X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par pays (actualité) -> Gabon -> Actualité politique et économique du Gabon



L'actualité du Gabon
(d'après l'Agence France Presse)



Gabon: Le gouvernement gabonais va investir 18 milliards d'euros dans des projets d'infrastructures entre 2012 et 2016

Libreville, 6 fév 2012 - Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures, a annoncé le président gabonais Ali Bongo Ondimba à la presse lundi après le Conseil d'orientation de l'Agence nationale des Grands travaux (ANGT). "Au total et tous secteurs confondus, ce sont environ 12 mille milliards d'investissement à mobiliser et à injecter dans les cinq prochaines années si nous voulons que le Gabon s'engage sur la rampe de l'émergence", a affirmé le président gabonais. Le président gabonais a assuré que "287 contrats ont été conclus en 2011 pour un montant de 368 milliards (560 millions d'euros) dont 230 milliards 350 millions d'euros) imputables directement à la CAN (Coupe d'Afrique des nations de football)", qui est actuellement organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale (finale le 12 février). "Il faut désormais poursuivre dans cette dynamique, accélérer la cadence dans des domaines et secteurs clés où les attentes des citoyens sont multiples, quelques fois urgentes et légitimes dans leur ensemble", a ajouté Ali Bongo, qui a notamment mis l'accent sur le logement. Le président n'a pas précisé d'ou proviendraient les financements. Le Gabon s'est lancé dans une politique de grands travaux depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2009 d'Ali Bongo, avec notamment d'ambitieux programmes routiers, d'électrification et d'adduction d'eau. En octobre le président avait réfuté l'estimation de croissance de 3,3% du Fonds monétaire international (FMI) pour son pays en 2012, tablant sur une croissance autour de 5%. Le président Bongo a aussi pris plusieurs mesures pour attirer des investisseurs étrangers et diversifier l'économie orientée presque uniquement jusque là vers l'exploitations de ses richesses (pétrole, manganèse, bois).


 

Gabon: Le gouvernement gabonais a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA, initialement appelé Fonds pour les générations futures

LIBREVILLE, 4 fév 2012 - Le Gabon a mis en place les règles pour le financement d'un Fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) de 500 milliards de FCFA (760 millions euros), initialement appelé Fonds pour les générations futures, selon le communiqué du conseil des ministres publié samedi dans la presse. Le FSRG, qui doit servir à financer des grands projets, "est alimenté par un prélèvement de 10% sur les recettes pétrolières annuelles prévues dans la loi de finances, 50% de toutes les recettes budgétaires additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances annuelle" ainsi que par les dividendes du portefeuille des participations de l'Etat". "Une fois le capital atteint, le Fonds est alimenté par 25% des revenus générés par ses placements et toutes les recettes pétrolières additionnelles correspondant à un dépassement des hypothèses de base de la loi de finances". La création du Fonds pour les générations futures avait été annoncée en 2011 par le président Ali Bongo Ondimba. Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l'Etat 60% de son budget.



Gabon: La Société Nationale des Bois du Gabon a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville

LIBREVILLE, 27 jan 2012 - La Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) a obtenu un prêt 13,7 millions d'euros notamment de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC) pour un complexe de transformation de bois à Owendo, le port de Libreville, a-t-on appris vendredi. La BDEAC finance 8 milliards (12,2 millions d'euros) et la banque privée Ecobank, présente en Afrique centrale et de l'ouest, 1 milliard (1,5 millions). Ce prêt représente une partie des 34,9 milliards de FCFA (54 millions d'euros) du projet de construction du Complexe usinier d'Owendo, financé à 80% par la SNBG sur fonds propres, selon les documents donnés à la presse. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a interdit en novembre 2010 les exportations de bois brut ou grumes afin de favoriser l'industrie locale de transformation du bois. L'exploitation de la forêt représentait alors 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole et surtout était le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. Une Zone économique spéciale (ZES) a été inaugurée en septembre à Nkok (30 km de Libreville) qui devrait accueillir trois usines (tranchage, sciage, déroulage), employant prés de 450 personnes et susceptibles de transformer chaque année 500.000 m3 de bois.


Gabon: Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium

LIBREVILLE, 13 jan 2012 - Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Maboumine, va lancer en 2014 une usine pilote en vue de l'exploitation à Mabounié (centre ouest Gabon) d'un gisement important comprenant du niobium, des terres rares, du tantale et de l'uranium, a-t-il annoncé vendredi. Des représentants d'Eramet et Maboumine ont été reçus vendredi par le ministre des Mines et du pétrole Alexandre Barro Chambrier pour faire le point sur le projet alors que le site est connu depuis des années. "Une usine pilote sera construite sur le site en 2014", a expliqué Philippe Vectren, directeur général délégué d'Eramet, dont la filiale Comilog exploite le manganèse à Moanda (est) depuis les années 1960 et dont l'Etat gabonais est un des principaux actionnaires. "Les ressources sont confirmées, le potentiel est confirmé. Le gisement est très important, mais compliqué avec notamment de l'uranium. Il y a de la radioactivité, ce qui est aussi facteur de complexité. La valorisation de ce minerai demande un procédé totalement innovant qui n'existe pas et que nous sommes en train de mettre au point. (L'usine pilote) C'est essentiel pour la validation du procédé. Elle emploiera 150 personnes très qualifiées", a-t-il ajouté. Le procédé "hydrométallurgique" consiste à "mettre en solution tous les métaux et les extraire propres (...) tout en obtenant un résidu stable", a précisé M. Vectren, soulignant que les anciens procédés ne permettaient pas l'exploitation du site. Le gisement intéresse surtout Eramet pour le niobium, utilisé notamment dans la sidérurgie et l'aéronautique, et les terres rares, ainsi que dans une moindre mesure le tantale et l'uranium, selon M. Vectren "Aujourd'hui, on peut dire que l'exploitation sera d'au moins 20-25 ans sur une partie des quatre métaux mais avec le reste du gisement nous osons espérer pouvoir aller jusqu'à 50 ans", a commenté Arthur Nganie, directeur général de Maboumine. "Il est encore trop tôt pour parler de budget", a estimé M. Vectren.


Gabon: La taux de participation des législatives du 17 décembre est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120

LIBREVILLE, 22 déc 2011 - La taux de participation des législatives du 17 décembre boycottées par une partie de l'opposition est de 34,28% et le Parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo obtient une majorité écrasante de 114 députés sur 120, selon les chiffres officiels publiés mercredi. Selon les chiffres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) lus pendant près de 4 heures par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou, il y a eu 255.570 votants pour 745.645 inscrits soit un taux de participation de 34,28% (65,72% d'abstention). Le PDG obtient 114 (113 en nom propre et un député PDG-Parti Gabonais du Centre Indépendant). "Le taux de participation est relativement le même depuis 1996. On ne dépasse pas les 40% lors des élections législatives et locales (...) La seule élection où l'on atteint plus de 50% sont les présidentielles (...) mais en 2009 (lors de l'élection d'Ali Bongo) le taux était de 44%. Cette élection est tout à fait normale, avec plus de 23 partis politiques qui ont participé", a estimé M. Ndongou. Le ministre a écarté l'hypothèse que le fort taux d'absention soit dû au boycott d'une partie de l'opposition qui avait remercié mercredi "le peuple gabonais" pour son soutien: "Combien de partis n'ont pas participé? A peine 5 ou 6. Ils étaient combien (de députés) lors de la précédente législature? Ceux qui n'ont pas voulu participer savaient à quoi s'en tenir". Il a aussi balayé les accusations de fraude de l'opposant Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, ancien président de l'Assemblée nationale: "Est-ce que quand il a été élu en 2006, il y a eu fraude? En 2006, la population de sa circonscription a voté pour qu'il aille à l'Assemblée. Là, il n'était pas candidat et celui qui s'est présenté sur son siège a été élu comme lui l'avait été en 2006". Quant au déséquilibre de représentation à l'Assemblée, le ministre a estimé: "C'est la dictature de la démocratie. Les urnes ont choisi les représentants du peuple. C'est la démocratie: ce sont des députés élus par le peuple. Le président n'a pas pris un décret pour nommer les députés, Les députés ont été élus", a-t-il conclu. Mardi, les partis de l'opposition qui ont boycotté les législatives gabonaises avaient affirmé dans une déclaration commune ne pas "reconnaît(re) la validité du scrutin du 17 décembre 2011" car "l'Assemblée nationale qui en est issue représente moins de 10% de la population". Le PDG et ses alliés disposaient de 98 des 120 sièges de député pendant la précédente législature (5 ans). Le président Bongo pourra donc s'appuyer jusqu'à la fin de son mandat (7 ans) en 2016 sur une chambre qui lui sera complètement acquise. L'opposition avait déjà critiqué le scrutin avant l'annonce des résultats. "On ne cautionne pas la mascarade électorale. Les gens du PDG vont bourrer les urnes. La participation sera très faible. Ils vont gagner mais quel intérêt? Quelle honte!", avait déclaré vendredi l'opposant André Mba Obame, dont la formation l'Union nationale a été dissoute en janvier 2011 et qui ne participait donc pas. Après une concertation entre le président Ali Bongo et l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report, amenant une partie de l'opposition à suspendre sa participation à la commission électorale. L'opposition s'est ensuite divisée sur la participation, certains partis comme l'Union du Peuple Gabonais (UPG), dont le leader historique Pierre Mamboundou est décédé en octobre, décidant finalement d'aller au scrutin après l'avoir décrié. Le parti n'obtient aucun siège (contre 7 lors de la précédente législature).


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition

LIBREVILLE, 31 oct 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise a maintenu lundi la date des élections législatives au 17 décembre malgré une demande d'annulation du scrutin par l'opposition, a annoncé un membre de cette juridiction à la télévision publique RTG1. "La décision de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) portant fixation du calendrier est régulière", a annoncé maître Jean Laurent Tsinga, greffier en chef adjoint de la Cour constitutionnelle en lisant le compte-rendu de la Cour. L'Union du Peuple gabonais, un des deux principaux partis d'opposition de l'opposant historique Pierre Mamboundou (décédé le 16 octobre) et le Congrès pour la démocratie et la justice (opposition) de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé réclamaient l'annulation des élections au motif que la loi électorale n'avait pas été publiée avant l'annonce de la date des élections. L'opposition demandait également depuis des mois le report des législatives pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral. L'UPG a annoncé la semaine dernière qu'elle ne participerait pas aux élections alors que l'Union nationale (dissoute, l'autre principal parti d'opposition) ne devrait pas présenter de candidats non plus. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition a suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. La Cour constitutionnelle a estimé qu'une ordonnance d'août permettait de fixer la date des élections. Cette juridiction a d'autre part annulé la nomination des membres des commissions électorales locales, après des recours de l'opposition, selon M. Tsinga.


Gabon: Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville

Libreville, 13 oct 2011 - Le groupe Bolloré va investir 70 milliards de F CFA (105 millions d'euros) au Gabon notamment dans le port d'Owendo, située dans l'estuaire de Libreville, rapporte la presse gabonaise au lendemain d'une entrevue de Vincent Bolloré avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba. "Vincent Bolloré est venu soumettre au chef de l'Etat un plan de 70 milliards de F CFA en vue de désengorger le port d'Owendo", selon Gabon Matin. M. Bolloré a, lui, indiqué au quotidien L'Union: "nous sommes en train de parler d'un plan de 70 milliards de francs qui concerne différents investissement logistiques. Le plus marquant d'entre eux, c'est le port. Le port d'Owendo est aujourd'hui complètement engorgé". En février, la présidence avait annoncé que le groupe Bolloré avait fait une proposition alors tenue secrète pour moderniser le port et surtout allonger son quai de 455m d'au moins 300m. Le groupe Bolloré est très actif en Afrique via "Bolloré Africa Logistics", un opérateur privé de concessions présent dans 43 pays et qui emploie 22 000 salariés sur le continent. Au Gabon, le groupe emploie 1500 personnes, selon M. Bolloré. Le groupe, qui fait construire un siège à Libreville, s'intéresse aussi au secteur minier gabonais. "Nous avons un autre projet qui est évidemment celui de la CAN (Coupe d'Afrique de football 2012) (...) notre groupe qui est aussi l'actionnaire de référence de Havas a été choisi pour accompagner le Gabon dans cette présentation. Ce sera l'occasion de montrer que c'est un pays qui avance", a ajouté M. Bolloré à L'Union. Le Gabon coorganise avec son voisin la Guinée équatoriale la CAN-2012 du 21 janvier au 12 février 2012. Pays pétrolier et minier, le Gabon importe la plus grande partie de ses biens de consommation et sa nourriture qui transitent majoritairement par le port d'Owendo.


Gabon: Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre

LIBREVILLE, 6 oct 2011 - Les élections législatives gabonaises, dont l'opposition réclamait le report pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral, auront lieu le 17 décembre, a annoncé jeudi le rapporteur de la Commission électorale sur la chaîne publique RTG1. "Date limite de dépôt des candidatures auprès des commissions électorales locales lundi 31 octobre à 18h00, ouverture de la campagne le mercredi 7 décembre à 00h. Scrutin le samedi 17 décembre", a annoncé Benjamin Nzigou, rapporteur de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), en lisant un communiqué, sans autre précision. Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec l'opposition et la société civile en avril, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report à 2012 des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. La Cour constitutionnelle a refusé ce report. L'opposition - dont les deux principaux partis, l'Union nationale (UN, dissoute) et l'Union du peuple gabonais (UPG) - a ainsi suspendu depuis juillet sa participation à la Cénap, estimant que la commission ne pourrait aller au bout du processus électoral sans elle. L'opposition et la plateforme de la société civile "Ça suffit comme ça" continuent à réclamer un report du scrutin affirmant "Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections". Un meeting de l'opposition sur ce thème a réuni un peu moins de 2000 personnes ce week-end à Libreville. "Nous voulons que l'élection soit transparente. Nous voulons que le principe d'un homme-une voix soit respecté", avait lancé Zacharie Myboto, président de l'UN, accusant le pouvoir de "s'appuyer sur la fraude" électorale. L'opposition a contesté la plupart des élections depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Interrogé sur l'éventuel boycott de l'opposition lors d'une conférence de presse avant que la date du scrutin ne soit annoncée, le président Bongo a répondu: "Je ne peux pas répondre et spéculer pour les autres (l'opposition). En ce qui me concerne je suis respectueux des lois en vigueur dans mon pays. Je suis comme tous les citoyens, ces lois je les observe, je les respecte et je les applique". Le chef de l'Etat a évoqué la concertation d'avril: "Nous ne pouvons passer notre temps à dire que nous voulons un Etat de droit, respectueux des lois en vigueur et décider qu'il suffit qu'on se retrouve entre nous et que nous prenions une décision de mettre la loi de côté. Je suis garant des lois en vigueur dans ce pays, c'est le rôle du président de la République".


