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L'actualité du Mali
(d'après l'Agence France Presse)

Mali: D'un montant total estimé à plus de 87 milliards de FCFA, les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire

ABIDJAN, 26 jan 2008 (AFP) - Les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de source officielle. "Les travaux prévus pour durer 13 mois vont coûter 198 millions de dollars (plus de 87 milliards de FCFA) dont près de la moitié est financée par l'Inde", a déclaré le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie, Léon-Emmanuel Monnet, lors de la cérémonie inaugurale. L'interconnexion du réseau électrique de la Côte d'Ivoire et du Mali d'une "longueur totale de 560 kilomètres permettra d'alimenter, à partir de Ferkessédougou, les villes maliennes de Sikasso, Koutiala et Ségou et Lagoua", a expliqué M. Monnet, se félicitant du début de la réalisation "d'un projet qui dure depuis 10 ans". "Ce projet permettra de fournir une énergie moins chère et de faciliter l'installation d'unités agro-industrielles dans les zones de productions cotonnières et de développer les échanges", a-t-il souligné. La deuxième partie de la cérémonie à laquelle participait le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, se poursuivra dans la même journée à Sikasso au Mali en présence des deux chefs d'Etat. Près de 20% de la production ivoirienne d'électricité (6.000 Giga-watts- Gw), la plus importante d'Afrique de l'ouest, est exportée vers les pays voisins, notamment au Burkina, au Ghana, au Bénin et au Togo.


Mali: Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique"

BAMAKO, 19 jan 2008 - Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique", en réaction au discours prononcé à Dakar en juillet par le président français Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette rencontre, initiée par l'historienne malienne Adame Ba Konaré, doit s'achever dimanche avec l'énoncé d'"orientations générales" à donner à un futur ouvrage rédigé par des intellectuels africains. L'initiative intervient après un discours adressé aux Africains en juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, dont certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains. "Ayant écouté le désormais fameux discours, j'ai été profondément choquée de voir le plus vieux contient du monde relégué à la place d'un enfant encore immature, inconscient, sur lequel la lumière tardait à irradier et sur lequel il fallait se pencher avec compassion", a déclaré Mme Konaré. Aux côtés de l'épouse du président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, étaient présents les professeurs Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole française des Hautes études en sciences sociales, Vittorio Morabito, de l'Université de Catane (Italie), et Pierre Boilley, de l'Université de la Sorbonne. Figuraient aussi parmi les invités Doualaye Konaté, président de l'association des historiens africains, et Ibrahima Thioub, chef du département Histoire de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. M. Mbokolo a affirmé que le discours de M. Sarkozy "ramenait en arrière" l'Afrique de 100 voire 150 ans. Il a toutefois appelé à ne pas occulter "le fait que nous avons aussi un problème de gestion de notre histoire": "Nous devons prendre des initiatives", a-t-il exhorté. Mme Konaré avait déjà lancé en septembre un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, un instrument de veille pour la sauvegarde de l'histoire du continent. Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". "Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il déclaré.


Mali: D'un coût de 6,6 milliards de FCFA, près de 3 millions d'enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la polio et plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007

BAMAKO, 2 jan 2008 - Près de trois millions d'enfants âgés de 0 à 5 ans ont été vaccinés au Mali contre la rougeole et la poliomyélite au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007 organisée aussi pour lutter contre le paludisme, a-t-on appris mercredi du ministère malien de la Santé. "La campagne a été un véritable succès. 2,8 millions d'enfants maliens âgés de 0 à 59 mois ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite", a déclaré à l'AFP Nouhoun Koné, un responsable du ministère. "Plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme. Comme les enfants, elles ont bénéficié de médicaments contre les vers intestinaux et de (doses de) vitamine A" sensée guérir des troubles de vision nocturne, a ajouté M. Koné. D'un coût de 6,6 milliards de FCFA (plus de 10 millions d'euros), la campagne visait à lutter contre cinq maladies: rougeole, poliomyélite, manque de vitamine A, vers intestinaux et paludisme, la première cause de mortalité au Mali. Elle a été organisé durant le mois de décembre 2007 par le gouvernement malien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les autorités maliennes, 5000 agents ont été déployés sur tout le territoire pour assurer la "réussite" de l'opération dans un pays qui figure parmi les derniers au monde en terme d'indice de développement humain (IDH), selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).


