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L'actualité de la Guinée Bissau
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen par intérim a fixé au 18 mars la date de l'élection présidentielle anticipée que son pays doit organiser à la suite du décès du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha,

BISSAU, 20 jan 2012 - Le président bissau-guinéen par intérim a fixé au 18 mars la date de l'élection présidentielle anticipée que son pays doit organiser à la suite du décès du chef de l'Etat Malam Bacaï Sanha, selon un décret publié vendredi. "Il est fixé au 18 mars 2012 l'organisation de l'élection présidentielle anticipée" en Guinée-Bissau, stipule le décret signé par le président intérimaire Raimundo Pereira, évoquant un "consensus" atteint sur la question à la suite de concertations avec les acteurs politiques. La vacance au sommet de l'Etat à la suite du décès, le 9 janvier, de M. Sanha, "lance un nouveau défi à la Nation guinéenne pour organiser dans un espace de temps relativement court l'élection présidentielle anticipée. Avec un consensus atteint à la suite des différentes consultations avec les acteurs politiques, le président de la République par intérim pense que les conditions politiques et légales sont réunies" pour le scrutin, explique-t-il. Malam Bacaï Sanha, qui avait été élu président en juillet 2009 pour un mandat de cinq ans, est décédé le 9 janvier dernier à Paris, où il était hospitalisé. Il était âgé de 64 ans. Il a été inhumé le 15 janvier à Bissau. Raimundo Pereira, président de l'Assemblée nationale, est devenu chef de l'Etat par intérim à la suite de ce décès. Selon la Constitution bissau-guinéenne, il dispose d'un délai de 60 jours pour organiser une présidentielle. Dans un discours à la Nation à l'occasion de la commémoration de l'assassinat d'Amical Cabral, héros de la guerre d'indépendance, M. Pereira a exhorté les Bissau-Guinéens au calme et au dialogue pendant cette période de transition, et appelé la communauté internationale à l'aide. "Etant convaincu d'être en train d'interpréter fidèlement et correctement, à la lettre et à l'esprit" la Constitution, "et le plus grand consensus atteint dans les consultations que j'ai effectuées, j'ai décidé de fixer la date de l'élection présidentielle anticipée de 2012 au 18 mars de l'année en cours", a-t-il affirmé dans ce discours dont copie a été transmise à l'AFP.



Guinée Bissau: L'Angola a décidé d'octroyer à la Guinée-Bissau 16,7 millions de dollars pour l'aider à réformer son armée, régulièrement impliquée dans des violences dans ce pays politiquement instable

BISSAU, 7 jan 2012 - L'Angola a décidé d'octroyer à la Guinée-Bissau 16,7 millions de dollars pour l'aider à réformer son armée, régulièrement impliquée dans des violences dans ce pays politiquement instable, a appris samedi l'AFP de source officielle. Cette somme, octroyée à l'occasion d'une visite à Bissau du ministre angolais des Affaires étrangères, Candido Van-Dunem, servira en partie à réhabiliter des casernes qui, pour la plupart, sont en très mauvais état. "Ces fonds vont nous aider à améliorer les conditions de vie de nos militaires dans les casernes", s'est réjoui le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes Junior, lors de la signature du protocole d'accord avec l'Angola. M. Van-Dunem a pour sa part indiqué qu'il allait transmettre au président angolais José Eduardo Dos Santos ce qu'il avait "constaté sur le terrain", en particulier "les efforts consentis par le gouvernement de Guinée-Bissau pour stabiliser le pays et sensibilser les bailleurs de fonds". Le chef de la diplomatie angolaise a tranmuis au gouvernementy de M. Gomes Junior "un message de soutien du président Dos Santos" après un récent coup d´Etat manqué. Un contingent angolais de plus de 200 hommes est basé à Bissau depuis mars pour aider à la formation de soldats bissau-guinéens. Le 26 décembre, l'armée a annoncé l'échec d'un coup de force fomenté par un "petit groupe de militaires", parmi lesquels le chef de la Marine, le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, considéré comme un "baron de la drogue" par les Etats-Unis. La traque des suspects, dont 25 ont été arrêtés, a été marquée par des violences ayant fait au moins deux morts, dont un commandant de police abattu alors que, selon des témoignages, il se rendait aux autorités. La Guinée-Bissau est confrontée depuis son indépendance en 1974 à des violences récurrentes impliquant l'armée. Une réforme a été entamée pour en réduire les effectifs, évalués à au moins 12.000 hommes pour une population de 1,5 millions d'habitants. L'instabilité de ce pays est accentuée par l'importance prise ces dernières années par le narcotrafic dans ce pays à l'économie précaire devenu zone de transit de drogues entre l'Amérique du Sud et l'Europe.


Guinée-Bissau: Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté mercredi devant le Parlement un projet de budget de 114,5 milliards de FCFA pour l'Etat en 2012, dont 53% à chercher auprès de bailleurs

BISSAU, 7 déc 2011 - Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté mercredi devant le Parlement un projet de budget de 114,5 milliards de FCFA (moins de 175 millions d'euros) pour l'Etat en 2012, dont 53% à chercher auprès de bailleurs. "Le gouvernement doit chercher auprès de ses partenaires multilatéraux les moyens de combler ce gap" de 53%, a déclaré M. Gomes aux parlementaires. Pour 2011, le budget était de 102 milliards de FCFA (moins de 156 millions d'euros), avec quasiment le même pourcentage de déficit (52%). Le projet 2012 présenté aux députés concerne "un budget cohérent qui consacre une bonne part au secteur social" et comporte une "part réservé à la lutte contre le banditisme, le crime organisé et le trafic de drogue", a expliqué le Premier ministre. Selon lui, 44,5% de ce budget doivent être consacrés à l'éducation, la santé, les infrastructures sociales, la lutte contre le banditisme, la drogue et le crime organisé. En 2012, le gouvernement envisage plus d'efforts et d'investissements pour l'agriculture et l'énergie, selon des sources officielles. Il vise en particulier la transformation de la noix de cajou, principal produit d'exportation du pays, et la culture à grande échelle du riz, aliment de base des Bissau-Guinéens. En 2011, la Guinée-Bissau a recueilli 14 millions de dollars (moins de 10 millions d'euros) de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client, avait indiqué début septembre à l'AFP le président de la Commission nationale du cajou (CNC), André Nanque. Selon le Document de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté de 2009, ce produit représente 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l'Etat. Les autres produits alimentaires et agricoles locaux (riz, fruits dont les mangues et agrumes, cultures maraîchères dont les oignons et tomates) peinent à être exportés. Fin novembre, le ministre bissau-guinéen des Finances José Mario Vaz avait affirmé que la prévision de croissance du pays pour 2011 était de 5% (contre 3,6% en 2010). "La tendance est d'aller crescendo" et l'objectif est d'avoir 7% de croissance en 2012, avait dit à la presse M. Vaz.


