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L'actualité du Gabon
(d'après l'Agence France Presse)


Gabon: Le gouvernement gabonais a publié une liste de 121 commissions électorales, chargées notamment de déterminer les bureaux de vote dans le pays et à l'étranger, en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'est pas encore fixée

LIBREVILLE, 4 juil 2009 - Le Gabon a publié une liste de 121 commissions électorales, chargées notamment de déterminer les bureaux de vote dans le pays et à l'étranger, en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'est pas encore fixée. Le décret fixant le nombre de ces commissions locales et consulaires a été adopté vendredi lors d'un Conseil des ministres présidé par le chef de l'Etat par intérim, Rose Francine Rogombé, selon le communiqué de cette réunion diffusé samedi par le quotidien semi-officiel L'Union. Le texte présente une liste de 82 commissions électorales pour les neuf provinces du pays, et 39 pour les missions et représentations diplomatiques et consulaires. D'après le Code électoral, ces commissions sont chargées de fixer le nombre et l'implantation des bureaux de vote, puis de communiquer ces données à la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) qui détermine "la date de convocation des électeurs". "Cette date est matérialisée par décret pris en Conseil des ministres". Cependant, "en cas de force majeure dûment constatée par la Cour constitutionnelle", la Cénap peut décider du report du scrutin. Jusqu'à samedi, aucune date n'avait été communiquée pour le vote - scrutin à un tour - pour choisir le successeur du président Omar Bongo Ondimba, décédé au cours de son mandat qui devait s'achever en 2012. Selon la Constitution, la présidentielle anticipée doit avoir lieu au plus tard 45 jours après la prise de fonction du président intérimaire, sauf cas de force majeure. Mme Rogombé a prêté serment le 10 juin, deux jours après l'annonce du décès de M. Bongo. Jeudi, elle avait indiqué envisager une prorogation de la transition, évoquant un délai de 60 jours. Depuis le 23 juin, elle mène une concertation avec différentes entités sur l'organisation de la présidentielle, à laquelle elle n'est pas autorisée à postuler. La plupart de ses interlocuteurs ont souhaité un report mais ont proposé des délais différents (de 15 jours supplémentaires à six mois). Mercredi, le gouvernement a proposé à la classe politique un calendrier d'opérations pré-électorales, incluant une révision générale des listes du 4 au 14 juillet.




Gabon: La CEMAC a estimé pour 2009 son taux de croissance économique à 2,1%, contre 3% auparavant, en raison notamment "de la baisse continue des cours des matières premières" exportées par la région

LIBREVILLE, 30 juin 2009 - La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) qui regroupe 6 pays, a estimé pour 2009 son taux de croissance économique à 2,1%, contre 3% auparavant, en raison notamment "de la baisse continue des cours des matières premières" exportées par la région. "Les prévisions économiques, monétaires et financières actualisées de la Cémac pour l'année 2009" laissent envisager "un taux de croissance évalué à 2,1%", affirme la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission de la Cémac, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP à Libreville. Fin décembre 2008, la BEAC avait annoncé une croissance attendue de 3% pour 2009, elle-même en dessous des 4% initialement prévus pour 2009. L'année précédente, ce taux s'est établi à 4%, selon la même source. Les nouvelles prévisions "confirment, sous l'effet des la baisse de la demande mondiale, le ralentissement plus prononcé de l'activité économique", indique-t-elle dans son communiqué publié à l'issue d'une réunion, lundi à Douala (Cameroun), du Comité de politique monétaire de la Banque. La BEAC fait aussi état de "la baisse continue des cours des principales matières premières exportées par la Cémac", notamment les mines et le bois. "En revanche", précise-t-elle, "les tensions inflationnistes se replieraient quelque peu, en relation avec le reflux des prix mondiaux, et le taux de couverture extérieure de la monnaie, bien qu'en léger repli, demeurerait confortable autour de 100%". La croissance pour la période 2010-2012 serait de l'ordre de 3,5% en moyenne dans la Cémac, reflétant "la dépendance des économies (de la région) vis-à-vis du pétrole", poursuit la BEAC, en exhortant les Etats membres à accélérer les "politiques de diversification des bases et production", entre autres mesures, pour "élargir les sources de la croissance". La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, qui tirent la majorité de leurs revenus du pétrole, du bois et des mines.



