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L'actualité de la Guinée Bissau
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée-Bissau: La Cour des comptes de Guinée-Bissau a demandé au Premier ministre Martinho Dafa Cabi de justifier des dépenses faites lors d'un séjour de plusieurs mois dans un hôtel de Bissau après sa nomination en 2007

BISSAU, 31 déc 2007 - La Cour des comptes de Guinée-Bissau a demandé au Premier ministre Martinho Dafa Cabi de justifier des dépenses faites lors d'un séjour de plusieurs mois dans un hôtel de Bissau après sa nomination en 2007, selon une lettre officielle dont l'AFP a obtenu copie lundi. "Nous vous demandons de bien vouloir indiquer le montant total des dépenses effectuées pendant votre séjour prolongé à l'hôtel et le budget sur lequel ont été prélevés les montants dépensés", indique la Cour dans cette lettre datée du 28 décembre et adressée au Premier ministre Martinho Dafa Cabi. Nommé chef de gouvernement en avril 2007, Dafa Cabi avait séjourné, sans sa famille, pendant plusieurs mois dans une suite d'un hôtel de Bissau, en attendant la fin de travaux dans sa résidence de fonction. "Le gouvernement ne juge pas nécessaire de répondre aux sollicitations (de la Cour). Nous avons déjà demandé au PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) de trouver un cabinet d'audit crédible pour vérifier notre gestion, d'avril à décembre", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Pedro Da Costa. La Cour des comptes est dirigée par l'ancien Premier ministre Francisco José Fadul, également chef du Parti pour la démocratie, le développement et la citoyenneté (Paddec, opposition). M. Fadul nommé en septembre 2007, par décret présidentiel, président de la Cour des comptes, cumule cette fonction avec celle de chef de parti. Selon plusieurs observateurs, ce cumul de fonctions a été voulu par les autorités bissau-guinéennes pour "tempérer les ardeurs" de M. Fadul. La Cour a également demandé au ministre de l'Intérieur, Certorio Biote, et au ministre des Finances, Victor Mandinga, d'expliquer la provenance de fonds ayant servi à l'achat d'une dizaine de véhicules affectés au ministère de l'Intérieur, a indiqué à l'AFP M. Fadul. Ces dépenses, au montant non précisé, ont été effectuées "au moment où le budget n'avait pas été voté par le parlement" en décembre, a-t-il précisé. La Guinée-Bissau, un des derniers Etats au monde en terme d'indice de développement humain, a été ces dernières années souvent confrontée à des tensions politiques et militaires.



Guinée-Bissau: L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau a voté en faveur d'une loi d'amnistie générale qui blanchit les auteurs des coups d'Etat et assassinats politiques entre 1980 et 2004

BISSAU, 16 déc 2007 - L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau, petit pays pauvre et instable d'Afrique de l'ouest, a voté en faveur d'une loi d'amnistie générale qui blanchit les auteurs des coups d'Etat et assassinats politiques entre 1980 et 2004, a-t-on appris dimanche de source parlementaire. L'adoption de ce texte, samedi à "une écrasante majorité", constitue "la meilleure manière de créer un climat de stabilité politique dans un pays où les séquelles du passés n'ont pas totalement disparues", a indiqué à l'AFP le président de l'Assemblée nationale, Francisco Benante. Cette loi met fin à d'éventuelles poursuites judiciaire contre les auteurs de coups d'Etat, d'assassinats politiques ou d'exactions commises entre 1980 et 2004. Elle a été critiquée par les défenseurs des droits de l'Homme. L'actuel chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira, auteur d'un coup d'Etat en 1980, est donc directement concerné. Il avait dirigé la Guinée-Bissau d'une main de fer de 1980 à 1999, année de son renversement à l'issue d'une rébellion politico-militaire de onze mois. Après sa chute, il a vécu en exil au Portugal, d'où il est rentré en avril 2005. Candidat indépendant, il a remporté le second tour de la présidentielle en juillet 2005. Cette loi concerne également les anciens présidents Kumba Yala et Luis Cabral ainsi que l'actuel chef d'Etat major des forces armées, Tagmé Na Waie. Plusieurs organisations de la société civile ont critiqué ce vote. La Ligue des droits de l'Homme (LGDH) a ainsi appelé à la création d'une commission de vérité et de réconciliation comme ce fut le cas en Afrique du sud. "Notre pays n'est pas suffisamment prêt pour voter une loi d'amnistie alors que certains cas très récents n'ont pas été élucidés. Comment peut-on amnistier quelqu'un qui n'a même pas accepté le crime qui lui est reproché?", s'est interrogé le président de la LGDH, Luis Vaz Martins. Selon ce responsable, les députés ont été soumis à une "pression invisible" de l'armée qui veut effacer "d'un revers de main son passé tâché de sang". En décembre 2006, le chef d'Etat major de l'armée, le général Tagmé Na Waie avait fait de cette amnistie générale un préalable pour garantir la stabilité interne du pays. Plusieurs commissions de réconciliation avaient été crées dans les forces armées afin de "promouvoir le pardon" dans les casernes. En septembre 2003, la junte militaire qui a renversé l'ancien président Kumba Yala avait déjà signé avec le gouvernement de transition un accord graciant tous les officiers impliqués dans ce coup d'Etat. Ancienne colonie portugaise, la Guinée-Bissau est un petit pays de 1,3 million d'habitants, parmi les plus pauvres du monde. Plus de 80% de la population vit avec moins d'un dollar par jour, selon la Banque mondiale. str-aye/cpy/sba



Guinée-Bissau: L'Union européenne a accordé lundi à la Guinée-Bissau une aide budgétaire de 102,8 millions d'euros dans le cadre du programme indicatif national (PIN) pour la période 2008-2013

BISSAU, 10 déc 2007 - L'Union européenne a accordé lundi à la Guinée-Bissau une aide budgétaire de 102,8 millions d'euros dans le cadre du programme indicatif national (PIN) pour la période 2008-2013, a-t-on appris auprès du bureau de l'UE à Bissau. Ce financement concerne cinq volets d'intervention, la prévention des conflits et les réformes dans l'armée et les forces de sécurité (27 millions d'euros), le secteur de l'eau et l'électricité (26 millions d'euros), l'appui au budget (32 millions), à la société civile (15 millions) et le programme alimentaire d'urgence (2,8 millions), a rapporté cette source. "C'est un ballon d'oxygène. Cela démontre que l'UE répond toujours ponctuellement à l'appel de la Guinée-Bissau, en lui apportant son important concours financier", a déclaré à la presse le ministre des finances Issuf Sanha peu après la signature de l'accord. Cet accord est vu par une source de la présidence comme une réponse à l'appel que le chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira à lancé aux partenaires de son pays lors d'une intervention au cours du sommet UE-Afrique de Lisbonne ce week-end. Classé parmi les pays les plus pauvres du monde, la Guinée-Bissau a multiplié ces derniers temps des contacts avec les principaux bailleurs, notamment pour "boucler" son budget 2008, dont il n'est en mesure de financer que 35% du total.



Guinée-Bissau: Les élections législatives bissau-guinéennes, dont un report jusqu'à 2009 avait été évoqué en juillet, se tiendront au cours du dernier trimestre 2008

BISSAU, 8 déc 2007 - Les élections législatives bissau-guinéennes, dont un report jusqu'à 2009 avait été évoqué en juillet, se tiendront au cours du dernier trimestre 2008, a indiqué samedi le président de la Commission nationale électorale (CNE) El Hadj Malam Mané. "La loi est claire au sujet des législatives. Elle dit que les législatives auront lieu dans le dernier trimestre de la fin du mandat des députés, entre le 23 octobre et le 25 novembre", a expliqué M. Mané. Cette annonce intervient après une série de rencontres mercredi sur ce sujet entre le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira et les responsables des 35 partis constitués, au cours desquelles 33 chefs de partis ont accepté l'échéance proposée par la CNE. "Nous voulons que tous soient d'accord sur la date et que la CNE soit préparée pour organiser de bonnes élections", a ajouté M. Mané.



