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L'actualité du Niger
(d'après l'Agence France Presse)

 

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Niger: Du bilan céréalier il se dégage un excédent net de 457.237 tonnes à l'issue de la campagne agricole 2006 au Niger


NIAMEY, 16 déc 2006 (AFP) - Le Niger, pays pauvre souvent confronté à des graves disettes, a enregistré cette année un excédent céréalier de 457.237 tonnes, a annoncé le gouvernement. "Du bilan céréalier il se dégage un excédent net de 457.237 tonnes à l'issue de la campagne agricole 2006", se félicite le conseil des ministres dans un communiqué reçu samedi. Les autorités expliquent ces bons résultats par "une excellente pluviométrie" et "une faible pression parasitaire". Toutefois, pour renforcer davantage les stocks céréaliers, le conseil des ministres a annoncé "le démarrage sans délai" d'une campagne nationale de cultures irriguées. Les cultures irriguées seront notamment menées le long du fleuve Niger, principal cours d'eau de ce pays quasi désertique et autour des retenues d'eau construites dans plusieurs régions. En dépit d'un excédent céréalier de 21.000 tonnes en 2005, près de 2 millions de personnes avaient été exposées à des pénuries vivrières en 2006 en raison de la sécheresse qui avait compromis les récoltes dans certaines zones, selon le ministère du Développement rural. Pour prévenir une situation de famine, le gouvernement et ses partenaires extérieurs ont distribué gratuitement des vivres à quelque 3 millions de personnes. En 2005, quelque 3,2 millions de personnes avaient été frappées par de graves pénuries alimentaires au Niger, consécutives à la sécheresse et aux attaques des criquets pèlerins à l'issue de la campagne agricole 2004. Le Réseau de prévention des crises alimentaires, réuni à Rome, avait annoncé le 13 décembre que les pays d'Afrique de l'ouest et du Sahel devraient connaître une bonne saison agricole grâce à une production de céréales prévisionnelle de 15 millions de tonnes. Entre octobre 2005 et novembre 2006, 350.000 tonnes d'aide alimentaire ont été envoyées au Sahel et dans les pays d'Afrique de l'ouest, dont 45% fournies par le Programme alimentaire mondial (PAM).


Niger: Estimé à plus de 15 millions de tonnes, la production céréalière au Sahel pour la campagne 2006 a augmenté de 3% par rapport à celle de 2005


NIAMEY, 14 déc 2006 - La production céréalière dans les neuf pays du Sahel pour la campagne 2006 a augmenté de 3% par rapport à la campagne précédente, selon un rapport du Centre agro-météorologique (AGRHYMET), basé à Niamey. "La production céréalière 2006-2007 du Sahel est estimée à 15.062.600 tonnes, et est en hausse de 3 % par rapport à celle de 2005-2006 et de 19 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années", indique un rapport de l'AGRHYMET, reçu jeudi à l'AFP. "L'AGRHYMET est une institution spécialisée du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) qui regroupe la Gambie, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Cap Vert. D'après cette institution, la bonne production de céréales au Sahel a été favorisée par une abondante pluviométrie, ayant occasionné de graves inondations notamment au Burkina Faso, au Niger et au Tchad, et par l'absence d'invasion de criquets pèlerins dans la zone. Tous les pays du CILSS enregistrent des excédents céréaliers, à l'exception de la Mauritanie et du Sénégal qui accusent des baisses respectives de 13% et 23%, d'après l'AGRHYMET. Les essaims de criquets repérés en octobre dernier en Mauritanie "ne devraient pas avoir de graves conséquences pour les cultures de cette saison", assure l'AGRHYMET, qui appelle toutefois à "des actions vigoureuses" pour éviter la migration de ces essaims vers les zones de reproduction printanières du sud du Maghreb. Des millions de sahéliens, majoritairement des enfants, ont souffert de famine en 2005, principalement au Niger, au Burkina et au Mali, en raison de la sécheresse et une forte invasion des criquets qui avaient ravagé les récoltes.


Niger : Mahamane Ousmane, un parlementaire nigérien, a été élu Président du parlement de la Cédéao pour la deuxième législature de quatre ans en succédant au malien Ali Nouhoum Diallo


ABUJA, 15 nov 2006 - Un parlementaire nigérien, Mahamane Ousmane, est devenu président du parlement de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), succédant au Malien Nouhoum Ali Diallo, a annoncé mercredi un communiqué. Ousmane, 56 ans, a été élu par 58 voix contre 37 à son compatriote Adamou Moumouni Djermakoye, sur un total de 96 et un nul, dans le parlement de 115 sièges. Le vote a eu lieu mardi à Abuja, la capitale du Nigeria, siège de l'organisation. Le nouvel élu dirigera la seconde législature de ce parlement régional durant quatre ans de transition, jusqu'en 2010. Sa principale tâche consistera à mettre en place un système qui permette l'élection des parlementaires régionaux au suffrage universel. Cette seconde assemblée de la Cédéao a entamé lundi sa session avec 115 députés de 14 des 15 pays membres. Elle devrait consolider les dossiers gérés durant la première législature en se concentrant sur la prévention des conflit en relation avec les organisations de la société civile. La première assemblée parlementaire avait achevé ses travaux le 15 novembre 2005, mais la convocation de la seconde avait été reportée en raison d'une réforme des institutions, selon des sources officielles. Le parlement est l'un des principaux centres de la Cédéao, créée il y a 31 ans pour promouvoir l'intégration, la paix et la stabilité régionales.


Niger: Des milliers de personnes ont manifesté au Niger contre l'arrêt des expulsions des Arabes Mahamides tchadiens du Niger


NIAMEY, 31 oct 2006 - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi pour la seconde fois en moins d'une semaine à Diffa, dans l'extrême est du Niger, contre l'arrêt des expulsions des Arabes Mahamides du Niger, a rapporté la radio privée Anfani. Confirmée par une source proche de la gendarmerie, la marche s'est terminée dans le calme devant le gouvernorat de Diffa. Une déclaration, lue par les organisateurs et retransmise à la radio, demande "l'expulsion immédiate des Arabes Mahamides du territoire du Niger". "Les Arabes Mahamides doivent être expulsés, autrement les populations se verraient contraintes de prendre les mesures adéquates pour défendre leurs biens et leur territoire", déclare la pétition. La marche était organisée par l'association des producteurs agro-pastoraux de la région. Mercredi, le Niger avait annoncé son intention d'expulser rapidement quelques dizaines de milliers de nomades Arabes Mahamides, en majorité des éleveurs, vers le Tchad, pays dont ils sont originaires, en raison des tensions portant sur l'exploitation des points d'eau et des pâturages avec les populations nigériennes de la région frontalière désertique de Diffa, aux confins du Niger, du Tchad et du Nigeria. Le gouvernement a annulé cette décision vendredi, expliquant que les Mahamides seraient redirigés vers des zones pastorales plus vastes et plus aptes à alimenter leurs grands troupeaux de chameaux qui menacent l'écosystème dans la région de Diffa. Le gouverneur de Diffa Oumarou Yacouba a promis de faire "fidèlement" remonter les revendications des manifestants au gouvernement central et a appelé la population au calme. Une autre manifestation est prévue mercredi à Mainé Soara, petite ville dans la région de Diffa dont est originaire le président Mamadou Tandja. L'association Nigérienne des Droits de l'Homme, l'ANDDH, a dénoncé dans un communiqué la "politisation de la situation des Arabes Mahamides" et demande au gouvernement de "tout mettre en ouvre pour faciliter la cohabitation entre peuples".


Niger: La BAD a approuvé un prêt et un don d'environ 21,5 milliards de F CFA pour financer le projet d’aménagement de la route Dori-Tera et de facilitation du transport sur le corridor Ouagadougou-Dori-Tera-Niamey


Tunis, le 27 octobre 2006 – Le conseil d’administration du Fonds africain de développement (Fad), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), a approuvé, vendredi à Tunis, un prêt et un don d’un montant total de 41.07 millions de dollars américains pour financer le projet d’aménagement de la route Dori-Tera et de facilitation du transport sur le corridor Ouagadougou-Dori-Tera-Niamey. L’objectif du projet est l’amélioration du niveau de service du réseau routier communautaire structurant en vue de promouvoir les échanges commerciaux sur les corridors d’intégration dans l’espace CEDEAO/UEMOA. Il vise à promouvoir les échanges commerciaux inter-Etats dans la région du Liptako-Gourma et aux moindres coûts généralisés des transports transfrontaliers et à contribuer à la réduction de la pauvreté dans la zone. Pour atteindre ces objectifs, les réalisations suivantes sont attendues : · La construction de 91 kms de route en bicouche entre Dori et Téra, avec une chaussée de 7 mètres de larges et deux accotements de 1,5 m de large chacun ; · L’aménagement de 22 kms de voiries urbaines connexes en bicouche avec une chaussée de 7 mètres de large et des accotements de 1,5 mètres chacun, dont 11 kms dans la ville de Dori et 11 kms dans la ville de Téra; · La connexion de 60 km de pistes rurales aménagées à la route principale; huit forages réalisés; deux centres de santé et deux marchés locaux réhabilités; deux écoles clôturées; · La juxtaposition, l’aménagement et l’équipement d’un poste de contrôle, comprenant des locaux administratifs, des aires de stationnement, des voies internes de circulation, des équipements de contrôle des charges à l’essieu, du matériel informatique ; · Les sensibilisations de 150 000 habitants de la zone à la protection de l’environnement, à la sécurité routière, au respect de la charge à l’essieu et au VIH/SIDA. Le coût total du projet est estimé à 30,90 millions d’UC (45,62 millions de dollars américains). Le prêt du Fad, d’un montant de 12,71 millions d’UC (18,76 millions de dollars américains), et le don, d’un montant de 15,11 millions d’UC (22,31 millions de dollars américains), financeront 90% du coût total du projet. Le gouvernement du Burkina Faso, le Niger et l’ UEMOA financeront le reliquat de 10%.