Gabon: Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville

LIBREVILLE, 18 sept 2011 - Le gouvernement gabonais et le consortium américain International Development Company (IDC) ont signé un accord d'un montant de 1,2 milliard de dollars (870 millions d'euros) pour la construction de 5.000 logements sociaux à Libreville. "Le début des travaux est prévu avant la fin de l'année et devrait s'achever dans deux ans", a indiqué le ministre de l'habitat Blaise Louembé samedi soir. Le président de IDC, Ekram Javad Miller, a vanté l'attractivité du climat des affaires au Gabon, mais surtout la stabilité politique du pays, en soulignant: "le gouvernement américain, voudrait faire du Gabon un exemple de démocratie, pour qu'il se développe". "Ce fonds permettra aussi aux familles de financer l'acquision de leurs logements sous forme de prêts à des taux réduits qui pourraient s'échelonner sur 30 ans", a-t-il ajouté. Cet accord fait suite à la visite en juillet dernier aux États-Unis du président Ali Bongo Ondimba, qui s'était entretenu avec les responsables de IDC. Avec l'urbanisation rapide accompagnée d'une flambée du prix de l'immobilier au Gabon, il est devenu difficile de se loger à coût modéré surtout à Libreville, avec notamment des crédits immobiliers peu accessibles.


Gabon: La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale et Ecobank pour développer la zone économique au Gabon

LIBREVILLE, 14 sept 2011 - La multinationale de Singapour Olam a signé mercredi à Libreville un accord de prêt de 45 millions d'euros avec la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) et Ecobank pour développer la zone économique au Gbaon, a constaté un journaliste de l'AFP. "La convention que nous signons aujourd'hui (mercredi) qui est de l'ordre de 29,5 milliards de FCFA (environ 45 millions d'euros) permet au groupe Olam de développer ses activités au niveau de la Zone économique spéciale (ZES)" dédiée à la transformation du bois et inaugurée le 9 septembre à Nkok, à une trentaine de kilomètres de Libreville, a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé après avoir paraphé l'accord. "La joint-venture initiée par les actionnaires de la Zone économique spéciale (Olam et le Gabon) est à louer d'une part parce qu'elle crée un partenariat public-privé, nécessaire à la conduite de projets de grande dimension, et d'autre part parce qu'elle s'inscrit dans une vision globale de création d'infrastructures indispensables à la valorisation locale des ressources", a-t-il ajouté. "Nous continuerons de soutenir la politique économique du Gabon", a indiqué le directeur général d'Ecobank Gabon, Jean-Baptiste Siate, qui a expliqué que ce prêt va permettre à Olam de démarrer la deuxième phase du projet de cette immense ZES, qui doit s'étendre de 500 ha à 1026 ha. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décidé en novembre 2010 d'interdire les exportations des grumes afin de favoriser l'émergence d'une industrie locale de transformation du bois. "Il ne s'agit plus pour nous d'exporter nos ressources à l'état brut, il s'agit pour nous de les transformer et de gagner de la valeur ajoutée. C'est l'objet de cette zone qui permet d'attirer les industriels du monde entier dans la transformation du bois", avait expliqué lors de l'inauguration le ministre des Mines. La ZES, qui doit permettre d'attirer 45 sociétés qui investissent 200 millions de dollars et créer 4.000 emplois directs et 6.000 indirects, offre l'exonération de TVA pendant 25 ans, d'impôt sur le revenu pendant 10 ans, la possibilité de faire venir de la main d'oeuvre étrangère, un guichet unique pour les démarches administratives.


Gabon: L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie

LIBREVILLE, 10 sept 2011 - L'opposition et la société civile gabonaises se sont entendus samedi pour élaborer un "programme commun d'action" à l'approche d'élections législatives pour lesquelles elles réclament l'utilisation de la biométrie, selon un communiqué. "Les participants ont décidé de mettre en place une commission mixte d'experts chargés très rapidement d'élaborer un programme commun d'action", indique un bref communiqué sanctionnant une concertation ayant réuni la plate-forme de la société civile +Ca suffit comme ça+ et douze partis d'opposition, dont les deux plus importants, l'Union du peuple gabonais (UPG) et l'Union nationale (UN, dissoute). "Les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de voir les prochaines élections législatives ne s'organiser qu'avec l'utilisation de la biométrie", selon le communiqué. La plate-forme +Ca suffit comme ça+ avait appelé à l'"union sacrée" contre le "système PDG" à l'approche des législatives qui doivent se dérouler avant la fin de l'année sans biométrie. Dans un communiqué, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a rappelé vendredi que "le débat sur la biométrie a été réglé par le non report des élections décidé par la Cour constitutionnelle et que le chef de l'Etat a instruit le gouvernement de la république de tout mettre en oeuvre pour que les élections à venir se déroulent en toute transparence". "Tout cela doit être entendu et partagé par tous les concitoyens respectueux des valeurs républicaines et épris de paix et de justice, y compris par ceux qui pensent qu'il est toujours possible de dauber sur le pouvoir en place, de continuer à se jouer du peuple, d'user des subterfuges, du chantage, de la menace, du repli identitaire, de la violence pour gérer la République", écrit le PDG. La Cour constitutionnelle avait refusé de reporter les élections de 2011 à 2012 pour permettre l'introduction de la biométrie, cheval de bataille de l'opposition et de la société civile. "La Cour a procédé à son arbitrage", avait déclaré le président Ali Bongo, ajoutant: "Conformément à la légalité républicaine, et en tant que garant de la Constitution, je m'y soumets, comme tout acteur politique doit se soumettre aux lois qui gouvernent son pays".



Gabon: Avec 200.000 hectares en 2017, le Gabon ambitionne de devenir le premier producteur africain d'huile de palme

LIBREVILLE, 15 août 2011 - Le Gabon ambitionne de devenir le premier producteur africain d'huile de palme d'ici 2017, a appris l'AFP lundi lors d'une visite du président gabonais Ali Bongo dans les pépinières de palmeraies dans la région de Kango à 60 mm au sud-est de Libreville. "Avec 200.000 hectares" en 2017, "le Gabon sera le premier producteur (d'huile de palme) d'Afrique", a déclaré Shyan Ponnapa, directeur général du projet, ajoutant qu'une usine de fabrication d'huile de palme d'une capacité de production d'un million de tonnes par an devrait voir le jour en 2012. Le président Bongo a visité lundi les 5.000 hectares de pépinières de palmeraie de la région de Kango, gérées par le groupe multinational singapourien Olam. Ces 5.000 hectares constituent la première phase d'un projet de palmeraie de 50.000 hectares d'ici à 2013, et de 200.000 hectares à l'horizon 2017. Le projet, estimé à 800 millions de dollars US (575 millions d'euros), qui avait été signé en août 2010, devrait offrir à terme une "perspective de 40.000 emplois", annonce un communiqué de la présidence, qui ajoute que la "production d'huile de palme devrait s'élever à 1 million de tonnes". Les régions de Mouila et Tchibanga (sud) et de Lambaréné (centre) seront elles aussi à termes bénéficiaires de ce projet, le sud et le centre étant des régions productrices de pétrole, mais très peu agricoles Olam est aussi le principal partenaire du Gabon pour le développement d'un projet de Zone économique spéciale (ZES) à Nkok, à 30 kilomètres de Libreville ainsi que pour la construction d'une usine de production d'engrais dans la région de Port-Gentil (capitale pétrolière, ouest). Les accords relatifs à ces chantiers avaient été signés en novembre 2010 à Singapour, où Ali Bongo poursuivait, selon un communiqué remis à l'époque, "la politique de diversification des partenaires du Gabon" lancée depuis sa prise de fonction en octobre 2009.


Gabon: L'Agence nationale de l'aviation civile gabonaise (Anac) a autorisé la reprise d'exploitation de trois des six compagnies aériennes suspendues après un audit surprise le mois dernier

LIBREVILLE, 29 juil 2011 - L'Agence nationale de l'aviation civile gabonaise (Anac) a autorisé la reprise d'exploitation de trois des six compagnies aériennes suspendues après un audit surprise le mois dernier, selon un communiqué officiel diffusé vendredi. L'Anac a de nouveau autorisé les vols de Afric Aviation (à partir du 12 juillet) et La Nationale (à partir de ce vendredi), précise le communiqué. Le 6 juillet, le ministère des Transports avait annoncé avoir suspendu six des huit compagnies aériennes opérant au Gabon et qui avaient été auditées entre le 15 et le 23 juin après le crash sans victime mortelle d'un avion début juin à Libreville. Selon un arrêté du ministre des Transports, les compagnies gabonaises ont "jusqu'au 7 septembre 2011" pour immatriculer leurs appareils sur le registre d'immatriculation gabonais. Les compagnies seront contrôlées dès le lendemain et les appareils non immatriculés seront interdits de vols, précise le ministère. La suspension de nombreuses compagnies avait provoqué des perturbations et la colère des compagnies. Trouver des places, notamment pour Port-Gentil, la capitale pétrolière difficilement accessible par la route, était devenu problématique. Du coup les liaisons maritimes ont été prises d'assaut.


Gabon: Le Conseil d'Etat gabonais a rejeté jeudi le recours contre la dissolution d'un des deux principaux partis d'opposition, l'Union nationale

LIBREVILLE, 28 juil 2011 - Le Conseil d'Etat gabonais a rejeté jeudi le recours contre la dissolution d'un des deux principaux partis d'opposition, l'Union nationale (UN), a constaté un journaliste de l'AFP. Statuant sur le recours déposé par le président de l'UN Zacharie Myboto, le Conseil d'Etat a notamment estimé que le parti "s'est rendu co-auteur" ou a été "du moins complice" de son secrétaire exécutif, André Mba Obame qui, le 25 janvier dernier, s'était autoproclamé président du pays, avait prêté serment au siège de son parti et avait formé son "gouvernement". "Le pouvoir (...) a atteint son objectif, celui de tuer l'Union nationale", a déclaré à l'AFP M. Myboto, ajoutant: "c'est la négation même de la démocratie". "Nous avons tenu à aller jusqu'au bout de notre logique", mais "ce n'est pas la peine de perdre notre temps encore" dans d'éventuels nouveaux recours, a-t-il poursuivi, indiquant ne pas avoir été "du tout surpris" de la décision du Conseil dont l'UN avait mis en doute l'indépendance mercredi. L'UN avait été dissoute le 27 janvier par le ministère de l'Intérieur pour "non respect des principes démocratiques, atteinte à la forme républicaine de l'Etat, atteinte à la souveraineté nationale et trouble à l'ordre public". Candidat malheureux à la présidentielle de 2009 dont il conteste la validité et réclame la victoire, M. Mba Obame s'était réfugié pendant plus d'un mois au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville avec une trentaine de personnes. Le vice-président de l'UN Jean Ntoutoume Ngoua avait mis en garde mercredi sur "les éventuelles conséquences que pourraient entraîner la négation de la réalité des faits et la non lecture du droit dans cette affaire". L'UN "rendra responsable le Conseil d'Etat des conséquences des éventuelles frustrations de milliers de Gabonais qui attendent que justice leur soit rendue et appelle l'ensemble des Gabonais à la mobilisation et à la vigilance", avait indiqué M. Ntoutoume Ngoua. Mardi, les défenseurs de l'Etat gabonais avaient fait valoir qu'"il ne saurait exister deux républiques". "En s'autoproclamant président, M. Mba Obame a délibérément mis en cause la forme républicaine de l'Etat", ce qui constitue "un grave trouble à l'ordre public" et "une violation manifeste de la Constitution", avaient-ils estimé.



Gabon: Deux contrats entre l'Etat gabonais et des entreprises françaises pour un montant de 71 millions d'euros ont été signés lors de la visite du Premier ministre français François Fillon à Libreville

Libreville, 17 juil 2011 - Deux contrats entre l'Etat gabonais et des entreprises françaises pour un montant de 71 millions d'euros ont été signés lors de la visite du Premier ministre français François Fillon à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes. "Un contrat de marché public a été passé entre l'Etat gabonais (ministère de l'Energie) et ETDE, filiale de Bouygues Construction, pour un montant de 48 millions euros pour le développement du réseau interconnecté (électrique) du Woleu Ntem (nord)", selon un communiqué de la présidence gabonaise. "ETDE sera en charge d'installer un réseau de lignes à haute tension en zone rurale et de déployer des liaisons de fibres optiques. Ce projet concerne 110 villages (6 700 foyers)", selon le texte. Le deuxième contrat de 23 millions d'euros "a été signé entre l'Etat gabonais (Eaux et Forêts) et Lignafrica, joint-venture entre les industriels forestiers français Rougier et Cassagne, et Forêt Ressources Management, un cabinet français d'ingénierie forestière", selon le communiqué. "Il attribue à Lignafrica l'exploitation durable d'un périmètre forestier de 39 000 hectares, dont 14 000 d'okoumés (essence du Gabon). Le projet est multi-facette: plantation et recherche et développement (clonage d'okoumés), protection de l'environnement (reboisement, valorisation des déchets); industrialisation. Il contribuera à créer 400 emplois permanents", selon la présidence. "Ce contrat répond à la politique mise en place depuis début 2010 par le président Ali Bongo Ondimba pour doter le Gabon d'une véritable industrie forestière afin d'apporter plus de valeur ajoutée localement avant exportation et favoriser la création de richesses", souligne le communiqué alors que le Gabon avait interdit l'exportation de grumes brutes le 1er janvier 2010. La mesure avait été très critiquée par de nombreux forestiers. Venu avec le Premier ministre, Francis Rougier, le directeur de Rougier a précisé que son groupe envisageait la création "d'une cinquième usine dans le cadre de l'action du gouvernement, qui a supprimé il y a deux ans l'exportation de bois en grumes du pays et donc accélérer le processus de transformation tel qu'il était prévu par les sociétés, mais qui a nécessité un engagement plus fort et beaucoup plus rapide".



Gabon: Le ministère des Transports a suspendu six des huit compagnies aériennes auquel il a fait subir un audit inopiné après le crash sans victimes mortelles d'un avion début juin

Libreville, 6 juil 2011 - Le ministère des Transports a suspendu six des huit compagnies aériennes auquel il a fait subir un audit inopiné après le crash sans victimes mortelles d'un avion début juin, selon un communiqué lu à la télévision nationale mercredi soir. "Les six autres compagnies sont suspendues", selon le communiqué qui ne précise pas leur nom. Le ministère des Transports informe "les exploitants des compagnies aériennes sur la nécessité absolue de se conformer aux normes et recommandations de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale). Le ministre des Transports invite les acteurs du secteur à plus de rigueur et de professionnalisme pour plus de sécurité dans le secteur aérien gabonais". Mercredi, le quotidien national l'Union citant des informations confidentielles obtenues auprès de l'Agence nationale de l'aviation civile faisait état de deux compagnies sur 7 autorisées à voler. Selon le journal, seules les compagnies Allegiance et Afrijet étaient autorisées à voler alors que Gabon Airlines --qui effectuait jusqu'a récemment des vols sur la France--, 2AG, Sky services, Afric Aviation et La Nationale avaient été suspendues. L'AFP n'avait pu confirmer ces informations de source officielle. Le jour même de l'amerrissage de l'Antonov-26 avec quatre personnes à bord et exploité par la société Solenta Aviation, le ministre des Transports Julien Nkoghe Bekale avait interdit le survol de son l'espace aérien gabonais à tous les avions Antonov de type 12, 24 et 26.


