X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par pays (actualité) -> Gabon -> gabon2008



L'actualité du Gabon en 2008
(d'après l'Agence France Presse)


Assurances: La société américaine Emerging Capital Partners (ECP), spécialisée dans la gestion de fonds d'investissements, a acquis pour 35 millions d'euros 20% du capital du groupe de banque et assurances NSIA, présent dans neuf pays africains dont le Gabon

LIBREVILLE, 30 déc 2008 - La société américaine Emerging Capital Partners (ECP), spécialisée dans la gestion de fonds d'investissements, a acquis pour 35 millions d'euros 20% du capital du groupe de banque et assurances NSIA, présent dans neuf pays africains dont le Gabon, selon un communiqué de NSIA. L'acquisition a été concrétisée le 15 décembre 2008, au terme de négociations engagées en mars, selon ce texte publié mardi par le quotidien national gabonais L'Union. En vertu de leur accord, ECP "prend une participation minoritaire (20%) avec un investissement de 35 millions d'euros (près de 23 milliards de FCFA) dans le groupe NSIA, composé de seize sociétés d'assurances implantées dans neuf pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, et de la BIAO-CI, troisième banque de Côte d'Ivoire", affirme-t-il. "Outre les ressources financières, ECP apportera (à NSIA) son expertise, notamment dans la finance internationale", ajoute le groupe, créé en 1995, qui revendique la place de leader dans le secteur des assurances en Afrique francophone "avec un chiffre d'affaires global de 56 milliards de FCFA (85,4 millions d'euros) en 2007" et "une croyance moyenne annuelle de plus de 20% sur les cinq dernières années". Outre le Gabon et la Côte d'Ivoire, NSIA est présent au Bénin, Togo, Sénégal, Ghana, Cameroun, Congo, ainsi qu'en Guinée-Bissau. Il affirme être "valorisé à plus de 100 milliards de FCFA" (près de 152,5 millions d'euros). Selon la même source, ECP est déjà présent en Afrique à travers des participations dans des sociétés de services financiers notamment au Nigeria et en Algérie.



Gabon: Le groupe pétrolier italien ENI et le Gabon ont signé "six contrats pétroliers d'exploration et de partage de production", portant sur des blocs d'une superficie globale de plus de 7.300 km2

LIBREVILLE, 29 déc 2008 - Le Gabon a signé avec le groupe italien ENI "six contrats pétroliers d'exploration et de partage de production", portant sur des blocs d'une superficie globale de plus de 7.300 km2, a rapporté lundi le quotidien national gabonais L'Union. Ces accords, paraphés le 23 décembre à Libreville, marquent le retour au Gabon d'ENI Holding BV "dix ans après son retrait en raison des incompréhensions de tous ordres ainsi que des difficultés de trésorerie", affirme le journal, qui ne fournit aucune estimation financière. "Globalement, les six contrats représentent une superficie de 7.315,22 km2", ajoute-t-il, précisant qu'ils ont été signés par le président gabonais Omar Bongo Ondimba, les ministres Casimir Oyé Mba (Mines, Pétrole et Energie) et Blaise Louembet (Economie et Finances) ainsi que le directeur de la division Exploration d'ENI Holding BV, Claudio Descalzi. Selon le journal, les permis délivrés concernent des blocs "dans l'offshore nord, notamment sur le bassin sédimentaire nord-Atlantique", une zone qualifiée d'"environnement pétrolier prouvé" par le ministre Oyé Mba. D'autres blocs sont localisés "onshore, au nord du bassin intérieur dans la province de l'Estuaire" où est située Libreville. Le journal évoque "les réservoirs gréseux de Coniquet, Ntoum et Cocobeach". Détenu à 37% par l'Etat italien (27% directement et 10% à travers la Caisse des Dépôts), ENI est le quatrième groupe pétrolier européen et le septième mondial. Son chiffre d'affaires a été de 83,5 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2008. Le Gabon, selon le gouvernement, envisage une production pétrolière de 13,863 millions de tonnes en 2009, en "hausse de 7,8% par rapport à 2008", grâce aux "investissements entrepris" et à "la mise en production de nouveaux gisements". Les principaux opérateurs dans le secteur pétrolier gabonais sont les groupes français Total et anglo-néerlandais Shell.



Gabon: Le premier groupe bancaire et financier marocain, AttijariWafa Bank (AWB), a acquis entre 51 et 95% des capitaux de banques du groupe français Crédit Agricole SA dans cinq pays africains dont le Gabon

LIBREVILLE, 12 déc 2008 - Le premier groupe bancaire et financier marocain, AttijariWafa Bank (AWB), a acquis entre 51 et 95% des capitaux de banques du groupe français Crédit Agricole SA dans cinq pays africains dont le Gabon, a rapporté vendredi le quotidien national gabonais L'Union. AWB a acheté 59% du capital de l'Union gabonaise de banque (UGB), troisième banque commerciale du pays, indique le journal, citant le directeur général de l'UGB, François Hoffmann. Filiale à 56,25% de Crédit Agricole SA, l'UGB est également détenue par l'Etat gabonais (25%), d'autres investisseurs et des privés gabonais, avec une part des marchés nationaux de dépôts et crédits estimée à 22% par des professionnels du secteur. L'acquisition, "soumise à l'obtention des autorisations nécessaires", devrait être finalisée "au second trimestre de 2009", a affirmé M. Hoffmann, en précisant qu'elle entre dans le cadre d'un accord global concernant des banques du réseau de Crédit Agricole SA en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Cameroun, au Congo et au Sénégal. L'information est confirmée par un communiqué conjoint des groupes marocain et français, obtenu par l'AFP, annonçant la signature le 25 novembre "d'un accord relatif à l'évolution de leurs participations respectives" qui inclut des acquisitions par Crédit Agricole SA de capitaux de filiales de AWB. En plus des 59% du capital de l'UGB, le groupe marocain a acheté des capitaux de Société Ivoirienne de Banque (51%), de Société Camerounaise de Banque (65%), de Crédit du Congo (81%) et de Crédit du Sénégal (95%) "pour un montant global de 250 millions d'euros", d'après ce communiqué. Crédit Agricole a, de son côté, porté à 77% (+24%) sa part dans le capital de Crédit du Maroc (du groupe AWB) pour 144 millions d'euros. Il a aussi augmenté à 49% (+15%) la part d'une de ses filiales (Sofinco) dans le capital d'une filiale de AWB (Wafasalaf) pour 71 millions d'euros.