Niger: Vivant dans le région frontalière de Diffa au Niger de puis plus de trente ans, au moins 100 000 Arabes Mahamides seront expulsés vers le Tchad par le Niger suite à des problèmes entres certaines communautés


NIAMEY, 25 oct 2006 - Le Niger envisage d'expulser rapidement au moins 100.000 Arabes Mahamides vers le Tchad, en raison des problèmes entre cette communauté et les populations nigériennes de la région frontalière de Diffa, a annoncé mercredi un ministre du gouvernement nigérien. Les Arabes sont dans la région, pour certains, depuis plus de trente ans, depuis la grande sécheresse de 1974. Ils sont arrivés du Tchad et circulent librement dans la région qui englobe le sud-est Nigérien, le Tchad et le nord Nigéria. Selon une source proche dossier, cette expulsion massive devrait avoir lieu dans les cinq prochains jours. "Les Arabes Mahamites seront raccompagnés à la frontière par des militaires mais l'évacuation se fera de façon "pacifique," a pour sa part affirmé le ministre de l'intérieur Mounkaila Modi. "C'est un plan du gouvernement qui a demandé à ces éleveurs de repartir au Tchad", a précisé sous couvert d'anonymat ce ministre, joint par téléphone de Lagos. "Il y a souvent des rixes et des bagarres avec ces gens qui sortent alors les armes. Le président (nigérien Mamadou) Tandja tient beaucoup à la sécurité dans cette région", a poursuivi le ministre. Selon Siyelim Ben Hameda, un député originaire de la région, tout a commencé par une pétition signée par des chefs locaux traditionnels de la région de Diffa et N-guigmi qui se plaignaient des Arabes Mahamites. Ce n'était pas la première pétition de ce genre.


Niger: Le gouvernement nigérien interdit la tenue d'un Forum social prévu du 27 au 30 octobre au Niger par des ONG et associations nationales


NIAMEY, 23 oct 2006 - Le gouvernement nigérien a interdit lundi la tenue du deuxième Forum social nigérien, prévu du 27 au 30 octobre, dans une note transmise aux organisations non-gouvernementales et associations nationales à l'initiative de le rencontre. Selon le ministre porte-parole du gouvernement Mohamed Ben Omar, qui est intervenu sur les ondes d'une radio privée, "le gouvernement ne saurait accepter son procès sur son propre sol, et qui plus est par des étrangers". Mahame Hamissou, président de l'Association du droit à l'éducation (ADDE), et membre du Forum social, a jugé cette interdiction "aberrante, et une violation flagrante de notre Constitution". "Notre droit de manifestation est garanti par la Constitution. Un rassemblement ou une réunion ne constitue pas un danger pour la République. Le mensonge du gouvernement m'afflige" a-t-il ajouté. M. Ben Omar a jugé que "le Niger est un pays qui se respecte, où sévit la règle du droit. Nous ne pouvons pas laisser notre pays être géré par d'autres." "On n'a peur de personne. Le chef de gouvernement ne doit rendre des comptes qu'au peuple du Niger. Personne ne peut venir nous donner des leçons," a ajouté le ministre. Selon lui, le principe du Forum social est "d'amener les peuples ruraux à parler la langue de l'insurrection." Le Forum social devait regrouper quelques 1.000 acteurs de la société civile nigérienne, dont 175 délégués venant des sept régions du pays, et des invités internationaux en provenance de la sous-région et de l'Europe. Au cours de la première édition du Forum social nigérien, qui s'est tenue à Niamey du 25 au 29 septembre 2003, 500 acteurs de la société civile se sont retrouvés pour débattre des problèmes sociaux qu'affrontent les populations, échanger sur les programmes nationaux de développement et analyser les phénomènes de la globalisation. Le climat social est tendu au Niger après un printemps et un été de grèves et de "villes mortes," et la société civile, menée par la Coalition contre la vie chère, négocie actuellement avec le gouvernement une baisse des coûts de l'électricité, du carburant et des soins de santé. "Nous respectons le drapeau, l'hymne national et la Constitution," a ajouté M. Ben Omar, "et nous ne voulons pas installer une atmosphère dans laquelle on peut les dénigrer."


Niger: Pour un préjudice subi par l'Etat nigérien élevé à environ 1,118 milliards de F CFA, l'ancien ministre de l'Education Hamani Harouna accusé de corruption a été mis en accusation dimanche par l'Assemblée nationale avec 100 voix contre 2 et aussi abstentions


NIAMEY, 2 oct 2006 - Un ancien ministre nigérien de l'Education, Hamani Harouna, a été mis en accusation dimanche par l'assemblée nationale pour corruption et malversations dans la gestion de fonds publics, a rapporté lundi le quotidien gouvernemental Le Sahel. Selon l'indice de développement humain des Nations unies, le Niger est le pays le plus pauvre du monde. L'espérance de vie y est de 44 ans et seuls 14% des adultes savent lire et écrire. Hamani Harouna sera traduit devant la Haute cour de justice, une institution créée avec l'avènement de la démocratie au Niger en 1999, mais qui n'a jamais encore siégé. Plus de 100 députés ont voté la mise en accusation, deux s'y sont opposés et deux autres se sont abstenus, précise le quotidien. En juin 2006, un audit rendu public des programmes du ministère de l'éducation de base avait laissé apparaître de nombreuses surfacturations, des règlements de facture sans livraison, ainsi que des dépenses non autorisées. Cet audit avait entraîné le 27 juin le limogeage de Harouna Hamani ainsi que du ministre de la Santé, Ary Ibrahim. Le cas de ce dernier était examiné lundi par les députés. "Le préjudice subi par l'Etat s'élève à environ un milliard cent dix huit millions de FCFA" (environ 1,7 million d'euros), avait alors déclaré le ministre de la justice Maty Elhadj Moussa. Début septembre, le même ministre avait annoncé l'arrestation dans le même dossier de plus de trente fonctionnaires, hommes d'affaires et commerçants nigériens. Selon l'hebdomadaire privé Le Républicain, qui avait le premier fait état de cet audit, les bailleurs de fonds ont pour l'instant suspendu un décaissement attendu de 24 milliards de FCFA en attendant des remboursements promis par le gouvernement.


Niger: Pour un préjudice subi chiffré à environ 1,118 milliard de francs CFA, plus d'une trentaine de personnes soupçonnées de corruption dans le domaine de l'éducation ont été arrêtées


NIAMEY, 5 sept 2006 - Plus de trente fonctionnaires, hommes d'affaires et commerçants nigériens ont été arrêtés lundi pour corruption présumée dans le domaine de l'éducation, a annoncé mardi le ministre de la Justice, Maty Elhadj Moussa. "Nous demandons aux juridictions saisies des dossiers de les traiter avec toute la rigueur requise", a déclaré le ministre qui chiffre le préjudice subi à environ 1,118 milliard de FCFA (environ 1,7 million d'euros). En juin 2006, un audit des programmes du ministère de l'Education de base avait montré de nombreuses surfacturations, des règlements de facture sans livraison et des dépenses engagées non autorisées. Selon Le Républicain, hebdomadaire privé nigérien qui avait le premier fait état de cet audit, les bailleurs de fonds ont suspendu un décaissement de 24 milliards de FCFA en attendant des remboursements promis par le gouvernement. En annonçant la fin de l'enquête et l'implication au total d'une cinquantaine de personnes, le ministre a insisté sur "la volonté sans équivoque du gouvernement d'assainir la gestion des deniers publics". Le 27 juin, les ministres de la Santé et de l'Education de base et de l'alphabétisation avaient été limogés pour mauvaise gestion des fonds alloués par les bailleurs et partenaires au développement pour l'éducation au Niger. Evoquant les cas du ministre de la Santé Ari Ibrahim, ancien titulaire de l'Education de base et de l'alphabétisation, et de son successeur à l'Education de base, Harouna Hamani, un responsable du ministère de la Justice a juste indiqué que "de fortes présomptions pesaient sur eux". Selon M. Hamidou, leur dossier a été transmis à l'Assemblée Nationale car l'inculpation éventuelle d'anciens ministres ne peut être décidée que par la Haute cour de justice sur un vote de l'Assemblée Nationale. Selon l'indice de développement humain de l'ONU, le Niger est le pays le plus pauvre du monde. L'espérance de vie y est de 44 ans et seuls 14% des adultes nigériens savent lire et écrire.