Guinée Bissau: La France a décidé d'annuler toute la dette publique de la Guinée-Bissau estimée à plus de 8 millions d'euros

BISSAU, 25 nov 2011 - La France a décidé d'annuler toute la dette publique de la Guinée-Bissau estimée à plus de 8 millions d'euros, a annoncé vendredi le ministre bissau-guinéen des Finances, qui s'est également félicité des "gros efforts" économiques et financiers accomplis par son pays. "Nous remercions les pays comme la France qui nous ont enlevé un lourd fardeau en annulant nos dettes", a déclaré José Mario Vaz à la presse. "L'effacement de notre dette par la France", à qui Bissau devait 8,5 millions d'euros, "s'ajoute à celui d'autres partenaires financiers qui ont noté les gros efforts consentis par le gouvernement qui a pu mettre à jour le paiement des salaires" des fonctionnaires bissau-guinéens, a ajouté M. Vaz. Le document pour l'annulation de la dette publique française a été signé jeudi entre M. Vaz et l'ambassadeur de France à Bissau, Michel Flesch. "La France est un partenaire sur lequel la Guinée-Bissau peut toujours compter", a déclaré le diplomate français lors de signature. Classée parmi les pays les plus endettés au monde, la Guinée-Bissau a une dette extérieure estimée à 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros). Début 2011, plus de 90% de cette dette avait été annulée par la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI), les deux principaux créanciers du pays, après les performances économiques réalisées par la Guinée-Bissau en 2010. "La croissance (de la Guinée-Bissau) dépasse de loin beaucoup celle d'autres pays sur le continent" africain, a indiqué le ministre Vaz. La prévision de croissance pour 2011 est de 5% contre 3,6% en 2010 et selon M. Vaz, "la tendance est d'aller crescendo" et l'objectif est d'avoir 7% de croissance pour "créer des emplois. Nous invitons les investisseurs à venir chez nous". La Guinée-Bissau est considérée comme un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain. Elle a été ces dernières années souvent confrontée à une instabilité politique et militaire.


Guinée-Bissau: La Banque africaine de développement a octroyé à la Guinée-Bissau un prêt de 34 millions de dollars pour renforcer la bonne gouvernance et les infrastructures

BISSAU, 24 nov 2011 - La Banque africaine de développement (BAD) a octroyé à la Guinée-Bissau un prêt de 34 millions de dollars (plus de 25 millions d'euros) pour renforcer la bonne gouvernance et les infrastructures, a-t-on appris jeudi de source officielle. "C'est un prêt destiné à renforcer la bonne gouvernance économique et financière et pour le développement des infrastructures d'appui aux activités productives d'ici 2015", a déclaré à l'AFP la ministre bissau-guinéenne de l'Economie et du Plan, Elena Nosolini Embalo. Une mission de la BAD est par ailleurs arrivée mardi dans la capitale bissau-guinéenne où elle va séjourner jusqu'à samedi, a indiqué le ministère bissau-guinéen de l'Economie et du Plan dans un communiqué transmis à l'AFP. La BAD va mobiliser d'autres ressources financières auprès d'autres partenaires au profit de la Guinée-Bissau, a affirmé à l'AFP une source à la représentation de cette institution financière à Bissau. "Ces fonds seront orientés uniquement vers la création de l'emploi, la réduction de la pauvreté et la lutte contre la faiblesse politique économique et sociales de la Guinée-bissau", a-t-elle déclaré. Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau a en outre ces dernières années souvent été confrontée à une instabilité politique et militaire.


Guinée Bissau: La Chine a donné à la Guinée-Bissau 7,5 millions de dollars pour réhabiliter l'ancien palais présidentiel détruit pendant la guerre civile de 1998-1999

BISSAU, 20 oct 2011 - La Chine a donné à la Guinée-Bissau 7,5 millions de dollars (5,4 millions d'euros) pour réhabiliter l'ancien palais présidentiel détruit pendant la guerre civile de 1998-1999, a appris l'AFP jeudi de sources bissau-guinéenne et chinoise à Bissau. "Je souhaite, dans un an, être le premier locataire de ce nouveau palais", a déclaré le président Malam Bacaï Sanha, en posant jeudi la première pierre du bâtiment, au centre de la capitale Bissau, en présence de l'ambassadeur de Chine, Li Bao Jun. Les travaux doivent durer 13 mois, précise un document de l'ambassade de Chine. L'édifice, une imposante bâtisse de style colonial à deux niveaux construite dans les années 1940, avait été sérieusement endommagé pendant la guerre civile qui a opposé en 1998-99 les troupes du président Joao Bernardo Vieira aux mutins du général Ansoumane Mané, alors chef d'état-major général de l'armée. La Chine a réalisé plusieurs grands travaux à Bissau dont l'Assemblée nationale, le palais du gouvernement et un hôpital militaire de 200 lits, en plus de la réhabilitation du stade, la construction des facultés de médecine de l'Université de Bissau et de 1000 logements sociaux. La Chine est intéressée par les ressources minières non encore exploitées de la Guinée-Bissau dont les phosphates, les ressources halieutiques, la bauxite, le bois, et le pétrole off-shore de ce petit pays ouest-africain instable parmi les plus pauvres du monde.


