse. Moussa Kaka avait été arrêté le 20 septembre 2007, puis inculpé de "complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg. Il est poursuivi sur la base d'enregistrements d'écoutes téléphoniques, les seules preuves à charge qui contenaient des conversations avec notamment Agaly Alambo, chef du MNJ. Niamey a toujours affirmé que Moussa Kaka, également correspondant de Reporters sans frontières (RSF) et directeur de la radio privée Saraounya, n'avait pas été arrêté en raison de ses activités journalistiques. Le président Mamadou Tandja a toujours nié l'existence d'une rébellion touareg, refusant de dialoguer avec le MNJ dont il qualifie les chefs de "bandits armés et de trafiquants de drogue".


Niger: Le patron de Radio France internationale, Alain de Pouzilhac, a sollicité la clémence du président nigérien Mamadou Tandja dans l'affaire du correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, détenu depuis un an

NIAMEY, 24 sept 2008 - Le patron de Radio France internationale (RFI) Alain de Pouzilhac a sollicité la clémence du président nigérien Mamadou Tandja dans l'affaire du correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, détenu depuis un an, a indiqué mercredi la télévision nigérienne. "Nous avons rencontré le président (Mamadou Tandja), nous lui avons demandé, au sujet du problème de Moussa Kaka, sa clémence et sa compréhension", a déclaré Alain de Pouzilhac à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat nigérien à Niamey. La détention du correspondant de RFI à Niamey est "une épine que nous avions dans le pied", a-t-il expliqué en évoquant "la grande sagesse et la grande disponibilité" du président. "On a discuté très ouvertement de ce problème et on a demandé sa clémence", a indiqué M. de Pouzilhac, PDG de la holding "Audiovisuel extérieur de la France" qui regroupe RFI, TV5Monde et France 24. Christine Ockrent, directrice générale de la holding, a assisté à cette rencontre. Le correspondant de RFI a été arrêté le 20 septembre 2007, puis inculpé de "complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg. La semaine dernière, le parquet a demandé à la cour d'appel de Niamey de requalifier ces accusations en "acte tendant à nuire à la Défense nationale", selon son avocat. La cour doit rendre son verdict le 7 octobre sur une ordonnance de non-lieu délivrée par le doyen des juges d'instruction chargé du dossier. Le journaliste est poursuivi sur la base d'écoutes téléphoniques, seules preuves à charge, qui contenaient des conversations notamment avec Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Niamey a toujours affirmé que Moussa Kaka, également correspondant de Reporters sans frontières (RSF) et directeur de la radio privée Saraounya, n'avait pas été arrêté en raison de ses activités journalistiques. Les journalistes privés du Niger, Reporters sans Frontières (RSF) et Amnesty International ont demandé sa libération, en dénonçant "l'acharnement des autorités nigériennes".



Niger: Le président nigérien Mamadou Tandja a prolongé de trois mois le renforcement des pouvoirs d'intervention des forces de sécurité dans le nord du Niger, théâtre d'affrontements entre l'armée et les rebelles touaregs

NIAMEY, 21 août 2008 - Le président nigérien Mamadou Tandja a prolongé de trois mois le renforcement des pouvoirs d'intervention des forces de sécurité dans le nord du Niger, théâtre d'affrontements entre l'armée et les rebelles touaregs, a annoncé jeudi la radio d'Etat. Le chef de l'Etat a signé un décret relatif au prolongement de l'"état de mise en garde", instauré il y a un an dans le nord du pays. Cette mesure vise de fait à accroître les pouvoirs des forces de sécurité dans cette région. La "mise en garde" avait été décrétée le 24 août 2007 après l'intensification des combats entre militaires et rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). La zone de conflit est depuis interdite aux journalistes. Ce prolongement survient après les menaces rebelles de "multiplier les attaques partout" sur le territoire afin de contraindre les autorités à prendre en compte leurs revendications. Le MNJ exige une plus grande prise en compte des Touareg dans le secteur minier local, dans l'armée, dans les corps para-militaires et l'administration. Ce mouvement, qui détient officiellement six soldats, a déjà revendiqué de nombreuses attaques meurtrières contre des cibles militaires et civiles. Lundi, la télévision d'Etat nigérienne avait annoncé que le chef du MNJ, Agaly Alambo, avait pris l'engagement "de déposer les armes", lors d'une rencontre la veille avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Oubari dans le sud-ouest de la Libye. L'information avait été aussitôt démentie par Boutali Ag Tchiweren, porte-parole de la rébellion, qui avait affirmé que son mouvement allait "poursuivre la lutte armée".