Niger: la seule usine de production de textile du Niger, engluée dans de graves difficultés dues à des coûts de production élevés et à la concurrence née de l'afflux de tissus bon marché qui inondent le pays en provenance d'Asie, licencie près des deux tiers de ses employés


NIAMEY, 30 août 2006 - L'Enitex, unique entreprise de production de textile au Niger, a licencié près des deux tiers de ses 715 agents en raison de graves difficultés financières, a-t-on appris mercredi de source syndicale. "Ce sont 446 agents des départements de filature et de tissage qui ont été licenciés et c'est la résultante des difficultés financières que traverse l'usine", a affirmé Abdoul-Nasser Seydou, dirigeant du Syndicat démocratique des travailleurs des industries textiles du Niger et chef de service à l'Enitex. M. Seydou a indiqué que les 446 employés, au chômage technique début juin, ont perçu en début de semaine des primes correspondant à 7 mois de salaire. L'Enitex est l'ancienne Société d'Etat des textiles (Sonitextil) rachetée en 1997 par la China world best, une compagnie chinoise qui détient 80% du capital. Depuis deux ans, elle se trouve engluée dans de graves difficultés dues à des coûts de production élevés et à la concurrence née de l'afflux de tissus bon marché qui inondent le pays en provenance d'Asie. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a ainsi chuté de 4,4 milliards de FCFA (6,7 millions d'euros) en 2002 à 2,3 milliards (3,5 millions d'euros) en 2005 et sa production a baissé de moitié dans la même période, selon ses responsables. Pour espérer maintenir l'entreprise à flot, la direction a élaboré un plan de restructuration dont l'application a débuté par la mise en chômage technique début juin de quelque 500 employés, occasionnant la fermeture des usines de filature et de tissage. Les activités de l'entreprise sont désormais circonscrites à la seule impression de tissus. De son côté, le gouvernement nigérien a annoncé une série de mesures consistant notamment à freiner le flux des produits à bas prix par l'augmentation des tarifs douaniers pour les textiles asiatiques. "Nous demeurons très inquiets, car nous sommes convaincus que ces mesures ne sont pas suffisantes pour relancer les machines", a estimé Abdoul-Nasser Seydou.


Niger: Les membres du Front des forces armées révolutionnaires du Sahara (FARS) qui retiennent les deux touristes italiens "revendiquent son droit sur le territoire du Niger" et non de réclamer des rançons pour libérer les otages


ROME, 25 août 2006 - Les deux touristes italiens enlevés lundi dans l'est du Niger sont retenus par des membres du Front des forces armées révolutionnaires du Sahara (FARS), ont-ils annoncé dans un message adressé vendredi à l'épouse de l'un d'entre-eux. "Mon mari m'a appelé et m'a dicté une déclaration de ses ravisseurs", a annoncé à l'agence de presse Ansa Federica Franzoni, épouse de Claudio Chiodi, 48 ans, capturé avec son compatriote Ivano de Capitani, 37 ans. Les FARS "nous a capturés pour revendiquer son droit sur le territoire du Niger. Nous n'avons pas été enlevés pour obtenir une rançon mais à des fins politiques. Nous sommes en bonne santé. Personne ne nous a fait du mal et nous sommes bien traités." Selon le message, à partir de vendredi, tous les touristes sont appelés à ne pas pénétrer sur le territoire contrôlé par les FARS "tant que la situation ne sera pas réglée avec le gouvernement nigérien. Les personnes qui enfreindront cette interdiction seront capturées", indique le texte communiqué par Mme Franzoni. L'est et le nord-est du Niger sont traditionnellement le repaire de trafiquants et de bandes armées et ont été le théâtre dans les années 1990 de rébellions de Toubous et Touaregs réclamant le développement de leurs régions déshéritées. Les FARS sont le principal front de la rébellion touboue (ethnie minoritaire, environ 1% de la population) active dans les années 90 au sud-est du Niger, près de la frontière tchadienne. Sous l'égide du Tchad notamment, les FARS ont signé en 1997 des accords de paix avec le gouvernement, complétant ainsi ceux déjà signés en 1995 entre les autorités de Niamey et la rebellion touarègue dans le nord. Le chef des FARS, Chahaye Barkaye avait été tué en 2001 lors de combats avec l'armée nigérienne près de la frontière tchadienne. Depuis lors, certains combattants de cette ex-rebellion ont juré de venger la mort de leur dirigeant.


Niger: Suspendu depuis une décennie le recrutement "automatique" des nouveaux diplômés dans la fonction publique, le gouvernement nigérien va recruter 3 000 nouveaux agents avant la fin de l'année 2006 


NIAMEY, 23 août 2006 - Les services administratifs nigériens vont recruter 3.000 nouveaux agents avant la fin de cette année, contre 2.000 initialement annoncés, a-t-on appris mercredi de source officielle. Confronté à des problèmes de trésorerie et aux exigences des institutions de Bretton Woods relatives à la maîtrise de la masse salariale, le gouvernement nigérien avait suspendu depuis une décennie le recrutement "automatique" des nouveaux diplômés dans la fonction publique. Après des accords conclus en septembre 2005 avec les principales centrales syndicales, qui étaient censés "apaiser la fronde sociale", les autorités s'étaient toutefois engagées à recruter 2.000 nouveaux diplômés par an. Mais cette année ce sont 3.000 agents administratifs qui seront recrutés, grâce à des économies effectuées sur des salaires et indemnités "indûment" versés depuis plusieurs à années à des fonctionnaires "fictifs", selon un communiqué du conseil des ministres. Les nouveaux agents seront répartis entre les différents ministères en fonction de leurs priorités, a précisé la même source. En juillet dernier, une enquête gouvernementale avait permis de déceler des paiements annuels illicites de salaires et indemnités de plus de 7 millions d'euros à des fonctionnaires "décédés ou licenciés". Officiellement, la fonction publique nigérienne compte 33.253 agents. Les syndicats nigériens organisent régulièrement des mouvements de grève pour contraindre le gouvernement à recruter les jeunes diplômés, dont un grand nombre travaillent déjà comme simples contractuels dans la fonction publique, notamment dans l'enseignement et la santé.


Niger: L'Onu, l'Union européenne et la France ont fait un don de 15,8 millions d'euros au Niger pour renforcer son dispositif de sécurité alimentaire


NIAMEY, 10 août 2006 - Le Niger a bénéficié de plus de 15,8 millions d'euros d'aides, sous forme de dons de l'Onu, de l'Union européenne et de la France, pour renforcer son dispositif de sécurité alimentaire, a-t-on appris jeudi à Niamey de source officielle. Les fonds ont été alloués au Niger après la signature de quatre conventions mardi à Niamey avec le Programme alimentaire mondiale (Pam), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l'Union européenne (UE) et la France, selon les services du Premier ministre. Les fonds sont notamment destinés à acheter des céréales qui seront distribuées gratuitement aux paysans "vulnérables", à initier des opérations "food for work" (vivres contre travail) et à approvisionner les banques céréalières dans les zones rurales. La contribution du Pam s'élève à 11,2 millions d'euros, celle de l'Union européenne à 3,6 millions d'euros et celle de la France à 1 million d'euros, ont précisé ces donateurs . Le Pnud va fournir un appui et une assistance au centre de gestion humanitaire au sein de la cellule d'alerte précoce. Le 16 mai dernier, le Pam avait averti que les pays du Sahel, en particulier le Niger, risquaient cette année encore de faire face à une pénurie alimentaire au cours de la période de soudure (de mai à octobre), entre la fin des stocks d'une année et leur renouvellement lors de la récolte suivante. Une malnutrition sévère sévit surtout parmi les enfants nigériens qui souffrent encore des séquelles de la grave crise alimentaire qu'a connu le Niger en 2005, selon l'Unicef.


Niger: Admissible à l'initiative multilatérale d'allègement de la dette (IADM), à l'instar de 16 autres pays, le Niger bénéficiera d'une réduction de la dette d'ici 2019 d'un montant, réduit sous PPTE et IADM, de 1105,14 millions de dollars EU


Le Niger est admissible à l’initiative IADM, à l’instar de 16 autres pays (dont 12 africains) qui ont atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE et sont automatiquement admissibles. La Mauritanie a vu son admission retardée, pour cause de gestion déficiente des finances publiques. Le Cameroun qui a atteint le point d’achèvement fin avril 2006 est aussi éligible à l’initiative. Il n’y a pas de nouvelles conditionnalités, mais les 18 pays PPTE qui avaient déjà atteint le point d’achèvement ont fait l’objet d’une évaluation unique visant à déterminer si la performance de leur économie s’était détériorée depuis qu’ils avaient atteint le point d’achèvement. Le montant de l’allègement de dette au titre de l’IADM viendra en déduction des allocations pays de l’IDA. Ceci va se traduire par une baisse des nouveaux financements d’un montant égal à l’allègement de la dette au titre de l’IADM. Ce mécanisme vise à contrer les dangers moraux et les préoccupations en matière d’équité que génère habituellement une annulation de la dette. Les implications financières pour le Niger de l’initiative sont résumées ci-dessous :


NIGER : RÉDUCTION DE LA DETTE SOUS L’INITIATIVE IADM


 


Année

 Montants réduits sous PPTE

 Montants réduits sous IADM

 Total

 

 (en millions de dollars EU)

 (en millions de dollars EU)

 

 2001

 11,1 

 

11,1 

 2002

 14,8 

 

14,8

 2003

31,1 

 

31,1

 2004

 51,7

 

51,7

 2005

68,4 

 

68,4

 2006

67,7

10,75

78,45

 2007

 66,6

17,34

83,94

 2008

 61,0

22,99

83,99

 2009

 60,0

27,93 

87,93 

 2010

 48,3

29,70 

78,00

 2011

 46,7

28,45 

75,15 

 2012

 44,1

25,39 

69,49 

 2013

 36,6

21,06 

57,66

 2014

 34,7

17,89 

52,59 

 2015

 34,8

16,41 

51,21 

 2016

 34,1

16,22 

50,32 

 2017

 35,8

16,41 

 52,21

 2018

 37,5

16,69 

54,19 

 2019

 35,3

17,61 

52,91 

 

 

 

 

 TOTAL

 820,3

 284,84

 1105,14

Niger: Après rassemblement de soutien au Président nigérien samedi par ses partisans, des ONG et associations ont appelé une nouvelle fois à une grève générale pour dénoncer "la misère"


