X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Documentation -> Financement -> Bailleur Internationnal -> Les bailleurs de fond : Royaume Uni

Les bailleurs de fonds institutionnels internationaux...

Le Royaume Uni

Le DFID (Department for International Development) a la responsabilité de l'intégralité du programme d'aide extérieure du Royaume-Uni, de sa conception jusqu'à son exécution et son évaluation.


Il est dirigé par un "Permanent Secretary", M. John VEREKER.


Le DFID est chargé de l'aide aux pays en développement, de l'assistance aux PECO/NEI et de l'aide en faveur de l'environnement mondial.


Depuis mai 1997, le DFID est placé sous l'autorité d'un "Secretary of State", Ministre de plein exercice qui n'est plus délégué auprès du ministre des Affaires étrangères. Ce poste de "Secretary of State for overseas development" est occupé par Mme Clare Short.


Siège et adresse:
DFID (Department for International Development)
94 Victoria Street - London SW1E 5JL
Tél : (44) 0171 917 7000 Fax : (44) 0171 917 0019
Site Internet: http://www.dfid.gov.uk
Email : enquiry@dfid.gtnet.gov.uk

L'APD britannique est nettement orientée vers les pays les plus démunis.


Le programme d'aide a pour objectif de favoriser un développement durable susceptible d'améliorer la qualité de vie et de réduire la pauvreté, la souffrance et la misère.


Le ministre de la coopération a présenté au Parlement en 1997 un Livre blanc sur le développement international " Eliminer la pauvreté dans le monde - Les enjeux du XXIeme siècle " qui constitue les orientations pour la politique d'aide du Royaume-Uni :

encourager des politiques de développement rationnelles, un fonctionnement efficace des mécanismes de l'économie de marché et la bonne gestion des affaires publiques
  • favoriser le développement de l'éducation, de la santé et la participation des femmes
  • accroître la capacité productive en protégeant l'environnement
  • promouvoir la notion de développement durable au niveau international et renforcer l'efficacité de l'aide multilatérale

Le DFID milite activement pour la libéralisation des échanges et l'allégement de la dette. Il insiste sur la nécessaire prise en compte des droits de l'homme dans la décision d'octroi de l'aide ainsi que sur l'exigence de cohérence entre la politique de coopération et la politique commerciale, la politique de la dette et la politique agricole.


La gestion du programme d’aide est relativement décentralisée, de nombreuses décisions sont prises sur place.


Le Royaume Uni consacre la moitié de son aide aux institutions multilatérales, cette proportion est appelée à croître. L’Afrique reste la première destinataire (aucun pays de la Zone Franc CFA) mais sa part tend à diminuer au profit de l’Asie.


Parmi les 21 pays membres du CAD (OCDE), le Royaume-Uni était, en 1997, le 5eme donateur en volume et le 14eme par rapport au PNB.


La CDC (Commonwealth Development Corporation) est le principal canal de l'aide au secteur privé dans les pays en développement.


C'est une société publique placée sous l'autorité du DFID.


Elle propose des prêts à long terme et des prises de participation dans les secteurs de l'énergie et de l'industrie.


CDC : vers la privatisation


Depuis 1948, la Colonial Development Corporation a plusieurs fois changé de nom et de rôle. Devenue dans les années 1960 la Commonwealth Development Corporation, elle devait intervenir dans tout le Tiers Monde et, en particulier, dans les zones rurales pauvres.


En 1997, Tony Blair fit de la CDC un "public/private partnership". Ce fut l'une des tentatives de son gouvernement pour faire intervenir le capital privé dans les affaires publiques.


La CDC devait investir dans des projets "soutenables" "sociaux", mais aussi "rentables". Son statut spécifiait que 70 % des investissements devaient concerner les pays pauvres dont 50 % en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. A l'époque, le seul changement prévu était de lever des capitaux du secteur privé, mais la nouvelle équipe dirigeante avait des vues différentes. Elle découvrit en effet que les actifs de la CDC, la plupart du temps des prêts, finançaient des fermes et des forêts en Afrique, gérés par des experts locaux. Le retour sur investissements ne dépassait pas 8-9 %, soit moins de la moitié de ce qui est exigé par l'investisseur typique des marchés émergents. Il fut donc décidé d'abandonner les projets agricoles.


Devenue la CDC Capital partners, les 2/3 du personnel ont été licenciés, en particulier les experts agricoles dans les petits pays africains. Des bureaux ont été fermés et les fermes, les forêts mises en vente. La nouvelle CDC s'est alors mise en quête d'investissements visant à satisfaire les marchés privés, en particulier dans les télécommunications, les banques, les mines, l'énergie, le gaz. De nouveaux bureaux ont été alors ouverts au Mexique, en Egypte et en Chine.


La privatisation partielle devrait intervenir dans les 18 prochains mois. En attendant un malaise règne dans l'entreprise détenue par le Département britannique pour le Développement international. Son ministre de tutelle, Clare Short, estime que son budget de 2 milliards £ devrait être destiné uniquement à la lutte contre la pauvreté considérant en effet qu'une entreprise commerciale, qui bénéficie de fonds publics et recherche le retour sur investissement sans se soucier d'impact sur la pauvreté, ne remplit pas ce rôle.


L'Afrique est désormais au dernier rang des régions dans lesquelles la CDC devrait investir. Les nouveaux investissements opérés portent sur les services urbains au détriment des régions rurales et pauvres où vivent 85 % des Africains.


The Economist, 16 juin 2001


Le NRI (Natural Ressources Institute) est un organisme public indépendant, financé par le DFID pour effectuer des recherches dans le domaine de l'environnement (changements climatiques, appauvrissement des sols etc.).

CONDITIONS GENERALES: Vous Visitez notre site, vous acceptez les conditions ci-dessous

Copyright © IZF:

Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de l'Association IZF. Toutes les informations reproduites sur notre site  sont protégées par les droits de propriété intellectuelle détenus par leur (s) auteur(s).

Clause de non-responsabilité:

L'Association IZF s'efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l'utilisation et de l'interprétation de l'information publiée sur notre site. Les auteurs ou les sources sont responsables de chaque information publiée. L'Association mentionnera, dans la mesure du possible, les auteurs ou les sources de chaque information.

Publicités:

L'Association IZF utilise des sociétés publicitaires ou tiers pour fournir des publicités sur son site web. Ces sociétés peuvent utiliser des renseignements (sont exclus: identité, nom, adresse, é-mail, téléphone) durant votre navigation sur notre site pour qu'ils puissent fournir des publicités en meilleure adéquation avec vos centres d'intérêt.