Niger: Le juge en charge du dossier du correspondant de RFI au Niger Moussa Kaka a signé mercredi une ordonnance de non-lieu en faveur du journaliste écroué depuis dix mois pour des liens présumés avec les rebelles touareg

NIAMEY, 23 juil 2008 - Le juge en charge du dossier du correspondant de RFI au Niger Moussa Kaka a signé mercredi une ordonnance de non-lieu en faveur du journaliste écroué depuis dix mois pour des liens présumés avec les rebelles touareg, a annoncé la radio Saraounia. "Le doyen des juges d'instruction en charge du dossier a reçu ce matin Moussa Kaka pour lui notifier une ordonnance de non-lieu", a indiqué Saraounia, la radio que Moussa Kaka dirigeait avant son incarcération. "Le juge estime donc que l'infraction ne tient pas et qu'il n'y a pas lieu de le poursuivre", a expliqué à la radio Soly Abdourahamane, un ancien procureur près la Cour suprême du Niger. Moussa Kaka devra être remis en liberté, sauf si le ministère public décide de faire appel de la décision du juge, a-t-il souligné. Le 23 juin le même juge d'instruction avait décrété une mise en liberté provisoire pour M. Kaka, mais le procureur avait fait appel et Moussa Kaka avait dû réintégrer la prison de Niamey où il est incarcéré depuis le 26 septembre pour "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg. En février dernier, la Cour d'appel de Niamey avait annulé une ordonnance de remise en liberté du journaliste prise par le juge d'instruction de l'époque. Dessaisi depuis, ce juge avait estimé irrecevables des enregistrements d'écoutes téléphoniques, les seules preuves à charge. En mai suivant, saisie en cassation par la défense, la Cour suprême avait également refusé la liberté provisoire. Moussa Kaka est passible de la prison à vie. Niamey a toujours affirmé que Moussa Kaka, également correspondant de Reporters sans frontière (RSF), n'a pas été arrêté en raison de ses activités journalistiques.



Niger: L'Union européenne a décidé vendredi de débloquer quelque 300 milliards de FCFA au cours des six prochaines années pour aider le Niger à combattre la pauvreté et désenclaver son vaste territoire

NIAMEY, 4 juil 2008 - L'Union européenne (UE) a décidé vendredi de débloquer quelque 300 milliards de FCFA (plus de 458,7 millions d'euros) au cours des six prochaines années pour aider le Niger à combattre la pauvreté et désenclaver son vaste territoire, a-t-on appris de source officielle. Cette aide entre dans le cadre du 10e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2008-2013. L'accord a été signé à Niamey par Hans-Peter Schadeck, chef de la délégation de la Commission européenne et le ministre nigérien des Finances Ali Lamine Zène. Alain Holleville, ambassadeur de France au Niger, dont le pays assure la présidence de l'UE, a assisté à la cérémonie. Sur ces fonds, 100 milliards de FCFA (152,9 millions d'euros) sont destinés à soutenir la croissance en zone rurale, où vivent la majorité des Nigériens, et à la construction d'infrastructures routières pour désenclaver ce vaste et désertique pays. Quelque 120 milliards de FCFA (183,5 millions d'euros) constituent un appui budgétaire et 60 autres milliards de FCFA (91,7 millions d'euros) iront à "la gouvernance et aux réformes institutionnelles", a précisé M. Schadeck. Cette aide traduit "la résolution" de l'UE à appuyer les efforts du Niger en vue de "réduire la pauvreté et à consolider l'Etat de droit et la démocratie", a-t-il souligné. C'est la preuve que "les Européens manifestent leur intérêt de manière tangible au Niger", a déclaré Alain Holleville, à l'issue d'un entretien vendredi avec le président Mamadou Tandja.



