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L'actualité du Mali en 2009
(d'après l'Agence France Presse)

Mali - 01: Après des secteurs prioritaires comme l'éducation ou l'hydraulique, le Mali vient de bénéficier de deux conventions de financement de plus de 14 milliards de Fcfa des Pays-Bas pour les domaines de la santé et de l'agriculture

Bamako - 01 décembre 2009: Les relations d'amitié qui lient notre pays au Royaume des Pays-Bas se caractérisent par leur diversité. Après des secteurs prioritaires comme l'éducation ou l'hydraulique, c'est au tour de la santé et de l'agriculture de bénéficier de deux conventions de financement de plus de 14 milliards de Fcfa des Pays-Bas. Amsterdam a par la même occasion accordé à notre pays un avenant destiné au Projet "Helen" (harmonisation de l'efficacité de la gestion à l'Office du Niger) dont le financement s'élève à 1,7 milliard de Fcfa. Les documents de ces différentes ententes ont été signés lundi par le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Moctar Ouane, et l'ambassadeur des Pays-Bas dans notre pays, Mme Ellen van der Laan. La cérémonie qui s'est déroulée au département des Affaires étrangères a enregistré la présence du secrétaire d'Etat chargé de développement intégré de la zone Office du Niger, Abou Sow, et de plusieurs responsables des départements ministériels concernés. Par ces accords, les Pays-Bas aident à l'accélération de la croissance inscrite dans les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en son article 5 et à l'atteinte de la sécurité alimentaire grâce au renforcement des capacités d'intervention de l'Office du Niger. Le tout pour un montant global de 14,9 milliards de Fcfa. Avec plus de 11 milliards de Fcfa, la première convention est destinée au financement du "Programme d'appui des Pays-Bas pour l'accélération de l'atteinte de l'objectif 5 du Millénaire". Cet appui financier entend réduire d'ici à 2012 le ratio de la mortalité maternelle dans notre pays, d’abaisser ce taux de mortalité de 464 à un niveau inférieur ou égal à 344 pour mille naissances vivantes par la construction de trois nouveaux Centres de santé de référence (CSREF) à Séféto, Niéna et Kalabancoro. D'autres projets sont concernés par ce financement, notamment la réhabilitation de huit Csref déjà existants à Diéma, Yélimané, Dioïla, Markala, Macina, Koro, Djenné et Niafunké et l'équipement de Centres de santé communautaires (CSCOM). L'appui financier batave permettra, par ailleurs, d'améliorer le système de référence d'évacuation obstétricale et la mise à l'échelle de la planification familiale à travers le renforcement de la sensibilisation et l'appui aux ressources humaines. Cet appui spécifique s'ajoute à l'aide budgétaire sectorielle dont bénéfice notre pays de la part des Pays-Bas. Il est assorti, par ailleurs, d'un montant d'un peu plus d'un milliard de Fcfa décaissé en faveur de la seconde phase du Programme de développement sanitaire et social (PRODESS II). Ce montant constitue la deuxième tranche d'une contribution annuelle de 2,6 milliards de Fcfa au budget du Prodess. La seconde convention bénéficie au développement économique agricole pour lequel les Pays-Bas débloquent plus de 3,1 milliards de Fcfa. Cette enveloppe va financer le "Programme d'appui au Contrat Plan de l'Office du Niger 2008-2012". Celui-ci allie des actions prioritaires à travers des études et des travaux de réhabilitation et d'extension, et un effort d'amélioration de l'entretien des réseaux. Ce programme illustre une coopération déjà ancienne (30 ans) entre l'Office et les Pays-Bas. Ce sont justement ces bonnes relations de coopération qui ont été saluées par Mme Ellen van der Laan. Le diplomate néerlandais a confirmé la disponibilité de son pays à accompagner le nôtre dans sa quête du bien-être des populations et souligné les progrès enregistrés ces dernières années par le Mali en matière de gouvernance. Autant de facteurs qui militent en faveur d'un partenariat fécond et fiable, a jugé l’ambassadeur. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, a jugé que cet appui du Royaume des Pays-Bas constitue une réponse structurelle à la crise alimentaire mondiale. La mise en oeuvre des actions prioritaires de l'Office du Niger fera de notre pays un exportateur net grâce aux excédents dégagés, a-t-il noté.



Mali: Une rencontre de "réconciliation" entre les différentes communautés du nord du Mali, la première depuis dix ans, a débuté samedi à Tombouctou et se poursuivait dimanche

 

BAMAKO, 2 août 2009 - Une rencontre de "réconciliation" entre les différentes communautés du nord du Mali, la première depuis dix ans, a débuté samedi à Tombouctou et se poursuivait dimanche, a-t-on appris de source proche des organisateurs. "C'est une réunion qui regroupe Touareg, arabes, Songhaï, toutes les composantes des populations des trois régions du nord. Nous insistons tous sur la réconciliation, après des moments d'incompréhension", a affirmé à l'AFP l'un des modérateurs de la rencontre, Amed Ag Mahmoud, un notable du nord. "C'est une réunion de réconciliation, une première depuis dix ans. Nous avons également décidé de soutenir la lutte du gouvernement malien contre Al-Qaïda dans la bande sahélo-saharienne", a affirmé de son côté l'un des représentants de la région de Gao, Moussa Maïga. De nombreux élus des trois régions du nord, des notables et des chefs de tribus, participaient à cette réunion qui devait prendre fin dimanche soir. Par le passé, des conflits meurtriers ont opposé différentes communautés (Kouta et arabes, Songhai et Touareg, etc.) dans la région. La sécurité dans le nord du Mali est particulièrement menacée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), présent en Algérie et qui a étendu ses actions aux pays voisins. Selon Bamako, des "dizaines" de personnes sont mortes le 4 juillet dans le nord-ouest, au cours des affrontements les plus meurtriers signalés jusqu'ici entre la branche maghrébine d'Al-Qaïda et l'armée malienne.