Guinée-Bissau: L'Etat bissau-guinéen a recueilli cette année 14 millions de dollars américains de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client

BISSAU, 1 sept 2011 - La Guinée-Bissau a recueilli cette année 14 millions de dollars américains (9,7 millions d'euros) de taxes sur les noix de cajou exportées, vendues essentiellement à l'Inde, son principal client, a affirmé jeudi à l'AFP un responsable de la filière. Le montant collecté provient d'une taxe de 50 francs CFA (0,08 euro) imposée aux commerçants pour chaque kilogramme de noix de cajou exporté, a expliqué le président de la Commission nationale de cajou (CNC), André Nanque. Cette année, "nous avons fait une excellente campagne de commercialisation. Nous avons exporté plus de 150.000 tonnes de noix brutes de très bonne qualité vers l'Inde", a ajouté M. Nanque. Selon des spécialistes de la filière, l'Inde achète plus de 96% des noix de cajou brutes exportées par la Guinée-Bissau, qui ne dispose pas d'unité de transformation locale. "Le montant prélevé sur l'exportation n'ira pas dans les poches des membres du gouvernement mais dans un compte bancaire, et sera destiné à financer des unités de transformation", a assuré Braima Camara, président de la Chambre de Commerce. Par ailleurs, d'après une source à la CNC, environ 1,5 million de tonnes de pommes de cajou ont été transformées à titre expérimental en jus, réputé riche en vitamine C, et en rhum local. Des résidus ont servi d'alimentation pour le bétail. La noix de cajou est le principal produit d'exportation de la Guinée-Bissau et rapporte en moyenne de 50 à 60 millions d'euros chaque année à l'Etat. Selon le Document de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté de 2009, ce produit représente 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l'Etat. Faute de transformation ou de qualité, les autres produits alimentaires et agricoles locaux (riz, fruits dont les mangues et agrumes, cultures maraîchères dont les oignons et tomates) peinent à être exportés alors que plus de 35% de la superficie du pays (1,1 million d'hectares) sont des terres à vocation agricole. Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde selon les rapports de l'ONU fondés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau tente de revitaliser son économie sinistrée par plusieurs années de guerre civile et de troubles politico-militaires.


Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a procédé vendredi soir à un remaniement marqué par les départs de trois ministres

BISSAU, 27 août 2011 - Le président bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a procédé vendredi soir à un remaniement marqué par les départs de trois ministres dont celui de l'Administration territoriale, l'arrivée d'un nouveau titulaire à la Défense et une permutation entre les Affaires étrangères et la Justice. Avec ce remaniement, arrive un nouveau ministre à la Défense, Baciro Dja, un responsable du parti au pouvoir, qui remplace Aristide Ocanté muté à la Fonction publique et modernisation de l'Etat. Mamadu Saliu Djalo qui était ministre de la Justice occupe maintenant le porte-feuille des Affaires étrangères. Il permute avec Adelino Mano Queta. Fernando Gomes précédemment ministre de la Fonction publique devient ministre de l'Intérieur en remplacement de Dinis Cabelol Na Famtcham-NA qui est nommé à l'Administration Territoriale. Trois personnes quittent le gouvernement: le ministre chargé de l'Administration territoriale, Luis Olivera, celui de la Femme et de la famille, Maria Lurdes Vaz et le secrétaire d'Etat à l'Energie, Wasna Papai Danfa. Aucune explication officielle n'a été donnée à ce remaniement. Mais selon des observateurs, le changement intervenu au niveau de la Justice est destiné à relancer la machine judiciaire au sujet notamment des assassinats de l'ex-président Joao Bernardo Viera et de l'ex-chef d'état-major de l'armée, Batista Tagmé Na Waie en mars 2009 ainsi que deux autres personnalités politiques, Baciro Dabo et Helder Proença, assassinées en juin 2009. Deux ans après leur disparition, les enquêtes sont au point mort. Plusieurs marches ont été récemment organisées par une coalition de 17 partis d'opposition pour réclamer la démission du Premier ministre Carlos Gomes Junior, accusé de bloquer la justice dans ces dossiers d'assassinats politiques qui comprennent également le cas de Verissimo Correia Seabra, ancien chef d'état-major des armées tué en 2004. La Guinée-Bissau connaît une instabilité chronique depuis son indépendance en 1974, elle est régulièrement frappée par des coups d'Etat et des violences dans lesquelles l'armée joue un rôle prépondérant.


Guinée Bissau: Le Procureur général de Guinée-Bissau a été limogé par le président Malam Bacai Sanha en pleine contestation de la justice pour son incurie dans des affaires d'assassinats politiques

BISSAU, 2 août 2011 - Le Procureur général de Guinée-Bissau a été limogé par le président Malam Bacai Sanha en pleine contestation de la justice pour son incurie dans des affaires d'assassinats politiques, a-t-on appris mardi de source officielle. Le président Sanha a aussitôt nommé à sa place Edmundo Mendes, précédemment directeur adjoint de la police judiciaire. Un décret présidentiel stipule qu'après "avoir entendu les membres du gouvernement", Amine Michel Saad "est limogé de ses charges de Procureur général de la République". Joint par l'AFP, le procureur sortant n'a pas jugé nécessaire de commenter cette décision. Mais selon des proches d'Amine Michel Saad, la raison de son limogeage est à rechercher dans la crise politique que traverse le pays, qui a connu récemment des manifestations de plusieurs milliers de personnes réclamant le départ du Premier ministre Carlos Gomes Junior. Ce dernier est accusé d'empêcher la justice de faire la lumière concernant des assassinats politiques commis en 2009. Il s'agit de ceux de l'ex-président Joao Bernardo Vieira, du général Batista Tagmé Na Waie, ex-chef d'état-major des armées, tués en mars 2009, ainsi que de ceux de deux autres personnalités politiques, Baciro Dabo et Helder Proença, tués en juin 2009. "Le procureur n'a pas voulu assumer la responsabilité d'affirmer que Carlos Gomes est le principal commanditaire des assassinats politiques de 2009. S'il le faisait, c'est clair qu'il serait liquidé par le clan de M. Gomes", a affirmé à l'AFP un proche de M. Saad sous couvert de l'anonymat. La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise, vit en état d'instabilité quasi permanente depuis son indépendance en 1974, régulièrement frappée par des violences dans lesquelles l'armée joue un rôle prépondérant. Le pays est également considéré comme un important point de transit de la cocaïne sud-américaine vers l'Europe.