Gabon: L'opposition gabonaise veut que la Cour constitutionnelle puisse être à nouveau saisie pour permettre un report des élections législatives prévues pour la fin de l'année afin que la biométrie soit introduite

LIBREVILLE, 1 juil 2011 - L'opposition gabonaise veut que la Cour constitutionnelle puisse être à nouveau saisie pour permettre un report des élections législatives prévues pour la fin de l'année afin que la biométrie soit introduite, a appris l'AFP lors d'une conférence de presse vendredi. Après l'adoption d'une loi sur le traitement des données à caractère personnel en juin, "le gouvernement doit prendre une ordonnance (permettant d'introduire la biométrie dans la loi électorale pendant les vacances parlementaires) pour qu'on rentre dans le cadre des préalables pour que la Cour constitutionnelle puisse apprécier le +cas de force majeure+" permettant un report, a estimé Pierre Mamboundou, président de l'Union du peuple gabonais (UPG). Figure historique de l'opposition gabonaise, M. Mamboundou qui s'est dernièrement rapproché du pouvoir s'est exprimé aux côtés d'autres députés de l'opposition, dont Zacharie Myboto, président de l'Union nationale, principale formation de l'opposition (dissoute). Après une concertation du président Ali Bongo Ondimba avec opposition société civile, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections pour "cas de force majeure" afin de permettre l'introduction de la biométrie. Toutefois, la Cour avait estimé qu'il n'y avait "lieu à évocation ni d'un cas de force majeure, ni de report de l'élection législative". Prenant "acte de cette décision", le gouvernement a annoncé qu'il allait "organiser les prochaines élections législatives conformément aux dispositions légales et réglementaires", prévoyant qu'elles se déroulent avant fin 2011. Mais pour l'opposition la Cour n'a pas pu se prononcer car elle demandait un certain nombre de préalables qu'il est encore possible de remplir. "Une fois à nouveau saisie, nous aurons la vraie réponse de la Cour constitutionnelle et nous pensons qu'il y aura report", a indiqué M. Myboto. "Nous voulons que les élections législatives (...) soient organisées dans la transparence", a-t-il dit. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude.

Gabon: Le gouvernement gabonais a officiellement renoncé à l'introduction de la biométrie dans le processus électoral en vue des législatives qui se dérouleront donc d'ici la fin de l'année 2011 et ne seront pas reportées à 2012

LIBREVILLE, 7 juin 2011 - Le Gabon a officiellement renoncé à l'introduction de la biométrie dans le processus électoral en vue des législatives qui se dérouleront donc d'ici la fin de l'année 2011 et ne seront pas reportées à 2012, a annoncé le ministre de la Communication mardi. "La Cour constitutionnelle a décidé qu'il n'y avait lieu ni à évocation de cas de force majeure ni de report des élection législatives (...) Le gouvernement prend acte de cette décision (...) et va organiser les prochaines élections législatives conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur", a annoncé le ministre Paul Ndong Nguema en lisant un communiqué diffusé par la télévision publique nationale RTG1. "Des instructions ont été données au ministre de l'Intérieur de prendre contact avec toutes les parties prenantes aux élection pour mettre en oeuvre le processus électoral", a ajouté M. Ndong Nguema. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. "Le gouvernement s'engage à assurer un scrutin, serein, libre, crédible, juste et transparent", a assuré le ministre. "Le gouvernement tient à réaffirmer aux acteurs politiques et à l'ensemble des citoyens sa ferme volonté de promouvoir et de renforcer la transparence électorale à chacune des étapes du processus électoral. Le gouvernement tient à rassurer l'opinion nationale et internationale de ce que la quête permanente pour la paix et le développement durable constitue un objectif majeur qui l'oblige en particileur à organiser des élections en totale transparence", a-t-il ajouté. Le ministre a toutefois affirmé que le gouvernement était déterminé" à introduire la biométrie pour de prochains scrutins dans un "avenir proche (...) en s'assurant préalablement des capacités financières et humaines qu'exigent l'appropriation de cette technologie". Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait fait saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Le 3 juin, la Cour avait estimé ne pas pouvoir "se prononcer sur la demande de report de l'élection prévue cette année, du fait que les pouvoir compétents, à savoir le gouvernement et le parlement n'ont pas exécuté les opérations préalables à la mis en oeuvre de la biométrie". Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile : l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros.


Gabon: La Cour constitutionnelle gabonaise n'a pas pu se prononcer sur la demande de report des élections législatives de 2011 à 2012 pour permettre d'y introduire la biométrie, lors d'une audience publique vendredi

LIBREVILLE, 3 juin 2011 - La Cour constitutionnelle gabonaise n'a pas pu se prononcer sur la demande de report des élections législatives de 2011 à 2012 pour permettre d'y introduire la biométrie, lors d'une audience publique vendredi. "La Cour constitutionnelle n'a pas pu se prononcer sur la demande de report de l'élection prévue cette année, du fait que les pouvoir compétents, à savoir le gouvernement et le parlement n'ont pas exécuté les opérations préalables à la mis en oeuvre de la biométrie", a indiqué la présidente de la Cour constitutionnelle Marie-Madeleine Mbourantso. Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait annoncé le 9 mai que le gouvernement saisirait la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. Toutefois, la Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". Déjà, la Cour qui a entendu des représentants des institutions et des partis politiques s'était interrogée sur la pertinence de sa saisine. "On attend la décision de la Cour pour appliquer la biométrie? La décision de la Cour conditionne-t-elle l'application de la biométrie?", avait demandé Mme Mborantsuo, président de la Cour lors de débats le 19 mai. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude.


Gabon: La société civile gabonaise est favorable à un référendum "dans les plus brefs délais" sur l'instauration de la biométrie pour les prochaines élections législatives

LIBREVILLE, 26 mai 2011 - La société civile gabonaise est favorable à un référendum "dans les plus brefs délais" sur l'instauration de la biométrie pour les prochaines élections législatives prévues en 2011 mais qui pourraient être reportées à 2012, a appris l'AFP auprès de ses représentants. "Nous voulons un referendum sur la biométrie dans les plus brefs délais", a affirmé à l'AFP Georges Mpaga, président du conseil d'administration du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG, qui regroupe une vingtaine d'ONG) à l'issue d'une journée de rencontres réunissant une centaine d'associations, syndicats et partis. "La Médiature de la République Gabonaise semble dépasser par les évènements, de même que le Président du Conseil National de la Démocratie. Alors à quoi servent ces institutions? Aussi, nous demandons l'organisation d'un referendum pour que le peuple se prononce sur la biométrie", a ajouté Alain Moupopa, président de l'ONG Afrique Horizon. Après une concertation avec des partis de l'opposition et la société civile, le président Ali Bongo Ondimba avait annoncé le 9 mai que le gouvernement saisirait la Cour constitutionnelle pour demander un report des législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie. Fin avril, M. Bongo avait présenté deux scénarios à l'opposition et la société civile: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. Toutefois, la Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. "Nous rejetons catégoriquement toute tentative d'organiser les élections prochaines dans les conditions actuelles qui favorisent la fraude électorale à grande échelle et l'élection de personnes illégitimes", a affirmé jeudi M. Mpaga.


Gabon: Le président gabonais Ali Bongo Ondimba va saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie sur les cartes électorales

LIBREVILLE, 9 mai 2011 - Le président gabonais Ali Bongo Ondimba va saisir la Cour constitutionnelle pour demander un report des élections législatives de 2011 à 2012 afin de pouvoir y introduire la biométrie sur les cartes électorales, selon un communiqué publié lundi. "J'ai écouté les différentes déclarations des représentants des partis; je vais saisir la Cour constitutionnelle dans les meilleurs délais afin qu'elle statue sur la position consensuelle qui plaide en faveur du report des élections législatives", a déclaré M. Bongo après une concertation avec l'opposition et la société civile. "Il y a un inconvénient important au regard de la légalité que je ne peux mettre de côté. (...) Je vais saisir la Cour constitutionnelle. (...) J'espère qu'elle pourra nous éclairer rapidement sur la marche à suivre, sans préjuger de sa réponse car la légalité est importante et ne peut être prise à la légère", a poursuivi le chef de l'Etat. La Constitution gabonaise prévoit que des élections ne peuvent être reportées qu'en cas de "force majeure". Fin avril, le président gabonais avait réuni société civile et opposition sur ce thème, présentant deux scénarios: l'un permettant de mettre en place des cartes électorales biométriques avant fin 2011 pour 90 millions d'euros et un autre, "d'une durée d'un an environ", pour obtenir "des informations qui serviront par la suite pour réaliser d'autres sortes de titres" et économisant près de 30 millions d'euros. L'opposition, qui a contesté les résultats de la présidentielle de 2009, a à maintes reprises réclamé des cartes biométriques pour les prochains scrutins afin de lutter contre la fraude. Fidèle Waura, secrétaire général de l'Union du peuple gabonais (UPG, une des deux principales formations d'opposition) s'est déclaré favorable au report, critiquant notamment André Mba Obame, ancien ministre de l'Intérieur passé dans l'opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009: "Nous avons toujours demandé la biométrie depuis 5 ans. Le président Omar Bongo y était favorable mais le ministre de l'Intérieur de l'époque, aujourd'hui opposant (...), s'y était opposé". "Nous sommes favorables au report. Si on veut faire la biométrie, il faut la faire correctement", a ajouté à l'AFP M. Waura précisant que le report permettrait de faire des économies et de traiter les données au Gabon. Il a ajouté qu'organiser des législatives en fin d'année 2011 auraient posé un problème par rapport à la Coupe d'Afrique des nations que le Gabon organise en janvier-février 2010: "On risquait de se retrouver à la CAN avec des discussions et réclamations post-électorales". L'Union nationale (UN) dissoute par le pouvoir en janvier dernier après son autoproclamation comme président d'André Mba Obame n'était pas invitée à la réunion. Samedi, un collectif d'une vingtaine d'ONG et associations de la société civile gabonaise réunies au sein du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) s'était prononcé en faveur du report "afin de permettre au pays de se doter d'un système biométrique et de mettre en place toutes les réformes électorales et institutionnelles destinées à rendre transparentes et fiables nos élections".


Gabon: Le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo Ondimba veut que la biométrie soit appliquée dès les prochaines élections législatives

LIBREVILLE, 12 mars 2011 - Le Parti démocratique gabonais du président Ali Bongo Ondimba veut que la biométrie soit appliquée dès les prochaines élections législatives, cette année, a déclaré son secrétaire général samedi à Libreville à l'occasion des 43 ans du parti. L'utilisation de la biométrie sur les cartes d'électeurs lors des législatives prévues à une date non encore fixée est l'une des principales revendications de l'opposition afin que les élections soient "transparentes et crédibles". "Pour le parti démocratique gabonais, les prochaines élections législatives ne doivent se tenir qu'à la condition que la biométrie soit appliquée", a déclaré Faustin Boukoubi devant le président Bongo lors du discours d'ouverture des manifestations. "Des élections libres et transparentes deviennent de plus en plus nécessaires, même si dans ce domaine, nous avons, il faut le reconnaître, réalisé des avancées considérables et exemplaires depuis 1990" année où le multipartisme a été instauré au Gabon, a estimé M. Boukoubi. "A cet effet, nous exigeons du gouvernement à l'issue d'une identification des populations, notamment celles en âge de voter, l'introduction de la biométrie dans le système électoral", a-t-il ajouté. En novembre, neuf partis de l'opposition avaient organisé un meeting et une marche pour réclamer la "transparence électorale" et l'utilisation de la biométrie, avec empreintes digitales et photos. Les autorités soutenaient alors qu'il fallait éviter la précipitation, qu'un certain nombre de préalables devaient être examinés et qu'il était "hasardeux" de soutenir que la biométrie pourrait être utilisée pour les élections législatives.



Gabon: La Banque africaine de développement va financer 130 millions d'euros de prêts aux PME-PMI au Gabon

LIBREVILLE, 15 fév 2011 - La Banque africaine de développement (BAD) va financer 175 millions USD (130 millions d'euros) de prêts aux PME-PMI au Gabon, a-t-elle lors d'un séminaire à Libreville organise cette semaine à Libreville. "Nous allons soutenir à hauteur de 175 millions de dollars les PME-PMI gabonaises, notamment dans l'assainissement des routes avec une somme de 100 millions et 75 millions serviront au développement des infrastructures et pistes agricoles" a annoncé lundi Boubacar Traoré, représentant résident de la Banque à Libreville. Cette aide se matérialisera sous forme de prêts directs aux grandes entreprises ou sous forme de prêts à travers des banques pour les PME, a précisé M. Traoré. Les prêts doivent être remboursés sur une période 15 ans. La BAD se donne pour vocation de contribuer au recul de la pauvreté en Afrique et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.



Gabon: La Chine et le Gabon ont signé ce week-end à Libreville, un accord de prêt de 95 millions d'euros pour la modernisation du réseau électrique à Libreville

LIBREVILLE, 14 fév 2011 - Le Gabon et la Chine ont signé lors d'une visite du ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi ce week-end à Libreville, un accord de prêt de 850 millions de yuans (95 millions d'euros) pour la modernisation du réseau électrique à Libreville, a appris l'AFP lundi. Le "prêt préférentiel" au gouvernement gabonais doit servir à financer "le projet de Sécurisation du réseau de transport et d'énergie électrique de la région de Libreville", selon le texte, lu à l'AFP par un responsable des Affaires étrangères gabonais. Le prêt s'étale sur 20 ans et le taux annuel s'élève à 2,5%, de même source. Pendant son séjour, M. Jang Jiechi a visité au nord de Libreville à Agondjé le stade de l'Amitié sino-gabonaise, en construction. "Les ouvriers ont fait part à Yang Jiechi qu'ils sont à pied d'oeuvre jour et nuit pour livrer le chantier dans les délais requis en vue de la Coupe d'Afrique 2012" coorganisée par le Gabon et la Guinée équatoriale, selon le quotidien L'Union. Le ministre des Affaires étrangères Paul Toungui a "décliné les voeux de Gabon de voir le soutien chinois s'accentuer avec la réalisation des projets importants. Parmi ceux-ci, l'implantation de 7 nouvelles structures hospitalières (...) des échanges scientifiques et universitaires directs entre la ville de Tianjin et celle de Libreville", selon le quotidien Gabon-Matin.



