| L'actualité du Gabon (d'après l'Agence France Presse) |
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Gabon: Les élections
municipales et départementales gabonaises auront lieu le 27 avril, a annoncé le
conseil des ministres gabonais dans un communiqué
LIBREVILLE, 15 fév 2008 - Les élections
municipales et départementales gabonaises auront lieu le 27 avril, a annoncé le
conseil des ministres gabonais dans un communiqué cité vendredi par le quotidien
gouvernemental L'Union. La campagne électorale s'ouvrira le 12 avril et se
terminera le 26 avril. Ces élections initialement prévues fin 2007 avaient été
reportées, faute de révision des listes électorales, la gestion des affaires
courantes des municipalités et des départements étant assurée depuis la
mi-janvier par des délégations spéciales nommées par le ministère de
l'Intérieur. Le 7 décembre, la Cour constitutionnelle avait reporté au plus tard
à fin avril 2008 l'organisation du scrutin. Saisie par le Premier ministre Jean
Eyeghé Ndong, elle avait constaté l'absence de révision annuelle des listes
électorales et de révision "spéciale" -- organisée en sus en période électorale.
Ces scrutins auraient dû donner lieu à l'introduction de la "biométrie"
(empreintes digitales et photos) sur les cartes d'électeur, décidée à l'été 2007
lors de négociations entre la majorité et l'opposition, une réforme devant
entraîner la refonte totale du fichier électoral. Le gouvernement avait adopté
fin août un projet de loi modifiant le code électoral et reprenant ces
dispositions, mais sans le présenter au parlement. L'opposition avait ensuite
dénoncé à l'automne les retards pris dans l'application de cette décision,
soupçonnant le gouvernement de ne pas vouloir de la biométrie lors des élections
locales. L'Assemblée nationale avait finalement adopté à la fin octobre le texte
du gouvernement, mais sans les dispositions relatives à la biométrie.
Gabon - 15 fév. 2008: Pour un
coût estimé entre 50 et 70 milliards de FCFA, le Président Bongo va faire
construire une immense basilique de 4500 places sur les hauteurs de Libreville
LIBREVILLE, 14 fév 2008 - Le président Omar Bongo
Ondimba a décidé la construction sur les hauteurs de Libreville d'une basilique
de 4.500 places dont le coût devrait osciller entre 50 et 70 milliards de Francs
CFA (80/120 millions d'euros), a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. "Le
projet n'est pas tout à fait définitif", a précisé à l'AFP l'archevêque de
Libreville Mgr Basile Mve Engome, mais la basilique sera construite sur 30
hectares au nord-est de Libreville dans la Cité de la Démocratie, un complexe
érigé pour le sommet de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) en 1977.
L'église devrait pouvoir accueillir 4.500 fidèles et le parvis environ 10.000.
Le point culminant de l'ouvrage qui symbolise à la fois "une colombe de paix" et
les "mains jointes" devrait atteindre 70 mètres de hauteur. C'est le bureau
d'études tchèque "Helika" qui a remporté le marché dont le financement sera
assuré par l'Etat gabonais via la Swiss Export bank, une banque spécialisée dans
les montages financiers à l'exportation. "C'est le projet qui a le plus séduit
le président Bongo", a précisé Mgr Mve Engome. Il était notamment en compétition
avec celui de l'architecte Pierre Fakhoury auteur de la basilique de
Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, voulue par le président ivoirien Félix
Houphouët-Boigny et consacrée par le pape Jean-Paul II en 1990. Entre 40 et 45%
des 1,3 millions des Gabonais sont catholiques, selon le prélat. Le président
gabonais est lui-même converti à l'Islam en 1973. "Comme Houphouët-Boigny avait
(également) permis la construction (non achevée) de la Grande mosquée d'Abidjan,
le président Bongo fait preuve d'ouverture d'esprit, dépassant les clivages
religieux pour offrir une basilique aux catholiques gabonais", assure Mgr Mve
Engome. "(Est-ce nécessaire?) Quand tout sera construit et fini, on dira que
c'était nécessaire. Certes, on pouvait dépenser l'argent autrement mais l'idée,
c'est d'avoir une grande église. On a déjà utilisé le stade (de Libreville) pour
des rassemblements de 6.000 personnes", a précisé Mgr Mve Engome. "C'est une
idée ancienne et le chef de l'Etat a fait en sorte qu'elle puisse se réaliser" a
affirmé le prélat, précisant que les travaux devraient "probablement" commencer
dans un mois. Selon le président directeur général de Swiss export bank, El Hadj
Omar Bach, cité par le quotidien L'Union, "l'édifice devrait durer des siècles
compte tenu de la qualité du matériel qui y sera utilisé. Les experts ont
suggéré utiliser une structure en béton blanc enrichi de marbre facile à
nettoyer".
Gabon: La ministre de la
Communication, Laure Olga Gondjout, a été nommée ministre des Affaires
étrangères en remplacement de Jean Ping, élu vendredi président de la Commission
de l'Union africaine
LIBREVILLE, 05 fév. 2008 - La ministre de la
Communication, Laure Olga Gondjout, a été nommée ministre des Affaires
étrangères en remplacement de Jean Ping, élu vendredi président de la Commission
de l'Union africaine (UA), a-t-on appris lundi de source officielle à
Libreville. Mme Gondjout, 54 ans, a été longtemps la secrétaire particulière du
président gabonais Omar Bongo Ondimba, avant d'être ministre déléguée aux
Affaires étrangères. Lors du remaniement du gouvernement, fin décembre, Mme
Gondjout, qui a une formation d'interprète, était passée à la Communication.
Elle est remplacée à ce poste par le ministre de la Fonction publique
Jean-Boniface Assélé, lui-même remplacé par Alain Mensah Zoguélet. A l'occasion
de ce remaniement technique, la ministre du Contrôle d'Etat, des inspections, de
la lutte contre la corruption et de la lutte contre l'enrichissement illicite,
Honorine Dossou Naki, est promue au rang de vice-premier ministre dans l'équipe
gouvernementale dirigée par Jean Eyeghé Ndong.
Gabon: Le gabonais Jean Ping a
été élu à la présidence de la Commission de l'Union Africaine par les 53 Etats
membres réunis en sommet à Addis Abeba
ADDIS ABEBA, 1 fév 2008 - Les 53 Etats membres de
l'Union africaine (UA) réunis en sommet à Addis Abeba ont désigné vendredi le
Gabonais Jean Ping pour succéder à Alpha Oumar Konaré à la tête de la Commission
de l'organisation continentale, a appris l'AFP de sources diplomatiques. M.
Ping, ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre du Gabon, était
donné favori dans la course à la succession de M. Konaré qui préside la
Commission de l'UA depuis 2003 et qui souhaitait quitter son poste. "L'élection
de M. Ping a eu lieu au premier tour, les chefs d'Etat procèdent maintenant à
l'élection du vice-président", a indiqué un diplomate à l'AFP. Cette élection
est intervenue après l'étude vendredi matin en séance à huis clos d'un rapport
d'audit très critique sur le fonctionnement de la Commission de l'UA, organe
exécutif de l'organisation, et la gestion de l'institution. "Je sais bien les
qualités qu'il a. Il est capable de représenter l'Afrique toute entière. On va
collaborer avec lui pour arriver à conclure l'espoir de l'Afrique: la
réalisation des Etats Unis d'Afrique", a indiqué Ali Triki, ministre libyen des
Affaires africaines. "La priorité pour lui c'est de continuer de travailler pour
la création d'un gouvernement de l'Union comme étape à la création des Etats
Unis d'Afrique", a-t-il insisté. M. Konaré avait annoncé son départ de longue
date, mais il avait été repoussé en raison des débats internes à l'UA sur la
constitution des "Etats Unis d'Afrique et du gouvernement de l'Union" et la
réforme des institutions. Au cours de l'ouverture du Conseil exécutif, réunion
des ministres africains des Affaires étrangères préparatoire au sommet, M.
Konaré avait souligné la nécessité de renforcer les pouvoir de la Commission et
notamment de son président. "Il est important que notre organisation, encore
jeune, se renforce et tire les leçons des quatre années passées. Le président de
la Commission doit avoir une réelle autorité pour mener un vrai travail d'équipe
et asseoir une meilleure gouvernance", avait-il lancé en message d'adieu.