Mali : Dix des 36 otages maliens détenus depuis fin août par le groupe armé du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés dimanche à Tinezaouatène, aux frontières algéro-maliennes

BAMAKO, 30 déc 2007 - Dix des 36 otages maliens détenus depuis fin août par le groupe armé du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés dimanche à Tinezaouatène, aux frontières algéro-maliennes, a-t-on appris à Bamako de sources officielle malienne et des médiateurs algériens. Les dix otages ont été remis au chef de daïra (sous-préfecture) de Tinezaouatène, Krid Mahfoud, représentant de la médiation algérienne, a-t-on précisé de source officielle algérienne. Le représentant algérien a ensuite remis ces dix otages au représentant du gouvernement malien. L'information sur ces libérations a été confirmée par le ministère malien de l'Administration territoriale. "Les otages sont en route pour la ville de Kidal", chef-lieu de région situé dans le nord du Mali, selon un militaire malien joint au téléphone dimanche par l'AFP. Le Croissant-Rouge algérien et des officiels algériens ont assisté à la remise des otages, selon des sources militaires maliennes. Les dix otages sont tous des militaires et sont très fatigués, a indiqué à l'AFP une source militaire malienne, sans autre précision sur leur état. La libération de ces prisonniers intervient en application de l'accord de paix d'Alger, conclu en 2006 sous l'égide de l'Algérie, pays médiateur dans l'actuelle crise des otages, qui prévoit un vaste programme au développement de la région de Kidal. Un premier groupe d'otages, cinq civils et deux militaires, ont été libérés en septembre grâce à une médiation algérienne. Selon plusieurs sources officielles, diplomatiques et au sein de l'ex-rébellion malienne, les hommes d'Ibrahim Ag Bahanga retenaient, avant les libérations de dimanche, au total 36 militaires enlevés fin août vers Tinzaouatène, localité d'accès difficile dans la zone désertique et montagneuse de l'Adrar des Iforas, à plus de 2.000 km de Bamako. Selon diverses sources, ils étaient une cinquantaine de militaires et civils à avoir été kidnappés fin août par des hommes se réclamant d'Ibrahim Ag Bahanga, un dissident rebelle touareg.


Mali: Le gouvernement malien a annoncé mercredi soir une hausse de 5% des salaires des fonctionnaires et une baisse de 2% des impôts sur les salaires à partir du 1er janvier 2008

BAMAKO, 26 déc 2007 - Le gouvernement malien a annoncé mercredi soir une hausse de 5% des salaires des fonctionnaires et une baisse de 2% des impôts sur les salaires à partir du 1er janvier 2008, plus de cinq mois après un accord avec les syndicats sur le traitement des agents de la fonction publique. "L'augmentation générale des salaires (des fonctionnaires) de 5% déjà décidée prendra effet le 1er janvier 2008", précise un communiqué publié mercredi à l'issue du Conseil des ministres. Le gouvernement s'est en outre "engagé à diminuer le montant de l'impôt sur les traitements et salaire (ITS) de deux points de pourcentage à compter du 1er janvier 2008 " pour les quelque 48.000 agents payés sur le budget de l'Etat, selon la même source. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) est de 28.639 FCFA (plus de 44 euros) au Mali. L'application de la mesure de baisse des impôts "entraînera pour le budget d'Etat une perte de recettes de l'ordre de 4 milliards de Fcfa (plus de 6 millions d'euros) par an", a précisé le gouvernement. Ces mesures ont été prises pour "l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens en général et des travailleurs en particulier", a poursuivi le gouvernement. Elles font suite à un accord conclu en juillet entre le gouvernement et le principal syndicat du pays pour une augmentation des salaires. Cet accord avait prévu une hausse des salaires en deux temps, "5% à compter du 1er janvier 2008, et 5% à compter du 1er janvier 2009", avait indiqué le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM, principale confédération syndicale), Siaka Diakité. L'UNTM avait lancé les 26 et 27 juin une grève générale pour obtenir "une nette amélioration des conditions de vie des travailleurs" qui avait été largement suivie à travers le pays. Par ailleurs, un forum national sur l'augmentation des prix des denrées de première nécessité au Mali, d'une durée de deux jours, s'est ouvert mercredi à Bamako en présence de représentants du gouvernement malien, de syndicalistes et d'associations de consommateurs.



