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L'actualité du Gabon en 2009
(d'après l'Agence France Presse)


Gabon: Des opposants gabonais, dont six candidats à l'élection présidentielle du 30 août remportée par Ali Bongo, ont annoncé mercredi la création prochaine d'un "grand parti" rassemblant plusieurs formations et mouvances politiques

LIBREVILLE, 30 déc 2009 - Des opposants gabonais, dont six candidats à l'élection présidentielle du 30 août remportée par Ali Bongo, ont annoncé mercredi la création prochaine d'un "grand parti" rassemblant plusieurs formations et mouvances politiques. "Nous décidons solennellement de nous unir et d'unir nos forces, en procédant à la fusion de nos partis politiques afin de créer (...) un grand parti politique novateur", ont déclaré devant la presse ces opposants réunis à Libreville. Ils n'ont cependant pas donné le nom de cette nouvelle formation ni précisé la date prévue pour sa création. Les fondateurs annoncés de ce parti sont les ex-candidats à la présidentielle André Mba Obame (ex-ministre de l'Intérieur, 3e du scrutin), Jean Eyéghé Ndong (ex-Premier ministre), Casimir Oyé Mba (ancien Premier ministre et ministre des Mines), Jean Ntoutoume Ngoua et Bruno Ben Moubamba. Zacharie Myboto, jusque-là président de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) et arrivé 4e à la présidentielle, fait également partie de ce groupe ainsi que les chefs de deux petits partis, Gérard Ella Nguema (Rassemblement national des républicains) et Pierre Claver Zeng Ebomé (Mouvement africain pour le développement). Avec d'autres acteurs politiques, tous ont déjà constitué en novembre une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance". "La décision de nous unir (...) exprime notre volonté commune de construire un avenir meilleur", a expliqué M. Eyéghé Ndong dans leur déclaration commune. Selon ces opposants qui contestent l'élection d'Ali Bongo, "la situation politique" du Gabon depuis septembre "se caractérise par un recul sans précédent de l'Etat de droit et des libertés publiques".



Gabon: Le budget de l'année 2010 du Gabon devrait s'établir, "en recettes et en dépenses, à 2.096 milliards de FCFA contre 1.541,6 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de finances rectificative 2009", soit une hausse de 35,9%

LIBREVILLE, 12 déc 2009 - Le budget 2010 du Gabon s'élèvera à 2.096 milliards de FCFA (3,19 milliards d'euros), soit une hausse de 35,9% par rapport à celui de 2009, selon un communiqué officiel publié samedi. Le budget de l'année 2010 devrait s'établir, "en recettes et en dépenses, à 2.096 milliards de FCFA (3,19 milliards d'euros) contre 1.541,6 milliards de FCFA (2,34 milliards d'euros) arrêtés dans la loi de finances rectificative 2009", indique le communiqué du Conseil des ministres tenu vendredi et qui a adopté le projet de loi finances 2010. Cela représente une hausse de 554,4 milliards de FCFA (845 millions d'euros)", soit une augmentation de 35,9%, selon le texte. Le gouvernement table sur une croissance de l'économie de 6,5%, en comptant sur une production pétrolière -en légère baisse de 1,4%- de 12,4 millions de tonnes "grâce à des efforts soutenus d'investissements sur les champs vieillissants" et "la mise en production de nouveaux gisements". Selon ses prévisions, le pétrole rapportera ainsi 940,2 milliards de FCFA, avec un cours moyen du baril à 66,7 dollars US et un dollar à 465,6 FCFA (0,7 euro). Les recettes seront aussi assurées par les exportations de manganèse, la deuxième source de devises du pays derrière le pétrole, qui devraient connaître une augmentation de 38,4% et atteindre 3 millions de tonnes. "Le prix de la tonne de manganèse se négocierait à 254,8 dollars américains, soit un relèvement de 7,1% par rapport aux prévisions rectifiées de 2009", selon le communiqué. Le secteur forestier devrait, lui, bénéficier "du redressement de la demande extérieure des bois divers en nette progression de 27,3% en dépit d'un repli des exportations d'okoumé de 12,8%". Les dépenses seront consacrées pour 57,2% au fonctionnement -dont 37,1% destinés au paiement de la dette publique- et à 42,8% aux investissements. Ces derniers concerneront pour 60,6% le domaine des infrastructures, pour 7,7% la santé, pour 6,9% la défense et la sécurité.



Gabon: L'interdiction "dès 2010 de l'exportation de bois en grumes" du Gabon annoncée en conseil des ministres début novembre sera effective, malgré les réticences du secteur, à la fin de l'année

LIBREVILLE, 19 nov 2009 - L'interdiction "dès 2010 de l'exportation de bois en grumes" du Gabon annoncée en conseil des ministres début novembre sera effective, malgré les réticences du secteur, à la fin de l'année, a appris jeudi l'AFP auprès du gouvernement et de sources concordantes. "La mesure sera effective. Elle est confirmée", a affirmé à l'AFP un conseiller du ministère des Eaux et Forêts sous couvert de l'anonymat. Le 6 novembre, le gouvernement avait annoncé dans la discrétion "l'interdiction, dès 2010, de l'exportation du bois en grumes au profit de la transformation locale de nos essences forestières en vue de créer davantage de richesses nécessaires à juguler le chômage (...) et exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée". "On nous a indiqué que la mesure sera appliquée dès le mois de janvier et n'était pas négociable", a affirmé à l'AFP un professionnel du secteur. La transformation des matières première gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Les deux principaux syndicats forestiers ont reconnu qu'il fallait tendre vers l'industrialisation du secteur mais estiment qu'il y a un problème de calendrier. "Le chef de l'Etat veut qu'on arrête de faire n'importe quoi dans la forêt gabonaise et il siffle la fin de la récréation", affirme Gérard Moussu, secrétaire général de l'Union des forestiers industriels du Gabon et aménagistes (Ufiga) regroupant les principaux poids lourds du secteur. Mais cette mesure "vient trop vite", souligne-t-il. "Nous avons toujours été en phase avec la politique du gouvernement et nos membres tendent tous vers l'objectif de 75%" de transformation locale des grumes avant 2012, selon ce qu'a fixé la loi de 2001. "Cela nous chagrine qu'on mette tout le monde dans le même sac: ceux qui ont fait des efforts sur l'aménagement et l'exploitation durable et ceux qui n'ont jamais eu l'intention d'en faire", ajoute-t-il. "On espère que le chef de l'Etat fera le distingo entre les uns et les autres". Pour le Syndicat des forestiers du Gabon (Synfoga), "la mesure est bonne (...) mais on ne peut pas tout faire du jour au lendemain. Il faut laisser le temps au temps", affirme Jean-Pierre Georget, qui estime qu'il faut aussi des "mesures d'accompagnement". D'autres membres du secteur estiment qu'on va vers de "nombreuses faillites et la perte de milliers d'emplois en changeant les règles au dernier moment", selon un petit exploitant. Le sujet pourrait être l'un des thèmes abordés vendredi lors de la rencontre à Paris entre les présidents Bongo et Sarkozy, la France ayant d'importants intérêts dans la filière. Environ 3 millions de m3 de bois, dont 1,8 m3 de grumes non traitées, sont exportés tous les ans du Gabon, dont la forêt est estimée à 20 millions d'hectares. En dehors de la fonction publique, le bois est le principal employeur gabonais. Selon les différentes estimations, on estime que la filière pèse pour 10.000 emplois directs et 20.000 indirects. Le Gabon pourrait être à l'avenir un des grands bénéficiaires des compensations financières mondiales pour les pays préservant leur forêt. La forêt du Bassin du Congo est considérée comme le deuxième "poumon" de la planète après l'Amazonie.



Gabon: Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon ont annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA)

LIBREVILLE, 15 nov 2009 - Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon remportée par Ali Bongo ont annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA). La constitution de cette coalition, qui fonctionnait de manière informelle depuis le 30 août, "est la manifestation évidente de notre volonté d'union et d'action", a déclaré l'un de ses membres, André Mba Obame, devant quelques centaines de militants réunis dans un domicile privé de Libreville. Ex-ministre de l'Intérieur et ancien proche d'Ali Bongo, M. Mba Obame est arrivé officiellement 3è à la présidentielle à laquelle il s'était présenté en indépendant. En tout, huit partis constituent la CGPPA qui estime "illégitime" le pouvoir d'Ali Bongo et dénonce une "dictature émergente". Ce sont l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UDGDD) de Zacharie Myboto, le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) de Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé, le Morena, le Forum africain pour la reconstruction (FAR), le Parti gabonais du progrès (PGP), le Rassemblement national des républicains (RNR), le Morena unioniste, le Mouvement africain pour le développement (MAD). Outre M. Mba Obame, les ex-ministres Jean Eyéghé Ndong et Casimir Oyé Mba, qui s'étaient présentés en indépendants à la présidentielle, sont également membres de la Coalition tout comme deux autres ex-candidats sans parti, Jean Ntoutoume Ngoua et Bruno Ben Moubamba. "Nous devons aller plus loin.(...) Ensemble, donnons corps à l'espérance de nos concitoyens en créant ce grand parti politique national" que les Gabonais "appellent de leurs voeux", a plaidé M. Mba Obame. Elu à l'issue d'un scrutin contesté, Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été investi président le 16 octobre. Pendant sa campagne électorale, il a promis de faire du Gabon un "pays émergent".



Gabon: Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC)

LIBREVILLE, 6 nov 2009 - Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements (25 millions d'euros) à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC). "Pour des raisons d'éthique et de préservation de bonne gouvernance prônée par le chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba, j'ai décidé de me décharger de mes fonctions actuelles aux côtés du président afin de me consacrer entièrement à ma défense dans cette affaire", a affirmé Jean-Pierre Oyiba, dans une déclaration lue en direct pendant le journal télévisé de la première chaine publique RTG1. L'hebdomadaire Jeune Afrique affirme dans son édition du 8 au 14 novembre que M. Oyiba a été l'un des bénéficiaires des détournements de fonds et aurait touché "65,6" millions de Francs CFA (100.000 euros).



Gabon: Les salaires des dirigeants des entreprises publiques gabonaises sont désormais plafonnés, a annoncé jeudi le gouvernement formé en octobre par le président Ali Bongo Ondimba qui veut réduire le train de vie de l'Etat et prône "la bonne gouvernance"

LIBREVILLE, 29 oct 2009 - Les salaires des dirigeants des entreprises publiques gabonaises sont désormais plafonnés, a annoncé jeudi le gouvernement formé en octobre par le président Ali Bongo Ondimba qui veut réduire le train de vie de l'Etat et prône "la bonne gouvernance". Un directeur général d'entreprise gagnera désormais cinq millions de francs CFA maximum (7.500 euros), un président de conseil d'administration trois millions de francs CFA (4.500 euros), un directeur d'entreprise deux millions de francs (3.000 euros), indique le communiqué du Conseil des ministres publié par le quotidien L'Union. Cette mesure vise "une relance optimale de l'activité économique" et "une plus grande et harmonieuse justice sociale", selon le texte, qui précise que les économies réalisées "seront destinées au développement ou à la restructuration des entreprises (...) aux fins de les rendre mieux compétitives". Le gouvernement a par ailleurs annoncé que des "audits sur les effectifs de la fonction publique, sur la masse salariale" ainsi que sur les dettes extérieure et intérieure du pays seraient lancés début novembre. Il a également décidé dans le cadre d'un plan pour "l'émergence du Gabon durant la période 2010-2016" de consacrer "au moins 40% du budget général de l'Etat et chaque département ministériel aux projets d'investissements", ajoute le communiqué. La semaine dernière, le gouvernement de Paul Biyoghé Mba, formé le 17 octobre, avait mis déjà en place des mesures d'austérité, en supprimant de nombreux postes, notamment au palais présidentiel et dans l'administration, lors d'une décision désormais surnommée "le tsunami" par les Gabonais. Pour de nombreux observateurs, le régime d'Omar Bongo, resté 41 ans au pouvoir, a été marqué par le clientélisme et gangréné par la corruption. Lors de son discours d'investiture à la présidence, son fils Ali Bongo, élu lors d'un scrutin contesté, avait notamment promis un meilleur partage des richesses et un Gabon "exempt de corruption".



Gabon: Le nouveau gouvernement gabonais a décidé lundi lors de son premier Conseil des ministres de "rappeler" le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) "en vue de son remplacement" après des soupçons de malversations

LIBREVILLE, 20 oct 2009 - Le nouveau gouvernement gabonais a décidé lundi lors de son premier Conseil des ministres de "rappeler" le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) "en vue de son remplacement" après des soupçons de malversations, selon le communiqué final publié mardi. Le Conseil des ministres a décidé "de rappeler le gouverneur de la BEAC, Monsieur Philibert Andzembe", de nationalité gabonaise, "en vue de son remplacement", selon le communiqué intégral du Conseil publié dans le quotidien L'Union. Le gouvernement a également décidé de "faire arrêter les fonctionnaires de la BEAC présumés impliqués et résidant sur le territoire national", précise le communiqué, selon lequel le Conseil des ministres a "déploré la situation qui prévaut au bureau extérieur de la BEAC à Paris, situation caractérisée par des malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs CFA (28 millions d'euros)". Ces décisions ont été prises pour "faire la lumière sur ce dossier dans les meilleurs délais", indique encore le texte. L'hebdomadaire Jeune Afrique avait publié mi-septembre un article selon lequel 19 milliards de francs CFA ont été détournés entre 2004 et 2008 au bureau parisien de la BEAC - qui regroupe les six pays de l'Afrique centrale (Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad). M. Andzembe avait quelques jours après reconnu plus de 40 millions d'euros de pertes dont 22 millions d'euros détournés, dans une interview au quotidien gabonais Gabon Matin.



