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Les bailleurs de fonds institutionnels internationaux...

L’appui du dispositif français de coopération au secteur privé

Cet appui est principalement fourni par le groupe de l’AFD (Agence Française de développement + PROPARCO) et par les Services Coopération et Francophonie du Ministère des Affaires Etrangères (ex-Ministère de la Coopération).


Les investisseurs sont directement concernés par le groupe de l’AFD et notamment par PROPARCO (voir ci-après). Les Services de Coopération des Affaires Etrangères interviennent au plan institutionnel et œuvrent ainsi indirectement à la promotion du secteur privé qui constitue un axe prioritaire de leur politique.


Sont présentées ci-après les grandes lignes des actions des Services de Coopération.


L’appui institutionnel des Services de la Coopération française: (bref résumé)


Des informations détaillées peuvent être obtenues auprès de la cellule du secteur privé
Tél : (33) 1 53 69 30 67 , Fax (33) 1 53 69 30 48


Cet appui est ciblé sur les petites et moyennes entreprises, qui apparaissent comme un moteur de développement économique par les emplois engendrés et par la richesse créée et redistribuée.


Il est articulé autour de quatre axes principaux :


  • améliorer l’environnement des affaires par la réforme du cadre macro-économique, juridique et réglementaire, et impliquer davantage les opérateurs privés dans la définition des politiques économiques;
  • développer la création et la diffusion d’informations économiques ou techniques;
  • participer à la formation des entrepreneurs privés;
  • favoriser la mise en place de systèmes financiers adaptés.

Chaque axe peut s’illustrer par des projets concrets.


a - Promouvoir des institutions pour l’amélioration de l’environnement des affaires:


Il s’agit d’actions visant à améliorer le cadre juridique et réglementaire des affaires, ainsi qu’à impliquer davantage les opérateurs privés dans la définition des politiques économiques.


  • l’OHADA (Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique):
    Sur ce projet qui contribue à l’instauration d’un environnement favorable aux affaires au niveau régional., la Coopération Française intervient à différents niveaux. Elle participe financièrement aux efforts de mise en place des institutions de l’OHADA aux côtés d’autres bailleurs, et s’est engagée à assurer une partie des dépenses liées à l’installation et au fonctionnement de ces institutions. Par ailleurs, la Coopération joue un rôle dans la diffusion des informations à caractère juridique.
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  • au Sénégal, la CAEE (Cellule d’Appui à l’Environnement des Entreprises), structure mixte public-privé et appuyée par la Coopération Française depuis sa conception et sa création en 1991. La CAEE apporte un appui technique aux responsables chargés de la mise en oeuvre des politiques économiques. Elle constitue de fait un lieu de rencontre et de débat entre pouvoirs publics et organisations patronales. La CAEE mène notamment des analyses de filières ou des études de marchés, l’organisation de rencontres ou de séminaires, ainsi que la publication de brochures afin de favoriser la diffusion de l’information et les liens commerciaux.
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  • Il faut tenir compte du souhait des entrepreneurs privés de jouer un rôle dans la définition des politiques économiques les concernant. Ainsi, la Coopération apporte son appui au Réseau de l’Entreprise en Afrique de l’Ouest (REAO) qui développe, depuis sa création en 1995 des actions de "lobbying". Le REAO s’est fixé comme objectifs le renforcement des réseaux nationaux existants, ainsi que des sous réseaux professionnels régionaux.

b - Améliorer l’information:


Selon les enquêtes auprès des entrepreneurs, la carence en informations est un obstacle clé au développement des entreprises : elle est trop souvent dispersée, inadaptée ou onéreuse. La Coopération s’est donc impliquée dans des projets visant à collecter et diffuser l’information.


Trois exemples peuvent illustrer l’expérience acquise en la matière.