Mali: Le processus de privatisation de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), acteur-clé de la filière coton au Mali, est entré dans "sa phase active"

BAMAKO, 17 déc 2007 - Le processus de privatisation de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), acteur-clé de la filière coton au Mali, est entré dans "sa phase active", a indiqué lundi un responsable syndical de la société. "Après le conseil d'administration extraordinaire de la CMDT tenu ce week-end, aujourd'hui lundi, +formellement+, il y a quatre zones cotonnières au Mali contre une seule précédemment", a déclaré à l'AFP Diawara Zakariyaou, secrétaire-général de la section de la filière cotonnière affiliée à l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), principale centrale syndicale du pays. "Nous sommes dans la phase +active+ de la privatisation" de la CMDT, a-t-il ajouté. Le coton est après l'or la principale richesse de ce pays d'Afrique de l'ouest. Selon un document de la direction générale de la société dont l'AFP a obtenu une copie, un commissaire devrait dans deux mois produire un rapport "précis" sur chaque filiale et en déterminer le passif et l'actif. Dès la sortie de ce rapport, les quatre filiales deviendront autonomes dans 12 mois, en décembre 2009, après un lancement d'appel d'offres pour leur privatisation, selon le même document. Les informations sur le nouveau découpage de la CMDT ont été confirmées par la direction générale de la société Les quatre nouvelles entités cotonnières sont Kita (ouest), Fana (centre), Bougouni-Sikasso (sud) et Koutiala-San (nord-est). Chacune de ces entités correspond à une filiale de la CMDT. Créée en 1974 par l'État malien, la CMDT assure l'ensemble des fonctions de production, d'égrenage et de commercialisation, mais aussi des activités de développement rural. Ex-fleuron de l'économie malienne, la CMDT traverse de graves difficultés financières. La chute du dollar, monnaie de référence du coton, la baisse des cours mondiaux de ce produit, les subventions des cotonculteurs occidentaux mais aussi une mauvaise gestion de la filière sont à l'origine de ces difficultés, selon les spécialistes. La CMDT compte 1.616 travailleurs permanents et 2.593 saisonniers. Elle fait vivre directement deux millions de paysans, et indirectement cinq millions de personnes sur une population totale de 11 millions d'habitants.



Mali - 17 déc. 2007: Le secteur touristique est "en plein essor" au Mali, où le nombre de visiteurs est passé de 98.000 en 2002 à quelque 250.000 en 2007

GAO (Mali), 15 déc 2007 - Le secteur touristique est "en plein essor" au Mali, où le nombre de visiteurs est passé de 98.000 en 2002 à quelque 250.000 en 2007, a annoncé samedi le ministre malien du Tourisme, N'Diaye Ba. "Depuis 2002, nous connaissons une hausse spectaculaire dans les chiffres. Pour l'année 2002, on était à 98.OOO visiteurs, aujourd'hui (en 2007), nous sommes à 250.000 visiteurs. C'est un record, et pour la saison qui commence, nous tablons sur 300.000 touristes", a-t-il déclaré à la presse. Il s'exprimait à Gao (nord) lors du lancement officiel de la saison touristique 2007-2008. Selon le ministère du Tourisme, les recettes engendrées par ce secteur en 2007 a atteint 84 milliards de Franc CFA (126 millions d'euros). Le ministre s'est également félicité de la hausse des investissements dans ce secteur. "Ce qui est remarquable, ce sont les Maliens qui investissent. Dans l'hôtellerie, vous ne retrouverez que des Maliens à part les Libyens qui viennent d'arriver", a-t-il ajouté. "Je peux même vous dire que nous sommes en train de diversifier notre carte touristique en conduisant les touristes dans des régions comme Sikasso (sud) , Ségou (nord) et Kayes (ouest)", a-t-il poursuivi. Abordant les problèmes de sécurité dans l'extrême nord du Mali, le ministre a déclaré que "le débat sur la sécurité au Mali est un faux débat " "Nous recevons directement des vols charters ici à Gao. Les touristes vont d'ici dans des régions comme Ménaka, Ansogo et même Kidal (nord) sans escorte (militaire), a-t-il affirmé. "Il y a quelques problèmes dans l'extrême nord vers Tinzaouatène, (frontière algérienne) une région qui n'est pas encore fréquentée par les touristes", a-t-il expliqué. Pays largement désertique mais à la civilisation très riche, le Mali tente de diversifier ses ressources, essentiellement l'exploitation de l'or et le coton. Les principaux sites touristiques sont le pays Dogon et la ville mythique de Tombouctou.