Gabon: Le gouvernement gabonais a élaboré un programme pour réduire de 5% par an ses importations alimentaires qui représentent actuellement 85% de sa consommation, soit plus de 250 milliards de FCFA pour 2008

LIBREVILLE, 4 déc 2008 - Le Gabon a élaboré un programme pour réduire de 5% par an ses importations alimentaires qui représentent actuellement 85% de sa consommation, soit plus de 250 milliards de FCFA (381 millions d'euros) pour 2008, a rapporté jeudi le quotidien national L'Union. Ce "Programme national d'investissement à moyen terme (PNIMT)" pour 2009-2013 a été présenté mercredi, lors de la première réunion de la Commission nationale pour la sécurité alimentaire et le développement agricole, sous la direction du président gabonais Omar Bongo Ondimba, précise le journal. Le plan vise notamment "la réduction de 5% chaque année du niveau des importations prioritaires des denrées alimentaires" et "la création d'un environnement favorable aux investissements dans le secteur agricole et (le monde) rural". Le ministre de l'Agriculture, Paul Biyoghé Mba, a estimé que la situation alimentaire dans le pays était "alarmante", d'après L'Union. Il a précisé que "85% des besoins alimentaires nationaux sont satisfaits par des importations. Ce qui représente plus de 250 milliards de FCFA de sorties de devises pour la seule année 2008". "Si rien n'est fait d'ici 2010, les importations atteindront 291 milliards de FCFA (près de 444 millions d'euros), et 447 milliards de FCFA (681,5 millions d'euros) en 2015", a prévenu le ministre. L'agriculture est peu développée au Gabon, malgré les atouts que représentent son climat équatorial et ses abondantes sources d'eau. Le pays, peuplé de moins de 1,5 million d'habitants, tire la majorité de ses revenus du pétrole (environ 250.000 barils/jour), qui représentent entre 50 et 60% de ses ressources, et de la filière bois, premier employeur du secteur privé (la forêt couvre 85% de son territoire).



Gabon: La Banque gabonaise de développement (BGD) a annoncé vendredi avoir recueilli sur le marché financier en Afrique centrale 10 milliards de FCFA, notamment pour l'habitat social

LIBREVILLE, 24 oct 2008 - La Banque gabonaise de développement (BGD) a annoncé vendredi avoir recueilli sur le marché financier en Afrique centrale 10 milliards de FCFA (15,24 millions d'euros), notamment pour l'habitat social. Les fonds ont été obtenus à l'issue d'un emprunt obligataire par placement privé "réalisé courant août-septembre 2008 sous forme d'émissions de titres obligataires" au taux de 6% net pour 2008-2014, affirme la BGD dans un communiqué. L'opération a été effectuée "auprès des investisseurs qualifiés de la Cémac", la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, regroupant le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. La BGD, qui se présente comme une "société anonyme d'intérêt national", est une des dernières banques de développement de la Zone franc. Créée en 1960, elle est dotée d'un capital de 25,2 milliards de FCFA (38,42 millions d'euros). Avec l'urbanisation rapide accompagnée d'une flambée du prix de l'immobilier dans le pays, il est devenu difficile de se loger à coût modéré surtout à Libreville, avec notamment des crédits immobiliers peu accessibles.



Gabon: L'Etat gabonais a estimé son budget pour 2009 à près de 2.500 milliards de FCFA, en hausse de 38% par rapport à 2008, prévoyant notamment une augmentation de ses recettes pétrolières

LIBREVILLE, 15 oct 2008 - L'Etat gabonais a estimé son budget pour 2009 à près de 2.500 milliards de FCFA (3,8 milliards d'euros), en hausse de 38% par rapport à 2008, prévoyant notamment une augmentation de ses recettes pétrolières, a-t-on appris mercredi de source officielle. Le budget de l'année 2009 "s'établirait à 2.485,5 milliards de FCFA, contre 1.798,1 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de Finances de l'année 2008", indique le communiqué du conseil des ministres tenu mardi et lors duquel a été présenté le projet de loi de Finances 2009. Cela représente une "hausse de 687,4 milliards de FCFA (1,05 milliard d'euros, +38,22%) qui mise notamment sur une augmentation de 58% des recettes pétrolières", selon le texte. "Les recettes pétrolières, évaluées à 1.621,4 milliards de FCFA (2,47 milliards d'euros), seraient en hausse de 597,5 milliards de FCFA (911 millions d'euros)" par rapport à 2008, une augmentation qui "se justifierait par la bonne tenue du prix du baril du pétrole et par une amélioration de la production", explique-t-il. Le Gabon envisage ainsi une production pétrolière de 13,863 millions de tonnes en 2009, en "hausse de 7,8% par rapport à 2008", grâce aux "investissements entrepris" et à "la mise en production de nouveaux gisements". Le budget 2009 table également sur 793,5 milliards de FCFA (1,21 milliard d'euros) de recettes non pétrolières (+87,4 milliards de FCFA par rapport à 2008) et 70,6 milliards de FCFA de financements extérieurs (107,62 millions d'euros), soit 2,6 milliards de FCFA supplémentaires par rapport à 2008. Le Gabon, également producteur de manganèse, attend en 2009 de "bonnes performances" pour ce minerai, note aussi le conseil des ministres.



