| L'actualité du Mali (d'après l'Agence France Presse) |
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Mali: D'un montant total
estimé à plus de 87 milliards de FCFA, les présidents ivoirien et malien,
Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou les
travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à
partir de la Côte d'Ivoire
ABIDJAN, 26 jan 2008 (AFP) - Les présidents
ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à
Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une
ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de
source officielle. "Les travaux prévus pour durer 13 mois vont coûter 198
millions de dollars (plus de 87 milliards de FCFA) dont près de la moitié est
financée par l'Inde", a déclaré le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie,
Léon-Emmanuel Monnet, lors de la cérémonie inaugurale. L'interconnexion du
réseau électrique de la Côte d'Ivoire et du Mali d'une "longueur totale de 560
kilomètres permettra d'alimenter, à partir de Ferkessédougou, les villes
maliennes de Sikasso, Koutiala et Ségou et Lagoua", a expliqué M. Monnet, se
félicitant du début de la réalisation "d'un projet qui dure depuis 10 ans". "Ce
projet permettra de fournir une énergie moins chère et de faciliter
l'installation d'unités agro-industrielles dans les zones de productions
cotonnières et de développer les échanges", a-t-il souligné. La deuxième partie
de la cérémonie à laquelle participait le Premier ministre ivoirien Guillaume
Soro, se poursuivra dans la même journée à Sikasso au Mali en présence des deux
chefs d'Etat. Près de 20% de la production ivoirienne d'électricité (6.000
Giga-watts- Gw), la plus importante d'Afrique de l'ouest, est exportée vers les
pays voisins, notamment au Burkina, au Ghana, au Bénin et au Togo.
Mali: Plusieurs intellectuels
africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité
scientifique de mémoire Afrique"
BAMAKO, 19 jan 2008 - Plusieurs intellectuels
africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité
scientifique de mémoire Afrique", en réaction au discours prononcé à Dakar en
juillet par le président français Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste de
l'AFP. Cette rencontre, initiée par l'historienne malienne Adame Ba Konaré, doit
s'achever dimanche avec l'énoncé d'"orientations générales" à donner à un futur
ouvrage rédigé par des intellectuels africains. L'initiative intervient après un
discours adressé aux Africains en juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, dont
certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains.
"Ayant écouté le désormais fameux discours, j'ai été profondément choquée de
voir le plus vieux contient du monde relégué à la place d'un enfant encore
immature, inconscient, sur lequel la lumière tardait à irradier et sur lequel il
fallait se pencher avec compassion", a déclaré Mme Konaré. Aux côtés de l'épouse
du président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, étaient
présents les professeurs Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole française
des Hautes études en sciences sociales, Vittorio Morabito, de l'Université de
Catane (Italie), et Pierre Boilley, de l'Université de la Sorbonne. Figuraient
aussi parmi les invités Doualaye Konaté, président de l'association des
historiens africains, et Ibrahima Thioub, chef du département Histoire de
l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. M. Mbokolo a affirmé que le discours de
M. Sarkozy "ramenait en arrière" l'Afrique de 100 voire 150 ans. Il a toutefois
appelé à ne pas occulter "le fait que nous avons aussi un problème de gestion de
notre histoire": "Nous devons prendre des initiatives", a-t-il exhorté. Mme
Konaré avait déjà lancé en septembre un "appel aux historiens africains" pour la
création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, un instrument de
veille pour la sauvegarde de l'histoire du continent. Nicolas Sarkozy avait
suscité une vive émotion à l'occasion de son premier déplacement en Afrique
subsaharienne, en évoquant "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme
africain n'est pas assez entré dans l'histoire". "Le paysan africain, qui depuis
des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie
avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la
répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il déclaré.
Mali: D'un coût de 6,6 milliards de FCFA, près de 3 millions
d'enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la polio et plus de 90% des
femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires
imprégnées au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007
BAMAKO, 2
jan 2008 - Près de trois millions d'enfants âgés de 0 à 5 ans ont été vaccinés
au Mali contre la rougeole et la poliomyélite au cours d'une campagne nationale
organisée en décembre 2007 organisée aussi pour lutter contre le paludisme,
a-t-on appris mercredi du ministère malien de la Santé. "La campagne a été
un véritable succès. 2,8 millions d'enfants maliens âgés de 0 à 59 mois ont été
vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite", a déclaré à l'AFP Nouhoun
Koné, un responsable du ministère. "Plus de 90% des femmes nourrices d'un
enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées pour lutter contre
le paludisme. Comme les enfants, elles ont bénéficié de médicaments contre les
vers intestinaux et de (doses de) vitamine A" sensée guérir des troubles
de vision nocturne, a ajouté M. Koné. D'un coût de 6,6 milliards de FCFA (plus
de 10 millions d'euros), la campagne visait à lutter contre cinq maladies:
rougeole, poliomyélite, manque de vitamine A, vers intestinaux et paludisme, la
première cause de mortalité au Mali. Elle a été organisé durant le mois de
décembre 2007 par le gouvernement malien et l'Organisation mondiale de la santé
(OMS). Selon les autorités maliennes, 5000 agents ont été déployés sur tout le
territoire pour assurer la "réussite" de l'opération dans un pays qui
figure parmi les derniers au monde en terme d'indice de développement humain
(IDH), selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
Mali
: Dix des 36 otages maliens détenus
depuis fin août par le groupe armé du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga
ont été libérés dimanche à Tinezaouatène, aux frontières algéro-maliennes
BAMAKO, 30 déc 2007 - Dix des 36 otages maliens
détenus depuis fin août par le groupe armé du chef rebelle touareg Ibrahim Ag
Bahanga ont été libérés dimanche à Tinezaouatène, aux frontières algéro-maliennes,
a-t-on appris à Bamako de sources officielle malienne et des médiateurs
algériens. Les dix otages ont été remis au chef de daïra (sous-préfecture) de
Tinezaouatène, Krid Mahfoud, représentant de la médiation algérienne, a-t-on
précisé de source officielle algérienne. Le représentant algérien a ensuite
remis ces dix otages au représentant du gouvernement malien. L'information sur
ces libérations a été confirmée par le ministère malien de l'Administration
territoriale. "Les otages sont en route pour la ville de Kidal", chef-lieu de
région situé dans le nord du Mali, selon un militaire malien joint au téléphone
dimanche par l'AFP. Le Croissant-Rouge algérien et des officiels algériens ont
assisté à la remise des otages, selon des sources militaires maliennes. Les dix
otages sont tous des militaires et sont très fatigués, a indiqué à l'AFP une
source militaire malienne, sans autre précision sur leur état. La libération de
ces prisonniers intervient en application de l'accord de paix d'Alger, conclu en
2006 sous l'égide de l'Algérie, pays médiateur dans l'actuelle crise des otages,
qui prévoit un vaste programme au développement de la région de Kidal. Un
premier groupe d'otages, cinq civils et deux militaires, ont été libérés en
septembre grâce à une médiation algérienne. Selon plusieurs sources officielles,
diplomatiques et au sein de l'ex-rébellion malienne, les hommes d'Ibrahim Ag
Bahanga retenaient, avant les libérations de dimanche, au total 36 militaires
enlevés fin août vers Tinzaouatène, localité d'accès difficile dans la zone
désertique et montagneuse de l'Adrar des Iforas, à plus de 2.000 km de Bamako.
Selon diverses sources, ils étaient une cinquantaine de militaires et civils à
avoir été kidnappés fin août par des hommes se réclamant d'Ibrahim Ag Bahanga,
un dissident rebelle touareg.
Mali: Le gouvernement malien a
annoncé mercredi soir une hausse de 5% des salaires des fonctionnaires et une
baisse de 2% des impôts sur les salaires à partir du 1er janvier 2008
BAMAKO, 26 déc 2007 - Le gouvernement malien a
annoncé mercredi soir une hausse de 5% des salaires des fonctionnaires et une
baisse de 2% des impôts sur les salaires à partir du 1er janvier 2008, plus de
cinq mois après un accord avec les syndicats sur le traitement des agents de la
fonction publique. "L'augmentation générale des salaires (des fonctionnaires) de
5% déjà décidée prendra effet le 1er janvier 2008", précise un communiqué publié
mercredi à l'issue du Conseil des ministres. Le gouvernement s'est en outre
"engagé à diminuer le montant de l'impôt sur les traitements et salaire (ITS) de
deux points de pourcentage à compter du 1er janvier 2008 " pour les quelque
48.000 agents payés sur le budget de l'Etat, selon la même source. Le salaire
minimum interprofessionnel garanti (Smig) est de 28.639 FCFA (plus de 44 euros)
au Mali. L'application de la mesure de baisse des impôts "entraînera pour le
budget d'Etat une perte de recettes de l'ordre de 4 milliards de Fcfa (plus de 6
millions d'euros) par an", a précisé le gouvernement. Ces mesures ont été prises
pour "l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens en général et des
travailleurs en particulier", a poursuivi le gouvernement. Elles font suite à un
accord conclu en juillet entre le gouvernement et le principal syndicat du pays
pour une augmentation des salaires. Cet accord avait prévu une hausse des
salaires en deux temps, "5% à compter du 1er janvier 2008, et 5% à compter du
1er janvier 2009", avait indiqué le secrétaire général de l'Union nationale des
travailleurs du Mali (UNTM, principale confédération syndicale), Siaka Diakité.
L'UNTM avait lancé les 26 et 27 juin une grève générale pour obtenir "une nette
amélioration des conditions de vie des travailleurs" qui avait été largement
suivie à travers le pays. Par ailleurs, un forum national sur l'augmentation des
prix des denrées de première nécessité au Mali, d'une durée de deux jours, s'est
ouvert mercredi à Bamako en présence de représentants du gouvernement malien, de
syndicalistes et d'associations de consommateurs.
Mali: Le processus de privatisation de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), acteur-clé de la filière coton au Mali, est entré dans "sa phase active"
BAMAKO, 17 déc 2007 - Le processus de privatisation de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), acteur-clé de la filière coton au Mali, est entré dans "sa phase active", a indiqué lundi un responsable syndical de la société. "Après le conseil d'administration extraordinaire de la CMDT tenu ce week-end, aujourd'hui lundi, +formellement+, il y a quatre zones cotonnières au Mali contre une seule précédemment", a déclaré à l'AFP Diawara Zakariyaou, secrétaire-général de la section de la filière cotonnière affiliée à l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), principale centrale syndicale du pays. "Nous sommes dans la phase +active+ de la privatisation" de la CMDT, a-t-il ajouté. Le coton est après l'or la principale richesse de ce pays d'Afrique de l'ouest. Selon un document de la direction générale de la société dont l'AFP a obtenu une copie, un commissaire devrait dans deux mois produire un rapport "précis" sur chaque filiale et en déterminer le passif et l'actif. Dès la sortie de ce rapport, les quatre filiales deviendront autonomes dans 12 mois, en décembre 2009, après un lancement d'appel d'offres pour leur privatisation, selon le même document. Les informations sur le nouveau découpage de la CMDT ont été confirmées par la direction générale de la société Les quatre nouvelles entités cotonnières sont Kita (ouest), Fana (centre), Bougouni-Sikasso (sud) et Koutiala-San (nord-est). Chacune de ces entités correspond à une filiale de la CMDT. Créée en 1974 par l'État malien, la CMDT assure l'ensemble des fonctions de production, d'égrenage et de commercialisation, mais aussi des activités de développement rural. Ex-fleuron de l'économie malienne, la CMDT traverse de graves difficultés financières. La chute du dollar, monnaie de référence du coton, la baisse des cours mondiaux de ce produit, les subventions des cotonculteurs occidentaux mais aussi une mauvaise gestion de la filière sont à l'origine de ces difficultés, selon les spécialistes. La CMDT compte 1.616 travailleurs permanents et 2.593 saisonniers. Elle fait vivre directement deux millions de paysans, et indirectement cinq millions de personnes sur une population totale de 11 millions d'habitants.