Guinée Bissau: Le pays va exporter en 2011 près de 170.000 tonnes de noix de cajou essentiellement vers son principal client

BISSAU, 21 juil 2011 - La Guinée Bissau va exporter en 2011 près de 170.000 tonnes de noix de cajou essentiellement vers son principal client, l'Inde, a annoncé jeudi le ministre du Commerce Botché Candé. "Nous avons déjà exporté 118.00 tonnes de noix brutes et avons environ un peu plus de 50.000 tonnes dans les entrepôts, sans compter les noix non récupérées à cause du mauvais état des pistes à l'intérieur du pays", a déclaré M. Candé à la presse. "La campagne de cette année est de loin meilleure que la précédente" (120.000 tonnes en 2010) et grâce à "cette quantité de noix exportées, les recettes de l'Etat vont également beaucoup augmenter", a-t-il ajouté. La noix de cajou est le principal produit d'exportation de la Guinée Bissau et rapporte en moyenne de 50 à 60 millions d'euros chaque année à l'Etat qui prélève environ 0,80 centimes d'euro par kilo exporté, pour mettre en place des infrastructures locales de transformation de la noix de cajou. Considéré comme un des pays les plus pauvres au monde, selon les rapports des de l'ONU basés sur les indices de développement humain, la Guinée-Bissau tente de revitaliser son économie sinistrée par plusieurs années de guerre civile et de troubles politico-militaires. Son principal partenaire, l'Union européenne (UE) a décidé de reprendre sa coopération suspendue à la suite du renversement du chef d'état-major José Zamora Induta par son adjoint, en avril 2010.


Guinée Bissau: Le gouvernement bissau-guinéen a besoin de 3,7 millions d'euros jusqu'à 2014 pour lutter contre le trafic de drogues et ses conséquences

BISSAU, 24 juin 2011 - La Guinée-Bissau, considérée comme un important point de transit du trafic de cocaïne de l'Amérique du Sud vers l'Europe, a besoin de 3,7 millions d'euros jusqu'à 2014 pour lutter contre le trafic de drogues et ses conséquences, selon un document officiel diffusé vendredi. L'exécution du "plan d'opérations de lutte contre le narcotrafic" de 2011 à 2014 nécessite 3,7 millions d'euros, pour trois volets: la justice criminelle, les abus de consommation de drogue et le VIH-sida, indique un dossier de présentation publié par le ministère de la Justice à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la drogue. "Nous avons un vaste plan de lutte contre un fléau qui gangrène notre société et pour lequel nos moyens sont dérisoires. (...) Pour l'ensemble de nos programmes, que nous avons étalés de 2011 à 2014, nous aurons besoin de quelque chose comme 3,7 millions d'euros pour la bonne marche du plan", explique-t-il. Les premières estimations pour ce plan s'élevaient à 19 millions de dollars (plus de 13 millions d'euros) pour la période 2010-2014 mais il n'était "pas certain qu'on puisse avoir cette somme-là avant l'échéance" du programme, a précisé à l'AFP un responsable au ministère de la Justice. Dans la lutte contre le trafic de drogue et ses conséquences, Bissau est "déterminé malgré les limites de ses moyens", a assuré lors de la célébration le porte-parole du gouvernement, Mme Adiato Djalo Nandigna. "Nous avons formé plusieurs magistrats et agents d'investigation pour combattre le fléau. La détermination des agents, à elle seule, ne suffit pas à elle seule, il faut des moyens de combats qui font largement défaut", a affirmé à la presse le ministre bissau-guinéen de la Justice, Mamadu Djalo Pires. "Grâce à la coopération" notamment avec l'ONU, le Portugal et la France, "nous sommes en train de faire reculer le mal. Mais le combat n'est pas gagné pour autant", a-t-il ajouté. D'après plusieurs sources, les narcotrafiquants profitent de la faiblesse de l'Etat bissau-guinéen pour se livrer à ce trafic, avec la complicité notamment de hauts responsables de l'armée de ce pays pauvre confronté à une instabilité politique et militaire chronique.


Guinée-Bissau: Des enseignants des secteurs primaire et secondaire publics de Guinée-Bissau ont entamé mardi une grève de 30 jours pour des arriérés de salaires et une amélioration de leurs conditions

BISSAU, 24 mai 2011 - Des enseignants des secteurs primaire et secondaire publics de Guinée-Bissau ont entamé mardi une grève de 30 jours pour des arriérés de salaires et une amélioration de leurs conditions, selon leur syndicat, suscitant des craintes pour la validité de l'année scolaire. Les établissements publics étaient fermés mardi à Bissau, a constaté un journaliste de l'AFP. Les radios locales ont rapporté que le mouvement de grève était largement suivi à l'intérieur du pays. "Après avoir lancé plusieurs avertissements au gouvernement concernant la mauvaise situation des enseignants" et demeurés sans suite, "nous avons été obligés de lancer une grève de 30 jours. Nous ne lèverons ce mot d'ordre qu'après avoir eu gain de cause", a déclaré à l'AFP le président du Syndicat national des professeurs (Synaprof), Luis Nancassa. Le Synaprof regroupe 80% des enseignants du public en Guinée-Bissau, l'autre partie étant au Syndicat national démocratique des professeurs (Syndeprof). Celui-ci n'a "pas donné un mot d'ordre particulier" pour la grève, a dit à l'AFP un de ses membres. Dans leur cahier de revendications dont l'AFP a vu une copie, le Synaprof réclame un plan de carrière pour les enseignants, un réajustement salarial en fonction de leurs catégories, neuf mois d'arriérés de salaires de 2003 et un échéancier de paiement. Dans une déclaration à la presse mardi matin, le ministre bissau-guinéen des Finances, José Mario Vaz, a indiqué avoir convié les deux syndicats d'enseignants à une rencontre, en exhortant les professeurs à être "plus calmes et moins exigeants". "Le gouvernement est en train de chercher des solutions à leurs problèmes", a assuré M. Vaz. Cette grève, suivant deux précédents mouvements d'humeur depuis la rentrée des classes 2010-2011, suscitait des craintes pour la validité de l'année scolaire. "Depuis octobre dernier, seul 30% du programme annuel a été accompli. Si cette grève perdure, il est clair que nous allons vers une année blanche (invalide)", a affirmé à l'AFP un responsable du secteur de l'Education.


Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a nommé mercredi par décret un nouveau ministre de l'Intérieur, Dinis Kablon Na Fantchamna, pour remplacer Adja Satù Camara Pinto dont la démission avait été rendu publique mardi

BISSAU, 22 déc 2010 - Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a nommé mercredi par décret un nouveau ministre de l'Intérieur, Dinis Kablon Na Fantchamna, pour remplacer Adja Satù Camara Pinto dont la démission avait été rendu publique mardi. Le nouveau ministre occupait les fonctions de chef de la maison civile de la présidence. Très proche du président Malam Bacai Sanha, Adja Satu Camara Pinto avait décidé de quitter le gouvernement après un bras de fer de deux mois avec le Premier ministre Carlos Gomes Junior qui l'avait suspendue de ses fonctions en septembre, pour "désobéissance". Il était reproché à la ministre d'avoir procédé à la nomination d'officiers supérieurs alors qu'un arrêté gouvernemental interdisait toute nomination ou promotion au sein de la police "jusqu'à nouvel ordre". Le motif avancé par le Premier ministre était "éviter d'entraver le processus de réforme au sein des forces de défense et de sécurité".



Guinée Bissau: Selon le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, la Guinée-Bissau est parvenue jeudi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette de 1,2 milliard de dollars

WASHINGTON, 16 déc 2010 - La Guinée-Bissau est parvenue jeudi au terme d'une procédure qui doit lui permettre d'obtenir un allégement de la dette de 1,2 milliard de dollars, ont annoncé le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est arrivé au point d'achèvement de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE), grâce à un vote du conseil d'administration des deux institutions de Washington. L'effort est réparti entre le FMI et la Banque mondiale, d'autres institutions multilatérales, les créanciers publics du Club de Paris et des créanciers privés. Le montant actuel de la dette de la Guinée-Bissau n'a pas été précisé. Mais d'après les chiffres du FMI, elle doit descendre à 47% du produit intérieur brut, contre 163% en 2009. "Cela récompense les formidables efforts du pays pour rétablir la stabilité économique, sociale et institutionnelle et permet à la Guinée-Bissau et ses partenaires de tourner leur attention vers les immenses défis qui se dressent pour regagner ce qui a été perdu lors de décennies marquées par le conflit", a estimé le directeur de la Banque mondiale pour la Guinée-Bissau, Habib Fetini, cité dans un communiqué. Ce pays de 1,65 million d'habitants, instable politiquement et parmi les plus pauvres du monde, peine à se relever d'une guerre civile en 1998-1999. En novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exprimé ses inquiétudes face à la montée de l'insécurité, du trafic de drogue et du crime organisé. La Guinée-Bissau est devenue le 32e pays à atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, deux jours après le Togo. "C'est une bonne nouvelle que le peuple bissau-guinéen considère comme un cadeau de Noël. Il faut maintenant que nous, Guinéens, nous changions de comportement", avait déclaré mercredi le président Malam Bacai Sanha, en apprenant que le FMI et la Banque mondiale s'apprêtaient à alléger la dette du pays.

Guinée Bissau: Le budget global 2010-2011 de la Guinée Bissau est de 102 milliards de francs CFA, avec un déficit de 54 milliards, a déclaré le chef du gouvernement devant le Parlement

BISSAU, 16 déc 2010 - Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Carlos Gomes Junior, a présenté jeudi devant le Parlement un budget 2010-2011 de 155 millions d'euros pour son pays parmi les plus pauvres au monde, en soulignant que la moitié de cette somme devait être trouvée auprès de partenaires. "Le budget global est de 102 milliards de francs CFA (155 MEUR), avec un déficit de 54 milliards (82 MEUR)", a déclaré le chef du gouvernement depuis deux ans. "Les secteurs sociaux, notamment l'éducation et la santé, occupent une part importante de ce budget. Naturellement, la grosse part est affectée à la défense et la sécurité", a-t-il déclaré, sans préciser de chiffres. "Nous somme en train de conduire un processus de réforme dans ce secteur (des forces de défense et de sécurité) et j'espère qu'avec l'appui de nos partenaire bilatéraux, nous allons le mener à bon port", a-t-il dit devant la presse. Carlos Gomes Junior a rappelé avoir "hérité d'un bilan peu reluisant", fin 2008. "Mais avec des efforts internes et l'aide de certains de nos partenaires internationaux, nous nous sommes acquittés de beaucoup de nos dettes. Nous avons payé tous les arriérés de salaires de 2010. Nous allons continuer les mesures de restrictions que nous avons lancées depuis 2008", a-t-il assuré. Le gouvernement doit s'acquitter d'une ardoise de plus de 300 millions de CFA (457.000 euros) de dette interne, relative aux arriérés de salaires de 2003, 2005 et 2007 et au paiement des dommages causés à certains opérateurs économiques par la guerre civile de 1998-99. Selon une source au ministère des Finances, plusieurs partenaires sollicités ont exigé des justificatifs pour cette dette interne et proposé qu'un audit international des comptes de l'Etat soit mené. Le Fonds monétaire international (FMI) s'était par ailleurs prononcé, lundi, en faveur d'un effacement de la dette nationale, estimée à 1,1 milliard de dollars, selon le président Malam Bacai Sanha. "C'est une bonne nouvelle que le peuple bissau-guinéen considère comme un cadeau de Noël. Il faut maintenant que nous, Guinéens, nous changions de comportement", avait déclaré mercredi le chef de l'Etat, de retour de Dakar où il avait pris part au Festival mondial des arts nègres.




Guinée-Bissau: Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, a inauguré mercredi à Bissau le nouveau siège de son gouvernement, entièrement financé par la Chine à hauteur de 25 millions de dollars

BISSAU, 10 nov 2010 - Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, a inauguré mercredi à Bissau le nouveau siège de son gouvernement, entièrement financé par la Chine à hauteur de 25 millions de dollars, a constaté un journaliste de l'AFP. Le nouveau bâtiment, situé dans la périphérie nord de la capitale, a été construit en 18 mois et est composé de trois grands blocs pouvant accueillir 12 ministères. C'est "le symbole d'une coopération fructueuse, longtemps entretenue avec la Chine que nous remercions du fonds du coeur", a déclaré le président bissau-guinéen. "Notre gouvernement poursuit une logique qui s'inscrit dans la continuité des liens entretenus depuis plusieurs années. C'est le fruit d'une coopération franche et durable", a de son côté déclaré l'ambassadeur de Chine à Bissau, Li Bao Jun. La Chine compte déjà à son actif plusieurs réalisations à Bissau dont l'Assemblée nationale, construite en 2000 pour un coût de 6 millions de dollars, un hôpital militaire d'une capacité de 200 lits pour 12 millions de dollars, ainsi qu'un un stade de 25.000 places. Elle finance également les travaux de réhabilitation de casernes, d'hôpitaux et investit dans le secteur agricole. En contrepartie, la Chine est intéressée par l'exploration du pétrole off-shore et les énormes richesses forestières et halieutiques de la Guinée-Bissau.