Gabon: Le gouvernement
gabonais a nommé des "délégations spéciales" pour gérer les affaires courantes
des municipalités et départements, à la suite du report au plus tard à fin avril
des scrutins locaux initialement prévus fin 2007
LIBREVILLE, 21 jan 2008 - Le gouvernement
gabonais a nommé des "délégations spéciales" pour gérer les affaires courantes
des municipalités et départements, à la suite du report au plus tard à fin avril
des scrutins locaux initialement prévus fin 2007. Le ministère de l'Intérieur a
publié lundi dans le quotidien gouvernemental L'Union la liste des membres de
ces délégations, composées d'un à cinq membres et présidées par de "hauts cadres
de l'administration". "Les attributions des membres des délégations spéciales se
limitent à l'administration courante, au pouvoir de police, à l'exécution des
délibérations en cours (...) et aux mesures conservatoires". Le 7 décembre, la
Cour constitutionnelle avait reporté les élections municipales et
départementales en raison du retard pris dans la révision annuelle des listes
électorales. Elle avait rappelé que le mandat des conseils locaux sortants
expirait le 12 janvier et en avait confié la "gestion des affaires courantes" au
ministère de l'Intérieur. Ce dernier a lancé la révision des listes électorales
la semaine dernière, dans des conditions contestées par l'opposition qui réclame
toujours des mesures visant à rendre ces listes plus fiables.
Gabon: Le ministre gabonais de
l'Intérieur André Mba Obame a levé mardi la suspension frappant des associations
de la société civile qu'il avait décrétée le 9 janvier en les accusant de faire
de la politique
LIBREVILLE, 15 jan 2008 - Le ministre gabonais de
l'Intérieur André Mba Obame a levé mardi la suspension frappant des associations
de la société civile qu'il avait décrétée le 9 janvier en les accusant de faire
de la politique. "Les associations peuvent reprendre leurs activités", a déclaré
le ministre lors d'une rencontre avec ces associations au siège du ministère de
l'Intérieur. "J'ai suspendu ces associations parce que je voulais avoir cette
discussion avec elles, leur rappeler qu'elles doivent respecter la loi et se
conformer à leur statut", a ajouté le ministre. "La suspension était une
sonnette d'alarme. La défense du droit des libertés doit être encadrée. Nous
sommes ouverts (...) Les ONG doivent être en phase avec leur statut (..) on peut
faire faire évoluer leur statut", a-t-il ajouté. M. Mba Obame avait annoncé
mercredi la "suspension" sine die d'une vingtaine d'associations de la société
civile, accusées d'avoir tenu des propos "politiques" lors d'une conférence de
presse. "Nous n'acceptons pas que ces associations sortent du cadre légal de
leur statut pour se transporter sur le terrain des partis politiques", avait
déclaré le ministre à la presse. "Si ces gens veulent faire de la politique,
qu'ils le fassent dans le cadre des partis politiques", avait-t-il ajouté,
dénonçant une "absence de responsabilité" des organisations non gouvernementales
(ONG) et une "confusion des genres (...) de nature à porter atteinte à notre
démocratie". Les associations avaient riposté en affirmant que le pouvoir
tentait de les "museler" pour les empêcher de réclamer "la bonne gouvernance et
l'équité". A l'issue de la rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Marc Ona,
le porte-parole de la coalition Environnement Gabon, regroupant plusieurs ONG
suspendues, a exprimé sa satisfaction après cette décision. "Nous sommes
satisfaits parce que cette réunion nous a permis de nous comprendre", a-t-il
dit. "Nous allons reprendre nos activité dans la sérénité. Il y avait une
certaine incompréhension, nous nous sommes compris", a ajouté M. Ona.
Gabon: Les ministres gabonais
ne disposeront plus de voitures de fonction payées par l'administration afin de
réduire les "dépenses inutiles et ostentatoires" de l'Etat et "financer sa
politique sociale"
LIBREVILLE, 11 jan 2008 - Les ministres gabonais
ne disposeront plus de voitures de fonction payées par l'administration afin de
réduire les "dépenses inutiles et ostentatoires" de l'Etat et "financer (sa)
politique sociale", a décidé le président El Hadj Omar Bongo Ondimba. Lors d'un
conseil de ministres jeudi M. Bongo a estimé que le gouvernement devait
"déployer tous ses efforts en vue de l'amélioration constante des conditions de
vie des Gabonaises et des Gabonais" et "supprimer toutes les dépenses inutiles
et ostentatoires qui obèrent lourdement les finances du pays", selon un
communiqué publié vendredi. "Dans cet esprit de réduction du train de vie de
l'Etat (...) les ministres n'auront plus de véhicules de fonction achetés par
l'Etat", indique le communiqué, soulignant que "les économies ainsi réalisées"
allaient "contribuer à financer la politique sociale du gouvernement", remanié
fin décembre. De nombreux ministres gabonais circulent dans de luxueux et
puissants véhicules, voire des 4X4 dernier cri aux vitres fumées et aux chromes
étincelants. Certains disposent même de plusieurs voitures de fonction. Le 1er
décembre, à la veille du 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, M. Bongo
avait vivement dénoncé l'absence d'intégrité de la classe dirigeante gabonaise
accusée d'avoir fait "main basse" sur les fonds destinés au développement et
annoncé la future constitution d'une équipe "resserrée", "plus intègre et plus
efficace". Le remaniement de fin décembre a toutefois abouti à une équipe peu
modifiée par rapport à la précédente passant de 50 à 42 membres.
Gabon
: Le Premier ministre gabonais Jean
Eyeghé Ndong a annoncé vendredi soir la composition d'un nouveau gouvernement,
composé de 42 membres, soit 9 de moins que la précédente équipe qu'il dirigeait
déjà
LIBREVILLE, 28 déc 2007 - Le Premier ministre
gabonais Jean Eyeghé Ndong a annoncé vendredi soir la composition d'un nouveau
gouvernement, composé de 42 membres, soit 9 de moins que la précédente équipe
qu'il dirigeait déjà, mais qui conserve la quasi-totalité de ses grandes
figures. A l'occasion de la célébration le 2 décembre du 40e anniversaire de son
arrivée au pouvoir, le président Omar Bongo Ondimba avait sévèrement critiqué
l'action de ses gouvernements passés et annoncé la prochaine formation d'une
nouvelle équipe "resserrée", plus intègre et plus efficace. "Le gouvernement ne
saurait être un rassemblement de roitelets", avait-il lancé, faisant naître de
fortes conjectures autour d'un important changement de têtes, notamment au sein
des hiérarques trustant les postes ministériels depuis de nombreuses années. En
fait de resserrement, le nombre de portefeuilles passe de 51 à 42 (Premier
ministre compris), pour un pays d'environ 1,4 million d'habitants, et la plupart
des personnalités qui trustent les postes gouvernementaux depuis plusieurs
années restent en place, interchangeant leurs attributions. Seuls les titres
honorifiques connaissent une cure d'amaigrissement: le nouveau gouvernement
compte trois vice-Premiers ministres et deux ministres d'Etat, contre
respectivement cinq et onze dans le précédent. Parmi les partants, on compte
seulement deux personnalités importantes: Emmanuel Ondo Methogo, 61 ans,
ministre sans interruption depuis 1991 et vice-Premier ministre depuis 1997, et
le ministre d'Etat à la Santé Paulette Missambo, 58 ans, au gouvernement depuis
1990. Seule arrivée notable au sein de l'équipe gouvernementale, celle du
général Flavien Nzengui-Nzoundou, jusqu'ici aide de camp du chef de l'Etat, au
ministère des Travaux publics. Autres nouvelles têtes, Vincent Essone Mengue,
maire d'Oyem principale ville du nord, est nommé aux PME et Patrice Tonda,
ancien ambassadeur, au Logement. Georgette Koko à l'Environnement, Paul Mba
Abessole, ex-opposant radical au président Bongo, à la Culture et Jean Ping aux
Affaires étrangères sauvent leur titre de vice-Premier ministre. L'ex-Premier
ministre (1990-1994) Casimir Oyé Mba et Paul Toungui sont les seuls à conserver
leur titre de ministre d'Etat. Le premier prend la responsabilité du ministère
des Mines et des Hydrocarbures, auquel, nouveauté est adjoint la charge du
Développement des énergies nouvelles. Le second conserve son poste convoité de
ministre de l'Economie et des Finances qu'il occupe depuis 2002. Ali Bongo
Ondimba, fils du président, reste à la Défense, André Mba Obame à l'Intérieur,
Faustin Boukoubi à l'Agriculture, Paul Biyoghé Mba au Commerce, mais tous
perdent leur titre de ministre d'Etat. Parmi les principales victimes du
remaniement, Richard Auguste Onouviet quitte le ministère des Mines et du
Pétrole pour celui de la Planification. Idriss Ngari perd les Travaux publics
pour le Tourisme et l'ex-opposant Pierre-Claver Maganga Moussavou les Transports
pour l'Aménagement du territoire. René Ndémézo'Obiang parvient à sauver son
poste de porte-parole du gouvernement, mais pas son grand ministère de la
Communication et des Postes et télécommunications qu'il quitte pour la Jeunesse
et les Sports. Son ministère est récupéré par Laure Gondjout, ancienne
secrétaire particulière du président de la République et ministre déléguée aux
Affaires étrangères de la précédente équipe. Angélique Ngoma, ministre de la
Famille sortante prend également du galon en récupérant en plus la Santé et en
se plaçant en première position dans l'ordre protocolaire des ministres,
derrière les deux ministres d'Etat.