Mali - 17 déc. 2007: Le secteur touristique est "en plein essor" au Mali, où le nombre de visiteurs est passé de 98.000 en 2002 à quelque 250.000 en 2007
GAO (Mali), 15 déc 2007 - Le secteur touristique est "en plein essor" au Mali, où le nombre de visiteurs est passé de 98.000 en 2002 à quelque 250.000 en 2007, a annoncé samedi le ministre malien du Tourisme, N'Diaye Ba. "Depuis 2002, nous connaissons une hausse spectaculaire dans les chiffres. Pour l'année 2002, on était à 98.OOO visiteurs, aujourd'hui (en 2007), nous sommes à 250.000 visiteurs. C'est un record, et pour la saison qui commence, nous tablons sur 300.000 touristes", a-t-il déclaré à la presse. Il s'exprimait à Gao (nord) lors du lancement officiel de la saison touristique 2007-2008. Selon le ministère du Tourisme, les recettes engendrées par ce secteur en 2007 a atteint 84 milliards de Franc CFA (126 millions d'euros). Le ministre s'est également félicité de la hausse des investissements dans ce secteur. "Ce qui est remarquable, ce sont les Maliens qui investissent. Dans l'hôtellerie, vous ne retrouverez que des Maliens à part les Libyens qui viennent d'arriver", a-t-il ajouté. "Je peux même vous dire que nous sommes en train de diversifier notre carte touristique en conduisant les touristes dans des régions comme Sikasso (sud) , Ségou (nord) et Kayes (ouest)", a-t-il poursuivi. Abordant les problèmes de sécurité dans l'extrême nord du Mali, le ministre a déclaré que "le débat sur la sécurité au Mali est un faux débat " "Nous recevons directement des vols charters ici à Gao. Les touristes vont d'ici dans des régions comme Ménaka, Ansogo et même Kidal (nord) sans escorte (militaire), a-t-il affirmé. "Il y a quelques problèmes dans l'extrême nord vers Tinzaouatène, (frontière algérienne) une région qui n'est pas encore fréquentée par les touristes", a-t-il expliqué. Pays largement désertique mais à la civilisation très riche, le Mali tente de diversifier ses ressources, essentiellement l'exploitation de l'or et le coton. Les principaux sites touristiques sont le pays Dogon et la ville mythique de Tombouctou.
Mali: Le gouvernement malien a adopté un projet de loi portant abolition de la peine de mort dans ce pays, trois décennies après la dernière exécution capitale
BAMAKO, 18 oct 2007 - Le gouvernement malien a adopté un projet de loi portant abolition de la peine de mort dans ce pays, trois décennies après la dernière exécution capitale, selon un communiqué officiel reçu jeudi par l'AFP. Le Conseil des ministres réuni mercredi à Bamako a adopté ce projet, qui "dispose que la peine de mort est abolie et (...) précise qu'elle est remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité", déclare le communiqué de ce conseil. "Le Mali figure au nombre des pays abolitionnistes en pratique. En effet, bien que des condamnations à la peine de mort soient prononcées par les juridictions, il n'y a pas eu d'application de la peine de mort dans notre pays depuis près de trois décennies", affirme le texte, en soulignant un choix affirmé "de ne pas ôter la vie à un être humain, fut-il un criminel". Selon la même source, la dernière exécution capitale au Mali remonte au 21 août 1980. Il s'agissait de deux personnes condamnées à mort pour meurtre et vol à main armée. Depuis cette date, les peines de mort prononcées sont commuées en réclusion criminelle à perpétuité par grâce présidentielle. Le projet de loi doit être prochainement examiné par l'Assemblée nationale, où la mouvance présidentielle dispose d'une large majorité parmi les 147 députés. Si la loi est adoptée, elle devra être promulguée par le chef de l'Etat pour entrer en vigueur.
Mali: L'ONU a débloqué 3,7 millions de dollars en aide humanitaire d'urgence au Mali, au Ghana et au Togo pour répondre aux inondations qui frappent ces trois pays depuis le mois d'août"
DAKAR, 9 oct 2007 - L'ONU a débloqué 3,7 millions de dollars pour l'aide aux victimes des inondations au Mali, au Togo et au Ghana, a annoncé mardi à Dakar le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). "Les Nations unies viennent d'allouer 3,7 millions de dollars en aide humanitaire d'urgence au Mali, au Ghana et au Togo pour répondre aux inondations qui frappent ces trois pays depuis le mois d'août", indique l'Ocha dans un communiqué. Sur l'ensemble de ces fonds, 2,5 millions de dollars sont destinés au Ghana, un million de dollars au Mali, et 225.000 dollars au Togo. Cette somme est destinée "à l'amélioration immédiate des conditions de vie de 125.000 personnes dans ces trois pays" et bénéficiera aux projets du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). "Avec les fonds qui ont été alloués au Ghana, au Togo et au Mali, les victimes les plus vulnérables pourront recevoir une aide vitale durant trois mois," a indiqué Hervé Ludovic de Lys, directeur du bureau régional d'Ocha pour l'Afrique de l'Ouest. Des inondations catastrophiques, les pires depuis 30 ans selon Ocha, ont frappé près de la moitié des pays africains et ont fait au total plus de 350 morts et des centaines de milliers de sinistrés.
Mali: Des chefs rebelles touareg nigériens et maliens ont effectué une visite de "plusieurs jours" en Algérie, qui s'est achevée vendredi, pour parler du "processus de paix"
BAMAKO, 5 oct 2007 - Des chefs rebelles touareg nigériens et maliens ont effectué une visite de "plusieurs jours" en Algérie, qui s'est achevée vendredi, pour parler du "processus de paix", a-t-on appris de source concordantes. Les deux chefs touareg qui se sont rendus en Algérie sont Agaly Alambo, un responsable du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), et Ibrahim Ag Bahanga, chef d'un groupe armé de rebelles touareg maliens en conflit avec les autorités de Bamako. "Ils viennent de passer plusieurs jours en Algérie où ils ont rencontré des officiels algériens pour parler de +processus de paix+ et de leurs problèmes", a déclaré sous couvert de l'anonymat à l'AFP une source du comité de suivi des accords d'Alger. Ceux-ci ont été signés en juillet 2006 entre le gouvernement malien et les ex-rebelles touareg sous médiation algérienne. Une source proche de l'Ambassade d'Algérie à Bamako a confirmé cette visite en précisant que son pays "sera toujours présent dans la sous-région pour contribuer à la préservation de la paix". Le MNJ est un groupe armé nigérien apparu en février et qui réclame une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps paramilitaires et le secteur minier local Les hommes d'Ag Bahanga ont pour leur part enlevé fin août une cinquantaine de personnes dans les environs de Tinzaouatène au nord-est du Mali, rompant ainsi les accords de paix d'Alger. A ce jour, une vingtaine de personnes restent détenues.
Mali: Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré
BAMAKO, 28 sept 2007 (AFP) - Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission, indique la présidence.
"Vu la Constitution malienne, le président de la République a nommé Modibo Sidibé Premier ministre", précise un bref communiqué de la présidence.
La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.
Mali: La Banque africaine de développement a accordé au Mali un financement global de plus 7,13 milliards de FCFA pour un projet de décentralisation et de développement
DAKAR, 27 sept 2007 - Le Mali va recevoir de la Banque africaine de développement (BAD) un financement global de 15,4 millions USD (10,88 millions d'euros) pour un projet de décentralisation et de développement, annonce la BAD dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP à Dakar. Ce montant représente pour moitié un prêt et pour moitié un don, qui émanent tous deux du Fonds africain de développement (FAD, une entité du groupe de la BAD) et ont été approuvés mercredi par le Conseil d'administration du groupe, indique le communiqué. Le financement est destiné à un projet d'appui à la décentralisation et au développement économique dans les régions. Ce projet sera mis en oeuvre, sur quatre ans, dans cinq provinces du pays (Kayes dans l'ouest, Sikasso dans le sud, Koulikoro et Ségou dans le centre, et Mopti dans le centre-nord) "où l'incidence de pauvreté est élevée". Les financements de la FAD représentent 90% du montant global de l'initiative. Le reste doit être fourni par le gouvernement et les collectivités territoriales ainsi que le secteur privé maliens.
Mali: Deux partis politiques maliens (PARENA et SADI) ont constitué un groupe parlementaire d'opposition, une première à l'Assemblée nationale sous le régime du président Amadou Toumani Touré qui a été élu en 2002 et réélu en 2007
BAMAKO, 25 sept 2007 - Deux partis politiques maliens ont constitué un groupe parlementaire d'opposition, une première à l'Assemblée nationale sous le régime du président Amadou Toumani Touré qui a été élu en 2002 et réélu en 2007, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Le Parti de la renaissance nationale (Parena, 5 élus) et le parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi, 4 élus), ont réuni leurs députés pour former le groupe Parena-Sadi, avec pour chef de file Hamidou Diabaté du Parena. Selon les observateurs, la formation de ce groupe parlementaire d'opposition marque la fin du consensus parlementaire, qui était en cours depuis la première législature sous le régime d'Amadou Toumani Touré. Il s'agissait d'un système de gouvernement associant toute la classe politique. L'actuelle Assemblée nationale, qui compte 147 députés au total, a été élue le 22 juillet, à l'issue d'un scrutin largement remporté par la mouvance présidentielle.