Guinée Bissau: Une société néerlandaise, SuperNova, a signé avec la société pétrolière bissau-guinéenne Petroguin un contrat d'une durée de cinq ans pour la prospection en eau profonde en Guinée-Bissau

BISSAU, 6 déc 2007 - Une société néerlandaise, SuperNova, a signé avec la société pétrolière bissau-guinéenne Petroguin un contrat d'une durée de cinq ans pour la prospection en eau profonde en Guinée-Bissau, a-t-on appris jeudi de sources officielles. Le contrat, qui a été signé mercredi à Bissau par des responsables de Petroguin et de SuperNova, permet à la firme néerlandaise de prospecter en eau profonde, dans une zone située dans le sud-ouest du pays, a affirmé une source au ministère bissau-guinéen de l'Energie et des Ressources naturelles. Le montant de la contrepartie financière de cet accord ou celui des investissements prévus n'a pas été communiqué. Le contrat n'est pas assorti d'une licence d'exploitation, a précisé le directeur de Petroguin, Carlos Léonardo Cardoso. Il "autorise (SuperNova) à commencer les recherches en eau profonde. Mais l'attribution de la licence d'exploitation est du ressort du président de la République", et exige l'accord préalable du Conseil des ministres bissau-guinéens, a expliqué M. Cardoso. Le directeur général de SuperNova, Hugo Irma, a indiqué que les travaux allaient démarrer "très prochainement", sans donner de calendrier. "Nous espérons que nous trouverons du pétrole en quantité commercialisable" a-t-il déclaré. Plusieurs prospections ont déjà été effectuées dans les eaux bissau-guinéennes, réputées riches en pétrole. En août 2006, le gouvernement bissau-guinéen avait estimé que les réserves pétrolières au large du pays pouvaient produire quelque 120.000 tonnes de brut par an. Selon des spécialistes, il s'agirait cependant de pétrole lourd, situé à des profondeurs importantes et dont l'exploitation exige des technologies coûteuses. Depuis l'indépendance officielle de la Guinée-Bissau en 1974, 18 forages ont été faits dans ses eaux, "sans grand résultat", d'après M. Cardoso. Après SuperNova, Petroguin doit signer prochainement des contrats de prospection avec deux compagnies angolaises, la Société angolaise des hydrocarbures (SHA) et la SER Petrolium, a-t-il annoncé.

Guinée Bissau: L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau a adopté vendredi soir le programme pour l'année 2008 présenté par le gouvernement bissau-guinéen, portant notamment sur les finances publiques et la lutte contre la drogue

BISSAU, 24 nov 2007 - L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau a adopté vendredi soir le programme pour l'année 2008 présenté par le gouvernement bissau-guinéen, portant notamment sur les finances publiques et la lutte contre la drogue, a appris l'AFP samedi de source parlementaire. Quatre-vingt-cinq députés ont voté en faveur du programme présenté par le Premier ministre Martinho Dafa Cabi et deux se sont prononcés contre, a déclaré à l'AFP le président de l'Assemblée nationale, Francisco Benante. Il y a eu 13 absents au cours de cette réunion. Le programme du Premier ministre Dafa Cabi concentre les priorités de la Guinée-Bissau relatives à l'assainissement des finances publiques, la lutte contre le trafic de drogue dont ce pays est devenu un passage important d'Amérique latine vers l'Europe, le paiement des salaires, la régularisation du système électrique et l'organisation des législatives prévues en 2008. Aucune précision n'a été apportée sur le coût financier de ce programme qui constitue une sorte de déclaration de politique générale du gouvernement bissau-guinéen. "Je remercie les députés d'avoir voté ce programme. Maintenant je dois m'atteler à mobiliser les fonds auprès de nos partenaires internationaux pour l'exécution du programme", a déclaré le Premier ministre. La Guinée-Bissau est un petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest parmi les plus pauvres du monde. Plus de 80% de la population vit avec moins d'un dollar par jour selon un rapport de la Banque mondiale (BM).



Guinée Bissau: Le Parlement bissau-guinéen va entamer l'examen d'une loi d'amnistie générale concernant les auteurs de coups d'Etat et crimes politiques commis de 1980 à 2004

BISSAU, 20 nov 2007 - Le Parlement bissau-guinéen va entamer l'examen d'une loi d'amnistie générale concernant les auteurs de coups d'Etat et crimes politiques commis de 1980 à 2004, a-t-on appris mardi de source parlementaire. La dernière session parlementaire de l'année 2007 a été ouverte lundi par le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira. Pendant un mois, les députés doivent notamment se pencher sur une loi d'amnistie générale concernant les auteurs de coups d'Etat et crimes politiques de 1980 à 2004. Introduite pour la première fois en mars 2004 par le Conseil national de transition (CNT, Assemblée nationale pendant une transition de 2003 à 2004), cette loi n'a pu figurer depuis à l'ordre du jour de l'Assemblée, car elle n'avait pas l'aval du Parti pour l'Indépendance de la Guinée et des Iles du Cap-Vert (PAIGC), majoritaire à l'Assemblée. Selon les observateurs, le vote de cette loi pourrait décrisper les relations tendues qu'entretiennent le président Vieira et certains cadres de l'armée, qui a toujours été au centre des soubresauts institutionnels du pays. M. Vieira avait déjà dirigé la Guinée-Bissau d'une main de fer de 1980 à 1999, année de son renversement à l'issue d'une rébellion politico-militaire de onze mois. Après sa chute, il a vécu en exil au Portugal, d'où il est rentré en avril 2005. Candidat indépendant, il a remporté le second tour de la présidentielle en juillet 2005, devant le candidat du PAIGC. La Guinée-Bissau est un petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest de 1,3 million d'habitants, parmi les plus pauvres du monde. Plus de 80% de la population vit avec moins d'un dollar par jour selon la Banque mondiale (BM). La version finale du budget de l'Etat de 2007 doit également être validée par l'Assemblée lors de cette session.

Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé

BISSAU, 15 nov 2007 - Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de 350.000 euros destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé, a-t-on appris auprès de l'ambassade d'Espagne à Bissau. Ce lot, composé de dix véhicules pick-up, 16 téléphones satellitaires, 10 photocopieuses, 16 ordinateurs et 10 caméras digitales, a été remis au ministre de l'Administration interne Certorio Biote au cours d'une cérémonie jeudi, a ajouté l'ambassade. "La police bissau-guinéenne fera un bon usage de ce matériel pour traquer, partout sur son territoire, les personnes impliquées dans le trafic de drogue et le crime organisé", a assuré le ministre bissau-guinéen à la presse. La Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'ouest parmi les plus pauvres du monde, est devenu ces dernières années un lieu de transit pour la drogue en provenance d'Amérique du sud et à destination de l'Europe. Les trafiquants, en majorité sud-américains, utilisent les zones côtières et l'archipel des Bijagos, situé au large de Bissau, pour transborder la drogue en profitant de la faiblesse des moyens de la marine bissau-guinéenne. Selon l'Onu, la Guinée-Bissau a besoin de 15 millions de dollars pour renforcer son système de sécurité et combattre le trafic de drogue. Ce petit pays lusophone, qui compte environ 500 kilomètres de côtes, est aussi de plus en plus utilisé comme point de départ par des candidats à l'émigration clandestine en Europe depuis le renforcement des contrôles au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal.