  • A Madagascar et en Mauritanie, la Coopération Française appuie des centres d’informations : le Centre d’Information Technique et Economique (CITE) à Tananarive et le Centre d’Information Mauritanien pour le Développement Economique et Technique (CIMDET) à Nouakchott. Ceux-ci ont comme objectifs de répondre aux demandes d’informations techniques ou technologiques, commerciales, financières et juridiques émanant des entrepreneurs.
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  • D’autre part, la Coopération Française encourage la diffusion d’informations professionnelles au niveau régional. C’est le cas pour le secteur agro-alimentaire où la Coopération Française mobilise les compétences du réseau Technologie et Partenariat en Agro-alimentaire (TPA). Créé en 1988, ce réseau vise à améliorer la circulation de l’information dans le domaine de la transformation alimentaire, secteur prometteur en Afrique mais caractérisé par un certain retard concernant les processus de fabrication et de transformation. Ce réseau regroupe 700 membres, chercheurs, enseignants, responsables du développement, industriels, mobilisés autour de la recherche d’informations technologiques et de technologies adaptées pour les procédés de fabrication de petite échelle.

c - Participer à la formation des entrepreneurs privés:


Les enquêtes auprès des entrepreneurs soulignent l’importance de cette formation. Préalable à l’activité ou complément de l’apprentissage " sur le tas" , elle est nécessaire au développement des entreprises.


  • Au Sénégal, la Coopération Française est à la source d’un projet d’accompagnement de l’artisanat, principalement pour les secteurs du cuir et du métal. Il s’agit d’aider à l’amélioration, sur les plans qualitatif et quantitatif, de la capacité de production des artisans dans une perspective de croissance de leurs revenus et des emplois crées par le secteur.
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  • Au Bénin, la seule véritable structure d’appui aux PME, le Centre de Promotion et d’Encadrement des Petites Entreprises (CePEPE), bénéficie du soutien institutionnel et opérationnel de la Coopération Française. Pour atteindre un objectif de structuration du milieu professionnel, le CePEPE s’est engagé dans la formation des entrepreneurs potentiels ou existants.

Au niveau de la formation professionnelle pour le secteur entrepreneurial, la Coopération Française est relayée par la Conférence Permanente des Chambres Consulaires franco-africaines (CPCCAF) qui peut s’appuyer sur les compétences de l’institution consulaire française (Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambres des Métiers, Chambres d’Agriculture...), second formateur de France.


d - Favoriser la mise en oeuvre de systèmes financiers adaptés:


Les banques commerciales sont très réservées sur les risques inhérents aux TPE et PME, tandis que les banques de développement locales n’ont pas les moyens de fournir une multitude de petits crédits. La Coopération Française s’est engagée dans un appui à l’amélioration du dispositif d’intermédiation financière au service des entreprises.


La Coopération Française et l’AFD ont mis en place ont mis en place depuis 1994 un programme dénommé Programme Régional d’Appui aux Opérations d’Epargne-Crédit Décentralisées (PRAOC), consacré à l’appui aux systèmes de micro-financement, dont les objectifs sont :


  • la coordination et l’appui aux projets existants, ainsi que la promotion de nouveaux systèmes ;
  • la réflexion sur le problème de l’institutionnalisation et de la pérennisation des systèmes financiers décentralisés (SFD) ;
  • évaluation des expériences en cours (principalement du type " crédit solidaire" ou coopérative d’épargne crédit) ;
  • identification et lancement de nouvelles opérations.

D’autre part, la Coopération Française est intervenue dans des actions de crédit proprement dit : c’est le cas pour la Mutuelle Congolaise d’Épargne et de Crédit (MUCODEC), CMS, CREP-COOPEC...


A Madagascar, la Mission de Coopération apporte son appui financier et technique à l'Action pour le Développement et le Financement des micro-entreprises (ADEFI), qui apparaît comme une illustration typique de ces actions.


L’objectif de ce projet est de fournir aux petits entrepreneurs une structure de financement adaptée, offrant des crédits de faibles montants, à des taux proches du marché et sécurisés par la prise de garanties réelles (nantissement d’équipement et caution solidaire).


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