Mali: Les transferts officiels d'argent de la diaspora malienne de France vers leur pays d'origine atteignent 120 milliards de FCFA par an, comparables au niveau de l'aide au développement ciblant le Mali
BAMAKO, 24 sept 2007 - Les transferts officiels d'argent de la diaspora malienne de France vers leur pays d'origine atteignent 120 milliards de FCFA (183 millions d'euros) par an, a annoncé lundi à Bamako la Banque africaine de développement (BAD). "Les seuls transferts de la diaspora malienne de France effectués par le circuit officiel atteignent 120 milliards de FCFA, comparables au niveau de l'aide au développement ciblant le Mali", a affirmé la BAD dans un communiqué publié à l'issue d'une visite de trois jours au Mali de son président, Donald Kaberuka. "Toutefois, l'impact de ces importantes sommes est limité par les frais élevés des transferts (en moyenne 19 euros pour 100 euros), ce qui dissuade la diaspora de recourir au circuit officiel", a ajouté l'institution, en indiquant se baser sur une étude qu'elle a réalisée sur "les transferts des migrants africains". Lors d'une réunion des bailleurs du Fonds africain de développement (FAD, une entité de la BAD) à laquelle il a assisté durant son séjour malien, M. Kaberuka a appelé à "mieux canaliser les transferts financiers de la diaspora", selon le communiqué. "Le rôle de la diaspora devient de plus en plus prépondérant au regard de l'importance et de la stabilité de ses transferts de fonds", a déclaré le président de la BAD, cité par le communiqué. "Il s'agit maintenant de l'engager dans le développement de son pays, en levant les contraintes freinant ces transferts de fonds, ce qui constituerait un complément très important aux financements des bailleurs", a-t-il estimé. A l'instar du Mali, beaucoup de pays africains reçoivent chaque année de leur diaspora d'importantes sommes d'argent, d'après la BAD. "Les transferts d'argent de la diaspora représentent pour certains pays 750% de leur aide publique au développement. (Ils) atteignent 14 à 17 milliards de dollars par an", a dit la banque. Selon elle, l'argent envoyé par les ressortissants établis à l'étranger représente l'équivalent de 750% de l'aide publique au développement du Maroc, 218% de celle du Sénégal et 346% de celle des Comores.
Mali: L'Algérie et le Mali ont mobilisé 1,15 milliard de FCFA pour un fonds spécial dans le cadre d'un accord de paix signé en 2006 à Alger et prévoyant le développement des trois régions du nord du Mali
BAMAKO, 23 sept 2007 - L'Algérie et le Mali ont mobilisé 1,15 milliard de FCFA (1,75 million d'euros) pour un fonds spécial dans le cadre d'un accord de paix signé en 2006 à Alger et prévoyant le développement des trois régions du nord du Mali, a-t-on appris dimanche de sources officielles à Bamako. Ce montant est "la première mise dans les caisses du fonds, devant servir au financement de petits projets de réinsertion des jeunes" dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal (nord et nord-est), ont indiqué des responsables du comité de suivi des accords d'Alger. Pour la "mise de départ", le Mali a débloqué 650 millions de FCFA, et l'Algérie 500 millions de FCFA, d'après ce comité qui comprend des représentants du gouvernement malien et de l'ex-rébellion touareg, signataires de l'accord. Il inclut également des représentants de l'Algérie, qui a encadré la signature dudit accord paraphé en juillet 2006. Cette annonce intervient deux jours après la libération, vendredi, de sept des personnes enlevées fin août dans les environs de Tinzaouatène (région de Kidal) par des hommes se réclamant du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga. M. Ag Bahanga a expliqué que ce geste visait à prouver sa "bonne foi" vers le dénouement de la crise née après ces enlèvements. Les environs de Tinzaouatène ont été ces dernières semaines le théâtre d'attaques des hommes de Ag Bahanga et de ripostes des militaires maliens, ainsi que d'accidents mortels sur des mines. Une accalmie a été notée sur le terrain depuis le 18 septembre. Une vingtaine de personnes demeureraient captives, après la libération des sept otages vendredi par le chef rebelle, geste perçu comme un nouveau pas vers la résolution de la crise. Dans une adresse à la Nation, vendredi soir, à la veille de la célébration du 47e anniversaire de l'indépendance du Mali, le président Amadou Toumani Touré a exigé leur libération "sans délai", en réaffirmant l'accord d'Alger comme "seul cadre de dialogue et de concertation". "Cet accord, qui est en cours d'application, sera respecté (...) Cependant, aucun acte, aucun comportement pouvant porter atteinte à l'intégrité territoriale, de notre pays et à la cohésion nationale ne sera accepté", a déclaré M. Touré vendredi. L'accord d'Alger prévoit le renoncement à la lutte armée pour les Touareg et l'accélération par les autorités maliennes du développement des trois régions du nord du Mali, désertiques, qui abritent l'essentiel de la communauté touareg malienne.
Mali: L'exploitation des mines d'or au Mali, devenu depuis 2003 le troisième producteur africain, n'a pas permis d'avoir une influence positive sur le développement économique du pays, estime la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
DAKAR, 20 sept 2007 - L'exploitation des mines d'or au Mali, devenu depuis 2003 le troisième producteur africain de métal jaune, n'a pas permis d'avoir une influence positive sur le développement économique du pays, estime la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). "L'exploitation industrielle des mines d'or a suscité des espoirs énormes pour le développement économique", mais elle "n'a pas permis au Mali de sortir de la pauvreté", souligne la FIDH dans un communiqué reçu par l'AFP à Dakar. Elle y rappelle que le pays demeure au 175e rang (sur 177) sur l'échelle de développement humain du Programme de l'Onu pour le développement (Pnud). "L'augmentation des ressources de l'Etat aurait dû avoir une influence positive" sur les dépenses du gouvernement en matière d'éducation, de santé, ou d'infrastructures, selon l'organisation. Mais "les codes miniers mis en place avec le soutien de la Banque mondiale encouragent l'investissement étranger en offrant aux entreprises de vastes exemptions fiscales pendant cinq ans, privant ainsi l'Etat des ressources qu'il pourrait tirer de cette activité économique, alors même que l'exploitation d'une mine dure rarement plus de 10 ou 15 ans", souligne-t-elle. "L'implantation d'une industrie extractive faisait espérer des effets bénéfiques pour les communautés locales", mais les politiques sociales des multinationales au Mali "sont souvent insuffisantes voire inadaptées, et les entreprises ne respectent pas toujours la législation nationale en matière de droit du travail", poursuit le texte. "L'Etat à la fois percepteur, actionnaire minoritaire, et régulateur public, rongé par la corruption, n'a pas les moyens de contrôler les acteurs privés et de s'assurer que leurs activités contribuent a la réalisation des droits de l'Homme au Mali", a enfin estimé Isabelle Gourmelon, chargée de mission de la FIDH citée par le communiqué. "L'exploitation de l'or est un secteur uniquement destiné à l'exportation qui crée peu d'emploi et n'irrigue pas l'ensemble de l'économie", résume dans le texte Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH. L'exploitation aurifère a explosé au Mali, faisant à partir de 2003 de ce pays sahélien le troisième exportateur d'or en Afrique, derrière l'Afrique du Sud et le Ghana. Mais aux yeux de plusieurs ONG locales et internationales, l'extraction de l'or, qui est passée de 2,9% du produit intérieur brut du pays en 2002 à 12,7% en 2004, pose des problèmes socio-économiques et environnementaux. En avril, l'ONG Oxfam America avait souligné que les citoyens maliens "n'ont tiré que d'infimes avantages des revenus miniers", et appelé à l'implication "de la société civile et les ONG dans le processus de révision du code minier malien entamé en 2005".
Mali: Sept rebelles touareg, appartenant au groupe armé du chef touareg en rupture de ban Ibrahim Ag Bahanga, et un soldat malien ont été tués dimanche au cours d'un accrochage près de Tinzaouatène
BAMAKO, 16 sept 2007 - Sept rebelles touareg, appartenant au groupe armé du chef touareg en rupture de ban Ibrahim Ag Bahanga, et un soldat malien ont été tués dimanche au cours d'un accrochage près de Tinzaouatène (nord-est), a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué. "Ce dimanche, une colonne militaire a fait l'objet d'une attaque de la part de bandits armés appartenant au groupe de Ibrahim Ag Bahanga dans le secteur de Tinzaouatène. Bilan de l'attaque côté assaillants: sept bandits tués, plusieurs blessés et un prisonnier. Côté forces armées: un soldat mort au combat", indique le texte lu dimanche soir par les médias publics. Le ministre de la Défense Mamadou Clazié Sissouma "rassure la population que les dispositions nécessaires sont prises pour l'établissement de la paix et de l'intégrité territoriale", poursuit le texte. Il s'agit des premières victimes d'affrontements entre l'armée malienne et les hommes d'Ag Bahanga depuis l'enlèvement fin août d'une cinquantaine de personnes par cet ex-rebelle touareg, alors que le mouvement officiel des rebelles touareg s'était engagé à rendre les armes par la signature d'accords de paix en juillet 2006. Un précédent bilan établi plus tôt dimanche par un responsable du gouvernorat de Kidal (nord) faisait état de cinq rebelles et un soldat tués dans cet accrochage. Les hommes d'Ag Bahanga avaient attaqué vendredi des positions de l'armée malienne autour de Tinzaouatène, avant d'être repoussés, rompant une trêve avec Bamako annoncée depuis le 31 août dans le cadre d'une médiation menée après les enlèvements par Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement officiel de l'ex-rébellion touareg.
Mali: L'historienne malienne Adame Ba Konaré a lancé jeudi à Bamako un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique (CMAD)
BAMAKO, 13 sept 2007 - L'historienne malienne Adame Ba Konaré, épouse du président de la Commission de l'Union Africaine Alpha Oumar Konaré, a lancé jeudi à Bamako un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique (CMAD). Cet appel intervient après un discours à l'adresse des Africains prononcé en juillet à Dakar par le président français Nicolas Sarkozy, dont certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains francophones. "Ce comité (CMAD), j'entends le lancer et en faire un instrument de veille et de vigilance pour la sauvegarde de la mémoire de l'Afrique", a affirmé Mme Konaré dans son "appel aux historiens" africains transmis à l'AFP. Le discours de M. Sarkozy a soulevé "une vive réprobation dans une large partie de l'opinion africaine, par son ton, par ses références à des poncifs vieux de plus d'un siècle que l'Europe tenait sur l'Afrique avant la colonisation, une Afrique alors méconnue et fantasmatique", selon elle. Parmi ces "poncifs", l'historienne rappelle le passage suivant: "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles". "De telles déclarations sont révélatrices d'un fait: après plus de 100 ans d'histoire partagée avec la France et près de 60 ans de collaboration après les indépendances, l'Afrique se rend compte brutalement que son principal partenaire a d'elle une vision étonnamment statique, alors même que foisonnent depuis maintenant plusieurs décennies moult écrits et moult débats sur elle et sur son sol", a souligné Mme Konaré. "Intervenir dans ce débat est un devoir à la fois scientifique et militant pour nous", a-t-elle ajouté. Les intellectuels africains intéressés par ce débat peuvent envoyer leurs contributions à Les articles seront lus et validés par un comité scientifique, puis publiés dans un ouvrage collectif qui paraîtra courant 2008.
