| L'actualité du Mali (d'après l'Agence France Presse) |
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Mali: Une cérémonie d'accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu ce lundi à Kidal, comme prévu dans l'accord d'Alger
BAMAKO, 4 jan 2009 - Une cérémonie d'accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu lundi à Kidal (nord-est du Mali), comme prévu dans l'accord d'Alger, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. "Plusieurs centaines de rebelles touareg, membres de l'alliance pour la démocratie et le changement (ADC), rentrent à Kidal pour participer au processus de paix", a déclaré dimanche à l'AFP, le ministère malien de l'administration territoriale. "Initialement, le début des cérémonies était prévu pour aujourd'hui (dimanche). Mais à cause de réglages de dernière minutes et de raisons logistiques, la cérémonie est reportée à lundi", a précisé la même source. L'ambassadeur d'Algérie au Mali, médiateur en chef dans la crise au nord, et le ministre malien de l'administration territoriale, le général Kafougouna Koné, participeront à la cérémonie d'accueil. Le groupe rebelle dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, contre lequel l'armée malienne a affirmé vendredi avoir lancé une brève "offensive" dans le nord du pays, ne participe pas au processus de paix. Une réunion du comité de suivi de l'accord d'Alger s'est achevée dans la nuit de samedi à dimanche, pour fixer les modalités de retour des rebelles. Le comité de suivi de l'accord d'Alger est composé de représentants du gouvernement malien, d'ex-rebelles touareg et du médiateur algérien. Ce dernier a sollicité dimanche, l'arbitrage du président malien, sur des détails concernant les conditions de retour des rebelles. L'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC) est l'appellation sous laquelle s'étaient présentés les rebelles touareg du Mali après l'attaque le 23 mai 2006 d'un camp militaire à Kidal. En juillet 2006, ils avaient signé un accord de paix à Alger avec le gouvernement malien. L'année suivante, Ibrahim Ag Bahanga, lui aussi signataire de ces accords, avait fait dissidence avant d'être suivi par d'autres groupes rebelles, entraînant un enlisement du processus de paix.
Mali: Une réunion ministérielle sur la sécurité et le développement du Sahel s'est tenue mardi à Bamako en présence de représentants de six pays de cette région menacée par "le banditisme et les réseaux criminels"
BAMAKO, 11 nov 2008 - Une réunion ministérielle sur la sécurité et le développement du Sahel s'est tenue mardi à Bamako en présence de représentants de six pays de cette région menacée par "le banditisme et les réseaux criminels", a constaté un correspondant de l'AFP. Cette rencontre d'une journée devait "permettre de jeter les bases d'une coopération dans l'espace sahélo-saharien pour faire face aux nombreuses menaces qui affectent la sous-région", a déclaré à l'ouverture le ministre malien des Affaires étrangères Moctar Ouane. "Le banditisme transfrontalier, les réseaux criminels et des trafics de tous genre empêchent nos populations de vivre paisiblement. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire que nos pays puissent avoir une coopération multiforme", a-t-il ajouté. La réunion a rassemblé notamment le ministre algérien délégué aux Affaires africaines et maghrébines Messahel Abdelkader, la ministre burkinabè de la Coopération régionale Minata Samaté, le ministre libyen des Affaires africaines Ali Triki, le secrétaire d'Etat tchadien aux Relations extérieures Djida Moussa Ousmane et la ministre nigérienne des Affaires étrangères Aïchatou Mindaoudou. La Mauritanie devait prendre part à cette réunion mais elle n'a finalement pas été invitée en raison de la "situation interne" toujours marquée par le coup d'Etat du 6 août qui a renversé le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a appris l'AFP de sources concordantes. L'Algérie et la Libye ont par ailleurs démenti se disputer de leadership de la zone sahélienne, comme souvent rapporté par la presse. "Nous n'avons aucun problème de leadership avec la l'Algérie. C'est un pays frère. Il n'y a pas de concurrence entre nous mais plutôt une coordination et une coopération au profit de toute la sous-région" a déclaré à l'AFP le ministre libyen. "Il n'y a pas de concurrence avec la Libye", a renchéri le ministre algérien. "C'est peut-être dans l'esprit d'une certaine presse qu'il y a une concurrence. La Libye et nous avons un socle culturel commun et nous appartenons à la même région. Nous avons la même ambition de résoudre les problèmes de la région", a-t-il ajouté. La réunion de Bamako, qui devait s'achever mardi soir, a été organisée en prélude à une rencontre de chefs d'Etat du Sahel sur le même thème de "la sécurité, la paix et le développement" à une date qui n'a pas été précisée, selon les organisateurs. Ce sommet, prévu dans la capitale malienne, a été plusieurs fois reporté. Le Mali et le Niger font face à des rébellions touareg dans le nord de leur territoire. Quant à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC algérien), elle a ces derniers mois développé ses activités dans le nord du Mali, où elle a détenu en otage deux touristes autrichiens, et lancé plusieurs attaques en Mauritanie.
