| L'actualité du Gabon en 2009 (d'après l'Agence France Presse) |
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Gabon: Des opposants gabonais, dont six candidats à l'élection présidentielle du 30 août remportée par Ali Bongo, ont annoncé mercredi la création prochaine d'un "grand parti" rassemblant plusieurs formations et mouvances politiques
LIBREVILLE, 30 déc 2009 - Des opposants gabonais, dont six candidats à l'élection présidentielle du 30 août remportée par Ali Bongo, ont annoncé mercredi la création prochaine d'un "grand parti" rassemblant plusieurs formations et mouvances politiques. "Nous décidons solennellement de nous unir et d'unir nos forces, en procédant à la fusion de nos partis politiques afin de créer (...) un grand parti politique novateur", ont déclaré devant la presse ces opposants réunis à Libreville. Ils n'ont cependant pas donné le nom de cette nouvelle formation ni précisé la date prévue pour sa création. Les fondateurs annoncés de ce parti sont les ex-candidats à la présidentielle André Mba Obame (ex-ministre de l'Intérieur, 3e du scrutin), Jean Eyéghé Ndong (ex-Premier ministre), Casimir Oyé Mba (ancien Premier ministre et ministre des Mines), Jean Ntoutoume Ngoua et Bruno Ben Moubamba. Zacharie Myboto, jusque-là président de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) et arrivé 4e à la présidentielle, fait également partie de ce groupe ainsi que les chefs de deux petits partis, Gérard Ella Nguema (Rassemblement national des républicains) et Pierre Claver Zeng Ebomé (Mouvement africain pour le développement). Avec d'autres acteurs politiques, tous ont déjà constitué en novembre une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance". "La décision de nous unir (...) exprime notre volonté commune de construire un avenir meilleur", a expliqué M. Eyéghé Ndong dans leur déclaration commune. Selon ces opposants qui contestent l'élection d'Ali Bongo, "la situation politique" du Gabon depuis septembre "se caractérise par un recul sans précédent de l'Etat de droit et des libertés publiques".
Gabon: Le budget de l'année 2010 du Gabon devrait s'établir, "en recettes et en dépenses, à 2.096 milliards de FCFA contre 1.541,6 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de finances rectificative 2009", soit une hausse de 35,9%
LIBREVILLE, 12 déc 2009 - Le budget 2010 du Gabon s'élèvera à 2.096 milliards de FCFA (3,19 milliards d'euros), soit une hausse de 35,9% par rapport à celui de 2009, selon un communiqué officiel publié samedi. Le budget de l'année 2010 devrait s'établir, "en recettes et en dépenses, à 2.096 milliards de FCFA (3,19 milliards d'euros) contre 1.541,6 milliards de FCFA (2,34 milliards d'euros) arrêtés dans la loi de finances rectificative 2009", indique le communiqué du Conseil des ministres tenu vendredi et qui a adopté le projet de loi finances 2010. Cela représente une hausse de 554,4 milliards de FCFA (845 millions d'euros)", soit une augmentation de 35,9%, selon le texte. Le gouvernement table sur une croissance de l'économie de 6,5%, en comptant sur une production pétrolière -en légère baisse de 1,4%- de 12,4 millions de tonnes "grâce à des efforts soutenus d'investissements sur les champs vieillissants" et "la mise en production de nouveaux gisements". Selon ses prévisions, le pétrole rapportera ainsi 940,2 milliards de FCFA, avec un cours moyen du baril à 66,7 dollars US et un dollar à 465,6 FCFA (0,7 euro). Les recettes seront aussi assurées par les exportations de manganèse, la deuxième source de devises du pays derrière le pétrole, qui devraient connaître une augmentation de 38,4% et atteindre 3 millions de tonnes. "Le prix de la tonne de manganèse se négocierait à 254,8 dollars américains, soit un relèvement de 7,1% par rapport aux prévisions rectifiées de 2009", selon le communiqué. Le secteur forestier devrait, lui, bénéficier "du redressement de la demande extérieure des bois divers en nette progression de 27,3% en dépit d'un repli des exportations d'okoumé de 12,8%". Les dépenses seront consacrées pour 57,2% au fonctionnement -dont 37,1% destinés au paiement de la dette publique- et à 42,8% aux investissements. Ces derniers concerneront pour 60,6% le domaine des infrastructures, pour 7,7% la santé, pour 6,9% la défense et la sécurité.