Mali: L'armée américaine aide le Mali à ravitailler ses militaires dans le nord, à Tinzaouatène, près de la frontière algérienne
BAMAKO, 12 sept 2007 - Des militaires américains ont largué dans la nuit de mardi à mercredi des vivres achetés par le Mali pour ses militaires basés à Tinzaouatène, près de la frontière algérienne, a-t-on appris mercredi à Bamako de sources concordantes. "A la demande du gouvernement malien, nous avons largué des vivres à l'armée malienne basée à Tinzaouatène", dans la région de Kidal (nord-est), a déclaré à l'AFP une source à l'ambassade des Etats-Unis à Bamako. "C'est le Mali qui a acheté les vivres. Nous, nous étions chargés de les larguer", a indiqué cette source. L'opération a été effectuée par un avion dépêché dans le pays dans le cadre de l'exercice militaire "Flintlock 2007" initié par les Etats-Unis et qui s'est achevé la semaine dernière, selon cette source. Joint par l'AFP, le ministère malien de la Défense a confirmé l'information. Les demandes de ravitaillement formulées par le Mali s'expliquent par les risques encourus pour relier la zone depuis le sud, en raison des attaques et de la pose de mines attribuées au groupe du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, d'après les observateurs.
Mali: Le président malien Amadou Toumani Touré a plaidé lundi en faveur de l'alphabétisation en Afrique, et de l'éducation des adultes en dehors du système scolaire, lors d'une conférence à Bamako
BAMAKO, 10 sept 2007 - Le président malien Amadou Toumani Touré a plaidé lundi en faveur de l'alphabétisation en Afrique, et de l'éducation des adultes en dehors du système scolaire, lors d'une conférence à Bamako, en présence de douze épouses de chefs d'Etat africains et du directeur général de l'Unesco. "Seule une promotion de l'éducation non formelle (hors système scolaire, ndlr) par la multiplication des centres d'alphabétisation et de formation pour adultes, enfants de la rue, etc..., peut nous permettre de réaliser (les objectifs de) l'Education pour tous en 2015", a déclaré le président Touré. Il s'exprimait à l'ouverture d'une conférence co-organisée par le Mali et l'Unesco et qui doit prendre fin mercredi. Fournir à tous d'ici à 2015 une éducation de base de qualité figure parmi les objectifs définis lors d'une rencontre internationale tenue au Sénégal en avril 2000, appelée "Forum de Dakar sur l'Education". "Dans un monde en pleine mutation où prédomine l'économie du savoir, la question des ressources humaines est un enjeu essentiel. Le défi pour l'Afrique, (...) c'est d'apprendre à lire et à écrire au plus grand nombre de ses enfants et de ses adultes", a affirmé Amadou Toumani Touré. "Nous ne pourrons le relever qu'en affectant des moyens beaucoup plus importants à l'alphabétisation et l'éducation non formelle des adultes qui, de nos jours, ne reçoit en moyenne que 1% des budgets nationaux", a-t-il ajouté. Environ 300 experts, selon les organisateurs, participent à cette conférence. La Première dame du Mali a accueilli pour l'occasion ses homologues du Sénégal, Niger, Nigeria, Tchad, Lesotho, Ghana, Mozambique, de Tanzanie, Mauritanie, Guinée-Bissau et Guinée équatoriale. Les travaux seront consacrés notamment à "l'alphabétisation des familles et l'apprentissage intergénérationnel", "l'alphabétisation pour la santé préventive et le VIH/Sida". "La scolarisation reste encore un défi majeur en Afrique au sud du Sahara. On estime la population d'âge scolaire de cette région à 34 millions d'enfants entre 2000 et 2015", estime le comité d'organisation dans un dossier remis à la presse. Et la pauvreté favorise l'analphabétisme", ajoute-t-il. L'Asie du sud et de l'ouest ainsi que l'Afrique subsaharienne ont le plus fort taux d'analphabétisme au monde, selon l'Unesco.
Mali: Le Président de l'Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA/PASJ), Dioncounda Traoré, a été élu lundi pour cinq ans président de l'Assemblée nationale malienne
BAMAKO, 3 sept 2007 - Le Président de la coalition de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, mouvance présidentielle), Dioncounda Traoré, a été élu lundi pour cinq ans président de l'Assemblée nationale malienne. M. Traoré, 65 ans, a obtenu 111 voix contre 31 à son rival Mountaga Tall, du Congrès d'initiative démocratique (CNID) qui appartient également à la mouvance soutenant le président Amadou Toumani Touré. Celle-ci avait remporté une large majorité à l'issue des législatives du 22 juillet avec 113 sièges de députés sur 147, dont 55 pour l'Adéma. Le président de l'Assemblée nationale sortante, Ibrahim Boubacar Kéita, dont le parti du Rassemblement pour le Mali (RPM) a obtenu 11 sièges de députés aux législatives, n'était pas candidat au perchoir. Cinq bulletins de vote ont été invalidés. Ancien ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Dioncounda Traoré est mathématicien de formation. Il est membre fondateur de l'Adéma, qu'il dirige depuis 2001. Quatorze formations politiques sont représentées à la chambre unique du Parlement à l'issue des législatives de jui-juillet. La coalition de l'opposition, le Front pour la démocratie et la république (FDR), compte 15 députés, soit le même nombre que les Indépendants, alors que Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), un parti centriste, en a quatre. Le chef de l'Etat avait été réélu le 29 avril pour un deuxième et dernier mandat de cinq ans, avec 71,20% des voix. Après l'élection, le Premier ministre malien Issouffi Maïga, en poste depuis avril 2004, avait présenté sa démission et celle de son gouvernement, qui avaient été immédiatement reconduits.
Mali: La mouvance présidentielle, regroupée au sein de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), a obtenu 113 sièges de députés sur les 147 de l'Assemblée nationale, selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle
BAMAKO, 11 août 2007 - La mouvance présidentielle a remporté une large majorité à l'issue des élections législatives maliennes du 22 juillet marquées par une faible participation, selon des résultats définitifs publiés dans la nuit de vendredi à samedi par la Cour constitutionnelle. La mouvance présidentielle, regroupée au sein de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), a obtenu 113 sièges de députés sur les 147 de l'Assemblée nationale, selon les résultats communiqués vendredi nuit par le président de la Cour constitutionnelle, Salif Kanouté. La coalition de l'opposition, le Front pour la démocratie et la république (FDR), obtient 15 sièges, le même nombre que les Indépendants, alors que Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), un parti centriste, en a quatre. Quatorze formations politiques seront représentées au Parlement, selon un décompte fait par l'AFP. Aucune évocation n'a été faite du taux de participation définitif. Au deuxième tour, organisé le 22 juillet dans 47 circonscriptions, le taux de participation a été de "32,20%", en légère baisse par rapport au premier tour, tenu le 1er juillet (33%), avait indiqué le 26 juillet le ministre de l'Administration territoriale Kafougouna Koné. La participation a été très basse à Bamako où elle a été de 13,13% tandis que les électeurs de régions de l'intérieur ont été plus nombreux à aller aux urnes (35,42%). "Sur 5.773.583 électeurs inscrits, il y a eu 1.858.321 votants, 87.249 bulletins nuls, et 1.771.072 suffrages exprimés", avait par ailleurs déclaré le général Koné. L'Assemblée nationale sortante, qui a officiellement achevé sa législature vendredi, comptait 97 députés de l'ADP et 50 de l'opposition (coalition FDR). Le chef de l'Etat malien, Amadou Toumani Touré, avait été réélu le 29 avril pour un deuxième et dernier mandat de cinq ans, avec 71,20% des voix.
Mali: L'huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), la plus grande société de production d'huile alimentaire du pays, a temporairement arrêté sa production, mettant au "chômage technique" près de 500 de ses travailleurs
BAMAKO, 29 juil 2007 - L'huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), la plus grande société de production d'huile alimentaire du pays, a temporairement arrêté sa production, mettant au "chômage technique" près de 500 de ses travailleurs, a-t-on appris dimanche à Bamako auprès de sa direction. "Nos usines installées sur le territoire malien ne tournent plus, notamment par manque de matières premières. Nous avons été obligés de mettre au chômage technique près de 500 personnes", a déclaré Sylvain N'Cho, directeur de l'Huicoma à Koulikoro (60 km de Bamako), siège de la société. La décision, qui est effective depuis le 25 juillet, concerne exactement 485 agents employés dans les trois unités industrielles de l'Huicoma installées à Koulikoro, Kita (ouest) et Koutiala (sud). L'effectif global de la société est de 790 salariés, dont 100 saisonniers. Le directeur de l'Huicoma n'a fourni aucune indication sur la durée de ce "chômage technique", mais il a affirmé que les usines demeureront fermées "jusqu'à nouvel ordre". Selon lui, l'entreprise tournait "à perte" depuis plusieurs mois déjà. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça. Chaque année, pour faire tourner la société, il nous faut 240.000 tonnes de graine de coton. Mais cette année, nous n'avons reçu que 91.000 tonnes de notre fournisseur, la Compagnie malienne de développement textile (CMDT)", a-t-il précisé. Avec une production annuelle en temps normal de 36.000 tonnes d'huile raffinée par an, d'après le responsable, l'Huicoma est la plus grande société de production d'huile raffinée dans la sous-région utilisant la graine de coton comme matière première. Sa production alimentait les marchés du Mali et d'autres pays de la région. La prolifération d'huileries artisanales au Mali est également à l'origine des difficultés de l'entreprise, a par ailleurs expliqué le responsable. "Ces huileries reçoivent une partie des graines de coton disponibles sur le marché, et certaines bradent de l'huile non raffinée, impropre à la consommation", a-t-il dit. Jusqu'à dimanche après-midi, aucune réaction n'avait été enregistrée chez les travailleurs de la société. Et l'annonce de la fermeture des usines n'avait fait l'objet d'aucun commentaire officiel. Créée au milieu des années 1986, l'Huicoma était jusqu'à il y a moins de deux ans une société publique dont l'Etat possédait 96,13% du capital. Au terme d'une opération de privatisation conclue en juin 2005, le groupe de l'entrepreneur malien Aliou Tomota en est devenu l'actionnaire majoritaire en acquérant 84,13% du capital (pour 9 milliards de FCFA, près de 13,8 millions d'euros).
Mali: Au terme des deux tours de scrutin, la mouvance présidentielle regroupée au sein de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) a obtenu 128 des 147 sièges de l'Assemblée nationale, a indiqué le ministre de l'Administration territoriale
BAMAKO, 26 juil 2007 - Les alliés du président malien Amadou Toumani Touré ont remporté une large majorité à l'issue des élections législatives au Mali, marquées par une faible participation, a confirmé jeudi à Bamako le ministre de l'Administration territoriale Kafougouna Koné. Au terme des deux tours de scrutin, la mouvance présidentielle regroupée au sein de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) a obtenu 128 des 147 sièges de l'Assemblée nationale, a indiqué le ministre lors d'une cérémonie officielle de publication des résultats. Sur les 128 députés de la mouvance présidentielle, 115 ont été élus sur des listes de partis et les treize derniers sur des listes d'indépendants, a-t-il précisé. Une coalition de l'opposition dénommée Front pour la démocratie et la République (FDR) a de son côté remporté 15 sièges, et les quatre derniers fauteuils sont allés à Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), un parti centriste. Au total, d'après le ministre, quatorze partis politiques et des indépendants occupent les 147 sièges de l'Assemblée nationale. Ces résultats confirment les chiffres recueillis mardi par l'AFP auprès des commissions locales de centralisation des voix. Au deuxième tour, organisé le 22 juillet dans 47 circonscriptions, le taux de participation a été de "32,20%", en légère baisse par rapport au premier tour, tenu le 1er juillet (33%), selon le ministre. La participation a été très basse à Bamako où elle a été de 13,13% tandis que les électeurs de régions de l'intérieur ont été plus nombreux à aller aux urnes (35,42%). "Sur 5.773.583 électeurs inscrits, il y a eu 1.858.321 votants, 87.249 bulletins nuls, et 1.771.072 suffrages exprimés", a par ailleurs déclaré le général Koné. Ces résultats fournis par le ministère demeurent provisoires. Pour qu'ils soient définitifs, ils devront ensuite être validés par la Cour constitutionnelle après examen d'éventuelles plaintes.