Gabon: Le gouvernement démissionnaire du Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a été reconduit quasiment à l'identique vendredi par la présidente Rose Francine Rogombé, qui assure l'intérim depuis le décès d'Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 19 juin 2009 - Le gouvernement démissionnaire du Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a été reconduit quasiment à l'identique vendredi par la présidente Rose Francine Rogombé, qui assure l'intérim depuis le décès d'Omar Bongo Ondimba, selon des décrets lus à la télévision publique. Le seul changement notable est celui du ministre de l'Intérieur, qui sera chargé de l'organisation de la prochaine élection présidentielle. André Mba Obame, qui d'après plusieurs sources concordantes suscitait l'hostilité de la société civile, de plusieurs opposants comme de certaines franges du pouvoir, est remplacé par Jean-François Ndongou, également membre du Parti démocratique gabonais (PDG) fondé par Omar Bongo. M. Mba Obame remplace M. Ndongou comme ministre chargé de la Coordination et du suivi de l'action gouvernementale. Le ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt et candidat potentiel à sa succession, ainsi que tous les autres membres du gouvernement cités comme éventuels postulants (le vice-Premier ministre chargé de la Culture Paul Mba Abessole, le chef de la diplomatie Paul Toungui, le ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, le ministre de la Santé Idriss Ngari...) conservent leur poste. M. Eyeghé Ndong a lu en fin de soirée à la télévision les deux décrets pris par la présidente intérimaire pour le reconduire en tant que chef du gouvernement et pour nommer ses 48 ministres. Toutes les personnalités du précédent gouvernement sont reconduites, et conservent leur rang protocolaire, mais une petite poignée d'entre elles changent d'affectation. M. Eyeghé Ndong, Premier ministre depuis janvier 2006, avait présenté vendredi matin la démission de son gouvernement. "J'ai remis ce jour à la présidente de la République la démission de mon gouvernement", a-t-il déclaré, soulignant avoir agi "conformément à la Constitution". Saisie par Mme Rogombé, la Cour constitutionnelle avait statué le 12 juin que "les fonctions du gouvernement (cessaient) automatiquement à l'issue de la prestation de serment du président de la République, élu ou désigné". La démission avait dans un premier temps été annoncée comme imminente, puis reportée, le temps des obsèques. Omar Bongo, dont le décès a été annoncé le 8 juin, a été inhumé jeudi à Franceville (sud-est) au terme de dix jours d'hommages. Ces derniers jours, en coulisses, les tractations allaient bon train au sujet du sort du gouvernement, avec en ligne de mire l'organisation d'un scrutin présidentiel et la succession d'Omar Bongo après 41 ans de pouvoir. Plusieurs hypothèses circulaient, de la reconduction de la même équipe à un changement de Premier ministre. La Constitution prévoit l'organisation d'un scrutin présidentiel 45 jours au plus tard après la prise de fonctions du chef de l'Etat intérimaire, intervenue le 10 juin. En "cas de force majeure", ce délai peut être prolongé. Cette clause pourrait être invoquée en raison de la nécessité, unanimement reconnue, de mettre à jour les listes électorales, estiment plusieurs observateurs.



Gabon: La Cour constitutionnelle du Gabon a confié mardi les fonctions de chef de l'Etat par intérim à la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, après avoir constaté la vacance du pouvoir suite au décès du président Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 9 juin 2009 - La Cour constitutionnelle du Gabon a confié mardi les fonctions de chef de l'Etat par intérim à la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, après avoir constaté la vacance du pouvoir suite au décès du président Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les fonctions de président de la République sont provisoirement exercées par le président du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé", a déclaré la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, devant ses collègues de l'institution et des journalistes. Mme Rogombé, 66 ans, doit prêter serment mercredi "en présence du Parlement et de la Cour constitutionnelle", a-t-elle ajouté. Auparavant, la Cour constitutionnelle avait constaté la vacance du pouvoir, à la suite d'une saisine du gouvernement, votée "à l'unanimité par le Conseil des ministres" réuni mardi matin. Ces décisions entrent dans le cadre des dispositions prévues par la Constitution, ont souligné à l'AFP plusieurs sources gouvernementales. Juriste de formation et membre du Parti démocratique gabonais (PDG, fondé par M. Bongo), Rose Francine Rogombé a été élue le 16 février présidente du Sénat pour un six ans, devenant la première femme à diriger une institution parlementaire au Gabon. Elle est née le 20 septembre 1942 à Lambaréné (240 km au sud-est de Libreville. Elle a été secrétaire d'Etat à la Promotion de la Femme et des Droits humains dans des gouvernements dirigés par Léon Mebiame, qui fut Premier ministre pendant 15 ans (1975-1990).



Gabon: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone à l'âge de 73 ans

BARCELONE (Espagne), 8 juin 2009 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone (nord-est de l'Espagne) à l'âge de 73 ans, selon un message écrit du Premier ministre gabonais remis aux journalistes présents à la clinique Quiron. "C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. "Chers frères et soeurs gabonais, comme nous le savons tous, le président Bongo Ondimba a tout au long de sa vie politique, consacrée à son pays et au peuple gabonais, toujours cultivé l'unité et la cohésion des Gabonais pour une paix véritable. Cette paix, nous la vivons et devons la préserver dans le respect des institutions de la République", ajoute ce communiqué. "En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaires dans le recueillement et la dignité". Le gouvernement gabonais ajoute qu'"à compter d'aujourd'hui, un deuil national de 30 jours est décrété sur l'ensemble du territoire national" et que "par conséquent les drapeaux sont mis en berne pendant cette période". Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement, est-il ajouté. Le Premier ministre gabonais a ainsi confirmé des informations publiés dans l'après-midi par le quotidien La Vanguardia et l'agence espagnole Europa Press. Une source suivant de près la situation et ayant requis l'anonymat, a indiqué que le président Bongo était décédé à 14H00. Dans la matinée, le Premier ministre Eyeghe Ndong avait assuré que le président Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, était "bien en vie", démentant l'annonce de son décès dimanche soir en France.