NIAMEY, 1 août 2006 - Des ONG et associations nigériennes ont appelé à une nouvelle "opération pays mort" ce mercredi au Niger, la deuxième en un mois, pour dénoncer "la misère" et les difficultés d'accés de la population aux services sociaux, selon un responsable associatif. "Nous avons appelé à une +journée pays mort+ pour dénoncer la misère et l'inaccessibilité aux services sociaux vitaux (...)", a déclaré Nouhou Arzika, président de la Coalition contre la vie chère au Niger, qui regroupe plusieurs ONG, associations et syndicats locaux. "Fonctionnaires, commerçants, paysans, chômeurs, tous les citoyens des villes, des villages et des hameaux sont invités à observer demain (mercredi) une journée sans travail", a poursuivi M. Arzika. Il a expliqué qu'"aucune manifestation de rue" n'était prévue, contrairement à d'autres mouvements déjà initiés par la Coalition, et a exhorté les Nigériens à rester chez eux "pour protester en silence contre le malaise social dans le pays". M. Arzika a précisé que ce mouvement avait été programmé conjointement avec la Coordination démocratique de la société civile (CDSN) du Niger. Ces deux organisations ont déjà organisé plusieurs grèves et manifestations ces derniers mois, ainsi que des "journées ville morte" bien suivies le 22 mars et le 6 juillet derniers, pour exiger la baisse des prix des hydrocarbures d'au moins 35%, des frais médicaux et de scolarité d'au moins 50%, des prix de l'eau et de l'électricité d'au moins 40%. Le gouvernement nigérien a rejeté à plusieurs reprises ces revendications, qu'il considère comme "irréalistes", et s'est contenté depuis de prôner le dialogue, tout en dénonçant les conséquences de ces mouvements sur l'économie et les revenus de l'Etat. Le président Mamadou Tandja a mis en place le 13 juillet un comité chargé de négocier avec ces organisations, qui de leur côté indiquent toujours "attendre l'invitation du gouvernement". Le 29 juillet, la CDSN avait annulé une "opération ville morte" à Niamey, son président Kassoum Issa ayant souhaité "éviter des affrontements" avec les militants de la coalition des partis au pouvoir, qui ont organisé le même jour une marche de soutien au régime ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes.


Niger: Pour soutenir le régime du Président Mamadou Tandja, des dizaines de milliers de manifestants ont tenu un rassemblement, ce samedi, devant le siège de l'assemblée nationale 


NIAMEY, 29 juil 2006 - Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Niamey pour soutenir le régime du président Mamadou Tandja, confronté depuis deux mois à des mouvements de grèves contre la cherté de la vie, selon des estimations des organisateurs. Aucune autre estimation n'était disponible de source indépendante. Brandissant des pancartes et scandant des slogans favorables au régime, les manifestants, en majorité des militants des partis au pouvoir ont tenu un rassemblement devant le siège de l'assemblée nationale, avant de se rendre au palais présidentiel, où les attendait le président Tandja. "Nous avons pris l'engagement de travailler pour le bonheur des plus pauvres, qu'on nous laisse alors travailler", a lancé à la foule M. Tandja qui s'exprimait en langue haoussa. "J'ai besoin de votre soutien pour bâtir le Niger qui retrouve une crédibilité à l'extérieur", a ajouté le chef de l'Etat, tout en prônant "le dialogue et la concertation" pour "surmonter les difficultés du pays". Vendredi, une trentaine de formations favorables au chef de l'Etat, a appelé à des "manifestations de soutien" au régime, en réponse à la série de grèves lancée depuis juin par une coalition de société civile pour dénoncer "la misère grandissante dans le pays". Après l'appel de ces partis, Kassoum Issa, président de la Coordination démocratique de la société civile (CDSN) du Niger, a annulé un mot d'ordre "d'opération ville morte" prévu samedi à Niamey. "Pour éviter des affrontements inutiles avec les militants de ces partis (de la coalition au pouvoir), nous avons préféré annuler un mot d'ordre +d'opération ville morte+ que nous avions aussi prévue samedi", a indiqué M. Issa à l'AFP. Depuis le 15 juin, la société civile du Niger a lancé plusieurs grèves et organisé des marches et meetings pour "exiger" la baisse des prix des hydrocarbures d'au moins 35%, des frais médicaux et de scolarité d'au moins 50%, des prix de l'eau et de l'électricité d'au moins 40%. Le président Tandja a été élu en 1999 et réélu en décembre 2004 pour un second et dernier mandat de cinq ans à la tête du Niger, un des Etats le plus pauvre au monde.


Niger:  En plus du pont Kennedy, seul passage existant pour se rendre du centre de Niamey à la rive droite du fleuve, la Chine va financer la construction d'un deuxième pont sur le fleuve Niger à hauteur d'un montant de près de 3 millions d'euros


NIAMEY, 25 juil 2006 - La République populaire de Chine va financer la construction d'un deuxième pont sur le fleuve Niger à Niamey, a-t-on appris mardi de source diplomatique nigérienne. L'accord pour la réalisation d'un second pont a été conclu le 18 juillet lors d'une visite à Pékin de la ministre nigérienne des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou, selon le service de presse du ministère. D'après les termes de l'accord, la Chine a accordé une enveloppe de 20 millions de yuans (1,980 million d'euros) et un prêt sans intérêt de 30 millions de yuans (2,977 millions d'euros) pour financer la construction de ce deuxième pont sur le Niger, précise le ministère. Pékin va bientôt dépêcher au Niger des experts pour lancer les études de faisabilité de cette infrastructure, selon la même source. Le pont Kennedy, construit dans les années 1970 par les Etats-Unis, est le seul passage existant pour se rendre du centre de Niamey à la rive droite du fleuve, abritant de nombreux quartiers ainsi que plusieurs institutions, dont l'unique université du pays. Il est également incontournable pour les voyageurs désirant se rendre au Ghana et au Bénin (via le Burkina Faso), dont les ports maritimes sont indispensables au désenclavement du Niger. Etroit et vétuste, le pont Kennedy est victime d'embouteillages monstres aux heures de pointe. Le Niger, qui entretenait des relations diplomatiques avec Pékin dès son indépendance en 1960, les avait rompues en 1994 avant de les renouer en 1997 au détriment de Taiwan.


Niger: Pour aider le Niger à réduire la malnutrition, la mortalité infantile ou encore améliorer les soins médicaux pour les enfants en bas âge et leurs mères, la Commission de l'Union européenne a débloqué 10 millions d'euros d'aides humanitaire


BRUXELLES, 19 juil 2006 - La Commission européenne a décidé mercredi de débloquer 10 millions d'euros d'aide humanitaire pour les enfants nigériens, face à la crise alimentaire que traverse le pays depuis l'an dernier. Les fonds communautaires doivent aider à réduire la malnutrition, la mortalité infantile ou encore améliorer les soins médicaux pour les enfants en bas âge et leurs mères, a expliqué Bruxelles dans un communiqué. Depuis le début de l'année, plus de 150.000 enfants ont été admis dans des centres de nutrition, relève la Commission qui a déjà débloqué 8,3 millions d'euros depuis le début de la crise en 2005. Un demi-million d'enfants souffrent de malnutrition au Niger et plus de 10% d'entre eux de malnutrition grave, selon des chiffres relayés par l'exécutif européen. L'apparition de la grippe aviaire n'a fait qu'aggraver les choses: Nombre de familles nigériennes les plus pauvres dépendaient des volailles soit comme source de revenu, soit pour se nourrir.


Niger: Des anomalies ont été découvertes dans les bases de données des fichiers de la fonction publique nigérienne faisant ressortir plus de 4 milliards de F CFA payés par an, à titre de salaires à des agents fictifs ou comme indemnités à des fonctionnaires


NIAMEY, 16 juil 2006 - Quelque 7 millions d'euros sont versés annuellement de manière illégale à des fonctionnaires "décédés ou licenciés" au Niger, d'après de récentes investigations, a affirmé dimanche le gouvernement. "Un montant de 4.596.331.372 Fcfa (plus de 7 millions d'euros) sont payés par an, à titre de salaires à des agents +fictifs+, décédés ou licenciés ou comme indemnités à des fonctionnaires qui ne devaient pas en bénéficier", indique un communiqué du conseil des ministre. Le communiqué ne précise pas le nombre des fonctionnaires concernés par ces versements, ni depuis quand ces versements se font. Il indique que les anomalies" ont été découvertes par un comité technique chargé depuis le janvier "d'assainir les bases de données des fichiers" de la fonction publique. L'enquête a révélé que la Fonction publique nigérienne compte 33.253 agents (27.585 cadres, 692 contractuels et 4.976 auxiliaires), alors que ses effectifs sont estimés depuis des années à quelque 40.000 fonctionnaires. Les autorités nigériennes évoquent régulièrement le manque de ressources financières pour justifier leur incapacité à assurer le versement régulier des salaires aux agents de l'Etat. Confronté à des tensions de trésorerie, le gouvernement a lancé en mars dernier une "opération coup de poing" menée par les forces de l'ordre pour recouvrer quelque 26 milliards de francs CFA (environ 40 millions d'euros) d'arriérés d'impôts et taxes diverses accumulés depuis 1998


Niger: La BAD a accordé au Niger un prêt de 15,1 millions d'euros pour le financement d'un projet visant à assurer une meilleure maîtrise des eaux en réalisant notamment dix ouvrages hydro-agricoles sur une durée de cinq ans