Gabon: Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a impulsé un remaniement gouvernemental reconduisant le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avec six nouveaux ministres, huit départs, des changements de portefeuille et modifiant l'organigramme de la présidence

LIBREVILLE, 14 jan 2011 - Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a impulsé un remaniement gouvernemental reconduisant le Premier ministre Paul Biyoghe Mba avec six nouveaux ministres, huit départs, des changements de portefeuille et modifiant l'organigramme de la présidence. "A l'aube de cette nouvelle année, le président de la République Ali Bongo Ondimba, comme il l'avait déjà annoncé lors de son allocution du 16 octobre a souhaité donné un nouvel élan et une nouvelle dynamique à son action pour conduire avec confiance notre pays le Gabon sur la voie de la prospérité et du bien-être collectif", a affirmé lors de l'annonce Laure Olga Gondjout, qui quitte son poste de ministre de la Communication pour une promotion: secrétaire général de la présidence de la République. "Cette volonté passe par de nécessaires ajustements tant au niveau de l'équipe gouvernementale qu'au niveau de la présidence de la République dans le but de poursuivre avec force et vigueur les action importantes qui ont été engagées depuis plus d'une année et pour répondre aux défis de l'émergence", a conclu Mme Gondjout, qui remplace un des hommes de confiance du président François Engongah Owono, dont la nouvelle mission n'a pas été dévoilée. Si le Premier ministre M. Biyoghe Mba conserve son poste, plusieurs ministres considérés comme ses proches quittent le gouvernement qui compte 31 membre contre 30 dans le précédent. C'est notamment le cas du ministre des Transports Rémy Ossélé Ndong ou de la Santé Alphonsine Mbié N'Na. En octobre lors du bilan de sa première année au pouvoir, le président Bongo avait lancé: "Le temps de l'évaluation a sonné (...) Certains projets connaissent une lenteur dans l'exécution. (...) J'ai décidé de corriger au plus vite certaines erreurs notamment celles de casting pour placer l'homme qu'il faut à la place qu'il faut". Anicette Nanga Oviga, la ministre de la Justice, secteur que le président avait critiqué lors des voeux aux administrations, est elle remplacée par Ida Reteno Assonouet, qui a déjà occupé le poste de directeur de cabinet de ce ministère. Martin Mabala, le ministre des Eaux et Forêts, qui avait déjà perdu l'Environnement en juillet, quitte sans surprise le gouvernement. Il lui est sans doite reproché sa gestion du dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon. Parmi les nouveaux venus, Aurélien Ntoutoume devient ministre des Relations avec le Parlement et de l'Intégration régionale alors que l'ancien porte-parole de la présidence Guy Bertrand Mapangou devient ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme d'Etat. Un certain nombre de redistribution de maroquins au sein du gouvernement. Ainsi, l'ex-ministre de la Défense Angélique Ngoma devient porte-parole du gouvernement et ministre du travail, L'ancien ministre de l'Habitat Ruffin Pacôme Ondzounga, héritant de la Défense. Julien Nkoghe Bekalé, nouveau ministre des transports perd les Mines et le pétrole au profit d'Alexandre Barro Chambrier. A noter aussi, que certains postes clé restent inchangés: ainsi les ministres de l'Intérieur Jean-François Ndongou, des Affaires Etrangères Paul Toungui ou de l'Energie Régis Immongault, gardent leurs fonctions.

Liste intégrale du nouveau gouvernement gabonais du 14 janvier 2011


Paul BIYOGHE MBA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT (Reconduit)


MINISTRES


Léon NZOUBA, Ministre de l'Equipement, des infrastructures et de l'aménagement du territoire (Muté)

Ida Reteno ASSONOUET, Ministre de la Justice, Garde des sceaux (Nouvelle)

Paul TOUNGUI, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie (Reconduit)

René NDEMEZO'OBIANG, Ministre de la jeunesse, des Sports et des loisirs (Reconduit)

Angélique NGOMA, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la prévoyance sociale, Porte-parole du gouvernement (Mutée)

Jean François NDONGOU, Ministre de l'Intérieur, de la sécurité publique, de l'Immigration et de la Décentralisation (Reconduit)

Jean Félix MOULOUNGUI, Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l'Artisanat (Reconduit)

Alexandre Barro CHAMBRIER, Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures (retour)

Magloire NGAMBIA, Ministre de l'Economie, du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme (Reconduit)

Blaise LOUEMBE, Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, de l'Ecologie et du Développement Durable (Muté)

Flavien Nzengui NZOUNDOU, Ministre de la Santé, des Affaires sociales, de la Solidarité et de la Famille (Muté)

Julien NKOGHE BEKALE, Ministre des Transports (Muté)

Séraphin MOUNDOUNGA, Ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation et de la Culture (Reconduit)

Aurélien NTOUTOUME, Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions Constitutionnelles, de l'Intégration Régionale et du NEPAD, chargé des Droits de l'Homme (Nouveau)

Ruffin Pacôme ONDZOUNGA, Ministre de la Défense nationale (Muté)

Régis IMMONGAULT, Ministre de l'Energie et des Ressources Hydrauliques (Reconduit).

Raymond NDONG SIMA, Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage, de la Pêche et du Développement Rural (Reconduit).

Emmanuel ISSOZET NGONDET, Ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, chargé de la Réforme de l'Etat (Retour).

Christian MAGNAGNA, Ministre des Eaux et Forêts (Ancien ministre délégué Promu).

Paul NDONG NGUEMA, Ministre de la Communication, de la Poste et de l'Economie Numérique (Nouveau).

Célestine OGUEWA, épouse BA, Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (Nouveau).


MINISTRES DELEGUES



Jean Richard SYLONG, Ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, des infrastructures et de l'aménagement du territoire (Reconduit)

Paul BUNDUKOU-LATHA et Raphaël NGAZOUZE, Ministres délégués auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie (Mutés).

Françoise ASSENGONE OBAME et Jean Pierre BOUKILA, Ministres délégués auprès du ministre de l'Economie, du commerce, de l'industrie et du tourisme (Reconduite et nouveau).

Nziengui MIYINDOU et Claudine MINVOULA, Ministre délégué auprès du ministre de la Santé, des Affaires Sociales, de la Solidarité et de la Famille (Muté et Nouveau).

Ernest WALKER -ONEWIN, Ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation, chargé de la culture (Nouveau).

Guy Bertrand MAPANGOU, Ministre délégué auprès du ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique, chargé de la Réforme de l'Etat (Nouveau).






Gabon: Le parlement gabonais a adopté mardi (177 voix pour, 16 contre, 0 abstention) la révision de la Constitution, portant notamment sur trois paragraphes et 36 articles, et qui était très critiquée par l'opposition

LIBREVILLE, 28 déc 2010 - Le parlement gabonais a adopté mardi (177 voix pour, 16 contre, 0 abstention) la révision de la Constitution, portant notamment sur trois paragraphes et 36 articles, et qui était très critiquée par l'opposition, selon un journaliste de l'AFP. La révision, qui devait être adoptée à la majorité des 2/3 soit 128 des 193 votants et était voulue par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, prévoit notamment de nouvelles dispositions "en cas de force majeure constatée par la Cour constitutionnelle". Luc Marat Abila, du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) a estimé dans son discours avant le vote à bulletin secret qu'il s'agissait "de corriger certaines faiblesses de l'actuelle Constitution (...) La révision est fondée car elle règle le problème du contentieux électorale, la durée de la transition ou les conditions d'éligibilité du chef de l'Etat". Toutefois, le président de l'Union nationale (opposition) Zacharie Myboto a lui estimé que "certaines dispositions constituent une porte ouverte à la dictature". "Depuis le naufrage de la démocratie enregistrée lors de la révision de la Constitution en 2003, la situation de la loi fondamentale gabonaise va de mal en pire", a-t-il ajouté estimant que la révision va permette à l'éxécutif de "régner en maître absolu". L'article 4 de la Constitution offre notamment la possibilité au gouvernement de surseoir à la convocation du collège électoral en "cas de force majeure dûment constatée par la Cour constitutionnelle". Avant les amendements, le texte soumis au Parlement prévoyait également d'allonger de 45 jours à 2 mois la période pour l'organisation d'une présidentielle "en cas de vacance de la présidence de la République". La révision interdit à un Gabonais disposant de la double nationalité et ayant occupé des responsabilités politiques dans un autre pays d'être éligible. La nouvelle Constitution prévoit aussi que tout candidat à la présidentielle doit résider au Gabon depuis au moins un an. Lors d'un débat en soirée à la première chaîne publique gabonaise, Me Francis Nkea, sénateur de la majorité présidentielle, il s'agit d'une "révision bateau", "un toilettage qui corrige certains anachronismes". Ali Bongo a été élu à l'issue d'une élection présidentielle anticipée organisée fin août 2009, à la suite du décès -en cours de mandat- de son père, Omar Bongo Ondimba. Dans un communiqué diffusé avant la révision, l'ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, membre de l'UN, avait estimé que "oublier de limiter le nombre de mandats présidentiels, de réintroduire le scrutin à deux tours (...), c'est là la preuve indubitable que l'on prend de haut les électeurs gabonais". En 2003, le parlement gabonais avait adopté une révision constitutionnelle qui a notamment instauré le scrutin à tour unique pour toutes les élections politiques et autorisé le chef de l'Etat à briguer plus de deux mandats.



Gabon: Le gouvernement gabonais et la compagnie Itissalat Al-Maghrib (Maroc Telecom) ont signé jeudi un accord final mettant fin à trois ans de privatisation de Gabon Telecom commencé en février 2007

LIBREVILLE, 23 déc 2010 - Le gouvernement gabonais et la compagnie Itissalat Al-Maghrib (Maroc Telecom) ont signé jeudi un accord final mettant fin à trois ans de privatisation de Gabon Telecom commencé en février 2007, a annoncé le ministère de la Communication dans un communiqué. "Au terme de cette opération, Maroc Telecom a versé à l'Etat gabonais le solde du prix de cession, soit 34,7 millions d'Euros. Le montant total versé au Trésor Public gabonais pour cette cession s'élève à 61 millions d'Euros, soit environ 40 milliards de francs CFA", précise le communiqué qui souligne que l'accord "consacre ainsi la prise de contrôle de l'opérateur historique (public) de télécommunications Gabon Telecom et sa filiale de téléphonie mobile Libertis". Pendant les trois ans de privatisation, "il a été procédé à la restructuration financière des entreprises, (...) et à l'exécution d'un plan social pris en charge par l'Etat Gabonais et à la compensation des différentes dettes et créances", précise le communiqué. Selon le ministère de la Communication, Maroc Telecom détient désormais 51% des actions de gabon Telecom et l'Etat gabonais 41%.



Gabon: Des réserves estimées à 64 millions de barils, dont 40 millions récupérables, un nouveau champ de Shell accroît la production du Gabon de 10%

LIBREVILLE, 11 déc 2010 (AFP) - Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a inauguré la mise en service vendredi d'un champ pétrolier du groupe anglo-néerlandais Shell dans le sud du Gabon, qui permet d'augmenter la production nationale de 10%, ont annoncé des responsables gabonais et de Shell. Il s'agit du champ de Koula (province de la Ngounié), situé au sud-est de Port-Gentil, la capitale économique et pétrolière du Gabon, selon la presse présidentielle et le porte-parole de la présidence gabonaise, Guy-Bertrand Mapangou. Koula a "des réserves estimées à 64 millions de barils, dont 40 millions récupérables", indique M. Mapangou dans un communiqué reçu par l'AFP. "Ce que nous accomplissons aujourd'hui est l'aboutissement heureux de cinq années de travail intense", a déclaré lors de l'inauguration le président directeur général de Shell Gabon, Adrian Drewett, dans un sujet de la presse présidentielle diffusé par la télévision publique RTG1. "Avec Koula, le Gabon augmente sa production totale de pétrole d'environ 10%", a ajouté M. Drewett, dont la compagnie était jusqu'alors le deuxième opérateur pétrolier du Gabon derrière le groupe français Total. A elles deux, les sociétés Total et Shell produisaient jusqu'alors environ 60% des 255.000 barils/jour du Gabon. Pour Koula, la presse présidentielle a mentionné une production de "18.000 barils par jour au démarrage du champ", un "chiffre est prévu pour se stabiliser à 25.000 barils/jour dans sa phase de production normale". Le gisement relève du permis d'Awoun, propriété de Shell qui a à ses côtés deux opérateurs: Sinopec (chinois) et Addax-Gabon (suisse), a indiqué la même source, précisant que la société anglo-néerlandaise "a été choisie pour le respect que son action voue à l'environnement". Le président Ali Bongo a expliqué avoir fait le déplacement à Koula pour "soutenir une industrie (...) très importante" pour son pays et "pour aussi indiquer (son) optimisme quant à la vitalité" du secteur pétrolier gabonais. "Nous sommes en train de prendre un certain nombre de dispositions pour que l'avenir - non seulement pétrolier - soit meilleur pour notre pays, mais faire en sorte que nous, Gabonais, puissions (y) participer encore plus", a-t-il dit.



Afrique centrale: Emanant d'un fonds multi-donateurs géré par la banque mondiale et couvrant une période de trois ans (2010-2013), l'Afrique centrale reçoit 3,9 millions de dollars pour l'agriculture régionale
LIBREVILLE, 2 déc 2010 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays) a annoncé le don de 3,9 millions de dollars (près de 3 millions d'euros) pour l'agriculture régionale par un fonds géré par la Banque mondiale, dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Ce don émane d'un fonds multi-donateurs et il couvre "une période de trois ans (2010-2013)", affirme le secrétariat général de la CEAAC dans ce texte daté de mercredi. Le financement doit permettre "la mise en oeuvre (en Afrique centrale) du Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA)" dans le cadre d'une initiative continentale, indique-t-il. Ce programme a été adopté par l'Union africaine en 2003 à Maputo. Il "vise à aider les Etats africains à atteindre et maintenir un rythme de croissance soutenu grâce à une stratégie de développement impulsée par l'agriculture pour réduire la faim et la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et stimuler les exportations", explique-t-il. Les documents relatifs à l'accord de don ont été échangés mercredi à Libreville par le secrétaire général de la CEEAC, le général Louis Sylvain Goma, et le représentant de la Banque mondiale au Gabon, Rick Tsouk Ibounde, "en présence d'une délégation du siège de la Banque mondiale" en visite au Gabon. Ce don "constitue le premier acte de partenariat entre la CEEAC et la Banque mondiale", précise le secrétariat général de l'organisation. La CEEAC regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Gabon: Le Fonds monétaire international a conseillé vendredi au Gabon de commencer par assainir son budget s'il souhaite parvenir à son objectif de devenir une économie émergente

WASHINGTON, 19 nov 2010 - Le Fonds monétaire international a conseillé vendredi au Gabon de commencer par assainir son budget s'il souhaite parvenir à son objectif de devenir une économie émergente. "Le gouvernement a pour objectif de transformer le Gabon en économie émergente grâce à une diversification au-delà du pétrole et à la mise en place d'un climat favorable aux affaires", a indiqué l'institution dans un communiqué publié à l'issue d'une mission d'une dizaine de jours dans le pays. Le FMI a affirmé son soutien à ce projet. Mais pour lui, "une consolidation du budget est nécessaire pour assurer la stabilité de l'économie". "A cette fin, les autorités devraient lier les budgets annuels à des objectifs de politique de long terme et de viabilité des finances publiques. Le budget d'investissement ambitieux du gouvernement devrait se fonder sur une stratégie budgétaire crédible à moyen terme", a-t-il ajouté. En 2010, d'après le FMI, "le déficit hors service de la dette et hors recettes pétrolières va considérablement s'aggraver, du fait de la hausse des investissements de l'Etat et de la baisse des recettes non pétrolières". Le FMI a alerté à plusieurs reprises le pays quant à la nécessité de ramener dans des proportions plus raisonnables le lourd déficit budgétaire qu'il accuserait sans le pétrole, même si les recettes tirées de cette ressource rendent le budget structurellement excédentaire. L'Etat cumule des arriérés au niveau intérieur dont le remboursement est l'une des priorités du président Ali Bongo.