Gabon: La France a donné au Gabon 459 millions de FCFA pour la mise en place d'un "nouveau Fonds d'expertise et de renforcement des capacités (FERC)"

LIBREVILLE, 25 mai 2009 - La France a donné au Gabon 700.000 euros (459 millions de FCFA) pour préparer des projets de l'Agence française de développement (AFD) dans le pays, a-t-on appris officiellement lundi. La convention relative à ce financement a été signée à Libreville en présence de la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, en visite au Gabon dans le cadre d'une tournée africaine, et notamment du Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong. Le don permettra la mise en place d'un "nouveau Fonds d'expertise et de renforcement des capacités (FERC)", selon l'ambassade de France à Libreville. Il financera des études de faisabilité d'infrastructures, notamment un barrage hydro-électrique dans la région de l'Estuaire qui abrite Libreville, selon le communiqué. "C'est le type d'aide qui peut se renouveler en fonction des projets, en fonction des besoins", a expliqué Mme Idrac à l'AFP. Elle a souligné que l'AFD avait doublé ces trois dernières années ses interventions au Gabon, atteignant près de 110 milliards de FCFA (167 millions). "C'est un fond de tableau très, très positif", a commenté la secrétaire d'Etat française, qui devait quitter Libreville lundi soir pour l'Angola, avant l'Afrique du Sud. En Angola, la France entend "manifester la capacité des entreprises françaises à intervenir de manière encore plus diversifiées pour accompagner dans les années qui viennent le redressement attendu après toutes ces années de guerre", a affirmé Mme Idrac. En Afrique du Sud, le nucléaire et la viticulture seront au centre des discussions, a-t-elle ajouté. Interrogée sur l'état de santé du président Omar Bongo Ondimba, hospitalisé en Espagne, Mme Idrac a répondu que ce sujet "n'avait pas été évoqué" avec ses différents interlocuteurs officiels gabonais. Selon la présidence, le chef de l'Etat est dans une clinique de Barcelone pour un "bilan de santé". Toutefois, selon deux sources informées suivant de près la situation et s'exprimant sous couvert d'anonymat, le doyen des chefs d'Etat africains se trouverait dans un état grave.



Gabon: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 74 ans, a décidé la "suspension momentanée de ses activités", pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, dont le décès l'a "profondément marqué"

LIBREVILLE, 6 mai 2009 - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 74 ans, a décidé la "suspension momentanée de ses activités", pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, dont le décès l'a "profondément marqué", selon un communiqué lu mercredi soir par la télévision publique RTG1. "Aujourd'hui, le président de la République a décidé de la suspension momentanée de ses activités. (...) De ce fait, toutes les audiences présidentielles sont suspendues jusqu'à nouvel ordre", déclare ce communiqué de la présidence, lu en ouverture du journal de la RTG1 (première chaîne de la Radio-télévision gabonaise). M. Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, "a vécu des périodes particulièrement difficiles avec la maladie de son épouse, feue la Première dame Edith Lucie Bongo Ondimba" décédée le 14 mars après trois ans de soins. Il compte profiter de cette suspension de ses activités "pour se ressourcer dans le repos", est-il expliqué dans le texte. Fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso, Mme Bongo était âgée de 45 ans. Le président gabonais l'avait épousée en secondes noces il y a 18 ans. Elle est décédée à Rabat, au Maroc, où elle était hospitalisée depuis plusieurs mois, et a été inhumée le 22 mars à Edou (nord du Congo). Selon le communiqué de la présidence, la suspension des activités présidentielles a été décidée "à la demande pressante et renouvelée de la famille, de plusieurs personnalités politiques du pays qu'il (M. Bongo Ondimba) a reçues et dans le souci de s'inscrire dans la tradition gabonaise du veuvage". La "longue épreuve" de la maladie de Mme Bongo Ondimba et sa "perte cruelle ont profondément marqué le président de la République", qui avait "su faire preuve de courage et d'un sens de l'Etat exemplaire" et avait "repris néanmoins immédiatement ses activités habituelles en dépit du deuil qui le frappait", ajoute-t-il. Citant deux communiqués séparés, la télévision a ensuite annoncé que le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, a reçu "habilitation expresse" de présider un Conseil de ministres prévu jeudi, avant d'aller représenter le Gabon à l'investiture du président sud-africain élu Jacob Zuma. M. Zuma prêtera serment samedi. Actuellement doyen des chefs d'Etat africains, Omar Bongo Ondimba a été dans des sphères du pouvoir avant d'être président. Entré au gouvernement en 1965, il avait accédé à la vice-présidence en 1967 avant d'être propulsé à la tête du pays après le décès, en novembre de la même année, de Léon Mba, premier président gabonais. Selon la Constitution gabonaise, "en cas de vacance de la présidence de la République, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constatés par la Cour constitutionnelle", le président du Sénat est chargé de suppléer le chef de l'Etat. Le président intérimaire doit organiser une élection présidentielle "30 jours au moins et 45 jours au plus" après sa prise de fonction. Le Sénat est actuellement présidé par Mme Rose Francine Rogombé, 66 ans, juriste de formation et membre du parti de M. Bongo Ondimba.