Niger: L'ex-Premier ministre Hama Amadou poursuivi par la justice dans une affaire de fonds publics, a été arrêté et écroué dans une prison de haute sécurité dans l'ouest du pays

NIAMEY, 26 juin 2008 - L'ex-Premier ministre Hama Amadou poursuivi par la justice dans une affaire de fonds publics, a été arrêté et écroué dans une prison de haute sécurité dans l'ouest du pays, ont annoncé jeudi soir plusieurs radios nigériennes. Koutoukalé est une prison de haute sécurité près de Tillabéri (ouest), à une centaine de km de la capitale. Selon la radio privée Dounia, M. Amadou a été transféré après avoir été auditionné par la Haute cour de justice, une juridiction créée au sein du parlement. Le secrétaire général du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au parti), Sala Habi, a confirmé l'arrestation de M. Amadou. Peu après l'arrestation de M. Amadou, des échauffourées ont opposé ses partisans aux forces de l'ordre qui les ont dispersés à coup de grenades lacrymogènes, ont indiqué des témoins à l'AFP. Le parlement, dominé par la mouvance présidentielle, avait voté lundi la mise en accusation de l'ex-Premier ministre qui devra donc comparaître en justice dans une affaire de fonds d'aides à la presse de 100 millions FCFA (152.240 euros, 234.707 dollars) en 2001. Nommé chef du gouvernement en janvier 2000 et renversé en mai 2007 par une motion de censure surprise, M. Amadou est toujours président de fait du parti au pouvoir, le MNSD. Le dauphin déchu accuse le président Mamadou Tandja d'être derrière une "machination" pour l'écarter de l'élection présidentielle de 2009, à laquelle M. Tandja ne peut se présenter. "C'est un acharnement méthodiquement organisé dont la finalité est de me liquider politiquement parce que je suis devenu le plus gênant", a affirmé récemment M. Amadou.



Niger: Des bailleurs de fonds ont promis mardi à Niamey plus de 906,5 millions d'euros pour financer un ambitieux programme censé sauver le fleuve Niger en péril

NIAMEY, 24 juin 2008 - Des bailleurs de fonds ont promis mardi à Niamey plus de 906,5 millions d'euros pour financer un ambitieux programme censé sauver le fleuve Niger en péril, a appris l'AFP de source officielle. A l'issue d'une table ronde entre bailleurs de fonds et représentants des Etats de l'Autorité du bassin du Niger (ABN), la Banque mondiale a promis 321 millions d'euros, la France 250 millions d'euros et la Banque islamique de développement (BID) 64,2 millions d'euros. La Banque ouest africaine de développement (BOAD), l'Union européenne (UE), l'Unesco, l'Allemagne, le Canada et l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont aussi annoncé d'importantes contributions. Ces fonds serviront à financer un programme quinquennal (2008-2012) d'un montant de 1,4 milliard d'euros, notamment la construction de barrages sur le fleuve et la Protection des ressources et des écosystèmes. Ce programme est un des quatre plans quinquennaux adoptés fin avril par un sommet de l'ABN d'un coût global de 5,560 milliards d'euros et visant à mener des actions d'envergure dans les 20 prochaines années pour sauver le fleuve également menacé par la baisse de la pluviométrie, l'ensablement et les végétaux flottants. Troisième fleuve d'Afrique, le Niger long de 4.200 km couvre un bassin de 2,1 millions de km2 et assure la survie de plus de 110 millions de personnes. Cette population du bassin doublera d'ici à 2025 du fait de la forte croissance démographique de 3% par an, d'après l'ABN. Les 9 Etats de l'ABN sont: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire Guinée, Mali, Nigeria, Tchad et Niger.