Guinée-Bissau
- 18 oct. 2007: Le président bissau-guinéen Vieira limoge le ministre de l'Intérieur Baciro Dabo et l'a remplacé par Certorio Biote du Parti pour la rénovation sociale (PRS, opposition)
BISSAU, 17 oct 2007 - Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a limogé le ministre de l'Administration interne Baciro Dabo, dont les rapports s'étaient tendus avec des responsables de l'armée et de l'opposition, majoritaire à l'Assemblée, a-t-on appris mercredi à Bissau de source officielle. "Sur proposition du Premier ministre (Martinho Dafa Cabi), il est mis fin aux fonctions du ministre de l'Administration interne (Intérieur, NDLR), Baciro Dabo", a annoncé un décret présidentiel daté de mardi et reçu mercredi par l'AFP. M. Dabo a été remplacé par Certorio Biote, du Parti pour la rénovation sociale (PRS, opposition), auparavant président de la Cour des comptes. Aucune explication n'a été fournie par la présidence, mais plusieurs observateurs indiquent que ce limogeage résulte de pressions exercées par les responsables de l'opposition et plusieurs cadres de l'armée, avec lesquels ce proche du président était régulièrement en conflit. M. Dabo a aussitôt été nommé conseiller du président chargé de l'information, poste qu'il occupait avant d'être promu ministre en avril dernier, indique par ailleurs le décret présidentiel. L'opposition est majoritaire à l'Assemblée nationale, où elle est composée du Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique), du Parti uni social-démocrate (PUSD), et du PRS. Elle avait déjà réussi en mars à obtenir la tête du Premier ministre, Aristide Gomes, en votant une motion de censure contre lui. M. Gomes avait été contraint de démissionner, malgré les réticences de M. Vieira à se séparer de lui. Les deux hommes sont des proches.



Guinée-Bissau: L'Association des consommateurs de Guinée-Bissau a dénoncé mardi une flambée "alarmante" des prix des denrées de consommation courante, atteignant jusqu'à 300% pour le lait en poudre depuis le début du mois d'octobre

BISSAU, 9 oct 2007 - L'Association des consommateurs de Guinée-Bissau (Acobes) a dénoncé mardi une flambée "alarmante" des prix des denrées de consommation courante, atteignant jusqu'à 300% pour le lait en poudre depuis le début du mois d'octobre. "Les prix des denrées de première nécessité ont augmenté de façon alarmante dans tous les marchés. C'est surtout palpable à Bissau où parfois les produits ont atteint le double de leur prix", déclare l'Acobes dans un communiqué reçu par l'AFP. Selon l'association, le sac de 50 kg de riz initialement vendu à 12.500 FCFA coûte désormais 1.000 FCFA de plus (de 19 à 20,5 euros), tandis que le prix des 50 kg de farine a augmenté de 4.000 FCFA (de 12.500 FCFA à 16.500 FCFA, de 19 à 25 euros, soit +6 euros). Le litre d'huile végétale a augmenté de 250 FCFA, passant de 650 à 900 FCFA (de 1 euro à 1,40 euro), et le kilo de sucre de 200 FCFA (de 300 à 500 FCFA, de 50 centimes d'euro à 80 centimes d'euro). La plus forte hausse concerne le sac de lait en poudre de 25 kg, dont le prix passe de 24.000 à 72.000 FCFA (de 37 à 109 euros), soit +300%. Plusieurs habitants se sont plaints de hausses plus fortes encore pratiquées sur les marchés, notamment pour le riz. L'Acobes se désole que le gouvernement n'exerce aucun contrôle sur les prix de certains produits dans ce pays où la majorité des habitants vit avec moins d'un euro par jour. "Le gouvernement est conscient de cette situation mais ne fait rien", a accusé Bambo Sanha, secrétaire général de l'association consumériste. Des commerçants interrogés par l'AFP ont justifié la flambée des prix par le poids des taxes sur les importations. "Les taxes sont excessivement élevées. Si le gouvernement accepte de diminuer les taxes portuaires, par exemple, cela peut se répercuter sur les prix des denrées", a affirmé Mamadu Djaquité Junior, un commerçant grossiste de Bissau.



Guinée Bissau: L'ancien Premier ministre bissau-guinéen Aristide Gomes doit être entendu "dans les jours qui viennent" dans le cadre de l'enquête sur la disparition en septembre 2006 de 674 kilos de cocaïne saisis par la police



Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé
Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé
Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé
Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé
Guinée Bissau: Le gouvernement espagnol a offert jeudi à la Guinée-Bissau un lot d'équipements d'une valeur de plus de 229 millions de FCFA destiné à la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organiséBISSAU, 1 oct 2007 - L'ancien Premier ministre bissau-guinéen Aristide Gomes doit être entendu "dans les jours qui viennent" dans le cadre de l'enquête sur la disparition en septembre 2006 de 674 kilos de cocaïne saisis par la police, a indiqué lundi à l'AFP une source judiciaire. Plusieurs membres du gouvernement de M. Gomes (septembre 2005-avril 2007) ont déjà été entendus dans le cadre de cette affaire, notamment les anciens ministres des Finances Victor Mandinga, et de la Justice Namoane Dias. La tenue de cette audition, prévue "dans les jours qui viennent" selon une source judiciaire, est toutefois suspendue au retour à Bissau de M. Gomes, qui séjourne actuellement en France. En septembre 2006, 674 kilos de cocaïne avaient été saisis dans un quartier périphérique de Bissau par des agents de la police judiciaire. Selon une source de ce service de police, la drogue avait ensuite été transférée au Trésor public "pour des questions de sécurité", mais n'a jamais été retrouvée. Une commission interministérielle a lancé en mars une enquête pour faire la lumière sur cette disparition. M. Gomes avait affirmé lors d'une intervention radio-télévisée en début d'année que la drogue avait été "incinérée" et que "les preuves (de cette incinération) existent". La Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'ouest parmi les plus pauvres du monde, est devenu ces dernières années un lieu de transit pour la cocaïne en provenance d'Amérique du sud et à destination de l'Europe.

Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen et l'ONU ont signé des accords contre les trafics de drogue et d'enfants

BISSAU, 31 juil 2007 - La Guinée-Bissau et l'ONU ont signé mardi à Bissau deux conventions et un protocole d'accord portant sur la lutte contre les crimes organisés, notamment les trafics de drogue et d'enfants, a-t-on appris auprès du ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères. Les trois documents ont été paraphés par la ministre bissau-guinéenne des Affaires étrangères en présence de celle de la Justice, ainsi que par le représentant du secrétaire général de l'ONU en Guinée-Bissau (Unogbis) et le chef du bureau régional de l'ONU contre les drogues et le crime (ONUDC), a indiqué à l'AFP une source au ministère. "Ces documents sont des instruments très importants. Ils constituent un point de départ pour lutter efficacement contre le narcotrafic et les crimes organisés", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Maria de Conceiçao Nobre Cabral selon cette source. La première convention vise surtout à combattre plus efficacement les crimes organisés transnationaux, et la seconde à prévenir, réprimer et punir le trafic de personnes, spécialement les femmes et les enfants. Quant au protocole d'accord, il porte sur la lutte contre la corruption. La même source n'a pas fourni de détail supplémentaire, mais elle a souligné que la convention relative au trafic des personnes concernait particulièrement le trafic des "talibés" (les élèves des écoles coraniques) vers les pays voisins. En juin, au total 117 "talibés" bissau-guinéens qui étaient exploités au Sénégal ont été rapatriés et rendus à leur famille, d'après l'Association des amis des enfants (Amic), une organisation locale. Le chef du bureau de l'ONUDC basé à Dakar, Antonio Mazzitelli, arrivé lundi à Bissau, s'est félicité de la signature de ces accords. "Il existe une réelle volonté politique. La preuve, ce sont les conventions qui viennent d'être signées. Il faut soutenir cette volonté, surtout celle de tous ceux qui luttent contre le narcotrafic", a déclaré M. Mazzitelli. Antonio Mazzitelli, qui doit quitter Bissau mercredi en fin de matinée, a eu des entretiens avec différents responsables du pays, dont le président de l'Assemblée nationale et la présidente de la Cour suprême.