Gabon: Le groupe multinational Olam basé à Singapour et le Gabon ont signé un accord d'investissements de 1,536 milliard de dollars US


LIBREVILLE, 14 nov 2010 - Le Gabon a signé un accord d'investissements de 1,536 milliard de dollars US ou 1,124 milliard d'euros (bien 1,124 milliard d'euros), avec le groupe multinational Olam basé à Singapour, a annoncé samedi la présidence gabonaise dans un communiqué. "Le partenariat entre le Gabon et le groupe Olam vient de célébrer une étape décisive ce samedi (...) à Singapour avec la signature d'un accord d'investissements de 1,536 milliard de dollars US (plus de 850 milliards de FCFA) et 10.000 emplois en perspective", déclare la présidence, sans précisions sur les modalités de l'accord. Selon la même source, la cérémonie de signature a été présidée par le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, qui achevait samedi une visite officielle à Singapour entamée le 9 novembre. Pour la partie gabonaise, l'accord a été paraphé par les ministres Magloire Ngambia (Economie, Commerce et Tourisme) et Julien Nkoghé Bekalé (Mines, Pétrole et Hydrocarbures). Le groupe Olam "a souligné sa conviction que le Gabon offre un environnement attractif pour les affaires", en décidant de lancer deux projets, concernant l'un, une usine d'engrais et l'autre, des plantations de palme à huile, affirme la présidence gabonaise. Selon un communiqué diffusé en octobre par la présidence, Olam a signé mi-août avec le Gabon un contrat de plus de 800 millions de dollars US (plus de 573 millions d'euros) d'investissements pour le développement de la culture d'huile de palme dans le centre et le sud du pays, producteur de pétrole mais très peu agricole et qui s'approvisionne à l'étranger pour 85% de sa consommation. Olam est aussi le principal partenaire du Gabon pour le développement d'un projet de Zone économique spéciale (ZES) à Nkok, à moins de 30 kilomètres de Libreville. Officiellement, les travaux de cette ZES axée sur l'industrie de transformation du bois et qui devrait être opérationnelle fin mars 2011, ont été lancés en août pour un investissement de 200 millions de dollars US (quelque 143 millions d'euros). Les Gabonais ont par ailleurs signé avec l'Autorité portuaire de Singapour (Port of Singapor Authority, PSA) "un accord de coopération (...) en vue du renforcement des capacités des ports du Gabon et de leur positionnement dans la sous-région et en Afrique", d'après un autre communiqué de la présidence, sans estimations chiffrées. Les signataires côté gabonais étaient le ministre de l'Economie et le directeur général de l'Office des ports et rades du Gabon (Oprag), Robert Kambouayat, de même source. A Singapour, souligne le texte, Ali Bongo poursuivait "la politique de diversification des partenaires du Gabon" lancée depuis sa prise de fonction en octobre 2009.

Gabon: Le gouvernement gabonais a annulé la vente de 42 blocs pétroliers par appel d'offres, préférant des négociations directes avec toutes les sociétés

LIBREVILLE, 8 nov 2010 - Le Gabon a annulé la vente de 42 blocs pétroliers par appel d'offres, préférant des négociations directes avec toutes les sociétés, a appris lundi l'AFP auprès du ministère du Pétrole. "Le Gabon veut négocier au mieux de ses intérêts. Après réflexion, il est plus avantageux de négocier directement avec toutes les sociétés intéressées", a affirmé Guy Martial Mbeang Mba, conseiller du ministre du Pétrole Julien Nkoghé Békalé, précisant que les négociations porteraient sur tout le bassin sédimentaire et non plus que sur les 42 blocs. Dimanche, le ministre avait annoncé en Afrique du Sud lors de la conférence Africa Upstream sur le pétrole que les "42 blocs, qui étaient concernés par l'appel d'offres, sont ouverts à toutes les sociétés et feront l'objet de négociations directes avec celles qui souhaitent explorer notre bassin sédimentaire", selon le texte du discours du ministre remis à l'AFP par le conseiller. Initialement prévu en mai, l'appel d'offres sur les 42 blocs pétroliers d'une superficie de 108.000 km2, avait été repoussé à octobre puis reporté à une date indeterminée. Le Gabon veut attendre à la fois le Code des hydrocarbures (un nouveau texte législatif sur le pétrole) et la création de sa nouvelle société nationale du Pétrole la "Gabon Oil Company" (GOC), qui doit contrôler les participations de l'Etat dans les sociétés pétrolières et gérer l'exploration, l'exploitation et la distribution. La GOC et le code des Hydrocarbures devraient voir le jour d'ici la fin de l'année et les négociations pourraient commencer au premier trimestre 2011, selon M. Mbeang Mba. Le ministre s'est entretenu en Afrique du Sud avec des représentants de plusieurs grandes compagnies dont les Américaines Chevron, Exxon et Anadarko et le géant brésilien Petrobras. Le Français Total et l'anglo-néerlandais Shell sont actuellement les deux plus gros exploitants de pétrole gabonais. "Le Gabon n'est la chasse gardée de personne. Nous sommes ouverts à tous les partenariats gagnant-gagnant", a affirmé le ministre dans son discours. Le pétrole est la principale richesse du Gabon, qui en produit environ 255.000 barils par jour, selon les chiffres du ministre annoncés en Afrique du Sud.



Gabon: L'Etat gabonais va verser à Eramet près de 150 millions d'euros pour l'acquisition de 3,54% supplémentaires de la filiale de manganèse du groupe, Comilog

PARIS, 20 oct 2010 - Le Gabon va verser à Eramet près de 150 millions d'euros pour l'acquisition de 3,54% supplémentaires de la filiale de manganèse du groupe, Comilog, une première étape d'un mouvement qui va voir passer la part gabonaise dans la société de 25,4% à 35,4% d'ici 2015, a annoncé Eramet mercredi. L'accord entre le groupe minier et la République gabonaise sur la montée au capital du Gabon dans Comilog, déjà annoncé le 14 octobre, a été signé mercredi, a annoncé Eramet dans un communiqué. "La première étape (2010-2011) concerne la cession d'une participation de 3,54% du capital de Comilog sur la base d'une valorisation des fonds propres de Comilog de 4,2 milliards d'euros", précise le groupe. Selon les calculs de l'AFP, cela correspond à un versement de quelque 148,7 millions d'euros pour cette première tranche. "L'acquisition sur la période 2012-2015 par la République gabonaise des 6,46% restant auprès d'Eramet se fera selon des modalités à définir le moment venu", ajoute Eramet. La société Comilog est détenue à ce jour à hauteur de 67,25% par Eramet et de 25,4% par la République gabonaise. L'accord signé prévoit la montée du Gabon au capital jusqu'à 35,4% d'ici 2015. Parallèlement à la montée du Gabon dans le capital de Comilog, le groupe et le pays se sont accordés en juin dernier sur le principe d'une entrée de l'état gabonais au capital du groupe minier français. La Comilog (Compagnie minière de l'Ogooué, du nom d'un fleuve gabonais) est la seule compagnie à exploiter le manganèse dans le sud-est du Gabon. Elle porte toutes les activités du groupe liées au manganèse, de l'exploitation (uniquement au Gabon) jusqu'à la transformation pour des alliages, qui peut avoir lieu dans d'autres pays. La société emploie quelque 6.500 personnes, sur un total de 15.000 pour l'ensemble du groupe Eramet.



Gabon: Les groupes pétroliers français Total et anglo-néerlandais Shell ont renouvelé pour 20 ans vendredi avec l'Etat gabonais les contrats d'exploitation et de partage de production sur le sites conjoints de Coucal et Avocette-Dianongo près de Gambas

LIBREVILLE, 18 oct 2010 - Les groupes pétroliers français Total et anglo-néerlandais Shell ont renouvelé pour 20 ans vendredi avec l'Etat gabonais les contrats d'exploitation et de partage de production sur le sites conjoints de Coucal et Avocette-Dianongo près de Gamba (sud-ouest), rapporte la presse lundi. Le montant des contrats signés par le ministre gabonais des Mines et du Pétrole Julien Nkoghe Bekalé d'une part et Jean-Philippe Magnan, directeur général de Total Gabon, et Adrian Drewett, directeur général de Shell Gabon d'autre part, n'a pas été dévoilée. "Cette signature traduit la volonté de Shell et Total de continuer le partenariat qui les lie au Gabon depuis 50 ans. Celui de participer à la création de richesses dans le secteur pétrolier", a affirmé M. Drewett à Gabon-Matin. Selon les chiffres officiels et la Banque mondiale, en 2009, la production de pétrole du Gabon a été de 12,6 millions de tonnes, assurée à plus de 60% par le groupe français Total et l'Anglo-Néerlandais Shell. Le pétrole est la principale richesse du Gabon, qui en produit entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l'Etat "environ 60%" de son budget.


Gabon: Le président gabonais Ali Bongo a situé samedi la croissance du Gabon autour de 7% en 2010 contre une croissance négative en 2009 et ce en dépit de la crise financière mondiale

LIBREVILLE, 16 oct 2010 - Le président gabonais Ali Bongo a situé samedi la croissance du Gabon autour de 7% en 2010, dans un discours à la nation pour le premier anniversaire de son investiture. "Notre croissance devrait se situer cette année autour de 7% contre une croissance négative en 2009 et ce en dépit de la crise financière mondiale. C'est le signe que nous sommes sur la bonne voie", a-t-il affirmé. Le président Bongo a aussi mis l'acent sur l'effort fait pour régler la dette intérieure du pays. "L'Etat traîne des impayés depuis plusieurs années. C'est un passif lourd qu'il a fallu gérer à notre arrivée. J'ai donc demandé qu'il soit procédé au paiement de ce passif qui s'est accumulé depuis 2004". "Sur un service global (de la dette) de 911 milliards de FCFA (1,39 milliard d'euros) gérés par la direction générale de la Comptabilité publique, plus de 880 milliards (1,34 milliard d'euros) ont déjà été payés au 30 septembre 2010", a-t-il expliqué. "Au niveau du budget de l'Etat, plus de 600 milliards de FCFA (915 millions d'euros) ont été réglés pour éponger la dette intérieure. Il faut considérer qu'une politique active de paiement des arriérés de l'Etat a été mise en place afin de relancer l'activité économique nationale et soutenir un niveau d'emploi porteur de croissance", a poursuivi M. Bongo, justifiant le recours à l'emprunt. "Fallait-il mettre au chômage des Gabonais en ne payant pas les dettes dues aux entreprises? Je ne pouvais pas me permettre de faire un tel choix. L'Etat s'est donc vu contraint de s'endetter auprès des banque locales pour assumer sa responsabilité administrative et financière et sauver des milliers d'emplois menacés". Le Gabon avait notamment emprunté 175 milliards de FCFA (266 millions d'euros) auprès des banques gabonaises et de leurs filiales d'Afrique centrale en mai. Lors de son discours le chef de l'Etat gabonais a mis en garde samedi contre "l'ethnisme" et les "intérêts personnels", critiquant son gouvernement et laissant entrevoir un remaniement dans les prochaines heures.


Gabon: Le principal syndicat des employés du secteur pétrolier au Gabon a levé son mot d'ordre de grève suspendu depuis mi-avril après avoir signé vendredi à Libreville un "accord" avec le gouvernement

LIBREVILLE, 2 oct 2010 - Le principal syndicat des employés du secteur pétrolier au Gabon a levé son mot d'ordre de grève suspendu depuis mi-avril après avoir signé vendredi à Libreville un "accord" avec le gouvernement, a appris l'AFP samedi auprès du porte-parole de ce syndicat. "Nous avons signé un accord" avec le gouvernement, a déclaré Arnauld Engandji, porte-parole de l'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) qui avait fait grève du 15 au 17 avril en dénonçant l'emploi abusif de main d'oeuvre étrangère dans le secteur. Le syndicat avait depuis suspendu son mot d'ordre pour revenir à la table des négociations. Après la signature de ce "+procès verbal de conciliation entre le gouvernement et l'Onep+ (...) il n'est plus utile de maintenir le mot d'ordre de grève, il est levé", a indiqué le porte-parole. Selon le syndicaliste, le texte prévoit dans "tous les secteurs" la "+gabonisation+ de tous les postes d'exécution dans un délai de six mois" et le "reste des postes dans les deux ans". Les entreprises seront tenues de ne pas employer plus de "10% de main d'oeuvre étrangère", selon M. Engandji qui précise que "tout ça doit être finalisé par des textes de loi avant décembre 2010". Par ailleurs, le syndicat dit avoir obtenu la création d'une allocation chômage au Gabon dont les modalités restent à préciser. "D'ici la fin de l'année 2011, un projet de loi doit être soumis au parlement", a affirmé le porte-parole. Un "comité de suivi" rassemblant l'Onep, les "ministères concernés" et la présidence a été mis en place, a-t-il ajouté. La signature du texte a été confirmée par Martial Tchibinda, attaché au cabinet du Premier ministre, sans plus de détails sur son contenu. L'Onep revendique de représenter environ 80% des employés gabonais du pétrole, principale richesse du pays avec une production de 220.000 à 240.000 barils pas jour.



Gabon: L'Etat gabonais s'est engagé mercredi à rembourser sur quatre ans 181 milliards de FCFA de sa dette intérieure contractée avant 2010, aux termes d'un accord signé avec le patronat à Libreville
LIBREVILLE, 22 sept 2010 - L'Etat gabonais s'est engagé mercredi à rembourser sur quatre ans 181 milliards de FCFA (près de 276 millions d'euros) de sa dette intérieure contractée avant 2010, aux termes d'un accord signé avec le patronat à Libreville, a-t-on annoncé de source officielle. La convention "porte sur les échéances de la dette intérieure en instance au Trésor public au 31 décembre 2009" et les créances, "après retenue, passent de plus de 200,6 milliards de FCFA" à plus de 181,5 milliards de FCFA (de plus de 305,8 millions d'euros à plus de 276,7 millions d'euros), a expliqué le service de communication du Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba. "Le remboursement concerne 119 entreprises" et "s'étale sur quatre ans au taux d'intérêt de 4% par an", a-t-il ajouté dans les médias publics. Les créanciers sont regroupés au sein du "Club de Libreville", créé par la Confédération patronale gabonaise (CPG) pour, selon cette organisation, être l'interlocuteur unique de l'Etat gabonais pour le traitement de (sa) dette intérieure". "Nous ferons tout ce qu'il faut pour que les engagements que nous prenons aujourd'hui puissent être tenus, que les échéances soient respectées", a déclaré le chef du gouvernement, cité par la télévision publique RTG1. "L'un des objectifs majeurs du président Ali Bongo Ondimba et du gouvernement de la République est de faire en sorte que les opérateurs économiques, les entrepreneurs, les entreprises, les sociétés installés au Gabon, fonctionnent dans les conditions optimales", a ajouté Paul Biyoghé Mba. En mai, le gouvernement avait annoncé avoir signé une convention de prêt de 175 milliards de FCFA (près de 267 millions d'euros) avec des banques gabonaises et leurs filiales d'Afrique centrale pour régler la dette intérieure de l'Etat


Gabon: Le gouvernement gabonais a adopté un projet de budget 2010 rectifié, en hausse de 118,6 milliards de FCFA, pour financer de "dépenses urgentes et sensibles", notamment dans l'éducation et la santé

LIBREVILLE, 15 sept 2010 - Le gouvernement gabonais a adopté un projet de budget 2010 rectifié, en hausse de 118,6 milliards de FCFA (près de 181 millions d'euros), pour financer de "dépenses urgentes et sensibles", notamment dans l'éducation et la santé, selon un communiqué officiel diffusé mercredi. Le Conseil des ministres réuni mardi à Libreville a adopté ce "projet de loi de Finances rectificatives exercice 2010 (...) arrêté à 2.214,5 milliards de FCFA (près de 3,38 milliards d'euros), soit une hausse de 118,6 milliards de FCFA (plus de 180,8 millions d'euros)", indique le gouvernement dans ce communiqué publié par les deux quotidiens nationaux, L'Union et Gabon-Matin. Le budget 2010 initial de ce pays pétrolier d'Afrique centrale était de 2.095,9 milliards de FCFA (plus de 3,195 milliards d'euros). Les 118,6 milliards de FCFA additionnels proviendront "essentiellement de la plus-value pétrolière et d'un meilleur recouvrement des recettes douanières", et permettront de "financer certaines dépenses urgentes et sensibles", notamment dans l'Education et de la Santé, explique le gouvernement. Parmi ces mesures, il cite le "recrutement de 1.772 enseignants au pré-primaire, au primaire et au secondaire, de 232 enseignants et chercheurs au supérieur, de 826 agents dans le domaine de la Santé et des Affaires sociales et de 1.125 agents pour les autres secteurs". Les recettes supplémentaires serviront également à payer des enseignants vacataires, octroyer une rallonge budgétaire pour les bourses, financer la restauration des étudiants en milieu universitaire, prendre en charge l'épidémie de chikungunya ou encore des évacuations sanitaires. "La structure du cadrage budgétaire initial de 60% pour les dépenses de fonctionnement et les charges de la dette, et de 40% pour l'investissement, conformément aux autorisations parlementaires et de la déclaration de politique générale, a été maintenue", précise le gouvernement. Par ailleurs, "en ce concerne les dépenses d'investissement, le redéploiement de 123,2 milliards de FCFA (187,817 millions d'euros) a été affecté aux secteurs prioritaires pour des projets devant s'exécuter au cours du dernier trimestre de l'année 2010", annonce-t-il.