TUNIS, 6 juil 2006 - Le Niger va bénéficier d'un prêt de 19,23 millions de dollars (15,1 millions d'euros) d'aide du groupe Banque africaine de développement (BAD) pour financer un projet de valorisation des eaux pour l'agriculture dans le Sud-ouest du pays, a annoncé la BAD jeudi à Tunis. D'une durée de cinq ans, ce projet dans les régions de Dosso et de Tillabéri vise à assurer une meilleure maîtrise des eaux en réalisant notamment dix ouvrages hydro-agricoles. Il prévoit également de renforcer douze autres ouvrages, a indiqué la BAD dans un communiqué. Il doit permettre de développer 1.200 ha de cultures de décrue et 680 ha de cultures irriguées et de régénérer près de 9.500 ha de terres dégradées. Le groupe BAD, dont le siège est à Tunis, a effectué 61 opérations d'un montant global de 486,9 millions de dollars (382,43 millions d'euros) au Niger depuis 1970


Niger: Espérant réduire de 50% la mortalité des enfants et celle de leurs mères d'ici 2010, le Niger bénéficie d'une aide de la France de 15 millions d'euros pour la promotion du secteur de la santé


NIAMEY, 29 juin 2006 - La France a décaissé jeudi quelque 15 millions d'euros pour "promouvoir" le secteur de la santé au Niger, où la majorité de la population n'a pas accès aux soins de source diplomatique française. "La convention a été signée en mai 2006 et l'autorisation de décaisser a été faite aujourd'hui (jeudi)", a indiqué l'ambassade de France à Niamey. L'aide française vise "à promouvoir la présence d'un personnel médical mieux formé en zone rurale et à doter les formations sanitaires de moyens suffisants en médicaments et en matériels", a précisé la même source. D'après le ministère nigérien de la Santé, l'appui français est destiné au Programme quinquennal de développement sanitaire (PDS), qui doit élargir l'accès aux soins de santé principalement aux enfants et aux femmes, touchés par une très forte mortalité. L'insuffisance d'infrastructures sanitaires, les frais élevés des soins obstétricaux et les accouchements domestiques sont les principaux facteurs favorisant la mortalité infantile et maternelle au Niger. Le Niger détient un des plus forts taux de mortalité maternelle et néo-natales soit 7 pour 1.000 femmes et 278 pour 1.000 enfants, selon les statistiques officielles. Pour espérer "réduire de 50%" la mortalité des enfants et celle de leurs mères d'ici 2010, le gouvernement nigérien a décrété la gratuité des soins de santé pour tous les enfants âgés de 0 à 5 ans grâce un Plan appuyé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l'Unicef. Depuis octobre 2005, il a également annoncé la gratuité de la césarienne afin d'inciter les femmes à accoucher dans les maternités publiques


Niger: Pays ne disposant que d'une saison des pluies et touché par une crise alimentaire due à la sécheresse, le Niger vient de bénéficier de 12 millions d'euros accordés par l'Union européenne pour reconstituer son stock de sécurité alimentaire


NIAMEY, 28 juin 2006 - L'Union européenne (UE) a accordé au Niger une enveloppe de plus de 12 millions d'euros pour reconstituer son stock de sécurité alimentaire, a-t-on annoncé mercredi de source officielle. En 2005, le gouvernement avait épuisé les réserves vivrières nationales pour nourrir les paysans victimes d'une sévère crise alimentaire due à la sécheresse et une invasion de criquets pèlerins qui ont dévoré les récoltes en 2004. La convention d'assistance a été signée mardi par Jeremy Lester, chef de la délégation de la Commission européenne et le ministre nigérien des Finances, Ali Lamine Zeine, selon la radio nigérienne. D'après M. Lester l'aide permettra au Niger de "reconstituer son stock de sécurité" et lui "éviter une reproduction" de la crise de 2005. Face à la rareté de l'eau, des séances de prières collectives ont été organisées mercredi dans tout le pays afin "d'implorer Allah pour qu'il fasse tomber la pluie". Pays sahélien, le Niger ne dispose que d'une saison des pluies (juin à septembre) et tout retard prolongé des pluies peut compromettre les récoltes céréalières dont dépendent plus de 80% de la population


Niger: Le ministre de l'Education et celui de la Santé ont été limogés pour leur implication présumée dans des malversations relatives à des fonds européens destinés à l'éducation selon un communiqué de la présidence nigérienne


NIAMEY, 27 juin 2006 - Le président nigérien Mamadou Tandja a limogé mardi par décret le ministre de l'Education et le ministre de la Santé pour leur implication présumée dans des malversations relatives à des fonds européens destinés à l'éducation, selon la radio nationale. Selon un communiqué lu à la radio nationale par Laouel Kader, secrétaire général du gouvernement, le ministre de l'Education, Hamani Harouna, est remplacé par Ousmane Samba Mamadou, tandis que celui de la Santé, Ari Ibrahim, cède son poste à Mahamane Kabaou. MM. Mamadou et Kabaou ne faisaient pas partie de l'équipe gouvernementale. Dans un bref commentaire, M. Kader a précisé que le départ des deux ministres devait leur permettre de préparer "des réponses" à un "rapport provisoire d'audit" récemment diligenté par l'Union européenne. Ce rapport évoque leur "responsabilité" présumée dans des détournements d'appuis financiers européens à l'Education nationale nigérienne entre 2000 et 2005. Ari Ibrahim avait occupé le poste de ministre de l'Education de 2000 à 2004 avant d'être remplacé par Hamani Harouna. "(...) Nous procèderons à la poursuite légale prévue afin que ceux qui seront éventuellement reconnus coupables de détournements soient sanctionnés", avait déclaré la semaine dernière le Premier ministre nigérien Hama Amadou dans un entretien paru dans l'hebdomadaire officiel Sahel-Dimanche. D'après l'hebdomadaire privé nigérien Le Républicain, l'audit a porté sur des appuis de Partenaires techniques et financiers (PTF, européens) de 4 milliards Fcfa (plus de 6 millions d'euros) pour la période 2004/2005 destinés au Programme décennal du développement de l'éducation (PDDE) au Niger. L'audit diligenté en mars a été publié le 6 juin dernier, et a mis en cause la mauvaise gestion des fonds grâce à des "passations des marchés de gré à gré" et des "surfacturations", selon le journal qui a eu accès au rapport


Niger: Une coalition d'ONG et d'association a organisé jeudi au Niger une journée "pays mort" qui a été largement suivi par la population


NIAMEY, 22 juin 2006 - L'opération "pays mort" organisée par une coalition d'ONG et d'associations locales au Niger, en lutte contre "l'inaccessibilité aux services vitaux" à la majorité des habitants, a été largement suivie jeudi à Niamey. L'appel de la coalition n'a cependant pas été suivi d'effets dans les principales villes de l'intérieur. A Maradi (sud-est), capitale économique, le mouvement n'a pas été observé en raison d'un deuil décrété par les autorités religieuses locales à la suite d'un accident de la route tandis qu'à Zinder (est), la seconde ville où ce jeudi est jour de marché, aucune perturbation n'a été constatée, selon un responsable syndical de la région, Mamane Galadima, L'appel n'a pas été suivi non plus à Diffa (extrême sud-est), région d'origine du président Amadou Tandja, selon des journalistes locaux. A Niamey, à l'exception des banques, sociétés d'assurance et grandes sociétés privées qui fonctionnaient normalement, la quasi totalité des activités commerciales était paralysée. "Les rues sont quasiment désertes: les taxis ne circulent pas, les commerces sont fermés, les unités de santé sont complètement paralysées", a déclaré Hassane Atamo, un dirigeant du Syndicat unique des agents de la santé et de l'action sociale (SUSAS). Les établissements scolaires étaient fermés. Les activités sont également suspendues à l'université de Niamey, théâtre de violents heurts entre étudiants et force de l'ordre il y a deux semaines. Dans les établissements sanitaires, où seul un service minimum était en vigueur pour les cas d'urgence, l'opération "pays mort" coïncide avec une grève de deux jours des personnels de santé de la capitale qui a débuté mercredi. Les personnels de santé protestent contre la "privatisation sauvage" des unités de soins à l'hôpital national de Niamey, "privant ainsi les plus pauvres de ses soins". Le mouvement de protestation coïncide avec une grève de quatre jour observée depuis mardi dans l'ensemble des services d'impôt du pays, dont les agents exigent des augmentations de salaires et l'annulation d'une campagne "forcée" de recouvrement de taxes et impôts par les forces de l'ordre. Des patrouilles des forces de l'ordre étaient visibles dans le centre-ville de la capitale. Nouhou Arzika, le président de la Coalition, initiateur de l'opération a appelé mercredi "toutes les couches sociales" du Niger "à rester chez elles pour protester en silence contre le malaise social dans le pays". L'ampleur de la contestation avait paralysé le Niger durant un mois, obligeant le gouvernement à annuler la Loi de finances et à consentir des hausses de 10% sur les salaires des 40.000 fonctionnaires à partir de janvier 2006.