Mali: Le ministre malien de l'Education nationale Mohamed Lamine Traoré, 60 ans, est décédé dans la nuit de samedi à Bamako des suites d'une longue maladie
BAMAKO, 22 juil 2007 - Le ministre malien de l'Education nationale Mohamed Lamine Traoré, 60 ans, est décédé dans la nuit de samedi à Bamako des suites d'une longue maladie, a-t-on appris dimanche de source officielle. Mohamed Lamine Traoré est mort dans une clinique de Bamako, après un long traitement médical qu'il avait notamment suivi récemment en France, selon la même source. M. Traoré, marié et père de trois enfants, était le dirigeant du Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration présidentielle (MIRIA), un parti membre de la mouvance présidentielle. Membre fondateur de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, ancien parti au pouvoir entre 1992 et 2002), il avait ensuite démissionné de cette formation pour fonder le MIRIA. M. Traoré fut ministre d'Etat chargé de l'administration territoriale et de l'intérieur du Mali dans les années 90. Diplômé de philosophie d'universités française et russe, il a enseigné pendant plusieurs années à l'Université de Bamako ainsi qu'à l'école normale supérieure de la capitale.
Mali: Le gouvernement malien a décidé jeudi d'augmenter de 10% les salaires des fonctionnaires après des négociations avec le principal syndicat du pays, qui menaçait de lancer une grève
BAMAKO, 19 juil 2007 - Le gouvernement malien a décidé jeudi d'augmenter de 10% les salaires des fonctionnaires après des négociations avec le principal syndicat du pays, qui menaçait de lancer une grève, a-t-on appris de source syndicale. "Nous venons d'aboutir à un accord avec le gouvernement. Les salaires des fonctionnaires des secteurs publics et para-publics augmentent de 10%", a indiqué le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM, principal syndicat), Siaka Diakité. L'augmentation se fera en deux temps, "5% à compter du 1er janvier 2008, et 5% à compter du 1er janvier 2009", a précisé M. Diakité. "Nous avons également obtenu du gouvernement une prochaine augmentation des allocations familiales et une baisse des prix de denrées de première nécessité comme le riz, le sucre et l'huile", s'est-il réjoui. Selon lui, un "forum national" doit être organisé en novembre pour "faire le point" sur les baisses de prix au Mali, un pays sahélien qui compte parmi les plus pauvres au monde. L'UNTM avait lancé les 26 et 27 juin une grève générale pour obtenir "une nette amélioration des conditions de vie des travailleurs" qui avait été largement suivie à travers le pays.
Mali: La mouvance présidentielle réunie au sein de l'Alliance pour la démocratie au Mali (ADP), remporte les 13 sièges pourvus lors du premier tour des élections législatives le 1er juillet et se trouve en ballottage favorable pour le second tour
BAMAKO, 15 juil 2007 - La mouvance présidentielle réunie au sein de l'Alliance pour la démocratie au Mali (ADP), remporte les 13 sièges pourvus lors du premier tour des élections législatives le 1er juillet et se trouve en ballottage favorable pour le second tour, a-t-on appris de source officielle. Selon les résultats définitifs du 1er tour, publiés dans la nuit du samedi à dimanche par la Cour Constitutionnelle, deux partis qui deviennent la locomotive de la mouvance présidentielle, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, ancien parti au pouvoir entre 1992 et 2002) et l'Union pour la république et la démocratie (URD), remportent respectivement 10 et 3 sièges. La mouvance présidentielle est en ballottage favorable dans la très grande partie des 47 circonscriptions électorales où 134 sièges seront pourvus le 22 juillet. Parmi les élus du 1er tour, on retrouve Amada Ag Bibi, porte-parole de l'ex-rébellion touareg , élu pour le compte de l'Adéma, à Abéïbara (nord-est), avec 81% des suffrages exprimés. La liste conduite par un vétéran de l'Assemblée nationale Assarid Ag Imbarcawane est élue à Gao (nord), alors que l'ancien Premier ministre Younoussi Touré, président de l'URD est élu dans la circonscription de Niafunké, dans la région de Tombouctou (nord-ouest). Il pourrait selon son entourage figurer parmi les candidats au perchoir. En revanche, l'artiste malien Salif Kéita a été éliminé dès le 1er tour dans la circonscription de Kati (15 km de Bamako), ratant ainsi son entrée en politique, qu'il avait pourtant annoncé comme "fracassante". Aucun opposant n'est pour l'instant élu. Ibrahim Boubacar Kéita, chef du rassemblement pour le Mali (RPM, opposition) et président de l'Assemblée nationale fera face au second tour dans la commune IV de Bamako à une liste de candidats indépendants, qui le talonne. Lors du scrutin législatif de 2002, Ibrahim Boubacar Kéita avait été élu député dès le 1er tour. Les listes de candidats exclusivement du RPM, ou les listes de regroupements de candidats où figurent ceux du RPM, sont en ballottage favorable dans quatre des 47 circonscriptions électorales où un 2ème tour aura lieu le 22 juillet. La Cour constitutionnelle n'a pas donné le taux de participation au premier des législatives, qui était de 33%, d'après les résultats provisoires publiés par le ministère malien de l'Administration territoriale. Les observateurs nationaux et internationaux avaient qualifié de "libres et transparentes" les élections du 1er juillet. L'actuelle Assemblée nationale, qui termine officiellement sa législature le 10 août, compte 97 députés de la majorité présidentielle et 50 de l'opposition, réunie au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR). Fin avril, le président Touré a été réélu au premier tour pour un deuxième et dernier mandat.
Mali: La France signe à Bamako 3 conventions de financement pour pus de 8,5 milliards de francs CFA sur la promotion du français, la création culturelle et un projet d'alimentation en eau potable
BAMAKO, 10 juil 2007 - Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Jean-Marie Bockel a signé mardi au Mali trois conventions de financement portant sur la promotion du français, la création culturelle et un projet d'alimentation en eau potable pour un montant d'environ 13 millions d'euros. M. Bockel a signé ces conventions à Bamako avec le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane, au premier jour d'une visite de 48 heures dans ce pays, a constaté une journaliste de l'AFP. Une première convention porte sur le renforcement de l'apprentissage de la langue française (910.000 euros) "pour augmenter le nombre de locuteurs francophones au Mali", a précisé M. Bockel. Une deuxième vise à "promouvoir la diversité culturelle" pour "renforcer la création et la sauvegarde du patrimoine culturel malien", pour un million d'euros, a t-il ajouté. La dernière convention, de 11,3 millions d'euros, doit financer un projet d'alimentation en eau potable et d'assainissement dans la région de Mopti (centre du Mali). La France est le premier partenaire économique et le quatrième bailleur de fonds du Mali, pays sahélien qui compte parmi les plus pauvres au monde.
Mali : Le lion d'or de la Biennale d'art contemporain de Venise a été décerné, pour l'ensemble de son oeuvre, dimanche au photographe malien, Malick Sidibé, 71 ans, une première pour le continent noir
ROME, 10 juin 2007 - Le lion d'or de la Biennale d'art contemporain de Venise a été décerné, pour l'ensemble de son oeuvre, dimanche au photographe malien, Malick Sidibé, 71 ans, une première pour le continent noir, ont annoncé les organisateurs. "Aucun artiste africain de l'ère post-coloniale n'a été plus actif de Malick Sidibé pour rendre la photographie plus importante pour le continent", a indiqué dans un communiqué Robert Storr, directeur artistique de la Biennale de Venise. L'artiste malien, photographe symbole du Bamako populaire, "a contribué à enrichir les archives photographiques" de l'Afrique et "a affiné notre connaissance des tons et des transformations qui ont caractérisé la culture africaine entre la seconde moitié du vingtième siècle et le début de notre siècle", poursuit le communiqué. "Au cours de sa carrière qui s'est déroulée essentiellement dans un petit studio donnant sur une des rues les plus affairées de Bamako, Sidibé a été le portraitiste illustre et de référence de sa ville et de sa nation, cultivant en même temps un profond intérêt pour la scène musicale de son pays", a conclu M. Storr. "Ce prix honore tous les photographes du monde entier, il honore le Mali et il m'honore moi", a déclaré le photographe, visiblement ému, selon l'agence Ansa.
Mali: Les alter mondialistes réunis au "sommet des pauvres" au Mali ont entamé mercredi un débat sur la dette, l'économie, l'immigration et des promesses non tenues du G8
SIKASSO (Mali), 6 juin 2007 - Les altermondialistes réunis au "sommet des pauvres" au Mali ont entamé mercredi un débat sur la dette, l'économie, l'immigration et des promesses non tenues du G8. Mercredi est une "journée de vérité" pour ce sommet ouvert lundi soir et qui se tient jusqu'à jeudi en parallèle à celui du G8, a déclaré à Sikasso (370 km au sud de Bamako) le directeur exécutif de la Coalition africaine dette et développement (CAD-Mali), Dounantié Dao. "C'est aujourd'hui que le G8 débute son sommet en Allemagne. Ici à Sikasso, nous voulons démontrer qu'ils n'ont pas respecté leurs engagements sur le problème de la dette, de l'aide aux économies du sud, nous voulons également parler de l'immigration", a dit M. Dao, l'un des organisateurs du sommet. Citant des chiffres d'ONG, il a affirmé que "8 milliards de dollars d'aide à l'Afrique avaient manqué en 2006", alors que le G8 avait pris l'engagement l'an dernier "d'augmenter l'aide au développement". "Messieurs du G8, pouvez-vous nous dire ce qui s'est passé? Pouvez-vous nous expliquer où est passée cette promesse? Je réponds à votre place: "C'est de la poudre aux yeux. C'était du bluff", a-t-il poursuivi sous les acclamations du public. "Où est l'aide pour lutter contre le sida qui depuis 2005 a tué près de six millions d'adultes et d'enfants? Là encore, promesse non tenue", a-t-il ajouté. "Nous avons les chiffres précis donnés par la Banque mondiale elle-même. Lors du G8 en Ecosse (juin 2005), les riches avaient annoncé leur aide annuelle pour le développement de l'Afrique à 50 milliards de dollars en 2010. Prenons une calculette, nous sommes très loin du compte", a déclaré Mme Barry Aminata Touré, présidente du CAD-Mali. "Bien au contraire, l'aide aux pays africains a baissé de 2,1% en termes réels entre 2004 et 2005", selon elle. "Nous espérons que le G8 contestera ces chiffres pourtant confirmés par la Banque mondiale", a-t-elle ironisé. Les travaux devaient se poursuivre mercredi sur le projet de création d'une "Banque du sud", présentée comme une "alternative sérieuse à la Banque mondiale". Dans la salle des travaux, une banderole vole la vedette aux autres: "La dette tue, tuons-là, et nous serons acquittés par le tribunal des peuples", peut-on y lire.