Gabon: L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium

LIBREVILLE, 1 sept 2010 - L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium, selon un communiqué des deux parties. "L'Observatoire de la Santé de Mounana (OSM) a pour objet d'étudier l'impact sanitaire des activités minières de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale d'Areva au Gabon) sur la santé et l'hygiène de ses anciens collaborateurs et des populations locales", est-il expliqué dans ce communiqué transmis mercredi à l'AFP par l'ONG gabonaise de défense de l'environnement Brainforest. L'assemblée générale constitutive de l'Observatoire (OSM) se tiendra à Libreville le 19 octobre, et son premier conseil d'administration à Mounana le 21 octobre, annonce le texte daté de lundi, signé notamment par des représentants de l'Etat gabonais, d'Areva et du Collectif des anciens travailleurs et miniers de Comuf-Mounana (Catram). Il est aussi paraphé par la maire de Mounana, où la Comuf a exploité des gisements d'uranium pendant près de 40 ans. L'exploitation a été définitivement arrêtée en juin 1999 "faute de réserves économiquement exploitables", selon Areva, qui dit avoir obtenu des permis d'explorations pour trois nouveaux sites dans le sud-est du Gabon. D'après leur communiqué, les membres fondateurs de l'OSM sont l'Etat gabonais, Areva et le Catram, qui ont trouvé "un accord définitif sur la rédaction des statuts" de l'association lors d'une réunion lundi à Libreville. L'observatoire sera chargé "d'étudier et de surveiller la santé des salariés ou anciens salariés de la Comuf (...) susceptibles d'avoir été exposés aux rayonnements ionisants" et "d'observer les effets des activités minières sur la santé" des riverains de la mine. Il pourra aussi "suivre la prise en charge, par les organismes compétents ou à défaut par Areva, des personnes reconnues atteintes de maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants". En 2007, plusieurs ONG avaient épinglé la Comuf et Areva pour une mauvaise gestion du risque radioactif au Gabon. Areva avait alors annoncé la mise sur pied de cet observatoire, sans date précise. "Maintenant, ils (les fondateurs de l'observatoire) ont donné un calendrier, c'est un pas de fait, mais nous attendons de voir la suite", a commenté Marc Ona, secrétaire exécutif de Brainforest, qui avait alerté mi-août sur les impacts de l'exploitation minière d'Areva et d'un autre groupe français, Eramet, sur les populations du sud-est du Gabon.


Gabon: Disposant d'un important potentiel en terres avec 85% du pays couvert de forêts, le Gabon veut privilégier les cultures vivrières plutôt que de rentes

LIBREVILLE, 18 août 2010 - Le Gabon veut priviligier à l'avenir les cultures vivrières plutôt que de rente comme le café ou la cacao, a annoncé mercredi à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Raymond Ndong Sima, dont le pays, très peu agricole, importe 85% de sa consommation alimentaire. "Nous devons changer les choix agronomiques que nous avons faits. Dans le passé, on a dépensé beaucoup dans les cultures de rentes (café, cacao, palmier à huile, hévéa). Ces cultures ne sont pas pour nous jouables sur des grandes échelles car nous n'avons pas (...) la démographie qu'il faut pour cela", a estimé le ministre. Le Gabon compte environ 1,5 million d'habitants pour 267.000 km2. "Ce qu'il faut, c'est qu'on se reporte sur les cultures qui peuvent être mécanisées : du riz, du maïs, du soja, de l'arachide. Des cultures qui nécessitent des grandes surfaces et peuvent être mécanisées. (...) Et qui donc vont faire des économies sur la main d'oeuvre et peut-être plus se reporter sur le capital machine", a analysé M. Ndong Sima, alors que le pays dispose d'un important potentiel en terres (85% du pays est couvert de forêts) et en eau. "Si nous voulons essayer de produire de manière importante nous devons essayer de mécaniser", a déclaré M. Ndong Sima, qui a ajouté que le gouvernement souhaitait également "permettre à la population de bénéficier de semences améliorées". "Des progrès ont été réalisés chez nos voisins, a déclaré le ministre, en référence au Cameroun. "Nous sommes en train de faire des efforts pour essayer (...) d'introduire de nouvelles matières végétales (plants, semences)", notamment pour l'agriculture vivrière dans l'arrière pays, a-t-il indiqué. Le Gabon a engagé un "programme de sécurité alimentaire et de croissance" qui est assuré du soutien du président de la FAO, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, Jacques Diouf, avait annoncé le 4 juin la présidence gabonaise.


Gabon: Pour un montant de 4,5 milliards de dollars, le Gabon a signé samedi des contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale et 5.000 logements sociaux

LIBREVILLE, 14 août 2010 (AFP) - Le Gabon a signé samedi pour 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) de contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures, a annoncé la présidence gabonaise. "Sous la présidence du Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba (...) ont été signés ce jour, à la veille du cinquantenaire de l'indépendance du Gabon, des accords majeurs touchant des programmes clés du projet pour le Gabon Emergent, d'une valeur de 4,5 milliards de dollars US", selon un communiqué. Ces investissements concernent "les infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale à Nkok (près de Libreville) "dédiée à la transformation du bois", des cultures de palme à Mouila, dans la Ngounié (centre sud) et à Tchibanga dans la Nyanga (sud)" et 5.000 logements sociaux, ajoute le texte. "Prévus pour générer un total de plus de 50.000 emplois directs et indirects au cours des diverses phases de mise en oeuvre, ces projets proviennent d'investissements directs de partenaires étrangers stratégiques de pays asiatiques", selon le communiqué. La présidence n'a pas donné de précisions sur le montant des investissements privés ainsi que sur le calendrier. "Depuis maintenant moins d'un an, mon gouvernement mène une importante politique de réforme. Mais cela prend du temps, car comme pour la construction d'une maison, il faut d'abord bâtir les soubassements. C'est un travail qui n'est pas visible, mais qui est essentiel. Bientôt vous en verrez les résultats", affirme Ali Bongo Ondimba dans le communiqué. La multinationale singapourienne Olam sera le "principal partenaire du gouvernement gabonais pour le développement" de la Zone économique spéciale de Nkok, qui doit s'étendre sur de 1.146 hectares dont 40 % réservés à l'industrie du bois". "Les travaux ont commencé le 1er août 2010 pour une mise en oeuvre opérationnelle prévue pour fin mars 2011, avec un investissement total de 200 millions USD". "La Zone économique spéciale de Nkok sera la première zone économique d'Afrique centrale et de l'ouest, avec une capacité de traitement de 1 million de mètres cubes par an. Elle devrait attirer près d'un milliard USD d'investissement et créer près de 9.000 emplois directs", selon le communiqué. Le Gabon a interdit en novembre 2009 pour effet en 2010 l'exportation de grumes brutes à la surprise et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. La mesure visait à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Olam sera aussi le partenaire principal du Gabon pour le projet d'huile de palme dans un pays dont la dépendance alimentaire est proche de 85%.


Gabon: Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable

LIBREVILLE, 16 juil 2010 - Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable, a annoncé vendredi la présidence. "A partir de ce jour, le gouvernement est réaménagé comme suit: ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, du Logement, de l'Environnement et du Développement durable, M. (Ruffin) Pacôme Ondzounga. Le reste sans changement", a affirmé vendredi lors du journal télévisé le secrétaire général de la présidence gabonaise François Engongah Owono. L'Environnement et le Développement durable font partie des portefeuilles-clé du gouvernement dans le cadre du projet politique du président Ali Bongo Ondimba qui veut développer le Gabon autour de trois axes stratégiques dont le "Gabon vert" et qui se veut un précurseur en Afrique en la matière. Le secrétaire général n'a donné aucune explication sur les raisons de ce réaménagement et n'a pas cité le nom de M. Mabala, qui, selon la déclaration lue par le secrétaire général, reste donc à son poste de ministre des Eaux et forêts. La mesure d'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon avait été annoncée en novembre à la surprise générale et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. Mal accueillie par le secteur forestier, la mesure vise à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.


Gabon: La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008

LIBREVILLE, 1 juil 2010 - La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008, selon le président de cette juridiction cité mercredi par les médias publics. "Au terme de ses travaux sur le contrôle de l'exécution des lois de Finances de l'exercice 2008, la Cour observe, une fois de plus, que ses recommandations en la matière ne sont pas prises en compte par le gouvernement", a déclaré son président, Gilbert Ngoulakia, à la télévision publique RTG1. "La non-prise en compte des recommandations de la Cour des comptes par le gouvernement concerne, par exemple, le non-respect des dispositions légales en matière d'élaboration et d'exécution de lois des Finances", a dit M. Ngoulakia, qui s'exprimait mardi, lors de la cérémonie de remise au gouvernement du dernier rapport de son institution, chargée du contrôle des finances publiques. "L'inobservation" de ces recommandations "s'illustre également par la confusion entretenue entre les comptes budgétaires et de trésorerie, l'imputation à tort dans les charges de la dette publique des dépenses étrangères à celles-ci ainsi que par le paiement de dépenses d'investissements en un seul règlement en violation du Code des marchés publics", a-t-il ajouté. D'après lui, ce Code "prévoit une avance de démarrage et des acomptes payés sur la base des travaux réellement exécutés par les entreprises". Selon une autre partie de son intervention non diffusée par la RTG1 mais rapportée par le quotidien pro-gouvernemental L'Union, la Cour des comptes a décelé un écart entre le déficit annoncé et celui issu de ses vérifications. "Il ressort des vérifications de la Cour des comptes que les dépenses atténuées et les avances au budget non régularisées, qui s'élèvent respectivement à 27 milliards (de FCFA, plus de 41 millions d'euros) et 153,2 milliards (de FCFA, près de 233,4 millions d'euros), ne sont pas en compte dans le calcul du solde", a indiqué Gilbert Ngoulakia, cité mercredi par L'Union. Le journal affirme que "le gouvernement a indiqué un déficit budgétaire d'un peu plus de 75,4 milliards de FCFA, et précise: "De fait, le vrai déficit budgétaire en 2008 est de 255,6 milliards. Soit plus de trois fois le montant déclaré" par les autorités. Dans sa réponse rapportée par la RTG1, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba qui a reçu le rapport en présence de plusieurs ministres, a promis des efforts de la part du gouvernement. "Vos observations, vos avis, vos recommandations seront pris en compte, étudiés et autant que faire se peut, mis en exécution", a-t-il déclaré.


Gabon: Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir)

LIBREVILLE, 24 juin 2010 - Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a-t-on appris jeudi de source officielle. Julien Nkoghé Békalé conserve ainsi son poste de ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, et Régis Immongault, son maroquin de ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, selon le décret présidentiel daté de mercredi, qui ne fournit pas d'explication. Une source à la présidence a indiqué à l'AFP que cette confirmation faisait suite à leur victoire aux législatives partielles à l'issue desquelles M. Nkoghé Békalé a été élu député de Ntoum (40 km de Libreville) et M. Immongault, député de Lastourville (centre). "Comme ils ont été élus, ils devaient normalement siéger à l'Assemblée. A partir du moment où ils ont été confirmés ministres, ce sont leurs suppléants qui vont siéger", a ajouté cette source. Les législatives partielles ont été organisées un an avant la date prévue du choix des députés --2011--, après la perte de mandat d'anciens hiérarques du PDG passés en 2009 dans l'opposition. Sur cinq sièges de députés en jeu, le PDG du président Ali Bongo Ondimba en a enlevé trois, les deux autres sont allés aux opposants André Mba Obame (ex-ministre de l'Intérieur) et Jean Eyéghé Ndong (ex-Premier ministre). Ces élections ont été organisées en même temps que des sénatoriales partielles. La totalité des trois sièges en jeu est allée au PDG, détenant une large majorité dans les deux chambres du Parlement.


Gabon: Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi

LIBREVILLE, 9 juin 2010 - Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi. Les résultats officiels annoncés mercredi en soirée par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou au siège la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) sont similaires aux résultats officieux déjà commentés dimanche soir et lundi par le Parti démocratique gabonais (au pouvoir, PDG) comme l'Union nationale (UN, opposition). L'ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UN, André Mba Obame "AMO", officiellement 3e de la présidentielle de 2009 remporté par Ali Bongo, a été élu avec 66,89% des suffrages à Medouneu (Woleu-Ntem, nord). Dans le 2e arrondissement de Libreville, la circonscription "vedette" de ces partielles, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, candidat de l'UN a remporté 80,64% des suffrages face à Paul Mba Abessole, un ex-opposant revenu à la majorité présidentielle, ancien ministre. A Ntoum (40 km de Libreville), l'actuel ministre des Mines Julien Nkoghé Bekalé (PDG) a conquis, avec 71,14% des voix, le siège d'un autre ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba (UN) passé à l'UN . A Lastourville (centre), l'actuel ministre de l'Energie, Régis Immongault (PDG) a lui enlevé son siège à l'ex-baronne du PDG Paulette Missambo également passée à l'UN avec 81,28% des suffrages. Le candidat du PDG Charles Otando est quant à lui vainqueur à Bendje (sud-ouest) avec 53,87% des voix. Les partielles ont été marquées par un fort taux d'abstention atteignant jusqu'à 86% à Libreville. Les poids lourds avaient perdu leur mandat en quittant le PDG, la loi prévoyant qu'on ne conserve pas son siège si on quitte le parti sous la bannière duquel on a été élu. L'UN par la voix d'André Mba Obame avait déclaré lundi à l'AFP sa volonté "d'aller au contentieux électoral" arguant de fraudes à Lastourville et Ntoum. "C'est leur droit le plus absolu (...) Le juge en matière d'élection est compétent en la matière", a réagi le ministre.