Bissau: Le chef de l'Etat bissau-guinéen a annoncé mardi un couplage des élections législatives bissau-guinéennes, initialement prévues en 2008, à la présidentielle programmée en 2009, pour des raisons économiques et financières

BISSAU, 17 juil 2007 - Le chef de l'Etat bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a annoncé mardi un couplage des élections législatives bissau-guinéennes, initialement prévues en 2008, à la présidentielle programmée en 2009, pour des raisons économiques et financières. "Malgré les difficultés économiques, ce gouvernement est en train de faire un bon travail. Il a multiplié des gestes qui ont apporté la confiance et notre pays est en train de reconquérir la crédibilité interne et externe. Pour cela, nous allons prolonger son mandat d'un an. Ainsi nous organiserons un double scrutin (présidentiel et législatif) en 2009", a déclaré M. Vieira lors d'une réunion à Gabu (200 km de Bissau). Le chef de l'Etat bissau-guinéen a justifié ce couplage, qui reporte d'un an les législatives initialement prévues en 2008, par les difficultés économiques et financières que traversent la Guinée-Bissau. Par ailleurs, Al Hadji Malam Mané, président de la Commission nationale électorale (CNE), a déclaré à l'AFP que le contexte financier de la Guinée-Bissau ne permet pas d'organiser des élections en mars 2008. Classé 173e sur 177 pays en terme d'indice de développement humain (IDH), la Guinée-Bissau est dans le groupe des pays les plus pauvres de la planète. Ce pays, dont les fonctionnaires sont restés impayés depuis au moins quatre mois, est en outre souvent confronté à des tensions politiques et militaires. Le président Vieira a été élu président de Guinée-Bissau en juillet 2005, après avoir dirigé ce pays d'une main de fer de 1980 à 1999, avant d'être renversé à l'issue d'une rébellion politico-militaire de onze mois.

Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen et le PNUD ont signé un programme quinquennal de plus de 55,33 milliards de francs CFA pour notamment la croissance et contre la pauvreté en Guinée-Bissau

BISSAU, 11 juil 2007 - Le gouvernement bissau-guinéen et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé un programme quinquennal de plus de 116 millions de dollars pour notamment la croissance et contre la pauvreté en Guinée-Bissau, a-t-on appris mercredi auprès du PNUD. La signature de ce programme quinquennal, d'un montant de 116,2 millions de dollars, a eu lieu mardi entre le Premier ministre bissau-guinéen, Martinho Dafa Cabi et le représentant du PUND à Bissau, Michel Balima. "Ce programme qui s'étale de 2008 à 2012 est une réponse au processus de développement de la Guiné-Bissau", a souligné Michel Balima au cours de la cérémonie de signature. Selon lui, ce programme a été conçu en fonction des priorités nationales. Le PNUD "a montré de ce fait son engagement d'appuyer les projets du gouvernement d'améliorer le niveau de vie des populationS" bissau-guinéennes, a dit M. Balima. Ce programme, élaboré par des experts des Nations unies, des représentants du gouvernement et de la société civile bissau-guinéens, a trois composantes: gouvernance, croissance et réduction de la pauvreté, protection sociale et développement humain. Sur les 116,2 millions de dollars nécessaires à la mise en oeuvre de ce programme quinquennal, seulement 20,4%, équivalent à plus de 23 millions de dollars, financés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne, sont disponibles, selon une source au PNUD. Le PNUD se charge de la gestion des fonds et doit appuyer les efforts du gouvernement bissau-guinéen dans la mobilisation des quelque 80% restants. "Nous pensons que par ce biais, le gouvernement et le PNUD peuvent espérer que les objectifs du millénaire seront atteints à échéance", a déclaré le Premier ministre bissau-guinéen, Martinho Dafa Cabi. Classé 173e sur 177 pays en terme d'indice de développement humain (IDH), la Guinée-Bissau est dans le groupe des pays les plus pauvres de la planète.



Guinée Bissau: La Banque mondiale a accordé vendredi à la Guinée-Bissau un don de plus de 9,8 milliards de francs CFA pour la réhabilitation de ses infrastructures dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de la voirie urbaine

DAKAR, 15 juin 2007 - La Banque mondiale a accordé vendredi à la Guinée-Bissau un don de 20 millions de dollars pour la réhabilitation de ses infrastructures dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de la voirie urbaine. La signature de l'accord sur ce projet multisectoriel a eu lieu à Dakar entre le ministre bissau-guinéen des Finances, Issufu Sanha et le directeur des opérations de la Banque mondiale dans la capitale sénégalaise, Madani Tall. Cet accord "va permettre de réhabiliter un secteur important pour la relance économique (de la Guinée-Bissau). Nous allons nous employer à rendre ce projet effectif afin que les Bissau-Guinéens puissent très rapidement retrouver l'électricité", a déclaré Madani Tall. Ce don de la BM marque une reprise effective de sa coopération avec Bissau. La Banque avait suspendu en 2006 la mise en oeuvre de ce projet d'infrastructures pour non-respect des règles de transparence, après l'achat par les autorités bissau-guinéennes d'une centrale électrique d'un montant de 15 millions de dollars. Cette décision avait entraîné le gel de toute aide de la BM à ce pays. "La mise en oeuvre de ce projet va nous permettre de développer et moderniser notre réseau électrique, améliorer la compétitivité de nos entreprises et réduire les pertes d'énergie qui sont de l'ordre de 50%", a indiqué Issufu Sanha. Ce projet multisectoriel de réhabilitation des infrastructures est d'un coût global de 45 millions de dollars. Outre les 20 millions de dollars de la BM, 20 millions de dollars doivent être financés par l'Union européenne (UE) et 5 millions de dollars par la Banque ouest africaine de développement (BOAD), selon la direction de la BM à Dakar. La répartition des fonds entre les secteurs de l'énergie, de l'eau et des infrastructures n'a pas été précisée. Classé 173e sur 176 en terme d'indice de développement humain par les nations unies, la Guinée-Bissau est l'un des pays les plus pauvres de la planète.


Guinée Bissau: Le Président Abdoulaye Wade a déclaré mercredi, au cours d'une brève visite à Bissau, qu'une dévaluation du franc CFA "n'est pas encore à l'ordre du jour" mais qu'"en soi" elle "n'est pas une mauvaise chose si elle est bien préparée"


BISSAU, 2 mai 2007 - Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a déclaré mercredi à l'AFP, au cours d'une brève visite à Bissau, qu'une dévaluation du franc CFA "n'est pas encore à l'ordre du jour" mais qu'"en soi" elle "n'est pas une mauvaise chose si elle est bien préparée". "La dévaluation (du FCFA) n'est pas encore à l'ordre du jour. Notre monnaie est couverte à 120%. C'est une monnaie assez solide. C'est peut être la monnaie la mieux couverte au monde", a dit M. Wade à l'issue de l'inauguration du siège à Bissau de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO). Cette déclaration est faite alors que l'euro, monnaie de référence du franc CFA commun à quatorze pays africains, a récemment enregistré des records historiques face au yen et au dollar, largement due à l'embellie économique de la zone euro. L'euro est monté vendredi jusqu'à 1,3682 dollar, son plus haut niveau jamais atteint depuis son premier jour de cotation en 1999


Guinée Bissau: La liste du nouveau gouvernement de la Guinée Bissau formé le 17 avril 2007, dirigé par le Premier ministre Martinha Ndafa Kabi

DAKAR, 17 avril (XINHUA) -- Le chef de l'Etat bissau-guinéen, Nino Vieira, a formé ce mardi un nouveau gouvernement constitué de 20 ministres et de 9 secrétaires d'Etat, a-t-on appris de sources en provenance de Bissau.

Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap- Vert (PAIGC), tout comme le Parti de la rénovation sociale (PRS) ont obtenu la majorité des postes ministériels, avec huit départements chacun.

Le nouveau gouvernement compte cinq femmes, à la tête des Affaires étrangères, la Santé, la Justice, la Culture et le département des anciens combattants.

Voici la composition de la nouvelle équipe gouvernementale :

-- Premier ministre: Martinha Ndafa Kabi

-- Ministre de la présidence du Conseil des ministres, et des affaires parlementaires : Pedro da Costa

-- Ministre de la Defense Nationale : Marciano Silva Barbeiro

-- Ministre des Affaires Etrangères de la coopération Internationale et des communautés : Mme Maria da Concicao Nobre Cabral

-- Ministre de l'Administration Interne : Baciro Dabo

-- Ministre de la Justice : Mme Carmelita Barbosa Rodrigues Pires

-- Ministre de la Réforme Administrative, de la Fonction Publique et du Travail : Pedro Morato Milaco

-- Ministre de l'Economie et de l'Intégration Sous-Régionale : Abubacar Demba Dahaba

-- Ministre des Finances : Issuf Sanha

-- Ministre de la Solidarité Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté : Alfredo Antonio da Silva

-- Ministre de la Santé Publique : Eugénia Saldanha

-- Ministre de l'Education et de l'Enseignement Supérieur : Brum Sitna Namone

-- Ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports : Adiato Djal Nandigna

-- Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural : Daniel Suleimane Embalo

-- Ministre des Pêches : Daniel Gomes

-- Ministre des Ressources Naturelles et de l'Environnement : Soares Sambu

-- Ministre des Travaux Publics, de l'Urbanisme et de l'Habitat :Rui Araujo Gomes

-- Ministre de l'Energie et de l'Industrie : Vinca mendes Naluack

-- Ministre des Transports et des Communications : José Gaspar Gomes Fernandes

-- Ministre du Commerce, du Tourisme et de l'artisanat : Herry Mané

-- Ministre des Anciens Combattants : Mme Isabel Buscardine.

Guinée-Bissau: Le nouveau Premier ministre Martinho Dafa Kabi a annoncé la formation de son gouvernement composé de 29 membres avec seulement deux ministres du gouvernement sortant reconduits

BISSAU, 17 avr 2007 - Le Premier ministre bissau-guinéen Martinho Dafa Kabi a annoncé mardi à Bissau la formation de son gouvernement, numériquement dominé par les partis d'opposition, mais le président Joao Bernardo Vieira conserve plusieurs postes clés, selon un décret présidentiel transmis à l'AFP. M. Vieira est parvenu à faire nommer dans ce gouvernement de 29 membres, pourtant numériquement dominé par l'opposition, des proches aux ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l'Intérieur et de la Justice. En revanche, les ministères-clés de la Défense et des Ressources naturelles ont été confiés à Marciano Silva Barbeiro et Soares Sambu du Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique). Le PAIGC et le Parti pour la rénovation sociale (PRS), deux partis à l'origine de la crise institutionnelle qui secoue le pays depuis un mois, sont les plus représentés dans ce gouvernement. Ils ont obtenu chacun onze portefeuilles ministériels et secrétariats d'Etat. Seuls deux ministres du gouvernement sortant ont été reconduits: Issuf Sanha, précédemment ministre de l'Economie, qui devient ministre des Finances, et Joao Pedro Caetano de Barros qui conserve son poste de secrétaire d'Etat à la Communication sociale. La cérémonie d'investiture du nouveau gouvernement doit se dérouler dans la soirée de mardi, a indiqué une source protocolaire. Le PAIGC, le PRS et le Parti uni social-démocrate (PUSD), majoritaires à l'Assemblée nationale, avaient voté le 19 mars une motion de censure contre le gouvernement d'Aristide Gomes auquel ils reprochaient notamment des contre-performances dans la gestion des fonds publics. Dix jours plus tard, M. Gomes avait annoncé sa démission et celle de son gouvernement, malgré les réticences de M. Vieira à se séparer de son Premier ministre, dont il était proche. Le président Vieira avait alors nommé le 9 avril Martinho Ndafa Kabi du PAIGC comme Premier ministre. M. Kabi avait occupé entre 2004 et 2005 les fonctions de ministre de l'Energie puis de la Défense. Après sa nomination, M. Kabi avait affirmé vouloir "ouvrir le dialogue" afin de gouverner dans "le consensus". Il avait également indiqué que ses priorités seraient de trouver une solution immédiate aux problèmes (liés à la baisse des cours mondiaux) dans le secteur de la noix de cajou (qui représente 85% des recettes d'exportation du pays) et de régler les problèmes d'arriérés de salaires des fonctionnaires. Depuis son élection en 2005 à la tête de ce petit pays lusophone d'Afrique de l'ouest parmi les plus pauvres du monde, M. Vieira, président sans étiquette, peine à rassembler une majorité à l'Assemblée nationale, ce qui provoque de nombreux remous politiques.


Guinée Bissau: Le président Joao Bernardo Vieira nomme un nouveau Premier ministre du nom de Martinho Ndafa Kabi suite au vote de la motion de censure conte le gouvernement sortant en mars dernier


BISSAU, 10 avr 2007 - Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a nommé lundi au poste de Premier ministre Martinho Ndafa Kabi, le candidat proposé par des partis d'opposition qui avaient voté une motion de censure contre le gouvernement sortant le 19 mars, a rapporté mardi la radio nationale. Cette nomination, effectuée par décret présidentiel dont le texte a été lu mardi par les médias d'Etat, met un terme à un blocage né de la réticence affichée par le président Vieira à remplacer l'ancien Premier ministre Aristide Gomes, dont il est proche. M. Gomes avait annoncé le 29 mars avoir présenté sa démission et celle de son gouvernement après le vote, dix jours plus tôt, d'une motion de censure contre son gouvernement. Cette motion avait été votée par 54 des 100 députés de l'Assemblée nationale. Agé de 48 ans, son successeur Martinho Ndafa Kabi est membre du Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, opposition, ex-parti unique). Il a occupé entre 2004 et 2005 les fonctions de ministre de l'Energie puis de la Défense. Aucune information de source officielle n'a pu être obtenue à propos de la date de la formation du nouveau gouvernement. Le nouveau cabinet doit comprendre 29 membres, selon un accord conclu entre le PAIGC, le Parti de la rénovation sociale (PRS, de l'ex-président Kumba Yala) et le Parti uni social-démocrate (PUSD, de l'ex-Premier ministre Francisco Fadul), majoritaires à l'Assemblée. Ces partis, à l'initiative de la motion de censure votée contre le gouvernement sortant, avaient auparavant signé un accord pour la formation d'un "gouvernement de consensus" en lieu et place de celui de M. Gomes. Ils reprochaient au Premier ministre des contre-performances dans la gestion des fonds publics et son incapacité à résoudre la question des nombreux mois d'arriérés de salaire des fonctionnaires. Lundi, ces trois partis avaient indiqué avoir rejeté la reconduction annoncée de M. Gomes. Le chef de l'Etat bissau-guinéen avait fait part vendredi de son opposition à dissoudre le gouvernement et à nommer un nouveau Premier ministre. "Les arguments des leaders des trois grandes formations politiques de l'opposition pour la nomination d'un Premier ministre ne m'ont pas convaincu. Il n'y a aucune raison valable pour dissoudre le gouvernement et nommer un nouveau Premier ministre", avait-il dit. Depuis son élection en 2005 à la tête de ce petit pays lusophone d'Afrique de l'ouest parmi les plus pauvres du monde, M. Vieira, président sans étiquette, peine à rassembler une majorité à l'Assemblée nationale, ce qui provoque de nombreux remous politiques.