Mali: Le gouvernement malien a adopté un projet de loi portant abolition de la peine de mort dans ce pays, trois décennies après la dernière exécution capitale

BAMAKO, 18 oct 2007 - Le gouvernement malien a adopté un projet de loi portant abolition de la peine de mort dans ce pays, trois décennies après la dernière exécution capitale, selon un communiqué officiel reçu jeudi par l'AFP. Le Conseil des ministres réuni mercredi à Bamako a adopté ce projet, qui "dispose que la peine de mort est abolie et (...) précise qu'elle est remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité", déclare le communiqué de ce conseil. "Le Mali figure au nombre des pays abolitionnistes en pratique. En effet, bien que des condamnations à la peine de mort soient prononcées par les juridictions, il n'y a pas eu d'application de la peine de mort dans notre pays depuis près de trois décennies", affirme le texte, en soulignant un choix affirmé "de ne pas ôter la vie à un être humain, fut-il un criminel". Selon la même source, la dernière exécution capitale au Mali remonte au 21 août 1980. Il s'agissait de deux personnes condamnées à mort pour meurtre et vol à main armée. Depuis cette date, les peines de mort prononcées sont commuées en réclusion criminelle à perpétuité par grâce présidentielle. Le projet de loi doit être prochainement examiné par l'Assemblée nationale, où la mouvance présidentielle dispose d'une large majorité parmi les 147 députés. Si la loi est adoptée, elle devra être promulguée par le chef de l'Etat pour entrer en vigueur.



Mali: L'ONU a débloqué 3,7 millions de dollars en aide humanitaire d'urgence au Mali, au Ghana et au Togo pour répondre aux inondations qui frappent ces trois pays depuis le mois d'août"

DAKAR, 9 oct 2007 - L'ONU a débloqué 3,7 millions de dollars pour l'aide aux victimes des inondations au Mali, au Togo et au Ghana, a annoncé mardi à Dakar le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). "Les Nations unies viennent d'allouer 3,7 millions de dollars en aide humanitaire d'urgence au Mali, au Ghana et au Togo pour répondre aux inondations qui frappent ces trois pays depuis le mois d'août", indique l'Ocha dans un communiqué. Sur l'ensemble de ces fonds, 2,5 millions de dollars sont destinés au Ghana, un million de dollars au Mali, et 225.000 dollars au Togo. Cette somme est destinée "à l'amélioration immédiate des conditions de vie de 125.000 personnes dans ces trois pays" et bénéficiera aux projets du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). "Avec les fonds qui ont été alloués au Ghana, au Togo et au Mali, les victimes les plus vulnérables pourront recevoir une aide vitale durant trois mois," a indiqué Hervé Ludovic de Lys, directeur du bureau régional d'Ocha pour l'Afrique de l'Ouest. Des inondations catastrophiques, les pires depuis 30 ans selon Ocha, ont frappé près de la moitié des pays africains et ont fait au total plus de 350 morts et des centaines de milliers de sinistrés.



Mali: Des chefs rebelles touareg nigériens et maliens ont effectué une visite de "plusieurs jours" en Algérie, qui s'est achevée vendredi, pour parler du "processus de paix"