Niger: Pour un contrat qui doit rapporter au trésor nigérien quelque 300 millions de dollars, le Niger a accordé lundi à une société chinoise l'autorisation de prospecter et d'exploiter du pétrole à Agadem, dans la région d'Agadez

NIAMEY, 3 juin 2008 - Le Niger a accordé lundi à une société chinoise l'autorisation de prospecter et d'exploiter du pétrole à Agadem, dans la région d'Agadez (nord), a annoncé mardi la radio publique. Le contrat, qui doit rapporter au trésor nigérien quelque 300 millions de dollars, a été signé avec la China national oil and gas development and exploration corporation (CNODC). Des recherches menées sur le bloc d'Agadem par plusieurs autres compagnies occidentales depuis 1985 ont permis de mettre au jour des réserves de 324 millions de barils, cependant jugées jusque-là "insuffisantes" pour rentabiliser l'exploitation. La CNODC de son côté s'est engagée à investir 300 millions de dollars (127 milliards CFA) pour poursuivre la prospection et forer 18 nouveaux puits dans les huit prochaines années. La CNODC prévoit également d'investir 1,2 milliard de dollars pour le démarrage de la phase d'exploitation du gisement. Elle s'est également engagée à construire un oléoduc pour le transport du brut et une raffinerie près de Zinder, la deuxième ville dans le centre-sud et voisine d'Agadez. D'une capacité de 20.000 barils par jour, la raffinerie sera construite en trois trois ans pour un coût d'environ un milliard de dollars. Des clauses prévoient des sanctions allant jusqu'à la rupture du contrat si la CNODC ne construit pas la raffinerie dans les délais prévus. La CNODC a également accepté de vendre une partie de sa production pour la consommation locale à "un prix abordable", selon le contrat. Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où une autre de ses sociétés, la China Nuclear Engineering and Construction Corporation (CNEC), prospecte de l'uranium à Teguidan Tessoumt (nord). Teguidan Tessoumt est un des deux permis de recherches accordés à la Chine et la production doit y débuter en 2010. La région d'Agadez est le théâtre d'une rébellion armée menée depuis 2007 par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). En guise d'avertissement à la Chine, qu'il accusait de soutenir l'armée nigérienne, le MNJ avait enlevé et relâché en juin 2007 un employé chinois travaillant sur le site de Teguidan Tessoumt.



Niger: La Banque islamique de développement (BID) a alloué mardi 50 millions de dollars pour financer la première phase de construction d'un barrage sur le fleuve Niger

NIAMEY, 7 mai 2008 - La Banque islamique de développement (BID) a alloué mardi 50 millions de dollars pour financer la première phase de construction d'un barrage sur le fleuve Niger, selon la télévision publique nigérienne. Cette première phase comporte notamment un programme de "régénération de l'écosystème et de mise en valeur de la vallée du Niger", a indiqué la télévision. Ces fonds font partie d'un prêt de 236 millions de dollars accordé fin novembre 2007 par la BID en vue de la construction de ce barrage à Kandadji (180 km de Niamey) qui doit commencer cette année selon les autorités. Une fois achevé, l'ouvrage permettra de stocker près de 1,6 milliard de mètres cubes d'eau et d'irriguer et exploiter quelque 222.000 hectares de terre sur les rives du fleuve. Le projet prévoit de coupler au barrage une centrale hydroélectrique dont les financements restent à trouver auprès de partenaires privés. Le Niger, 3e fleuve d'Afrique, dispose d'un bassin qui fait vivre plus de 110 millions de personnes. Il reste cependant confronté à des baisses drastiques de 20% à 55% de son débit en raison notamment des changements climatiques et de la pression démographique. Le 30 avril, les neuf Etats de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN) ont adopté à Niamey un programme d'investissement de 5,5 milliards d'euros en faveur du fleuve et une Charte devant garantir le partage "raisonnable et équitable" des eaux. Ces pays ont également décidé d'accélérer la construction de deux nouveaux barrages, dont celui de Kandadji au Niger et Taoussa au Mali, que la BID a aussi accepté de financer. Ces deux ouvrages censés accroître les potentiels agricoles, sont vitaux pour le Niger et le Mali, deux pays désertiques pauvres régulièrement en proie à des crises alimentaires dues à la sécheresse.