Gabon: Liste complète du nouveau gouvernement gabonais, composé d'une équipe restreinte de 30 membres contre 44 dans le précédent, dont 12 anciens aux postes clés

LIBREVILLE, 17 oct 2009 - Le premier ministre gabonais Paul Biyoghé Mba, reconduit vendredi dans ses fonctions par le président Ali Bongo Ondimba, a nommé samedi soir son gouvernement, composé d'une équipe restreinte de 30 membres, dont 12 anciens aux postes clés, a constaté une journaliste de l'AFP. Le nouveau gouvernement compte "29 membres", sans compter le Premier ministre "contre 44 dans le précédent", a expliqué le secrétaire général de la présidence, François Engongah Owono, en donnant à la presse sa composition. Cette "contraction des postes vise principalement l'efficacité", a-t-il souligné, précisant que la "mission principale" de ce gouvernement est "de remettre le pays au travail". Parmi les 29 ministres, 12 figuraient dans la précédente équipe gouvernementale et sont maintenus à leur poste, dont Paul Toungui (Affaires étrangères), Laure Olga Gondjout (Communication), Jean-François Ndongou (Intérieur), Julien Ngoghe Bekalé (Mines, Pétrole et Hydrocarbures) ou Blaise Louembe (Budget). D'autres changent de porte-feuille comme Angélique Ngoma qui passe de la Famille à la Défense ou Emile Doumba qui quitte l'Energie pour le ministère des Relations avec le Parlement. Les 18 ministres entrants sont pour la plupart peu connus. "Ce gouvernement est un gouvernement PDG (Parti démocratique gabonais, au pouvoir) ouvert aux autres formations politiques qui ont soutenu le candidat" Ali Bongo Ondimba, selon M. Engongah Owono. L'un des entrants, le ministre des Petites et moyennes entreprises, Jean Félix Mouloungui, serait un représentant en France du parti de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé 2e du scrutin du 30 août dont il a contesté les résultats. Interrogé par l'AFP, un responsable de ce parti, l'Union du peuple gabonais (UPG), à Libreville, a cependant déclaré ne "pas être au courant" de cette nomination. Ali Bongo Ondimba, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans au pouvoir, avait reconduit vendredi, quelques heures après avoir prêté serment comme président du Gabon, M. Biyoghé Mba, 56 ans, au poste de Premier ministre qu'il occupait depuis juillet, dans le cadre des institutions de transition.


Liste complète
:


PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT: Paul BIYOGHE MBA


Ministre de la Justice Garde des Sceaux : Anicette NANG OVIKA, (Nouvelle)

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle: Pr. Léon NZOUBA, (Nouveau)

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et de la Francophonie: Paul TOUNGUI, (Maintenu)

Ministre de la Santé, des Affaires Sociales de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme Alphonsine MBIE NA, (Nouvelle)

Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions Constitutionnelles, de l’Intégration Régionale et du NEPAD, Chargé des Droits de l’Homme: Emile DOUMBA, (Muté)

Ministre de la Culture de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs : René N’DEMEZO’O OBIANG, (Maintenu)

Ministre de la Défense Nationale : Angélique NGOMA, (Mutée)

Ministre des Eaux et Forets, de l’Environnement et du Développement durable: Martin MABALA, (Muté)

Ministre de l’Economie du Commerce de l’Industrie et du Tourisme: Magloire NGAMBIA, (Nouveau)

Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de l’Immigration et de la Décentralisation : Jean François NDONGOU, (Maintenu)

Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Porte-parole du Gouvernement : Séraphin MOUNDOUNGA, (Nouveau)

Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction Publique, Chargé de la Réforme de l’Etat: Blaise LOUEMBE, (Muté)

Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures: Julien NKOGHE BEKALE, (Maintenu)

Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat : Jean Félix MOULOUNGUI, (Nouveau)

Ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique: Laure Olga GONDJOUT, (Maintenue)

Ministre de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme : Rufin Pacôme ONDZOUNGA, (Nouveau)

Ministre de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire : Flavien NZENGUI NZOUNDOU, (Maintenu)

Ministre des Transports : Remy OSSELE NDONG, (Nouveau)

Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale: Maxime NGONDJOUT ISSOUNDOU, (Nouveau)

Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques : Régis IMMONGAULT, (Nouveau)

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement Rural : Raymond NDONG SIMA, (Nouveau)

Ministres délégués auprès du Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération Internationale et de la Francophonie: Jules Marius OGOUEBANDJA et Rose BEKALE, (Nouveaux)

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation : Raphaël NGAZOZE, (Nouveau)

Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé, des Affaires Sociales de la Solidarité Nationale et de la Famille: NZENGUI MIYINDOU, (Nouveau)

Ministres délégués auprès du Ministre de l’Economie du Commerce de l’Industrie et du Tourisme: Paul BOUNDOUKOU LATHA (Muté) et Françoise ASSENGONE OBAME, (Nouvelle)

Ministre délégué auprès l’Equipement, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire : Jean Richard SYLON, (Nouveau)

Ministre délégué auprès du Ministre du Budget et des Comptes Publics et de la Fonction Publique, Chargé de la Réforme de l’Etat : Christian MAGNAGNA, (Nouveau)





Gabon: Paul Biyoghé Mba a été reconduit Premier ministre par le nouveau Président gabonais Ali Bongo qui a prêté serment vendredi 

LIBREVILLE, 16 oct 2009 (AFP) - Ali Bongo Ondimba, qui a prêté serment vendredi comme président du Gabon, a annoncé à la presse qu'il avait nommé Premier ministre Paul Biyoghé Mba, qui occupait déjà cette fonction depuis trois mois, durant la période de transition. "J'ai décidé de nommer ce jour Premier ministre M. Paul Paul Biyoghé Mba. J'ai estimé qu'il était la personne idoine pour conduire la prochaine étape", a affirmé Ali Bongo, 50 ans, dans une déclaration à la presse au palais présidentiel, quelques heures après son investiture. M. Biyoghé Mba, 53 ans, qui était présent lors de la déclaration, a le "profil d'un manager" et est "un haut cadre expérimenté", a ajouté M. Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans à la tête du Gabon. "J'ai tenu à faire cette annonce moi-même pour montrer l'importance que j'attache à ce moment (...) pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire", a souligné Ali Bongo, précisant: "Et nous allons nous mettre au travail immédiatement." Le Premier ministre devrait former son équipe dans les prochaines heures. Paul Biyoghé Mba avait été nommé pour la première fois chef du gouvernement le 17 juillet, après la démission de Jean Eyéghé Ndong du poste de Premier ministre pour se porter candidat à l'élection présidentielle. M. Biyoghé Mba était auparavant ministre de l'Agriculture et de l'Elevage.


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon, à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par neuf candidats et une citoyenne

LIBREVILLE, 12 oct 2009 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon, à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par neuf candidats et une citoyenne, a annoncé sa présidente. "L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée", a déclaré Marie-Madeleine Mborantsuo. Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix. L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages. D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame (25,88%) et M. Mamboundou (25,22%). La Cour constitutionnelle a rejeté ou déclaré irrecevables les onze requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont MM. Mba Obame et Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur. Lundi, avant la lecture du verdict de la Cour, M. Mba Obame a annoncé qu'il entamait une grève de la faim, estimant le Gabon victime "d'un coup d'État électoral" et dénonçant "une dérive dictatoriale". Une "petite clique s'arc-boute sur ses intérêts en prenant tout le pays en otage et en l'exposant gravement", a-t-il déclaré à la presse. "La mascarade continue". "Le président Bongo nous avait laissé un pays qui avait des institutions crédibles, mais l'égoïsme des gens, la mesquinerie des hommes et des femmes, la soif effrénée de pouvoir des uns et des autres, ont en quelques mois ruiné le travail accompli", a-t-il ajouté. A l'annonce du verdict de la Cour, le Secrétaire général du parti d'Ali Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG), Faustin Boukoubi a pour sa part dit "éprouver un sentiment de pleine satisfaction". "Si Ali Bongo Ondimba avait voulu faire un coup de force, on n'aurait pas attendu quatre mois. Le droit et la loi ont prévalu. Le président de la République gabonaise est Ali Bongo Ondimba. Le Parti démocratique gabonais a prouvé qu'il était un parti démocratique", selon lui. "Tous les Gabonais ont un président qui va s'atteler à tous les problèmes des Gabonais et faire du Gabon un pays émergent", a ajouté M. Boukoubi. A l'annonce des résultats du scrutin du 30 août, des émeutes post-électorales avaient éclaté et secoué entre le 3 et le 6 septembre Port-Gentil, la capitale économique. Lors de ces troubles, trois personnes ont été tuées selon le gouvernement, au moins cinq selon l'opposition, évoquant jusqu'à 15 décès.


Gabon: Azur, détenu à 75% par le groupe de Bahrein Bintel, a lancé jeudi son réseau de téléphonie mobile au Gabon, devenant ainsi le 4e opérateur du pays après Zain (groupe éponyme), Libertis (Gabon Telecom), et Moov (Etisalat)

LIBREVILLE, 8 oct 2009 - Azur, détenu à 75% par le groupe de Bahrein Bintel, a lancé jeudi son réseau de téléphonie mobile au Gabon, devenant ainsi le 4e opérateur du pays après Zain (groupe éponyme), Libertis (Gabon Telecom), et Moov (Etisalat), a annoncé l'entreprise lors d'une conférence de presse. Lors de la conférence, le directeur général d'Azur-Gabon, Bruno Valat, a symboliquement téléphoné à un journaliste dans la salle, puis reçu un SMS lui indiquant le coût de l'appel. Azur a adopté une facturation à la seconde --et non à la minute entamée-- comme ses concurrents dans le but d'attirer "la masse populaire", selon M. Valat. L'entreprise, qui a investi 50 millions de dollars (34 millions d'euros) en équipement au Gabon, compte actuellement 80 employés et table sur un chiffre d'affaires de 1 million de dollars (680.000 euros) au dernier trimestre 2009 "avant de grandir en 2010". Elle a obtenu en février une licence d'exploitation de téléphonie mobile pour 15 ans pour 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) environ. A court terme, Azur, qui ne disposera d'une couverture totale du territoire gabonais qu'en 2010, espère 30.000 abonnés pour atteindre et dépasser les 100.000 abonnés à plus long terme, soit entre 5 et 10% de parts de marché selon M. Valat. Le marché gabonais estimé à 1,3 million d'abonnés par Bintel, est dominé par Zain (58%) devant Libertis (34%) et Moov (8%) M. Valat, dont la compagnie opère déjà en Centrafrique et au Somaliland, devrait prochainement lancer un réseau au Congo-Brazzaville. Le groupe a annoncé en début d'année un plan d'investissement "à court terme de 250 millions de dollars (près de 171 millions d'euros) dans la région dans le cadre d'une stratégie d'expansion, visant principalement à consolider sa présence en Afrique dans les 2 années à venir". Selon la Lettre du Continent en avril, le lancement au Gabon est une "implantation stratégique" de Bintel, "dont l'actionnaire principal n'est autre que la richissime famille Ben Laden". "Le groupe Ben Laden est en compétition avec Bouygues (France) pour la réalisation du nouvel aéroport de Libreville" dont la construction est évoquée, de même source.


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise va procéder mardi au "recomptage des suffrages" du scrutin présidentiel du 30 août, dans le cadre des recours de plusieurs candidats qui contestent les résultats du vote

LIBREVILLE, 26 sept 2009 - La Cour constitutionnelle gabonaise va procéder mardi au "recomptage des suffrages" du scrutin présidentiel du 30 août, dans le cadre des recours de plusieurs candidats qui contestent les résultats du vote, a appris l'AFP samedi soir auprès de l'opposition. Une source à la Cour constitutionnelle jointe par l'AFP n'était pas immédiatement en mesure de confirmer cette information, annoncée par le porte-parole de l'opposant historique Pierre Mamboundou, classé 3e au scrutin. Ce recomptage a toutefois été confirmé sous couvert d'anonymat dans l'entourage d'un autre candidat battu, sans qu'aucune indication puisse être disponible sur le nombre de voix concernées. Selon les résultats officiels annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%). MM. Mba Obame et Mamboundou se déclarent chacun vainqueur de ce scrutin à tour unique, organisé de manière anticipée après le décès, en cours de mandat, d'Omar Bongo qui a dirigé le Gabon pendant 41 ans. La Cour constitutionnelle a été saisie au total de onze recours en annulation déposés par neuf candidats et une citoyenne. Elle a jusqu'au 18 octobre pour statuer. "Le recomptage des suffrages" est prévu "le mardi 29 septembre à partir de 14H00" (13H00 GMT) selon un courrier transmis aux auteurs des recours par la Cour constitutionnelle, a affirmé Richard Moulomba Mombo, porte-parole du candidat Pierre Mamboundou. Dans son courrier, la haute juridiction "demande à tous ceux qui ont déposé des recours contre l'élection (...) de trouver un seul huissier, tous ensemble", lequel "travaillera avec l'huisser de justice commis par le défendeur, c'est-à-dire Ali Bongo ou son équipe" pour ce recomptage, a indiqué Richard Moulomba Mombo. Il a précisé que les cinq partis ayant soutenu la candidature de M. Mamboundou déploraient le choix d'un huissier commun à tous les requérants. "Nous, nous avons adressé un courrier à la Cour en lui envoyant le nom de notre huissier et en lui signifiant cela. (...) Nous n'avons pas les mêmes arguments, nous ne pouvons pas nous appuyer, nous tous, sur le même huissier", a-t-il dit. "Nous saluons l'initiative du recomptage des suffrages, mais que la Cour fasse un pas supplémentaire pour accepter que chaque candidat - défendeur ou requérant - ait son huissier à lui. Pour nous, c'est un préalable", a souligné M. Moulomba, également secrétaire général de l'Union du peuple gabonais (UPG), le parti de M. Mamboundou. Le responsable de l'UPG a par ailleurs indiqué que Pierre Mamboundou se trouve depuis le 3 septembre dans un "lieu sûr", tenu secret, pour des raisons de sécurité. "Il est toujours en lieu sûr, il va bien, il va très bien", a-t-il assuré.