Mali: Le président sortant du Mali Amadou Toumani Touré a remporté l'élection présidentielle du 29 avril avec 68,31% des voix, selon des résultats complets publiés jeudi par le ministère de l'Administration territoriale
BAMAKO, 3 mai 2007 - Le président sortant du Mali Amadou Toumani Touré a remporté l'élection présidentielle du 29 avril avec 68,31% des voix, selon des résultats complets publiés jeudi par le ministère de l'Administration territoriale, chargé de la centralisation des résultats. Le président sortant recueille 68,31% des suffrages exprimés et son principal adversaire et président de l'Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Kéita arrive loin derrière avec 18,59% des voix, selon ces résultats lus devant la presse par Boubacar Sow, directeur national de l'administration du territoire. Le taux de participation a été de 36,17%, a-t-il encore indiqué, précisant qu'il s'agissait de résultats "définitifs (complets) et provisoires". La Cour constitutionnelle aura pour charge de proclamer les résultats officiels de l'élection, après avoir statué sur d'éventuelles plaintes introduites auprès d'elle par des candidats. Le camp présidentiel revendiquait la victoire du président sortant dès le lendemain du scrutin, mais l'opposition avait dénoncé des fraudes dans la foulée. La principale coalition de l'opposition, le Front pour la démocratie et la République (FDR) a annoncé mardi son intention de déposer un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle. "Les conditions dans lesquelles les élections se sont déroulées rendent caduques les résultats. Nous allons saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir l'annulation et la reprise de cette élection", avait annoncé mardi Soumeylou Boubèye Maïga, un des candidats du FDR à la présidentielle. "Nous userons de toute action politique et juridique que la loi nous autorise", a ajouté M. Maïga. Le FDR doit notamment tenir jeudi un "grand meeting" dans un stade de Bamako.
Mali: Près de 7 millions de maliens étaient appelés aux urnes hier dimanche pour élire le prochain Président de la République parmi 8 candidats dont le Président sortant
BAMAKO, 29 avr 2007 - Les bureaux de vote pour le premier tour de la présidentielle au Mali ont fermé leurs portes dimanche après 18H00 (locales et GMT), ont constaté des journalistes. Les premières estimations sont attendues dans la journée de lundi, et les résultats complets mercredi ou jeudi qui seront ensuite validés par La Cour constitutionnelle. Les agents électoraux, les représentants des partis et les délégués de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont déjà commencé le dépouillement des bulletins. Chaque bureau de vote doit produire un procès-verbal qui sera ensuite acheminé vers le ministère de l'Administration du territoire, chargé du décompte des résultats. Le processus devrait être relativement long, vu l'étendue de ce territoire de plus de 1,2 million de km2. Dans une trentaine de bureaux de vote visités par plusieurs journalistes de l'AFP à Bamako et en banlieue, la participation était légèrement supérieure aux 25% constatés en 1997 et 2002. Le constat a été identique dans plusieurs villes de province, selon des journalistes locaux joints sur place. "L'impression générale est que l'abstention a été légèrement moins élevée cette année que lors des deux précédentes éditions", a confirmé Gérard Latortue, ancien Premier ministre de Haïti et chef de la mission d'observation de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Par ailleurs, M. Latortue a précisé qu'"aucun incident n'a été rapporté" jusqu'à peu avant la clôture du scrutin.
Mali : Le gouvernement malien bénéficiera d’un prêt d'environ 11,16 milliards de francs CFA du FAD pour financer un projet d’appui au développement de productions animales dans la zone de Kayes-Sud (PADEPA-KS)
Tunis, le 18 avril 2007 – Le Mali bénéficiera d’un prêt de 15 millions d’Unités de Compte* (22,65 millions de dollars américains, approuvé mercredi à Tunis par le conseil du Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) pour financer un projet d’appui au développement de productions animales dans la zone de Kayes-Sud (PADEPA-KS) . Le prêt appuiera de façon durable l’augmentation des productions animales et des revenus des agro-éleveurs de la zone de Kayes-Sud, pour contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et à l’allègement de la pauvreté.
Le projet, d’une durée de six ans, concerne la zone agro-pastorale de Kayes-sud (cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Kita, et la partie sud du cercle de Kayes). La mise en oeuvre des activités prévues dans le cadre de ce projet contribuera au développement des productions animales (bovins, ovins/caprins, volaille) par une couverture sanitaire et un appui conseil renforcés ainsi qu’une amélioration des systèmes d’exploitation traditionnels. Il assurera aussi une meilleure gestion de l’espace agro-sylvo-pastoral et notamment des axes de transhumance, grâce au développement des infrastructures et à la mise en place de dispositifs de concertation. Les principaux résultats attendus du projet sont :
· Le renforcement des capacités en direction de 49 communes prioritaires et de 126 organisations de producteurs,
· La mise en place d’un réseau de 8 mandataires privés et de 160 auxiliaires villageois,
· La couverture vaccinale et appui-conseil de proximité touchant 35.000 éleveurs,
· La promotion d’activités d’embouche bovine et ovine, au niveau de 800 bénéficiaires et d’amélioration génétique en direction de 200 exploitations,
· L’appui à des investissements productifs en direction de 120 associations et groupements féminins,
· L’aménagement concerté de 400 km d’axes de transhumance,
· La réalisation de Schéma d’Aménagement du Territoire et de Plan Communal d’Action Environnementale au niveau de 12 communes,
· La réalisation d’infrastructures communautaires de développement de l’élevage (28 parcs de vaccination, 7 marchés à bestiaux, 19 aires d’abattage, 28 points d’eau pastoraux),
· La construction et réhabilitation de 130 km de pistes rurales,
· La réhabilitation et la construction de bureaux pour les services décentralisés du ministère de l’élevage et de la Pêche au niveau de 4 cercles, intégrant la construction et l’équipement du laboratoire régional vétérinaire,
· L’étude d’avant projet de réalisation d’un nouvel abattoir à Kayes.
Le coût total du projet est estimé à 14,2 milliards de FCFA, soit 18,92 millions d’UC. Le prêt FAD couvrira 79,3% du coût. La contribution du Gouvernement et des bénéficiaires s’élève à 2,5 milliards de FCFA (3,9 millions d’UC), soit 20,7% du coût total du projet.. Les opérations du Groupe de la Banque au Mali ont commencé en 1970. A ce jour, ses engagements dans le pays sont de 922,65 millions de dollars (503,6 milliards CFA) pour 92 opérations.
· 1 UC = 1,51019 USD = 743,816 CFA au 18/04/2007
Mali: Plus d'un millier d'observateurs étrangers sont attendus au Mali pour suivre le déroulement de l'élection présidentielle dont le premier tour doit se tenir le 29 avril
BAMAKO, 16 avr 2007 - Plus d'un millier d'observateurs étrangers sont attendus au Mali pour suivre le déroulement de l'élection présidentielle dont le premier tour doit se tenir le 29 avril, a-t-on appris lundi à Conakry de source officielle. "Plus d'un millier d'observateurs internationaux ont demandé à suivre le déroulement de la présidentielle du 29 avril", a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Fodié Touré. "Des demandes d'accréditation sont venues de partout: d'Afrique et d'Europe notamment", a-t-il poursuivi, sans toutefois être en mesure de préciser quelles organisations internationales allaient dépêcher du personnel sur place. En plus des observateurs internationaux, un nombre encore indéterminé d'observateurs nationaux, des membres d'ONG pour la plupart, seront également déployés lors du scrutin. La CENI, qui dispose d'un "pouvoir d'alerte", est chargée de superviser le processus électoral et le déroulement des opérations de vote. Elle peut saisir la justice en cas de constatation de violation de la loi électorale. Face à sept autres candidats, le chef de l'Etat sortant Amadou Toumani Touré, élu en 2002, brigue un nouveau mandat en tant qu'indépendant. Bénéficiant du soutien de 44 partis politiques réunis au sein d'une coalition appelée Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), il est considéré par les observateurs comme le grand favori du scrutin.
Mali: L'opposition radicale réclame l'audit du fichier électoral estimant "anormal" le nombre de près de 6,9 millions d'électeurs inscrits pour l'élection présidentielle au Mali
BAMAKO, 12 avr 2007 - L'opposition politique dite radicale réunie au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR) a réclamé jeudi un audit du fichier électoral, estimant "anormal" le nombre de près de 6,9 millions d'électeurs inscrits pour l'élection présidentielle au Mali. "Pour la présidentielle de 2002, il y avait environ 5 millions d'électeurs. Pour (celle) de 2007, on nous parle de près de 6,9 millions d'électeurs. C'est anormal, ce chiffre est trop élevé. On demande l'audit du fichier", a déclaré Djiguiba Keïta, porte-parole du FDR, une coalition de 16 partis politiques de l'opposition radicale. Officiellement, 6.884.525 Maliens sont inscrits sur les listes électorales. Ce chiffre inclut les 617.161 Maliens de l'extérieur. "Il faut que nous soyons sûrs qu'on n'a pas gonflé le nombre d'électeurs en faveur d'un des candidats à l'élection présidentielle. Nous voulons voir clair dans les listes", a ajouté M. Keïta. Quatre des huit candidats en lice pour le premier tour de la présidentielle, prévu le 29 avril sont membres du FDR: Ibrahim Boubacar Keïta, Soumeylou Boubèye Maïga, Tiébilé Dramé et Mamadou "Blaise" Sangaré. Jointe jeudi par l'AFP, la Délégation générale aux élections (DGE), chargée notamment de la bonne tenue du fichier électoral, a affirmé que la révision des listes pour l'établissement fichier électoral se fait chaque année "en présence des représentants des partis politiques." "Nous n'avons rien à cacher. Le fichier électoral est même sur internet. Je ne trouve aucun inconvénient que, dans un cadre réglementaire et institutionnel, l'on vienne voir ce que nous avons fait, avec la participation des partis politiques", a insisté le colonel Sangaré Siaka, chef de la DGE. La distribution des cartes d'électeurs a commencé depuis le 30 mars dernier. Le chef de l'Etat sortant Amadou Toumani Touré, élu en 2002, est candidat à sa propre succession sous l'étiquette d'un indépendant, mais il est soutenu par 44 partis politiques réunis au sein d'une coalition appelée Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Mali: La France a accordé au Mali deux financements non remboursables d'un montant global de 12,13 milliards de FCFA destinés aux secteurs de l'éducation et du commerce
BAMAKO, 29 mars 2007 - La France a accordé au Mali deux financements non remboursables d'un montant global de 18,5 millions d'euros (12,13 milliards de FCFA) destinés aux secteurs de l'éducation et du commerce, a annoncé jeudi l'ambassade de France à Bamako. La première subvention (17 millions d'euros - près de 11,15 milliards de FCFA) est destinée à un "Programme d'investissement du secteur de l'éducation" et doit permettre de réaliser la seconde phase de cette initiative sur la période 2007-2009, explique l'ambassade dans un communiqué transmis à l'AFP. "Il s'agit du montant le plus élevé jamais octroyé par l'Agence française de développement (AFD) en faveur du secteur de l'éducation au Mali", précise-t-elle. Le second financement non remboursable (1,5 million d'euros - plus de 983 millions de FCFA) est destiné au Fonds de renforcement des capacités commerciales du Mali (FRCC-Mali) pour la période 2007-2010. Il doit permettre au pays de réduire ses "handicaps économiques" et de "développer ses exportations". Les deux conventions de financement ont été signées jeudi à Bamako par le ministre malien des Affaires étrangères, Moctar Ouane, et l'ambassadeur de France à Bamako, Michel Reveyrand de Menthon.