Gabon: Trois ONG gabonaises ont porté plainte vendredi contre le procureur de la République Bosco Alaba Fall pour "enrichissement illicite" dans le cadre d'une affaire d'accusations de corruption contre le magistrat

LIBREVILLE, 13 oct 2008 - Trois ONG gabonaises ont porté plainte vendredi contre le procureur de la République Bosco Alaba Fall pour "enrichissement illicite" dans le cadre d'une affaire d'accusations de corruption contre le magistrat, a-t-on appris lundi auprès d'une de ces ONG. "Nous portons plainte pour enrichissement illicite du procureur. La société civile demande l'application stricte de la loi", a affirmé à l'AFP Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG). "Le procureur doit être relevé de ses fonctions. De l'argent suspect, des sommes incommensurables circulent sur son compte en banque", a-t-il ajouté. Depuis plusieurs mois, des relevés bancaires au nom du procureur circulent à Libreville. Ils font apparaître des mouvements atteignant 300 millions de francs CFA (450.000 euros). Le procureur, qui refuse de s'exprimer dans la presse sur ce dossier, a récemment affirmé à l'AFP qu'il était "innocent" et que les relevés en circulation étaient "truqués". L'hebdomadaire privé Le Nganga estimait en juillet que le procureur était victime d'une cabale en raison de son action contre la corruption. Selon cette publication les sommes d'argent proviennent "du patrimoine immobilier" du procureur, mais aussi de "subventions" destinées à une équipe de handball et de "largesses" du président gabonais Omar Bongo, parent du procureur. Dans leur plainte, le ROLBG et deux autres ONG, Brainforest et Afrique Horizons, affirment n'avoir "pas de doute sur l'authenticité des relevés" bancaires. "Les avoirs de M. Fall ont connu un accroissement subit et vertigineux qui ne pouvait qu'attirer notre curiosité", expliquent encore ces organisations, évoquant aussi des "violations du règlement bancaire".



Gabon: Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a annoncé mardi soir un remaniement de son gouvernement marqué par la nomination aux Affaires étrangères du ministre de l'Economie et des Finances Paul Toungui. M. Toungui

LIBREVILLE, 7 oct 2008 - Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a annoncé mardi soir un remaniement de son gouvernement marqué par la nomination aux Affaires étrangères du ministre de l'Economie et des Finances Paul Toungui. M. Toungui, un des barons du régime du président Omar Bongo Ondimba, dirigeait les finances du pays depuis 2002. Il remplace Mme Laure Olga Gondjout nommée ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies, un portefeuille qu'elle a déjà occupé. Mme Gondjout, longtemps secrétaire particulière de M. Bongo, avait été nommée aux Affaires étrangères en février dernier en remplacement de M. Jean Ping élu alors président de la Commission de l'Union africaine (UA). Le trésorier payeur général du Gabon, Blaise Louembé, devient le patron des des finances du Gabon en remplaçant M. Toungui. De son côté, M. Jean-Boniface Assélé, qui a cédé son poste à Mme Gondjout, devient ministre des Transports. M. Paul Biyoghé Mba, quitte le ministère du Commerce pour celui de l'Agriculture, où il succède à M. Faustin Boukoubi, élu le mois dernier secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) lors du 9e congrès de ce parti que préside M. Bongo. Des nominations sont également intervenues dans les postes de ministres délégués du gouvernement de M. Eyeghé Ndong, Premier ministre depuis début 2006. Le Premier ministre, qui a annoncé ce remaniement à la télévision publique, n'a fait aucun commentaire indiquant qu'il faisait suite à un décret présidentiel de M. Bongo. M. Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, dirige le Gabon depuis décembre 1967 après le décès du président Léon Mba, premier président du pays à l'indépendance en 1960.



Gabon: Evaluées à 1.358 milliards de francs CFA, les recettes pétrolières seraient en hausse de 334,1 milliards en 2008 par rapport aux premières prévisions, soit une hausse de 32,6 % par rapport à la loi de finances initiale

LIBREVILLE, 19 sept 2008 - Les recettes pétrolières publiques gabonaises pour 2008 ont été spectaculairement revues à la hausse de 32,6 % par rapport à la loi de finances initiale, indique vendredi le communiqué du Conseil des ministres. "Evaluées à 1.358 milliards de francs CFA (2,07 milliards d'euros), les recettes pétrolières seraient en hausse de 334,1 milliards (510 millions d'euros)" par rapport aux premières prévisions, qui n'avaient pas pris en compte la hausse du prix du baril qui a grimpé jusqu'à près de 150 dollars en juillet et s'échange aujourd'hui autour de 100 dollars, selon le communiqué. Le Gabon avait établi initialement sa loi de finances sur un baril à 71 dollars. Aujourd'hui, cette loi se fonde sur un baril à 108,95 dollars. Selon ce schéma, le pétrole représente environ 65% des recettes budgétaires gabonaises. Le budget gabonais est donc lui aussi en hausse de 67,9%, à 2.648 milliards de francs CFA (près de 4 milliards d'euros), par rapport aux prévisions initiales. Toutefois, "en 2008, la production de pétrole baisserait de 6,3% pour s'établir à 12,057 millions de tonnes retenus dans la loi initiale. Ce repli résulterait de la grève des employés de Shell (12 jours en mars) et du vieillissement de la majorité des champs", selon le communiqué. Le Gabon a profité de la manne financière surprise issue du pétrole pour augmenter ses charges de la dette publique. "Les charges relatives au service de la dette publique se chiffreraient à 1.163 milliards de FCFA (1,8 milliard d'euros) contre 487 milliards (prévus) (740 millions d'euros). Cela se décompose en 126 milliards de paiements des intérêts (+16,9%, 190 millions d'euros)(...). 1036,7 milliards (1,5 milliard d'euros) de remboursements en capital contre 376,6 milliards de FCFA (570 millions d'euros) dans la loi initiale, soit une augmentation de 175,3%". "Cet accroissement se justifie par le rachat anticipé de 86% de la dette gabonaise auprès des créanciers membres du club de Paris", selon le communiqué. Les prévisions gabonaises revoient toutefois à la baisse à la fois le PIB (-0,3% par rapport aux estimations initiales) et le taux de croissance qui serait de 3,9% en 2008.