Gabon: La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a perdu plus de 40 millions d'euros dans des investissements hasardeux et des détournements, a admis jeudi son gouverneur confirmant partiellement un article de l'hebdomadaire Jeune Afrique

LIBREVILLE, 24 sept 2009 - La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a perdu plus de 40 millions d'euros dans des investissements hasardeux et des détournements, a admis jeudi son gouverneur confirmant partiellement un article de l'hebdomadaire Jeune Afrique. D'après Jeune Afrique la semaine dernière, la BEAC - qui regroupe les six pays de l'Afrique centrale (Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad) - a perdu 25 millions dans un investissement "toxique" auprès de la Société générale en 2006, et vu un total de 28 millions détournés entre 2004 et 2008. Le gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, confirme dans une interview au quotidien gabonais Gabon Matin, l'investissement "toxique" de 16 milliards de F CFA (25 millions d'euros). "Les chefs d'Etat de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) ont été informés et ont commandé un audit", a-t-il précisé. "La Société générale nous a proposé un produit appelé Dépot à terme indexé (DATEI) qui comportait en son sein plusieurs autres fonds de placements dont le produit action pour 20%", a expliqué M. Andzembé, qui est de nationalité gabonaise. "Nous étions persuadés que le placement était à même de permettre l'amélioration de nos réserves (...) Un rapport met en évidence un manque de vigilance de notre part mais aussi et surtout de la Société générale, qui avait proposé un produit en omettant volontairement d'en présenter toutes les composantes", ajoute-t-il. En ce qui concerne le détournement de 19 milliards de F CFA (28 millions d'euros) avancés par Jeune Afrique, M. Andzembé parle lui de "15 milliards (22 millions EUR)". Selon lui, la BEAC s'est "trouvée en 2000 dans l'impossibilité de concilier les écritures entre les relevés de la Société générale qui gère les comptes et la comptabilité de notre Banque (...) On n'arrivait pas à faire la lumière sur 400 millions de F CFA (600.000 euros)". "Au fur et à mesure, ce montant augmentait. En 2004-2005, ce +gap+ a atteint 1,4 milliard (2,1 millions d'euros). Quand je suis arrivé en 2007 (date de sa nomination), les services m'ont signalé cet écart qui est aujourd'hui de 15 milliards", explique-t-il. "J'ai saisi le cabinet Mazars (...) qui a révélé qu'il y avait des détournements de fonds. Ce rapport (de Mazars) a réussi à identifier les moyens utilisés (...): chèques, virements et prélèvements en espèces. Des sociétés ont bénéficié de ces prélèvements, ces sociétés sont dans la mouvance de ceux qui ont géré la comptabilité au siège (...) L'enquête se poursuit", souligne M. Andzembé. Selon plusieurs journaux de la sous-région, les dirigeants des six pays de la Banque envisagent de limoger prochainement M. Andzembé.


Gabon: Le gouvernement gabonais envisage "l'état de siège" à Port-Gentil si les violences se poursuivent dans cette ville

PORT-GENTIL, 6 sept 2009 - Le gouvernement gabonais envisage de solliciter du parlement l'autorisation d'instaurer un état de siège à Port-Gentil (ouest) si les violences se poursuivent dans cette ville, a affirmé dimanche le ministre gabonais de l'Intérieur et de la Défense. La présidente de la République intérimaire, Rose Francine Rogombé, "et le Premier ministre n'ont pas voulu mettre Port-Gentil en état de siège, nous n'en sommes pas encore à ce niveau. Mais si d'aventure l'ordre, la paix et l'harmonie ne sont pas de mise, nous allons solliciter cette autorisation au parlement" bicaméral, a déclaré le ministre Jean-François Ndongou. Il s'adressait à des notables locaux après une visite effectuée à Port-Gentil, la capitale pétrolière du Gabon, au cours de laquelle, a-t-il dit, "on a pu constater l'ampleur des dégâts". "L'état de siège, c'est grave, il y a une interdiction de se déplacer sans une autorisation spéciale", a expliqué M. Ndongou. "Ne transformons pas Port-Gentil en champ de bataille", a-t-il lancé. Selon la Constitution gabonaise, "le président de la République peut, lorsque les circonstances l'exigent, après délibération du Conseil des ministres et consultation des bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat, proclamer par décret l'état d'urgence ou l'état de siège, qui lui confèrent des pouvoirs spéciaux, dans les conditions déterminées par la loi".


Gabon: De source officielle, Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141.952 voix, soit 41,73 % des suffrages

LIBREVILLE, 3 sept 2009 - Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141.952 voix, soit 41,73 % des suffrages, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Ali Bongo devance l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame qui a obtenu 88.028 voix et 25,88% des suffrages et l'opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 85.797 voix et 25,22% des suffrages. Ces deux candidats revendiquaient la victoire à cette élection, estimant impossible l'élection du fils du président Omar Bongo, décédé en juin. La Cour constitutionnelle doit encore valider le résultat du scrutin. Au total, 357.402 des 807.402 inscrits ont voté, selon les chiffres donnés par le ministre. André Mba Obame avait ironisé, déclarant que le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, pouvoir) ne pouvait être élu que si "les règles de l'arithmétique ont changé" alors que Pierre Mamboundou avait estimé que la victoire d'Ali Bongo serait "une supercherie". Des incidents se sont produits pendant l'annonce des résultats à Libreville et à Port-Gentil, la capitale économique fief de l'opposition. A Libreville, des groupes ont fait brûler des voitures et ont cassé des kiosques dans les quartiers de Plein-Ciel et de Nkembo, selon l'AFP et un habitant du quartier. A Port-Gentil, des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou ont attaqué la prison et libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre où des barricades ont été dressées Des barricades ont été dressées à l'aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville, selon le correspondant de l'AFP. Des pneus ont été brûlés sur la chaussée. Un bâtiment était en feu à Port-Gentil, selon le correspondant de l'AFP. Ali Bongo, qui s'est fait un prénom, a un grand défi devant lui. Le pays est au bord de l'implosion sociale. Professeurs, travailleurs de santé et de nombreux autres fonctionnaires avaient ouvert une fronde sociale, relayée par certaines parties du secteur privé, avant le décès d'Omar Bongo. Le nouveau président devra aussi réformer 41 ans du système clientéliste mis en place par son père et qui n'a pas apporté un développement à la hauteur des recettes pétrolières (4e producteur subsaharien) et minières, selon de nombreux observateurs. Dans sa campagne, Ali Bongo a promis, comme tous ses rivaux, une meilleure redistribution des richesses tout en mettant l'accent sur l'industrialisation du pays qui doit, selon lui, devenir "un pays émergeant".


Gabon: Les trois candidats favoris pour l'élection présidentielle de dimanche au Gabon ont revendiqué la victoire, sans attendre les résultats officiels de ce scrutin

LIBREVILLE - lundi 31 août 2009 - 9h44 - Les trois candidats favoris pour l'élection présidentielle de dimanche au Gabon ont revendiqué la victoire, sans attendre les résultats officiels de ce scrutin devant désigner le successeur d'Omar Bongo, décédé en juin après 41 ans au pouvoir. Quelques heures après la clôture du scrutin, qui s'est déroulé sans incident majeur, l'opposant historique Pierre Mamboundou s'est présenté comme le vainqueur, parlant de "victoire finale", alors qu'aucun chiffre n'avait encore été communiqué, ni par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) ni par le ministère de l'Intérieur, qui co-organisent les élections. Ali Bongo, fils aîné du président Omar Bongo, en meeting à Libreville, le 29 août 2009 © AFP/Archives Issouf Sanogo Peu après, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) déclarait son candidat Ali Bongo, fils du défunt président Bongo, "gagnant" de l'élection, sans avancer de chiffres. Dans la foulée, l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame, affirmait à l'AFP qu'il serait "proclamé président de la République" sur la foi de résultats recueillis par son équipe de campagne. "Au Gabon, on ne s'autoproclame pas président", expliquait alors "AMO", comme il est surnommé, mais "lorsque le processus électoral sera allé jusqu'au bout, la Cour Constitutionnelle proclamera le candidat André Mba Obame président de la République". André Mba Obame le 28 août 2009 à Libreville © AFP/Archives Issouf Sanogo "C'est une tendance lourde qui manifeste la volonté profonde du peuple gabonais pour la rupture. Donc, sauf +miracle+, nous ne pouvons pas être rattrapés", a affirmé Mba Obame qui se dit en tête dans 4 des 9 provinces gabonaises, représentant 62% du corps électoral. Selon l'ex-ministre de l'Intérieur, Mamboundou est arrivé en tête dans trois provinces sur neuf (25% des électeurs) et Ali Bongo dans deux provinces (16% du corps électoral). "Ce ne sont pas des sondages mais des résultats", a assuré André Mba Obame. Les Gabonais ont voté en masse dimanche, lors d'un scrutin à un tour émaillé d'un coup de théâtre avec l'annonce du désistement d'un favori et de tensions dans la capitale. Des bulletins dans un bureau de vote de Libreville, le 30 août 2009 © AFP Issouf Sanogo Les opérations de vote, de 07H00 à 18H00 (06H00 à 17H00 GMT) dans plus de 3.000 bureaux au Gabon et à l'étranger, ont commencé avec beaucoup de retard dans de nombreux bureaux, en raison notamment de l'absence de matériel électoral et de certains agents électoraux. De nombreuses files d'attente étaient visibles devant les bureaux de vote qui ont ont fermé progressivement à partir de 19H00 (18H00 GMT). Pendant la campagne, Ali Bongo, 50 ans, investi par le PDG a pu profiter de la machine électorale fondée en 1968 par son père. Officiellement, le PDG a remporté toutes les élections nationales depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Ali Bongo faisait face à 22 candidats jusqu'à l'annonce, vendredi, du désistement de cinq d'entre eux en faveur d'André Mba Obame, laissant 18 candidats en lice. La journée de dimanche a été marquée par le désistement de Casimir Oyé Mba, autre favori, sans consigne de vote, deux jours après avoir démenti son ralliement à André Mba Obame. De nombreux observateurs et candidats avaient affirmé craindre des troubles post-électoraux, comme 21 intellectuels qui ont appelé samedi à l'apaisement. "Le Gabon est un pays de paix, nous sommes habitués à organiser les élections régulièrement", a estimé la présidente intérimaire Rose Francine Rogombé. "La démocratie, c'est (...) accepter le succès comme la défaite". Plus de 300 observateurs nationaux et internationaux étaient accrédités pour surveiller le scrutin. Les résultats complets devraient être annoncés mercredi, selon une source gouvernementale.


Gabon: Il est prévu l'ouverture d'environ 3.000 bureaux de vote sur le territoire gabonais et à l'étranger pour l'élection présidentielle du 30 août

LIBREVILLE, 24 août 2009 - Le Gabon a prévu l'ouverture d'environ 3.000 bureaux de vote sur son territoire et à l'étranger pour l'élection présidentielle du 30 août, a annoncé lundi à l'AFP un responsable du ministère gabonais de l'Intérieur. Il est prévu "environ 3.000 bureaux de vote, Gabon et étranger compris. Au Gabon, il y aura au total 2.801 bureaux", a affirmé un responsable du ministère, au premier jour de la distribution des cartes d'électeurs. Ces cartes sont disponibles depuis 08H00 (07H00 GMT) sur plusieurs sites mais l'opération a connu "un début timide", a ajouté le responsable gabonais. Jusqu'à lundi après-midi à Libreville, "il n'y avait pas grand monde. C'est malheureusement souvent comme ça que ça se passe ici: les gens attendent toujours le dernier jour. Mais nous espérons que d'ici à demain (mardi), il y aura foule", a-t-il ajouté. Les cartes d'électeurs pourront être retirées sur les sites prévus "tous les jours de 08H00 à 20H00 (07H00 à 19H00 GMT) jusqu'au 29 août", veille de la présidentielle. Les cartes non retirées seront disponibles dans les bureaux de vote le jour du scrutin, selon un communiqué du ministère diffusé dimanche. Au total, 813.164 électeurs sont inscrits en vue de la présidentielle, selon la "liste électorale définitive" remise par le ministère de l'Intérieur à la commission électorale. Ces deux structures sont chargées de la préparation et de l'organisation des opérations de vote. Le fichier électoral a été dénoncé par plusieurs partis et la majorité des 23 candidats en lice, qui estiment le nombre d'électeurs exagéré par rapport à la population globale estimée officiellement à 1,5 million d'habitants. Parmi les présidentiables, figure Ali Bongo Ondimba, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après avoir dirigé le Gabon pendant 41 ans. La campagne électorale s'est ouverte le 15 août et doit prendre fin le 29.