Gabon: Le gouvernement du Gabon va se doter d'une station d'images satellite "pour assurer un meilleur suivi" du couvert forestier d'ici à décembre 2011

LIBREVILLE, 25 mai 2010 - Le Gabon va se doter d'une station d'images satellite "pour assurer un meilleur suivi" du couvert forestier d'ici à décembre 2011, a-t-on appris en marge du lancement mardi par le président gabonais Ali Bongo du premier Conseil Climat dans le pays. Réalisé en coopération avec la France et le Brésil, le centre d'un coût de 12 millions d'euros sera la "réplique" du centre de Belém (nord-est du Brésil), utilisé par les Brésiliens pour surveiller l'Amazonie, a affirmé Etienne Massard, conseiller de la présidence, spécialiste du climat. En plus de la station, qui sera installée à Owendo, le port de Libreville (sud de la capitale), il y aura un centre de compétences qui permettra une analyse suivie des données. "La station permettra un meilleur suivi du couvert forestier mais aussi de suivre d'autres données comme le développement urbain ou la ligne de côte", a précisé M. Massard, ajoutant: "Le Gabon veut se doter des outils qui lui permettront de devenir un modèle de développement durable". La station couvrira un cercle de 2.800 km de diamètre permettant de surveiller toute la forêt équatoriale du bassin du Congo, considérée comme le deuxième poumon de la planète derrière l'Amazonie, mais aussi le golfe de Guinée, entre autres. Le projet a été financé grâce à la conversion d'une dette du Gabon à la France en projet de développement durable des écosystèmes, a précisé M. Massard.


Gabon: Le gouvernement gabonais lancera mardi un "Conseil National sur les changements climatiques, dénommé Conseil Climat" qui aura pour mission "l'élaboration et l'orientation stratégique de la politique nationale en matière de changements climatiques"

LIBREVILLE, 21 mai 2010 - Le Gabon lancera mardi un "Conseil National sur les changements climatiques, dénommé Conseil Climat" qui aura pour mission "l'élaboration et l'orientation stratégique de la politique nationale en matière de changements climatiques", a annoncé la présidence lundi. Signe de l'importance attachée à ce projet, le président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui n'avait pas donné de conférence de presse au Gabon depuis le 4 mars et l'annnonce de mesures d'urgence, lancera officiellement les travaux avant de donner une conférence de presse à 17h00 locales (16h00 GMT). Le Gabon, qui a été un des pays africains les plus actifs lors de la Conférence des Nations Unies sur le réchauffement climatique à Copenhague en décembre 2009, se veut précurseur dans le domaine et ambitionne d'être un exemple sur le continent.


Gabon: Des négociations sur l'entrée de l'Etat gabonais dans le capital du groupe minier français Eramet auront lieu à la "mi-juin", a affirmé vendredi le porte-parole de la présidence gabonaise, Guy Bertrand Mapangou, lors d'un point de presse

LIBREVILLE, 21 mai 2010 - Des négociations sur l'entrée de l'Etat gabonais dans le capital du groupe minier français Eramet auront lieu à la "mi-juin", a affirmé vendredi le porte-parole de la présidence gabonaise, Guy Bertrand Mapangou, lors d'un point de presse. "Le président (gabonais) n'a rien à déclarer à ce sujet. On verra en juin. S'il y a des résultats, on les communiquera en temps opportun", a affirmé M. Mapangou sur le sujet précisant après le point presse qu'"il y aura des négociations mi-juin". "C'est quand même (bien) que le Gabon (...) participe à certaines activités qui concernent son développement notamment dans le domaine pétrolier et minier", a précisé M. Mapangou lors du point presse. Début mai, le quotidien français Le Figaro rapportait que l'Etat gabonais, déjà détenteur de 25% du capital de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), filiale d'Eramet au Gabon, voulait devenir actionnaire à hauteur de 10% à 15% du groupe Eramet et augmenter sa participation dans la Comilog à 33%. L'évolution du capital d'Eramet est depuis plusieurs mois l'objet de nombreuses spéculations. En manque de financements, Areva, deuxième actionnaire du groupe avec 26% du capital, souhaite céder sa part à un autre actionnaire public. Selon une source proche du dossier, "la démarche du Gabon ressemble à la position de la STCPI", Société territoriale calédonienne de participations territoriales. Actionnaire à 34% de la filiale Société Le Nickel (SLN), premier employeur privé en Nouvelle-Calédonie, la STCPI, qui représente les provinces néo-calédoniennes, est également actionnaire au niveau de l'ensemble du groupe, avec 4,06% d'Eramet.


Gabon: Le gouvernement gabonais a signé avec le groupe minier marocain Managem un accord pour un projet d'exploitation d'or à Bakoudou dont les investissements sont estimés à 19,8 millions d'euros

LIBREVILLE, 15 mai 2010 - Le Gabon a signé avec le groupe minier marocain Managem un accord pour un projet d'exploitation d'or à Bakoudou (Haut-Ogooué, sud-est) dont les investissements sont estimés à 19,8 millions d'euros, a appris l'AFP samedi de sources officielles. La convention a été paraphée vendredi à Libreville par le ministre gabonais des Mines, Julien Nkoghé Békalé, et le président-directeur général de Managem, Abdellazi Abarro, en présence du Premier ministre gabonais Paul Biyoghé Mba et de l'ambassadeur du Maroc à Libreville, Ali Bojji, a rapporté la télévision publique RTG1. "Le projet minier de Bakoudou, pour une première durée d'exploitation de trois à quatre ans, comporte des réserves de 48,620 tonnes d'or. La production annuelle est estimée à 56.000 tonnes de minerai et les coûts d'investissements sont estimés à 13 milliards de FCFA (19,8 millions d'euros)", a expliqué le ministre Nkoghé Békalé sur la RTG1. Le démarrage de la production est prévue pour juillet 2011 et le projet emploiera "178 agents dont 22 expatriés et 156 nationaux", a-t-il ajouté. Le personnel expatrié "aura uniquement pour mission d'assurer la formation et le transfert du savoir-faire au personnel gabonais. La formation se fera sur site", a précisé le PDG de Managem, qui a promis d'employer les populations de la région et de respecter l'environnement. "Une étude d'impact environnemental a été réalisée et nous nous engageons à mettre en place le plan de gestion environnementale qu'on a décidé", a assuré M. Abarro. Selon la RTG1, l'Etat gabonais table sur des revenus prévisionnels qui "s'élèvent à un peu plus de 8 milliards de FCFA (près de 12,20 millions d'euros)". Le projet doit être exécuté par Ressource Golden Gram Gabon, filiale de Managem.


Gabon: Elections partielles le 6 juin au Gabon pour remplacer quatre députés qui ont perdu leur mandat en quittant le PDG et trois sénateurs

LIBREVILLE, 10 mai 2010 - Plusieurs anciens baron du régime, devenus opposants du président Ali Bongo Ondimba au sein de l'Union nationale (UN), vont tenter de reconquérir leurs sièges lors d'élections partielles le 6 juin au Gabon, a-t-on appris lundi de source officielle. Ces poids-lourds ont perdu leur mandat en quittant le PDG, la loi prévoyant qu'on ne conserve pas son siège si on quitte le parti sous la bannière duquel on a été élu. Outre quatre postes de députés, ces élections partielles concernent également trois sénatoriales, indique la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap). Devenu un des principaux leaders de l'opposition, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, officiellement 3e de la présidentielle de 2009, est grand favori dans sa circonscription de Medouneu (Woleu-Ntem, nord), selon un universitaire, sous couvert de l'anonymat. Celui-ci souligne en revanche que les "autres poids lourds devraient avoir de grosses difficultés". Ainsi, à Ntoum (40 km de libreville), l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba devra faire face notamment à Julien Nkoghé Bekalé, actuel ministre des Mines qui devrait profiter du soutien du Premier ministre Paul Biyoghé Mba, bien implanté dans le secteur. Dans le deuxième arrondissement de Libreville, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong sera opposé à Paul Mba Abessole, un ex-opposant revenu à la majorité présidentielle. Lors des dernières municipales en 2008, Jean Eyéghé Ndong défendait les couleurs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) créé par le défunt président Omar Bongo, qui a soutenu Ali Bongo alors que M. Mba Abessole, tout en étant au gouvernement, représentait l'opposition. Paulette Missambo, ex-baronne du PDG, est aussi en lice pour un siège de député mais ne part pas favorite, selon l'universitaire, au contraire de l'actuel ministre de l'Energie, Régis Immongault, candidat à Lastourville (est).


Gabon: Le gouvernement gabonais a signé une convention de prêt de 175 milliards de F CFA "avec les banques gabonaises et leurs filiales d'Afrique centrale" dans le but de "régler la dette intérieure" du pays

LIBREVILLE, 7 mai 2010 - Le Gabon a signé une convention de prêt de 175 milliards de F CFA (266 millions d'euros) "avec les banques gabonaises et leurs filiales d'Afrique centrale" dans le but de "régler la dette intérieure" du pays, selon un communiqué du Conseil des ministres diffusé vendredi. Selon ce communiqué, "les dispositions ont été prises pour que les opérateurs économiques ayant des créances avec l'Etat soient payés à partir de vendredi". Le gouvernement souligne que "cet important dossier" est "appelé à relancer l'activité économique gage de la création d'emplois". Selon une source proche de la présidence gabonaise, ce prêt couvre la "quasi-intégralité" de la dette intérieure gabonaise, le budget de l'Etat devant permettre de compléter la liquidation intégrale de celle-ci. Le président Ali Bongo avait fait en mars, lors de l'annonce d'une série de mesures, une priorité du règlement de la dette intérieure qui de l'avis général des opérateurs économiques paralysait l'activité.


Gabon: Le ministre gabonais des Eaux et Forêts, Martin Mabala, a réaffirmé lundi de manière très ferme l'interdiction d'exporter des grumes brutes devant un auditoire composé de professionnels du secteur dont de nombreux forestiers

LIBREVILLE, 3 mai 2010 - Le ministre gabonais des Eaux et Forêts, Martin Mabala, a réaffirmé lundi de manière très ferme l'interdiction d'exporter des grumes brutes devant un auditoire composé de professionnels du secteur dont de nombreux forestiers. "Plus d'exportation de grumes après le 15 mai", a martelé le ministre à plusieurs reprises. Annoncée en novembre à la surprise générale, la mesure d'interdiction devait initialement s'appliquer dès le 1er janvier mais le gouvernement avait finalement repoussé la date jusqu'au 15 mai. La mesure vise à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Dans la salle, une représentante d'une entreprise forestière a, elle, assuré au ministre que la situation économique de son entreprise était "catastrophique" en raison de la "baisse de la production" pour respecter la loi alors que les "charges" restaient "les mêmes". La plupart des entreprises forestières ne transforment qu'une partie des bois coupés et exportent le reste. "Vous vous êtes pris à votre propre piège. (...) C'est vous même qui avez fait en sorte qu'on prenne cette mesure", a notamment affirmé le ministre aux forestiers. "Il y a une capacité installée (d'usine de transformation) de plus de 2 millions de m3 et on a une production de 1,5 million", a affirmé le ministre à l'AFP, soulignant qu'il fallait combler cet écart. "Il faut que tout le monde se mette au travail et revoit sa manière de travailler", a-t-il encore ajouté. Pour lui, "certains se sont lancés dans des plans d'aménagement (en vue de de la certification des exploitation) uniquement pour transformer quelques essences au Gabon mais les 3/4 des autres essences devaient aller à l'exportation au mépris de la réglementation", a-t-il encore estimé. "Tout le monde était là dans l'espoir d'entendre un message qui n'est pas venu: l'assouplissement de la mesure. On comprend le gouvernement mais il nous fallait du temps et on ne nous en donne pas", a affirmé l'AFP un forestier, dépité, sous couvert de l'anonymat. "Il va y avoir des licenciements. C'est inévitable. Des plans (de licenciements) sont en préparation", a précisé un autre également sous couvert de l'anonymat. "L'exportation des grumes permettait de financer la filière jusqu'à atteindre les 75% (de transformation obligatoire en 2012). On nous change la loi", explique un autre, tout en soulignant que les "mesures d'accompagnement" promis par le gouvernement ne sont pas encore connues. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.


Gabon: Déjà appliqué aux fonctionnaires depuis le mois de janvier, le Gabon a étendu au secteur privé jeudi le "revenu minimum mensuel" de 150.000 FCFA, salaire et primes comprises

LIBREVILLE, 22 avr 2010 - Le Gabon a étendu au secteur privé jeudi le "revenu minimum mensuel" de 150.000 FCFA (229 euros), salaire et primes comprises, a annoncé jeudi le ministre du travail Maxime Ngozo Issoundou. Déjà appliqué aux fonctionnaires depuis le mois de janvier, ce revenu minimum mensuel est différent du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), car il inclut toutes les primes que peut toucher un salarié. La mesure, qui ne s'applique "ni aux personnels domestiques ni aux personnels de collectivités locales" touchera environ 10.000 personnes, selon le ministre. La gouvernement a en outre décidé la "revalorisation à 35.000 F CFA (52,5 euros) de la prime de transport bloquée à 2500/5000 F CFA (3,5-7,5 euros) dans le secteur privé depuis 1982". Cette prime sera donc comptabilisée dans le calcul du revenu minimum. En outre, le gouvernement crée "une prime de solidarité dont le montant est égale à la différence entre le revenu minimum mensuel et le salaire brut du travailleur". Cette prime est payée par l'employeur au salarié dans le cas où le revenu mensuel n'atteint pas 150.000 F CFA. Au Gabon, le Smig est de 80.000 FCFA (122 euros) depuis octobre 2006. Le ministre a concédé que beaucoup d'employeurs du secteur privé ne versaient pas de nombreuses primes dans certains secteur mais a averti que les inspecteurs du travail rempliraient leur mission et que la mesure serait appliquée. "Force devra rester à la loi", a-t-il assuré, en appelant les travailleurs ne touchant pas leurs primes à saisir les inspecteurs. Pour le ministre, cette décision montre "le souci constant du président de la République (Ali Bongo Ondimba) d'améliorer les conditions de vie des Gabonais". Lors de sa campagne présidentielle, M. Bongo s'était notamment engagé à lutter contre la corruption et promouvoir un meilleur partage des richesses dans son pays, producteur de pétrole dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.