Gabon : La Cour
constitutionnelle gabonaise a reporté au plus tard à fin avril 2008 les
élections locales initialement prévues fin 2007 et a décidé que le ministère de
l'Intérieur gérerait dès janvier les affaires courantes des institutions
concernées
LIBREVILLE, 18 déc 2007 - La Cour
constitutionnelle gabonaise a reporté au plus tard à fin avril 2008 les
élections locales initialement prévues fin 2007 et a décidé que le ministère de
l'Intérieur gérerait dès janvier les affaires courantes des institutions
concernées. "L'absence d'une liste électorale révisée constitue un cas de force
majeure justifiant le report du scrutin en vue des élections des membres des
Conseils départementaux, des conseils municipaux et des conseils
d'arrondissement urbains au plus tard à la fin du mois d'avril 2008", a décidé
la Cour dans une décision datée du 7 décembre et dont l'AFP a obtenu copie
mardi. La "gestion des affaires courantes" des institutions concernées "est
assurée par l'autorité de tutelle à partir du 13 janvier 2008 (date d'expiration
des mandats des conseils locaux, ndlr), jusqu'à la mise en place de nouveaux
conseils", a également décidé la Cour. La Cour constitutionnelle, saisie par le
Premier ministre Jean Eyeghé Ndong, a constaté l'absence de révision annuelle
des listes électorales et de révision "spéciale" - organisée en sus en période
électorale - ainsi que l'impossibilité de les organiser dans les délais légaux
avant le scrutin. Ces scrutins devaient donner lieu à l'introduction de la
"biométrie" (empreintes digitales et photos) sur les cartes d'électeur, décidée
à l'été 2007 lors de négociations entre majorité et opposition, une réforme
devant entraîner la refonte totale du fichier électoral. Le gouvernement avait
adopté fin août un projet de loi modifiant le code électoral et reprenant ces
dispositions, mais l'opposition avait dénoncé à l'automne les retards pris dans
l'application de cette décision, soupçonnant le gouvernement de ne pas vouloir
de la biométrie lors des élections locales. L'Assemblée nationale avait
finalement adopté fin octobre le texte du gouvernement sans les dispositions
relatives à la biométrie.
Gabon: Pour faire face à la pénurie et à l'inflation que connait le pays depuis quatre mois, le gouvernement gabonais libéralise le marché de l'huile de palme raffinée
LIBREVILLE, 16 nov 2007 - Le gouvernement gabonais a annoncé vendredi une libéralisation des importations et du prix de l'huile de palme raffinée, très utilisée par les ménages, pour faire face à la pénurie et à l'inflation que connaît le pays depuis quatre mois. "Afin de remédier à la situation de pénurie de l'huile de palme raffinée", le conseil des ministres a décidé "de la libéralisation temporaire des importations" de ce produit, selon un communiqué publié vendredi. Le gouvernement est également revenu sur le plafonnement du prix maximal de l'huile de palme, décidé début septembre avec celui de plusieurs autres produits de base soumis à une forte inflation. Le prix de l'huile de palme a augmenté de plus de 50% depuis juillet et ce produit utilisé dans tous les foyers pour la cuisine est presque introuvable sur le marché. L'huile de palme provient essentiellement de l'usine Siat-Gabon, située à Lambaréné, au sud-est de Libreville, qui n'a plus de stocks suffisants pour satisfaire la demande. Les importations en provenance du Cameroun sont également ralenties en raison d'une baisse de la production dans ce pays, où les prix ont aussi fortement augmenté. "Avec le plafonnement des prix, la pénurie s'est aggravée car les petits commerçants ont cessé d'importer de l'huile de palme du Cameroun, puisqu'ils ne pouvaient la revendre à des prix satisfaisants", a expliqué à l'AFP un distributeur qui a requis l'anonymat. "Avec ces mesures, les importations du Cameroun vont un peu reprendre, et nous allons aussi pouvoir importer de pays asiatiques comme la Malaisie ou l'Indonésie, ce qui était interdit jusqu'ici", a-t-il ajouté. Selon lui, la pénurie et l'inflation vont toutefois perdurer encore un certain temps.
Gabon : L'introduction de la "biométrie" sur les cartes d'électeur, décidée au Gabon lors de négociations entre majorité et opposition, ne pourra avoir lieu pour les prochains scrutins locaux comme initialement prévu
LIBREVILLE, 6 nov 2007 - L'introduction de la "biométrie" sur les cartes d'électeur, décidée au Gabon lors de négociations entre majorité et opposition, ne pourra avoir lieu pour les prochains scrutins locaux comme initialement prévu, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur André Mba Obame. "Les élections municipales et départementales seront programmées conformément aux délais légaux, avant le 13 janvier", a-t-il déclaré à l'AFP. "Dans ce laps de temps, il est matériellement impossible d'introduire les données biométriques", a-t-il ajouté. A l'issue d'une concertation de la classe politique, arbitrée par le chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba, le gouvernement a adopté en août un projet de modification de la loi électorale visant à introduire des éléments biométriques (empreintes digitales et photos) sur les cartes d'électeur, pour renforcer la transparence des scrutins. Cette mesure nécessitait une "refonte complète" des listes d'électeurs, une revendication de l'opposition qui conteste régulièrement l'issue des scrutins. L'opposition avait d'ailleurs salué cette décision et a dénoncé ces dernières semaines les retards pris dans son application, soupçonnant le gouvernement de ne pas vouloir de la biométrie lors des élections locales. Or, l'Assemblée nationale a adopté le texte du gouvernement mais en a "retiré les dispositions relatives à la biométrie", a expliqué M. Mba Obame. Selon lui, majorité et opposition avaient convenu d'introduire la biométrie "à condition d'adopter auparavant une loi sur l'informatique et les libertés, et de respecter les délais légaux pour l'organisation des élections". "Comme la loi informatique et libertés n'a pas été adoptée, nous ne pouvons pas introduire la biométrie pour l'instant", a-t-il estimé. Dans un communiqué reçu mardi par l'AFP, une dizaine de partis d'opposition "condamnent avec la dernière énergie la volte-face de la majorité présidentielle qui (...) a pourtant approuvé les conclusions de la concertation politique". L'opposition demande donc au président Bongo, au pouvoir depuis bientôt 40 ans, de faire respecter les décisions arrêtées "sous son arbitrage" et appelle les Gabonais "à se mobiliser massivement en vue d'exiger l'organisation d'élections transparentes, libres, justes, crédibles et démocratiques". Elle ne précise toutefois pas si elle entend boycotter les scrutins locaux.
Gabon: Des ONG accusent le gouvernement gabonais de vouloir "passer en force" dans le projet d'exploitation d'un important gisement de fer à Bélinga, dans le nord-est, tout en assurant ne pas y être hostiles a priori LIBREVILLE, 19 sept 2007 - Des ONG de défense de l'environnement ont accusé mercredi le gouvernement gabonais de vouloir "passer en force" dans le projet d'exploitation d'un important gisement de fer à Bélinga, dans le nord-est, tout en assurant ne pas y être hostiles a priori. "Les ONG ne se sont jamais opposées aux projets de développement du Gabon", ont assuré lors d'une conférence de presse à Libreville une trentaine d'organisations gabonaises membres de la plate-forme "Environnement Gabon" et/ou de la coalition "Publiez ce que vous payez". "Pour ce qui concerne l'exploitation du minerais de fer de Bélinga, il n'y a pas lieu d'instrumentaliser l'opinion gabonaise avec des déclarations politiques comme nous sommes en train de le vivre ces derniers temps", ont-elles ajouté. Bélinga a fait l'objet vendredi d'une vive mise au point de la part du président Omar Bongo Ondimba, qui a défendu le projet d'exploitation du fer au nom du développement du pays, rejetant les critiques de ces ONG. "Quoiqu'il en soit, quoiqu'on en dise, Belinga se fera!", avait conclu le président. Les ONG se sont demandées mercredi "ce qui se cache derrière cette levée de boucliers". "Pourquoi les autorités gabonaises veulent-elles passer en force dans ce dossier?", ont interrogé les organisations écologistes, appelant au "respect des lois". Bélinga est l'un des derniers grands gisements de fer inexploités de la planète avec des réserves estimées à un milliard de tonnes. Son exploitation et la construction des infrastructures nécessaires, d'un coût estimé à 300 milliards de francs CFA (450 millions d'euros), ont été confiées en 2006 à un consortium d'entreprises chinoises, et le chantier doit être lancé officiellement à la fin de l'année.