Mali: Le groupe Maroc Telecom, détenu majoritairement par Vivendi Universal, a annoncé mardi avoir acquis 51% du capital de la Société de télécommunications du Mali (Sotelma) pour 275 millions d'euros

RABAT, 7 juil 2009 - Le groupe Maroc Telecom, détenu majoritairement par Vivendi Universal, a annoncé mardi avoir acquis 51% du capital de la Société de télécommunications du Mali (Sotelma) pour 275 millions d'euros. "Le groupe Maroc Telecom est devenu majoritaire à partir de ce jour de l'opérateur historique de télécommunications du Mali" (Sotelma), a déclaré à l'AFP le président du directoire de Maroc Telecom, Abdeslam Ahizoune. L'accord sur cette cession a été signé à Bamako par M. Ahizoune, Mme Diarra Mariam Plantie Diallo, ministre malien de la Communication et le ministre malien de l'Economie, Sanoussi Touré, a-t-on ajouté. La cérémonie de signature s'est déroulée en présence notamment du chef de l'Etat malien, Amadou Toumani Toure, toujours selon la même source. "Cette acquisition est conforme à la stratégie de développement de Maroc Telecom à travers une croissance externe. Notre groupe est devenu un spécialiste du redressement et du développement des opérateurs historiques en Afrique", a souligné M. Ahizoune. Maroc Telecom est déjà présent en Mauritanie, au Burkina-Faso et au Gabon.



Mali: La Banque mondiale a octroyé un prêt record de 60 milliards de FCFA au Mali pour appuyer le développement des secteurs de l'électricité et de l'eau

BAMAKO, 27 juin 2009 - La Banque mondiale a octroyé un prêt record de 60 milliards de FCFA (90 millions d'euros) au Mali pour appuyer le développement des secteurs de l'électricité et de l'eau, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. "C'est une révolution dans le domaine énergétique au Mali. C'est la plus grande contribution de tous les temps de la Banque mondiale au financement d'un projet dans notre pays", a déclaré le ministre malien de l'Energie et de l'Eau, Igor Mamadou Diarra, au cours d'une cérémonie officielle vendredi. "Le projet permettra le renforcement et l'extension du réseau de distribution d'électricité et d'eau sur tout le territoire malien", a-t-il ajouté au cours de cette cérémonie, à laquelle assistait notamment le chef de l'Etat malien, Amadou Toumani Touré. Au total, le Projet d'appui au secteur de l'énergie (Pase), concerne Bamako, ainsi que plusieurs dizaines de localités maliennes. Outre la création de petites industries qui "devrait s'accélérer" grâce à l'énergie qui sera disponible, le projet prévoit l'augmentation de la desserte en électricité avec la distribution de plus d'un million de lampes à basse consommation pour les ménages et les bâtiments publics. A terme, près de 50.000 nouveaux branchements sont prévus, essentiellement dans les zones rurales.



Mali: Des pays africains ont procédé mardi à Bamako à la création de l'Agence panafricaine de la grande muraille verte (GMV), destinée notamment à lutter contre la désertification

BAMAKO, 23 juin 2009 - Les chefs d'état du Mali et du Sénégal, ainsi que des représentants de neuf autres pays africains, ont procédé mardi à Bamako à la création de l'Agence panafricaine de la grande muraille verte (GMV), destinée notamment à lutter contre la désertification, a constaté l'AFP. L'idée de la Grande muraille verte - couloir de végétation qui serait long de 7.000 km et traverserait l'Afrique d'ouest en est - avait été lancée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo puis reprise en 2005 au sommet des dirigeants de la Communauté des Etats sahélo-sahariens. "Avec cette agence, nous voulons faire face au plus urgent : sauver l'écosystème, lutter contre la désertification et la dégradation de l'environnement", a déclaré le président malien Amadou Toumani Touré. "Cette grande muraille verte du Sahel et du Sahara, est l'un des plus importants projets mis sur pied par les Africains eux-mêmes" a-t-il ajouté, en insistant sur le fait que l'initiative du projet revenait à son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade. Dans le nord du Sénégal, depuis 2005, des Acacia senegalensis (gommiers) ou des Balanites aegyptiaca (dattiers du désert) ont été mis en terre, pour former le début de la ceinture d'arbres devant relier Dakar à Djibouti. "N'attendons pas l'aide de la communauté internationale pour réaliser ce projet. Ce projet, qui doit permettre à l'Afrique de survivre, doit être d'abord et avant tout l'affaire de nos populations", a déclaré M. Wade. Onze Etats - Burkina Faso, Djibouti, Ethiopie, Erythrée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan, Tchad - ont signé l'acte de naissance de l'agence. Au cours de la rencontre, des experts africains ont publié la liste des plantes qui peuvent, région par région, servir à "bâtir" cette ceinture végétale. Un projet de création de retenue d'eau, est également envisagé. Le Directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, assistait à la rencontre et a renouvelé "l'engagement de la FAO à apporter son concours, sur le plan technique et financier, en faveur des Etats membres concernés".



Mali: La Banque africaine de développement a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 66 millions de dollars pour augmenter la production agricole au Mali

TUNIS, 28 mai 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 66 millions de dollars pour augmenter la production agricole au Mali. Le programme consiste à développer les systèmes d'irrigation dans les bassins du Bani et du Selingue (PDI-BS) et vise à augmenter la production agricole et à améliorer les conditions de vie de 130.000 habitants, précise le communiqué publié à Tunis, siège provisoire de l'institution. La contribution de la BAD représente 35,5% du coût global du programme estimé à environ 210 millions de dollars US. Le reste sera fourni par le gouvernement malien, la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds. Le Groupe de la Banque opère depuis 1970 au Mali et ses engagements s'y élèvent à 1,09 milliard de dollars pour 93 opérations réalisées.