Gabon: Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a nommé le juriste suisse Nicolas Michel conseiller spécial de l'ONU et médiateur dans le différend frontalier opposant le Gabon à la Guinée équatoriale

NEW YORK, 17 sept 2008 - Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a nommé le juriste suisse Nicolas Michel conseiller spécial de l'ONU et médiateur dans le différend frontalier opposant le Gabon à la Guinée équatoriale, a indiqué mercredi son service de presse. M. Michel, qui était secrétaire général adjoint et conseiller juridique de l'ONU d'août 2005 à septembre 2008, apportera dans cette fonction "ses talents dans les domaines diplomatique et juridique, ainsi que son impartialité et son attachement au règlement pacifique des différends", déclare un communiqué. Libreville et Malabo se disputent depuis les années 1970 la souveraineté sur Mbanié, Cocotiers et Conga, trois îlots du golfe de Guinée présumés riches en pétrole. Après l'échec de plusieurs médiations, Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU, avait pris le dossier en main début 2006, mais aucune avancée n'a été enregistrée depuis. Son successeur, M. Ban, avait tenu en juin à New York une réunion entre hauts représentants des deux pays afin de relancer les efforts de médiation.



Gabon: Les ministres africains de la Santé et de l'Environnement ont signé vendredi la "Déclaration de Libreville" dans laquelle ils s'engagent à "constituer une alliance stratégique" dans ces domaines et ainsi réduire la mortalité sur le continent

LIBREVILLE, 29 août 2008 - Les ministres africains de la Santé et de l'Environnement ont signé vendredi dans la capitale gabonaise la "Déclaration de Libreville" dans laquelle ils s'engagent à "constituer une alliance stratégique" dans ces domaines et ainsi réduire la mortalité sur le continent. "Cette conférence restera dans les annales de l'histoire africaine (...) Au lieu d'intervenir à chaque fois comme des pompiers au niveau de la santé, il faut intervenir avant (...) et agir sur le préventif plutôt que toujours sur le curatif", a résumé la ministre gabonaise de la Santé Angelique Ngoma, qui présidait la première réunion interministérielle africaine sur le sujet cette semaine à Libreville. "C'est la première étape pour sauver les vies de millions de personnes des effets néfastes des changements que subit l'environnement", a estimé le médecin angolais Luis Gomes Sambo, directeur régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). L'OMS constate que 23% des décès en Afrique, soit plus de 2,4 milions de cas, sont "imputables à des facteurs de risque liés à la détérioration de l'environnement avec des effets particuliers sur les plus pauvres et les plus vulnérables". La déclaration de Libreville "engage les gouvernements à prendre des mesures adéquates pour stimuler les changements nécessaires au plan stratégique et institutionnel et en matière d'investissements permettant de tirer le plus grand parti des synergies entre la santé et l'environnement d'autre secteurs concernés". "Une stratégie massive de prévention est en marche. On va finalement s'attaquer aux causes des maladies avec une alliance entre santé et enviromment", estime le médecin espagnol Maria Neira, directrice du département Santé publique et Environnement à l'OMS. Il s'agit, selon le texte, de notamment "mettre à jour les politiques nationales et les cadres de coopération régionaux pour aborder de manière plus efficace les liens entre la santé et l'environnement par l'intégration de ces liens dans les politiques, le stratégies et les plans nationaux de développement (...) de mettre en oeuvre des programmes prioritaires intersectoriels en santé et environnement (...) développer les capacités pour mieux prévenir les maladies liées à l'environnement". La Déclaration prévoit également de "mettre en oeuvre de manière efficace les mécanismes pour la mise en vigueur des conventions internationales" déjà signées mais rarement appliquées. La Déclaration prévoit aussi que les Etats "établissent et renforcent les systèmes de surveillance pour permettre de mesurer les impacts liés entre la santé et l'environnement et d'identifier les risques émergents". Une nouvelle réunion interministérielle sur le sujet aura lieu dans deux ans dans un pays restant à déterminer. Une réunion entre experts, l'OMS et les Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et pour le Dévéloppement (PNUD) devrait avoir lieu dans six semaines pour "mettre en place rapidement une feuille de route et ainsi agir rapidement (...) pour faire baisser ces 23% de décès le plus rapidement possible", a précisé Mounkaila Goumandakoye, directeur du bureau régional pour l'Afrique du PNUE.



Gabon: La première séance de cotation de la bourse régionale de Libreville, Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), a eu lieu mercredi lors d'une cérémonie, avec son premier titre: une obligation de l'Etat gabonais de 100 milliards de francs CFA

LIBREVILLE, 13 août 2008 - La première séance de cotation de la bourse régionale de Libreville, Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), a eu lieu mercredi lors d'une cérémonie à laquelle assistait le Premier ministre gabonais Jean Eyégué Ndong, a-t-on appris auprès de la BVMAC. Fondée en juin 2003 après une décision de 2000 de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), la BVMAC a mis cinq ans pour coter son premier titre: une obligation de l'Etat gabonais de 100 milliards de francs CFA (2007-2012, 5,5%, 152 millions d'euros) financée à hauteur de 82 milliards de francs CFA (125 millions d'euros) par des capitaux de la région (Gabon 40%, Guinée équatoriale 20%, Cameroun 15%...). "Nous avons mis cinq ans à tout mettre en place, toute la législation, former des gens compétents, se doter d'un outil performant", a affirmé Willy 0ntsia, directeur général de la BVMAC. La place compte passer de 82 milliards de Fcfa de capitalisation à 200 milliards Fcfa (304 millions d'euros) dans les deux prochaines années et espère introduire une moyenne de trois nouveaux titres par an en provenance de la banque, de l'industrie ou des assurances. "En ce moment, il y a en Afrique Centrale énormément de liquidités qui ne trouvent pas à se placer. Il fallait trouver des sources alternatives au système bancaire", explique M. Ontsia. "De plus, les Etats ont décidé qu'ils n'auraient plus recours aux +avances sur Trésor+ et qu'ils devraient donc faire appel à des obligations", souligne M. Ontsia. "Ce point, une surliquidité dans la zone, le contexte macroéconomique mondial et le phénomène de concentration des places boursières (par régions) font que les perspectives sont très bonnes", souligne M. Ontsia. "Cette bourse régionale est un plus pour l'économie de la sous-région. Quand vous regardez le développement des pays d'Asie, beaucoup de financement de grosses entreprises se sont faits par des financement boursiers," analyse-t-il.