Niger: Le gouvernement nigérien dément un rapport de l'Unicef estimant qu'au moins 50% des enfants nigériens de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance


NIAMEY, 21 juin 2006 - Le Premier ministre du Niger Hama Amadou a rejeté mercredi des statistiques de l'Unicef indiquant qu'au moins 50% des enfants nigériens de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance, en raison de carences alimentaires et en soins médicaux. "Je ne crois pas qu'on puisse dire 50% d'enfants (...) les 90% des enfants nigériens ne présentent pas cette morphologie", a nié Hama Amadou sur Radio France internationale (RFI). Il a estimé que la persistance de la malnutrition dans certaines régions de son pays est "liée à des tabous alimentaires plus qu'à l'absence d'aliments". Des tabous alimentaires persistent toujours dans certaines régions du Niger, où il est interdit aux femmes enceintes et aux nourrissons de consommer des aliments tels les oeufs ou les poissons, sous prétexte qu'ils "nuisent à leur santé", selon le ministère nigérien de la Santé. Fin mai, l'Unicef a publié un rapport affirmant qu'au moins 15% des enfants nigériens âgés de 0 à 5 ans souffrent de malnutrition sévère et 50% souffrent de retard de croissance", en raison de carences alimentaires et en soins de santé. Pour vaincre l'état de malnutrition, cette organisation onusienne a lancé un ambitieux programme de prise en charge de 15.200 enfants malnutris dans une vingtaine de centres de santé et quatre hôpitaux de la capitale nigérienne. Depuis la grave crise alimentaire qui a éprouvé plus de 3 millions de personnes en 2005 au Niger, les autorités de Niamey manifestent un véritable blocage sur ce sujet, et ont récemment interdit aux journalistes internationaux et locaux de faire des reportages sur la situation alimentaire. D'après le Programme alimentaire mondial (PAM), les pays du Sahel, et en particulier le Niger, risquent cette année de faire face à une pénurie alimentaire. Une éviter une répétition de la dernière crise alimentaire le gouvernement multiplie la création de banques céréalières afin de ravitailler les zones déficitaires, a assuré Hama Amadou


Niger: Après le récent soulèvement de touaregs maliens, qui ont attaqué fin mai trois camps militaires dans le nord-est et l'est du Mali, les autorités nigériennes redoutent que les quelque 3.000 anciens combattants touaregs nigériens, démobilisés et cantonnés depuis onze ans dans le nord désertique du pays, n'imitent leurs voisins, M. Tandja demande aux ex-rebelles touaregs de "préserver la paix"


NIAMEY, 17 juin 2006 - Le président Mamadou Tandja a demandé vendredi aux combattants de l'ex-rébellion touarègue de son pays, cantonnés dans le nord, de "continuer à préserver la paix", selon une source présidentielle. Après le récent soulèvement de touaregs maliens, qui ont attaqué fin mai trois camps militaires dans le nord-est et l'est du Mali, les autorités nigériennes redoutent que les quelque 3.000 anciens combattants touaregs nigériens, démobilisés et cantonnés depuis onze ans dans le nord désertique du pays, n'imitent leurs voisins. D'autant que ces anciens combattants touaregs attendant toujours la reconversion économique promise, conformément aux accords de paix conclus le 24 avril 1995 et qui ont mis fin à des hostilités entamées en 1991. Conscient du fait que les évènements au Mali peuvent avoir des répercussions au Niger, le président Tandja "nous a demandé de continuer à oeuvrer à la consolidation de la paix au Niger", a indiqué Ag Boula, représentant de la rébellion touarègue nigérienne lors de la signature des accords de paix de 1995 avec le gouvernement de Niamey. Une réunion de "consultation" a eu lieu le 2 juin à Niamey entre le président Tandja et Ag Boula, chef du plus radical des ex-fronts touaregs nigériens et qui dirige depuis août 2005 l'Union pour la démocratie et le socialisme (UPDS), proche de la communauté touarègue et prônant le fédéralisme au Niger. Des rebelles touaregs ont attaqué le 23 mai deux camps militaires de Kidal, dans le nord-est du Mali, avant de se retirer, relançant les craintes de violences dans cette région, déjà théâtre d'une rébellion touarègue dans les années 1990. Comptant de 1 à 1,5 millions d'individus, le peuple touareg se répartit de façon très inégale entre quatre Etats à l'intérieur desquels il occupe un territoire immense de 2 millions de km2. 30 000 en Libye, 50 000 en Algérie, 500 000 à 600 000 au Mali, 700 000 à 750 000 au Niger


Niger: Le Président Tandja a consulté Rhissa Ag Boula, représentant de la rébellion nigérienne en 1995 pendant la signature de l'accord de paix, pour qu'il apporte sa contribution dans la consolidation de la paix au Niger


NIAMEY, 8 juin 2006 - Le président nigérien Mamadou Tandja s'est entretenu avec Rhissa Ag Boula, figure de proue de l'ex-rébellion armée touarègue au Niger pour discuter du récent soulèvement de touaregs maliens, selon l'hebdomadaire privé Le Républicain. Dans sa parution de jeudi, Le Républicain, proche de la communauté touarègue nigérienne, précise que l'entretien entre le président Tandja et M. Ag Boula, également ancien ministre, a eu lieu le 2 juin au palais présidentiel à Niamey et est consécutif "à la tension née du réveil de la rébellion armée au nord du Mali voisin". "Le président Tandja a consulté Rhissa Ag Boula pour qu'il apporte sa contribution dans la consolidation de la paix au Niger et souhaite surtout l'intervention de son interlocuteur pour éviter la contagion, en raison particulièrement de la porosité de la frontière entre le Mali et le Niger", souligne Le Républicain. Des rebelles touaregs avaient attaqué le 23 mai deux camps militaires de Kidal, dans le nord-est du Mali, avant de se retirer, relançant les craintes de violences dans une région qui avait été le théâtre d'une rébellion touarègue dans les années 1990. Rhissa Ag Boula, représentait la rébellion touarègue nigérienne lors de la signature des accords de paix de 1995 avec le gouvernement de Niamey. Nommé ministre de l'Artisanat et du Tourisme en 1996, il avait été limogé en février 2004 et incarcéré près de Niamey pour "complicité" du meurtre d'un militant du parti au pouvoir à Agadez (nord), sa région d'origine. Sa libération en mars 2005 avait été négociée sous l'égide de la Libye. Rhissa Ag Boula a depuis démissionné du parti au pouvoir et été élu en août 2005 président de l'Union pour la démocratie et le socialisme (UPDS), proche de la communauté touarègue et prônant le fédéralisme au Niger. Une rébellion touarègue du Niger avait été déclenchée en 1991 dans le nord désertique du pays (frontalier de la Libye et de l'Algérie), par des jeunes touaregs ayant auparavant servi dans la Légion islamique en Libye, animée par Tripoli.


Niger: Avec la plus forte croissance démocratique au monde, soit un taux annuel de 3,5%, au Niger, 15% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition selon l'Unicef


NIAMEY, 29 mai 2006 - Au moins 15% des enfants nigériens âgés de 0 à 5 ans souffrent de malnutrition sévère, en raison de carences alimentaires et en soins de santé, indique un rapport de l'Unicef publié à Niamey. Au moins "15% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë et 50% souffrent de retard de croissance", souligne le rapport publié il y a une semaine. La malnutrition aiguë, est généralement associée à des problèmes de santé et réduit l'espérance de vie des enfants. Au nombre des maladies associées qui y sont associées, les trois pathologies principales sont le paludisme, les septicémies ainsi que les pneumopathies qui, combinées à la malnutrition, engendrent des séquelles psychomotrices et neurologiques irréversibles. Selon l'Unicef, la malnutrition aiguë sévit dans tous les Etats du Sahel où environ 1,4 million d'enfants de moins de 5 ans en souffrent, au Niger, au Burkina Faso, au Mali et en Mauritanie. Au Niger, outre l'insuffisance d'alimentation disponible, les tabous alimentaires, les pratiques et comportements néfastes à la santé de la mère et de l'enfant sont les principaux facteurs favorisant la malnutrition, selon les autorités sanitaires. Dans de nombreuses régions du Niger, il reste interdit aux femmes enceintes et aux nourrissons de consommer des aliments tels les oeufs ou le poisson, accusés de "nuire à leur santé". Le taux d'allaitement maternelle demeure faible au Niger avec à peine 1,2% des bébés nourris exclusivement au sein jusqu'à l'âge de 6 mois, relève l'Unicef. Pour renverser la tendance, l'Unicef a lancé en février, un ambitieux programme de prise en charge de 15.200 enfants malnutris dans une vingtaine de centres de santé et quatre hôpitaux de la capitale nigérienne. Par ailleurs, le gouvernement nigérien a annoncé la gratuité des soins de santé pour tous les enfants âgés de 0 à 5 ans grâce un Plan appuyé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l'Unicef visant à "réduire de 50%" la mortalité infantile et maternelle d'ici 2010. Le Niger connaît la plus forte croissance démographique au monde, avec un taux annuel de 3,5%, soit huit enfants en moyenne par femme mais détient aussi les plus forts taux de mortalité maternelle et néo-natales soit 7 pour 1.000 femmes et 278 pour 1.000 enfants, selon les statistiques officielles. Pour encourager les femmes à accoucher dans les maternités et réduire les risques de mortalité, le gouvernement a décidé en octobre 2005 de la césariènne


Niger: Pour permettre au gouvernement nigérien de financer un programme de construction et de réhabilitation de forage d'eau potable, l'Arabie Saoudite a accordé au Niger une aide de 3 milliards de F CFA


NIAMEY, 26 mai 2006 - Le royaume d'Arabie saoudite a accordé au Niger une enveloppe de 3 milliards FCFA (plus de 4,5 millions d'euros) pour financer la construction de forages dans ce pays où plus de la moitié de la population n'a pas accès à l'eau potable, a-t-on appris vendredi de source officielle. Selon le ministère nigérien des Finances, les fonds serviront à financer un programme de construction et de réhabilitation d'une centaine de forages d'eau potable dans les régions de Dosso (sud-ouest) de Tillabéri (ouest) et de Maradi (sud-est). Un précédent programme d'un coût estimé à 11,3 milliards FCFA (plus de 17 millions d'euros) entièrement financé par l'Arabie saoudite avait permis la réalisation de 800 puits modernes dans plusieurs zones rurales du Niger. Plus de 50% des onze millions de Nigériens n'ont pas accès à l'eau potable et sont réduits à consommer les eaux de surface, s'exposant ainsi à de nombreuses maladies hydriques tels que le choléra ou le ver de Guinée