Gabon: Les autorités gabonaises ont inauguré mardi à une centaine de kilomètres au sud de Lambaréné un gisement pétrolier de la société Maurel & Prom qui devrait atteindre 22.000 barils par jour avant fin 2009

LAMBARÉNÉ (Gabon), 5 mai 2009 - Les autorités gabonaises ont inauguré mardi à une centaine de kilomètres au sud de Lambaréné (centre) un gisement pétrolier de la société Maurel & Prom qui devrait atteindre 22.000 barils par jour avant fin 2009, a constaté un collaborateur de l'AFP. Le champ est situé sur le lac d'Ezanga, dans la province du Moyen-Ogooué. Sa production a démarré le 9 mars avec des prévisions initiales de 10.000 barils/jour, a expliqué le président de Maurel & Prom, Jean-François Hénin, lors de la cérémonie d'inauguration dirigée par le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong. Le groupe pétrolier, qui s'est installé au Gabon en 2005, a investi 6 millions de dollars pour la mise en valeur de ce gisement. Le champ d'Onal a été découvert en 2006 et les travaux de développement avaient débuté en 2007, d'après ses responsables. Le pétrole est une importante source de revenus pour le Gabon, qui envisage une production de pétrole 12,7 millions de tonnes en 2009 (12,6 millions de tonnes en 2008), selon des chiffres officiels. Ces estimations sont en baisse de 8% par rapport aux prévisions initiales à cause de la crise économique et de la chute des cours du brut. Les principaux opérateurs dans le secteur pétrolier gabonais sont les groupes français Total et anglo-néerlandais Shell.



Gabon: La première pierre d'un complexe métallurgique de 200 millions d'euros de la Comilog, filiale gabonaise du groupe français Eramet, a été posée mardi à Moanda par le président du Gabon, Omar Bongo

MOANDA (Gabon), 7 avr 2009 - La première pierre d'un complexe métallurgique de 200 millions d'euros de la Comilog, filiale gabonaise du groupe français Eramet, a été posée mardi à Moanda (est) par le président du Gabon, Omar Bongo, a constaté l'AFP. Le futur complexe de la Compagnie mininière de l'Ogooué "consiste en une usine de silicomanganèse, d'une capacité de 65.000 tonnes par an et une usine de manganèse métal de 20.000 tonnes par an", selon un communiqué d'Eramet, qui emploie près de 2.900 personnes au Gabon. Les investissements s'élèveront à 200 millions d'euros entre 2009 et 2013. "A pleine production, 400 emplois directs seront créés par l'exploitation de ce projet, auxquels il faut ajouter un nombre important d'emplois induits", ajoute le groupe français. "Le futur complexe métallurgique de Moanda sera pour le Gabon un projet très important, car il verra la création sur son territoire d'une nouvelle étape industrielle dans la chaîne de création de valeur du manganèse, ce qui répond à un objectif majeur exprimé de longue date par les autorités du pays", précise-t-il. Le manganèse représente la 2e industrie exportatrice du Gabon. Comilog, avec une production de minerai de 3,3 millions de tonnes en 2007, est le 2e producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur, selon Eramet. Mille personnes devraient travailler à la construction du complexe, confiée à un groupe chinois.



Gabon: La compagnie sud-africaine South African Airways (SAA) va acquérir 40% des actions du futur transporteur des six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), Air Cémac

LIBREVILLE, 2 avr 2009 - La compagnie sud-africaine South African Airways (SAA) va acquérir 40% des actions du futur transporteur des six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), Air Cémac, a rapporté jeudi le quotidien national gabonais L'Union. Les dirigeants de SAA "se sont engagés au terme de l'aboutissement des négociations à prendre 40% du capital de la compagnie" Air Cémac, selon le vice-président de la Commission de la Cémac, le Gabonais Jean-Marie Maguena, cité par le journal. D'après L'Union, SAA sera l'actionnaire majoritaire du transporteur régional, devant les six Etats membres de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) qui disposeront ensemble de 30% des actions (5% pour chaque Etat). La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), institution de la Cémac, "s'est engagée à hauteur de 15% dans la compagnie". "C'est donc 85% du capital qui est déjà libellé. La Cémac souhaite que les 15% des actions restantes soient souscrites par les opérateurs privés de la sous-région" selon des modalités à définir prochainement, a précisé le journal. Aucune date n'a été fournie pour le démarrage des activités d'Air Cémac, dont le lancement était initialement annoncé pour 2005. Fin janvier, le président en exercice de la Cémac, le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, avait indiqué à la presse à Libreville que les dirigeants devaient régler "une question de siège" pour l'aboutissement du projet. Selon L'Union, le Congo et le Tchad sont en lice pour accueillir le siège d'Air Cémac. De même source, la compagnie Royal Air Maroc (RAM) avait été citée comme "partenaire stratégique" et des négociations avaient été menées avec Bruxelles Airlines, mais les discussions n'avaient pas abouti. Il est généralement ardu de relier par des vols directs les six pays de la Cémac. Billets à prix prohibitifs, liaisons peu régulières ou tronçonnées font partie des entraves au développement du transport aérien intra-régional.



