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Les bailleurs de fonds
institutionnels internationaux... |
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LE
FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL - FMI
(International Monetary Fund)
700 19th Street, N.W., Washington, D.C. 20431
tél: (202) 623 7000 fax: (202) 623 4661
Site Internet: http://www.imf.org
En France: FMI,
64-66, Avenue d’Iena, 75116 Paris, France
tél: (33-1) 40 69 30 70
fax: (33-1) 47 23 40 89 |
Présentation :
Le FMI, créé en 1944 à la Conférence de Bretton Woods, œuvre
à la stabilité du système monétaire international.
Le FMI est principalement une institution monétaire et non un
organisme de développement.
Les investisseurs n’ont pas de contact direct ou indirect avec
cette institution; cependant le FMI tient une place primordiale sur la scène
internationale, notamment auprès des pays en développement.
Pour un Etat, la conclusion d’un accord avec le FMI est , dans
la quasi totalité des cas, le facteur déterminant
les flux d’aide internationale.
Onze pays de la Zone Franc ont un accord avec le FMI.
La situation des pays de la Zone franc CFA est décrite dans le
site du FMI.
Rôle et stratégie du
FMI vis à vis des pays en développement:
Dans son assistance aux pays en développement, le FMI veille en
priorité au respect ou au rétablissement des grands équilibres macro-économiques
et financiers, indispensables à un financement sain du développement et
apporte des aides financières aux pays qui ont des difficultés de balance des
paiements.
I - L’assistance financière
aux pays en développement:
Les facilités de crédit:
Une des missions les plus importantes du FMI est d’accorder
des crédits à des pays membres pour les aider à résoudre leurs difficultés
de balance des paiements :
a- les tranches de crédit:
C’est la politique de crédit la plus répandue; ces crédits
sont disponibles pour les pays membres dans des tranches équivalentes chacune
à 25 % de leur quote-part aux ressources de l’Institution. Au delà de la
1ere tranche, un accord de confirmation (ou accord stand-by) fondé sur des
politiques de stabilisation couvrant un ou deux ans est requis. Dans la Zone
Franc, le Cameroun a bénéficié d’un accord de confirmation en 1995.
b- le mécanisme des accords élargis:
Il s’agit d’un programme de trois ou quatre ans destiné à
remédier à des problèmes structurels de balance des paiements. Le Gabon est
le seul pays africain à bénéficier d’un accord élargi (1995).
c- la Facilité d’ajustement structurel
(FAS créée en 1986) et la Facilité
d’ajustement structurel renforcée (FASR créée
en 1988)
Ces deux facilités sont destinées à aider les pays en développement
les plus démunis à régler des problèmes structurels qui font obstacle à
leur développement. Elles permettent d'accorder à ces pays (en majorité des
pays d'Afrique sub-saharienne) des prêts concessionnels à 0,5% d'intérêt.
Les prêts peuvent atteindre respectivement 70% de la quote-part pour la FAS et
entre 190% et 255% pour la FASR selon les besoins et engagements du pays.
Ces facilités visent à appuyer la mise en œuvre de programmes
économiques à moyen terme (3 ans) qui mettent l'accent sur la croissance, la
saine gestion des finances publiques, la mise en œuvre de réformes économiques,
et une répartition équitable des dépenses publiques permettant de lutter
contre la pauvreté.
Elles donnent lieu à la rédaction d'une lettre d'intention et
à la présentation d'un Document Cadre de Politique Économique (DCPE). Elles
font, enfin, l'objet de conditionnalités rigoureuses, assorties de missions de
revue régulières sur le terrain et des critères quantitatifs de performance
à respecter avant chaque tirage.
La FASR fonctionne sur le même modèle que la FAS mais fait
l'objet de conditionnalités plus rigoureuses au regard de la politique macroéconomique
et des mesures d'accompagnement des réformes structurelles, avec revue
semestrielle des critères de performance.
Le mécanisme de la FASR a été reconduit en 1994, de façon à
en faire le mécanisme d'appui concessionnel du FMI aux pays les plus pauvres.
Dix pays de la Zone Franc CFA ont actuellement un accord FASR
avec le FMI.
d - d’autres facilités de crédit
peuvent
être mises en œuvre par le FMI, notamment les mécanismes financiers
d’urgence (Philippines et Thaïlande - été 1997) et
la facilité de réserve supplémentaire, dernier mécanisme créé par le FMI
et mis en œuvre dans le cadre de la crise asiatique de l’hiver 1997.
L'initiative en faveur de la
dette des pays pauvres très endettés (PPTE):
Le FMI et la Banque Mondiale ont présenté conjointement cette
initiative visant à réduire le poids de l'endettement des pays pauvres très
endettés lors de leur assemblée générale au printemps 1996. Elle est destinée
à ramener à un niveau supportable à long terme le poids de la dette extérieure
des pays éligibles à l'AID.
Pour en bénéficier les pays doivent avoir
conduit avec succès un programme d'ajustement structurel avec l'appui du FMI et
de la Banque Mondiale pendant une première période de 3 ans qui permet de
fixer la date d'échéance et les financements possibles (décision
point).
Sur la base d'une analyse de la soutenabilité de
la dette pendant une nouvelle période de 3 ans de programme suivi avec la
Banque Mondiale et le FMI, et après avoir tenu compte des possibilités d'allégement
en Club de Paris, la décision et les modalités de mise en œuvre (completion
point) sont prises et les financements débloqués.
Les décisions prises conjointement par les
Conseils d'Administration du FMI et de la Banque Mondiale sont mises en œuvre
au cas par cas avec une certaine flexibilité.
L’Ouganda est le premier pays a avoir bénéficié
de ces mesures (avril 1997); quatre autres pays ont fait l’objet d’un examen
favorable dont le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
Pour en savoir plus
sur l'initiative PPTE, cliquez
ici (sur le site du FMI, en français)
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