Guinée Bissau: L'opposition dit avoir rejeté la reconduction du Premier ministre Aristide Gomes qui avait été renversé suite à une motion de censure en mars dernier


BISSAU, 9 avr 2007 - Les trois principaux partis d'opposition bissau-guinéens, à l'origine en mars dernier d'une motion de censure qui a renversé le gouvernement du Premier ministre Aristide Gomes, ont déclaré lundi avoir rejeté sa reconduction annoncée par le président Joao Bernardo Vieira. "Le président de la République nous a proposé un Premier ministre (Aristide Gomes) que nous avons rejeté. Il a dit qu'il prendra sa propre décision dans les jours qui viennent sans donner de précision", a dit lundi à la presse leur porte-parole, Braima Sori Djalo, après une rencontre avec M. Vieira. Vendredi, lors d'une rencontre avec des chefs coutumiers et religieux, le chef de l'Etat bissau-guinéen avait fait part de son opposition à la dissolution du gouvernement et la nomination d'un nouveau Premier ministre. "Les arguments des leaders des trois grandes formations politiques de l'opposition pour la nomination d'un Premier ministre ne m'ont pas convaincu. Il n'y a aucune raison valable pour dissoudre le gouvernement et nommer un nouveau Premier ministre", avait dit M. Vieira lors de cette rencontre. Le Parti pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique), le Parti de la rénovation sociale (PRS, de l'ex-président Kumba Yala) et le Parti uni social-démocrate (PUSD, de l'ex-Premier ministre Francisco Fadul) avaient introduit une motion de censure contre le gouvernement, qui a été adoptée par l'Assemblée nationale le 19 mars. Ils reprochent au Premier ministre des contre-performances dans la gestion des fonds publics et son incapacité à résoudre la question des nombreux mois d'arriérés de salaire des fonctionnaires de l'administration. Dix jours plus tard, Aristide Gomes avait lui-même présenté sa démission au président Vieira. Depuis lors, la Guinée-Bissau, petit pays lusophone d'Afrique de l'ouest, est dans l'attente d'un décret dissolvant le gouvernement et la nomination d'un nouveau Premier ministre.

Guinée-Bissau: le Premier ministre Aristide Gomes a présenté sa démission et celle de son gouvernement après le vote d'une motion de censure contre son gouvernement


BISSAU, 29 mars 2007 - Le Premier ministre de Guinée-Bissau Aristide Gomes a annoncé jeudi avoir présenté sa démission et celle de son gouvernement au chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira, après le vote le 19 mars d'une motion de censure contre son gouvernement. "J'ai soumis au président de la République hier (mercredi) une lettre de démission de mon gouvernement. Nous sommes dans l'attente de sa réaction. Si le président me renouvelle sa confiance, je suis prêt à revenir" a déclaré Aristide Gomes. La motion de censure avait été votée par 54 des 100 députés de l'Assemblée nationale de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'ouest, un des pays les plus pauvres au monde. Vingt-huit parlementaires avaient voté contre et 8 s'étaient abstenus. Dix députés n'étaient pas présents au moment du vote. Les députés ayant voté le texte reprochent au Premier ministre les contre-performances de son équipe dans la gestion des fonds publics et son incapacité à résoudre la question des nombreux mois d'arriérés de salaire des fonctionnaires de l'administration publique. M. Gomes a reconnu, lors de sa conférence de presse, que la situation politique lui était "très défavorable" et a accusé le Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition) de l'ancien président Kumba Yala (2000 à 2003) d'être à la base des tensions politiques actuelles. "C'est le PRS qui est l'instigateur de tous ces troubles dans le pays. Ils ont multiplié la pression sur moi, surtout quand j'ai refusé de limoger leurs membres qui sont dans mon gouvernement", a-t-il accusé. "Ils sont allés plus loin en poussant les membres du Forum de convergence pour le développement (FCD, coalition de trois partis d'opposition, représentant 55 députés sur 100) à me retirer leur confiance" a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas continuer à soutenir un Premier ministre fermé au dialogue", a de son côté martelé Braima Sori Djalo, le vice-président du PRS. "Non seulement son gouvernement ne fait rien, mais ils (les membres du gouvernement) détournent tous les fonds mis à leur disposition par la communauté financière internationale. Trop c'est trop, il faut qu'ils partent" a-t-il poursuivi. L'ex-président Kumba a quitté la Guinée-Bissau après l'investiture de son successeur, le président Vieira, en septembre 2005. Il vit depuis cette date au Maroc. Le président Vieira, qui n'a pas encore réagi officiellement, a reçu jeudi dans la matinée les membres du Conseil d'Etat. Pour le constitutionnaliste Victor Vamain, le chef de l'Etat est contraint, selon la Constitution, de se séparer de son Premier ministre. "Il n'a aucun augument juridique pour justifier son (éventuel) refus. S'il le fait par abus de pouvoir, ce serait un attentat contre la Constitution", a-t-il assuré. Après le vote de la motion de censure, le président bissau-guinéen devait, selon la Constitution, signer un décret portant dissolution du gouvernement dans les 72 heures au plus tard, ce qu'il n'a toujours pas été fait à ce jour. Depuis son élection en 2005, M. Vieira peine à rassembler une majorité à l'Assemblée nationale, ce qui provoque de nombreux remous politiques.

Guinée-Bissau: L'Union européenne a accordé à la Guinée-Bissau un financement de plus de 3,9 milliards de francs CFA destinés à un programme de réforme de l'administration pour la période 2008-2013 dans le cadre du 10e FED


BISSAU, 20 mars 2007 - L'Union européenne (UE) a accordé à la Guinée-Bissau un financement de 6 millions d'euros destinés à un programme de réforme de l'administration, a annoncé mardi la délégation européenne à Bissau. "La Guinée-Bissau et l'Union européenne ont signé une convention de financement portant sur le Programme d'appui à la réforme de l'administration publique (Parap) pour un montant total de 6 millions d'euros", déclare le délégué de l'UE dans le pays, Franco Nulli, dans un communiqué. Selon le texte, ce financement, dont le type n'a pas été précisé, est accordé pour la période 2008-2013 dans le cadre du 10e Fonds européen de développement (Fed), instrument principal de l'aide de l'UE à la coopération au développement aux Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Le programme bénéficiaire du montant doit permettre de "moderniser et professionnaliser les services publics", notamment réduisant "considérablement la masse salariale qui représente un fardeau très lourd pour le budget de l'Etat", estime M. Nulli. Il doit aussi contribuer à "donner une marge de manoeuvre en terme de conception et implantation des actions de développement du gouvernement", ajoute-t-il. Outre l'UE, le Parap est "soutenu" par d'autres institutions et pays dont la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le Brésil. Selon des chiffres officiels, l'administration publique bissau-guinéenne compte entre 12.000 et 13.000 agents, dont près de 3.000 doivent être mis à la retraite dans le cadre de la réforme. Le même programme envisage la réduction des effectifs des Forces armées et de sécurité, estimés officiellement à 6.000 hommes.