Guinée Bissau: Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a officiellement demandé à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) d'aider son pays à relancer la réforme du secteur de défense et de sécurité

BISSAU, 4 oct 2010 - Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha a officiellement demandé à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) d'aider son pays à relancer la réforme du secteur de défense et de sécurité, dans une lettre dont l'AFP a pu consulter lundi une copie. Dans ce courrier adressé à son homologue nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Cédéao, M. Sanha évoque "l'interruption du processus de réforme dans les secteurs de défense et de sécurité" et sollicite "un appui et une assistance pour la relance de cette réforme". L'Union Européenne, principal partenaire de la Guinée-Bissau, avait annoncé en août qu'elle suspendait sa mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) en Guinée-Bissau, en raison des conditions contestables de l'investiture du nouveau chef d'état-major du pays. Le 1er avril, le général Antonio Indjai, adjoint au chef d'état-major général José Zamora Induta, avait fait arrêter son patron. Puis, le 25 juin, le président Sanha avait officialisé la nomination d'Indjai à la tête de l'armée. Le pays avait auparavant été secoué par le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président de la République, Joao Bernardo Vieira. L'armée est particulièrement influente en Guinée-Bissau, pays très pauvre qui avait conquis son indépendance (1974) par une longue guérilla contre les colons portugais avant d'être déchiré par une guerre civile (1998-1999).


Guinée Bissau: L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique

BISSAU, 4 août 2010 - L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique, a appris mercredi l'AFP de source militaire. "Nous ne nous opposons pas à l'arrivée d'une force d'interposition, seulement il faudra que tout soit fait dans les règles de l'art, je veux dire que les documents soient soumis à l'Assemblée nationale et promulgués par la président de la République", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. "Nous souhaiterions également connaître le mandat et la structure de la dite force pour mieux l'apprécier et (mieux) nous positionner", a-t-elle indiqué, ajoutant: "nous ne sommes que des exécutants soumis au pouvoir politique". Le gouvernement de Bissau a accepté la présence d'une force étrangère pour stabiliser un pays coutumier des violences politiques et militaires, avait annoncé lundi Soares Sambu, porte-parole du Conseil national de la Défense, rattaché au cabinet du président de la République, Malam Bacaï Sanha. "Il s'agit d'une mission de stabilisation et non d'une force proprement dite", avait tenu à préciser M. Sambu. Il restait à obtenir l'aval de la hiérarchie militaire qui s'est réunie mercredi à Bissau pour en discuter et émettre son avis, sous l'autorité du nouveau chef des armées, le général Antonio Indjai. Le chef de l'Etat recherche "un consensus" et l'arrivée de la force sera également soumise à l'avis des parlementaires, selon M. Sambu. Cette force sera composée d'éléments de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de l'Union africaine (UA), avait-il précisé. Elle sera avant tout "dissuasive", aura pour objectif de "garantir la sécurité des autorités (civiles), d'enrayer les soubresauts politico-militaires, de décourager les coups d'Etat et d'appuyer les réformes au sein de l'armée et des forces de sécurité", selon une source proche de la représentation de la CPLP à Bissau. Elle aura également pour mission "de lutter contre le narco-trafic" qui gangrène la Guinée-Bissau, devenue ces dernières années une des principales plaques tournantes du trafic de drogue en Afrique de l'ouest, selon cette source. Le nombre d'éléments de cette force et le lieu où elle sera établie en Guinée-Bissau restent encore inconnus. La décision d'accepter son arrivée avait été prise dimanche lors d'une réunion à la présidence, en présence de Malam Bacaï Sanha et du Premier ministre Carlos Gomes Junior. M. Bacaï Sanha avait déclaré aux officiers supérieurs également présents que "ce dont le peuple a besoin, ce sont des écoles, l'accès aux soins et non des soubresauts. Vous avez le devoir de garantir la tranquillité et non d'être des fauteurs de troubles". Des termes que la source militaire interrogée par l'AFP réfute. "Je n'apprécie pas cette manière d'accuser gratuitement les militaires d'être des fauteurs de troubles ou bien d'être des gens qui empêchent les autres citoyens de dormir". Ex-colonie portugaise indépendante depuis 1974, la Guinée-Bissau est régulièrement frappée par des violences politique et militaire dans lesquelles l'armée joue un rôle important. Le prédécesseur de M. Sanha, élu en juillet 2009, Joao Bernardo Vieira, a été assassiné par des militaires en avril 2009. Et le 1er avril 2010, le général Antonio Indjai avait renversé le chef des armées, José Zamora Induta, et séquestré le Premier ministre qui avait été menacé de mort.