Niger: Pour venir en aide aux enfants nigériens victimes de malnutrition, le PAM bénéficie d'une aide de la France d'une valeur de 656 millions de FCFA


NIAMEY, 23 mai 2006 - La France a accordé mardi un million d'euros (656 millions de FCFA) au Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'achat de vivres aux enfants nigériens victimes de malnutrition, selon un communiqué de l'ambassade française publié à Niamey. "La France vient de répondre favorablement à l'appel du PAM pour son programme de lutte contre la malnutrition infantile au Niger, en octroyant un million d'euros pour l'achat de vivres à destination des enfants", précise le communiqué. En février 2006, la France a déjà accordé au Niger une enveloppe de 2 millions d'euros (1,312 milliard de FCFA) pour lui permettre de reconstituer son stock national de réserve et de financer le Dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires (DNPGCA). La semaine dernière, le PAM a prévenu que les pays du Sahel, en particulier le Niger, risquent cette année de faire face à une pénurie alimentaire au cours de la période de soudure. Celle-ci s'étend généralement d'avril à octobre et désigne les mois qui séparent la fin des stocks d'une année et leur renouvellement lors de la récolte suivante. En 2005 au Niger, quelque 3,2 millions de personnes avaient été frappées par de graves pénuries alimentaires, consécutives à la sécheresse et aux attaques des criquets pèlerins à l'issue de la campagne agricole 2004. En plus de l'aide internationale, les autorités nigériennes avaient alors puisé dans le stock national d'urgence pour nourrir les populations sinistrées. Moussa Labo, le ministre nigérien du Développement rural, avait déclaré en novembre 2005 que près de 2 millions de personnes seraient exposées à de nouvelles pénuries vivrières en 2006, en raison de la sécheresse qui a compromis les récoltes dans certaines zones


Niger: l'état nigérien lancera un programme de réhabilitation d'une valeur de 850 millions de F CFA pour plus de 3 000 ex-rebelles qui ont conclu un accord de paix le 24 avril 1995


NIAMEY, 24 avr 2006 - Le président nigérien, Mamadou Tandja, a annoncé lundi le lancement prochain d'un programme de réhabilitation pour 3.160 ex-rebelles touaregs ayant déposé les armes depuis onze ans dans le nord. Le coût de ce programme de réinsertion dénommé "Aïr et Azawak" (deux zones touchées par le conflit), est estimé à 850 millions de francs CFA (1,3 million d'euros environ), a précisé le chef de l'Etat dans un message transmis aux médias à l'occasion du 11ème anniversaire de la fin du conflit touareg. Environ 3.000 anciens combattants touaregs, démobilisés et cantonnés sur plusieurs sites officiels dans le nord du pays, où ils ont survécu grâce aux dons de plusieurs bailleurs de fonds internationaux. Depuis, ils attendent une reconversion socio-économique, conformément aux accords de paix conclus le 24 avril 1995 et qui ont mis fin à des hostilités entamées en 1991. Les fonds qui seront mis à leur disposition devront leur permettre de créer des coopératives d'artisanat, d'élevage ou de maraîchage dans cette zone désertique, selon le Haut commissariat à la restauration de la paix, l'institution chargée du suivi des accords. M. Tandja a salué "le rôle actif" de la France, des Etats-Unis, de la Libye et des Nations unies dans le financement du programme et la consolidation de la paix dans le nord de son pays. Cette région abritant deux centrales de production d'uranium et des champs de prospections pétrolifères a été le théâtre d'une rébellion armée de jeunes Touaregs (ethnie majoritaire dans la zone) qui revendiquaient le fédéralisme. Depuis la fin des hostilités, la journée du 24 avril a été décrétée "Journée de la concorde" et figure parmi les fêtes nationales. En dépit de la fin officielle du conflit touareg, une insécurité attribuée à des éléments de l'ex-rébellion sévit encore dans le nord du pays


Niger: interdiction aux journalistes étrangers de couvrir  des sujets comme la crise alimentaire au Niger


NIAMEY, 4 avr 2006 - Le gouvernement nigérien ne délivrera plus d'accréditations aux journalistes venant de l'étranger et désirant travailler sur le thème de la crise alimentaire, a annoncé mardi Aboubacar Foguié, secrétaire général du ministère de la Communication. "On ne veut plus qu'on se serve du Niger et nous n'accorderons plus d'accréditations pour couvrir ces sujets", a-t-il déclaré au lendemain de l'annonce par la BBC qu'une de leurs équipes s'était vue retirer ses autorisations d'enquêter sur la situation humanitaire au Niger. "La BBC n'a pas été chassée du Niger, et ils pouvaient très bien faire d'autres reportages sur des sujets autres que la crise alimentaire", a réagi M. Foguié. "On veut toujours présenter le Niger comme étant en état de crise, mais pour nous, la crise alimentaire c'est du passé", a-t-il poursuivi. Selon le site internet BBC Online, lundi, les autorités nigériennes ont retiré la semaine dernière à une équipe de la BBC l'autorisation de réaliser des reportages sur la malnutrition et les problèmes d'approvisionnement alimentaire. "Des responsables ont affirmé qu'il n'y avait pas problème avec notre reportage, mais que le gouvernement ne voulait pas que les médias locaux ou étrangers parlent de malnutrition ou d'approvisionnement alimentaire", a rapporté la journaliste Orla Guerin


Niger: les intérimaires en poste du gouverneur de la BCEAO et du Président de la BOAD ont été reconduit dans l'attente d'un prochain sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA


NIAMEY, 28 mars 2006 - Les chefs d'Etat de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) réunis lundi à Niamey n'ont pu s'accorder sur la nomination des dirigeants de la BCEAO et de la BOAD et ont reconduit les intérimaires en poste dans l'attente d'un prochain sommet dont la date n'a pas été fixée. "Une session extraordinaire aura lieu à une date ultérieure à Ouagadougou pour désigner le gouverneur de la Banque centrale de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) et le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD)", précise le communiqué final de la réunion qui s'est achevée lundi soir. Dans l'attente de ce sommet, les intérims du Burkinabè Damo Justin Barro et du Malien Issa Coulibaly, respectivement à la tête de la BCEAO et de la BOAD ont été prolongés, précise le texte. Ces postes étaient devenus vacants depuis la nomination en décembre du gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny comme Premier ministre de Côte d'Ivoire et l'élection le 20 mars du Béninois Yayi Boni, auparavant président de la BOAD, à la tête de son pays. Selon le président du Conseil des ministres de la BCEAO Jean-Baptiste Compaoré, également ministre burkinabè des Finances, les chefs d'Etat "ont décidé qu'il fallait reporter les décisions aux prochaines réunions" pour préserver "la forme et la manière". Une source proche du sommet a confié à l'AFP que de vifs débats avaient notamment opposé Ivoiriens et Nigériens autour des candidats proposés par les deux pays. Le président nigérien Mamadou Tandja a quant à lui été reconduit comme président en exercice de l'UEMOA, selon le communiqué


Niger: des prières collectives, des aumônes, des œuvres caritatives, pour demander le Pardon de Dieu, seront organisées partout au Niger en prélude à l'éclipse solaire du 29 mars 2006


NIAMEY, 23 mars 2006 - Un haut dignitaire religieux musulman du Niger, Cheikh Adamou Yahaya, a appelé jeudi les fidèles à organiser des prières collectives en prélude à l'éclipse solaire du 29 mars. "Les éclipses sont des prémisses, des rappels à l'ordre (...) tous les Nigériens doivent organiser des prières collectives, faire des aumônes, des oeuvres caritatives pour demander Pardon à Dieu", a-t-il déclaré à la radio. Cheikh Adamou Yahaya a demandé aux populations de "ne pas céder à la panique" le jour de l'éclipse, et expliqué qu'elles doivent faire "deux rakaats" (prières), "en récitant les plus longs versets du Coran". Plus de 90% des 11 millions des Nigériens sont musulmans. Pour grand nombre d'entre eux, les éclipses annoncent la fin du monde. Habituellement au Niger, les éclipses sont accueillies par des prières dans les mosquées et des cris de lamentations notamment des enfants, qui font du bruit en tapant sur des bidons ou des casseroles jusqu'à la fin du phénomène. L'éclipse solaire sera observée le 29 mars dans plusieurs régions du sud et du nord du Niger. Le phénomène débutera à 10h30 locales (09h30 GMT) dans les régions de Maradi et Zinder (sud-est), pour évoluer vers celles d'Agadez, notamment dans le désert du Ténéré, aux environs de 10h58 locales (9h58 GMT) pour une durée totale estimée à quatre minutes


Niger: le président nigérien a donné des instructions fermes pour recouvrer les arriérés d'impôts et de taxes entre 1998 et 2005 qui s'élèvent à 26 milliards de francs CFA