Mali: La numérotation téléphonique au Mali est passée de sept à huit chiffres dans la nuit de vendredi à samedi, pour permettre d'augmenter la capacité de desserte du pays en lignes téléphoniques
BAMAKO, 1 nov 2008 - La numérotation téléphonique au Mali est passée de sept à huit chiffres dans la nuit de vendredi à samedi, pour permettre d'augmenter la capacité de desserte du pays en lignes téléphoniques, a-t-on appris de source officielle. "La numérotation téléphonique au Mali passe de sept à huit chiffes à compter de ce samedi à zéro heure (23H00 GMT), pour permettre d'agrandir le parc des abonnés", a déclaré à l'AFP Issa Camara, du comité de régulation des télécommunications. Ce changement concerne aussi bien les téléphones fixes que les portables au Mali, a souligné la même source. Pour joindre les lignes fixes de la société des télécommunications du Mali (Sotelma, société d'Etat) et d'Orange-Mali (privée), il faut désormais composer le 20, suivi des six derniers chiffres de l'ancien numéro. Pour le réseau mobile, il faut désormais composer le 6 suivi de l'ancien numéro pour Malitel, et le 7 suivi de l'ancien numéro pour Orange-Mali.
Mali: La Banque africaine de développent (BAD) a signé avec le Mali un accord de prêt de 46 millions US dollars environ pour financer un programme d'appui à la croissance
TUNIS, 16 oct 2008 - La Banque africaine de développent (BAD) a signé avec le Mali un accord de prêt de 46 millions US dollars environ pour financer un programme d'appui à la croissance, selon un communiqué publié jeudi à Tunis, siège provisoire de la Banque. Ce financement vise à créer les conditions d'une application plus efficace du plan gouvernemental en cours pour une amélioration de la croissance et un recul de pauvreté durant la période 2007-2011. Sont notamment visés la gestion durable du secteur du coton, le renforcement du système de contrôle des finances publiques, ainsi que la transparence dans la gestion des marchés publics.
Mali: Le banquier Mamadou Diarra a été nommé ministre de l'Energie, des mines, et de l'eau du Mali, en remplacement de Ahmed Sow qui a démissionné lundi après moins d'un an à ce poste
BAMAKO, 2 oct 2008 (AFP) - Le banquier Mamadou Diarra a été nommé ministre de l'Energie, des mines, et de l'eau du Mali, en remplacement de Ahmed Sow qui a démissionné lundi après moins d'un an à ce poste, a-t-on annoncé jeudi de source officielle à Bamako. "Sur proposition du Premier ministre (Modibo Sidibé, ndlr), M. Mamadou Diarra est nommé ministre de l'Energie, des mines et de l'eau", a précisé un décret présidentiel lu à la radio nationale. M. Diarra, 43 ans, était le PDG de la Banque internationale pour le Mali (BIM), récemment privatisée et dont le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank a repris la majorité du capital. Il remplace M. Sow qui a démissionné lundi de son poste ministériel après moins d'un an au gouvernement, des soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne. Une enquête en cours de l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) veut établir les liens exacts de M. Sow avec une société malienne de transformation du coton, Fitina, qui avait fait faillite après avoir bénéficié d'un prêt de 3,7 millions d'euros provenant de la Banque européenne d'investissement (BEI). Le secteur des mines est important pour ce pays sahélien devenu depuis 2003 le troisième exportateur d'or en Afrique. Mais les organisations humanitaires soulignent que les citoyens maliens ne tirent que d'"infimes avantages des revenus miniers" et que le pays, pauvre, demeure au 175e rang (sur 177) sur l'échelle de développement humain de l'Onu.