Gabon: D'un montant total d'investissement estimé à 2000 milliards de FCFA, le Gabon et le consortium chinois Compagnie minière de Bélinga (Comibel) ont signé ce week-end l'accord final concernant l'exploitation de l'important gisement de fer de Bélinga

LIBREVILLE, 26 mai 2008 - Le Gabon et le consortium chinois Compagnie minière de Bélinga (Comibel) ont signé ce week-end l'accord final concernant l'exploitation de l'important gisement de fer de Bélinga, dans le nord-est du pays, a-t-on appris lundi de source officielle. Cette convention régira l'exploitation du gisement et met un terme à deux années de négociations souvent difficiles. La convention n'a pas encore été rendue publique, mais, de source proche du dossier, elle aplanit tous les différends entre les acteurs. Une convention avait déjà été signée entre la Comibel et le Gabon le 6 décembre 2007, mais elle contenait de nombreux points de désaccord alors que de nombreuses voix de la société civile s'étaient insurgées contre le contrat jugé trop favorable à la partie chinoise. Sosthène Nguema Nguema, représentant de la société civile au sein de la délégation gouvernementale de suivi et de contrôle du projet Bélinga, est toutefois sceptique. Il a appris la nouvelle de la signature à la radio. "Ce n'est pas normal. Nous n'avons pas pu voir la convention et cela fait trois ou quatre semaines que nous n'avons pas été consultés", a-t-il affirmé à l'AFP. "Nous avions souligné beaucoup de choses qui n'allaient pas dans le premier contrat. J'espère qu'elles auront été prises en compte mais je n'en sais rien", a-t-il ajouté. De source proche du dossier, le nouveau contrat prévoit une exonération d'impôts et de taxes de la Comibel pendant les 25 prochaines années avec toutefois des clauses permettant à l'Etat d'imposer la compagnie sous certaines conditions (augmentation substantielle du prix du fer ou dépassement des quantités de minerai extrait post-amortissement). De même source, la surface exploitable par les Chinois a été considérablement réduite de 7.000 km2 à 650-700 km2. La Comibel devra également signer des concessions distinctes en cas de découverte d'autres minerais sur le site. Elle pourra exploiter le bois des zones forestières traversées mais sera dans ce cas assujettie aux impôts en vigueur dans ce secteur. La Comibel "devra employer un maximum de main d'oeuvre gabonaise, conformément aux dispositions du code du travail", selon un texte diffusé par la présidence gabonaise. L'emploi de travailleurs gabonais était un des principaux points d'achoppement entre les deux parties, les Chinois voulant faire baisser la proportion de Gabonais sur les chantiers en-dessous de 75%. "Il a été décidé de ne pas quantifier ce point, mais des inspecteurs du travail surveilleront les chantiers pour que la +gabonisation+ soit respectée", affirme une source proche du dossier. Autre nouveauté, la Comibel financera une étude d'impact environnemental réalisée par une société indépendante. L'expertise devrait "vraisemblablement être fait par des Finlandais et des Suisses et non plus par une société chinoise", selon cette source. La Comibel s'engage aussi à respecter les normes internationales quant à la sécurité et l'environnement, "sous réserve d'une validation des ouvrages concernés par la partie gabonaise", précise le communiqué. Le projet Bélinga, une des dernières grandes réserves de fer non exploitées au monde, prévoit non seulement une mine mais aussi un complexe industriel de traitement sur le site, un barrage hydroélectrique, un réseau de chemin de fer de 250 km environ ainsi qu'un port en eaux profondes à Santa-Clara, au nord de Libreville. Le montant total de l'investissement avait été estimé à 2.000 milliards de francs CFA (3 milliards d'euros) par des observateurs.



Gabon: Le gouvernement gabonais, un des grands bénéficiaires de la coopération croissante de la Chine avec l'Afrique, a décidé d'octroyer une aide de 500.000 dollars à Pékin à la suite du violent séisme dans la province du Sichuan

LIBREVILLE, 19 mai 2008 - Le Gabon, un des grands bénéficiaires de la coopération croissante de la Chine avec l'Afrique, a décidé d'octroyer une aide de 500.000 dollars à Pékin à la suite du violent séisme dans la province du Sichuan (sud-ouest), a-t-on appris lundi auprès de la présidence gabonaise. L'affectation de cette aide n'a pas été précisée. Le séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter survenu le 12 mai au Sichuan a fait plus de 71.000 morts et disparus. Le gouvernement chinois a lancé un appel à l'aide pour l'envoi urgent de tentes afin d'abriter les quelque 5 millions de personnes qui ont tout perdu dans la catastrophe. La Chine, de plus en plus impliquée en Afrique d'où elle importe des matières premières pour son économie en forte expansion, est présente au Gabon dans les secteurs pétrolier et forestier. Des sociétés chinoises ont été choisies pour exploiter l'important gisement de fer de Bélinga, dans le nord-est gabonais.



