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Situation économique et financière de la Guinée Équatoriale au 31 décembre 2002
(Extrait du Rapport d'Exécution de la Surveillance Multilatérale de la CEMAC, Édition Juin 2003)

En 2002, la situation macroéconomique de la Guinée Équatoriale est marquée par une accélération moins importante de la croissance économique, une consolidation des finances publiques, une amélioration du compte courant et un raffermissement de la monnaie. Cependant, des tensions inflationnistes enregistrées en 2001 ont persisté en 2002.


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Production :


La croissance économique équato-guinéenne a atteint 20,9 % contre 62,6 % en 2001 sous l'effet d'une production pétrolière en forte progression et d'une demande extérieure stimulée par la progression des exportations et une diminution des importations.


Cette performance a été impulsée, du côté de l'offre, par les activités pétrolières et leur dérivé, le méthanol, faisant du secteur secondaire le moteur de la croissance avec 19,3 points de contribution. Toutefois, les bonnes performances ont été quelque peu freinées par les contre-performances dans la production du bois notamment les grumes.


Concernant la demande, la croissance économique a été soutenue par la demande extérieure nette qui y a participé à hauteur de 194,4 points grâce à l'accroissement des recettes de pétrole brut et du méthanol dans une moindre mesure et, au recul des importations des biens et services. En revanche, la demande intérieure a contribué négativement à la croissance à cause de la baisse des investissements productifs.


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Prix :


Les tensions inflationnistes observées depuis le début de l'année 2001 se sont poursuivies tout le long de l'année 2002. Ainsi, l'indice général des prix à la consommation des ménages s'est accru de 7,6 % en moyenne annuelle contre 8,8 % en 2001. Cette tendance à la hausse s'explique par l'accroissement des prix des produits alimentaires et plus particulièrement des produits vivriers et dans une moindre mesure des loyers.


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Finances publiques :


La gestion des finances publiques en 2002 est caractérisée par une bonne tenue des recettes budgétaires et une relative maîtrise des dépenses totales.


En effet, les recettes totales réalisées ont atteint 414,4 milliards contre 348,1 en 2001, résultant de l'expansion continue de la production et des exportations du pétrole, mais aussi de l'amélioration des recettes non pétrolières qui sont passées de 46,5 milliards à 52,0 milliards en 2002 grâce au meilleur recouvrement des impôts et taxes par les régies financières.


S'agissant des dépenses budgétaires, elles se sont situées à 227,3 milliards (14,9 % du PIB) en 2002 contre 160,6 milliards (12,3 % du PIB) un an plus tôt. Cette évolution proviendrait d'une augmentation aussi bien des dépenses courantes que des dépenses en capital.


L'excédent budgétaire primaire est passé de 22,2 % du PIB en 2001 à 20,9 % du PIB en 2002 ainsi que le solde budgétaire de base excédentaire, de 14,6 % du PIB en 2001 à 12,3 % du PIB en 2002.


Enfin, la gestion des finances publiques a dégagé un excédent, base engagement, hors dons de 187,2 milliards correspondant à 12,3 % du PIB en 2002 contre 187,5 milliards (14,3 % du PIB) une année plus tôt.


Compte tenu de l'apurement à hauteur de 1,5 milliards d'arriérés de paiements intérieurs, de l'amortissement de la dette extérieure de 5,2 milliards et du désengagement vis-à-vis du système bancaire pour 16,9 milliards et non bancaire pour 163,9 milliards, le besoin de financement global des Autorités s'est établi à 0,4 milliard. N'ayant pas mobilisé les financements extérieurs, les Autorités équato-guinéenne ont été contraintes à accumuler des arriérés de paiements extérieurs de 0,4 milliards.


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Balance des paiements :


Dans le domaine des échanges extérieurs, le déficit des transactions courantes, transferts publics inclus, s'est réduit à 205,0 milliards correspondant à 13,5 % du PIB contre 498,1 milliards en 2001, soit 37,9 % du PIB.


Les exportations ont augmenté de 15,1 %, passant de 1.341,4 milliards en 2001 à 1.544,4 milliards en 2002, en augmentation de 15,1 %, en liaison avec l'évolution des ventes de pétrole et du méthanol, sous l'effet conjugué des quantités produites et exportées. Les importations des biens et services ont baissé, s'établissant à 349,2 milliards contre 595,2 milliards en 2001, reflétant la réduction des achats de biens par le secteur pétrolier.


Le déficit de la balance des services s'est réduit à 416,7 milliards contre 568,4 milliards en 2001, soit une contraction de 26,7 % imputable aux dépenses des services liés à la prospection pétrolière.


Le solde déficitaire de la balance des revenus a augmenté de 45,6 % par rapport à 2001 alors que le déficit des transferts sans contrepartie est resté stable aux alentours de 1,0 milliard entre 2001 et 2002.


L'excédent du compte de capital et d'opérations financières s'est contracté à 136,1 contre 630,7 milliards en 2001.


Enfin, le solde de la balance des paiements a dégagé un excédent de 3,7 milliards équivalent à 0,3 % du PIB contre 37 milliards en 2001, soit 2,8 % du PIB.


Les ressources disponibles ont atteint 3,7 milliards et ont permis au pays de reconstituer ses réserves officielles de 4,1 milliards et d'accumuler des arriérés extérieurs à hauteur de 0,4 milliard.


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Situation monétaire :


Au 31 décembre 2002, la situation monétaire s'est nettement améliorée, caractérisée par un accroissement des avoirs extérieurs nets, une augmentation des crédits à l'économie, et par conséquent par un raffermissement de la monnaie, les avoirs extérieurs nets se sont confortés de 47,0 milliards pour atteindre 108,8 milliards à fin décembre 2002 grâce à la hausse des exportations de pétrole brut et de méthanol ainsi que le rapatriement régulier des revenus pétroliers.


Les crédits à l'économie ont fortement progressé de 48,1 %, passant de 36,6 milliards au 31 décembre 2001 à 54,2 milliards au 31 décembre 2002, en raison de l'accélération des activités économiques, particulièrement celles du pétrole.


La situation nette créditrice de l'Etat vis-à-vis du système monétaire est passée de 28,0 milliards à 50,8 milliards à fin décembre 2002, compte tenu de l'amélioration continue de la liquidité du Trésor en liaison avec les ressources substantielles provenant de la fiscalité pétrolière.


Reflétant ces évolutions, la masse monétaire s'est accrue de 47 %, s'élevant à 98,3 milliards à fin décembre 2002 contre 58,8 milliards à fin décembre 2001.


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Perspectives économiques en 2003:


L'année 2003 serait caractérisée par un ralentissement de la croissance économique, avec une hausse attendue du PIB réel de 10,1 % contre 20,9 % en 2002. Les tensions inflationnistes resteraient fortes en 2003.


Au niveau des finances publiques, l'excédent budgétaire, base engagement, hors dons, progresserait à 15,1 % du PIB en 2002 contre 12,3 % du PIB en 2001. Enfin, le compte extérieur courant se détériorerait fortement, sous l'effet principalement d'une diminution attendue des recettes d'exportation du pétrole brut.


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Source: Secrétariat Exécutif de la CEMAC, Juin 2003

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