Guinée-Bissau: Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires

BISSAU, 31 juil 2010 - Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires. Les anciens combattants de la guerre contre le Portugal (1962-73) ont reçu une carte d'identification biométrique vendredi devant le Président Malam Bacai Sanha, le Premier ministre Carlos Gomes Junior et plusieurs membres du gouvernement, a constaté l'AFP. "Ce recensement va nous doter d'une banque de données fiable pour une meilleure gestion des conditions de vie des combattants de la patrie (...) et un meilleur paiement des pensions", a déclaré le ministre de la Défense et des anciens combattants, Aristides Ocante Da Silva. Les effectifs de l'armée sont chiffrés à 4.458 hommes, selon un décompte de 2008 réalisé avec des experts de l'Union Européenne. En réalité, ce nombre dépasse les 5.000 soldats: "Dans un contexte de salaire misérable et d'arriérés qui s'accumulent, beaucoup d'anciens combattants vivent d'autres activités et ne remettent l'uniforme qu'à l'occasion des recensements", a expliqué Malam Djassi, chef de la commission. "L'objectif est de ramener les forces armées à 3.440 hommes, en conformité avec le nombre fixé par les bailleurs dans le cadre des réformes dans les Forces armées", a encore indiqué M.Djassi. Beaucoup de "vétérans et militaires en âge de la retraite refusent de partir de l'armées car l'Etat n'a pas les moyens de leur payer une pension", note le chroniqueur politique Rui Landim. Selon un membre de la commission la deuxième étape sera la démobilisation et la réinsertion sociale des vétérans et des militaires retraités. La Guinée-bissau a demandé l'appui de ses partenaires dont l'UE depuis 2007. Depuis l'indépendance de cette ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée a toujours dominé la vie de la Guinée-Bissau, l'un des pays les plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amértique du Sud. Le président Bacai Sanha a réclamé début juillet que "quiconque s'adonnant au narcotrafic soit exclu de nos forces armées", en soulignant ne "pas accepter d'être des otages éternels entre les mains des militaires". Son prédécesseur Joao Bernardo Vieira avait été assassiné par des militaires en avril 2009. Le 1er avril 2010, le général Indjai avait renversé le chef des armées et séquestré le Premier ministre. L'UE a ensuite suspendu son aide.


Guinée Bissau: L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées

BRUXELLES, 6 juil 2010 - L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, "considère que la situation présente pourrait constituer une violation des engagements de la Guinée-Bissau en termes de respect des droits de l'Homme, de démocratie et d'Etat de droit" pris dans le cadre de l'accord de Cotonou, a indiqué la porte-parole de Mme Ashton dans un communiqué. En conséquence, "elle appelle à un réexamen de l'implication globale de l'Union européenne en Guinée Bissau", a-t-elle ajouté. L'accord de Cotonou entre l'Union européenne et de nombreux Etats d'Afrique, des Caraïbes et de la zone Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000 après l'expiration de la convention de Lomé. Il prévoit des aides économiques et au développement, conditionnées toutefois au respect de divers critères, y compris politiques. L'UE a programmé une aide totale de 102,8 millions d'euros à la Guinée-Bissau pour la période 2008-2013. Si elle suspendait son aide, cela concernerait les fonds destinés au gouvernement, mais pas ceux destinés à la population et aux ONG. L'UE a mis en place en 2008 une mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) dans le pays. Son mandat, prolongé de six mois, arrive à son terme le 30 novembre, mais il n'était pas exclu jusqu'à la récente mutinerie qu'il soit prolongé. Mme Ashton est "consternée par la récente nomination du général Antonio Indjai au poste de chef d'état-major, compte tenu du fait qu'il était le principal responsable de la mutinerie du mois d'avril" et appelle à la libération du précédent chef des armées, a souligné sa porte-parole. Le général Indjai, adjoint au chef d'état-major, le général José Zamora Induta, avait fait arrêter son supérieur, le 1er avril. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été arrêté, séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Ce dernier "putsch" au sein de l'armée est intervenu un peu plus d'un an après le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira.



Guinée Bissau: Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau

SANTA MARIA, 3 juil 2010 - Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau, selon leur communiqué publié samedi à l'issue d'un sommet au Cap-Vert. Dans ce texte, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao déplorent le "peu de progrès enregistré dans la lutte contre l'impunité" dans ce pays, secoué il y a trois mois par un nouveau putsch au sein de l'armée. Le 1er avril, le général Indjai avait renversé le précédent chef d'état-major général José Zamora Induta. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Mardi à Bissau, cet officier avait été solennellement investi dans ses fonctions de nouveau chef d'état-major par le président Malam Bacai Sanha. "La conférence est fortement préoccupée par la nomination du général de division Antonio Indjai, précédemment vice-chef d'état-major et initiateur des évènements du 1er avril 2010, comme chef d'état-major général des forces armées", est-il souligné dans le communiqué. Elle "exhorte" le président Bacai Sanha à créer les conditions propices "pour la mobilisation de la communauté internationale en faveur de l'indispensable programme de réforme du secteur de la sécurité". La Cédéao demande aussi à sa propre commission "de procéder à la mise en place diligente d'un mécanisme de sécurisation des institutions républicaines" en Guinée-Bissau. Evoquant l'enquête sur le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira, elle insiste sur la nécessité de protéger les témoins, pour "permettre à la Commission nationale d'enquête de finaliser ses activités". L'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie de la Guinée-Bissau, l'un des plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne. Dans un communiqué diffusé mardi, l'ambassade des Etats-Unis avait "regretté" la nomination du général Indjai, le jugeant "indigne" de diriger les forces armées". Auparavant, les Etats-Unis s'étaient inquiétés des "indications selon lesquelles de hauts membres des forces armées et du gouvernement civil sont impliqués dans le trafic de stupéfiants" en Guinée-Bissau.

Guinée Bissau: L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril

BISSAU, 26 mai 2010 - L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril, selon un communiqué publié mercredi. "La mission de l'UE pour les réformes dans les secteurs de la défense et de la sécurité en Guinée-Bissau a l'honneur d'informer de la fin de son mandat le 31 mai 2010. A cette date se termine également le mandat de son chef, le général (espagnol) Juan Esteban Verastegui", peut-on lire dans ce communiqué. Une nouvelle mission "destinée à l'application du processus de réforme qui devait initialement commencer le 1er juin est suspendue, sur décision de l'Union Européenne, suite aux événement survenus le 1er avril", selon ce texte. Le chef d'état-major des armées, José Zamora Induta, a été renversé par son adjoint, le général Antonio Indjai, le 1er avril. Ce jour-là, des militaires avaient brièvement détenu, et même menacé de mort, le Premier ministre, Carlos Gomes Junior, proche du général Induta. Cet officier reste actuellement détenu dans une caserne à Mansoa (60 km de Bissau) et l'armée n'a toujours pas, officiellement, de nouveau chef. La semaine dernière, l'UE avait déjà menacé de suspendre son aide "si les autorités bissau-guinéennes ne forçaient pas l'armée à respecter l'ordre établi dans la hiérarchie militaire et à se soumettre au pouvoir politique". Selon un officier proche de la mission, joint par l'AFP, l'UE et les autorités bissau-guinéennes se sont données plusieurs mois pour "suivre l'evolution de la situation politico-militaire dans le pays". "L'UE analysera pendant cette période les possibilités de sa future implication dans l'appui à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité", selon le communiqué. Depuis l'indépendance de l'ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie du pays, l'un des plus pauvres au monde. En mars 2009, un attentat à la bombe avait tué le chef d'état-major. Sa mort avait été aussitôt suivie de l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, tué par des militaires.