Gabon: Des scientifiques réunis de mercredi à vendredi à Libreville pour le quatrième congrès international sur les virus Ebola et Marburg, ont estimé qu'un vaccin contre l'Ebola pourrait voir le jour dans "quatre, cinq ou six ans"

LIBREVILLE, 27 mars 2008 - Un vaccin contre l'Ebola pourrait voir le jour dans "quatre, cinq ou six ans", ont estimé des scientifiques réunis de mercredi à vendredi à Libreville pour le quatrième congrès international sur les virus Ebola et Marburg. "La technologie semble être là. C'est une question de temps. Maintenant de là où nous sommes jusqu'au vaccin autorisé cela peut prendre quatre, cinq, six ans", a affirmé à l'AFP Thomas Geisbert, chercheur américain qui travaille sur le sujet. Depuis la découverte des fièvres hémorragiques, "tout le monde voulait un vaccin. On a cherché, cherché, échoué, échoué... et finalement en 2000, on a réussi à avoir des plate-formes qui marchaient", a expliqué le Dr Geisbert, un des spécialistes les plus réputés du domaine. "Le vaccin ne nécessite qu'une seule injection et avec cette seule injection sur un singe on peut ensuite le mettre en contact avec de très hautes doses d'Ebola. Il fonctionne un peu comme le vaccin antirabique (contre la rage): tu n'es pas vacciné, mais si tu es exposé on te vaccine comme traitement. Nous utilisons ce traitement avec les singes et cela marche très bien", a-t-il poursuivi. "L'expérience m'a appris qu'il faut du temps pour passer de l'idée ou du concept que nous avons à une seringue remplie d'un vaccin" pour l'homme, a-t-il toutefois nuancé. "Il ne s'agit pas d'aller vacciner une population entière, mais on constate que les épidémies d'Ebola s'amplifient à travers les hôpitaux. Si on trouvait un vaccin, on pourrait le donner aux personnels soignants et aux gens qui interviennent en premier lieu. On pourrait faire beaucoup de bien simplement en arrêtant la maladie à ce moment-là". "On pourrait aussi vacciner les proches. Si on rompt la chaîne, on peut supprimer 70% ou 80% du problème", a estimé le Dr Geisbert. Quant aux éventuelles applications de ses recherches à d'autres maladies, aux virus "mutants" comme celui du VIH-sida, le Dr Geisbert s'interroge : "Ce sont des virus très différents. Je sais que (le laboratoire pharmaceutique américain) Wyeth travaille sur le même système que nous. Il pourrait y en avoir, mais je n'en sais rien". Le congrès, qui se tient pour la première fois sur le continent africain, regroupe une centaine de spécialistes venant du monde entier. Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976 au Zaïre et au Soudan. Des épidémies sporadiques ont ensuite éclaté au Congo, au Gabon, en Côte d'Ivoire et en Ouganda. Les personnes touchées développent une fièvre hémorragique, pour laquelle il n'existe aucun traitement et qui tue dans 50 à 90% des cas. La maladie de Marburg, qui porte le nom de la ville allemande où elle a été diagnostiquée pour la première fois dans un laboratoire en 1967, a fait plusieurs dizaines de victimes en Afrique, avec des taux de mortalité dépassant 80%. La maladie se propage par contact avec les fluides corporels d'un malade et peut tuer une personne en bonne santé en une semaine, en causant diarrhées et vomissements suivis par des hémorragies internes, des symptômes proches des personnes atteintes du virus Ebola.



Gabon: Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a annoncé mercredi à Libreville qu'il allait consacrer quelque 40 millions de dollars (27 millions euros) pour soutenir des projets dans le bassin du Congo

LIBREVILLE, 27 fév 2008 - Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a annoncé mercredi à Libreville qu'il allait consacrer quelque 40 millions de dollars (27 millions euros) pour soutenir des projets dans le bassin du Congo, a affirmé sa présidente Monique Barbut à l'AFP à Libreville. "On a l'adhésion des pays et des bailleurs de fonds au sein d'un grand projet forestier. Je suis sûre qu'en plus on sera capable d'associer au moins l'équivalent (hors du Fonds) de cette somme de 40 millions de dollars pour accompagner ces projets. Soit un total de 80 millions de dollars. C'est très positif", a assuré Mme Barbut à l'issue de deux jours de réunion d'experts sur les écosystèmes du bassin du Congo qui regroupe le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique "L'objectif c'est de maintenir la forêt, de sauvegarder la biodiversité et le climat avec des projets qui évitent la déforestation. On essaie de mettre en place des programmes (pour) faire en sorte qu'on arrête de faire de l'exploitation extensive (...) ou en associant les populations à l'exploitation des sous produits de la forêt", a précisé Mme Barbut. "Protéger la forêt du Congo est essentiel: le bassin du Congo représente 25% de la forêt mondiale alors même qu'on sait que 25% des émissions de gaz à effet de serre sont l'oeuvre de la déforestation", a-t-elle souligné. "C'est essentiel pour lutter contre le changement climatique ainsi que pour préserver les écosystèmes. Mais la conservation n'est pas la stérilisation. Il faut que les populations qui y vivent (dans la forêt) puissent y rester en proposant des programmes alternatifs de développement à l'expoitation de la forêt en tant que telle. Il faut exploiter la forêt selon des normes", a insisté Mme Barbut.



Gabon: Les élections municipales et départementales gabonaises auront lieu le 27 avril, a annoncé le conseil des ministres gabonais dans un communiqué

LIBREVILLE, 15 fév 2008 - Les élections municipales et départementales gabonaises auront lieu le 27 avril, a annoncé le conseil des ministres gabonais dans un communiqué cité vendredi par le quotidien gouvernemental L'Union. La campagne électorale s'ouvrira le 12 avril et se terminera le 26 avril. Ces élections initialement prévues fin 2007 avaient été reportées, faute de révision des listes électorales, la gestion des affaires courantes des municipalités et des départements étant assurée depuis la mi-janvier par des délégations spéciales nommées par le ministère de l'Intérieur. Le 7 décembre, la Cour constitutionnelle avait reporté au plus tard à fin avril 2008 l'organisation du scrutin. Saisie par le Premier ministre Jean Eyeghé Ndong, elle avait constaté l'absence de révision annuelle des listes électorales et de révision "spéciale" -- organisée en sus en période électorale. Ces scrutins auraient dû donner lieu à l'introduction de la "biométrie" (empreintes digitales et photos) sur les cartes d'électeur, décidée à l'été 2007 lors de négociations entre la majorité et l'opposition, une réforme devant entraîner la refonte totale du fichier électoral. Le gouvernement avait adopté fin août un projet de loi modifiant le code électoral et reprenant ces dispositions, mais sans le présenter au parlement. L'opposition avait ensuite dénoncé à l'automne les retards pris dans l'application de cette décision, soupçonnant le gouvernement de ne pas vouloir de la biométrie lors des élections locales. L'Assemblée nationale avait finalement adopté à la fin octobre le texte du gouvernement, mais sans les dispositions relatives à la biométrie.