Gabon: le parti au pouvoir au Gabon demande le réexamen des accords de coopération avec la France

LIBREVILLE, 7 mars 2009 - Le parti au pouvoir au Gabon a appelé à "réexaminer en profondeur les accords de coopération" avec la France où, selon lui, est "orchestrée une vaste campagne de déstabilisation contre le Gabon et ses plus hautes autorités", dans une déclaration diffusée samedi. Le bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG) "invite instamment le gouvernement et le parlement gabonais à réexaminer en profondeur les accords de coopération entre la France et le Gabon", dans cette déclaration lue à la télévision publique RTG1 par la porte-parole du PDG, Angèle Ondo. Dans ce texte publié après une réunion vendredi sur la question, le PDG - disposant d'une majorité écrasante au parlement bicaméral et au gouvernement - dit constater "depuis quelques mois (...) une vaste campagne de déstabilisation orchestrée contre le Gabon et ses plus hautes autorités". Il dénonce "un acharnement judiciaire marqué par une série de plaintes successives contre le président-fondateur" Omar Bongo Ondimba, "ses collaborateurs et sa famille, au mépris du sacro-saint principe de l'autorité de la chose jugée". "Cet acharnement judiciaire est entretenu et amplifié au travers d'une cabale infâmante de la part des médias français, faite d'attaques virulentes et portant atteinte à l'honorabilité et à la dignité des autorités et du peuple gabonais", estime-t-il, exprimant "sa plus vive indignation, sa profonde réprobation". Il assure prôner le réexamen "en profondeur" des accords de coopération avec la France "afin d'opérer une rupture d'ailleurs préconisée par les plus hautes autorités françaises".



Gabon: La groupe allemand Helm et l'Etat gabonais ont signé un accord pour la construction d'un complexe pétrochimique de 2,25 milliards de dollars à Port-Gentil

LIBREVILLE, 24 fév 2009 - La groupe allemand Helm et l'Etat gabonais ont signé un accord pour la construction d'un complexe pétrochimique de 2,25 milliards de dollars à Port-Gentil, a rapporté mardi le quotidien L'Union. Le complexe sera "destiné à la production de fertilisants et de méthanol à partir du gaz produit localement", l'Etat gabonais s'engageant notamment à fournir entre 0,5 et 1,25 TCF (trillion de pieds cubique) sur 20 ans. Le groupe Helm pré-finance entièrement le projet qui verra le jour "sous réserve d'une étude de faisabilité concluante". "Helm a déjà réalisé des projets similaires à Trinidad et Tobago et Oman", selon le quotidien national gabonais. Pays producteur de pétrole (13 millions de tonnes prévus en 2009), le Gabon dispose également de réserves de gaz, notamment proches des sites pétroliers, avoisinant les 30 milliards de m3, selon différentes estimations.



Gabon: Rose Francine Rogombé, juriste de formation et membre du parti au pouvoir au Gabon, a été élue lundi présidente du Sénat, devenant la première femme dans son pays à diriger cette institution et la 2e personnalité de l'Etat

LIBREVILLE, 16 fév 2009 - Rose Francine Rogombé, juriste de formation et membre du parti au pouvoir au Gabon, a été élue lundi présidente du Sénat, devenant la première femme dans son pays à diriger cette institution et la 2e personnalité de l'Etat, a rapporté la télévision publique. Unique candidate à cette fonction, Mme Rogombé a obtenu 92,78% des voix, a indiqué la première chaîne de la Radio-télévision gabonaise (RTG1), sans précision sur les votants. Le Sénat compte 102 membres, dont 75 sont du Parti démocratique gabonais (PDG), formation du président Omar Bongo Ondimba. Tous ont été élus le 18 janvier. Rose Francine Rogombé, siégeant pour la commune de Lambaréné (240 km au sud-est de Libreville), dirigera ainsi pour six ans cette institution parlementaire où elle fait son entrée pour la première fois. Selon sa biographie lue devant les sénateurs, Mme Rogombé née Etomba, magistrat, est "mariée et mère d'une nombreuse famille". Elle est "depuis 2007 titulaire d'une licence en théologie" et conseillère municipale depuis avril 2008. Elle a été secrétaire d'Etat à la promotion de la Femme et des Droits humains dans des gouvernements dirigés par Léon Mebiame, qui fut Premier ministre pendant 15 ans (1975-1990). Elle succède à René Radembino Coniquet, autre membre du PDG, qui avait été porté à la tête du Sénat après le décès en avril 2006 de son prédécesseur, Georges Rawiri. Créé en 1997, le Sénat en est à sa troisième législature au Gabon, dont la Constitution stipule que le président de la chambre haute du parlement est chargé de suppléer le chef de l'Etat "en cas de vacance de la présidence de la République, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constatés par la Cour constitutionnelle". En cas d'empêchement du président du Sénat, ces fonctions sont occupées par le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Le président intérimaire ne peut se porter candidat à l'élection présidentielle prévue "30 jours au moins et 45 jours au plus" après sa prise de fonction. Le président Bongo Ondimba, qui a fêté ses 74 ans fin décembre, est au pouvoir depuis 1967.