BAMAKO, 5 oct 2007 - Des chefs rebelles touareg nigériens et maliens ont effectué une visite de "plusieurs jours" en Algérie, qui s'est achevée vendredi, pour parler du "processus de paix", a-t-on appris de source concordantes. Les deux chefs touareg qui se sont rendus en Algérie sont Agaly Alambo, un responsable du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), et Ibrahim Ag Bahanga, chef d'un groupe armé de rebelles touareg maliens en conflit avec les autorités de Bamako. "Ils viennent de passer plusieurs jours en Algérie où ils ont rencontré des officiels algériens pour parler de +processus de paix+ et de leurs problèmes", a déclaré sous couvert de l'anonymat à l'AFP une source du comité de suivi des accords d'Alger. Ceux-ci ont été signés en juillet 2006 entre le gouvernement malien et les ex-rebelles touareg sous médiation algérienne. Une source proche de l'Ambassade d'Algérie à Bamako a confirmé cette visite en précisant que son pays "sera toujours présent dans la sous-région pour contribuer à la préservation de la paix". Le MNJ est un groupe armé nigérien apparu en février et qui réclame une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local Les hommes d'Ag Bahanga ont pour leur part enlevé fin août une cinquantaine de personnes dans les environs de Tinzaouatène au nord-est du Mali, rompant ainsi les accords de paix d'Alger. A ce jour, une vingtaine de personnes restent détenues.



Mali: Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré


BAMAKO, 28 sept 2007 (AFP) - Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission, indique la présidence.

"Vu la Constitution malienne, le président de la République a nommé Modibo Sidibé Premier ministre", précise un bref communiqué de la présidence.

La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.



Mali: La Banque africaine de développement a accordé au Mali un financement global de plus 7,13 milliards de FCFA pour un projet de décentralisation et de développement

DAKAR, 27 sept 2007 - Le Mali va recevoir de la Banque africaine de développement (BAD) un financement global de 15,4 millions USD (10,88 millions d'euros) pour un projet de décentralisation et de développement, annonce la BAD dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP à Dakar. Ce montant représente pour moitié un prêt et pour moitié un don, qui émanent tous deux du Fonds africain de développement (FAD, une entité du groupe de la BAD) et ont été approuvés mercredi par le Conseil d'administration du groupe, indique le communiqué. Le financement est destiné à un projet d'appui à la décentralisation et au développement économique dans les régions. Ce projet sera mis en oeuvre, sur quatre ans, dans cinq provinces du pays (Kayes dans l'ouest, Sikasso dans le sud, Koulikoro et Ségou dans le centre, et Mopti dans le centre-nord) "où l'incidence de pauvreté est élevée". Les financements de la FAD représentent 90% du montant global de l'initiative. Le reste doit être fourni par le gouvernement et les collectivités territoriales ainsi que le secteur privé maliens.

Mali: Deux partis politiques maliens (PARENA et SADI) ont constitué un groupe parlementaire d'opposition, une première à l'Assemblée nationale sous le régime du président Amadou Toumani Touré qui a été élu en 2002 et réélu en 2007

BAMAKO, 25 sept 2007 - Deux partis politiques maliens ont constitué un groupe parlementaire d'opposition, une première à l'Assemblée nationale sous le régime du président Amadou Toumani Touré qui a été élu en 2002 et réélu en 2007, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Le Parti de la renaissance nationale (Parena, 5 élus) et le parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi, 4 élus), ont réuni leurs députés pour former le groupe Parena-Sadi, avec pour chef de file Hamidou Diabaté du Parena. Selon les observateurs, la formation de ce groupe parlementaire d'opposition marque la fin du consensus parlementaire, qui était en cours depuis la première législature sous le régime d'Amadou Toumani Touré. Il s'agissait d'un système de gouvernement associant toute la classe politique. L'actuelle Assemblée nationale, qui compte 147 députés au total, a été élue le 22 juillet, à l'issue d'un scrutin largement remporté par la mouvance présidentielle.

Mali: Les transferts officiels d'argent de la diaspora malienne de France vers leur pays d'origine atteignent 120 milliards de FCFA par an, comparables au niveau de l'aide au développement ciblant le Mali