Mali: Le ministre malien de l'Energie, Ahmed Sow, a démissionné lundi du gouvernement, en raison de soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne
BAMAKO, 30 sept 2008 - Le ministre malien de l'Energie, Ahmed Sow, a démissionné lundi du gouvernement, en raison de soupçons de "conflit d'intérêt" pesant sur lui dans le cadre d'une enquête sur une structure liée à l'Union européenne, a indiqué mardi une source proche du ministère de la Justice. M. Sow, qui occupait le poste de ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau depuis moins d'un an, a remis sa démission au président Amadou Toumani Touré. Aucune explication n'a été donnée officiellement pour justifier ce départ. "Le ministre a demandé à partir pour laver son honneur", a affirmé à l'AFP une source proche du ministère malien de la Justice. "Il voulait être libre pour organiser sa défense dans le cadre d'une cabale organisée contre lui", a-t-on assuré de même source. Une enquête en cours de l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) veut établir les liens exacts de M. Sow avec une société malienne de transformation du coton, Fitina, qui avait fait faillite après avoir bénéficié d'un prêt de 3,7 millions d'euros provenant de la Banque européenne d'investissement (BEI). M. Sow est soupçonné de "conflit d'intérêt" alors qu'il était à la tête du Centre pour le développement de l'entreprise (CDE), institution conjointe du groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et de l'Union européenne, financée par le Fonds européen de développement. Le CDE, chargé d'accompagner le développement des entreprises du secteur privé ACP, servait notamment de conseil à la BEI pour l'attribution de prêts à des sociétés. M. Sow avait démissionné de la direction du CDE quelques mois avant d'entrer au gouvernement en octobre 2007. "Nous attendons rapidement les conclusions de l'enquête. Si le ministre est reconnu non coupable, il réintègre tout de suite le gouvernement", a déclaré à l'AFP une source proche de la présidence de la République malienne. Le nom du successeur de M. Sow devrait être connu mardi.
Mali: Le ministre malien de la Santé, Oumar Touré, a été suspendu samedi pour une durée de six mois de son parti, l'Union pour la République et la démocratie (URD), après avoir été accusé d'avoir fragilisé l'unité du parti
BAMAKO, 27 sept 2008 - Le ministre malien de la Santé, Oumar Touré, a été suspendu samedi pour une durée de six mois de son parti, l'Union pour la République et la démocratie (URD), après avoir été accusé d'avoir fragilisé l'unité du parti, a-t-on appris auprès du mouvement. "Oumar Touré, 2e vice-président de l'URD, est suspendu pour une période de six mois des activités du parti pour +travail fractionnel+", indique le procès verbal d'une réunion interne des responsables du parti que l'AFP a pu consulter. L'URD, deuxième force politique du Mali avec 29 députés, est le parti de Soumaïla Cissé, ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2002, et actuel président de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest (UEMOA), dont le siège est au Burkina Faso M. Cissé, s'il n'est pas à la tête du parti, à cause de ses fonctions actuelles, ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2012.
Mali: L'Union Européenne a annoncé jeudi l'octroi au Mali d'un appui budgétaire d'un montant de 8,437 milliards de francs CFA, destinée à soutenir "les efforts du gouvernement malien dans la mise en oeuvre de son cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté"BAMAKO, 11 sept 2008 - L'Union Européenne a annoncé jeudi l'octroi au Mali d'un appui budgétaire d'un montant de 12,863 millions d'euros. "La Délégation de la Commission européenne au Mali annonce le versement d'un appui budgétaire de 8,437 milliards de francs CFA (12,863 millions d'euros), en faveur du gouvernement malien", précise un communiqué de l'UE reçu par l'AFP. Cette enveloppe financière est également destinée à soutenir "les efforts du gouvernement malien dans la mise en oeuvre de son cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté", selon le texte. Commentant la situation économique et financière du Mali, la délégation de l'Union européenne à Bamako estime que le pays "a respecté ses engagements en termes de stabilité". Mali: Le groupe marocain Attijariwafa Bank prend le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien
RABAT, 26 juil 2008 - Le groupe marocain Attijariwafa Bank a annoncé samedi qu'il a été choisi pour prendre le contrôle de la Banque internationale du Mali, deuxième banque du pays avec le rachat de 51% du capital que détenait l'Etat malien, selon un communiqué d'Attijariwafa. Attijariwafa, premier groupe bancaire et financier marocain "a été déclaré acquéreur de 51% du capital de la Banque internationale du Mali à la suite d'une participation à un appel d'offres lancé le 20 avril dernier par l'Etat malien, dans le cadre d'un processus de privatisation", a-t-on précisé de même source. Le communiqué ne précise pas la valeur de ce rachat. "La nouvelle acquisition du groupe Attijariwafa Bank va conforter sa position dans les régions de l'ouest et du nord de l'Afrique ainsi que compléter son dispositif déployé récemment au Sénégal", a ajouté la banque marocaine. En novembre dernier Attijariwafa bank avait annoncé l'acquisition de 79,15% du capital de la Compagnie Bancaire de l'Afrique Occidentale (CBAO) au Sénégal auprès du groupe agro-industriel sénégalais Mimran. La Banque Internationale pour le Mali dispose, selon le groupe marocain, d'un total d'actifs estimé à 178,495 mds de francs CFA (272 M EUR), pour des fonds propres de 13,794 mds de francs CFA (21 M EUR), et un produit net bancaire (PNB) annuel de 14,633 mds. Elle dispose également de dépôts d'une valeur total de 138,973 mds de francs CFA pour un réseau bancaire composé de 52 agences bancaires gérées par un effectif de 260 employés, a-t-on conclu de même source.