Gabon: Des négociations menées début février à Libreville entre délégués de l'Union européenne et de l'Afrique centrale pour trouver un accord de libre échange dit "accord de partenariat économique" n'ont pas abouti

LIBREVILLE, 12 fév 2009 - Des négociations menées début février à Libreville entre délégués de l'Union européenne (UE) et de l'Afrique centrale pour trouver un accord de libre échange dit "accord de partenariat économique" (APE) n'ont pas abouti, a annoncé jeudi l'UE. Durant ces négociations conduites du 2 au 10 février, les délégués européens et africains ont eu "des échanges francs sur (leurs) divergences sans toutefois trouver un terrain d'entente", affirme l'UE. "De prochaines réunions seront organisées dans les semaines à venir", précise la Délégation de la Commission européenne au Gabon dans un communiqué transmis à l'AFP. Le texte indique que les deux parties "se sont fixé pour objectif de conclure les négociations en 2009". Aucun calendrier n'a été fourni. L'Europe propose aux pays du bloc Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) des APE à la place d'un régime commercial qui a pris fin en 2007 et accordait à certains produits des ACP des préférences tarifaires pour entrer sur son marché. De nombreux Etats hésitent à signer ces nouveaux accords instituant des zones de libre échange, craignant des effets négatifs sur leurs économies souvent fragiles. L'UE a annoncé en janvier avoir signé un APE "intérimaire" avec le Cameroun, le premier avec un pays d'Afrique centrale. "Bien que des progrès importants aient été réalisés lors des six derniers mois, des questions difficiles restent en suspens, comme le niveau d'accès offert au marché par l'Afrique centrale, ou la coopération au développement", selon la délégation européenne. Les discussions ont notamment abordé "les mesures d'accompagnement pour renforcer la compétitivité et les capacités des économies de la région" après conclusion d'un accord, indique la même source. Lundi, un responsable de la plateforme des acteurs non étatiques d'Afrique centrale (Panéac), Joseph Kotcho, avait estimé que la région Afrique centrale n'était "pas prête pour signer l'APE". Il faudrait auparavant "des réformes profondes", avait-il dit.



Gabon: L'Union européenne a accordé des dons totalisant 15,825 millions d'euros, dont 92% sont destinés à une force régionale pour la paix en Centrafrique et le reste pour l'assistance technique au Gabon

LIBREVILLE, 9 fév 2009 - L'Union européenne (UE) a accordé des dons totalisant 15,825 millions d'euros, dont 92% sont destinés à une force régionale pour la paix en Centrafrique et le reste pour l'assistance technique au Gabon, selon des communiqués de l'UE reçus lundi par l'AFP. L'UE a octroyé en janvier une subvention de 14,625 millions d'euros au titre de "participation (...) au financement de la Micopax", la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique placée sous l'autorité de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, 10 pays), indique la délégation de la commission européenne au Gabon dans un premier communiqué. "L'objectif est de financer une force de quelque 520 militaires venant d'Etats membres de la CEEAC, de l'Etat centrafricain et de la France qui assure un soutien logistique à cette opération", affirme le texte. Les contingents de la CEEAC, fournis actuellement par le Gabon, le Tchad, le Congo et le Cameroun, devraient être complétés "par une composante de police d'environ 150 hommes (contingent angolais dans un premier temps), ainsi que par une composante civile d'une trentaine de personnes", précise la même source. La Micopax est chargée notamment de protéger les populations civiles et d'accompagner les forces nationales de défense et de sécurité de Centrafrique, pays qui tente de sortir de plusieurs années d'instabilité, rébellions et crises ayant nui à son économie. Créée en 1983, la CEEAC regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe, le Tchad. Le 6 février, l'UE a en outre signé avec le Gabon une convention de financement relative à "un don de 1,2 million d'euros à engager sur trois ans" dans ce pays, selon un second communiqué de la délégation européenne. Cette convention, dite "facilité de coopération technique", permet de "financer l'assistance technique" qui inclut notamment "l'engagement d'experts et spécialistes de court et moyen termes", dit la même source.



Gabon: La CEMAC a annoncé vendredi à Libreville la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des placements de sa banque régionale, la BEAC, et commandé notamment un "audit général" de cet institut d'émission

LIBREVILLE, 30 jan 2009 - La Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac, 6 pays) a annoncé vendredi à Libreville la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des placements de sa banque régionale, la BEAC, et commandé notamment un "audit général" de cet institut d'émission. Le sommet extraordinaire de la Cémac a décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu'à nouvel ordre", selon le communiqué final de cette rencontre qui a examiné la situation des placements de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) auprès de la Société générale des banques. Il a aussi commandé "un audit général de la BEAC et un audit spécifique sur les opérations de placement" afin de "réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la BEAC) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites". Aucune précision n'a été fournie sur ces placements. Des informations de presse dans la région mentionnaient, avant la tenue du sommet, "une série de placements à risque" effectués par la BEAC et ayant fait perdre un montant important à la Cémac avec la survenue de la crise financière internationale. Ces pertes auraient suscité des "préoccupations chez les administrateurs de la BEAC", avait notamment écrit jeudi le journal camerounais privé Mutations, sans qu'aucune source officielle puisse confirmer ou informer ces allégations. Le sommet a également décidé de "réformer les statuts" de la banque régionale, en évoquant par ailleurs "des mesures spécifiques pour ramener la paix et la sérénité au sein de la BEAC et rétablir la confiance en son sein ainsi qu'avec l'ensemble de ses partenaires". La Cémac, qui a examiné "la question de la crise financière internationale et ses répercussions sur les économies" de ses Etats membres, a aussi décidé de recourir à des émissions de titres publics et à un fonds de garantie des petites et moyennes entreprises. La Cémac regroupe le Gabon, le Congo, le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique et la Guinée équatoriale, des pays pour la plupart producteurs de pétrole dont les cours ont dégringolé ces derniers mois. En décembre 2008, l'organisation régionale avait affirmé se préparer pour un taux de croissance économique de 3% en 2009, en baisse par rapport à ses prévisions initiales, en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la baisse du cours des matières premières. Elle tablait précédemment sur un taux de 4% (contre 5% en 2008).



Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées le 18 janvier au Gabon, en obtenant 75 sièges sur 102

LIBREVILLE, 27 jan 2009 - Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées le 18 janvier au Gabon, en obtenant 75 sièges sur 102, selon les résultats définitifs proclamés mardi par la Cour constitutionnelle. Lors de la proclamation diffusée en direct par la Radio-télévision gabonaise (RTG), la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, a précisé que ces chiffres étaient "sous réserve du contentieux" électoral dont serait saisie son institution. Selon les dispositions de la loi électorale, les réclamations doivent être déposées "au plus tard le quinzième jour suivant la publication des résultats" par la commission électorale, sous peine d'irrecevabilité. D'après le décompte définitif, le PDG a obtenu 75 sièges dans la haute chambre du parlement bicaméral élu pour six ans, qu'il dominait dans les deux précédents mandats. Sept autres formations et des indépendants se partagent les 27 sièges restants. Parmi ces partis, figurent le Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle) dirigé par Paul Mba Abessole, qui a enlevé six sièges, et l'Union du peuple gabonais (UPG, principal parti d'opposition) de Pierre Mamboundou, qui en a eu trois. L'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition) de Zacharie Myboto a obtenu deux sièges. Au Gabon, le Sénat a été créé en 1997. La précédente équipe comprenait comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".



Gabon: Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées dimanche au Gabon, en enlevant 75 sièges sur 102

LIBREVILLE, 19 jan 2009 - Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a remporté une large victoire aux élections sénatoriales organisées dimanche au Gabon, en enlevant 75 sièges sur 102, selon des résultats compilés par le quotidien gouvernemental L'Union. Jointe par l'AFP, la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) n'a pas souhaité fournir de chiffres dans l'immédiat et n'a pas précisé de date pour leur publication. L'Union a fait état d'une "victoire sans surprise du PDG" à l'issue du scrutin de dimanche, lors duquel un peu plus de 2.000 grands électeurs ont voté pour désigner 102 sénateurs pour six ans. Selon le décompte du journal, le parti au pouvoir a remporté 75 sièges, confirmant ainsi "sa prééminence" dans la haute chambre du parlement bicaméral qu'il dominait dans les deux précédents mandats. Six autres partis et des indépendants se partagent les 27 sièges restants. Parmi les mieux placés derrière le PDG, figurent le Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle) dirigé par Paul Mba Abessole, qui a obtenu six sénateurs, et l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition) dirigé par Zacharie Myboto, en a obtenu trois. L'Union du peuple gabonais (UPG, principal parti d'opposition), dirigé par Pierre Mamboundou, a emporté deux sièges, tandis que des indépendants ont enlevé au total neuf sièges. Le Sénat a été créé en 1997 au Gabon. L'équipe sortante comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".



Gabon: La liste complète du gouvernement gabonais remanié le 14 janvier 2009 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, à la demande du Président Omar Bongo Ondimba, marqué par quelques arrivées et des changements de portefeuille


LIBREVILLE, 15 jan 2009 - Le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong, en poste depuis janvier 2006, a dévoilé mercredi soir la composition d'un gouvernement remanié à la demande du président Omar Bongo Ondimba, marqué par quelques arrivées et des changements de portefeuille. Les barons du régime sont cependant maintenus à leur poste dans cette équipe comportant au total 49 membres (y compris le Premier ministre), soit six de plus que le précédent gouvernement. Dans trois déclarations publiques récentes, le président Bongo Ondimba avait fustigé ses ministres, les accusant d'inefficacité dans leur réponse aux attentes des populations. Dans son discours de fin d'année, il avait appelé à des propositions pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture". "L'ouverture souhaitée par le président n'a pas pour objet d'occulter le fait majoritaire", a expliqué M. Eyéghé Ndong avant de lire à la Radio-télévision publique (RTG) le décret de nomination de la nouvelle équipe. D'où la domination du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et de ses alliés en faveur desquels "le peuple gabonais (...) s'est majoritairement prononcé" à l'occasion des élections législatives de décembre 2006, a-t-il justifié. Selon le Premier ministre, il est attendu de la nouvelle équipe "unité, cohésion, solidarité, cohérence et efficacité". Parmi les "anciens" maintenus à leur poste, figure Paul Toungui (Affaires étrangères), Mme Georgette Koko (vice-Premier ministre, Environnement, Protection de la Nature et Développement durable), Casimir Oyé Mba (Mines, Pétrole, Hydrocarbures), André Mba Obame (Intérieur et Sécurité) et Mme Laure Olga Gondjout (Communication). On enregistre une dizaine d'entrées, incluant des ex-ministres, ex-ambassadeurs et "premier poste". C'est le cas du sociologue Anaclé Bissiélo, professeur à l'Université Omar Bongo Ondimba de Libreville, porté à la tête du nouveau ministère du Développement, de la Performance publique, de la Prospective et de la Statistique. François Engongah Owono, précédemment président du Conseil national de la communication (CNC), est nommé au ministère du Travail et de l'Emploi, issu de la scission d'un département. Mme Pierrette Djouassa, selon la presse locale procureur général à la Cour de Cassation, remplace au ministère de la Justice Martin Mabala, qui, lui, est désormais chargé des Relations avec le Parlement. Autres entrants: les anciens ambassadeurs Sylvestre Ratanga (Transports et Aviation civile) et Paul Bouloukou Lata (délégué à l'Environnement). Selon le média en ligne GabonPage, tous deux sont membres de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition), dirigé par Zacharie Myboto. Ce parti, cité par GabonPage, a assuré ne pas les avoir mandatés pour le représenter au gouvernement, annonçant leur exclusion.