Gabon: Le Conseil des ministres gabonais a annoncé vendredi sa décision d'abolir la peine de mort au Gabon, qui n'est plus appliquée depuis "plus de vingt ans"
LIBREVILLE, 14 sept 2007 - Le Conseil des ministres gabonais a annoncé vendredi sa décision d'abolir la peine de mort au Gabon, qui n'est plus appliquée depuis "plus de vingt ans", selon un communiqué daté de vendredi. Cette décision devra être entérinée par le parlement gabonais. "Prenant en considération le fait que depuis plus de vingt ans, le Gabon (...) a renoncé à l'application effective de la peine de mort, le Conseil a décidé de l'abolition de cette peine dans notre pays", selon le texte. Cette "nouvelle réflexion approfondie sur le problème capital de la peine de mort" a été faite "à la demande expresse du président de la République", Omar Bongo Ondimba. "Instruction a été donnée au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de prendre toutes les dispositions devant conduire à l'abolition de la peine de mort", poursuit le communiqué du Conseil des ministres. Le Gabon devrait être, à la demande des gouvernements espagnol et français, et de l'Union européenne, "co-auteur du projet de résolution sur l'abolition de la peine de mort qui sera présentée par l'UE au cours de la 61e assemblée générale des Nations unies" en septembre, annonce le gouvernement.
Gabon: Le gouvernement gabonais a plafonné, par un arrêté publié mardi, les prix de plusieurs produits de première nécessité, dont les tarifs avaient fortement augmenté ces dernières semaines
LIBREVILLE, 11 sept 2007 - Le gouvernement gabonais a plafonné, par un arrêté publié mardi, les prix de plusieurs produits de première nécessité, dont les tarifs avaient fortement augmenté ces dernières semaines. L'arrêté fixe "pour une durée de six mois les prix de vente publics maxima de certains articles de consommation courante" et précise qu'il s'agit de "plafonds que les opérateurs économiques ne doivent pas dépasser et en dessous desquels la concurrence doit se jouer librement". Il énumère dans leurs différents conditionnements, les prix sortie d'usine ou d'entrepôt, les prix de vente en gros et les prix publics maxima de l'huile de palme, du lait concentré sucré, du lait en poudre et de matériaux de construction (ciment et contreplaqué). Les prix de certains de ces produits comme l'huile de palme, très utilisée, avaient bondi de 50 % en deux mois. Le gouvernement avait sommé fin août les opérateurs de revenir sur les récentes hausses de prix "excessives" de ces produits et annoncé une future limitation de certains prix, en concertation avec les acteurs du secteur dans le cadre d'une commission paritaire ad hoc. L'arrêté est "une mesure conservatoire", prise par le Comité technique des prix gabonais "sous réserve des (futures) décisions de la commission" paritaire pour "ramener les prix à un niveau raisonnable", a expliqué le directeur de la Concurrence et de la Consommation, Michel Lélaga. "Si la commission décide autrement, on prendra une décision entérinant ses conclusions", a-t-il assuré. "C'est n'importe quoi!", a réagi un distributeur, en colère, "les prix d'achats aux grossistes qui sont mentionnés ne sont pas les prix communiqués par les fournisseurs. Les opérateurs vont être obligés de vendre leurs stocks à perte et ne vont plus recommander ensuite, avec le risque qu'on ne trouve prochainement plus ces produits sur les étals". Le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong avait estimé "discutables" fin août les arguments des opérateurs invoquant notamment la hausse des coûts du carburant, celle des cours des matières premières agricoles à l'échelle mondiale ou encore la récente hausse du salaire minimum au Gabon pour justifier l'augmentation des prix.
Gabon: La majorité et l'opposition gabonaises ont conclu un accord censé renforcer la fiabilité des cartes d'électeur au Gabon par l'introduction de la biométrie
LIBREVILLE, 2 août 2007 - La majorité et l'opposition gabonaises ont conclu un accord censé renforcer la fiabilité des cartes d'électeur au Gabon, où tous les scrutins donnent invariablement lieu à des contestations, a-t-on appris jeudi auprès d'un parti présent à une réunion de concertation. "Nous avons trouvé un accord sur l'introduction de la biométrie", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), un des principaux partis de l'opposition, à l'issue de la réunion, placée sous l'égide du président Omar Bongo Ondimba. "On va numériser l'empreinte digitale sur la carte d'électeur, à laquelle on ajoute également le nom du père et de la mère", a expliqué Samuel Ondo Mezui. "C'est une avancée qui doit permettre d'éviter les votes multiples", a-t-il ajouté. Ce dispositif doit être appliqué sur l'ensemble du territoire dès les prochaines élections municipales, prévues à la fin de l'année. "On peut être prêts à temps, c'est une question de volonté", a estimé M. Mezui. Une précédente "concertation" entre la majorité présidentielle et l'opposition, en mai 2006, avait débouché sur un accord global de refonte du cadre électoral, prenant en compte plusieurs revendications de l'opposition. Mais malgré ces mesures, les élections législatives de décembre 2006 ont donné lieu à d'importants litiges, dévoilant, selon la présidente de la Cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mborantsuo, des "pratiques à contre-courant de la lettre comme de l'esprit de la loi".
Gabon: Le Parti gabonais du progrès (PGP), formation historique de l'opposition gabonaise désormais minée par les divisions, a élu ce week-end Benoît Mouity-Nzamba à sa tête, lors d'un congrès à Libreville
LIBREVILLE, 30 juil 2007 - Le Parti gabonais du progrès (PGP), formation historique de l'opposition gabonaise désormais minée par les divisions, a élu ce week-end Benoît Mouity-Nzamba à sa tête, lors d'un congrès à Libreville, a annoncé lundi son nouveau président. "Le congrès a élu sa direction nationale et a choisi votre serviteur comme président", a déclaré M. Mouity-Nzamba à l'AFP. "Le congrès, à l'unanimité, a décidé de l'exclusion du maire de Port-Gentil, Séraphin Ndaot Rembogo" et de certains de ses proches qui contestent l'autorité de M. Mouity-Nzamba sur le parti, a-t-il ajouté. Le PGP, d'inspiration socialiste, est traversé de longue date par des divisions qui ont été exacerbées par la mort le 27 août 2005 de son fondateur, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé, figure historique de l'opposition au président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. Il est depuis divisé en deux factions, l'une conduite par M. Mouity-Nzamba, vice-président du parti à la mort de son fondateur, l'autre par M. Ndaot. La Cour d'appel de Libreville avait infirmé en novembre 2006 un jugement de première instance et donné raison à la branche Mouity-Nzamba, dont les adversaires se sont pourvus en cassation. La faction Ndaot avait affirmé peu avant le congrès que les décisions qui y seraient prises seraient "nulles et de nul effet" et avait indiqué mi-juillet réfléchir à la création d'une nouvelle formation. Au cours du week-end, le congrès du PGP a par ailleurs élu vice-présidents Marie-Clotilde Rendjambé, veuve de l'ex-secrétaire général du parti Joseph Rendjambé - mystérieusement décédé en mai 1990 au moment du retour du multipartisme - et Daniel Yeno, un militant, a également indiqué M. Mouity-Nzamba.
Gabon: La France va transformer une partie de la dette gabonaise à son égard, soit près de 32,8 milliards de FCFA, en investissements pour la forêt
LIBREVILLE, 27 juil 2007 - La France va transformer une partie de la dette gabonaise à son égard, soit 50 millions d'euros, en investissements pour la forêt, a annoncé à Libreville le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse. "Le Gabon a obtenu (mi-juillet) une décote de 15% de sa dette au Club de Paris. La France appliquera une décote de 20%", a déclaré le président français à l'occasion d'une brève visite dans la capitale gabonaise, dernière étape d'une mini-tournée en Afrique. M. Sarkozy a ajouté avoir proposé que les 5 points de décote supplémentaire soient transformés en "investissement dans la forêt gabonaise" et dans sa protection, précisant que cela représentait 50 millions d'euros. "Pour le Gabon et pour le monde, la forêt est une ressource extraordinaire", a estimé le président français, "je ne veux pas qu'on pille la forêt africaine". La forêt gabonaise, qui recouvre 80% du territoire du pays, fait partie du vaste ensemble du bassin du Congo, deuxième massif forestier derrière l'Amazonie. A l'issue de cette conférence de presse, M. Sarkozy s'est rendu en compagnie de son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba dans la forêt de la Mondah, à une quinzaine de km au nord de Libreville, une des dernières forêts côtières de zone très humide encore existante sur le littoral ouest-africain. Il était notamment accompagné de la célèbre primatologue britannique Jane Goodall, qui se bat notamment pour la préservation des forêts du bassin du Congo, qui abrite la plus grande partie des populations de grands singes au monde. Les deux chefs d'Etat se sont vu expliquer les principes d'aménagement durable de la forêt. Premier employeur privé, la filière bois génère environ 4% du produit intérieur brut (PIB) et représente 12% des exportations du Gabon, loin derrière le pétrole mais devant le manganèse.