Gabon: Plus de 813.000 électeurs gabonais sont inscrits pour la présidentielle du 30 août

LIBREVILLE, 19 août 2009 - Plus de 813.000 électeurs gabonais sont inscrits pour la présidentielle du 30 août, a indiqué mardi à l'AFP le ministère gabonais de l'Intérieur. "La liste électorale vient d'être remise à la Cénap", la Commission électorale nationale autonome et permanente qui organise les scrutins, a déclaré à l'AFP Jean Eric Nziengui Mangala, conseiller en communication de ce ministère chargé de la préparation des élections. Le fichier des inscrits a été révisé et actualisé. "Il y a 813.164 électeurs, Gabon et étranger compris. Il est possible qu'il y ait encore des doublons" en raison notamment de la présence de défunts, mais aucune nouvelle réclamation n'est possible, a expliqué M. Nziengui Mangala. La liste comportait 732.000 électeurs avant la révision. Au total, 23 candidats sont en lice, dont le fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, Ali, ancien ministre de la Défense "déchargé de ses fonctions" gouvernementales peu avant l'ouverture, le 15 août, de la campagne électorale. La plupart de ses 22 adversaires ont exprimé leur inquiétude sur la fiabilité des listes électorales, évoquant notamment des délais courts pour les inscriptions. Le 12 août, après une concertation à la présidence entre candidats, gouvernement et présidence, le gouvernement avait fait état d'au moins 120.000 doublons sur les listes électorales, alors que leur traitement était encore en cours. Un collectif de onze candidats a décidé de saisir la justice pour obtenir le report du scrutin. Jusqu'à mardi, aucune indication n'avait pu être obtenue sur ce projet de saisine. Un candidat indépendant a de son côté entamé le 15 août une grève de la faim en demandant aussi l'ajournement de la présidentielle. La campagne doit prendre fin le 29 août, veille du scrutin.


Gabon:
La campagne pour l'élection présidentielle à tour unique du 30 août au Gabon a débuté samedi

LIBREVILLE, 16 août 2009 - Libreville était aux couleurs de la présidentielle du 30 août à l'ouverture officielle de la campagne électorale ce week-end alors que cinq grands candidats tenaient des meetings dimanche après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dix semaines après l'annonce du décès du président Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans, des affiches ont donc fait leur apparition sur les murs et panneaux publicitaires de la capitale du Gabon. Celles d'Ali Ben Bongo Ondimba, fils d'Omar Bongo décédé début juin et qui a été investi par le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir, sont de loin les plus présentes, avec notamment des centaines de posters sur les principaux axes routiers de la capitale. Ses slogans sont "Agir ensemble, l'avenir en confiance". Ali Bongo a lancé sa campagne avec un rassemblement de plusieurs milliers de personnes sur une esplanade au nord de la ville avec des concerts, de nombreux intervenants et un discours du candidat. L'ancien Premier ministre Casimir Oye Mba, un des favoris du scrutin, a aussi rassemblé plusieurs milliers de personnes dans un complexe sportif de la la capitale, son slogan "Ensemble pour un Gabon nouveau". Des casquettes "Yes, oui CAM" (+Cam+ étant le surnom du candidat), allusion au slogan de campagne du président américain Barack Obama, ont également été distribuées. Pierre Mamboundou, candidat d'une coalition de partis, l'Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR), a lui réuni plusieurs milliers de personnes au carrefour Rio, où s'est déroulé la manifestation qui a dégénéré en affrontements violents la semaine dernière. L'opposant a notamment promis un "système de santé pour tous". Autre favori du scrutin, Zacharie Myboto, ancien hiérarque du régime passé dans l'opposition, a lui organisé un rassemblement en orange, sa couleur, sur le bord de mer devant l'hôpital Jeanne Ebori. Son slogan "Avec Zack, quand on veut, on peut". André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur, a lui choisi le quartier populaire de Kinguele pour un discours où il s'est affirmé le "candidat de la rupture responsable". 23 candidats sont en lice pour la présidentielle - scrutin à tour unique au Gabon.


Gabon: Le ministère de l'Intérieur avait détecté au moins 120.000 doublons sur les listes électorales pour l'élection présidentielle du 30 août

LIBREVILLE, 12 août 2009 - Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe
Mba a reconnu mercredi que le ministère de l'Intérieur avait détecté au moins
120.000 doublons sur les listes électorales pour l'élection présidentielle du
30 août alors que l'opposition réclame un report du scrutin.
"On a constaté plusieurs doublons. 120.000 ont été détectés et le
traitement (des listes électorales) n'est pas achevé. On arrivera à une liste
convenable et conforme à notre population. Les rumeurs comme quoi le Gabon
aurait 1,2 million d'électeurs ou 900.000 sont des rumeurs. Attendons que les
listes soient arrêtées. On est aux alentours de 700.00O", a affirmé le Premier
ministre à la sortie d'une concertation avec l'opposition.
"Le plus important c'est que les électeurs soient régulièrement inscrits,
que ceux qui ne le sont pas puissent faire des réclamations. Que ceux qui sont
inscrits aient leur carte d'électeur à temps et que ceux qui aient leur cartes
aillent voter. Qu'il n'y ait pas de vote multiple, pas de fraude... Tout ceci
se présente plutôt bien", a-t-il encore assuré.
Un collectif des principaux candidats au scrutin à l'exception d'Ali Ben
Bongo, fils du président Omar Bongo décédé début juin, a annoncé mercredi
qu'il saisira la justice pour obtenir un report, en raison de plusieurs
"irrégularités et inégalités".
De source proche de la présidence, on confiait récemment à l'AFP qu'il
existait "beaucoup plus de personnes sur les listes que de personnes réelles
pouvant voter".
La population du Gabon, qui prête souvent à polémique, avoisine les 1,5
million de personnes, selon des estimations différentes utilisées par l'Unicef
ou la CIA.




Gabon: Les listes électorales révisées pour la présidentielle du 30 août au Gabon ont été affichées dimanche dans les mairies dans la capitale Libreville et son port d'Owendo

LIBREVILLE, 9 août 2009 - Les listes électorales révisées pour la présidentielle du 30 août au Gabon ont été affichées dimanche dans les mairies dans la capitale Libreville et son port d'Owendo, a annoncé le ministère de l'Intérieur dimanche soir dans un communiqué lu à la télévision. Les listes électorales pour l'intérieur du pays seront affichées lundi, a précisé à l'AFP Jean Eric Nziengui Mangala, conseiller en communication du ministre de l'Intérieur. Plusieurs numéros verts ont été mis en place pour "les électeurs désireux obtenir des informations complémentaires relatives à la liste électorale", selon le communiqué. Aucun candidat n'avait pas réagi dimanche soir à la publication des listes. Le "nettoyage" des listes électorales était un des principaux points demandés par une coordination de candidats alors que de nombreux observateurs. Des membres du pouvoir comme de l'opposition estimaient après le décès du préisdent Omar Bongo Ondimba début juin et la mise en place du calendrier électoral, qu'il serait très difficile de réviser les listes de manière fiable en si peu de temps. Le candidat et ancien Premier ministre gabonais Casimir Oyé Mba estimait notamment récemment que "le cadastre n'est pas au point" et soulignait que les registres d'état-civil n'étaient pas à jour, les décès étant rarement déclarés. Certaines personnes décédées "existent encore sur les listes électorales", avait-il notamment précisé. Une source proche de la présidence a récemment confié à l'AFP qu'il existait "beaucoup plus de personnes sur les listes que de personnes réelles pouvant voter".



Gabon: Huit candidats à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon ont demandé lundi la démission du gouvernement de deux ministres candidats estimant la situation "extrêmement grave", après un appel similaire d'un parti d'opposition

LIBREVILLE, 27 juil 2009 - Huit candidats à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon ont demandé lundi dans une déclaration commune la démission du gouvernement de deux ministres candidats estimant la situation "extrêmement grave", après un appel similaire d'un parti d'opposition. "Nous ne comprenons pas pourquoi" ces deux ministres, Ali Bongo Ondimba (Défense) et Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique), "restent membres du gouvernement" alors que les autres ministres qui sont candidats à la présidentielle en sont sortis, a déclaré à la presse l'opposant Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé. "Nous estimons que la situation est extrêmement grave", a ajouté M. Bourdès Ogouliguendé, mandaté par les opposants Pierre Mamboundou, Luc Bengono Nsi, les indépendants Jean Eyéghé Ndong, André Mba Obame, Casimir Oyé Mba et Anna Claudine Ayo Assayi ainsi que par le chef d'un parti de la majorité, Paul Mba Abessole. "Qu'un candidat (...) se permette de disposer des services de renseignements qui peuvent lui livrer à tout moment les éléments dont il a besoin sur les autres candidats: c'est une situation que nous ne pouvons absolument pas accepter", a insisté M. Bourdès Ogouliguendé, en allusion à M. Bongo. M. Bongo, fils du défunt président Omar Bongo Ondimba et candidat du parti au pouvoir, est ministre de la Défense sans discontinuer depuis 1999. Pierre-Claver Maganga Moussavou est candidat d'un parti de la majorité. Tous deux ont été reconduits dans le gouvernement formé par le Premier ministre Paul Biyoghé Mba nommé le 17 juillet après la démission de M. Eyéghé Ndong. Les ministres André Mba Obame, Casimir Oyé Mba et Paul Mba Abessole ont été exclus de cette nouvelle équipe. Le parti de l'opposant Zacharie Myboto, autre candidat, avait déjà dénoncé le maintien au gouvernement de candidats. Il a lancé une pétition pour réclamer leur démission et vise 3.000 signatures, selon un de ses responsables. Dans des déclarations ces derniers jours, le parti au pouvoir et M. Maganga Moussavou ont rejeté ces appels à la démission, expliquant qu'il n'y avait aucun désaccord avec les lois du pays à être ministre et candidat à la présidentielle. Cité lundi par le quotidien national L'Union, le ministre de l'Enseignement technique a expliqué avoir décidé de rester au gouvernement "pour la bonne tenue des examens" pour le cycle relevant de son département. "Je prendrai la décision correspondant à l'éthique (...) avant que ne s'ouvre la campagne", le 15 août selon le calendrier électoral, a-t-il dit. M. Bourdès Ogouliguendé et ses sept présidentiables alliés ont également dénoncé un établissement "illégal" des listes électorales. "Il y a de nombreux compatriotes qui n'ont pas pu s'inscrire", les délais fixés par le gouvernement étant "trop courts" et ne correspondant "pas aux délais de la loi", a-t-il avancé. "Nous allons vers une élection organisée de façon illégale. Allons-nous la cautionner ?", s'est-il interrogé, indiquant qu'ils allaient demander une audience avec la présidente intérimaire, Rose Francine Rogombé, pour lui exposer la "gravité de la situation". Au total, 23 candidatures ont été validées par la commission électorale sur 28 dossiers reçus pour la présidentielle, scrutin à tour unique.



Gabon: La Banque africaine de développement a annoncé l'octroi d'un prêt de 154 millions de dollars US pour l'appui à l'enseignement supérieur et à la formation professionnelle au Gabon
TUNIS, 25 juil 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé l'octroi d'un prêt de 154 millions de dollars US pour l'appui à l'enseignement supérieur et à la formation professionnelle au Gabon. Le projet, d'une durée de cinq ans, vise l'amélioration de la formation des cadres supérieurs à travers l'accroissement de la capacité d'accueil au niveau national et le renforcement de la qualité des programmes, indique la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Les réformes institutionnelles envisagées concerneront 11 établissements de l'enseignement supérieur et 21 établissements de l'enseignement technique et professionnel, précise le communiqué. Ce projet est "cohérent" avec le Document de stratégie nationale de croissance et de réduction de pauvreté (Dscrp), visant "la promotion d'une croissance forte et bénéfique aux pauvres et l'amélioration de l'accès aux services sociaux de base", selon le communiqué. Le financement de la BAD représente 90% du coût global du projet estimé à environ 170 millions de dollars.



Gabon: La Commission électorale du Gabon a retenu jeudi 23 dossiers de candidature pour la présidentielle du 30 août

LIBREVILLE, 23 juil 2009 - La Commission électorale du Gabon a retenu jeudi 23 dossiers de candidature pour la présidentielle du 30 août, dont celui d'Ali Bongo, fils du défunt président, mais aussi ceux des barons dissidents du parti au pouvoir André Mba Obame, Casimir Oyé Mba et Jean Eyéghé Ndong. La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) a retenu ces dossiers sur 28 reçus au total. Parmi ceux retenus, se trouve celui du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt président Omar Bongo Ondimba et ministre de la Défense. Figurent aussi ceux de membres du PDG qui ont décidé de se présenter en tant qu'indépendants: l'ex-Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, l'ex-ministre du Pétrole Casimir Oyé Mba. La candidature de Paul Mba Abessole, du Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité), ancien vice-Premier ministre, a aussi été validée. Les opposants Pierre Mamboundou de l'Union pour le peuple gabonais (UPG), investi par une coalition de cinq partis, Zacharie Myboto de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), ainsi que Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé du Congrès pour la démocratie et la Justice (CDJ) seront aussi en lice pour ce scrutin anticipé. Trois femmes, sur quatre qui avaient postulé au total, ont également été retenues. La Cénap a indiqué avoir rejeté les dossiers de cinq petits candidats indépendants pour "non production de la quittance de caisse du trésor attestant du versement" de la caution électorale ou pour absence d'un "extrait judiciaire". Parmi eux, figure Daniel Mengara Minko du mouvement d'opposition Bongo doit partir (BDP-Gabon nouveau), à l'audience quasi-insignifiante. La présidentielle - scrutin à tour unique au Gabon - fait suite au décès, annoncé par Libreville le 8 juin, du président Omar Bongo Ondimba, dont le mandat devait prendre fin en 2012. Les opérations d'inscription sur les listes électorales ont pris fin mercredi. Les listes définitives doivent être remises à la commission électorale le 15 août, un jour avant le début de la distribution des cartes d'électeurs. Selon le calendrier officiel, la campagne électorale débutera le 15 août et durera deux semaines.