Gabon: L'interdiction "dès 2010 de l'exportation de bois en grumes" du Gabon annoncée en conseil des ministres début novembre sera effective, malgré les réticences du secteur, à la fin de l'année
LIBREVILLE, 19 nov 2009 - L'interdiction "dès 2010 de l'exportation de bois en grumes" du Gabon annoncée en conseil des ministres début novembre sera effective, malgré les réticences du secteur, à la fin de l'année, a appris jeudi l'AFP auprès du gouvernement et de sources concordantes. "La mesure sera effective. Elle est confirmée", a affirmé à l'AFP un conseiller du ministère des Eaux et Forêts sous couvert de l'anonymat. Le 6 novembre, le gouvernement avait annoncé dans la discrétion "l'interdiction, dès 2010, de l'exportation du bois en grumes au profit de la transformation locale de nos essences forestières en vue de créer davantage de richesses nécessaires à juguler le chômage (...) et exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée". "On nous a indiqué que la mesure sera appliquée dès le mois de janvier et n'était pas négociable", a affirmé à l'AFP un professionnel du secteur. La transformation des matières première gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Les deux principaux syndicats forestiers ont reconnu qu'il fallait tendre vers l'industrialisation du secteur mais estiment qu'il y a un problème de calendrier. "Le chef de l'Etat veut qu'on arrête de faire n'importe quoi dans la forêt gabonaise et il siffle la fin de la récréation", affirme Gérard Moussu, secrétaire général de l'Union des forestiers industriels du Gabon et aménagistes (Ufiga) regroupant les principaux poids lourds du secteur. Mais cette mesure "vient trop vite", souligne-t-il. "Nous avons toujours été en phase avec la politique du gouvernement et nos membres tendent tous vers l'objectif de 75%" de transformation locale des grumes avant 2012, selon ce qu'a fixé la loi de 2001. "Cela nous chagrine qu'on mette tout le monde dans le même sac: ceux qui ont fait des efforts sur l'aménagement et l'exploitation durable et ceux qui n'ont jamais eu l'intention d'en faire", ajoute-t-il. "On espère que le chef de l'Etat fera le distingo entre les uns et les autres". Pour le Syndicat des forestiers du Gabon (Synfoga), "la mesure est bonne (...) mais on ne peut pas tout faire du jour au lendemain. Il faut laisser le temps au temps", affirme Jean-Pierre Georget, qui estime qu'il faut aussi des "mesures d'accompagnement". D'autres membres du secteur estiment qu'on va vers de "nombreuses faillites et la perte de milliers d'emplois en changeant les règles au dernier moment", selon un petit exploitant. Le sujet pourrait être l'un des thèmes abordés vendredi lors de la rencontre à Paris entre les présidents Bongo et Sarkozy, la France ayant d'importants intérêts dans la filière. Environ 3 millions de m3 de bois, dont 1,8 m3 de grumes non traitées, sont exportés tous les ans du Gabon, dont la forêt est estimée à 20 millions d'hectares. En dehors de la fonction publique, le bois est le principal employeur gabonais. Selon les différentes estimations, on estime que la filière pèse pour 10.000 emplois directs et 20.000 indirects. Le Gabon pourrait être à l'avenir un des grands bénéficiaires des compensations financières mondiales pour les pays préservant leur forêt. La forêt du Bassin du Congo est considérée comme le deuxième "poumon" de la planète après l'Amazonie.
Gabon: Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon ont annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA)
LIBREVILLE, 15 nov 2009 - Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon remportée par Ali Bongo ont annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA). La constitution de cette coalition, qui fonctionnait de manière informelle depuis le 30 août, "est la manifestation évidente de notre volonté d'union et d'action", a déclaré l'un de ses membres, André Mba Obame, devant quelques centaines de militants réunis dans un domicile privé de Libreville. Ex-ministre de l'Intérieur et ancien proche d'Ali Bongo, M. Mba Obame est arrivé officiellement 3è à la présidentielle à laquelle il s'était présenté en indépendant. En tout, huit partis constituent la CGPPA qui estime "illégitime" le pouvoir d'Ali Bongo et dénonce une "dictature émergente". Ce sont l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UDGDD) de Zacharie Myboto, le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) de Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé, le Morena, le Forum africain pour la reconstruction (FAR), le Parti gabonais du progrès (PGP), le Rassemblement national des républicains (RNR), le Morena unioniste, le Mouvement africain pour le développement (MAD). Outre M. Mba Obame, les ex-ministres Jean Eyéghé Ndong et Casimir Oyé Mba, qui s'étaient présentés en indépendants à la présidentielle, sont également membres de la Coalition tout comme deux autres ex-candidats sans parti, Jean Ntoutoume Ngoua et Bruno Ben Moubamba. "Nous devons aller plus loin.(...) Ensemble, donnons corps à l'espérance de nos concitoyens en créant ce grand parti politique national" que les Gabonais "appellent de leurs voeux", a plaidé M. Mba Obame. Elu à l'issue d'un scrutin contesté, Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été investi président le 16 octobre. Pendant sa campagne électorale, il a promis de faire du Gabon un "pays émergent".