BAMAKO, 24 sept 2007 - Les transferts officiels d'argent de la diaspora malienne de France vers leur pays d'origine atteignent 120 milliards de FCFA (183 millions d'euros) par an, a annoncé lundi à Bamako la Banque africaine de développement (BAD). "Les seuls transferts de la diaspora malienne de France effectués par le circuit officiel atteignent 120 milliards de FCFA, comparables au niveau de l'aide au développement ciblant le Mali", a affirmé la BAD dans un communiqué publié à l'issue d'une visite de trois jours au Mali de son président, Donald Kaberuka. "Toutefois, l'impact de ces importantes sommes est limité par les frais élevés des transferts (en moyenne 19 euros pour 100 euros), ce qui dissuade la diaspora de recourir au circuit officiel", a ajouté l'institution, en indiquant se baser sur une étude qu'elle a réalisée sur "les transferts des migrants africains". Lors d'une réunion des bailleurs du Fonds africain de développement (FAD, une entité de la BAD) à laquelle il a assisté durant son séjour malien, M. Kaberuka a appelé à "mieux canaliser les transferts financiers de la diaspora", selon le communiqué. "Le rôle de la diaspora devient de plus en plus prépondérant au regard de l'importance et de la stabilité de ses transferts de fonds", a déclaré le président de la BAD, cité par le communiqué. "Il s'agit maintenant de l'engager dans le développement de son pays, en levant les contraintes freinant ces transferts de fonds, ce qui constituerait un complément très important aux financements des bailleurs", a-t-il estimé. A l'instar du Mali, beaucoup de pays africains reçoivent chaque année de leur diaspora d'importantes sommes d'argent, d'après la BAD. "Les transferts d'argent de la diaspora représentent pour certains pays 750% de leur aide publique au développement. (Ils) atteignent 14 à 17 milliards de dollars par an", a dit la banque. Selon elle, l'argent envoyé par les ressortissants établis à l'étranger représente l'équivalent de 750% de l'aide publique au développement du Maroc, 218% de celle du Sénégal et 346% de celle des Comores.

Mali: L'Algérie et le Mali ont mobilisé 1,15 milliard de FCFA pour un fonds spécial dans le cadre d'un accord de paix signé en 2006 à Alger et prévoyant le développement des trois régions du nord du Mali

BAMAKO, 23 sept 2007 - L'Algérie et le Mali ont mobilisé 1,15 milliard de FCFA (1,75 million d'euros) pour un fonds spécial dans le cadre d'un accord de paix signé en 2006 à Alger et prévoyant le développement des trois régions du nord du Mali, a-t-on appris dimanche de sources officielles à Bamako. Ce montant est "la première mise dans les caisses du fonds, devant servir au financement de petits projets de réinsertion des jeunes" dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal (nord et nord-est), ont indiqué des responsables du comité de suivi des accords d'Alger. Pour la "mise de départ", le Mali a débloqué 650 millions de FCFA, et l'Algérie 500 millions de FCFA, d'après ce comité qui comprend des représentants du gouvernement malien et de l'ex-rébellion touareg, signataires de l'accord. Il inclut également des représentants de l'Algérie, qui a encadré la signature dudit accord paraphé en juillet 2006. Cette annonce intervient deux jours après la libération, vendredi, de sept des personnes enlevées fin août dans les environs de Tinzaouatène (région de Kidal) par des hommes se réclamant du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga. M. Ag Bahanga a expliqué que ce geste visait à prouver sa "bonne foi" vers le dénouement de la crise née après ces enlèvements. Les environs de Tinzaouatène ont été ces dernières semaines le théâtre d'attaques des hommes de Ag Bahanga et de ripostes des militaires maliens, ainsi que d'accidents mortels sur des mines. Une accalmie a été notée sur le terrain depuis le 18 septembre. Une vingtaine de personnes demeureraient captives, après la libération des sept otages vendredi par le chef rebelle, geste perçu comme un nouveau pas vers la résolution de la crise. Dans une adresse à la Nation, vendredi soir, à la veille de la célébration du 47e anniversaire de l'indépendance du Mali, le président Amadou Toumani Touré a exigé leur libération "sans délai", en réaffirmant l'accord d'Alger comme "seul cadre de dialogue et de concertation". "Cet accord, qui est en cours d'application, sera respecté (...) Cependant, aucun acte, aucun comportement pouvant porter atteinte à l'intégrité territoriale, de notre pays et à la cohésion nationale ne sera accepté", a déclaré M. Touré vendredi. L'accord d'Alger prévoit le renoncement à la lutte armée pour les Touareg et l'accélération par les autorités maliennes du développement des trois régions du nord du Mali, désertiques, qui abritent l'essentiel de la communauté touareg malienne.