Gabon: Paul Biyoghé Mba, 53 ans, précédemment ministre de l'Agriculture, a été nommé vendredi Premier ministre du Gabon, en remplacement de Jean Eyéghé Ndong, démissionnaire

LIBREVILLE, 17 juil 2009 - Paul Biyoghé Mba, 53 ans, précédemment ministre de l'Agriculture, a été nommé vendredi Premier ministre du Gabon, en remplacement de Jean Eyéghé Ndong, démissionnaire, a annoncé à l'AFP la présidence. La présidente intérimaire Rose Francine Rogombé "a nommé Paul Biyoghé Mba pour remplacer Jean Eyéghé Ndong", a déclaré une source à la présidence, indiquant qu'il prendrait "le temps nécessaire pour faire des consultations avant de former son gouvernement", sans plus de détails. Avant sa nomination, M. Biyoghé Mba était ministre de l'Agriculture, de l'Elevage, de la Sécurité alimentaire et du Développement rural. Il est membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Né en avril 1953, il a notamment travaillé comme conseiller à la présidence, avant d'être au milieu des années 1980 directeur adjoint du cabinet présidentiel, alors dirigé par Jean Ping, actuel président de la Commission de l'Union africaine (UA). Depuis 1989-1990, il a occupé plusieurs postes ministériels dans différents gouvernements (Commerce, Contrôle d'Etat, Petites et moyennes entreprises...). Sa nomination comme Premier ministre a été annoncée quelques heures après la démission de Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, qui occupait ces fonctions depuis janvier 2006. M. Eyéghé Ndong, un des vice-présidents du PDG, a annoncé qu'il se présentait comme candidat à l'élection présidentielle prévue le 30 août.



Gabon: Le Premier ministre gabonais démissionne et se dit candidat indépendant à la présidentielle du 30 août, après les candidatures de Ali BONGO, candidat officiel du parti au pouvoir (PDG), et de celui d'un autre responsable du PDG et ministre, André Mba Obame

LIBREVILLE, 17 juil 2009 - Jean Eyéghé Ndong, chef du gouvernement gabonais et membre du parti au pouvoir, a annoncé vendredi sa démission de son poste de Premier ministre et sa candidature, en tant qu'indépendant, à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon. "J'ai démissionné de mes fonctions de Premier ministre", a déclaré M. Eyéghé Ndong, 63 ans, qui était en poste depuis janvier 2006, devant des journalistes à son domicile à Libreville. Selon lui, sa démission a été acceptée par la présidente intérimaire Rose Francines Rogombé. "Je maintiens ma candidature pour l'élection présidentielle mais, n'ayant pas été retenu par mon parti, je vais devoir être candidat indépendant", a affirmé Jean Eyéghé Ndong, également un des vice-présidents du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). A propos d'une démission de cette formation, il a simplement indiqué que le PDG allait "tirer les conséquences" de sa décision, annoncée quelques heures après la candidature d'un autre responsable du PDG et ministre, André Mba Obame. Il figurait parmi dix candidats à la candidature au sein du PDG, qui a annoncé mercredi avoir sélectionné "par large consensus" Ali Bongo Ondimba, 50 ans, autre vice-président du PDG, fils du défunt président Bongo et ministre de la Défense. "La procédure arrêtée n'a pas été respectée, le consensus n'a pas eu lieu", a affirmé Jean Eyéghé Ndong, qui était considéré comme un des trois mieux placés pour l'investiture, avec Ali Bongo et Casimir Oyé Mba, ministre des Mines et du Pétrole. "Je suis de ceux qui pensent qu'on ne peut pas continuer comme ça. Il faut respecter les militants du PDG, la population et l'électorat. Il se pose un problème de respect des statuts" du parti, a-t-il ajouté. Evoquant ses ambitions, il a fait référence à l'héritage d'Omar Bongo, qui, selon lui, a "beaucoup fait pour le Gabon" et "façonné l'unité nationale". "Il importe de faire mieux que l'a fait le président Bongo. (...) Nous sommes en paix", a-t-il dit. Né le 12 février 1946 à Libreville, Jean Eyeghé Ndong est un neveu du père de l'indépendance gabonaise, Léon Mba, qui fut président de 1960 jusqu'à son décès en 1967. Nommé Premier ministre pour la première fois en janvier 2006, il avait été, depuis, reconduit à ce poste par Omar Bongo, et après le décès de celui-ci, par par la présidente intérimaire. Jusqu'à sa nomination comme chef de gouvernement, il n'avait connu qu'un modeste parcours ministériel, comme secrétaire d'Etat (1997-1999), puis ministre délégué aux Finances chargé de la privatisation (2002-2006). Détenteur d'un doctorat en étude politique, il a été formé en France et a été député du PDG.



Gabon: La commission électorale du Gabon a proposé de convoquer les électeurs aux urnes le 30 août pour le scrutin présidentiel anticipé

LIBREVILLE, 16 juil 2009 - La commission électorale du Gabon a proposé de convoquer les électeurs aux urnes le 30 août pour le scrutin présidentiel anticipé, indique-t-elle dans un communiqué diffusé jeudi, confirmant une information rapportée la veille par un média privé. La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) a établi mercredi un calendrier électoral prévoyant notamment la "convocation du collège électoral le dimanche 30 août 2009, de 07H00 à 18H00 (de 06H00 à 17H00 GMT)", déclare-t-elle dans ce communiqué publié par le quotidien semi-officiel L'Union, dont le média en ligne Gabonews avait fait état tard mercredi soir. Elle envisage aussi le dépôt des candidatures du 17 au 22 juillet, et la campagne électorale à partir du 15 août à 00H00 (14 août 23H00 GMT) pour deux semaines. "Ce calendrier sera communiqué au gouvernement pour être adopté en Conseil des ministres", précise le texte. Un Conseil des ministres est prévu jeudi à Libreville. Il devrait "entériner" le calendrier proposé, selon L'Union. Dans son communiqué, la Cénap indique également que les candidats à l'élection présidentielle devront verser une caution de 5 millions de francs CFA (7.600 euros). Les dossiers de candidature doivent aussi comporter "une déclaration de non double nationalité", "un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois", "un certificat médical datant de moins de trois mois" entre autres documents. Selon le Code électoral, tous les Gabonais "jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de 40 ans au moins" sont éligibles à la présidence de la République. Ceux qui ont acquis la nationalité gabonaise ne peuvent y prétendre. Le Gabon révise ses listes électorales jusqu'au 21 juillet, aux termes d'un calendrier d'opérations pré-électorales arrêté la semaine dernière par le ministère de l'Intérieur, qui est chargé de la préparation des scrutins. Mercredi, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a annoncé avoir choisi comme candidat Ali Ben Bongo Ondimba, 50 ans, un de ses cadres, fils du défunt président Bongo et ministre de la Défense depuis 1999. Ce choix doit encore être validé lors d'un congrès prévu dimanche à Libreville, a précisé le PDG. Auparavant, huit personnalités avaient officialisé leurs prétentions pour le fauteuil présidentiel. Parmi elles, figurent le vice-Premier ministre Paul Mba Abesso, 69 ans, et le ministre Pierre-Claver Maganga Moussavou, 57 ans, tous deux chefs de partis de la majorité constituée autour du PDG.



Gabon: Le Rassemblement pour le Gabon (RPG) a investi son chef Paul Mba Abessole, 69 ans, comme candidat à l'élection présidentielle

LIBREVILLE, 12 juil 2009 - Le Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité) a annoncé dimanche à l'AFP avoir investi son chef, Paul Mba Abessole, 69 ans, comme candidat à l'élection présidentielle que le pays doit organiser à la suite du décès d'Omar Bongo Ondimba. Mba Abessole, vice-Premier ministre chargé notamment de la Culture et des droits de l'Homme, a été "investi à l'unanimité" tard samedi soir, lors d'un congrès extraordinaire à Libreville, a affirmé le délégué à la Communication du RPG, Roger Mebang. "Cela ne veut pas dire que nous remettons en cause notre appartenance à la majorité, nous (y) restons", a précisé M. Mebang. Interrogé sur un éventuel abandon de la candidature de M. Mba Abessole à la demande du Parti démocratique gabonais (PDG, pouvoir), "locomotive" de la majorité, le responsable du RPG a répondu: "Il n'y aura pas de désistement. Paul Mba Abessole a le mandat des militants, il a été désigné en congrès", la décision ne lui appartient pas. Né le 9 octobre 1939, Paul Mba Abessole est un ancien prêtre spiritain formé en France et a officié comme prêtre dans la capitale et à l'intérieur du Gabon. Il a été un opposant radical au président Bongo, auquel il s'est allié en devenant en janvier 2002 ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme et faisant de son parti le principal allié du PDG. Il a été maire de Libreville, député et deux fois candidat à une présidentielle. Le Parti démocratique gabonais, fondé en mars 1968 par M. Bongo, devait sélectionner son candidat "par consensus" parmi une dizaine de postulants en son sein. Dans la liste figuraient le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, le ministre de la Défense Ali Bongo Ondimba et le ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, considérés comme les trois mieux placés. Dans son édition de samedi-dimanche, le quotidien semi-officiel L'Union a fait état de "tractations de couloirs" en cours "pour tenter d'amener à la raison ceux qui s'opposent au choix de la hiérarchie". "Beaucoup se sont déjà fait une petite idée du candidat qui sera présenté", mais "les principaux poids lourds parmi les dix candidatures qui se sont manifestées s'arc-boutent sur leur position pour obtenir l'investiture de leur parti", a ajouté le journal, généralement bien informé, sans donner de noms. Le PDG annoncera le candidat sélectionné le 18 juillet. La date précise de la présidentielle -à un seul tour- n'a pas été fixée, mais la Cour constitutionnelle a décidé qu'elle devra se tenir "au plus tard le 6 septembre".




Gabon: Le gouvernement gabonais a publié une liste de 121 commissions électorales, chargées notamment de déterminer les bureaux de vote dans le pays et à l'étranger, en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'est pas encore fixée

LIBREVILLE, 4 juil 2009 - Le Gabon a publié une liste de 121 commissions électorales, chargées notamment de déterminer les bureaux de vote dans le pays et à l'étranger, en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'est pas encore fixée. Le décret fixant le nombre de ces commissions locales et consulaires a été adopté vendredi lors d'un Conseil des ministres présidé par le chef de l'Etat par intérim, Rose Francine Rogombé, selon le communiqué de cette réunion diffusé samedi par le quotidien semi-officiel L'Union. Le texte présente une liste de 82 commissions électorales pour les neuf provinces du pays, et 39 pour les missions et représentations diplomatiques et consulaires. D'après le Code électoral, ces commissions sont chargées de fixer le nombre et l'implantation des bureaux de vote, puis de communiquer ces données à la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) qui détermine "la date de convocation des électeurs". "Cette date est matérialisée par décret pris en Conseil des ministres". Cependant, "en cas de force majeure dûment constatée par la Cour constitutionnelle", la Cénap peut décider du report du scrutin. Jusqu'à samedi, aucune date n'avait été communiquée pour le vote - scrutin à un tour - pour choisir le successeur du président Omar Bongo Ondimba, décédé au cours de son mandat qui devait s'achever en 2012. Selon la Constitution, la présidentielle anticipée doit avoir lieu au plus tard 45 jours après la prise de fonction du président intérimaire, sauf cas de force majeure. Mme Rogombé a prêté serment le 10 juin, deux jours après l'annonce du décès de M. Bongo. Jeudi, elle avait indiqué envisager une prorogation de la transition, évoquant un délai de 60 jours. Depuis le 23 juin, elle mène une concertation avec différentes entités sur l'organisation de la présidentielle, à laquelle elle n'est pas autorisée à postuler. La plupart de ses interlocuteurs ont souhaité un report mais ont proposé des délais différents (de 15 jours supplémentaires à six mois). Mercredi, le gouvernement a proposé à la classe politique un calendrier d'opérations pré-électorales, incluant une révision générale des listes du 4 au 14 juillet.




Gabon: La CEMAC a estimé pour 2009 son taux de croissance économique à 2,1%, contre 3% auparavant, en raison notamment "de la baisse continue des cours des matières premières" exportées par la région

LIBREVILLE, 30 juin 2009 - La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) qui regroupe 6 pays, a estimé pour 2009 son taux de croissance économique à 2,1%, contre 3% auparavant, en raison notamment "de la baisse continue des cours des matières premières" exportées par la région. "Les prévisions économiques, monétaires et financières actualisées de la Cémac pour l'année 2009" laissent envisager "un taux de croissance évalué à 2,1%", affirme la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission de la Cémac, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP à Libreville. Fin décembre 2008, la BEAC avait annoncé une croissance attendue de 3% pour 2009, elle-même en dessous des 4% initialement prévus pour 2009. L'année précédente, ce taux s'est établi à 4%, selon la même source. Les nouvelles prévisions "confirment, sous l'effet des la baisse de la demande mondiale, le ralentissement plus prononcé de l'activité économique", indique-t-elle dans son communiqué publié à l'issue d'une réunion, lundi à Douala (Cameroun), du Comité de politique monétaire de la Banque. La BEAC fait aussi état de "la baisse continue des cours des principales matières premières exportées par la Cémac", notamment les mines et le bois. "En revanche", précise-t-elle, "les tensions inflationnistes se replieraient quelque peu, en relation avec le reflux des prix mondiaux, et le taux de couverture extérieure de la monnaie, bien qu'en léger repli, demeurerait confortable autour de 100%". La croissance pour la période 2010-2012 serait de l'ordre de 3,5% en moyenne dans la Cémac, reflétant "la dépendance des économies (de la région) vis-à-vis du pétrole", poursuit la BEAC, en exhortant les Etats membres à accélérer les "politiques de diversification des bases et production", entre autres mesures, pour "élargir les sources de la croissance". La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, qui tirent la majorité de leurs revenus du pétrole, du bois et des mines.