Guinée Bissau: La Banque mondiale et la Guinée-Bissau ont signé le 8 avril à Dakar un accord de financement pour soutenir les petits exploitants agricoles et les cantines scolaires de 232 écoles

Dakar, 13 avril, 2009 - “Les partenaires au développement de la Guinée-Bissau doivent prendre le risque des faire des investissements massifs et à long terme dans ce pays pour l’aider à sortir du cercle vicieux des crises». Cet appel a été lancé, jeudi dernier à Dakar, par Habib Fétini, le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Guinée-Bissau qui a signé, avec l’Ambassadeur Fali Embaló, deux conventions pour soutenir ce pays à faire face à la crise alimentaire. M. Fétini a rappelé que, pour sa part, la Banque mondiale prépare actuellement d’importantes opérations pour appuyer Bissau, notamment dans le secteur de l’éducation, des finances publiques et de l’énergie. Pour sa part, l’ambassadeur de la Guinée-Bissau au Sénégal, M. Fali Embaló a magnifié la coopération entre son pays et ses partenaires, en insistant particulièrement sur les interventions de la Banque mondiale et de l’Union européenne. En effet, c’est l’Union européenne, à travers son fonds fiduciaire administrée par la Banque mondiale, qui a accordé une subvention de deux millions 870 mille Euros pour aider Bissau à atténuer les effets de la crise alimentaire chez les groupes vulnérables et à augmenter sa production en riz. La Banque mondiale, sur ce fonds de l’UE, va ainsi allouer 2 millions 50 mille Euros (1.342.750.000 FCFA environ) au Programme alimentaire mondial (PAM) pour exécuter un programme de cantines scolaires et de « Travail contre nourriture ». « Ainsi, 28.000 élèves dans 232 écoles vont bénéficier d’un repas quotidien pendant une année scolaire alors que prés de 20 mille personnes pourront bénéficier de rations alimentaires contre le travail fourni pour la réhabilitation de 300 kilomètres de routes dans tout le pays », a indique M. Fétini. Quant à la seconde convention, elle va aider la Guinée-Bissau à mettre en œuvre un programme pour produire mille tonnes supplémentaires de riz grâce à un financement de 820 mille euros (537.100.000 FCFA environ). « Nous espérons ainsi, dans les 18 prochains mois, apporter notre soutien à votre pays pour renforcer l’accès à la nourriture aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, et à appuyer deux milles petits exploitants à augmenter leur production en riz », a ajouté le Directeur des opérations de la BM pour la Guinée-Bissau, basé à Dakar. Globalement, il s’agit d’appuyer la Guinée-Bissau à financer des activités pour atténuer l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires, a ajouté le Directeur des opérations de la Banque mondiale. Il a rappelé que cette opération vient en complément des activités initiées dans le cadre du projet d’urgence de soutien à la sécurité alimentaire, approuvé par la Banque mondiale en Septembre 2008 avec une subvention de 5 millions de dollars. Il faut noter qu’avec ce nouveau financement, la Guinée-Bissau aura donc reçu de l’Union et de la Banque mondiale, des subventions d’un montant total appui total de 9,3 millions de dollars pour faire face à la crise alimentaire.

Guinée Bissau: Le Fonds monétaire international s'est dit "très satisfait" de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté

BISSAU, 21 jan 2010 - Le dirigeant de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Guinée-Bissau, le brésilien Paulo Drummond, s'est dit "très satisfait" jeudi à Bissau de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté. "Nous avons été très satisfaits du recouvrement des recettes fiscales et de la gestion adéquate des dépenses internes. Nous encourageons le gouvernement (de Carlos Gomes Junior, ndlr) à poursuivre sur cette lancée", a déclaré le chef de la mission, "Vu les efforts qui ont été fait, les prévisions de 3,5% pour 2010 et 4% pour 2011 sont tout de même logiques", a ajouté M. Drummond. "Il faut maintenant unir nos efforts pour étudier une façon d'aider la Guinée-Bissau à mieux conduire les réformes structurelles qu'elle a engagées", a-t-il poursuivi. Arrivée à Bissau depuis décembre, cette mission du FMI sollicitée par les autorités a pour objectif d'évaluer le programme fiscal de l'exercice en cours et d'élaborer la mise en oeuvre du projet d'aide post-conflit 2010. L'Etat avait payé début janvier l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelques 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne.


Guinée Bissau: L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne
BISSAU, 13 jan 2010 - L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Nous venons de solder nos comptes avec les banques après avoir mis à jour le paiement des salaires des agents de l'administration" publique, a déclaré à la presse le ministre bissau-guinéen des Finances, José Mario Vaz. Le montant total de ce paiement, entamé la semaine dernière et effectif depuis lundi, est de 17 milliards de FCFA (environ 25 millions d'euros). "Nous allons solder tous les comptes. Les ressources existent. Nous comptons faire cela avant la fin du trimestre", a assuré le ministre. L'Etat bissau-guinéen doit encore de l'argent aux entreprises pour un montant non précisé. L'Union européenne avait accordé fin décembre un appui budgétaire de 26 millions d'euros pour payer la dette interne et des arriérés de salaires des fonctionnaires, arriérés dus au titre des années 2003 et 2008. "C'est un véritable ballon d'oxygène. Si l'Etat s'acquitte de ses dettes, nous allons payer les nôtres vis-à-vis des banques et verser les impôts", a déclaré le président de l'association des opérateurs économiques locaux, Malam Nanco. "Le prochain objectif du gouvernement est d'atteindre un taux de croissance de 10,3%", a souligné M. Mario Vaz. Le dernier taux n'a pas été précisé. La Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde.






Voir ici les articles publiés en 2009


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