Mali: La Compagnie aérienne du Mali (CAM), en "pleine croissance", change de nom et devient "Air Mali" pour une meilleure visibilité dans un contexte de compétition accrue

BAMAKO, 17 mai 2009 - La Compagnie aérienne du Mali (CAM), en "pleine croissance", change de nom et devient "Air Mali" pour une meilleure visibilité dans un contexte de compétition accrue, a indiqué dimanche la direction de la compagnie. "Désormais, il faut parler de +Air Mali+ et non plus de Compagnie Aérienne du Mali (CAM), qui est un nom générique. Nous sommes dans un contexte de compétition entre les compagnies aériennes et la référence au nom du pays est très importante", a déclaré à la presse M. Abderhamane Berthé, directeur général d'Air Mali. "Nous profitons de l'occasion pour faire le point de l'état de la société: Nous sommes en pleine croissance, malgré un contexte difficile, où plusieurs compagnies aériennes, rencontrent des difficultés", a-t-il poursuivi. "Entre fin 2006 et 2008, nous avons multiplié le nombre de passagers par trois et notre chiffre d'affaire par quatre", a-t-il souligné. Interrogé par l'AFP pour savoir comment la compagnie arrivait à tirer son épingle du jeu dans un contexte plutôt difficile, M. Berthé a affirmé que Air Mali travaillait "étroitement" avec Air Ouganda et Air Burkina, qui sont tous membres du groupe dénommé "Celestair". "Nous opérons les mêmes types d'avion, nous avons une coordination des programmes de vol, nous nous organisons sur l'ensemble du réseau des trois compagnies. Ce qui permet la régularité, la ponctualité de nos vols", a précisé, M. Berthé. Pour fin 2009, Air Mali annonce le développement de ces activités en direction de l'Afrique et de l'Europe. Créée en avril 2005, le réseau de la compagnie s'étend sur treize pays, englobant les grandes capitales en Europe, en Afrique de l'Ouest et centrale. Le capital social d'Air Mali, est détenu à 51% par le groupe Aghan Khan, 20% par l'Etat malien, et le reste par des privés.



Mali: La BOAD accorde un prêt de 30,5 milliards de FCFA au Mali pour la construction d'un échangeur multiple et l'exécution du projet d'interconnexion des réseaux électriques Mali-Côte-d'Ivoire

Bamako, 22 avril 2009: Le ministère des Finances a servi de cadre, le lundi 20 avril, à la signature de trois accords de financement des infrastructures routières et du réseau électrique d'EDM-SA. La cérémonie était présidée par le ministre de l'Economie et des Finances, Sanoussi Touré, qui avait à ses côtés le président de la BOAD, Abdoulaye Bio-Tchane et le Directeur d'EDM-SA, Sékou Alpha Djitèye. C'est avec un réel plaisir que nous venons de signer avec vous les trois accords de prêt à travers lesquels la BOAD met à la disposition du Gouvernement du Mali un financement global de 30,5 milliards de FCFA pour contribuer à la réalisation de trois projets de développement majeurs du programme de développement économique et social (PDES) du Président de la République, SEM Amadou Toumani Touré . Il s'agit du projet de construction d'un échangeur multiple au rond point de la paix et d'aménagement de la section urbaine de la RN5 et de l'Avenue Kwamé N'Krumah à Bamako pour 7 milliards de F CFA, le projet d'interconnexion des réseaux électriques du Mali et de la Côte d'Ivoire pour 11 milliards de F CFA et le projet de renforcement du réseau électrique interconnecté d'EDM-SA pour 12,5 milliards de F CFA " a indiqué dans son discours d'ouverture, le ministre de l'Economie et des Finances, Sanoussi Touré. Il a souligné que ces financements traduisent, une fois de plus, "la disponibilité et le soutien constant de la BOAD à notre stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté à travers deux axes majeurs, les infrastructures et l'énergie". Il a indiqué, d'une part, que la réalisation d'un échangeur au rond point de la paix et d'aménagement de la section urbaine de la RN5 de l'Avenue Kwamé N'Krumah à Bamako permettra de décongestionner et de fluidifier le trafic sur les voies de desserte du rond point de la paix et de rendre plus accessible la cité administrative en voie d'achèvement. Et, d'autre part, l'interconnexion des réseaux électriques des deux pays et le renforcement du réseau électrique interconnecté d'EDM-SA, permettront d'accroître l'offre et la sécurité d'approvisionnement en énergie électrique, dans un premier temps, et d'assurer la fourniture en continu d'une meilleure qualité de service d'énergie électrique et à moindre coût dans les centres et singulièrement dans les villes de Markala et Niono a-t-il soutenu. Selon lui, le premier projet vise de façon spécifique à réduire le temps de traversée de cette zone du District de Bamako et à améliorer la sécurité des usagers de la route. Les deux autres visent également à optimiser le fonctionnement du réseau interconnecté, accroître les taux de desserte en énergie électrique de la ville de Niono en passant de 83% en 2008 à 15% en 2015, à réduire le coût de revient du KWh de l'énergie livrée à Niono de 130 F CFA en 2008 à 26 F CFA en 2011, réduire les pertes techniques du réseau de Niono de 33% en 2008 à 15% en 2011, sécuriser l'approvisionnement et l'alimentation en énergie électrique, réduire de 48% le coût de l'énergie thermique livrée en réseau interconnecté en 2011 en passant d'une moyenne de 86 F CFA/KWh à 45 F CFA/KWh et, au finish, transporter, de façon optimale, une puissance de 80 MW de la Côte d'Ivoire vers le Mali. Par ailleurs, Sanoussi Touré a précisé que la signature des accords du lundi 20 avril 2009 amenait le volume des interventions de la BOAD au Mali à environ 208 milliards de F CFA. Avant de relever, en fin de discours, que le Gouvernement du Mali prendra et fera prendre toutes les dispositions nécessaires à la mise en œuvre des projets que la BOAD vient de financer.