Mali: Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi
BAMAKO, 8 mars 2008 - Les vingt deux derniers otages maliens encore détenus par un dissident rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, parmi une cinquantaine enlevés depuis six mois dans le nord du Mali, ont été libérés dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l'AFP de sources concordantes. "Tous les otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés dans le nuit de vendredi à samedi", a annoncé à l'AFP le gouvernorat de la région de Kidal, chef lieu de cette région du nord du Mali où étaient détenus les otages. "Oui, c'est vrai, les efforts ont abouti. Tous les 22 otages qui restaient entre les mains de Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés", a confirmé à l'AFP Amada Ag Bibi, député, un des élus de la région de Kidal. Tous les otages maliens, une cinquantaine de militaires et civils enlevés fin août 2007 par des hommes se réclamant d'Ibrahim Ag Bahanga, sont maintenant libres. De source proche de l'armée malienne, "le rôle de la Libye a été très déterminant dans la libération des 22 otages". Aucune précision n'a été apportée sur ce rôle apporté par Tripoli dans cette libération. "Les otages se portent bien, mais certains sont très fatigués", a précisé une source militaire malienne. Cette libération a lieu après plusieurs autres intervenues notamment en décembre 2007 et en janvier 2008 avec respectivement 10 et 4 otages après une médiation algérienne. Un accord de paix conclu en 2006 à Alger sous l'égide de l'Algérie prévoit un vaste programme de développement de la région de Kidal. Selon plusieurs sources officielles, diplomatiques et au sein de l'ex-rébellion malienne, les hommes d'Ag Bahanga retenaient ces otages vers Tinzaouatène, localité d'accès difficile dans la zone désertique et montagneuse de l'Adrar des Iforas, à plus de 2.000 km de Bamako.
Mali: La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier
BAMAKO, 29 fév 2008 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a fait don au Mali de 70 millions de francs CFA (moins de 107.000 euros) pour lutter contre la méningite, qui a fait 16 morts dans le pays depuis janvier, a annoncé vendredi le ministère malien de la Santé. Le don a été remis au ministère par le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas, selon un communiqué. Un responsable du ministère n'a pas souhaité vendredi fournir de bilan actualisé de la maladie, le dernier en date remontant au 20 février. "Du 1er janvier au (20 février), nous avons enregistré 138 cas de +signes cliniques+ de méningite dont 16 décès" dans le pays, avait déclaré la cliniques+ semaine dernière le directeur national de la Santé, le professeur Toumani Sidibé, tout en refusant le terme "d'épidémie". Selon lui, les cas de méningite ont été décelés dans deux régions jouxtant deux pays touchés par une épidémie: Sikasso (sud), frontalière de la Côte d'Ivoire, et Mopti (centre-nord), frontalière du Burkina Faso. Le Burkina Faso est l'un des pays les plus durement touchés, avec 225 morts sur 1.938 cas rapportés entre début janvier et le 21 février.
