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En 2002, la situation macroéconomique de la Guinée Équatoriale est
marquée par une accélération moins importante de la croissance économique,
une consolidation des finances publiques, une amélioration du compte courant et
un raffermissement de la monnaie. Cependant, des tensions inflationnistes
enregistrées en 2001 ont persisté en 2002.
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Production :
La croissance économique équato-guinéenne a atteint 20,9 % contre 62,6 %
en 2001 sous l'effet d'une production pétrolière en forte progression et d'une
demande extérieure stimulée par la progression des exportations et une
diminution des importations.
Cette performance a été impulsée, du côté de l'offre, par les activités
pétrolières et leur dérivé, le méthanol, faisant du secteur secondaire le
moteur de la croissance avec 19,3 points de contribution. Toutefois, les bonnes
performances ont été quelque peu freinées par les contre-performances dans la
production du bois notamment les grumes.
Concernant la demande, la croissance économique a été soutenue par la
demande extérieure nette qui y a participé à hauteur de 194,4 points grâce
à l'accroissement des recettes de pétrole brut et du méthanol dans une
moindre mesure et, au recul des importations des biens et services. En revanche,
la demande intérieure a contribué négativement à la croissance à cause de
la baisse des investissements productifs.
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Prix :
Les tensions inflationnistes observées depuis le début de l'année 2001 se
sont poursuivies tout le long de l'année 2002. Ainsi, l'indice général des
prix à la consommation des ménages s'est accru de 7,6 % en moyenne annuelle
contre 8,8 % en 2001. Cette tendance à la hausse s'explique par l'accroissement
des prix des produits alimentaires et plus particulièrement des produits
vivriers et dans une moindre mesure des loyers.
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Finances publiques :
La gestion des finances publiques en 2002 est caractérisée par une bonne
tenue des recettes budgétaires et une relative maîtrise des dépenses totales.
En effet, les recettes totales réalisées ont atteint 414,4 milliards contre
348,1 en 2001, résultant de l'expansion continue de la production et des
exportations du pétrole, mais aussi de l'amélioration des recettes non
pétrolières qui sont passées de 46,5 milliards à 52,0 milliards en 2002
grâce au meilleur recouvrement des impôts et taxes par les régies
financières.
S'agissant des dépenses budgétaires, elles se sont situées à 227,3
milliards (14,9 % du PIB) en 2002 contre 160,6 milliards (12,3 % du PIB) un an
plus tôt. Cette évolution proviendrait d'une augmentation aussi bien des
dépenses courantes que des dépenses en capital.
L'excédent budgétaire primaire est passé de 22,2 % du PIB en 2001 à 20,9
% du PIB en 2002 ainsi que le solde budgétaire de base excédentaire, de 14,6 %
du PIB en 2001 à 12,3 % du PIB en 2002.
Enfin, la gestion des finances publiques a dégagé un excédent, base
engagement, hors dons de 187,2 milliards correspondant à 12,3 % du PIB en 2002
contre 187,5 milliards (14,3 % du PIB) une année plus tôt.
Compte tenu de l'apurement à hauteur de 1,5 milliards d'arriérés de
paiements intérieurs, de l'amortissement de la dette extérieure de 5,2
milliards et du désengagement vis-à-vis du système bancaire pour 16,9
milliards et non bancaire pour 163,9 milliards, le besoin de financement global
des Autorités s'est établi à 0,4 milliard. N'ayant pas mobilisé les
financements extérieurs, les Autorités équato-guinéenne ont été
contraintes à accumuler des arriérés de paiements extérieurs de 0,4
milliards.
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Balance des paiements :
Dans le domaine des échanges extérieurs, le déficit des transactions
courantes, transferts publics inclus, s'est réduit à 205,0 milliards
correspondant à 13,5 % du PIB contre 498,1 milliards en 2001, soit 37,9 % du
PIB.
Les exportations ont augmenté de 15,1 %, passant de 1.341,4 milliards en
2001 à 1.544,4 milliards en 2002, en augmentation de 15,1 %, en liaison avec
l'évolution des ventes de pétrole et du méthanol, sous l'effet conjugué des
quantités produites et exportées. Les importations des biens et services ont
baissé, s'établissant à 349,2 milliards contre 595,2 milliards en 2001,
reflétant la réduction des achats de biens par le secteur pétrolier.
Le déficit de la balance des services s'est réduit à 416,7 milliards
contre 568,4 milliards en 2001, soit une contraction de 26,7 % imputable aux
dépenses des services liés à la prospection pétrolière.
Le solde déficitaire de la balance des revenus a augmenté de 45,6 % par
rapport à 2001 alors que le déficit des transferts sans contrepartie est
resté stable aux alentours de 1,0 milliard entre 2001 et 2002.
L'excédent du compte de capital et d'opérations financières s'est
contracté à 136,1 contre 630,7 milliards en 2001.
Enfin, le solde de la balance des paiements a dégagé un excédent de 3,7
milliards équivalent à 0,3 % du PIB contre 37 milliards en 2001, soit 2,8 % du
PIB.
Les ressources disponibles ont atteint 3,7 milliards et ont permis au pays de
reconstituer ses réserves officielles de 4,1 milliards et d'accumuler des
arriérés extérieurs à hauteur de 0,4 milliard.
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Situation monétaire :
Au 31 décembre 2002, la situation monétaire s'est nettement améliorée,
caractérisée par un accroissement des avoirs extérieurs nets, une
augmentation des crédits à l'économie, et par conséquent par un
raffermissement de la monnaie, les avoirs extérieurs nets se sont confortés de
47,0 milliards pour atteindre 108,8 milliards à fin décembre 2002 grâce à la
hausse des exportations de pétrole brut et de méthanol ainsi que le
rapatriement régulier des revenus pétroliers.
Les crédits à l'économie ont fortement progressé de 48,1 %, passant de
36,6 milliards au 31 décembre 2001 à 54,2 milliards au 31 décembre 2002, en
raison de l'accélération des activités économiques, particulièrement celles
du pétrole.
La situation nette créditrice de l'Etat vis-à-vis du système monétaire
est passée de 28,0 milliards à 50,8 milliards à fin décembre 2002, compte
tenu de l'amélioration continue de la liquidité du Trésor en liaison avec les
ressources substantielles provenant de la fiscalité pétrolière.
Reflétant ces évolutions, la masse monétaire s'est accrue de 47 %,
s'élevant à 98,3 milliards à fin décembre 2002 contre 58,8 milliards à fin
décembre 2001.
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Perspectives économiques en 2003:
L'année 2003 serait caractérisée par un ralentissement de la croissance
économique, avec une hausse attendue du PIB réel de 10,1 % contre 20,9 % en
2002. Les tensions inflationnistes resteraient fortes en 2003.
Au niveau des finances publiques, l'excédent budgétaire, base engagement,
hors dons, progresserait à 15,1 % du PIB en 2002 contre 12,3 % du PIB en 2001.
Enfin, le compte extérieur courant se détériorerait fortement, sous l'effet
principalement d'une diminution attendue des recettes d'exportation du pétrole
brut.
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Source:
Secrétariat Exécutif de la CEMAC, Juin 2003
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