Mali: La campagne pour les élections municipales du 26 avril au Mali a timidement démarré ce week-end, 10 ans après la création des 684 communes rurales et 19 communes urbaines de ce pays ouest-africain

BAMAKO, 12 avr 2009 - La campagne pour les élections municipales du 26 avril au Mali a timidement démarré ce week-end, 10 ans après la création des 684 communes rurales et 19 communes urbaines de ce pays ouest-africain. Très peu de meetings étaient organisés ou prévus par les candidats dans le district de Bamako, dirigé par l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), parti de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré (1992-2002). A l'intérieur du Mali, la situation semblait la même selon des sources contactées notamment au nord de Bamako (Ségou, Mopti, Gao) ainsi qu'à Bougouni et Sikasso (sud). Selon le ministère de l'Administration territoriale, quelque 4.700 listes de candidature ont été enregistrées, soit entre 17.000 et 18.000 candidats. Les conseillers communaux élus choisiront ensuite les maires des 703 communes. Trois partis partent favoris : l'Adema, principale formation de la coalition qui soutient le président Amadou Toumani Touré ; l'Union pour la république et la démocratie (URD), parti de l'actuel président de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest, Soumaïla Cissé ; et enfin le Rassemblement pour le Mali (RPM, opposition), formation de l'ancien Premier ministre malien, Ibrahim Boubacar Kéita. Le bilan de la décentralisation est l'un des enjeux du scrutin au Mali, où les communes n'existent que depuis 1999. Le slogan "pouvoir et gestion par la base", décrété à l'époque pour mettre en route la décentralisation, n'a pas été un succès partout, et nombreuses sont les collectivités qui végètent toujours dans la pauvreté. Ces élections seront également un tour de chauffe avant le scrutin présidentiel de 2012 auquel Amadou Toumani Touré (élu en 2002, réélu en 2007) ne participera pas, puisque la Constitution ne lui autorise que deux quinquennats. "Les résultats des communales n'auront aucune incidence sur le reste du mandat du président, surtout que sans avoir de parti politique propre, il a déjà la majorité écrasante à l'Assemblée nationale", analyse Mamadou Samaké, sociologue malien, interrogé par l'AFP. "Cependant, les partis qui auront de bons scores se mettront en très bonne posture pour la présidentielle", juge-t-il.



Mali: Réaménagement ministériel au Mali avec le départ de deux ministres et l'augmentation de la taille du gouvernement de 26 à 29 membres

Bamako - 10 avril 2009: En cette veille des communales du 26 avril, toute sortie d’un de ces ministres aurait été perçue comme une volonté délibérée du président de la République d’affaiblir leurs formations politiques. Au contraire, on aura constaté un léger renforcement des effectifs avec l’entrée au gouvernement de Salikou Sanogo, Vice-président de l’URD de Soumaïla Cissé, mais surtout président de la commission d’organisation du forum sur l’Education, tenue en octobre 2008. On peut donc penser que ce dernier, reconnu comme un spécialiste de l’Education, a été nommé à l’Education de Base, à l’Alphabétisation et aux Langues Nationales, non pas pour sa coloration politique mais pour sa compétence.

Il remplace à ce poste Mme Sidibé Aminata Diallo, ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007 et présidente d’une petite formation politique dénomée Rassemblement pour l’Education et le Développement Durable (REDD).

Son collègue des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré, victime de ses démêlés interminables avec les syndicats d’enseignants, a dû passer la main à Mme Siby Ginette Bellegarde, jusque-là Recteur de l’Université de Bamako.

Outre Mme Siby Ginette Bellegarde et Salikou Sanogo, les autres nouveaux venus sont : Lassine Bouaré (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget), Abou Sow (Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger) et enfin Sanoussi Touré (ministre de l’Economie et des Finances).

On note également, deux permutations : le ministre de l’Agriculture sortant, le Pr Tiémoko Sangaré vient au ministère de l’Environnement et de l’Assainissement.

Le désormais ancien titulaire de ce portefeuille, Aghatham Ag Alhassane a, depuis hier soir, en charge le département de l’Agriculture.

Un autre changement, c’est la création d’un département consacré uniquement aux Mines. Celui-ci a été confié à l’ancien ministre des Finances, Abou-Bacar Traoré. C’est dire que Mamadou Diarra Diarra s’occupera désormais de l’Energie et de l’Eau.

Notons, enfin, que la taille du gouvernement a augmenté de 26 à 29 membres.

Liste du nouveau gouvernement

Décret N°09-00157/P-RM du 09 Avril 2009

Portant nomination des membres du Gouvernement

Le Président de la République,

Vu la Constitution ;

Vu le Décret n°07-380/P-RM du 28 septembre 2007 portant nomination du Premier Ministre ;

Sur proposition du Premier Ministre,

Décrète

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :

1- Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle

Monsieur Ibrahima N’Diaye

2- Ministre de la Santé

Monsieur Oumar Ibrahima Touré

3- Ministre de l’Artisanat et du Tourisme

Monsieur N’Diaye Bah

4- Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales

Général Kafougouna Koné

5- Ministre de l’Elevage et de la Pêche

Mme Diallo Madeleine Ba

6- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

Monsieur Moctar Ouane

7- Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement

Monsieur Tiémoko Sangaré

8- Ministre de l’Equipement et des Transports

Monsieur Hamed Diane Séméga

9- Ministre des Mines

Monsieur Abou-Bakar Traoré

10- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile

Général Sadio Gassama

11- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants

Monsieur Natié Pléa

12- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine

Monsieur Badara Aliou Macalou

13- Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille

Mme Maïga Sina Damba

14- Ministre de l’Agriculture

Monsieur Agatham Ag Alhassane

15- Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies

Mme Diarra Mariam Flantié Diallo

16- Ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat

Monsieur Abdoul Wahab Berthé

17- Ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce

Monsieur Ahmadou Abdoulaye Diallo

18- Ministre de l’Economie et des Finances

Monsieur Sanoussi Touré

19-Ministre du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées

Monsieur Sékou Diakité

20- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Monsieur Maharafa Traoré

21- Ministre du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme

Mme Gakou Salamata Fofana

22- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Mme Siby Ginette Bellegarde

23- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales

Monsieur Salikou Sanogo

24- Ministre de la Culture

Monsieur Mohamed El Moctar

25- Ministre de la Jeunesse et des Sports

Monsieur Hamane Niang

26- Ministre chargé des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement

Mme Fatoumata Guindo

27- Ministre de l’Energie et de l’Eau

Monsieur Mamadou Diarra

28- Ministre Délégué auprès du Ministère de l’Economie et des Finances, chargé du Budget

Monsieur Lassine Bouaré

29- Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre Chargé du Développement intégré de la Zone Office du Niger

Monsieur Abou Sow

Article 2 : Le présent décret, qui abroge le décret n°07-383/P-RM du 03 octobre 2007 modifié, portant nomination des membres du Gouvernement, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Bamako, le 09 Avril 2009

Le Président de la République

Amadou Toumani Touré

Le Premier Ministre

Modibo Sidibé



Mali: Plusieurs centaines de rebelles touareg maliens se sont rendus mardi à Kidal pour assister à une cérémonie publique marquant leur retour dans le processus de paix
KIDAL (Mali), 17 fév 2009 - Plusieurs centaines de rebelles touareg maliens se sont rendus mardi à Kidal (nord-est) pour assister à une cérémonie publique, plusieurs fois reportée, marquant leur retour dans le processus de paix, a constaté un journaliste de l'AFP. La cérémonie a débuté à l'aérodrome de Kidal, la plus importante ville du nord-est du Mali, en présence notamment d'officiels maliens, de la médiation algérienne et des ex-rebelles touareg. Des armes, appartenant aux ex-rebelles qui ont accepté d'intégrer le processus de paix, ont été entreposées sur la piste de l'aérodrome de Kidal, a constaté un journaliste de l'AFP. Les rebelles touareg concernés par ce retour sont issus des rangs de l'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC, favorable à l'accord de paix d'Alger signé en 2006), et des éléments du chef rebelle dissident Ibrahim Ag Bahanga qui se sont récemment éloignés de ce dernier. Ag Bahanga, qui n'est plus partie prenante de l'accord de paix d'Alger, a récemment connu des revers sur le plan militaire et l'armée malienne affirme occuper désormais ses positions dans le nord du Mali. La cérémonie se déroulait en présence du ministre malien de l'Administration territoriale, le général Kafougouna Koné, le chef d'état-major de l'armée malienne, le général Gabriel Poudiougou, et de l'ambassadeur d'Algérie au Mali, médiateur en chef dans la crise.



Mali: La société Maroc Télécom, détenue majoritairement par le groupe français Vivendi, est devenue actionnaire majoritaire de la société de télécommunications du Mali (Sotelma, société d'Etat) avec une offre de 252 millions d'euros

BAMAKO, 15 jan 2009 - La société Maroc Télécom, détenue majoritairement par le groupe français Vivendi, est devenue actionnaire majoritaire de la société de télécommunications du Mali (Sotelma, société d'Etat), a-t-on appris jeudi auprès de l'entreprise malienne. "A l'issue du dépouillement des dossiers, avec une offre de 252 millions d'euros, Maroc Télécom détient désormais 51% du capital de la Sotelma", précise un communiqué de la société. De source proche de la Sotelma, l'offre de Maroc Télécom est arrivée "largement en tête", devant des sociétés de télécommunications du Soudan et du Portugal. Depuis plusieurs années, les bailleurs de fonds encourageaient le Mali à privatiser la Sotelma, qui supportait difficilement la concurrence de l'opérateur privé Orange, présent au Mali.



Mali: Une cérémonie d'accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu ce lundi à Kidal, comme prévu dans l'accord d'Alger

BAMAKO, 4 jan 2009 - Une cérémonie d'accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu lundi à Kidal (nord-est du Mali), comme prévu dans l'accord d'Alger, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. "Plusieurs centaines de rebelles touareg, membres de l'alliance pour la démocratie et le changement (ADC), rentrent à Kidal pour participer au processus de paix", a déclaré dimanche à l'AFP, le ministère malien de l'administration territoriale. "Initialement, le début des cérémonies était prévu pour aujourd'hui (dimanche). Mais à cause de réglages de dernière minutes et de raisons logistiques, la cérémonie est reportée à lundi", a précisé la même source. L'ambassadeur d'Algérie au Mali, médiateur en chef dans la crise au nord, et le ministre malien de l'administration territoriale, le général Kafougouna Koné, participeront à la cérémonie d'accueil. Le groupe rebelle dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, contre lequel l'armée malienne a affirmé vendredi avoir lancé une brève "offensive" dans le nord du pays, ne participe pas au processus de paix. Une réunion du comité de suivi de l'accord d'Alger s'est achevée dans la nuit de samedi à dimanche, pour fixer les modalités de retour des rebelles. Le comité de suivi de l'accord d'Alger est composé de représentants du gouvernement malien, d'ex-rebelles touareg et du médiateur algérien. Ce dernier a sollicité dimanche, l'arbitrage du président malien, sur des détails concernant les conditions de retour des rebelles. L'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC) est l'appellation sous laquelle s'étaient présentés les rebelles touareg du Mali après l'attaque le 23 mai 2006 d'un camp militaire à Kidal. En juillet 2006, ils avaient signé un accord de paix à Alger avec le gouvernement malien. L'année suivante, Ibrahim Ag Bahanga, lui aussi signataire de ces accords, avait fait dissidence avant d'être suivi par d'autres groupes rebelles, entraînant un enlisement du processus de paix.