Mali: le Président Amadou Toumani Touré a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle du 29 avril
BAMAKO, 27 mars 2007 - Le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré a annoncé son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle du 29 avril, dans un discours lu mardi par la radio nationale. "Je suis résolu à me présenter à l'élection présidentielle d'avril 2007", a déclaré M. Touré dans une déclaration prononcée à l'occasion de l'inauguration d'une route à Nioro (400 kilomètres à l'ouest de Bamako). "Dans les tout prochains jours, je vous adresserai une lettre à chacune et à chacun sur le sens de ma candidature", a-t-il ajouté à l'intention "des Maliens et Maliennes de tous les villages, de tous les hameaux, de tous les quartiers, de toutes les villes", a rapporté la radio nationale. La candidature du président sortant avait été auparavant annoncée par son conseiller à la communication Seydou Sissouma. Le chef de l'Etat malien, élu en 2002, est autorisé par la Constitution à se représenter pour un second et dernier quinquennat mais il n'avait jusqu'à présent pas encore officiellement fait acte de candidature. Ces derniers jours, son entourage ne laissait cependant peser aucun doute sur la volonté de "ATT" de postuler à une réélection. Plusieurs responsables politiques maliens, membres de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), regroupement d'une trentaine de partis qui soutiennent la candidature du président Touré étaient présents à Nioro mardi. A 48 heures de la date limite du dépôt des candidatures, huit autres personnalités ont déjà annoncé leur intention de participer à ce scrutin, dont le principal adversaire d'ATT, le président de l'Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Kéita. Le premier tour de la prochaine présidentielle est programmé pour le 29 avril 2007. Si aucun des candidats en lice n'obtient la majorité absolue, un second tour est prévu le 13 mai.
Mali: Sur les 13 millions d'habitants de la population malienne, 6,9 millions de personnes ont été inscrites dans le fichier électoral pour les scrutins de 2007
BAMAKO, 22 mars 2007 - Près de 6,9 millions de Maliens ont été enregistrés dans le fichier électoral en vue des scrutins présidentiel et législatifs prévus en 2007, a annoncé la Délégation générale aux élections (DGE). 6.884.525 Maliens sont inscrits sur les listes électorales, a déclaré mercredi à la presse le colonel Siaka Sangaré, délégué général de cet organisme. Ce total inclut 617.161 Maliens établis à l'étranger. Une grande partie d'entre eux vit en Côte d'Ivoire, particulièrement dans les villes d'Abidjan et de Bouaké (nord). Pour le premier tour de la présidentielle, prévu le 29 avril, 20.278 bureaux de vote seront installés. Les Maliens de l'étranger seront appelés à voter dans 37 représentations diplomatiques. Si aucun des candidats à la présidentielle n'est élu au premier tour, un second scrutin se tiendra le 13 mai. Les deux tours des législatives sont programmés les 1er et 22 juillet. La DGE, chargée de l'établissement du fichier électoral, est l'une des trois structures impliquées dans l'organisation des élections. Les deux autres sont le ministère de l'Administration territoriale, chargé de l'organisation matérielle et technique du scrutin, et la Commission nationale électorale indépendante, chargée de l'observation des élections. La population malienne est estimée à 13 millions d'habitants.
Mali: la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique et le Mali ont signé un accord d'un montant de 1,3 milliards de F CFA pour la protection des végétaux sur un total des investissements de cette banque qui se chiffre à environ 78 milliards de F CFA
Bamako, le 15 mars 2007: Avec cet accord de prêt signé hier, entre le Mali et la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique, le montant total des interventions de cette banque à l'endroit de notre pays se chiffre à environ 78 milliards de FCFA. Le ministre de l'Economie et des Finances, Abou-Bakar Traoré et Abdelaziz Khelef, directeur général de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) ont signé un accord de prêt d'un montant de 1,3 milliard de F CFA. Avec cette somme, le gouvernement entend renforcer les capacités d'intervention des services de protection des végétaux et des denrées stockées dans la région du Liptako-Gourma. La cérémonie s'est déroulée dans la salle de conférence du département des finances hier mardi 13 mars. D'entrée de jeu, les deux personnalités ont signé et échangé les documents de la convention. Abdelaziz Khelef, a fait l'historique de la coopération entre la BADEA et le Mali et avec certains pays de la sous région. S'agissant de la coopération avec le Mali, il a déclaré que le total de l'aide de la BADEA en faveur du Mali a atteint environ 78 milliards de F CFA pour le financement de 40 opérations, en plus d'un montant d'environ 3 milliards de F CFA représentant la contribution de la banque à l'allégement du poids de la dette du Mali dans le cadre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Concernant la coopération de la BADEA avec les pays de la sous région, l'orateur a soutenu que sa banque a octroyé une contribution à la République du Niger pour un montant de 1,2 milliard de F CFA et au Burkina Faso pour un montant de 1,16 milliard FCFA. Abou-Bakar Traoré, quant à lui, a déclaré que cet accord de prêt constitue le témoignage de l'engagement de la BADEA aux cotés du Mali dans la préservation de l'environnement, dans l'amélioration du cadre de vie des populations en général et dans l'augmentation des revenus des populations en particulier dans la région du Liptako-Gourma. Selon lui, ce programme permettra, entre autres, d'aider pendant un délai de cinq ans au renforcement d'un réseau de surveillance et de signalisation des services de protection des végétaux et des denrées stockées, d'accroire les moyens d'intervention de ces services, de renforcer l'appui aux organisations paysannes par la formation et l'octroi de crédits agricoles et promouvoir la gestion intégrée des ravageurs et celle des pesticides.
Mali: Signature et remise au Gouvernement Malien du Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement d'un montant global de 222,6 milliards de francs CFA couvrant la période 2008-2012
Bamako, le 09 mars 2007_ Le Gouvernement du Mali et les Chefs d’agences du système des Nations Unies ont signé hier, dans la salle de réunion du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le Plan cadre des Nations Unies couvrant la période 2008-2012, pour un montant global de 445 millions de dollars. Coprésidée par le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale et le Coordonnateur Résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies au Mali, la cérémonie a enregistré la présence des cadres administratifs du département, des chefs d’agence du système des Nations Unies, des représentants des organisations de la société civile et du secteur privé. Le Plan cadre a été paraphé, du côté gouvernemental par le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Moctar Ouane et du côté des Nations Unies par M. Joseph Byll-Cataria, Coordonnateur Résident, M. Abdoul Aziz Wane Représentant Résident du FMI, M. Philippe Poinsot Directeur du programme du PNUD, Dr Lamine Cissé-Sarr Représentant de l’OMS, M. Bocar Elimane Dia Coordonateur pays a.i ONUSIDA, M. Edouard Matoko, Représentant de l’UNESCO, M. Alassane Diawara Représentant Résident de la Banque Mondiale, Mme Alice Martin-Daihirou Représentante du PAM, M. Marcel Rudasingwa Représentant de l’UNICEF, Dr Mamadou Diallo Représentant de l’UNFPA, Mme Mariam Mahamat Nour Représentante de la FAO, M. Adama Kouyaté Chargé de Bureau UNHCR, M. Siaka Mallet Chargé de Bureau de l’OIM, M. Bafotigui Sako, Chef des opérations de l’ONUDI, M. Michel Grégoire Point focal BIT et M. Mohamed Béavogui, Représentant le FIDA. Le Plan cadre constitue la réponse collective, cohérente et intégrée des Nations Unies aux priorités et besoins du Mali identifiés dans le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP 2007-2011). Il a été élaboré suivant une approche participative qui a impliqué le Gouvernement, les agences des Nations Unies, les autres partenaires techniques et financiers du Mali et les organisations de la société civile. M. Joseph Byll-Cataria dira qu’ «à travers la signature de ce document, nous nous engageons à poursuivre, aux côtés du Gouvernement malien, la lutte pour que le Mali atteigne les OMD à l’horizon 2015 ». Pour le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le document ainsi signé contribuera à « accroître l’impact de la coopération entre le Mali et le système des Nations Unies, en particulier dans deux domaines essentiels que constituent l’accès aux services sociaux de base et le renforcement de la sécurité alimentaire ». Il a réitéré la volonté du Gouvernement à assurer la bonne mise en œuvre du document. Le Vice-président du FIDA, M. Kevin Cleaver qui participait à la cérémonie a qualifié celle-ci d’ « occasion historique » dans la mesure où il s’agit de la première fois, pour cette institution spécialisée des Nations Unies, de signer le Plan cadre. Le Plan cadre ainsi signé doit permettre d’atteindre des résultats comme: i) la promotion et la sauvegarde des droits humains au Mali, au bénéfice de la gouvernance démocratique et de l’Etat de droit, ii) le renforcement des capacités de l’État, des collectivités territoriales, de la société civile et du secteur privé en matière de planification, de formation, de mise en œuvre et du suivi-évaluation des projets et programmes de développement et d’intégration régionale et sous-régionale, iii) l’élargissement de l’accès des groupes les plus vulnérables aux services sociaux de base de qualité, iv) la pérennisation de la sécurité alimentaire et d’un développement durable et le renforcement des services d’énergie alternatives et la création d’emplois dans les zones rurales vulnérables, v) le renforcement de l’accès universel dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida.