Gabon: Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC)
LIBREVILLE, 6 nov 2009 - Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements (25 millions d'euros) à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC). "Pour des raisons d'éthique et de préservation de bonne gouvernance prônée par le chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba, j'ai décidé de me décharger de mes fonctions actuelles aux côtés du président afin de me consacrer entièrement à ma défense dans cette affaire", a affirmé Jean-Pierre Oyiba, dans une déclaration lue en direct pendant le journal télévisé de la première chaine publique RTG1. L'hebdomadaire Jeune Afrique affirme dans son édition du 8 au 14 novembre que M. Oyiba a été l'un des bénéficiaires des détournements de fonds et aurait touché "65,6" millions de Francs CFA (100.000 euros).
Gabon: Les salaires des dirigeants des entreprises publiques gabonaises sont désormais plafonnés, a annoncé jeudi le gouvernement formé en octobre par le président Ali Bongo Ondimba qui veut réduire le train de vie de l'Etat et prône "la bonne gouvernance"
LIBREVILLE, 29 oct 2009 - Les salaires des dirigeants des entreprises publiques gabonaises sont désormais plafonnés, a annoncé jeudi le gouvernement formé en octobre par le président Ali Bongo Ondimba qui veut réduire le train de vie de l'Etat et prône "la bonne gouvernance". Un directeur général d'entreprise gagnera désormais cinq millions de francs CFA maximum (7.500 euros), un président de conseil d'administration trois millions de francs CFA (4.500 euros), un directeur d'entreprise deux millions de francs (3.000 euros), indique le communiqué du Conseil des ministres publié par le quotidien L'Union. Cette mesure vise "une relance optimale de l'activité économique" et "une plus grande et harmonieuse justice sociale", selon le texte, qui précise que les économies réalisées "seront destinées au développement ou à la restructuration des entreprises (...) aux fins de les rendre mieux compétitives". Le gouvernement a par ailleurs annoncé que des "audits sur les effectifs de la fonction publique, sur la masse salariale" ainsi que sur les dettes extérieure et intérieure du pays seraient lancés début novembre. Il a également décidé dans le cadre d'un plan pour "l'émergence du Gabon durant la période 2010-2016" de consacrer "au moins 40% du budget général de l'Etat et chaque département ministériel aux projets d'investissements", ajoute le communiqué. La semaine dernière, le gouvernement de Paul Biyoghé Mba, formé le 17 octobre, avait mis déjà en place des mesures d'austérité, en supprimant de nombreux postes, notamment au palais présidentiel et dans l'administration, lors d'une décision désormais surnommée "le tsunami" par les Gabonais. Pour de nombreux observateurs, le régime d'Omar Bongo, resté 41 ans au pouvoir, a été marqué par le clientélisme et gangréné par la corruption. Lors de son discours d'investiture à la présidence, son fils Ali Bongo, élu lors d'un scrutin contesté, avait notamment promis un meilleur partage des richesses et un Gabon "exempt de corruption".
Gabon: Le nouveau gouvernement gabonais a décidé lundi lors de son premier Conseil des ministres de "rappeler" le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) "en vue de son remplacement" après des soupçons de malversations
LIBREVILLE, 20 oct 2009 - Le nouveau gouvernement gabonais a décidé lundi lors de son premier Conseil des ministres de "rappeler" le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) "en vue de son remplacement" après des soupçons de malversations, selon le communiqué final publié mardi. Le Conseil des ministres a décidé "de rappeler le gouverneur de la BEAC, Monsieur Philibert Andzembe", de nationalité gabonaise, "en vue de son remplacement", selon le communiqué intégral du Conseil publié dans le quotidien L'Union. Le gouvernement a également décidé de "faire arrêter les fonctionnaires de la BEAC présumés impliqués et résidant sur le territoire national", précise le communiqué, selon lequel le Conseil des ministres a "déploré la situation qui prévaut au bureau extérieur de la BEAC à Paris, situation caractérisée par des malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs CFA (28 millions d'euros)". Ces décisions ont été prises pour "faire la lumière sur ce dossier dans les meilleurs délais", indique encore le texte. L'hebdomadaire Jeune Afrique avait publié mi-septembre un article selon lequel 19 milliards de francs CFA ont été détournés entre 2004 et 2008 au bureau parisien de la BEAC - qui regroupe les six pays de l'Afrique centrale (Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad). M. Andzembe avait quelques jours après reconnu plus de 40 millions d'euros de pertes dont 22 millions d'euros détournés, dans une interview au quotidien gabonais Gabon Matin.