Gabon - 15 fév. 2008: Pour un coût estimé entre 50 et 70 milliards de FCFA, le Président Bongo va faire construire une immense basilique de 4500 places sur les hauteurs de Libreville

LIBREVILLE, 14 fév 2008 - Le président Omar Bongo Ondimba a décidé la construction sur les hauteurs de Libreville d'une basilique de 4.500 places dont le coût devrait osciller entre 50 et 70 milliards de Francs CFA (80/120 millions d'euros), a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. "Le projet n'est pas tout à fait définitif", a précisé à l'AFP l'archevêque de Libreville Mgr Basile Mve Engome, mais la basilique sera construite sur 30 hectares au nord-est de Libreville dans la Cité de la Démocratie, un complexe érigé pour le sommet de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) en 1977. L'église devrait pouvoir accueillir 4.500 fidèles et le parvis environ 10.000. Le point culminant de l'ouvrage qui symbolise à la fois "une colombe de paix" et les "mains jointes" devrait atteindre 70 mètres de hauteur. C'est le bureau d'études tchèque "Helika" qui a remporté le marché dont le financement sera assuré par l'Etat gabonais via la Swiss Export bank, une banque spécialisée dans les montages financiers à l'exportation. "C'est le projet qui a le plus séduit le président Bongo", a précisé Mgr Mve Engome. Il était notamment en compétition avec celui de l'architecte Pierre Fakhoury auteur de la basilique de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, voulue par le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny et consacrée par le pape Jean-Paul II en 1990. Entre 40 et 45% des 1,3 millions des Gabonais sont catholiques, selon le prélat. Le président gabonais est lui-même converti à l'Islam en 1973. "Comme Houphouët-Boigny avait (également) permis la construction (non achevée) de la Grande mosquée d'Abidjan, le président Bongo fait preuve d'ouverture d'esprit, dépassant les clivages religieux pour offrir une basilique aux catholiques gabonais", assure Mgr Mve Engome. "(Est-ce nécessaire?) Quand tout sera construit et fini, on dira que c'était nécessaire. Certes, on pouvait dépenser l'argent autrement mais l'idée, c'est d'avoir une grande église. On a déjà utilisé le stade (de Libreville) pour des rassemblements de 6.000 personnes", a précisé Mgr Mve Engome. "C'est une idée ancienne et le chef de l'Etat a fait en sorte qu'elle puisse se réaliser" a affirmé le prélat, précisant que les travaux devraient "probablement" commencer dans un mois. Selon le président directeur général de Swiss export bank, El Hadj Omar Bach, cité par le quotidien L'Union, "l'édifice devrait durer des siècles compte tenu de la qualité du matériel qui y sera utilisé. Les experts ont suggéré utiliser une structure en béton blanc enrichi de marbre facile à nettoyer".



Gabon: La ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, a été nommée ministre des Affaires étrangères en remplacement de Jean Ping, élu vendredi président de la Commission de l'Union africaine

LIBREVILLE, 05 fév. 2008 - La ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, a été nommée ministre des Affaires étrangères en remplacement de Jean Ping, élu vendredi président de la Commission de l'Union africaine (UA), a-t-on appris lundi de source officielle à Libreville. Mme Gondjout, 54 ans, a été longtemps la secrétaire particulière du président gabonais Omar Bongo Ondimba, avant d'être ministre déléguée aux Affaires étrangères. Lors du remaniement du gouvernement, fin décembre, Mme Gondjout, qui a une formation d'interprète, était passée à la Communication. Elle est remplacée à ce poste par le ministre de la Fonction publique Jean-Boniface Assélé, lui-même remplacé par Alain Mensah Zoguélet. A l'occasion de ce remaniement technique, la ministre du Contrôle d'Etat, des inspections, de la lutte contre la corruption et de la lutte contre l'enrichissement illicite, Honorine Dossou Naki, est promue au rang de vice-premier ministre dans l'équipe gouvernementale dirigée par Jean Eyeghé Ndong.



Gabon: Le gabonais Jean Ping a été élu à la présidence de la Commission de l'Union Africaine par les 53 Etats membres réunis en sommet à Addis Abeba

ADDIS ABEBA, 1 fév 2008 - Les 53 Etats membres de l'Union africaine (UA) réunis en sommet à Addis Abeba ont désigné vendredi le Gabonais Jean Ping pour succéder à Alpha Oumar Konaré à la tête de la Commission de l'organisation continentale, a appris l'AFP de sources diplomatiques. M. Ping, ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre du Gabon, était donné favori dans la course à la succession de M. Konaré qui préside la Commission de l'UA depuis 2003 et qui souhaitait quitter son poste. "L'élection de M. Ping a eu lieu au premier tour, les chefs d'Etat procèdent maintenant à l'élection du vice-président", a indiqué un diplomate à l'AFP. Cette élection est intervenue après l'étude vendredi matin en séance à huis clos d'un rapport d'audit très critique sur le fonctionnement de la Commission de l'UA, organe exécutif de l'organisation, et la gestion de l'institution. "Je sais bien les qualités qu'il a. Il est capable de représenter l'Afrique toute entière. On va collaborer avec lui pour arriver à conclure l'espoir de l'Afrique: la réalisation des Etats Unis d'Afrique", a indiqué Ali Triki, ministre libyen des Affaires africaines. "La priorité pour lui c'est de continuer de travailler pour la création d'un gouvernement de l'Union comme étape à la création des Etats Unis d'Afrique", a-t-il insisté. M. Konaré avait annoncé son départ de longue date, mais il avait été repoussé en raison des débats internes à l'UA sur la constitution des "Etats Unis d'Afrique et du gouvernement de l'Union" et la réforme des institutions. Au cours de l'ouverture du Conseil exécutif, réunion des ministres africains des Affaires étrangères préparatoire au sommet, M. Konaré avait souligné la nécessité de renforcer les pouvoir de la Commission et notamment de son président. "Il est important que notre organisation, encore jeune, se renforce et tire les leçons des quatre années passées. Le président de la Commission doit avoir une réelle autorité pour mener un vrai travail d'équipe et asseoir une meilleure gouvernance", avait-il lancé en message d'adieu.