Gabon: Le Club de Paris a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il acceptait le principe d'un remboursement anticipé entre le 2 décembre 2007 et le 30 janvier 2008 par le Gabon de sa dette, qui s'élève à plus 1246 milliards de francs CFA
PARIS, 19 juil 2007 - Le Club de Paris, qui réunit les principaux pays créanciers de la planète, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il acceptait le principe d'un remboursement anticipé par le Gabon de sa dette, qui s'élève à 2,334 milliards de dollars, soit environ 1,9 milliard d'euros. "Les représentants des pays créanciers du Club de Paris et du gouvernement de la République gabonaise se sont réunis à Paris le 18 juillet (et) les créanciers ont accepté le principe d'un rachat par la Gabon de sa dette à valeur de marché", indique le Club de Paris dans un communiqué. "Pour les créanciers qui souhaiteraient y participer, le remboursement anticipé sera effectué entre le 2 décembre 2007 et le 30 janvier 2008, après conclusion des accords bilatéraux de mise en oeuvre", précise le communiqué. "Cette opération de remboursement anticipé s'intègre dans la politique de réformes initiée par le gouvernement de la République gabonaise, qui a également conduit à la récente conclusion d'un accord de confirmation avec le FMI. Elle permettra de réduire la vulnérabilité du pays à d'éventuels chocs exogènes", conclut le communiqué. La France, qui porte 58% de la dette gabonaise aux pays membres du Club de Paris, est le principal créancier du pays. La dette au Club de Paris représente 80% de la dette extérieure du Gabon, qui atteignait environ 2,4 milliards d'euros fin 2006. Créé en 1956, le Club de Paris rassemble les grands prêteurs mondiaux. Ses 19 membres se retrouvent 10 à 11 fois par an. Il s'agit de l'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie, la Suède et la Suisse.
Gabon: Le vice-Premier ministre gabonais chargé des Affaires sociales, Louis-Gaston Mayila, été évincé du gouvernement et son portefeuille échoit à Jean-François Ndongou, précédemment ministre délégué aux Affaires étrangères, qui prend rang de ministre d'Etat
LIBREVILLE, 17 juil 2007 - Le vice-Premier ministre gabonais chargé des Affaires sociales, Louis-Gaston Mayila, démissionnaire lundi du parti au pouvoir et fondateur d'une nouvelle formation, été évincé du gouvernement, a-t-on annoncé de source officielle. "Il est mis fin aux fonctions du vice-Premier ministre, ministre des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-être et de la Lutte contre la pauvreté, M. Louis-Gaston Mayila", selon un décret du président Omar Bongo Ondimba. Le décret n'en précise pas les raisons. Il est daté du 16 juillet, jour de l'annonce officielle par M. Mayila de son départ du Parti démocratique gabonais (PDG) du président Bongo, formation dont il était le vice-président, et de la création d'une Union pour la nouvelle République (UPNR). "La création d'une nouvelle formation politique par (...) le vice-président du parti au pouvoir ne s'accommodait plus de sa présence au sein du gouvernement", écrit mardi le quotidien gouvernemental L'Union. Son portefeuille échoit à Jean-François Ndongou, précédemment ministre délégué aux Affaires étrangères, qui prend rang de ministre d'Etat. Michel Mboussou fait son entrée au gouvernement en remplaçant M. Ndongou en tant que ministère délégué aux Affaires étrangères. Psychiatre de formation, jusque-là chef du département de psychiatrie et de psychologie médicale à la faculté de médecine, M. Mboussou est membre du comité central du PDG. M. Mboussou était également jusqu'ici vice-président de la Commission nationale de lutte contre l'enrichissement illicite (CNLCEI). M. Mayila, président du Conseil économique et social (CES) de 1997 à janvier 2006, avait décidé lundi "de rendre publique sa décision de créer" l'UPNR, précisant souhaiter l'ancrer dans la majorité présidentielle. La presse avait évoqué au début de l'année l'intention de M. Mayila de quitter le PDG où il s'estimait "marginalisé" par d'autres dirigeants. M. Mayila avait déjà quitté l'ex-parti unique en 1991, peu après l'ouverture au multipartisme, pour fonder le Parti de l'unité du Peuple (PUP), avant de réintégrer le parti présidentiel en 2005. Lors des législatives de décembre 2006, auxquelles il ne s'était pas lui-même présenté, il avait soutenu plusieurs candidats indépendants, mais aucun n'avait été élu.
Gabon: Le Club de Paris, qui réunit les principaux pays créanciers de la planète, devrait annoncer mercredi une offre de remboursement anticipé de la dette du Gabon
PARIS, 17 juil 2007 - Le Club de Paris, qui réunit les principaux pays créanciers de la planète, devrait annoncer mercredi une offre de remboursement anticipé de la dette du Gabon, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier. "Il y aura mercredi une négociation sur une offre de remboursement anticipé de la dette du Gabon", a expliqué cette source, ajoutant qu'un accord était "probable", sans donner plus de précisions sur le contenu de cette offre. Selon une autre source proche du dossier, le Gabon a demandé une décote de 33% de cette dette. La dette gabonaise aux pays membres du Club de Paris s'élève à 2,4 milliards de dollars, soit environ 1,9 milliard d'euros. La France, qui porte 58% de cette dette, est le principal créancier du pays. La dette au Club de Paris représente 80% de la dette extérieure du Gabon, qui atteignait environ 2,4 milliards d'euros fin 2006. Le site internet du bimensuel La lettre du continent affirmait, pour sa part lundi, que le Club de Paris devrait annoncer l'annulation de 20% de la dette publique gabonaise, à l'initiative de la France. La décision aurait été prise le 25 mai à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, en présence du président gabonais Omar Bongo et de responsables du Trésor, affirme La lettre du continent. Créé en 1956, le Club de Paris rassemble les grands prêteurs mondiaux. Ses 19 membres se retrouvent 10 à 11 fois par an. Il s'agit de l'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie, la Suède et la Suisse.
Gabon: Le Vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG) a annoncé son départ de la formation du président gabonais et la création de son propre mouvement, qui restera au sein de la majorité présidentielle
LIBREVILLE, 16 juil 2007 - Un des dirigeants du Parti démocratique gabonais (PDG) a annoncé son départ de la formation du président gabonais Omar Bongo Ondimba et la création de son propre mouvement, qui restera au sein de la majorité présidentielle, selon un communiqué reçu lundi par l'AFP. Vice-Premier ministre aux Affaires sociales depuis début 2006, Louis-Gaston Mayila, jusqu'ici vice-président du PDG, "a décidé de rendre publique sa décision de créér l'Union pour la nouvelle République" (UPNR), indique ce communiqué. L'UPNR, issu "de la fusion du Rassemblement des républicains indépendants (RRI) et du Front pour l'Unité nationale et le développement unitaire (Fundu)", deux petits partis de la majorité sans élus, compte demander "son adhésion au groupe de partis de la majorité présidentielle", précise le texte. La presse gabonaise avait évoqué au début de l'année l'intention de M. Mayila, président du Conseil économique et social (CES) de 1997 à 2006, de quitter le PDG où il s'estimait "marginalisé" par d'autres hiérarques du parti. M. Mayila avait déjà quitté l'ex-parti unique en 1991, peu après l'ouverture au multipartisme, pour fonder le Parti de l'unité du Peuple (PUP), avant de réintégrer le parti présidentiel en 2005. Lors des législatives de décembre 2006, auxquelles il ne s'était pas lui-même présenté, il avait soutenu plusieurs candidats indépendants, mais aucun n'avait été élu.