Mali: Une réunion ministérielle sur la sécurité et le développement du Sahel s'est tenue mardi à Bamako en présence de représentants de six pays de cette région menacée par "le banditisme et les réseaux criminels"

BAMAKO, 11 nov 2008 - Une réunion ministérielle sur la sécurité et le développement du Sahel s'est tenue mardi à Bamako en présence de représentants de six pays de cette région menacée par "le banditisme et les réseaux criminels", a constaté un correspondant de l'AFP. Cette rencontre d'une journée devait "permettre de jeter les bases d'une coopération dans l'espace sahélo-saharien pour faire face aux nombreuses menaces qui affectent la sous-région", a déclaré à l'ouverture le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane. "Le banditisme transfrontalier, les réseaux criminels et des trafics de tous genre empêchent nos populations de vivre paisiblement. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire que nos pays puissent avoir une coopération multiforme", a-t-il ajouté. La réunion a rassemblé notamment le ministre algérien délégué aux Affaires africaines et maghrébines Messahel Abdelkader, la ministre burkinabè de la Coopération régionale Minata Samaté, le ministre libyen des Affaires africaines Ali Triki, le secrétaire d'Etat tchadien aux Relations extérieures Djida Moussa Ousmane et la ministre nigérienne des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou. La Mauritanie devait prendre part à cette réunion mais elle n'a finalement pas été invitée en raison de la "situation interne" toujours marquée par le coup d'Etat du 6 août qui a renversé le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a appris l'AFP de sources concordantes. L'Algérie et la Libye ont par ailleurs démenti se disputer de leadership de la zone sahélienne, comme souvent rapporté par la presse. "Nous n'avons aucun problème de leadership avec la l'Algérie. C'est un pays frère. Il n'y a pas de concurrence entre nous mais plutôt une coordination et une coopération au profit de toute la sous-région" a déclaré à l'AFP le ministre libyen. "Il n'y a pas de concurrence avec la Libye", a renchéri le ministre algérien. "C'est peut-être dans l'esprit d'une certaine presse qu'il y a une concurrence. La Libye et nous avons un socle culturel commun et nous appartenons à la même région. Nous avons la même ambition de résoudre les problèmes de la région", a-t-il ajouté. La réunion de Bamako, qui devait s'achever mardi soir, a été organisée en prélude à une rencontre de chefs d'Etat du Sahel sur le même thème de "la sécurité, la paix et le développement" à une date qui n'a pas été précisée, selon les organisateurs. Ce sommet, prévu dans la capitale malienne, a été plusieurs fois reporté. Le Mali et le Niger font face à des rébellions touareg dans le nord de leur territoire. Quant à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC algérien), elle a ces derniers mois développé ses activités dans le nord du Mali, où elle a détenu en otage deux touristes autrichiens, et lancé plusieurs attaques en Mauritanie.



Mali: La numérotation téléphonique au Mali est passée de sept à huit chiffres dans la nuit de vendredi à samedi, pour permettre d'augmenter la capacité de desserte du pays en lignes téléphoniques

BAMAKO, 1 nov 2008 - La numérotation téléphonique au Mali est passée de sept à huit chiffres dans la nuit de vendredi à samedi, pour permettre d'augmenter la capacité de desserte du pays en lignes téléphoniques, a-t-on appris de source officielle. "La numérotation téléphonique au Mali passe de sept à huit chiffes à compter de ce samedi à zéro heure (23H00 GMT), pour permettre d'agrandir le parc des abonnés", a déclaré à l'AFP Issa Camara, du comité de régulation des télécommunications. Ce changement concerne aussi bien les téléphones fixes que les portables au Mali, a souligné la même source. Pour joindre les lignes fixes de la société des télécommunications du Mali (Sotelma, société d'Etat) et d'Orange-Mali (privée), il faut désormais composer le 20, suivi des six derniers chiffres de l'ancien numéro. Pour le réseau mobile, il faut désormais composer le 6 suivi de l'ancien numéro pour Malitel, et le 7 suivi de l'ancien numéro pour Orange-Mali.



Mali: La Banque africaine de développent (BAD) a signé avec le Mali un accord de prêt de 46 millions US dollars environ pour financer un programme d'appui à la croissance

TUNIS, 16 oct 2008 - La Banque africaine de développent (BAD) a signé avec le Mali un accord de prêt de 46 millions US dollars environ pour financer un programme d'appui à la croissance, selon un communiqué publié jeudi à Tunis, siège provisoire de la Banque. Ce financement vise à créer les conditions d'une application plus efficace du plan gouvernemental en cours pour une amélioration de la croissance et un recul de pauvreté durant la période 2007-2011. Sont notamment visés la gestion durable du secteur du coton, le renforcement du système de contrôle des finances publiques, ainsi que la transparence dans la gestion des marchés publics.



Mali: Le banquier Mamadou Diarra a été nommé ministre de l'Energie, des mines, et de l'eau du Mali, en remplacement de Ahmed Sow qui a démissionné lundi après moins d'un an à ce poste

BAMAKO, 2 oct 2008 (AFP) - Le banquier Mamadou Diarra a été nommé ministre de l'Energie, des mines, et de l'eau du Mali, en remplacement de Ahmed Sow qui a démissionné lundi après moins d'un an à ce poste, a-t-on annoncé jeudi de source officielle à Bamako. "Sur proposition du Premier ministre (Modibo Sidibé, ndlr), M. Mamadou Diarra est nommé ministre de l'Energie, des mines et de l'eau", a précisé un décret présidentiel lu à la radio nationale. M. Diarra, 43 ans, était le PDG de la Banque internationale pour le Mali (BIM), récemment privatisée et dont le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank a repris la majorité du capital. Il remplace M. Sow qui a démissionné lundi de son poste ministériel après moins d'un an au gouvernement, des soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne. Une enquête en cours de l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) veut établir les liens exacts de M. Sow avec une société malienne de transformation du coton, Fitina, qui avait fait faillite après avoir bénéficié d'un prêt de 3,7 millions d'euros provenant de la Banque européenne d'investissement (BEI). Le secteur des mines est important pour ce pays sahélien devenu depuis 2003 le troisième exportateur d'or en Afrique. Mais les organisations humanitaires soulignent que les citoyens maliens ne tirent que d'"infimes avantages des revenus miniers" et que le pays, pauvre, demeure au 175e rang (sur 177) sur l'échelle de développement humain de l'Onu.