Guinée Bissau: L'Assemblée nationale a voté lundi une motion de censure à l'encontre du gouvernement du Premier ministre Aristide Gomes, qui devrait être dissout dans les 72 heures par le président Joao Bernardo Vieira

BISSAU, 19 mars 2007 - L'Assemblée nationale de Guinée-Bissau a voté lundi une motion de censure à l'encontre du gouvernement du Premier ministre Aristide Gomes, qui devrait être dissout dans les 72 heures par le président Joao Bernardo Vieira, a constaté un journaliste de l'AFP Cinquante-quatre des 100 députés de l'Assemblée Nationale ont voté pour la motion de censure, 28 ont voté contre et 8 se sont abstenus. Dix députés n'étaient pas présents au moment du vote. Selon la Constitution de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest, le président Vieira dispose désormais de 72 heures pour signer un décret portant dissolution du gouvernement. Les trois principaux partis politiques du pays avaient signé la semaine dernière un "accord pour la stabilité parlementaire et gouvernementale", qui prévoyait la destitution de l'actuel gouvernement et la formation d'un "gouvernement de consensus". "Le gouvernement n'a aucune légitimité à partir d'aujourd'hui", s'est réjoui Joao Sediba Sani, le président du groupe parlementaire du Parti pour l'Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique), un des partis signataires de l'accord. Le premier secrétaire de l'Assemblée nationale, Armando Procel, a toutefois dénoncé des irrégularités lors du vote de la motion, et a indiqué que le gouvernement allait saisir la Cour Suprême. La motion de censure a été votée au terme de cinq heures de débats houleux. Le résultat a été salué par des cris de joie de députés et de spectateurs. Le PAIGC, le Parti de la rénovation sociale (PRS) et le Parti uni social-démocrate (PUSD), les trois partis à l'origine de cette motion, regroupent 97 des 100 députés de l'Assemblée. Toutefois des dissidents au sein de ces trois formations soutiennent le gouvernement de M. Gomes. Aristide Gomes a été nommé Premier ministre le 2 novembre 2005 après le limogeage de son prédécesseur, Carlos Gomes Junior, président du PAIGC, à la suite de profonds désaccords avec le chef de l'Etat. Depuis son élection en 2005, M. Vieira, un dissident du PAIGC qui s'était présenté à la présidentielle comme candidat indépendant, peine à rassembler une majorité à l'Assemblée nationale, provoquant de nombreux remous politiques dans ce petit pays qui compte parmi les plus pauvres du monde.

Bissau: L'opérateur historique français, France Télécom, a obtenu une troisième licence de téléphonie mobile en Guinée Bissau via sa filiale sénégalaise à 43% Sonatel


PARIS, 15 mars 2007 - France Télécom a annoncé jeudi l'acquisition de deux licences de téléphonie mobile, en Guinée Bissau et en Guinée, via sa filiale sénégalaise à 43% Sonatel, ce qui porte à neuf le nombre de pays africains où le groupe français est présent. L'opérateur historique français a obtenu une troisième licence de téléphonie mobile en Guinée Bissau. Selon une source proche du dossier, le prix de cette licence est d'environ quatre millions d'euros. "Les opérations commerciales d'Orange Bissau, filiale nouvellement créée de Sonatel, démarreront avant la fin du premier semestre 2007 dans ce pays", précise le communiqué. En Guinée, Sonatel a racheté la licence mobile anciennement détenue par l'opérateur Spacetel, pour une durée de 15 ans renouvelable. Cette licence a été achetée pour environ vingt millions d'euros, selon une source proche du dossier "A l'issue de cette opération, Orange Guinée sera créée avec pour ambition de débuter son activité commerciale avant la fin de l'année", indique France Télécom. "Ces deux acquisitions constituent une nouvelle avancée dans le déploiement de la marque Orange en Afrique et à l'international", estime l'opérateur, qui est déjà présent au Botswana, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, au Mali et au Sénégal, avec "près de 10 millions de clients sur cette partie du monde". France Télécom, confronté à une forte concurrence dans ses marchés traditionnels, en Europe, mise de plus en plus sur les marchés émergents pour assurer sa croissance.

Guinée Bissau: La présidence bissau-guinéenne rejette la demande de dissolution du gouvernement faite la veille par les principaux partis politiques du pays


BISSAU, 13 mars 2007 - La présidence de la République bissau-guinéenne a indiqué mardi à Bissau qu'il n'y avait "aucune raison valable" de donner suite à la demande de démission du gouvernement du Premier ministre Aristide Gomes faite la veille par les principaux partis politiques du pays. "Il n'y a aucune raison valable pour dissoudre le gouvernement", a déclaré à la presse Joao Cardoso, le directeur de cabinet du président Joao Bernardo Vieira, précisant que "beaucoup d'accords avec les partenaires" du pays étaient actuellement en cours de négociation. "Dissoudre le gouvernement au moment où les bailleurs se penchent sur notre dossier serait une aventure", a-t-il poursuivi en faisant référence à une conférence devant réunir en avril au Portugal les autorités bissau-guinéennes et les "partenaires européens et de la Cédéao". Lundi, les trois principaux partis du pays, regroupant 97 des 100 députés de l'Assemblée nationale, ont signé un "accord pour la stabilité parlementaire et gouvernementale", destiné à mettre sur pied un "gouvernement de consensus" de 29 membres. "Si le président refuse de dissoudre le gouvernement, il sera tenu pour responsable des conséquences qui adviendraient de cette crise", a prévenu le vice-président du Parti de la rénovation sociale (PRS), Braima Sori Djalo, sans donner plus de précisions. Les partis concernés, le Parti pour l'Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique), le PRS et le Parti uni social-démocrate (PUSD), devraient déposer lundi une motion de censure à l'encontre du gouvernement, a rapporté une source parlementaire. "C'est la voie idéale pour obtenir la dissolution du gouvernement en cas de refus du Président de le faire", a précisé Victor Vamain un juriste Bissau-Guinéen. Aristide Gomes a été nommé Premier ministre le 2 novembre 2005 après le limogeage de son prédécesseur, Carlos Gomes Junior, président du PAIGC, à la suite de profonds désaccords entre le chef de l'Etat et son ex-Premier ministre. Depuis son élection en 2005, M. Vieira, un dissident du PAIGC qui s'était présenté à la présidentielle comme candidat indépendant, peine à rassembler une majorité à l'Assemblée nationale, provoquant de nombreux remous politiques dans ce petit pays d'Afrique de l'ouest parmi les plus pauvres du monde.