NIAMEY, 21 mars 2006 - Les autorités nigériennes ont lancé mardi une "opération coup de poing", visant à recouvrer quelque 26 milliards de francs CFA (environ 40 millions d'euros) d'arriérés d'impôts et taxes diverses, a annoncé la radio publique. "Dans le cadre de la mobilisation des ressources internes, le président Mamadou Tandja a donné des instructions aux services des impôts pour entreprendre une vaste opération de recouvrement d'impôts et taxes sur toute l'étendue du territoire national", a indiqué la radio. Ces arriérés d'impôts et taxes diverses à recouvrer ont été accumulés entre 1998 et 2005, selon le ministère des Finances. Le porte-parole du gouvernement, Mohammed Ben Omar, a déclaré à la radio e qu'il s'agissait d'une "opération coup de poing visant à des recouvrements forcés" d'impôts et taxes. "Les instructions du président Tandja sont fermes: sur toute l'entendue du territoire, les forces de l'ordre et des agents des impôts vous présenteront vos avis de mise en demeure, vous payez ou vous les suivez", a martelé M. Ben Omar. "Il y a une grave montée de l'incivisme fiscal au Niger. Enormément d'argent entre dans le pays, mais les caisses de l'Etat restent désespérément vides", a-t-il déploré. Mardi matin, plusieurs directeurs d'entreprises publiques et privées ont été convoqués dans les locaux de la police à Niamey afin de "s'expliquer sur les retards dans le paiement des taxes et impôts", a ajouté la radio publique. De nombreux observateurs estiment néanmoins que ce type d'opération n'est qu'un "effet d'annonce" qui "ne frappe que les petits citoyens et épargne les grosses fortunes proches du régime". Le Niger est un des pays les plus pauvres au monde, et son budget annuel dépend généralement pour l'essentiel de l'assistance internationale


Niger: Un sommet ordinaire des Chefs d'Etats de l'UEMOA aura lieu le 27 mars 2006 à Niamey et la rencontre pourrait se pencher sur la succession à la tête de la BCEAO de Charles Konan Banny et aussi de la succession du Président en exercice de l'UEMOA


NIAMEY, 9 mars 2006  - Un sommet ordinaire des chefs d'Etat de l'UEMOA (Union monétaire des Etats de l'Afrique de l'Ouest), aura lieu le 27 mars à Niamey, a annoncé l'UEMOA dans un communiqué. Le chef de l'Etat nigérien, Mamadou Tandja, est le président en exercice de l'UEMOA. La rencontre doit notamment se pencher sur la succession à la tête de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) - l'institut d'émission de l'UEMOA - de Charles Konan Banny, actuel premier ministre de la Côte d'Ivoire, dont le mandat a expiré fin décembre 2005. Faute de consensus, à l'issue d'un sommet extraordinaire le 23 décembre 2005 à Niamey, les chefs d'Etat ont décidé de confier pour "trois mois" l'intérim de la présidence de l'institution au Burkinabè Damo Justin Barro. Le sommet du 27 mars sera précédé par une réunion des ministres de l'UEMOA prévue les 23 et 24 mars à Abidjan, précise le communiqué. Une réunion des experts est prévue du 13 au 17 mars à Ouagadougou en vue de préparter le projet d'ordre du jour de la rencontre ministérielle, ajoute la même source. Le président ivoirien Laurent Gbagbo, dont le pays détient 43% des parts dans la BCEAO, avait dénoncé le 18 octobre à Abidjan les "manoeuvres" de certains chefs d'Etat pour obtenir le poste de gouverneur de cette institution. "Il y a des chefs d'Etat qui m'écrivent pour proposer des candidats au poste de gouverneur de la BCEAO (...) Nous ne reculerons pas d'un millimètre. Le gouverneur a été Ivoirien et sera Ivoirien", avait déclaré M. Gbagbo lors d'une cérémonie commémorant le centenaire de la naissance du premier président de la Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. "C'est nous qui mettons le plus d'argent, c'est nous qui garderons la clé de la maison. Sur ce point, il n'y aura pas de débat car je ne peux confier mes 43% à quelqu'un qui en détient 10%", avait ajouté le président ivoirien. Les huit Etats de l'UEMOA ayant en commun le Franc CFA sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo


Niger: Les pièces archéologiques volées sur des sites historiques au Niger et saisies par les douanes françaises en 2004 et 2005 ont été restituées jeudi à Niamey lors d'une cérémonie officielle


NIAMEY, 3 mars 2006 - Plus de 5.620 pièces archéologiques, volées sur des sites historiques au Niger et saisies par les douanes françaises en 2004 et 2005, ont été rendues jeudi au musée national de Niamey, a annoncé vendredi son conservateur, Mahamadou Kéléssi. Une cérémonie officielle de restitution de ces pièces, comprenant notamment des ossements de dinosaure et de crocodile, des carapaces de tortues ainsi que des poteries et des pointes de flèches, a été organisée jeudi dans l'enceinte du musée national de Niamey, a indiqué M. Kéléssi. En provenance du Niger et à destination de la Belgique, ces objets avaient été saisis le 1er avril 2004 et le 6 janvier 2005 par la douane française lors de fouilles à l'aéroport parisien de Roissy, a-t-il précisé. Ces pièces ont été rapatriées mardi à l'aéroport Diori Hamani de Niamey, en présence des autorités nigériennes et de l'ambassadeur de France au Niger, François Ponge. "J'éprouve un sentiment de réconfort et de regret. Réconfort parce que les pièces ont été retrouvées et rapatriées, de regret car, elles ont été arrachées de leur contexte et il n'est plus possible de les faire parler", a commenté M. Kéléssi. Les objets ont été prélevés par des trafiquants sur différents sites archéologiques dans le nord désertique et l'ouest du Niger. Parmi ces pièces, figurent des centaines de pierres taillées ou objets en pierre datant pour la plupart du néolithique (8.000 à 6.000 ans avant notre ère) et pour certaines de l'acheuléen (ère secondaire, soit 1,6 million à 200.000 ans avant notre ère). Les ossements fossilisés de dinosaures datent de plus de 70 millions d'années. Les pièces les plus récentes sont les poteries et figurines en terre cuite provenant du système de Bura, à cheval sur le Niger et la partie orientale du Burkina-Faso et dont la datation se situe entre le IIe et le XIe siècle. Ces dernières figurent sur la liste rouge du Conseil international des Musées qui recense les objets les plus touchés par le pillage et le vol et interdits d'exportatio


Niger:  Au Niger, deuxième pays d'Afrique de l'Ouest après le Nigeria, ont été découvert plusieurs cas de contamination par le virus H5N1 de la grippe aviaire, ce qui fera le troisième pays contaminé en Afrique.


PARIS, 27 fév 2006 - "Plusieurs cas" de contamination par le virus H5N1 de la grippe aviaire ont été confirmés sur des volatiles au Niger, deuxième pays d'Afrique de l'ouest affecté après le Nigeria voisin, a annoncé lundi le patron de l'organisation mondiale de la santé animale (OIE) Bernard Vallat. "Le virus est entré au Niger", a déclaré le directeur général de l'OIE, qui a souligné l'importance des échanges frontaliers, commerciaux notamment, entre le Niger et le Nigeria voisin. Il a été confirmé qu'il s'agit bien de la forme hautement pathogène du virus H5N1 après des analyses effectuées dans un laboratoire de Padoue (Italie) où des prélèvements avaient été envoyés "il y a quelques jours". Le porte-parole du gouvernement nigérien, Mohammed Ben Omar, depuis Dakar a indiqué ne "pas avoir eu confirmation" pour l'instant de ces contaminations. Le porte-parole a précisé que des prélèvements de volailles avaient été envoyées dans des laboratoires en Italie, en France et en Suisse et que le gouvernement "attendait les résultats des laboratoires pour se prononçer" car c'était, selon lui, un processus long qui passait, après l'OIE, par la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l'agriculture et l'alimentation) Rome et la FAO Niamey avant que le gouvernement nigérien ne recoive les résultats sous pli confidentiel. Le ministre des Ressources animales, Djina Abdoulaye a indiqué pour sa part qu'il "attendait les résultats définitifs (des analyses) pour savoir s'il s'agissait bien de souches du virus H5N1". Selon lui, les prélèvements sur les volailles mortes proviennent de la région de Magaria, dans la région de Zinder (sud-est), frontalière de l'Etat nigérian de Kano, où un foyer de grippe a été détecté.


Niger: Les autorités ont promis de verser des indemnités de 1.000 FCFA (1,5 euros) par poulet mais seulement en cas d'abattage massif de volaille contaminée


NIAMEY, 23 fév 2006 - La plus importante organisation des consommateurs du Niger dénonce "des abus" dans l'application des mesures d'alerte au virus aviaire décrétées depuis le 9 février par les autorités nigériennes. "Il y a des abus. Nous voulons savoir sur quelle base légale on saisit les volailles des gens aux frontières pour les détruire sans dédommagement", a dénoncé à la radio, Nouhou Arzika, président de l'Organisation des consommateurs du Niger (Orconi). Il a expliqué que les agents chargés des contrôles, délivrent aux victimes "des papiers +bidon+, sans références ni cachet" et où ils mentionnent simplement le nombre de volailles saisies et détruites. "Même s'il y a nécessité d'interdire la circulation des volailles, l'approche prônée par les autorités n'est pas la bonne car les contrevenants peuvent contourner les barrières policières et introduire la volaille contaminée dans les villes", estime M. Arzika. Il pense que le gouvernement devait "cibler les acteurs pertinents": éleveurs, vendeurs de poulets, afin de les impliquer dans la prévention contre le virus aviaire, détecté dans au moins sept Etats du Nigeria voisin. "Dans ce genre de situation dont les conséquences peuvent se révéler catastrophiques pour un pays aussi pauvre, l'Etat doit faire preuve de sang froid au lieu d'ajouter à la panique", indique-t-il. Plusieurs ministres sillonnent le pays pour sensibiliser les populations sur la grippe aviaire. Les autorités ont promis de verser des indemnités de 1.000 FCFA (1,5 euros) par poulet mais seulement en cas d'abattage massif de volaille contaminée. Pour sa part, le Syndicat unique du personnel des ressources animales (Supra) réclame "des moyens de protection" aux agents vétérinaires impliqués dans la prévention contre l'épizootie de grippe. "Même en temps normal, on ne peut entrer dans une ferme sans protection, à plus forte raison dans un contexte de menace de grippe aviaire", fait valoir Labo Maman, dirigeant du syndicat


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