Mali: Le ministre malien de l'Energie, Ahmed Sow, a démissionné lundi du gouvernement, en raison de soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne

BAMAKO, 30 sept 2008 - Le ministre malien de l'Energie, Ahmed Sow, a démissionné lundi du gouvernement, en raison de soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne, a indiqué mardi une source proche du ministère de la Justice. M. Sow, qui occupait le poste de ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau depuis moins d'un an, a remis sa démission au président Amadou Toumani Touré. Aucune explication n'a été donnée officiellement pour justifier ce départ. "Le ministre a demandé à partir pour laver son honneur", a affirmé à l'AFP une source proche du ministère malien de la Justice. "Il voulait être libre pour organiser sa défense dans le cadre d'une cabale organisée contre lui", a-t-on assuré de même source. Une enquête en cours de l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) veut établir les liens exacts de M. Sow avec une société malienne de transformation du coton, Fitina, qui avait fait faillite après avoir bénéficié d'un prêt de 3,7 millions d'euros provenant de la Banque européenne d'investissement (BEI). M. Sow est soupçonné de "conflit d'intérêt" alors qu'il était à la tête du Centre pour le développement de l'entreprise (CDE), institution conjointe du groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de l'Union européenne, financée par le Fonds européen de développement. Le CDE, chargé d'accompagner le développement des entreprises du secteur privé ACP, servait notamment de conseil à la BEI pour l'attribution de prêts à des sociétés. M. Sow avait démissionné de la direction du CDE quelques mois avant d'entrer au gouvernement en octobre 2007. "Nous attendons rapidement les conclusions de l'enquête. Si le ministre est reconnu non coupable, il réintègre tout de suite le gouvernement", a déclaré à l'AFP une source proche de la présidence de la République malienne. Le nom du successeur de M. Sow devrait être connu mardi.



Mali: Le ministre malien de la Santé, Oumar Touré, a été suspendu samedi pour une durée de six mois de son parti, l'Union pour la République et la démocratie (URD), après avoir été accusé d'avoir fragilisé l'unité du parti

BAMAKO, 27 sept 2008 - Le ministre malien de la Santé, Oumar Touré, a été suspendu samedi pour une durée de six mois de son parti, l'Union pour la République et la démocratie (URD), après avoir été accusé d'avoir fragilisé l'unité du parti, a-t-on appris auprès du mouvement. "Oumar Touré, 2e vice-président de l'URD, est suspendu pour une période de six mois des activités du parti pour +travail fractionnel+", indique le procès verbal d'une réunion interne des responsables du parti que l'AFP a pu consulter. L'URD, deuxième force politique du Mali avec 29 députés, est le parti de Soumaïla Cissé, ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2002, et actuel président de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest (UEMOA), dont le siège est au Burkina Faso M. Cissé, s'il n'est pas à la tête du parti, à cause de ses fonctions actuelles, ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2012.



Mali: L'Union Européenne a annoncé jeudi l'octroi au Mali d'un appui budgétaire d'un montant de 8,437 milliards de francs CFA, destinée à soutenir "les efforts du gouvernement malien dans la mise en oeuvre de son cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté"


BAMAKO, 11 sept 2008 - L'Union Européenne a annoncé jeudi l'octroi au Mali d'un appui budgétaire d'un montant de 12,863 millions d'euros. "La Délégation de la Commission européenne au Mali annonce le versement d'un appui budgétaire de 8,437 milliards de francs CFA (12,863 millions d'euros), en faveur du gouvernement malien", précise un communiqué de l'UE reçu par l'AFP. Cette enveloppe financière est également destinée à soutenir "les efforts du gouvernement malien dans la mise en oeuvre de son cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté", selon le texte. Commentant la situation économique et financière du Mali, la délégation de l'Union européenne à Bamako estime que le pays "a respecté ses engagements en termes de stabilité".



Mali: Le groupe marocain Attijariwafa Bank prend le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien
RABAT, 26 juil 2008 - Le groupe marocain Attijariwafa Bank a annoncé samedi qu'il a été choisi pour prendre le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien, selon un communiqué d'Attijariwafa. Attijariwafa, premier groupe bancaire et financier marocain "a été déclaré acquéreur de 51% du capital de la Banque internationale du Mali à la suite d'une participation à un appel d'offres lancé le 20 avril dernier par l'Etat malien, dans le cadre d'un processus de privatisation", a-t-on précisé de même source. Le communiqué ne précise pas la valeur de ce rachat. "La nouvelle acquisition du groupe Attijariwafa Bank va conforter sa position dans les régions de l'ouest et du nord de l'Afrique ainsi que compléter son dispositif déployé récemment au Sénégal", a ajouté la banque marocaine. En novembre dernier Attijariwafa bank avait annoncé l'acquisition de 79,15% du capital de la Compagnie Bancaire de l'Afrique Occidentale (CBAO) au Sénégal auprès du groupe agro-industriel sénégalais Mimran. La Banque Internationale pour le Mali dispose, selon le groupe marocain, d'un total d'actifs estimé à 178,495 mds de francs CFA (272 M EUR), pour des fonds propres de 13,794 mds de francs CFA (21 M EUR), et un produit net bancaire (PNB) annuel de 14,633 mds. Elle dispose également de dépôts d'une valeur total de 138,973 mds de francs CFA pour un réseau bancaire composé de 52 agences bancaires gérées par un effectif de 260 employés, a-t-on conclu de même source.


Mali: Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi

BAMAKO, 8 mars 2008 - Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l'AFP de sources concordantes. "Tous les otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés dans le nuit de vendredi à samedi", a annoncé à l'AFP le gouvernorat de la région de Kidal, chef lieu de cette région du nord du Mali où étaient détenus les otages. "Oui, c'est vrai, les efforts ont abouti. Tous les 22 otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés", a confirmé à l'AFP Amada Ag Bibi, député, un des élus de la région de Kidal. Tous les otages maliens, une cinquantaine de militaires et civils enlevés fin août 2007 par des hommes se réclamant d'Ibrahim Ag Bahanga, sont maintenant libres. De source proche de l'armée malienne, "le rôle de la Libye a été très déterminant dans la libération des 22 otages". Aucune précision n'a été apportée sur ce rôle apporté par Tripoli dans cette libération. "Les otages se portent bien, mais certains sont très fatigués", a précisé une source militaire malienne. Cette libération a lieu après plusieurs autres intervenues notamment en décembre 2007 et en janvier 2008 avec respectivement 10 et 4 otages après une médiation algérienne. Un accord de paix conclu en 2006 à Alger sous l'égide de l'Algérie prévoit un vaste programme de développement de la région de Kidal. Selon plusieurs sources officielles, diplomatiques et au sein de l'ex-rébellion malienne, les hommes d'Ag Bahanga retenaient ces otages vers Tinzaouatène, localité d'accès difficile dans la zone désertique et montagneuse de l'Adrar des Iforas, à plus de 2.000 km de Bamako.