Guinée-Bissau: Trois grands partis bissau-guinéens (PAIGC, PRS et PUSD), comptant au total 97 des 100 députés de l'Assemblée nationale, ont signé lundi un accord pour la formation d'un "gouvernement de consensus"


BISSAU, 12 mars 2007 - Trois grands partis bissau-guinéens, comptant au total 97 des 100 députés de l'Assemblée nationale, ont signé lundi un accord pour la formation d'un "gouvernement de consensus", en remplacement de celui de l'actuel Premier ministre Artiste Gomes dont ils contestent l'autorité. Le Parti pour l'Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, 45 députés), le Parti de la rénovation sociale (PRS, de l'ex-président Kumba Yala, 35 députés) et le Parti uni social-démocrate (PUSD, de l'ex-Premier ministre Francisco Fadul, 17 députés) ont officiellement paraphé devant la presse cet "accord pour la stabilité parlementaire et gouvernementale", destiné à mettre sur pied un gouvernement de 29 membres. "Conscients de la crise politique dans laquelle est plongé le pays, nous PAIGC, PUSD et PRS, avons manifesté le désir de restaurer l'autorité de l'Etat et des institutions démocratiques pour garantir les conditions de paix sociale et restaurer la crédibilité aussi bien interne qu'externe" du pays, ont-ils affirmé dans une déclaration conjointe. L'accord, qui a été remis au président Joao Bernardo Vieira, appelle à la formation d'un "gouvernement de consensus national" avec un Premier ministre issu du PAIGC, 20 ministres et 8 secrétaires d'Etat. Le PAIGC et le PUSD doivent avoir chacun 40% de membres de cette nouvelle équipe, le PRS 17% et les 3% restants doivent être des représentants des autres partis politiques ainsi que de la société civile, selon eux. L'objectif visé est "d'assurer une stabilité politique interne et réhabiliter l'image de marque du pays", a notamment déclaré une des responsables du PAIGC, Adja Fatu Camara. Le Premier ministre Aristide Gomes a été reçu lundi par le président Vieira, mais rien n'a filtré de leur entretien. Interrogé par la presse à sa sortie d'audience, M. Gomes a refusé de s'exprimer sur le sujet. "Je ne sais rien", a lancé M. Gomes, un proche du président Vieira. Il a été nommé à ce poste le 2 novembre 2005 après le limogeage de son prédécesseur, Carlos Gomes Junior, président du PAIGC, à la suite de profonds désaccords entre le chef de l'Etat et son ex-Premier ministre. Aristide Gomes lui-même avait été suspendu du PAIGC en mai 2005 pour avoir soutenu la candidature de M. Vieira à la présidentielle de juin-juillet au détriment du candidat officiel du parti, Malam Bacai Sanha. M. Vieira, qui s'était présenté en indépendant, a été élu au second tour face à M. Sanha.

Guinée Bissau: l'Union européenne octroie plus de 2,6 milliards de francs CFA au gouvernement Bissau guinéen pour la lutte contre les criquets, renforcer l'organisation de la société civile et construire un pont


BISSAU, 7 mars 2007 - L'Union européenne (UE) a octroyé mercredi plus de 4 millions d'euros à la Guinée-Bissau pour notamment financer la lutte anti-acridienne et renforcer l'organisation de la société civile bissau-guinéenne, a constaté un journaliste de l'AFP. La signature de trois conventions a eu lieu mercredi entre le ministre bissau-guinéen des Finances, Victor Mandinga, et le représentant de l'Union européenne à Bissau, Franco Nulli. La première convention, d'un million d'euros, est destinée à renforcer les capacités de la Guinée-Bissau dans la lutte anti-acridienne alors que la deuxième, dont le montant n'a pas été précisé, vise à aider la société civile bissau-guinéenne à mieux s'organiser. Le troisième financement, au montant également non précisé, va compléter un fonds de 35 millions d'euros pour la construction d'un pont sur le fleuve Farim, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bissau. Ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1974, la Guinée-Bissau, souvent confrontée à une instabilité politique et militaire, est un des Etats les plus pauvres au monde.

Guinée Bissau: Les prix des carburants ont été revus d'environ 10% à la baisse vendredi en Guinée-Bissau à la suite de la diminution du prix du pétrole sur le marché international


BISSAU, 9 fév 2007 - Les prix des carburants ont été revus d'environ 10% à la baisse vendredi en Guinée-Bissau à la suite de la diminution du prix du pétrole sur le marché international, a annoncé le gouvernement bissau-guinéen dans un communiqué. Le litre de gasoil passe de 525 à 470 FCFA (0,8 à 0,7 euro), selon un arrêté conjoint du ministère des Finances et du secrétariat à l'Energie de la Guinée-Bissau. Le pétrole lampant passe de 577 à 427 FCFA (0,87 à 0,65 euro), selon la même source. Par ailleurs, le litre d'essence qui coûtait 712 FCFA revient à 690 FCFA (1,08 à 1,05 euro), soit une baisse de moins de 5% pour ce seul produit. Aucune explication officielle n'a été fournie sur cette baisse due, selon une source au ministère bissau-guinéen des Finances, à la chute des prix du brut sur le marché international. Par ailleurs, "toutes les ventes ambulantes de carburant et dérivés sont formellement interdites, sauf avec autorisation", a ajouté l'arrêté ministériel qui ne précise pas les raisons de cette mesure. Ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1974, la Guinée-Bissau, souvent confrontée à une instabilité politique et militaire, est un des Etats les plus pauvres au monde.

Guinée-Bissau: Le chef des renseignements et son adjoint, accusés "d'avoir facilité" la fuite de l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, ont été limogés par le Ministre de l'intérieur

BISSAU, 18 jan 2007 - Le directeur général du service des renseignements de Guinée-Bissau et son adjoint ont été limogés jeudi par le ministre de l'Intérieur Dionisio Cabi, a indiqué une source proche de ce service. Il est reproché au chef des renseignements, le colonel Anterro Joao Correia, et son adjoint, César de Carvalho, "d'avoir facilité" la fuite de l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, réfugié depuis le 11 janvier dans les locaux des Nations unies à Bissau, a précisé cette source. "J'ai été accusé d'avoir avisé Carlos Gomes Junior quelques heures avant la tentative d'arrestation. Cela est faux. J'attends que l'on m'apporte les preuves sur cette accusation gratuite. Je ne suis pas un agent des forces de l'ordre pour me mettre derrière chaque homme politique pour le surveiller", a déclaré à l'AFP le colonel, visiblement ému. Les autorités reprochent à l'ancien Premier ministre d'avoir accusé le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira d'être le commanditaire de l'assassinat le 4 janvier de l'ex-chef d'état major de la marine, l'amiral Mohamed Lamine Sanha. Le président Vieira a publiquement réfuté mercredi, lors d'une rencontre avec les représentants de la communauté musulmane, les accusations proférées par Carlos Gomes et a demandé justice. Cette affaire est également à l'origine du limogeage la semaine dernière du maire de Bissau Joao Mario Vaz, un proche de l'ancien Premier ministre.

Guinée Bissau: Don de plus de 1,9 milliards de francs CFA de la Chine à la Guinée-Bissau pour financer des projets non encore définis

BISSAU, 4 jan 2007 - La République populaire de Chine a accordé un don de quatre millions de dollars à la Guinée-Bissau, a-t-on appris jeudi de source officielle, au terme d'une visite de 24 heures du ministre chinois des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, dans ce pays lusophone d'Afrique de l'ouest. Ce don de quatre millions de dollars est destiné à des projets qui seront ultérieurement définis par les parties chinoise et bissau-guinéenne, a indiqué le ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères. Mercredi, le diplomate chinois avait rencontré le chef de l'Etat bissau, Joao Bernardo Vieira. Aucune précision n'a été apportée sur l'entretien entre les deux hommes. M. Zhaoxing, en tournée africaine, a quitté jeudi après-midi Bissau pour N'Djaména. Bissau était la troisième étape de la tournée africaine du diplomate chinois, qui s'est déjà rendu au Bénin et en Guinée-équatoriale. La Chine, un des premiers partenaires de Bissau, est intéressée par les produits de la pêche ainsi que par les noix de cajou pour lesquelles Pékin va faire un prêt de 60 millions de dollars pour la campagne qui débutera en mars-avril, avait annoncé àle ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères.




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