Niger: La France a accordé au Niger une enveloppe de plus de 11 milliards de FCFA pour financer un programme de distribution d'eau potable et de ravitaillement en vivres des populations

NIAMEY, 1 mai 2008 - La France a accordé au Niger une enveloppe de plus de 11 milliards de FCFA (16,8 millions d'euros) pour financer un programme de distribution d'eau potable et de ravitaillement en vivres des populations, a annoncé jeudi la télévision nationale. Les deux conventions d'aide ont été signées mercredi à Niamey entre le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, et deux ministres nigériens. La première, signée avec le ministre des Finances Ali Lamine Zène, porte sur plus de 9,8 milliards de FCFA destinés à financer un programme d'alimentation en eau potable des habitants de six régions du pays et cinq quartiers de la capitale. Les fonds iront à la construction de 24 forages, 8 châteaux d'eau, 85 bornes fontaines et à une opération destinée à permettre aux familles en milieu urbain de se brancher sur le réseau d'eau potable à moindre coût. La seconde convention, portant sur 1,3 milliard de FCFA et signée avec le ministre des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou, est destinée à renforcer la sécurité alimentaire dans plusieurs zones vulnérables. Elle permettra de ravitailler des banques céréalières, où les paysans peuvent acheter des céréales à des prix plus bas que sur les marchés locaux. Elle servira également à l'achat de vivres et de semences qui seront distribuées gratuitement aux populations vivant dans des zones déficitaires à l'issue de la précédente campagne agricole. Les problèmes d'eau et d'alimentation sont cruciaux pour le Niger, pays très aride où 80% de la population vit de l'agriculture et où les points d'eau créent des tensions entre les communautés.



Niger: Les opérateurs économiques nigériens menacent de boycotter le port de Cotonou au Bénin, par où transite l'essentiel de leur fret mais qui va instituer à compter du 1er avril de nouvelles taxes, notamment de 5% sur la valeur de toutes les marchandises

NIAMEY, 26 mars 2008 - Les opérateurs économiques nigériens menacent de boycotter le port de Cotonou au Bénin, par où transite l'essentiel de leur fret mais qui va instituer à compter du 1er avril de nouvelles taxes. La douane béninoise a adressé aux opérateurs du Niger, pays totalement enclavé, une correspondance relative à ces nouvelles taxes, notamment de 5% sur la valeur de toutes les marchandises déclarées et en transit vers le Niger, a dit à la télévision Moussa Sidi, vice-président de la Chambre de commerce nigérienne. M. Sidi estime que ces charges supplémentaires interviennent à une période où le gouvernement nigérien tente de faire face à la flambée des prix des produits de première nécessité. "Si ces mesures sont appliquées, nous irons vers un bras de fer qui va nous obliger à boycotter le port de Cotonou", a-t-il menacé. Il a indiqué que les opérateurs nigériens allaient ainsi se tourner vers les port de Côte d'Ivoire, du Ghana ou du Togo. Le port d'Abidjan a ouvert fin février une représentation à Niamey et proposé des facilités financières et logistiques afin de réduire les coûts élevés des transports générés par le long trajet de plus de 1.708 km entre les deux capitales. Abidjan est ainsi prêt à acheminer par rail l'ensemble du fret nigérien puis à l'entreposer à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso située à 500 km de Niamey. Le port de Cotonou est néanmoins le plus proche de Niamey, à 1.000 km, et a vu transiter en 2006 plus de 900.000 tonnes du fret maritime nigérien estimé au total à 1.300.000 tonnes. C'est aussi par Cotonou que le groupe français Areva, qui exploite depuis 40 ans deux mines d'uranium au Niger, évacue son minerai.