Gabon: Liste complète du nouveau gouvernement gabonais, composé d'une équipe restreinte de 30 membres contre 44 dans le précédent, dont 12 anciens aux postes clés
LIBREVILLE, 17 oct 2009 - Le premier ministre gabonais Paul Biyoghé Mba, reconduit vendredi dans ses fonctions par le président Ali Bongo Ondimba, a nommé samedi soir son gouvernement, composé d'une équipe restreinte de 30 membres, dont 12 anciens aux postes clés, a constaté une journaliste de l'AFP. Le nouveau gouvernement compte "29 membres", sans compter le Premier ministre "contre 44 dans le précédent", a expliqué le secrétaire général de la présidence, François Engongah Owono, en donnant à la presse sa composition. Cette "contraction des postes vise principalement l'efficacité", a-t-il souligné, précisant que la "mission principale" de ce gouvernement est "de remettre le pays au travail". Parmi les 29 ministres, 12 figuraient dans la précédente équipe gouvernementale et sont maintenus à leur poste, dont Paul Toungui (Affaires étrangères), Laure Olga Gondjout (Communication), Jean-François Ndongou (Intérieur), Julien Ngoghe Bekalé (Mines, Pétrole et Hydrocarbures) ou Blaise Louembe (Budget). D'autres changent de porte-feuille comme Angélique Ngoma qui passe de la Famille à la Défense ou Emile Doumba qui quitte l'Energie pour le ministère des Relations avec le Parlement. Les 18 ministres entrants sont pour la plupart peu connus. "Ce gouvernement est un gouvernement PDG (Parti démocratique gabonais, au pouvoir) ouvert aux autres formations politiques qui ont soutenu le candidat" Ali Bongo Ondimba, selon M. Engongah Owono. L'un des entrants, le ministre des Petites et moyennes entreprises, Jean Félix Mouloungui, serait un représentant en France du parti de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé 2e du scrutin du 30 août dont il a contesté les résultats. Interrogé par l'AFP, un responsable de ce parti, l'Union du peuple gabonais (UPG), à Libreville, a cependant déclaré ne "pas être au courant" de cette nomination. Ali Bongo Ondimba, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans au pouvoir, avait reconduit vendredi, quelques heures après avoir prêté serment comme président du Gabon, M. Biyoghé Mba, 56 ans, au poste de Premier ministre qu'il occupait depuis juillet, dans le cadre des institutions de transition.
Liste complète:
PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT: Paul BIYOGHE MBA
Ministre de la Justice Garde des Sceaux : Anicette NANG OVIKA, (Nouvelle)
Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle: Pr. Léon NZOUBA, (Nouveau)
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et de la Francophonie: Paul TOUNGUI, (Maintenu)
Ministre de la Santé, des Affaires Sociales de la Solidarité Nationale et de la Famille: Mme Alphonsine MBIE NA, (Nouvelle)
Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions Constitutionnelles, de l’Intégration Régionale et du NEPAD, Chargé des Droits de l’Homme: Emile DOUMBA, (Muté)
Ministre de la Culture de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs : René N’DEMEZO’O OBIANG, (Maintenu)
Ministre de la Défense Nationale : Angélique NGOMA, (Mutée)
Ministre des Eaux et Forets, de l’Environnement et du Développement durable: Martin MABALA, (Muté)
Ministre de l’Economie du Commerce de l’Industrie et du Tourisme: Magloire NGAMBIA, (Nouveau)
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de l’Immigration et de la Décentralisation : Jean François NDONGOU, (Maintenu)
Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Porte-parole du Gouvernement : Séraphin MOUNDOUNGA, (Nouveau)
Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Fonction Publique, Chargé de la Réforme de l’Etat: Blaise LOUEMBE, (Muté)
Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures: Julien NKOGHE BEKALE, (Maintenu)
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat : Jean Félix MOULOUNGUI, (Nouveau)
Ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique: Laure Olga GONDJOUT, (Maintenue)
Ministre de l’Habitat, du Logement et de l’Urbanisme : Rufin Pacôme ONDZOUNGA, (Nouveau)
Ministre de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire : Flavien NZENGUI NZOUNDOU, (Maintenu)
Ministre des Transports : Remy OSSELE NDONG, (Nouveau)
Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale: Maxime NGONDJOUT ISSOUNDOU, (Nouveau)
Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques : Régis IMMONGAULT, (Nouveau)
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement Rural : Raymond NDONG SIMA, (Nouveau)
Ministres délégués auprès du Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération Internationale et de la Francophonie: Jules Marius OGOUEBANDJA et Rose BEKALE, (Nouveaux)