Gabon: L'administration gabonaise des Impôts organise une journée portes-ouvertes samedi pour "sensibiliser et informer les contribuables" et "promouvoir le civisme fiscal"

LIBREVILLE, 30 mars 2010 - L'administration gabonaise des Impôts organise une journée portes-ouvertes samedi pour "sensibiliser et informer les contribuables" et "promouvoir le civisme fiscal" dans un pays où la corruption et l'évasion fiscale sont répandues, a annoncé mardi son directeur général. Cette première journée portes-ouvertes de son histoire "vise à promouvoir le civisme fiscal en vue d'amener l'usager à acquérir les réflexes volontaires d'acquittement des obligations fiscales", a notamment affirmé Joël Ogouma, en commençant sa conférence de presse par les mots "Chers contribuables". Le directeur des impôts, qui a affirmé sa volonté de "faire jouer la transparence", a reconnu que son service devait faire face au "secteur informel qui constitue une problématique", à la "corruption" et à "l'évasion fiscale". "Si ces pressions (de corruption) sont avérées, je ne crois pas que ce soit le lot des seuls agents de l'adminstration des impôts. La corruption est une réalité qui transcende les frontières. C'est pourquoi des mécanismes sont mis en place pour endiguer les effets de ce phénomène", a précisé M. Ogouma. M. Ogouma a évalué les pertes fiscales gabonaises (corruption, évasion etc...) à "des dizaine de milliards voire davantage" (10 milliards CFA=15 millions d'euros), soulignant toutefois qu'il s'agissait de "conjectures" et que l'évaluation n'était pas "rigoureuse". En 2010, les recettes fiscales hors pétrole au Gabon s'élèvent à 998 milliards de F CFA (1,5 milliard d'euros) pour des recettes totales de 2.095 milliards (3,15 milliards d'euros). Le président Ali Bongo Ondimba a, dès son accession au pouvoir en octobre 2009 et à maintes reprises depuis, affirmé sa volonté de lutter contre la corruption.


Gabon: L'Etat gabonais a désapprouvé vendredi dans un communiqué le rachat des filiales africaines du géant koweïtien des télécommunications Zain par l'Indien Bharti Airtel

LIBREVILLE, 26 mars 2010 - L'Etat gabonais a désapprouvé vendredi dans un communiqué le rachat des filiales africaines du géant koweïtien des télécommunications Zain par l'Indien Bharti Airtel, estimant que Zain-Gabon ne respectait pas le cahier des charges imposé lors de l'obtention de sa licence. "Le gouvernement gabonais désapprouve cette opération suite à l'inobservation par Zain-Gabon des dispositions réglementant l'activité des télécommunications en République gabonaise et du non-respect du cahier des charges de la licence GSM leur autorisant d'opérer leurs activités dans la téléphonie mobile au Gabon", selon le communiqué parvenu à l'AFP. Une source officielle gabonaise, qui a requis l'anonymat, a précisé à l'AFP que le cahier des charges comprenait notamment la non-cession de la licence à une autre entreprise. "Avec plus de 60% des parts du marché des mobiles en République gabonaise, toute offre d'achat de cet opérateur est de nature à déstructurer ce marché sur lequel est traité l'essentiel des communications. Au demeurant, le gouvernement se réserve le droit à partir de cet instant de prendre, à titre conservatoire toutes les mesures qu'il jugera nécessaire", conclut le communiqué signé du ministère de la Communication, de la Poste et de l'Economie Numérique. Zain a annoncé jeudi s'attendre à signer "dans les prochains jours" un accord sur la cession à la compagnie indienne Bharti Airtel, pour 10,7 milliards de dollars, de 15 de ses filiales africaines. Bharti, détenue à 32% par Singapore Telecom, et Zain, le plus gros opérateur mobile koweïtien, s'étaient engagé le mois dernier dans des négociations qui s'achevaient ce jeudi. Ce rachat permettrait à Bharti d'entrer sur l'un des derniers marchés mondiaux à forte croissance, l'Afrique, où seulement 36 personnes sur 100 possèdent un téléphone mobile.


Gabon: Le gouvernement gabonais espère atteindre un taux de "100% d'accès à l'eau potable" en sept ans

LIBREVILLE, 21 mars 2010 - Le gouvernement gabonais espère atteindre un taux de "100% d'accès à l'eau potable" en sept ans, a affirmé le ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, Régis Imongault, dimanche soir lors d'un débat télévisé à la veille de la Journée mondiale de l'eau. Le président Ali Bongo "a donné mandat au gouvernement pour que dans un délai de deux ans, on sente une amélioration très claire au niveau de la distribution de l'eau à Libreville et dans les principales localités, avec comme objectif que sur une période de sept ans, on puisse arriver à un niveau de 100% d'accès à l'eau potable pour tout le Gabon", a déclaré M. Imongault à l'antenne de la télévision publique RTG1. Il n'a pas précisé les chiffres actuels, ni si ces instructions ont été données cette année ou à la prise de fonction de M. Bongo, élu fin août et investi mi-octobre 2009. Le ministre a évoqué plusieurs projets du gouvernement - en cours ou à lancer - pour l'amélioration de l'accès à l'eau au Gabon, pays de 1,5 million d'habitants abondamment arrosé, sans estimer leur coût global. "Nous avons un potentiel de 6.000 mégawatts (MW) en hydroélectricité. Nous avons en puissance installée en matière d'énergie électrique 374 MW. (...) Instruction a été donnée au gouvernement de se lancer dans une politique de construction de barrages", pour avoir "une énergie propre et bon marché", a-t-il affirmé. Parmi les projets avancés, il a cité le barrage hydroélectrique de 36 WM que doit construire sur le fleuve Okano, à Mitzic (région du Woleu-Ntem, nord), ETDE, une filiale du groupe français Bouygues, au terme d'un accord signé en février dernier. L'édification doit commencer en 2011. Le projet, dont le coût n'a pas été révélé, comprend aussi la construction à partir de mai d'une ligne de transport d'énergie électrique, avait expliqué récemment la présidence gabonaise. En dépit de son abondante pluviométrie et de son important réseau hydrographique, le Gabon rencontre des problèmes dans l'approvisionnement de sa population en eau potable. Depuis plusieurs mois, ses grands centres urbains sont confrontés à des coupures d'eau et d'électricité longues et répétées.


Gabon: Un forum sur la gestion forestière au Gabon, organisé par le gouvernement et rassemblant tous les acteurs du secteur, a proposé mercredi d'adoucir l'interdiction d'exportation des grumes en janvier 2010, recommandant notamment un calendrier progressif jusqu'en 2012

LIBREVILLE, 17 fév 2010 - Un forum sur la gestion forestière au Gabon, organisé par le gouvernement et rassemblant tous les acteurs du secteur, a proposé mercredi d'adoucir l'interdiction d'exportation des grumes en janvier 2010, recommandant notamment un calendrier progressif jusqu'en 2012. Le forum recommande "l'obligation faite aux opérateurs de transformer 60% (des grumes exportées) en 2010, 75% en 2011 et 80% en 2012 avec un plafonnement d'exportations de grumes de 1,2 million de mètres cubes en 2010, 1 million en 2011, et 800.000 en 2012", selon le texte. Parmi les autres recommandations: "retrait des permis aux opérateurs non en règle", "attribution en priorité des concessions forestières aux professionnels du secteur" du bois, "renforcement des infrastructures (routes, ports, chemin de fer, énergie)" ainsi que la "mise en place notamment par l'Etat de financements appropriés afin de favoriser l'émergence de l'industrialisation (...) de mesures fiscal-douanières incitatives (...) d'une école des métiers du bois". "Ce sont des recommandations. Il faut maintenant que le gouvernement les étudie", a toutefois précisé à l'AFP le ministre des Eaux et Forêts Martin Mabala. Dans une lettre aux conférenciers, le Premier ministre Paul Biyoghe Mba a annoncé qu'un audit du secteur sera entrepris "sans délais". Il a assuré avoir pris "acte des recommandations" et promis "de les capitaliser pour les besoins de la cause". Du côté des forestiers, on s'estimait "plutôt satisfait" du forum. "Les recommandations vont dans le bon sens avec la progressivité des mesures", a affirmé à l'AFP Jean-Louis Santos, directeur général adjoint de Rougier Gabon. "Maintenant, ça reste une lettre au Père Noël, il nous faut attendre la suite". La mesure d'interdiction de l'exportation de grumes de bois, à compter du 1er janvier 2010, avait surpris le secteur. Elle vise notamment à exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects, a expliqué lundi le ministère de Eaux et forêts.


Gabon: Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba, a confirmé l'interdiction d'exporter le bois en grumes, tout en promettant des mesures d'accompagnement

LIBREVILLE, 15 fév 2010 - Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba, a confirmé l'interdiction d'exporter le bois en grumes, tout en promettant des mesures d'accompagnement lors d'un forum sur la gestion forestière lundi à Libreville. "Nous devons engager immédiatement l'industrialisation de la filière du bois", et l'interdiction d'exporter le bois en grumes, décidée en novembre, en "est le moyen", a affirmé à l'AFP le Premier ministre en quittant le forum. "Il y a aura des mesures d'accompagnement sur le plan législatif, fiscal, douanier, économique. Il faudra aider les opérateurs économiques de la filière", a-t-il ajouté. Dans son discours aux participants, M. Biyoghé Mba a reconnu que la mesure d'interdiction "dérange" mais assuré que les "effets collatéraux ont été pris en compte. Lorsqu'on change de politique, c'est normal qu'il y ait des grincements de dents. Mais ce n'est pas tragique". "La première bille (tronc brut) d'okoumé (une des essences gabonaises) est partie en 1908. Il n'est pas très performant que le même mode d'exploitation continue 102 après (...). 50 ans après l'indépendance, le Gabon doit être autre chose qu'un simple réservoir de matières premières", a-t-il poursuivi. Il a rappelé que la loi prévoyait normalement que 75% des grumes devaient être transformées au Gabon en 2012: "les analyses montrent que seules 25 à 35% sont transformées à deux ans de l'échéance". La mesure d'interdiction de l'exportation de grumes de bois, pour compter du 1er janvier 2010, avait surpris le secteur. Elle vise notamment à exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects, selon le ministère de Eaux et forêts lundi. D'autres estimations font état de 30.000 emplois indirects. Selon les Eaux et forêts, la forêt occupe 22 millions d'hectares (80% du territoire). Le bois en pied est estimé à 2,6 milliards de mètres cubes dont 1,5 sont commercialisables.


Gabon: Le gouvernement gabonais a adopté des dérogations à son interdiction d'exporter le bois en grumes décidée en novembre, "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber" les arbres abattus avant le 1er janvier
LIBREVILLE, 29 jan 2010 - Le Gabon a adopté des dérogations à son interdiction d'exporter le bois en grumes décidée en novembre, "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber" les arbres abattus avant le 1er janvier, a annoncé vendredi la présidence gabonaise. Le président Ali Bongo a demandé au gouvernement l'autorisation de sortie "pour les bois présents dans les ports et parcs" de la Société d'exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG), a affirmé lors d'un point de presse le porte-parole de la présidence, Guy-Bertrand Mapangou. Ces bois doivent toutefois disposer de permis d'embarquement ("bons à embarquer") délivrés par les douanes. Selon M. Mapangou, M. Bongo veut également "organiser exceptionnellement les conditions d'évacuation" des grumes déjà stockées dans les parcs pour les "bénéficiaires dans un délai de trois mois". Ces dérogations ont été décidées "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber les volumes de grumes présents au 31 décembre 2009 sur les différents parcs à bois répartis sur l'ensemble du territoire national", a expliqué le porte-parole. L'interdiction d'exporter du Gabon du bois en grumes a été adoptée lors d'un Conseil des ministres le 5 novembre pour favoriser, selon lui, la transformation locale des essences forestières notamment pour juguler le chômage et exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Des syndicats du secteur forestier avaient jugé que cette politique demanderait du temps et des mesures d'accompagnement. En dehors de la Fonction publique, le bois est le principal employeur au Gabon, avec environ 10.000 emplois directs et deux fois plus d'emplois indirects selon différentes estimations. Officiellement, la quasi-totalité de la production forestière est exportée sous forme de grumes. Une faible proportion (7 %) est transformée localement. D'après la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), dans laquelle l'Etat est majoritaire, la forêt (80% du territoire) rassemble "plus de 60 essences commercialisables sur les 400 espèces répertoriées", la plus prisée étant l'Okoumé.


Gabon: Le gouvernement gabonais a fixé à 150.000 FCFA le "revenu minimum mensuel", représentant le salaire de base et les primes, applicable dans un premier temps aux secteurs public et parapublic avant d'être étendu au privé

LIBREVILLE, 19 jan 2010 - Le Gabon a fixé à 150.000 FCFA (229 euros) le "revenu minimum mensuel", représentant le salaire de base et les primes, applicable dans un premier temps aux secteurs public et parapublic avant d'être étendu au privé, a-t-on appris mardi de source officielle. Ce revenu minimum est distinct du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), car il inclut "différentes primes et allocations", a expliqué à l'AFP une source au cabinet du Premier ministre Paul Biyoghé Mba, au lendemain d'une réunion à Libreville entre le gouvernement, les organisations patronales et syndicales. Au Gabon, le Smig est de 80.000 FCFA (122 euros) depuis octobre 2006. "Tout le monde est concerné: le public, le parapublic et le privé. Pour le public et le parapublic, la mesure devrait être effective à la fin mois de février", a précisé cette source. Selon elle, "le patronat a donné son accord de principe" et doit discuter des modalités d'application avec le gouvernement. Lors de la rencontre lundi avec le patronat et les syndicats, le Premier ministre a indiqué le revenu minimum imposé vise tous les employés établis au Gabon sans distinction de nationalité, selon les deux quotidiens L'Union (semi-officiel) et Gabon Matin (officiel). "Aucune personne travaillant sur le territoire national ne devra plus percevoir une rémunération inférieure à 150.000 FCFA, conformément à la décision du président" Ali Bongo, a déclaré Paul Biyoghé Mba, cité par L'Union. Le gouvernement avait annoncé le plafonnement des salaires des dirigeants des entreprises publiques fin octobre, deux semaines après la prise de fonction d'Ali Bongo. Lors de sa campagne M. Bongo s'est engagé notamment à lutter contre la corruption et promouvoir un meilleur partage des richesses dans son pays, producteur de pétrole dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.



Vous souhaitez investir en zone franc au Gabon ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.

CONDITIONS GENERALES: Vous Visitez notre site, vous acceptez les conditions ci-dessous

Copyright © IZF:

Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisation expresse de l'Association IZF. Toutes les informations reproduites sur notre site  sont protégées par les droits de propriété intellectuelle détenus par leur (s) auteur(s).

Clause de non-responsabilité:

L'Association IZF s'efforce de diffuser des informations exactes et à jour, et corrigera, dans la mesure du possible, erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenue responsable de l'utilisation et de l'interprétation de l'information publiée sur notre site. Les auteurs ou les sources sont responsables de chaque information publiée. L'Association mentionnera, dans la mesure du possible, les auteurs ou les sources de chaque information.

Publicités:

L'Association IZF utilise des sociétés publicitaires ou tiers pour fournir des publicités sur son site web. Ces sociétés peuvent utiliser des renseignements (sont exclus: identité, nom, adresse, é-mail, téléphone) durant votre navigation sur notre site pour qu'ils puissent fournir des publicités en meilleure adéquation avec vos centres d'intérêt.