Gabon: Le gouvernement gabonais a nommé des "délégations spéciales" pour gérer les affaires courantes des municipalités et départements, à la suite du report au plus tard à fin avril des scrutins locaux initialement prévus fin 2007

LIBREVILLE, 21 jan 2008 - Le gouvernement gabonais a nommé des "délégations spéciales" pour gérer les affaires courantes des municipalités et départements, à la suite du report au plus tard à fin avril des scrutins locaux initialement prévus fin 2007. Le ministère de l'Intérieur a publié lundi dans le quotidien gouvernemental L'Union la liste des membres de ces délégations, composées d'un à cinq membres et présidées par de "hauts cadres de l'administration". "Les attributions des membres des délégations spéciales se limitent à l'administration courante, au pouvoir de police, à l'exécution des délibérations en cours (...) et aux mesures conservatoires". Le 7 décembre, la Cour constitutionnelle avait reporté les élections municipales et départementales en raison du retard pris dans la révision annuelle des listes électorales. Elle avait rappelé que le mandat des conseils locaux sortants expirait le 12 janvier et en avait confié la "gestion des affaires courantes" au ministère de l'Intérieur. Ce dernier a lancé la révision des listes électorales la semaine dernière, dans des conditions contestées par l'opposition qui réclame toujours des mesures visant à rendre ces listes plus fiables.



Gabon: Le ministre gabonais de l'Intérieur André Mba Obame a levé mardi la suspension frappant des associations de la société civile qu'il avait décrétée le 9 janvier en les accusant de faire de la politique

LIBREVILLE, 15 jan 2008 - Le ministre gabonais de l'Intérieur André Mba Obame a levé mardi la suspension frappant des associations de la société civile qu'il avait décrétée le 9 janvier en les accusant de faire de la politique. "Les associations peuvent reprendre leurs activités", a déclaré le ministre lors d'une rencontre avec ces associations au siège du ministère de l'Intérieur. "J'ai suspendu ces associations parce que je voulais avoir cette discussion avec elles, leur rappeler qu'elles doivent respecter la loi et se conformer à leur statut", a ajouté le ministre. "La suspension était une sonnette d'alarme. La défense du droit des libertés doit être encadrée. Nous sommes ouverts (...) Les ONG doivent être en phase avec leur statut (..) on peut faire faire évoluer leur statut", a-t-il ajouté. M. Mba Obame avait annoncé mercredi la "suspension" sine die d'une vingtaine d'associations de la société civile, accusées d'avoir tenu des propos "politiques" lors d'une conférence de presse. "Nous n'acceptons pas que ces associations sortent du cadre légal de leur statut pour se transporter sur le terrain des partis politiques", avait déclaré le ministre à la presse. "Si ces gens veulent faire de la politique, qu'ils le fassent dans le cadre des partis politiques", avait-t-il ajouté, dénonçant une "absence de responsabilité" des organisations non gouvernementales (ONG) et une "confusion des genres (...) de nature à porter atteinte à notre démocratie". Les associations avaient riposté en affirmant que le pouvoir tentait de les "museler" pour les empêcher de réclamer "la bonne gouvernance et l'équité". A l'issue de la rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Marc Ona, le porte-parole de la coalition Environnement Gabon, regroupant plusieurs ONG suspendues, a exprimé sa satisfaction après cette décision. "Nous sommes satisfaits parce que cette réunion nous a permis de nous comprendre", a-t-il dit. "Nous allons reprendre nos activité dans la sérénité. Il y avait une certaine incompréhension, nous nous sommes compris", a ajouté M. Ona.



Gabon: Les ministres gabonais ne disposeront plus de voitures de fonction payées par l'administration afin de réduire les "dépenses inutiles et ostentatoires" de l'Etat et "financer sa politique sociale"

LIBREVILLE, 11 jan 2008 - Les ministres gabonais ne disposeront plus de voitures de fonction payées par l'administration afin de réduire les "dépenses inutiles et ostentatoires" de l'Etat et "financer (sa) politique sociale", a décidé le président El Hadj Omar Bongo Ondimba. Lors d'un conseil de ministres jeudi M. Bongo a estimé que le gouvernement devait "déployer tous ses efforts en vue de l'amélioration constante des conditions de vie des Gabonaises et des Gabonais" et "supprimer toutes les dépenses inutiles et ostentatoires qui obèrent lourdement les finances du pays", selon un communiqué publié vendredi. "Dans cet esprit de réduction du train de vie de l'Etat (...) les ministres n'auront plus de véhicules de fonction achetés par l'Etat", indique le communiqué, soulignant que "les économies ainsi réalisées" allaient "contribuer à financer la politique sociale du gouvernement", remanié fin décembre. De nombreux ministres gabonais circulent dans de luxueux et puissants véhicules, voire des 4X4 dernier cri aux vitres fumées et aux chromes étincelants. Certains disposent même de plusieurs voitures de fonction. Le 1er décembre, à la veille du 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, M. Bongo avait vivement dénoncé l'absence d'intégrité de la classe dirigeante gabonaise accusée d'avoir fait "main basse" sur les fonds destinés au développement et annoncé la future constitution d'une équipe "resserrée", "plus intègre et plus efficace". Le remaniement de fin décembre a toutefois abouti à une équipe peu modifiée par rapport à la précédente passant de 50 à 42 membres.







Vous souhaitez investir en zone franc au Gabon ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.