Ministre délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation : Raphaël NGAZOZE, (Nouveau)
Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé, des Affaires Sociales de la Solidarité Nationale et de la Famille: NZENGUI MIYINDOU, (Nouveau)
Ministres délégués auprès du Ministre de l’Economie du Commerce de l’Industrie et du Tourisme: Paul BOUNDOUKOU LATHA (Muté) et Françoise ASSENGONE OBAME, (Nouvelle)
Ministre délégué auprès l’Equipement, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire : Jean Richard SYLON, (Nouveau)
Ministre délégué auprès du Ministre du Budget et des Comptes Publics et de la Fonction Publique, Chargé de la Réforme de l’Etat : Christian MAGNAGNA, (Nouveau)
Gabon: Paul Biyoghé Mba a été reconduit Premier ministre par le nouveau Président gabonais Ali Bongo qui a prêté serment vendredi
LIBREVILLE, 16 oct 2009 (AFP) - Ali Bongo Ondimba, qui a prêté serment vendredi comme président du Gabon, a annoncé à la presse qu'il avait nommé Premier ministre Paul Biyoghé Mba, qui occupait déjà cette fonction depuis trois mois, durant la période de transition. "J'ai décidé de nommer ce jour Premier ministre M. Paul Paul Biyoghé Mba. J'ai estimé qu'il était la personne idoine pour conduire la prochaine étape", a affirmé Ali Bongo, 50 ans, dans une déclaration à la presse au palais présidentiel, quelques heures après son investiture. M. Biyoghé Mba, 53 ans, qui était présent lors de la déclaration, a le "profil d'un manager" et est "un haut cadre expérimenté", a ajouté M. Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans à la tête du Gabon. "J'ai tenu à faire cette annonce moi-même pour montrer l'importance que j'attache à ce moment (...) pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire", a souligné Ali Bongo, précisant: "Et nous allons nous mettre au travail immédiatement." Le Premier ministre devrait former son équipe dans les prochaines heures. Paul Biyoghé Mba avait été nommé pour la première fois chef du gouvernement le 17 juillet, après la démission de Jean Eyéghé Ndong du poste de Premier ministre pour se porter candidat à l'élection présidentielle. M. Biyoghé Mba était auparavant ministre de l'Agriculture et de l'Elevage.
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon, à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par neuf candidats et une citoyenne
LIBREVILLE, 12 oct 2009 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon, à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par neuf candidats et une citoyenne, a annoncé sa présidente. "L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée", a déclaré Marie-Madeleine Mborantsuo. Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix. L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages. D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame (25,88%) et M. Mamboundou (25,22%). La Cour constitutionnelle a rejeté ou déclaré irrecevables les onze requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont MM. Mba Obame et Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur. Lundi, avant la lecture du verdict de la Cour, M. Mba Obame a annoncé qu'il entamait une grève de la faim, estimant le Gabon victime "d'un coup d'État électoral" et dénonçant "une dérive dictatoriale". Une "petite clique s'arc-boute sur ses intérêts en prenant tout le pays en otage et en l'exposant gravement", a-t-il déclaré à la presse. "La mascarade continue". "Le président Bongo nous avait laissé un pays qui avait des institutions crédibles, mais l'égoïsme des gens, la mesquinerie des hommes et des femmes, la soif effrénée de pouvoir des uns et des autres, ont en quelques mois ruiné le travail accompli", a-t-il ajouté. A l'annonce du verdict de la Cour, le Secrétaire général du parti d'Ali Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG), Faustin Boukoubi a pour sa part dit "éprouver un sentiment de pleine satisfaction". "Si Ali Bongo Ondimba avait voulu faire un coup de force, on n'aurait pas attendu quatre mois. Le droit et la loi ont prévalu. Le président de la République gabonaise est Ali Bongo Ondimba. Le Parti démocratique gabonais a prouvé qu'il était un parti démocratique", selon lui. "Tous les Gabonais ont un président qui va s'atteler à tous les problèmes des Gabonais et faire du Gabon un pays émergent", a ajouté M. Boukoubi. A l'annonce des résultats du scrutin du 30 août, des émeutes post-électorales avaient éclaté et secoué entre le 3 et le 6 septembre Port-Gentil, la capitale économique. Lors de ces troubles, trois personnes ont été tuées selon le gouvernement, au moins cinq selon l'opposition, évoquant jusqu'à 15 décès.
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