Niger: Le gouvernement nigerien vient d'accorder dix-neuf permis de prospection de l'uranium à sept compagnies étrangères, dont les investissement et les recettes fiscales que doivent générer les travaux pendant trois ans sont évalués à près de 21 milliards de FCFA

NIAMEY, 1 mars 2008 - Le Niger vient d'accorder dix-neuf permis de prospection de l'uranium à sept compagnies étrangères, dans la région d'Agadez (nord), théâtre depuis un an d'une rébellion armée touareg, a-t-on appris samedi. Selon un communiqué officiel, les compagnies retenues sont notamment australienne, anglo-sud africaine, indiennes, canadiennes. Les autorités évaluent à 32 millions d'euros les investissements et les recettes fiscales que doivent générer les travaux pendant trois ans. Quelque 500 emplois et des infrastructures communautaires seront également créées au profit des populations locales, selon le communiqué. Grâce à la récente remontée des cours de l'uranium, qui s'étaient effondrés dans les années 80, et surtout à la suite de la décision de la Chine de développer le nucléaire civil, les autorités nigériennes ont décidé de diversifier leur partenaires dans l'exploitation du minerai. Ainsi, en août 2007, le Niger avait déjà délivré 29 permis de recherches et d'exploitation d'uranium à de nouvelles sociétés, mettant fin à 40 ans de quasi monopole du groupe français Areva sur la prospection, l'exploitation et la vente de son uranium. En plus des deux gisements qu'il exploite dans le Nord, Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, a obtenu en janvier l'autorisation d'investir plus d'1 milliard d'euros pour exploiter un site géant d'extraction à Imouraren. Avec une production de près de 5.000 tonnes d'uranium par an, Imouraren, estimé à 200.000 tonnes, placera le Niger au deuxième rang mondial à l'horizon 2011. Actuellement le Niger est numéro 3 mondial et, paradoxalement, l'un des pays les plus pauvres du monde.



Niger: Le groupe français Areva a annoncé dimanche avoir renouvelé son partenariat avec le Niger pour 2008 et 2009 et sa volonté d'investir plus d'un milliard d'euros dans la mine d'uranium d'Imouraren, dans le nord du Niger

PARIS, 13 jan 2008 - Le groupe français Areva a annoncé dimanche avoir renouvelé son partenariat avec le Niger pour 2008 et 2009 et sa volonté d'investir plus d'un milliard d'euros dans la mine d'uranium d'Imouraren, dans le nord du Niger. Ce partenariat, déjà renouvelé pour 2007 en août dernier dans un contexte de crise après l'expulsion du Niger d'un directeur local d'Areva, prévoit "une augmentation des prix d'environ 50% afin de refléter la hausse récente des prix long terme", explique le groupe. Areva a aussi obtenu "l'agrément du gouvernement pour lancer le projet d'exploitation du gisement d'Imouraren", dans lequel il va investir "plus d'un milliard d'euros" (près de 650 milliards de FCFA). Cette mine "constituera le plus grand projet industriel minier jamais envisagé au Niger, le plaçant au deuxième rang mondial avec une production de près de 5.000 tonnes d'uranium produites annuellement". Ce projet minier "permettra la création de 1.400 emplois permanents et de très nombreux emplois induits", ajoute le groupe français. L'accord de ce partenariat qualifié d'"historique" a été signé à Niamey par le président du Niger, Mamadou Tandja, et Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva. Areva exploite deux mines dans le nord-ouest du Niger, Cominak et Somair, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium. Le renouvellement des contrats pour 2007 avait eu lieu en août alors que les autorités nigériennes avaient expulsé peu auparavant le représentant d'Areva au Niger, Dominique Pin, l'accusant de financer une rébellion touareg dans le Nord du pays. Le groupe a formellement démenti ces accusations. Depuis, "les malentendus ont été levés", a déclaré un porte-parole d'Areva joint par l'AFP à Niamey. Areva poursuivra son aide au développement du Niger au travers d'actions dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la formation, de l'accès à l'eau et à l'énergie auprès des populations locales, précise le communiqué.






Niger: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un prêt et un don de 62 millions de dollars US pour la régénération des écosystèmes dans la vallée du Niger
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