Mali: Le Front pour la démocratie et la République (FDR), coalition regroupant au départ quelques opposants en vue de l'élection présidentielle au Mali, s'est élargit à seize partis et associations
BAMAKO, 25 fév 2007 - Le Front pour la démocratie et la République (FDR), coalition regroupant au départ quelques opposants au chef de l'Etat Amadou Toumani Touré en vue de l'élection présidentielle au Mali, a annoncé dimanche à Bamako son élargissement à seize partis et associations. Avec ces 16 partis et associations, le FDR s'est donné pour mission de "constituer un pôle démocratique et républicain solide pour l'alternance politique au Mali en 2007" et entend "battre" M. Touré à la présidentielle, a déclaré à l'AFP Djiguiba Keïta, un des porte-parole du Front. Le premier tour de l'élection est prévu le 29 avril, Comme stratégie de conquête du pouvoir, les partis membres du FDR encouragent la multiplicité des candidatures au premier tour pour provoquer un second tour. Le cas échéant, ils soutiendront "le candidat le mieux placé" de leur regroupement, a-t-il indiqué. Dans cette coalition figurent les formations de quatre candidats déclarés à la présidentielle: le Rassemblement pour le Mali (RPM) du président de l'Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Keïta, la Convention sociale des démocrates (CDS) de Mamadou Bakary "Blaise" Sangaré; le Parti pour la renaissance nationale (Parena) de l'ex-ministre Tiébilé Dramé et le mouvement Convergence 2007 de l'ex-ministre Soumeylou Boubèye Maïga. M. Maïga était jusqu'à il y a quelques mois premier vice-président de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), ancien parti au pouvoir qui, lui, affirme soutenir la candidature -non encore exprimée officiellement- du président Touré. Des responsables de l'Adéma organisaient par ailleurs dimanche une réunion pour "réaffirmer" ce soutien et prononcer l'exclusion officielle de ses rangs de Soumeylou Boubèye Maïga, selon eux. Le président Touré, élu en 2002, est autorisé par la Constitution à postuler pour un deuxième et dernier quinquennat. Plusieurs personnalités ont exprimé leur soutien à sa candidature, mais lui-même n'a encore posé aucun acte officiel dans ce sens.
Mali: Les ex-rebelles touaregs maliens ont signé mardi à Alger trois documents pour la mise en oeuvre de l'accord de paix conclu en juillet 2006 à Alger avec le gouvernement du Mali
ALGER, 21 fév 2007 - Les ex-rebelles touaregs maliens, qui avaient attaqué fin mai deux camps militaires à Kidal (nord-est du Mali), ont signé mardi à Alger trois documents pour la mise en oeuvre de l'accord de paix conclu en juillet 2006 à Alger avec le gouvernement du Mali. "Le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai 2006 pour le changement ont signé, mardi à Alger, trois documents pour l'exécution de l'accord de paix, de sécurité et de développement de la région de Kidal, signé en juillet 2006 en Algérie", a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères. Ces textes portent sur le calendrier des étapes pour la remise des armes, le procès-verbal des conclusions des réunions tenues durant une semaine à Alger, et la préparation d'un Forum international prévu les 23 et 24 mars à Kidal avec la participation de bailleurs de fonds, selon un communiqué mis en ligne mercredi sur le site internet du ministère. Les documents fixent également les moyens de cantonner ces personnes, de récupérer leurs armes et de les aider à se réinsérer dans le circuit économique et social au Mali, selon ce communiqué. Ils ont été signés par le représentant du gouvernement malien, le général Kafougouna Koné, ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le représentant de l'Alliance démocratique, Ahmed Agbibé, en présence du ministre algérien des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, et de l'ambassadeur d'Algérie au Mali, Abdelkrim Ghraïeb. Ces textes "fixent notamment les modalités de retour des 3.000 personnes armées dans le camp installé par l'Algérie à Kidal", a précisé M. Ghraïeb. "Les deux parties se sont mises d'accord pour l'installation d'unités spéciales ayant pour mission de lutter contre le terrorisme et le trafic d'armes et d'assurer la sécurité de la région", toujours selon le ministre algérien. De son côté, M. Agbibé a qualifié la signature de ces documents de "sortie de crise" comme une "étape importante" pour la stabilité du Mali, affirmant l'engagement de l'Alliance démocratique à respecter cet accord. Il a affirmé que les unités spéciales, qui seront composées par des éléments de l'Alliance démocratique après leur réinsertion et de l'armée nationale, élimineront "toute présence armée étrangère" sur le territoire malien. Grâce à une médiation algérienne, le gouvernement malien et les ex-rebelles touaregs avaient signé en juillet à Alger des accords de paix, selon lesquels les Touaregs ne doivent plus réclamer l'autonomie de leur région tandis que Bamako doit accélérer le développement du Nord désertique abritant l'essentiel de la communauté touarègue.
Mali: Une mission médicale tunisienne s'est rendue lundi à Bamako pour des actes et interventions bénévoles programmés dans des hôpitaux du Mali
TUNIS, 19 fév 2007 - Une mission médicale tunisienne s'est rendue lundi à Bamako pour des actes et interventions bénévoles programmés dans des hôpitaux du Mali, a-t-on appris auprès des organisateurs. L'équipe encadrée par quinze chefs de services et chirurgiens spécialistes de pédiatrie, cardiologie, gynécologie et orthopédie effectuera cette mission dans le cadre d'une "caravane de solidarité", a indiqué Raja Kachboura, membre de l'association d'amitié Tunisie-Mali. Ces médecins dispenseront des actes médicaux et chirurgicaux sur des patients, jeunes et adultes, dont les dossiers ont été préalablement étudiés, a-t-elle ajouté, faisant état d'un don de plusieurs tonnes de médicaments au profit des hôpitaux maliens. Parallèlement à la mission médicale, des opérateurs économiques, notamment des représentants de l'industrie pharmaceutique séjourneront au Mali jusqu'au 26 février, a-t-elle poursuivi. Cette mission fait suite à la visite en janvier dernier à Tunis du ministre malien de la Santé Zeineb Mint Youba, qui avait souhaité la mise en place d'une coopération en matière de gestion hospitalière, ainsi que l'organisation de caravanes de santé pour des missions ponctuelles. Pour dix millions d'habitants, la Tunisie compte quelque 10.000 médecins et accueille des milliers de patients étrangers dans ses hôpitaux et cliniques privées.
Mali: La Société publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach a signé vendredi à Bamako un contrat de recherche et d'exploitation d'hydrocarbures pour plus de 5,54 milliards de francs CFA
ALGER, 9 fév 2007 - La Société publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach a annoncé avoir signé vendredi à Bamako un contrat de recherche et d'exploitation d'hydrocarbures pour plus de 11 millions de dollars. Ce contrat a été obtenu par une de ses filiales, la Sonatrach international petroleum & production (Sipex). Il concerne un bloc du bassin de Taoudenni au Mali, a précisé Sonatrach dans un communiqué publié à Alger. La "convention de concession" a été signée par le ministre malien des Mines, de l'énergie et de l'eau, Ahmed Diane Semega, et le directeur exécutif des activités internationales de Sonatrach, Mohamed Benhamou, selon la même source. Aux termes de ce contrat, la Sipex s'engage à réaliser, en quatre ans, des travaux géologiques et géophysiques ainsi qu'un forage sur ce bloc pour un "montant minimum" de 11,6 millions de dollars, a précisé cette source. Cette nouvelle acquisition s'ajoute à la participation de la Sipex, à hauteur de 25%, à l'exploration et l'exploitation de cinq blocs maliens avec les compagnies italienne ENI et malienne Baraka, selon Sonatrach. Présente également au Niger, la Sipex y détient à 100 % le périmètre de Kafra, ainsi que d'autres projets de maturation au Niger et en Mauritanie, selon la même source.
Mali: Quatre candidats déclarés ou probables à l'élection présidentielle d'avril 2007 au Mali ont créé dimanche à Bamako une coalition pour une union au deuxième tour du scrutin
BAMAKO, 4 fév 2007 - Quatre candidats déclarés ou probables à l'élection présidentielle d'avril 2007 au Mali ont créé dimanche à Bamako le Front pour la démocratie et la République (FDR), une coalition pour une union au deuxième tour du scrutin, a rapporté un porte-parole. Le FDR comprend notamment Ibrahim Boubacar Kéita, président de l'Assemblée nationale et candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), Mamadou Bakary Sangaré, de la Convention sociale des démocrates (CDS) et les anciens ministres Soumeylou Boubeye Maïga et Tiébilé Dramé, candidats probables à la présidentielle. M. Kéita, ancien Premier ministre (1994-2000), est considéré comme le principal adversaire du président sortant Amadou Toumani Touré (ATT), pressenti pour briguer un nouveau mandat. "Nous avons créé le FDR pour provoquer une multiplicité de candidatures à la présidentielle d'avril, afin de contraindre notre adversaire principal (...) à un deuxième tour", a déclaré à l'AFP Djiguiba Kéita, porte-parole du FDR. "Le candidat du FDR qui sera au deuxième tour sera soutenu par les autres membres du Front", a-t-il poursuivi. Selon lui, le FDR a pour objectif de "constituer un pôle démocratique et républicain solide pour l'alternance politique au Mali en 2007". Le chef de l'Etat, autorisé par la constitution à postuler pour un dernier quinquennat, n'a pas encore fait acte de candidature, mais ses partisans ne cachent plus son intention d'entrer dans la course. Il est soutenu par une coalition de 15 partis. Le premier tour de la prochaine présidentielle est programmé pour le 29 avril 2007. Si aucun des candidats en lice n'obtient la majorité absolue, un second tour est prévu le 13 mai.
Mali: Saisie à l'aéroport de Roissy de plus de 600 pièces archéologiques de grande valeur, datant pour la plupart d'environ 6 000 ans avant Jésus Christ, en provenance du Mali et destinées aux Etats-Unis
PARIS, 30 jan 2007 - Les douanes françaises ont annoncé mardi la saisie à l'aéroport parisien de Roissy de 669 pièces archéologiques de grande valeur, datant pour la plupart du Néolithique, en provenance du Mali et destinées aux Etats-Unis. Les pièces, saisies le 19 janvier, étaient spécifiques de la bordure du Sahara et étaient pour la plupart issues du Néolithique (environ 6.000 ans avant JC) et pour certaines de l'Acheuléen (entre un million d'années et 200.000 ans). Le trésor composé de 601 pierres et de 68 bracelets, était destiné à être réexporté sur la côte ouest des Etats-Unis, selon les douanes. Parmi ces pièces, figurent des bifaces (outils de pierre taillés sur ses deux faces) de l'Acheuléen, des pointes unies et bifaciales du Middle Stone Age (période allant de -200.000 à - 20.000 ans), de nombreux outils du Néolithique (haches polies, herminettes, broyeurs de meule, anneaux de pierre) ainsi que des objets de parure en roche. "On ne trouvait pas ce type de pièces il y a quelques années. Les premières grosses saisies commencent en 2004. Depuis on assiste à un trafic très régulier", a déclaré Eric Cailheton, un responsable du fret à l'aéroport de Roissy. "Il y a un marché et nous sommes convaincus que les pièces saisies le 19 janvier, finement triées et de très grande qualité, étaient déjà vendues", a-t-il ajouté. La plus grosse saisie de ce type effectuée à Roissy remonte au 29 mars 2004, jour où les douanes avaient trouvé dans les bagages d'un passager malien 5.620 pointes de flèche en pierre taillée et pierres bifaciales en provenance du Niger (23 kilos). En décembre 2005 les douanes qui cherchaient des produits stupéfiants étaient tombées sur une cargaison de 845 pièces d'art africain (503 kilos), également en provenance du Niger.
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