Mali: D'un montant total estimé à plus de 87 milliards de FCFA, les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire
ABIDJAN, 26 jan 2008 (AFP) - Les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré ont lancé samedi à Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire, a-t-on appris de source officielle. "Les travaux prévus pour durer 13 mois vont coûter 198 millions de dollars (plus de 87 milliards de FCFA) dont près de la moitié est financée par l'Inde", a déclaré le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie, Léon-Emmanuel Monnet, lors de la cérémonie inaugurale. L'interconnexion du réseau électrique de la Côte d'Ivoire et du Mali d'une "longueur totale de 560 kilomètres permettra d'alimenter, à partir de Ferkessédougou, les villes maliennes de Sikasso, Koutiala et Ségou et Lagoua", a expliqué M. Monnet, se félicitant du début de la réalisation "d'un projet qui dure depuis 10 ans". "Ce projet permettra de fournir une énergie moins chère et de faciliter l'installation d'unités agro-industrielles dans les zones de productions cotonnières et de développer les échanges", a-t-il souligné. La deuxième partie de la cérémonie à laquelle participait le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, se poursuivra dans la même journée à Sikasso au Mali en présence des deux chefs d'Etat. Près de 20% de la production ivoirienne d'électricité (6.000 Giga-watts- Gw), la plus importante d'Afrique de l'ouest, est exportée vers les pays voisins, notamment au Burkina, au Ghana, au Bénin et au Togo.
Mali: Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique"
BAMAKO, 19 jan 2008 - Plusieurs intellectuels africains et européens se sont réunis samedi à Bamako pour créer "un comité scientifique de mémoire Afrique", en réaction au discours prononcé à Dakar en juillet par le président français Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette rencontre, initiée par l'historienne malienne Adame Ba Konaré, doit s'achever dimanche avec l'énoncé d'"orientations générales" à donner à un futur ouvrage rédigé par des intellectuels africains. L'initiative intervient après un discours adressé aux Africains en juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, dont certains passages ont été vivement critiqués par des intellectuels africains. "Ayant écouté le désormais fameux discours, j'ai été profondément choquée de voir le plus vieux contient du monde relégué à la place d'un enfant encore immature, inconscient, sur lequel la lumière tardait à irradier et sur lequel il fallait se pencher avec compassion", a déclaré Mme Konaré. Aux côtés de l'épouse du président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, étaient présents les professeurs Elikia Mbokolo, directeur d'études à l'Ecole française des Hautes études en sciences sociales, Vittorio Morabito, de l'Université de Catane (Italie), et Pierre Boilley, de l'Université de la Sorbonne. Figuraient aussi parmi les invités Doualaye Konaté, président de l'association des historiens africains, et Ibrahima Thioub, chef du département Histoire de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. M. Mbokolo a affirmé que le discours de M. Sarkozy "ramenait en arrière" l'Afrique de 100 voire 150 ans. Il a toutefois appelé à ne pas occulter "le fait que nous avons aussi un problème de gestion de notre histoire": "Nous devons prendre des initiatives", a-t-il exhorté. Mme Konaré avait déjà lancé en septembre un "appel aux historiens africains" pour la création d'un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, un instrument de veille pour la sauvegarde de l'histoire du continent. Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". "Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il déclaré.
Mali: D'un coût de 6,6 milliards de FCFA, près de 3 millions d'enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la polio et plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007
BAMAKO, 2 jan 2008 - Près de trois millions d'enfants âgés de 0 à 5 ans ont été vaccinés au Mali contre la rougeole et la poliomyélite au cours d'une campagne nationale organisée en décembre 2007 organisée aussi pour lutter contre le paludisme, a-t-on appris mercredi du ministère malien de la Santé. "La campagne a été un véritable succès. 2,8 millions d'enfants maliens âgés de 0 à 59 mois ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite", a déclaré à l'AFP Nouhoun Koné, un responsable du ministère. "Plus de 90% des femmes nourrices d'un enfant de 45 jours ont bénéficié de moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme. Comme les enfants, elles ont bénéficié de médicaments contre les vers intestinaux et de (doses de) vitamine A" sensée guérir des troubles de vision nocturne, a ajouté M. Koné. D'un coût de 6,6 milliards de FCFA (plus de 10 millions d'euros), la campagne visait à lutter contre cinq maladies: rougeole, poliomyélite, manque de vitamine A, vers intestinaux et paludisme, la première cause de mortalité au Mali. Elle a été organisé durant le mois de décembre 2007 par le gouvernement malien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon les autorités maliennes, 5000 agents ont été déployés sur tout le territoire pour assurer la "réussite" de l'opération dans un pays qui figure parmi les derniers au monde en terme d'indice de développement humain (IDH), selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Les articles publiés en 2007
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