Gabon: La Banque Européenne d'Investissement (BEI) mobilise près de 32,8 milliards de francs CFA sur les ressources de la Facilité d’investissement pour garantir des prêts bancaires dans la CEMAC
La Banque européenne d’investissement (BEI), l’institution de l’Union européenne chargée du financement du développement, a signé avec BGFIBANK SA un accord-cadre de garantie visant à partager les risques encourus sur les prêts ou garanties accordés par cet établissement à des entreprises commerciales privées ou publiques. BGFIBANK, qui a déjà bénéficié de lignes de crédit de la BEI au Gabon, est la première banque sélectionnée pour l’opération proposée. D’autres banques des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pourront toutefois aussi devenir éligibles à l’avenir. Cet accord-cadre de garantie est complémentaire des lignes de crédit mises en place par la BEI dans de nombreux pays d’Afrique centrale pour le financement à moyen long terme des entreprises du secteur privé. L’opération proposée permettra aux banques de prendre part aux financements des grands projets programmés pour les prochaines années tout en utilisant les liquidités financières actuellement abondantes dans la région et en respectant les ratios prudentiels de la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC). L’opération concourra ainsi à mobiliser des ressources sur les marchés locaux, à renforcer l’assise des institutions financières participant au mécanisme et à développer le secteur privé dans la région. Pour pouvoir prétendre à une garantie de la BEI, les projets potentiels devront satisfaire à certains critères comme, par exemple, nécessiter un financement à long ou moyen terme (3 ans au minimum et 10 ans au maximum), être solides sur les plans économique et financier, respectueux de l’environnement et socialement responsables.
NOTE AU RESPONSABLE DE PUBLICATION Créée en 1958 par le Traité de Rome, la BEI finance des projets d’investissement concourant à la réalisation des grands objectifs de l’Union européenne (UE). Elle participe également à la mise en œuvre de la politique de coopération de l’UE avec les pays tiers qui ont conclu avec cette dernière des accords de coopération ou d’association. Actuellement, les prêts de la Banque dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) sont accordés dans le cadre de la Convention de partenariat ACP‑UE, signée à Cotonou en juin 2000. Conclu pour une durée de 20 ans, l’accord de Cotonou s’accompagne de protocoles financiers successifs fixant le montant total de l’aide communautaire qui sera apportée aux pays ACP par période de cinq ans. Couvrant les années 2003 à 2007, le premier protocole comprend une enveloppe de 13,5 milliards d’EUR fournie par les États membres (et constituée d’aides non remboursables octroyées par l’intermédiaire de la Commission européenne à hauteur de 11,3 milliards d’EUR ainsi que des ressources de la Facilité d’investissement (FI), soit 2,03 milliards d’EUR, et d’un montant de 187 millions d’EUR destiné aux bonifications d'intérêt, ces deux dernières dotations étant gérées par la BEI), à laquelle il faut ajouter 1,7 milliard d’EUR au maximum de ressources propres de la Banque. Le deuxième protocole financier (pour la période 2008‑2013) entrera en vigueur dès l’achèvement du processus de ratification de l’Accord de Cotonou révisé, qui a été signé en juin 2006 à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Les contributions des États membres de l’UE se monteront à 22 milliards d’EUR au total, soit 20,5 milliards d’EUR d’aide non remboursable fournie par eux et 1,5 milliard d’EUR gérés par la BEI au titre de la Facilité d’investissement et à allouer sous forme de prêts, de bonifications d’intérêt et d’assistance technique. Une enveloppe complémentaire de 2 milliards d’EUR au maximum servira à accorder des prêts sur les ressources propres de la BEI. La Facilité d’investissement est un mécanisme renouvelable (le produit des remboursements sera investi dans de nouvelles opérations), dont l’objectif consiste à soutenir des projets solides sur les plans technique, environnemental, financier et économique, et qui relèvent du secteur privé ou du secteur public marchand. En parallèle, une Facilité d’investissement consacrée aux pays et territoires d’outre‑mer (PTOM) a été instituée, avec une dotation de 20 millions d’EUR, conformément à la décision du Conseil du 27 novembre 2001 relative à l’association des pays et territoires d’outre‑mer à la Communauté européenne ; elle vise un but similaire pour les 20 PTOM des Caraïbes, du Pacifique et de l’océan Atlantique Nord et Sud qui peuvent bénéficier d’une aide financière de la Communauté européenne. Une enveloppe de 20 millions d’EUR au maximum constituée de ressources propres de la BEI vient compléter ce mécanisme. Gabon: La France et le Gabon ont signé un accord relatif "à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement", facilitant notamment les déplacements et le séjour en France des salariés ou étudiants gabonais
LIBREVILLE, 5 juil 2007 - La France et le Gabon ont signé jeudi à Libreville un accord relatif "à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement", facilitant notamment les déplacements et le séjour en France des salariés ou étudiants gabonais, a constaté un journaliste de l'AFP. Le texte, paraphé au Palais présidentiel par le ministre français de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement Brice Hortefeux et par le chef de la diplomatie gabonaise, le vice-Premier ministre Jean Ping, n'entrera en vigueur qu'après ratification en France, d'ici "la fin de l'été ou le début de l'automne", selon M. Hortefeux. Il prévoit notamment la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux". L'accord facilite le séjour en France des étudiants gabonais en portant la durée de leur autorisation provisoire de séjour de six à neuf mois, ainsi que celui des jeunes salariés et des Gabonais exerçant certains métiers, notamment dans l'informatique, les assurances, la banque ou le BTP. En contrepartie, les Français vivant au Gabon depuis plus de trois ans pourront se voir délivrer une carte de séjour de cinq ans, contre deux auparavant. Le texte comprend également un accord de "réadmission" par l'Etat d'origine de ses ressortissants en situation irrégulière et prévoit la coopération des deux pays dans la lutte contre l'immigration irrégulière, en matière d'état civil et contre la fraude documentaire.
Gabon: Trois nouveaux sénateurs ont été élus lors de scrutins partiels au Gabon au suffrage indirect
LIBREVILLE, 3 juil 2007 - Les seuls candidats en lice pour les trois sièges de sénateurs restés vacants au Gabon, dont le vice-Premier ministre Paul Mba Abessole, ont sans surprise été élus dimanche lors de scrutins partiels au suffrage indirect, selon les résultats publiés mardi. Chaque candidat a été élu dans sa circonscription avec 100% des 9 à 21 voix exprimées, annonce la commission électorale dans le quotidien gouvernemental L'Union. A Libreville, Paul Mba Abessole, chef du Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle), succède ainsi au Sénat à son Premier ministre Jean Eyeghé Ndong, issu du Parti démocratique gabonais (PDG). Le chef du gouvernement avait abandonné son siège après avoir été élu député aux législatives de décembre en battant... Paul Mba Abessole. Dans le département de la Komo-Mondah, près de la capitale, un candidat du PDG remplace un autre ex-sénateur élu député, tandis que dans la Louétsi-Wano (sud), un membre du RPG occupe le siège d'un sénateur déchu de son mandat après avoir démissionné de ce même parti. Le Sénat, comme l'Assemblée nationale renouvelée en décembre, sont dominés par le PDG du président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. Les sénateurs sont élus par des collèges de grands électeurs formés par les conseillers municipaux et/ou départementaux et le député de la circonscription concernée. Gabon: Le budget 2007 rectifié du Gabon s'élève à 1.624,9 milliards de FCFA contre 1.615,7 dans la loi de finances initiale suite à un projet de loi de finances rectificative adopté par le gouvernement
LIBREVILLE, 15 juin 2007 - Le gouvernement gabonais a adopté un projet de loi de finances rectificative pour l'année 2007, en légère hausse de 9,2 milliards de francs CFA malgré une nouvelle décrue de la production et des recettes pétrolières, selon un communiqué publié vendredi dans la presse. Le budget 2007 rectifié s'élève à 1.624,9 milliards de FCFA (2,47 milliards d'euros) contre 1.615,7 dans la loi de finances initiale. Même en tenant compte de cet ajustement, le budget 2007 reste inférieur au budget 2006, qui s'élevait à 1.629,9 milliards. Le collectif budgétaire prend en compte une chute plus significative que prévue des recettes pétrolières, qui régressent de 7,2% à 938 milliards de FCFA, par rapport à la loi initiale, qui avait déjà entériné une décrue de 4,4% par rapport à 2006. Cette baisse s'explique par un volume de production de brut en léger repli de 0,5% par rapport aux prévisions, à 12,474 millions de tonnes, mais aussi par un prix de l'or noir gabonais et un taux de change du dollar moins favorables que prévu. La baisse de la manne pétrolière est partiellement compensée par la bonne santé de la filière bois, avec une progression des exportations de grumes de 11,6% par rapport à la loi initiale. Les recettes non pétrolières connaissent une nouvelle hausse, passant de 594,9 à 644,3 milliards de FCFA. La légère hausse du budget est également la conséquence d'une forte augmentation des ressources d'emprunts "liés aux opérations d'investissement", qui grimpent à 42,6 milliards de FCFA contre 10 milliards initialement prévus. Selon le communiqué du conseil des ministres, ce collectif budgétaire prend en compte "d'une part, les mesures sociales prises (...) en vue d'atténuer les effets de la hausse des prix des produits pétroliers" et, d'autre part, l'accord triennal conclu le 7 mai avec le Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement a demandé à ses membres d'adopter "un comportement compatible avec les exigences d'une gestion administrative et financière rigoureuse". Au total, les dépenses de fonctionnement sont ainsi réduites de 36,1 milliards de FCFA par rapport à la loi initiale, à 697,25 milliards, quand les dépenses en capital progressent de 20,4%, à 241,6 milliards.
Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a déclaré vacants plusieurs postes de maires, dont ceux des deux principales villes du pays, en application d'une loi anti-cumul
LIBREVILLE, 12 avr 2007 - La Cour constitutionnelle gabonaise a déclaré vacants plusieurs postes de maires, dont ceux des deux principales villes du pays, en application d'une loi anti-cumul, leurs titulaires ayant été récemment élus à l'Assemblée nationale, selon une décision publiée jeudi. Rappelant que la loi "consacre l'incompatibilité des fonctions de maire avec l'exercice d'un mandat parlementaire", la Cour constate, au vu des résultats des législatives de décembre, "la vacance" des plusieurs postes de maire, dans une décision publiée par le quotidien gouvernemental L'Union. Sont notamment concernés le poste de premier édile de la capitale Libreville, occupé jusque-là par André Dieudonné Berre, ex-ministre et figure du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), et celui de Port-Gentil, deuxième ville du Gabon, occupé par Séraphin Ndaot, membre du Parti gabonais du Progrès (PGP, opposition). Pierre Mamboundou, président de l'Union du peuple gabonais (UPG) et chef de file de l'opposition, doit lui abandonner la mairie de son fief de Ndendé (sud) et Pierre Claver Maganga Moussavou, ex-opposant rallié au président Omar Bongo Ondimba et actuel ministre d'Etat aux Transport, celle du 2e arrondissement de Mouila (sud). La Cour déclare également vacante la présidence du conseil départemental de la Basse-Banio (sud-ouest), son titulaire Dieudonné Pambo ayant été reconduit en janvier au ministère de l'Aménagement du Territoire, et "ordonne" son remplacement.
Gabon: La nouvelle compagnie aérienne privée Gabon Airlines effectuera son premier vol, une liaison entre Paris et Libreville, le 10 avril prochain
LIBREVILLE, 29 mars 2007 - La nouvelle compagnie aérienne privée Gabon Airlines, successeur de la défunte Air Gabon, effectuera son premier vol, une liaison entre Paris et Libreville, le 10 avril prochain, a-t-on appris jeudi auprès de la directrice commerciale de la société. "Notre premier vol aura lieu le mardi 10 avril entre Paris-Charles de Gaulle et Libreville avec un retour programmé le lendemain. A partir de cette date, Gabon Airlines assurera sur ce parcours avec trois allers et retours par semaine", a annoncé à l'AFP Jocelyne Bonnal. Cette liaison sera effectuée sur un Boeing 767 de 156 places, dont 37 en première classe ou en classe affaires. "Notre liaison répond à un vrai besoin entre le Gabon et l'Europe, où le marché est en sous-offre", a estimé Mme Bonnal. "Nous proposons des vols à un rapport qualité-prix excellent, nos tarifs étant inférieurs d'environ 20% par rapport à nos concurrents dans toutes les classes", a-t-elle ajouté. Fondée et dirigée par l'un des fils du président gabonais Omar Bongo Ondimba, Christian Bongo, Gabon Airlines est financée par des banques, des assureurs et des investisseurs privés gabonais. L'Etat gabonais a cédé en novembre à la nouvelle compagnie "les droits de trafic et les privilèges" autrefois accordés à la compagnie nationale Air Gabon. Cette décision a signé l'arrêt de mort du projet Air Gabon International, un partenariat entre l'Etat gabonais et la Royal Air Maroc (Ram) qui devait prendre le relais de la compagnie nationale, dont la liquidation a été prononcée début 2006 pour cause de mauvaise gestion financière.
Gabon: Le gouvernement gabonais a annoncé une série de mesures, regroupées dans un collectif budgétaire, visant à "atténuer l'impact social" de la hausse de 25% des prix du super et du gazole
LIBREVILLE, 5 mars 2007 - Le gouvernement gabonais a annoncé lundi une série de mesures, regroupées dans un collectif budgétaire, visant à "atténuer l'impact social" de la hausse de 25% des prix du super et du gazole effective depuis samedi. Le budget du ministère de l'Energie sera ainsi "augmenté de 2 milliards de francs CFA (3,05 millions d'euros)" afin d'assurer, en 2007, la gratuité de l'électricité et de l'eau pour les ménages les plus pauvres, a déclaré à la presse le ministre de l'Economie et des Finances Paul Toungui. Celui du ministère de la Santé recevra également une rallonge de 3 milliards de FCFA, "essentiellement pour des actions de lutte contre le paludisme" et pour la "construction de centres de santé", a ajouté M. Toungui. Le gouvernement entend également "reconduire la gratuité des frais d'inscription scolaire dans les établissements publics" et "la gratuité des manuels scolaires" dans les écoles primaires, pour un coût global de 3,5 milliards de FCFA annuels. L'Etat va par ailleurs allouer des fonds pour développer le microcrédit (100 millions FCFA), aider les filles mères (700 millions FCFA) et favoriser l'essor de la Banque de l'habitat (3 milliards FCFA) censée accorder "des crédits à des taux abordables". Enfin, 900 millions de francs CFA iront aux transports publics de Libreville, pour la réparation de 27 bus et la construction d'un hangar. Actuel 5e producteur de brut d'Afrique subsaharienne, le Gabon a décidé de limiter les dépenses qu'il engageait jusque-là pour stabiliser les prix des carburants, provoquant une hausse d'environ 25% des tarifs du super et du gazole à la pompe.
Gabon: Brusque hausse de 25% des prix du super et du gazole à la pompe au Gabon suite à la décision du gouvernement gabonais de réduire son soutien financier aux prix du carburant
LIBREVILLE, 3 mars 2007 - Les prix du super et du gazole ont brusquement augmenté samedi d'environ 25% au Gabon, le gouvernement ayant décidé de réduire son soutien financier aux prix des carburants, selon un communiqué de la Caisse de stabilisation et péréquation (Caistab). Dans les stations-service de Libreville, le litre de super était passé samedi de 475 à 595 francs CFA (0,72 à 0,91 euros) et celui du gazole de 370 à 470 francs CFA (de 0,56 à 0,72 euros), conformément aux nouveaux prix fixés par la direction générale de la Caistab. Selon son communiqué, paru samedi dans le quotidien gouvernemental L'Union, le gouvernement prenait en charge depuis août 2002 "une partie du coût réel" des produits pétroliers distribués au Gabon après avoir suspendu le mécanisme d'indexation des prix sur les cours du brut, en raison de leur hausse continue. "Il en a résulté une charge considérable et sans cesse croissante" et "dans le cadre des efforts actuels d'assainissement des finances publiques" le gouvernement a finalement décidé de réduire de moitié son soutien, explique la Caistab. La charge pour l'Etat s'est élevée en 2006 à plus de 102 milliards de francs CFA (155,5 millions d'euros), selon la Caistab, qui rappelle que les prix des carburants au Gabon restent parmi les plus bas de la zone franc. Les prix du pétrole lampant et du gaz butane sont eux maintenus, selon la Caistab qui assure que la stabilisation actuelle des cours du brut devraient entraîner des baisse des prix qui "seraient alors répercutées à la pompe". Le Gabon est le 5e producteur de brut d'Afrique subsaharienne. Sa production décline depuis 1997 et s'établit actuellement autour de 13 millions de tonnes par an.