Gabon: Le gouvernement démissionnaire du Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a été reconduit quasiment à l'identique vendredi par la présidente Rose Francine Rogombé, qui assure l'intérim depuis le décès d'Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 19 juin 2009 - Le gouvernement démissionnaire du Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a été reconduit quasiment à l'identique vendredi par la présidente Rose Francine Rogombé, qui assure l'intérim depuis le décès d'Omar Bongo Ondimba, selon des décrets lus à la télévision publique. Le seul changement notable est celui du ministre de l'Intérieur, qui sera chargé de l'organisation de la prochaine élection présidentielle. André Mba Obame, qui d'après plusieurs sources concordantes suscitait l'hostilité de la société civile, de plusieurs opposants comme de certaines franges du pouvoir, est remplacé par Jean-François Ndongou, également membre du Parti démocratique gabonais (PDG) fondé par Omar Bongo. M. Mba Obame remplace M. Ndongou comme ministre chargé de la Coordination et du suivi de l'action gouvernementale. Le ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt et candidat potentiel à sa succession, ainsi que tous les autres membres du gouvernement cités comme éventuels postulants (le vice-Premier ministre chargé de la Culture Paul Mba Abessole, le chef de la diplomatie Paul Toungui, le ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, le ministre de la Santé Idriss Ngari...) conservent leur poste. M. Eyeghé Ndong a lu en fin de soirée à la télévision les deux décrets pris par la présidente intérimaire pour le reconduire en tant que chef du gouvernement et pour nommer ses 48 ministres. Toutes les personnalités du précédent gouvernement sont reconduites, et conservent leur rang protocolaire, mais une petite poignée d'entre elles changent d'affectation. M. Eyeghé Ndong, Premier ministre depuis janvier 2006, avait présenté vendredi matin la démission de son gouvernement. "J'ai remis ce jour à la présidente de la République la démission de mon gouvernement", a-t-il déclaré, soulignant avoir agi "conformément à la Constitution". Saisie par Mme Rogombé, la Cour constitutionnelle avait statué le 12 juin que "les fonctions du gouvernement (cessaient) automatiquement à l'issue de la prestation de serment du président de la République, élu ou désigné". La démission avait dans un premier temps été annoncée comme imminente, puis reportée, le temps des obsèques. Omar Bongo, dont le décès a été annoncé le 8 juin, a été inhumé jeudi à Franceville (sud-est) au terme de dix jours d'hommages. Ces derniers jours, en coulisses, les tractations allaient bon train au sujet du sort du gouvernement, avec en ligne de mire l'organisation d'un scrutin présidentiel et la succession d'Omar Bongo après 41 ans de pouvoir. Plusieurs hypothèses circulaient, de la reconduction de la même équipe à un changement de Premier ministre. La Constitution prévoit l'organisation d'un scrutin présidentiel 45 jours au plus tard après la prise de fonctions du chef de l'Etat intérimaire, intervenue le 10 juin. En "cas de force majeure", ce délai peut être prolongé. Cette clause pourrait être invoquée en raison de la nécessité, unanimement reconnue, de mettre à jour les listes électorales, estiment plusieurs observateurs.



Gabon: La Cour constitutionnelle du Gabon a confié mardi les fonctions de chef de l'Etat par intérim à la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, après avoir constaté la vacance du pouvoir suite au décès du président Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 9 juin 2009 - La Cour constitutionnelle du Gabon a confié mardi les fonctions de chef de l'Etat par intérim à la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, après avoir constaté la vacance du pouvoir suite au décès du président Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les fonctions de président de la République sont provisoirement exercées par le président du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé", a déclaré la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, devant ses collègues de l'institution et des journalistes. Mme Rogombé, 66 ans, doit prêter serment mercredi "en présence du Parlement et de la Cour constitutionnelle", a-t-elle ajouté. Auparavant, la Cour constitutionnelle avait constaté la vacance du pouvoir, à la suite d'une saisine du gouvernement, votée "à l'unanimité par le Conseil des ministres" réuni mardi matin. Ces décisions entrent dans le cadre des dispositions prévues par la Constitution, ont souligné à l'AFP plusieurs sources gouvernementales. Juriste de formation et membre du Parti démocratique gabonais (PDG, fondé par M. Bongo), Rose Francine Rogombé a été élue le 16 février présidente du Sénat pour un six ans, devenant la première femme à diriger une institution parlementaire au Gabon. Elle est née le 20 septembre 1942 à Lambaréné (240 km au sud-est de Libreville. Elle a été secrétaire d'Etat à la Promotion de la Femme et des Droits humains dans des gouvernements dirigés par Léon Mebiame, qui fut Premier ministre pendant 15 ans (1975-1990).



Gabon: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone à l'âge de 73 ans

BARCELONE (Espagne), 8 juin 2009 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone (nord-est de l'Espagne) à l'âge de 73 ans, selon un message écrit du Premier ministre gabonais remis aux journalistes présents à la clinique Quiron. "C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. "Chers frères et soeurs gabonais, comme nous le savons tous, le président Bongo Ondimba a tout au long de sa vie politique, consacrée à son pays et au peuple gabonais, toujours cultivé l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable. Cette paix, nous la vivons et devons la préserver dans le respect des institutions de la République", ajoute ce communiqué. "En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité". Le gouvernement gabonais ajoute qu'"à compter d'aujourd'hui, un deuil national de 30 jours est décrété sur l'ensemble du territoire national" et que "par conséquent les drapeaux sont mis en berne pendant cette période". Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement, est-il ajouté. Le Premier ministre gabonais a ainsi confirmé des informations publiés dans l'après-midi par le quotidien La Vanguardia et l'agence espagnole Europa Press. Une source suivant de près la situation et ayant requis l'anonymat, a indiqué que le président Bongo était décédé à 14H00. Dans la matinée, le Premier ministre Eyeghe Ndong avait assuré que le président Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, était "bien en vie", démentant l'annonce de son décès dimanche soir en France.



Gabon: La France a donné au Gabon 459 millions de FCFA pour la mise en place d'un "nouveau Fonds d'expertise et de renforcement des capacités (FERC)"

LIBREVILLE, 25 mai 2009 - La France a donné au Gabon 700.000 euros (459 millions de FCFA) pour préparer des projets de l'Agence française de développement (AFD) dans le pays, a-t-on appris officiellement lundi. La convention relative à ce financement a été signée à Libreville en présence de la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, en visite au Gabon dans le cadre d'une tournée africaine, et notamment du Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong. Le don permettra la mise en place d'un "nouveau Fonds d'expertise et de renforcement des capacités (FERC)", selon l'ambassade de France à Libreville. Il financera des études de faisabilité d'infrastructures, notamment un barrage hydro-électrique dans la région de l'Estuaire qui abrite Libreville, selon le communiqué. "C'est le type d'aide qui peut se renouveler en fonction des projets, en fonction des besoins", a expliqué Mme Idrac à l'AFP. Elle a souligné que l'AFD avait doublé ces trois dernières années ses interventions au Gabon, atteignant près de 110 milliards de FCFA (167 millions). "C'est un fond de tableau très, très positif", a commenté la secrétaire d'Etat française, qui devait quitter Libreville lundi soir pour l'Angola, avant l'Afrique du Sud. En Angola, la France entend "manifester la capacité des entreprises françaises à intervenir de manière encore plus diversifiées pour accompagner dans les années qui viennent le redressement attendu après toutes ces années de guerre", a affirmé Mme Idrac. En Afrique du Sud, le nucléaire et la viticulture seront au centre des discussions, a-t-elle ajouté. Interrogée sur l'état de santé du président Omar Bongo Ondimba, hospitalisé en Espagne, Mme Idrac a répondu que ce sujet "n'avait pas été évoqué" avec ses différents interlocuteurs officiels gabonais. Selon la présidence, le chef de l'Etat est dans une clinique de Barcelone pour un "bilan de santé". Toutefois, selon deux sources informées suivant de près la situation et s'exprimant sous couvert d'anonymat, le doyen des chefs d'Etat africains se trouverait dans un état grave.



Gabon: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 74 ans, a décidé la "suspension momentanée de ses activités", pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, dont le décès l'a "profondément marqué"

LIBREVILLE, 6 mai 2009 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 74 ans, a décidé la "suspension momentanée de ses activités", pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, dont le décès l'a "profondément marqué", selon un communiqué lu mercredi soir par la télévision publique RTG1. "Aujourd'hui, le président de la République a décidé de la suspension momentanée de ses activités. (...) De ce fait, toutes les audiences présidentielles sont suspendues jusqu'à nouvel ordre", déclare ce communiqué de la présidence, lu en ouverture du journal de la RTG1 (première chaîne de la Radio-télévision gabonaise). M. Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, "a vécu des périodes particulièrement difficiles avec la maladie de son épouse, feue la Première dame Edith Lucie Bongo Ondimba" décédée le 14 mars après trois ans de soins. Il compte profiter de cette suspension de ses activités "pour se ressourcer dans le repos", est-il expliqué dans le texte. Fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso, Mme Bongo était âgée de 45 ans. Le président gabonais l'avait épousée en secondes noces il y a 18 ans. Elle est décédée à Rabat, au Maroc, où elle était hospitalisée depuis plusieurs mois, et a été inhumée le 22 mars à Edou (nord du Congo). Selon le communiqué de la présidence, la suspension des activités présidentielles a été décidée "à la demande pressante et renouvelée de la famille, de plusieurs personnalités politiques du pays qu'il (M. Bongo Ondimba) a reçues et dans le souci de s'inscrire dans la tradition gabonaise du veuvage". La "longue épreuve" de la maladie de Mme Bongo Ondimba et sa "perte cruelle ont profondément marqué le président de la République", qui avait "su faire preuve de courage et d'un sens de l'Etat exemplaire" et avait "repris néanmoins immédiatement ses activités habituelles en dépit du deuil qui le frappait", ajoute-t-il. Citant deux communiqués séparés, la télévision a ensuite annoncé que le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, a reçu "habilitation expresse" de présider un Conseil de ministres prévu jeudi, avant d'aller représenter le Gabon à l'investiture du président sud-africain élu Jacob Zuma. M. Zuma prêtera serment samedi. Actuellement doyen des chefs d'Etat africains, Omar Bongo Ondimba a été dans des sphères du pouvoir avant d'être président. Entré au gouvernement en 1965, il avait accédé à la vice-présidence en 1967 avant d'être propulsé à la tête du pays après le décès, en novembre de la même année, de Léon Mba, premier président gabonais. Selon la Constitution gabonaise, "en cas de vacance de la présidence de la République, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constatés par la Cour constitutionnelle", le président du Sénat est chargé de suppléer le chef de l'Etat. Le président intérimaire doit organiser une élection présidentielle "30 jours au moins et 45 jours au plus" après sa prise de fonction. Le Sénat est actuellement présidé par Mme Rose Francine Rogombé, 66 ans, juriste de formation et membre du parti de M. Bongo Ondimba.



Gabon: Les autorités gabonaises ont inauguré mardi à une centaine de kilomètres au sud de Lambaréné un gisement pétrolier de la société Maurel & Prom qui devrait atteindre 22.000 barils par jour avant fin 2009

LAMBARÉNÉ (Gabon), 5 mai 2009 - Les autorités gabonaises ont inauguré mardi à une centaine de kilomètres au sud de Lambaréné (centre) un gisement pétrolier de la société Maurel & Prom qui devrait atteindre 22.000 barils par jour avant fin 2009, a constaté un collaborateur de l'AFP. Le champ est situé sur le lac d'Ezanga, dans la province du Moyen-Ogooué. Sa production a démarré le 9 mars avec des prévisions initiales de 10.000 barils/jour, a expliqué le président de Maurel & Prom, Jean-François Hénin, lors de la cérémonie d'inauguration dirigée par le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong. Le groupe pétrolier, qui s'est installé au Gabon en 2005, a investi 6 millions de dollars pour la mise en valeur de ce gisement. Le champ d'Onal a été découvert en 2006 et les travaux de développement avaient débuté en 2007, d'après ses responsables. Le pétrole est une importante source de revenus pour le Gabon, qui envisage une production de pétrole 12,7 millions de tonnes en 2009 (12,6 millions de tonnes en 2008), selon des chiffres officiels. Ces estimations sont en baisse de 8% par rapport aux prévisions initiales à cause de la crise économique et de la chute des cours du brut. Les principaux opérateurs dans le secteur pétrolier gabonais sont les groupes français Total et anglo-néerlandais Shell.



Gabon: La première pierre d'un complexe métallurgique de 200 millions d'euros de la Comilog, filiale gabonaise du groupe français Eramet, a été posée mardi à Moanda par le président du Gabon, Omar Bongo

MOANDA (Gabon), 7 avr 2009 - La première pierre d'un complexe métallurgique de 200 millions d'euros de la Comilog, filiale gabonaise du groupe français Eramet, a été posée mardi à Moanda (est) par le président du Gabon, Omar Bongo, a constaté l'AFP. Le futur complexe de la Compagnie mininière de l'Ogooué "consiste en une usine de silicomanganèse, d'une capacité de 65.000 tonnes par an et une usine de manganèse métal de 20.000 tonnes par an", selon un communiqué d'Eramet, qui emploie près de 2.900 personnes au Gabon. Les investissements s'élèveront à 200 millions d'euros entre 2009 et 2013. "A pleine production, 400 emplois directs seront créés par l'exploitation de ce projet, auxquels il faut ajouter un nombre important d'emplois induits", ajoute le groupe français. "Le futur complexe métallurgique de Moanda sera pour le Gabon un projet très important, car il verra la création sur son territoire d'une nouvelle étape industrielle dans la chaîne de création de valeur du manganèse, ce qui répond à un objectif majeur exprimé de longue date par les autorités du pays", précise-t-il. Le manganèse représente la 2e industrie exportatrice du Gabon. Comilog, avec une production de minerai de 3,3 millions de tonnes en 2007, est le 2e producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur, selon Eramet. Mille personnes devraient travailler à la construction du complexe, confiée à un groupe chinois.