Mali: La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier


BAMAKO, 29 fév 2008 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA (moins de 107.000 euros) pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier, a annoncé vendredi le ministère malien de la Santé. Le don a été remis au ministère par le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas, selon un communiqué. Un responsable du ministère n'a pas souhaité vendredi fournir de bilan actualisé de la maladie, le dernier en date remontant au 20 février. "Du 1er janvier au (20 février), nous avons enregistré 138 cas de +signes cliniques+ de méningite dont 16 décès" dans le pays, avait déclaré la cliniques+ semaine dernière le directeur national de la Santé, le professeur Toumani Sidibé, tout en refusant le terme "d'épidémie". Selon lui, les cas de méningite ont été décelés dans deux régions jouxtant deux pays touchés par une épidémie: Sikasso (sud), frontalière de la Côte d'Ivoire, et Mopti (centre-nord), frontalière du Burkina Faso. Le Burkina Faso est l'un des pays les plus durement touchés, avec 225 morts sur 1.938 cas rapportés entre début janvier et le 21 février.


Mali: D'un montant total estimé à plus de 87 milliards de FCFA, les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire


ABIDJAN, 26 jan 2008 (AFP) - Les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de source officielle. "Les travaux prévus pour durer 13 mois vont coûter 198 millions de dollars (plus de 87 milliards de FCFA) dont près de la moitié est financée par l'Inde", a déclaré le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie, Léon-Emmanuel Monnet, lors de la cérémonie inaugurale. L'interconnexion du réseau électrique de la Côte d'Ivoire et du Mali d'une "longueur totale de 560 kilomètres permettra d'alimenter, à partir de Ferkessédougou, les villes maliennes de Sikasso, Koutiala et Ségou et Lagoua", a expliqué M. Monnet, se félicitant du début de la réalisation "d'un projet qui dure depuis 10 ans". "Ce projet permettra de fournir une énergie moins chère et de faciliter l'installation d'unités agro-industrielles dans les zones de productions cotonnières et de développer les échanges", a-t-il souligné. La deuxième partie de la cérémonie à laquelle participait le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, se poursuivra dans la même journée à Sikasso au Mali en présence des deux chefs d'Etat. Près de 20% de la production ivoirienne d'électricité (6.000 Giga-watts- Gw), la plus importante d'Afrique de l'ouest, est exportée vers les pays voisins, notamment au Burkina, au Ghana, au Bénin et au Togo.

Mali: Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique"


BAMAKO, 19 jan 2008 - Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique", en réaction au discours prononcé à Dakar en juillet par le président français Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette rencontre, initiée par l'historienne malienne Adame Ba Konaré, doit s'achever dimanche avec l'énoncé d'"orientations générales" à donner à un futur ouvrage rédigé par des intellectuels africains. L'initiative intervient après un discours adressé aux Africains en juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, dont certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains. "Ayant écouté le désormais fameux discours, j'ai été profondément choquée de voir le plus vieux contient du monde relégué à la place d'un enfant encore immature, inconscient, sur lequel la lumière tardait à irradier et sur lequel il fallait se pencher avec compassion", a déclaré Mme Konaré. Aux côtés de l'épouse du président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, étaient présents les professeurs Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole française des Hautes études en sciences sociales, Vittorio Morabito, de l'Université de Catane (Italie), et Pierre Boilley, de l'Université de la Sorbonne. Figuraient aussi parmi les invités Doualaye Konaté, président de l'association des historiens africains, et Ibrahima Thioub, chef du département Histoire de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. M. Mbokolo a affirmé que le discours de M. Sarkozy "ramenait en arrière" l'Afrique de 100 voire 150 ans. Il a toutefois appelé à ne pas occulter "le fait que nous avons aussi un problème de gestion de notre histoire": "Nous devons prendre des initiatives", a-t-il exhorté. Mme Konaré avait déjà lancé en septembre un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, un instrument de veille pour la sauvegarde de l'histoire du continent. Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". "Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il déclaré.


Mali: D'un coût de 6,6 milliards de FCFA, près de 3 millions d'enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la polio et plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007


BAMAKO, 2 jan 2008 - Près de trois millions d'enfants âgés de 0 à 5 ans ont été vaccinés au Mali contre la rougeole et la poliomyélite au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007 organisée aussi pour lutter contre le paludisme, a-t-on appris mercredi du ministère malien de la Santé. "La campagne a été un véritable succès. 2,8 millions d'enfants maliens âgés de 0 à 59 mois ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite", a déclaré à l'AFP Nouhoun Koné, un responsable du ministère. "Plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme. Comme les enfants, elles ont bénéficié de médicaments contre les vers intestinaux et de (doses de) vitamine A" sensée guérir des troubles de vision nocturne, a ajouté M. Koné. D'un coût de 6,6 milliards de FCFA (plus de 10 millions d'euros), la campagne visait à lutter contre cinq maladies: rougeole, poliomyélite, manque de vitamine A, vers intestinaux et paludisme, la première cause de mortalité au Mali. Elle a été organisé durant le mois de décembre 2007 par le gouvernement malien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les autorités maliennes, 5000 agents ont été déployés sur tout le territoire pour assurer la "réussite" de l'opération dans un pays qui figure parmi les derniers au monde en terme d'indice de développement humain (IDH), selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).


Les articles publiés en 2007


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