Gabon: Après le rachat de 51% de l'opérateur de téléphonie burkinabé Onatel en fin décembre 2006, Maroc Telecom vient d'acquérir 51% de Gabon Télécom pour 39,8 milliards de francs CFA avec un projet d'investissement important de 100 milliards de F CFA à court terme
LIBREVILLE, 10 fév 2007 - Le gouvernement gabonais a cédé 51% des parts de l'opérateur public de télécommunications Gabon Télécom à Maroc Telecom, filiale à 51% du groupe français Vivendi, selon le compte-rendu du Conseil des ministres gabonais publié samedi à Libreville. "Le montant de la transaction est estimé à 39,8 milliards de francs CFA" (60,6 millions d'euros), précise le communiqué, publié dans le quotidien gouvernemental L'Union. "En désignant Maroc Telecom comme adjudicataire définitif, le gouvernement a pris en compte, outre la valorisation financière, le projet industriel proposé par cet opérateur (...), sous tendu par un programme d'investissement important de 100 milliards de francs CFA à court terme", poursuit le communiqué. A l'issue d'un long et difficile processus de privatisation, le gouvernement gabonais avait lancé en décembre 2005 un appel d'offres portant sur 51% de Gabon Télécom, une des deux entités, avec Gabon Poste, issues de la scission en 2001 de l'ex-Office des postes et télécommunications (OPT). Le gouvernement a annoncé en décembre 2006 la liquidation de Gabon Poste et la création d'une nouvelle entité baptisée La Poste. Outre le monopole sur le réseau de téléphonie filaire, Gabon Télécom détient 100% de Libertis, un des trois opérateurs de téléphonie mobile au Gabon. En vue de cette privatisation, un plan social a abouti au licenciement de 585 des 1.450 salariés de Gabon Télécom, en sureffectif notoire. Fin décembre, Maroc Telecom avait été retenu pour racheter 51% de l'opérateur de téléphonie burkinabé Onatel
Gabon: Les premiers vols de la nouvelle compagnie aérienne privée Gabon Airlines ont donc été programmés pour la toute fin du mois de mars avec trois liaisons hebdomadaires sur Paris et trois autres sur Johannesburg
LIBREVILLE, 30 jan 2007 - La nouvelle compagnie aérienne privée Gabon Airlines, successeur de la défunte Air Gabon, devrait effectuer ses premiers vols fin mars à destination de la France et de l'Afrique du Sud, a-t-on appris mardi de source proche de la compagnie. Initialement prévu pour ce mois de janvier, le décollage de Gabon Airlines a été retardé en raison de "la lourdeur des opérations administratives nécessaires au lancement de la compagnie", a précisé cette source. Les premiers vols ont donc été programmés pour la toute fin du mois de mars, coup d'envoi de la saison commerciale aérienne d'été, avec trois liaisons hebdomadaires sur Paris et trois autres sur Johannesburg. Ces liaisons seront effectuées avec deux Boeing 767 d'occasion achetés par Gabon Airlines à la compagnie américaine United Airlines. Le transporteur envisage ensuite la location de deux Boeing 737 pour desservir, à partir de juin, une dizaine de capitales africaines et les Emirats arabes unis. Fondée et dirigée par l'un des fils du président gabonais Omar Bongo Ondimba, Christian Bongo, Gabon Airlines a obtenu en novembre "les droits de trafic et les privilèges" autrefois accordés à la compagnie nationale. Cette décision a signé l'arrêt de mort du projet Air Gabon International, un partenariat entre l'Etat gabonais et la Royal Air Maroc (Ram) qui devait prendre le relais d'Air Gabon, dont la liquidation a été prononcée début 2006 pour cause de mauvaise gestion financière. Le capital de Gabon Airlines est détenu par des banques, des assureurs et des investisseurs privés gabonais, dont Christian Bongo.
Gabon: Le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong, qui avait présenté sa démission la semaine dernière dans la foulée des législatives du 17 décembre, a été reconduit dans ses fonctions par le président Omar Bongo Ondimba
LIBREVILLE, 25 jan 2007 - Le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong, qui avait présenté sa démission la semaine dernière dans la foulée des législatives du 17 décembre, a été reconduit dans ses fonctions par le président Omar Bongo Ondimba, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage. "Le président de la République a reçu hier (mercredi) soir à 22h00 M. Eyéghé Ndong pour lui demander de former le nouveau gouvernement, ce qu'il a immédiatement accepté", a déclaré à l'AFP le directeur de la communication du Premier ministre, Max-Olivier Obame. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être connue "au plus tard vendredi", a ajouté M. Obame. Nommé il y a un an, Jean Eyéghé Ndong, 60 ans, avait présenté sa démission le 19 janvier conformément à la Constitution gabonaise, qui stipule dans son article 34 que "les fonctions du gouvernement cessent (...) à l'issue de la proclamation des résultats des élections législatives par la Cour constitutionnelle". Il expédiait depuis les affaires courantes. La Cour constitutionnelle a proclamé le 27 décembre, sous réserve de l'examen du contentieux électoral, les résultats des élections législatives du 17 décembre, très largement remportées par le parti du président Bongo, au pouvoir depuis trente-neuf ans. Composé d'une quarantaine de formations, le camp présidentiel a enlevé 98 des 120 sièges de l'Assemblée nationale, l'opposition n'en récoltant que 16. Le Parti démocratique gabonais (PDG) du chef de l'Etat détient à lui seul la majorité absolue avec 81 députés.
Gabon: Le chef du FMI, Rodrigo Rato, prie les donateurs de "tenir leurs promesses" d'augmenter leur aide à l'Afrique
LIBREVILLE, 9 jan 2007 - Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato a appelé mardi à Libreville les pays donateurs à "tenir leurs promesses" d'augmenter leur aide à l'Afrique. "Jusqu'à présent, les promesses d'une augmentation de l'aide de la part des pays donateurs restent des promesses, sans plus", a déclaré M. Rato, soulignant que "l'aide à l'Afrique subsaharienne, hors allègement de la dette, (avait) diminué en valeur réelle" en 2005. M. Rato a effectué mardi une visite d'une journée à Libreville où il a inauguré le troisième centre régional d'assistance technique pour l'Afrique (Afritac), couvrant huit pays d'Afrique centrale (Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo, Tchad). "Il est essentiel que les donateurs tiennent leur promesses. Il est crucial aussi qu'ils s'engagent rapidement et de manière prévisible à fournir de l'aide", a-t-il poursuivi, expliquant que la "prévision du niveau des apports d'aide" figurait parmi les principaux problèmes posés aux gouvernements et au FMI. Il a invité les pays ayant bénéficié d'un allègement de dette à ne pas utiliser les capacités d'emprunt ainsi créées pour "financer des dépenses qui n'améliorent pas leur situation économique" et appelé "créanciers et débiteurs" à "éviter une accumulation excessive de dettes". M. Rato s'est réjoui de la croissance économique en Afrique subsaharienne qui "dépassera probablement 5% cette année pour la troisième année consécutive" et des "perspectives favorables aussi pour l'an prochain". "L'inflation moyenne, hors Zimbabwe, est inférieure à 10%, la plus faible depuis 25 ans", a-t-il relevé. Au cours de sa visite, M. Rato s'est entretenu avec les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba, centrafricain François Bozizé, congolais Denis Sassou Nguesso, ainsi qu'avec les chefs des autres délégations. Il a aussi rencontré le président santoméen Fradique de Menezes, qui avait fait le déplacement. M. Rato a indiqué avoir parlé avec la partie gabonaise de la "reprise des discussions sur un nouveau programme de trois ans" devant succéder à un accord de confirmation ayant pris fin en juin 2005, estimant que les discussions devraient "prochainement être menées à bon terme". Les Afritac visent à aider les pays africains à "formuler et mettre en oeuvre leurs propres politiques de réduction de la pauvreté axées sur la croissance", explique un document du ministère des Finances. Sept experts du FMI seront installés à Libreville et conseilleront les gouvernements en matières de gestion de leur dette et de leurs ressources, de préparation, d'exécution et de suivi du budget, d'opération de Trésor et de comptabilité publique, ainsi que de contrôle bancaire.
Gabon: Le directeur du FMI, Rodrigo Rato, inaugurera mardi à Libreville, en présence de plusieurs chefs d'Etat, un centre régional d'assistance technique pour l'Afrique (Afritac) couvrant l'Afrique centrale
LIBREVILLE, 8 jan 2007 - Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato inaugurera mardi à Libreville, en présence de plusieurs chefs d'Etat, un centre régional d'assistance technique pour l'Afrique (Afritac) couvrant l'Afrique centrale, selon le ministère gabonais des Finances. L'Afritac-Centre couvrira une région comprenant les six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC). C'est le troisième du genre mis en place en Afrique après deux autres couvrant l'Afrique de l'Est et l'Afrique de l'Ouest, ouverts en 2002 et 2003, selon un document du ministère. Outre le président gabonais Omar Bongo Ondimba, ses homologues du Congo Denis Sassou Nguesso et de Centrafrique François Bozizé, seront présents à Libreville, selon le protocole d'Etat gabonais, alors que la venue du président tchadien, Idriss Deby Itno n'était pas confirmée lundi. Les autres chefs d'Etat concernés devraient être représentés. Le président de Sao Tomé et Principe, Fradique de Menezes, est également attendu pour participer aux rencontres bilatérales que M. Rato aura avec les chefs d'Etat présents. Les Afritac entrent dans le cadre du Partenariat pour le renforcement des capacités en Afrique (Pact) du FMI, visant à aider les pays africains à "formuler et mettre en oeuvre leurs propres politiques de réduction de la pauvreté axées sur la croissance", selon un document du ministère des Finances.
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