Gabon: La compagnie sud-africaine South African Airways (SAA) va acquérir 40% des actions du futur transporteur des six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), Air Cémac

LIBREVILLE, 2 avr 2009 - La compagnie sud-africaine South African Airways (SAA) va acquérir 40% des actions du futur transporteur des six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), Air Cémac, a rapporté jeudi le quotidien national gabonais L'Union. Les dirigeants de SAA "se sont engagés au terme de l'aboutissement des négociations à prendre 40% du capital de la compagnie" Air Cémac, selon le vice-président de la Commission de la Cémac, le Gabonais Jean-Marie Maguena, cité par le journal. D'après L'Union, SAA sera l'actionnaire majoritaire du transporteur régional, devant les six Etats membres de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) qui disposeront ensemble de 30% des actions (5% pour chaque Etat). La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), institution de la Cémac, "s'est engagée à hauteur de 15% dans la compagnie". "C'est donc 85% du capital qui est déjà libellé. La Cémac souhaite que les 15% des actions restantes soient souscrites par les opérateurs privés de la sous-région" selon des modalités à définir prochainement, a précisé le journal. Aucune date n'a été fournie pour le démarrage des activités d'Air Cémac, dont le lancement était initialement annoncé pour 2005. Fin janvier, le président en exercice de la Cémac, le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, avait indiqué à la presse à Libreville que les dirigeants devaient régler "une question de siège" pour l'aboutissement du projet. Selon L'Union, le Congo et le Tchad sont en lice pour accueillir le siège d'Air Cémac. De même source, la compagnie Royal Air Maroc (RAM) avait été citée comme "partenaire stratégique" et des négociations avaient été menées avec Bruxelles Airlines, mais les discussions n'avaient pas abouti. Il est généralement ardu de relier par des vols directs les six pays de la Cémac. Billets à prix prohibitifs, liaisons peu régulières ou tronçonnées font partie des entraves au développement du transport aérien intra-régional.



Gabon: le parti au pouvoir au Gabon demande le réexamen des accords de coopération avec la France

LIBREVILLE, 7 mars 2009 - Le parti au pouvoir au Gabon a appelé à "réexaminer en profondeur les accords de coopération" avec la France où, selon lui, est "orchestrée une vaste campagne de déstabilisation contre le Gabon et ses plus hautes autorités", dans une déclaration diffusée samedi. Le bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG) "invite instamment le gouvernement et le parlement gabonais à réexaminer en profondeur les accords de coopération entre la France et le Gabon", dans cette déclaration lue à la télévision publique RTG1 par la porte-parole du PDG, Angèle Ondo. Dans ce texte publié après une réunion vendredi sur la question, le PDG - disposant d'une majorité écrasante au parlement bicaméral et au gouvernement - dit constater "depuis quelques mois (...) une vaste campagne de déstabilisation orchestrée contre le Gabon et ses plus hautes autorités". Il dénonce "un acharnement judiciaire marqué par une série de plaintes successives contre le président-fondateur" Omar Bongo Ondimba, "ses collaborateurs et sa famille, au mépris du sacro-saint principe de l'autorité de la chose jugée". "Cet acharnement judiciaire est entretenu et amplifié au travers d'une cabale infâmante de la part des médias français, faite d'attaques virulentes et portant atteinte à l'honorabilité et à la dignité des autorités et du peuple gabonais", estime-t-il, exprimant "sa plus vive indignation, sa profonde réprobation". Il assure prôner le réexamen "en profondeur" des accords de coopération avec la France "afin d'opérer une rupture d'ailleurs préconisée par les plus hautes autorités françaises".



Gabon: La groupe allemand Helm et l'Etat gabonais ont signé un accord pour la construction d'un complexe pétrochimique de 2,25 milliards de dollars à Port-Gentil

LIBREVILLE, 24 fév 2009 - La groupe allemand Helm et l'Etat gabonais ont signé un accord pour la construction d'un complexe pétrochimique de 2,25 milliards de dollars à Port-Gentil, a rapporté mardi le quotidien L'Union. Le complexe sera "destiné à la production de fertilisants et de méthanol à partir du gaz produit localement", l'Etat gabonais s'engageant notamment à fournir entre 0,5 et 1,25 TCF (trillion de pieds cubique) sur 20 ans. Le groupe Helm pré-finance entièrement le projet qui verra le jour "sous réserve d'une étude de faisabilité concluante". "Helm a déjà réalisé des projets similaires à Trinidad et Tobago et Oman", selon le quotidien national gabonais. Pays producteur de pétrole (13 millions de tonnes prévus en 2009), le Gabon dispose également de réserves de gaz, notamment proches des sites pétroliers, avoisinant les 30 milliards de m3, selon différentes estimations.



Gabon: Rose Francine Rogombé, juriste de formation et membre du parti au pouvoir au Gabon, a été élue lundi présidente du Sénat, devenant la première femme dans son pays à diriger cette institution et la 2e personnalité de l'Etat

LIBREVILLE, 16 fév 2009 - Rose Francine Rogombé, juriste de formation et membre du parti au pouvoir au Gabon, a été élue lundi présidente du Sénat, devenant la première femme dans son pays à diriger cette institution et la 2e personnalité de l'Etat, a rapporté la télévision publique. Unique candidate à cette fonction, Mme Rogombé a obtenu 92,78% des voix, a indiqué la première chaîne de la Radio-télévision gabonaise (RTG1), sans précision sur les votants. Le Sénat compte 102 membres, dont 75 sont du Parti démocratique gabonais (PDG), formation du président Omar Bongo Ondimba. Tous ont été élus le 18 janvier. Rose Francine Rogombé, siégeant pour la commune de Lambaréné (240 km au sud-est de Libreville), dirigera ainsi pour six ans cette institution parlementaire où elle fait son entrée pour la première fois. Selon sa biographie lue devant les sénateurs, Mme Rogombé née Etomba, magistrat, est "mariée et mère d'une nombreuse famille". Elle est "depuis 2007 titulaire d'une licence en théologie" et conseillère municipale depuis avril 2008. Elle a été secrétaire d'Etat à la promotion de la Femme et des Droits humains dans des gouvernements dirigés par Léon Mebiame, qui fut Premier ministre pendant 15 ans (1975-1990). Elle succède à René Radembino Coniquet, autre membre du PDG, qui avait été porté à la tête du Sénat après le décès en avril 2006 de son prédécesseur, Georges Rawiri. Créé en 1997, le Sénat en est à sa troisième législature au Gabon, dont la Constitution stipule que le président de la chambre haute du parlement est chargé de suppléer le chef de l'Etat "en cas de vacance de la présidence de la République, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constatés par la Cour constitutionnelle". En cas d'empêchement du président du Sénat, ces fonctions sont occupées par le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Le président intérimaire ne peut se porter candidat à l'élection présidentielle prévue "30 jours au moins et 45 jours au plus" après sa prise de fonction. Le président Bongo Ondimba, qui a fêté ses 74 ans fin décembre, est au pouvoir depuis 1967.



Gabon: Des négociations menées début février à Libreville entre délégués de l'Union européenne et de l'Afrique centrale pour trouver un accord de libre échange dit "accord de partenariat économique" n'ont pas abouti

LIBREVILLE, 12 fév 2009 - Des négociations menées début février à Libreville entre délégués de l'Union européenne (UE) et de l'Afrique centrale pour trouver un accord de libre échange dit "accord de partenariat économique" (APE) n'ont pas abouti, a annoncé jeudi l'UE. Durant ces négociations conduites du 2 au 10 février, les délégués européens et africains ont eu "des échanges francs sur (leurs) divergences sans toutefois trouver un terrain d'entente", affirme l'UE. "De prochaines réunions seront organisées dans les semaines à venir", précise la Délégation de la Commission européenne au Gabon dans un communiqué transmis à l'AFP. Le texte indique que les deux parties "se sont fixé pour objectif de conclure les négociations en 2009". Aucun calendrier n'a été fourni. L'Europe propose aux pays du bloc Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) des APE à la place d'un régime commercial qui a pris fin en 2007 et accordait à certains produits des ACP des préférences tarifaires pour entrer sur son marché. De nombreux Etats hésitent à signer ces nouveaux accords instituant des zones de libre échange, craignant des effets négatifs sur leurs économies souvent fragiles. L'UE a annoncé en janvier avoir signé un APE "intérimaire" avec le Cameroun, le premier avec un pays d'Afrique centrale. "Bien que des progrès importants aient été réalisés lors des six derniers mois, des questions difficiles restent en suspens, comme le niveau d'accès offert au marché par l'Afrique centrale, ou la coopération au développement", selon la délégation européenne. Les discussions ont notamment abordé "les mesures d'accompagnement pour renforcer la compétitivité et les capacités des économies de la région" après conclusion d'un accord, indique la même source. Lundi, un responsable de la plateforme des acteurs non étatiques d'Afrique centrale (Panéac), Joseph Kotcho, avait estimé que la région Afrique centrale n'était "pas prête pour signer l'APE". Il faudrait auparavant "des réformes profondes", avait-il dit.



Gabon: L'Union européenne a accordé des dons totalisant 15,825 millions d'euros, dont 92% sont destinés à une force régionale pour la paix en Centrafrique et le reste pour l'assistance technique au Gabon

LIBREVILLE, 9 fév 2009 - L'Union européenne (UE) a accordé des dons totalisant 15,825 millions d'euros, dont 92% sont destinés à une force régionale pour la paix en Centrafrique et le reste pour l'assistance technique au Gabon, selon des communiqués de l'UE reçus lundi par l'AFP. L'UE a octroyé en janvier une subvention de 14,625 millions d'euros au titre de "participation (...) au financement de la Micopax", la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique placée sous l'autorité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays), indique la délégation de la commission européenne au Gabon dans un premier communiqué. "L'objectif est de financer une force de quelque 520 militaires venant d'Etats membres de la CEEAC, de l'Etat centrafricain et de la France qui assure un soutien logistique à cette opération", affirme le texte. Les contingents de la CEEAC, fournis actuellement par le Gabon, le Tchad, le Congo et le Cameroun, devraient être complétés "par une composante de police d'environ 150 hommes (contingent angolais dans un premier temps), ainsi que par une composante civile d'une trentaine de personnes", précise la même source. La Micopax est chargée notamment de protéger les populations civiles et d'accompagner les forces nationales de défense et de sécurité de Centrafrique, pays qui tente de sortir de plusieurs années d'instabilité, rébellions et crises ayant nui à son économie. Créée en 1983, la CEEAC regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe, le Tchad. Le 6 février, l'UE a en outre signé avec le Gabon une convention de financement relative à "un don de 1,2 million d'euros à engager sur trois ans" dans ce pays, selon un second communiqué de la délégation européenne. Cette convention, dite "facilité de coopération technique", permet de "financer l'assistance technique" qui inclut notamment "l'engagement d'experts et spécialistes de court et moyen termes", dit la même source.



Gabon: La CEMAC a annoncé vendredi à Libreville la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des placements de sa banque régionale, la BEAC, et commandé notamment un "audit général" de cet institut d'émission

LIBREVILLE, 30 jan 2009 - La Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac, 6 pays) a annoncé vendredi à Libreville la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des placements de sa banque régionale, la BEAC, et commandé notamment un "audit général" de cet institut d'émission. Le sommet extraordinaire de la Cémac a décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu'à nouvel ordre", selon le communiqué final de cette rencontre qui a examiné la situation des placements de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) auprès de la Société générale des banques. Il a aussi commandé "un audit général de la BEAC et un audit spécifique sur les opérations de placement" afin de "réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la BEAC) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites". Aucune précision n'a été fournie sur ces placements. Des informations de presse dans la région mentionnaient, avant la tenue du sommet, "une série de placements à risque" effectués par la BEAC et ayant fait perdre un montant important à la Cémac avec la survenue de la crise financière internationale. Ces pertes auraient suscité des "préoccupations chez les administrateurs de la BEAC", avait notamment écrit jeudi le journal camerounais privé Mutations, sans qu'aucune source officielle puisse confirmer ou informer ces allégations. Le sommet a également décidé de "réformer les statuts" de la banque régionale, en évoquant par ailleurs "des mesures spécifiques pour ramener la paix et la sérénité au sein de la BEAC et rétablir la confiance en son sein ainsi qu'avec l'ensemble de ses partenaires". La Cémac, qui a examiné "la question de la crise financière internationale et ses répercussions sur les économies" de ses Etats membres, a aussi décidé de recourir à des émissions de titres publics et à un fonds de garantie des petites et moyennes entreprises. La Cémac regroupe le Gabon, le Congo, le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique et la Guinée équatoriale, des pays pour la plupart producteurs de pétrole dont les cours ont dégringolé ces derniers mois. En décembre 2008, l'organisation régionale avait affirmé se préparer pour un taux de croissance économique de 3% en 2009, en baisse par rapport à ses prévisions initiales, en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la baisse du cours des matières premières. Elle tablait précédemment sur un taux de 4% (contre 5% en 2008).



Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées le 18 janvier au Gabon, en obtenant 75 sièges sur 102

LIBREVILLE, 27 jan 2009 - Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées le 18 janvier au Gabon, en obtenant 75 sièges sur 102, selon les résultats définitifs proclamés mardi par la Cour constitutionnelle. Lors de la proclamation diffusée en direct par la Radio-télévision gabonaise (RTG), la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, a précisé que ces chiffres étaient "sous réserve du contentieux" électoral dont serait saisie son institution. Selon les dispositions de la loi électorale, les réclamations doivent être déposées "au plus tard le quinzième jour suivant la publication des résultats" par la commission électorale, sous peine d'irrecevabilité. D'après le décompte définitif, le PDG a obtenu 75 sièges dans la haute chambre du parlement bicaméral élu pour six ans, qu'il dominait dans les deux précédents mandats. Sept autres formations et des indépendants se partagent les 27 sièges restants. Parmi ces partis, figurent le Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle) dirigé par Paul Mba Abessole, qui a enlevé six sièges, et l'Union du peuple gabonais (UPG, principal parti d'opposition) de Pierre Mamboundou, qui en a eu trois. L'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition) de Zacharie Myboto a obtenu deux sièges. Au Gabon, le Sénat a été créé en 1997. La précédente équipe comprenait comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".



Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées dimanche au Gabon, en enlevant 75 sièges sur 102

LIBREVILLE, 19 jan 2009 - Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées dimanche au Gabon, en enlevant 75 sièges sur 102, selon des résultats compilés par le quotidien gouvernemental L'Union. Jointe par l'AFP, la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) n'a pas souhaité fournir de chiffres dans l'immédiat et n'a pas précisé de date pour leur publication. L'Union a fait état d'une "victoire sans surprise du PDG" à l'issue du scrutin de dimanche, lors duquel un peu plus de 2.000 grands électeurs ont voté pour désigner 102 sénateurs pour six ans. Selon le décompte du journal, le parti au pouvoir a remporté 75 sièges, confirmant ainsi "sa prééminence" dans la haute chambre du parlement bicaméral qu'il dominait dans les deux précédents mandats. Six autres partis et des indépendants se partagent les 27 sièges restants. Parmi les mieux placés derrière le PDG, figurent le Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle) dirigé par Paul Mba Abessole, qui a obtenu six sénateurs, et l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition) dirigé par Zacharie Myboto, en a obtenu trois. L'Union du peuple gabonais (UPG, principal parti d'opposition), dirigé par Pierre Mamboundou, a emporté deux sièges, tandis que des indépendants ont enlevé au total neuf sièges. Le Sénat a été créé en 1997 au Gabon. L'équipe sortante comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".



Gabon: La liste complète du gouvernement gabonais remanié le 14 janvier 2009 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, à la demande du Président Omar Bongo Ondimba, marqué par quelques arrivées et des changements de portefeuille


LIBREVILLE, 15 jan 2009 - Le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong, en poste depuis janvier 2006, a dévoilé mercredi soir la composition d'un gouvernement remanié à la demande du président Omar Bongo Ondimba, marqué par quelques arrivées et des changements de portefeuille. Les barons du régime sont cependant maintenus à leur poste dans cette équipe comportant au total 49 membres (y compris le Premier ministre), soit six de plus que le précédent gouvernement. Dans trois déclarations publiques récentes, le président Bongo Ondimba avait fustigé ses ministres, les accusant d'inefficacité dans leur réponse aux attentes des populations. Dans son discours de fin d'année, il avait appelé à des propositions pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture". "L'ouverture souhaitée par le président n'a pas pour objet d'occulter le fait majoritaire", a expliqué M. Eyéghé Ndong avant de lire à la Radio-télévision publique (RTG) le décret de nomination de la nouvelle équipe. D'où la domination du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et de ses alliés en faveur desquels "le peuple gabonais (...) s'est majoritairement prononcé" à l'occasion des élections législatives de décembre 2006, a-t-il justifié. Selon le Premier ministre, il est attendu de la nouvelle équipe "unité, cohésion, solidarité, cohérence et efficacité". Parmi les "anciens" maintenus à leur poste, figure Paul Toungui (Affaires étrangères), Mme Georgette Koko (vice-Premier ministre, Environnement, Protection de la Nature et Développement durable), Casimir Oyé Mba (Mines, Pétrole, Hydrocarbures), André Mba Obame (Intérieur et Sécurité) et Mme Laure Olga Gondjout (Communication). On enregistre une dizaine d'entrées, incluant des ex-ministres, ex-ambassadeurs et "premier poste". C'est le cas du sociologue Anaclé Bissiélo, professeur à l'Université Omar Bongo Ondimba de Libreville, porté à la tête du nouveau ministère du Développement, de la Performance publique, de la Prospective et de la Statistique. François Engongah Owono, précédemment président du Conseil national de la communication (CNC), est nommé au ministère du Travail et de l'Emploi, issu de la scission d'un département. Mme Pierrette Djouassa, selon la presse locale procureur général à la Cour de Cassation, remplace au ministère de la Justice Martin Mabala, qui, lui, est désormais chargé des Relations avec le Parlement. Autres entrants: les anciens ambassadeurs Sylvestre Ratanga (Transports et Aviation civile) et Paul Bouloukou Lata (délégué à l'Environnement). Selon le média en ligne GabonPage, tous deux sont membres de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition), dirigé par Zacharie Myboto. Ce parti, cité par GabonPage, a assuré ne pas les avoir mandatés pour le représenter au gouvernement, annonçant leur exclusion.


La liste complète du gouvernement:


Premier Ministre: Jean EYEGHE NDONG

Vice - Premier Ministre, Ministre du Contrôle d’Etat, des Inspections, de la Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement illicite: Honorine DOSSOU NAKI (Reconduite)

Vice premier Ministre, Ministre de la Culture et des Arts de l’Education populaire, de la Refondation et des Droits de l’Homme: Paul MBA ABESSOLE (Reconduit)

Vice premier Ministre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature: Georgette KOKO (Reconduite)

Ministre d’Etat, Ministre du Travail, de l’Emploi: François Engonga OWONO (Retour)

Ministre d’Etat, Ministre du pétrole, des Hydrocarbures: Casimir OYE MBA (Reconduit)
Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale: Paul TOUNGUI (Reconduit)
Ministre de l’Aménagement du Territoire : Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU (Reconduit)
Ministre de la santé et de l’Hygiène publique: Idriss NGARI (Muté)

Ministre de la Marine Marchande et des équipements Portuaires: Jacques Adiahénot (Reconduit)

Ministre de l’Intérieur, chargé de la Protection civile: André MBA OBAME (Reconduit)
Ministre de la Défense nationale: Ali BONGO ONDIMBA (Reconduit)

Ministre des transports et de l’aviation civile: Sylvestre RATANGA (Nouveau)
Ministre de la Décentralisation et de la Politique de la Ville: Richard ONOUVIET (Muté)

Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle des jeunes: Pr Pierre André KOMBILA (Reconduit)

Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Pierrette DJOUASSA (Nouvelle)

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Sécurité alimentaire: Paul BIYOGHE MBA (Reconduit)

Ministre le l’Economie forestière: Emile NDOUMBA (Reconduit)

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des loisirs, chargé de Vie associative, porte parole du Gouvernement, René NDEMEZO’O OBIANG (Reconduit)

Ministre de l’Energie: Franck Emmanuelle NGONDET (Nouveau)

Ministre de l’Education Nationale: Michel MENGA (Reconduit)
Ministre de la Famille: Angélique NGOMA ((Reconduite)

Ministre de l’Economie des Finances du Budget et de la Privatisation: Blaise LOUEMBE (Reconduit)

Ministre des Travaux Publics, des Infrastructures: Flavien NZENGUI NZOUNDOU (Reconduit)

Ministre des Affaires Sociales: Denise MEKAM’NE (Mutée)

Ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des nouvelles Technologies de l’information, Laure Olga GONDJOUT (Reconduite)

Ministre de l’Habitat: Josué MBADINGA (Reconduit)
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises: Vincent ESSONO MENGUE (Reconduit)

Ministre de la Fonction Publique: Alain MENSAH ZOGUELET (Reconduit)

Ministre du Commerce: Patrice TONDA (Reconduit)

Ministre du parlement, chargé des Institutions, Martin MABALA (Muté)

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique: Fabien OWONO NGOUA (Muté)

Ministre du développement de la statistique : Anaclet BISSIELOU (Nouveau)

Ministre du Tourisme et des Parc Nationaux: Yolande BIKE (Retour)

Ministre Délégué auprès du Premier-Ministre, Chargé de la Coordination des Affaires Gouvernementales: Jean-François NDONGOU (Muté)

Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères: Noël Nelson M’ESSONO (Reconduit)

Ministre Délégué auprès du Vice premier ministre chargé de l’Environnement, Paul BOUDOUNGOU LATA (Nouveau)

Ministre délégué auprès du Ministre des Mines, du Pétrole: Sylvain MOMOADJAMBO (Reconduit)

Ministre délégué auprès du ministre des Finances: Charles MBA & Solange MABIGNATH ((Reconduits)

Ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’emploi: Norbert DIRAMBA ((Muté)

Ministre délégué auprès du Ministre de la Marine Marchande: André Christ NGUEMBI (Reconduit)
Ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur: Jean Mari KOUMBA SOUVI (Muté)

Ministre Délégué auprès du Ministre du Développement et des performances Publiques: Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER (Muté)

Ministre délégué auprès du ministre de la Décentralisation et la ville: Alexis BOUTAMBA (Muté)
Ministre Délégué auprès du Ministre de la Santé: Philipe NZENGUE MAYILA (Muté)

Ministre délégué à l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Théophile MBA NDEME (Nouveau)

Ministres Délégués auprès du Ministre de l’Economie Forestière, des Eaux et de la Pêche: Célestin BAYOGHA (Muté) et Maître Fabien MERE (Nouveau)



Gabon: Le gouvernement gabonais prévoit de dépenser 90,5 milliards de francs CFA sur cinq ans en faveur de l'agriculture, dans le cadre d'un programme devant lui permettre de réduire ses importations alimentaires

LIBREVILLE, 13 jan 2009 - Le Gabon prévoit de dépenser 90,5 milliards de francs CFA (près de 138 millions d'euros) sur cinq ans en faveur de l'agriculture, dans le cadre d'un programme devant lui permettre de réduire ses importations alimentaires, a rapporté mardi le quotidien national L'Union. Ce financement bénéficiera à des projets entrant dans le cadre du "Programme national d'investissement à moyen terme (PNIMT)" pour 2009-2013, a indiqué L'Union, citant le ministre de l'Agriculture, Paul Biyoghé Mba. L'enveloppe "devra soutenir une agriculture entrepreunariale de type privé, diversifier les cultures, vulgariser les méthodes agricoles respectueuses de l'environnement, appuyer les promoteurs par des aides ciblées, des mesures fiscales incitatives et des bonifications de crédit", explique le journal. A travers le PNIMT, le Gabon veut réduire de 5% par an ses importations de manioc, riz, bananes plantain, viandes et légumes. "A terme, c'est une contribution de l'agriculture à concurrence de 7,5% dans le PIB (produit intérieur brut) qui est recherchée", ajoute le journal. Les importations alimentaires ont représenté en 2008 près de 250 milliards de FCFA (381 millions d'euros), selon les données officielles. Céréales, viandes et produits laitiers sont parmi les produits alimentaires les plus importés par le Gabon, pays de moins de 1,5 million d'habitants qui s'approvisionne à l'étranger pour 85% de sa consommation. L'agriculture y est peu développée, malgré les atouts que représentent son climat équatorial et ses abondantes sources d'eau. Ses revenus proviennent en majorité du pétrole (environ 250.000 barils/jour) et de la filière bois, premier employeur du secteur privé (la forêt couvre 85% de son territoire).



Gabon: Des concertations sont en cours au Gabon pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture" souhaité par le président Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 8 jan 2009 - Des concertations sont en cours au Gabon pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture" souhaité par le président Omar Bongo Ondimba, a annoncé jeudi à la télévision le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, dont l'équipe est accusée de "lenteurs" et de "lourdeurs". "Depuis quelques jours, je rencontre des personnalités politiques" dans le cadre de la formation de ce gouvernement d'ouverture, "un évènement que tout le monde attend", a déclaré M. Eyéghé Ndong, nommé Premier ministre en janvier 2006 et reconduit dans ses fonctions en janvier 2007. Il s'exprimait à l'issue d'une audience avec le président Bongo Ondimba qui, a-t-il dit, lui a "demandé (...) de lui faire des propositions" pour la nouvelle équipe et à qui il a rendu "compte de l'avancement du dossier". "Un gouvernement d'ouverture, ça signifie qu'il faut qu'il y ait des hommes nouveaux. (...) Nous sommes déjà une équipe que certains considèrent comme pléthorique. (...) C'est très compliqué, mais on finira par faire un gouvernement qui doit être au service de la population. Que nous soyons considérés comme un gouvernement pléthorique ou que nous soyons 15 ministres - ce qui évidemment est une vue de l'esprit - nous devons être au service des populations, c'est ce que le président demande", a-t-il poursuivi. L'actuel gouvernement compte 43 membres. Dans trois déclarations publiques en moins d'une semaine, le président Bongo Ondimba avait fustigé ses ministres, les accusant d'inefficacité dans leur réponse aux attentes des populations. Dans son discours à l'occasion du nouvel An, il avait dénoncé "trop de lenteurs" et de "lourdeurs" dans l'action gouvernementale et invité des chefs de partis politiques à "proposer des personnalités susceptibles de faire partie" d'un nouveau gouvernement qu'il a souhaité "d'ouverture".



Gabon: La commission électorale gabonaise a annoncé samedi l'ouverture de la campagne pour les élections sénatoriales du 18 janvier, lors desquelles 102 sièges doivent être pourvus

LIBREVILLE, 3 jan 2009 - La commission électorale gabonaise a annoncé samedi que la campagne pour les élections sénatoriales du 18 janvier, lors desquelles 102 sièges doivent être pourvus, était ouverte. La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), dans son communiqué, "exhorte l'ensemble des candidats au strict respect" des dispositions prévues "dans l'intérêt d'un scrutin régulier, transparent et sans heurts". Selon le quotidien national L'Union, un peu plus de 2.000 grands électeurs sont appelés à pourvoir 102 sièges de sénateurs pour un mandat de six ans. Au total, 152 candidats sont en lice. 84 d'entre eux sont du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), le reste est partagé entre des indépendants (23) et des candidats issus neuf autres partis, d'après le journal. Le Sénat a été créé en 1997 au Gabon. L'équipe sortante, dominée par le PDG, comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) à compter de la prochaine législature "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".




 

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