La liste complète du gouvernement:


Premier Ministre: Jean EYEGHE NDONG

Vice - Premier Ministre, Ministre du Contrôle d’Etat, des Inspections, de la Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement illicite: Honorine DOSSOU NAKI (Reconduite)

Vice premier Ministre, Ministre de la Culture et des Arts de l’Education populaire, de la Refondation et des Droits de l’Homme: Paul MBA ABESSOLE (Reconduit)

Vice premier Ministre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature: Georgette KOKO (Reconduite)

Ministre d’Etat, Ministre du Travail, de l’Emploi: François Engonga OWONO (Retour)

Ministre d’Etat, Ministre du pétrole, des Hydrocarbures: Casimir OYE MBA (Reconduit)
Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale: Paul TOUNGUI (Reconduit)
Ministre de l’Aménagement du Territoire : Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU (Reconduit)
Ministre de la santé et de l’Hygiène publique: Idriss NGARI (Muté)

Ministre de la Marine Marchande et des équipements Portuaires: Jacques Adiahénot (Reconduit)

Ministre de l’Intérieur, chargé de la Protection civile: André MBA OBAME (Reconduit)
Ministre de la Défense nationale: Ali BONGO ONDIMBA (Reconduit)

Ministre des transports et de l’aviation civile: Sylvestre RATANGA (Nouveau)
Ministre de la Décentralisation et de la Politique de la Ville: Richard ONOUVIET (Muté)

Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle des jeunes: Pr Pierre André KOMBILA (Reconduit)

Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Pierrette DJOUASSA (Nouvelle)

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Sécurité alimentaire: Paul BIYOGHE MBA (Reconduit)

Ministre le l’Economie forestière: Emile NDOUMBA (Reconduit)

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des loisirs, chargé de Vie associative, porte parole du Gouvernement, René NDEMEZO’O OBIANG (Reconduit)

Ministre de l’Energie: Franck Emmanuelle NGONDET (Nouveau)

Ministre de l’Education Nationale: Michel MENGA (Reconduit)
Ministre de la Famille: Angélique NGOMA ((Reconduite)

Ministre de l’Economie des Finances du Budget et de la Privatisation: Blaise LOUEMBE (Reconduit)

Ministre des Travaux Publics, des Infrastructures: Flavien NZENGUI NZOUNDOU (Reconduit)

Ministre des Affaires Sociales: Denise MEKAM’NE (Mutée)

Ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des nouvelles Technologies de l’information, Laure Olga GONDJOUT (Reconduite)

Ministre de l’Habitat: Josué MBADINGA (Reconduit)
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises: Vincent ESSONO MENGUE (Reconduit)

Ministre de la Fonction Publique: Alain MENSAH ZOGUELET (Reconduit)

Ministre du Commerce: Patrice TONDA (Reconduit)

Ministre du parlement, chargé des Institutions, Martin MABALA (Muté)

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique: Fabien OWONO NGOUA (Muté)

Ministre du développement de la statistique : Anaclet BISSIELOU (Nouveau)

Ministre du Tourisme et des Parc Nationaux: Yolande BIKE (Retour)

Ministre Délégué auprès du Premier-Ministre, Chargé de la Coordination des Affaires Gouvernementales: Jean-François NDONGOU (Muté)

Ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères: Noël Nelson M’ESSONO (Reconduit)

Ministre Délégué auprès du Vice premier ministre chargé de l’Environnement, Paul BOUDOUNGOU LATA (Nouveau)

Ministre délégué auprès du Ministre des Mines, du Pétrole: Sylvain MOMOADJAMBO (Reconduit)

Ministre délégué auprès du ministre des Finances: Charles MBA & Solange MABIGNATH ((Reconduits)

Ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’emploi: Norbert DIRAMBA ((Muté)

Ministre délégué auprès du Ministre de la Marine Marchande: André Christ NGUEMBI (Reconduit)
Ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur: Jean Mari KOUMBA SOUVI (Muté)

Ministre Délégué auprès du Ministre du Développement et des performances Publiques: Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER (Muté)

Ministre délégué auprès du ministre de la Décentralisation et la ville: Alexis BOUTAMBA (Muté)
Ministre Délégué auprès du Ministre de la Santé: Philipe NZENGUE MAYILA (Muté)

Ministre délégué à l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Théophile MBA NDEME (Nouveau)

Ministres Délégués auprès du Ministre de l’Economie Forestière, des Eaux et de la Pêche: Célestin BAYOGHA (Muté) et Maître Fabien MERE (Nouveau)



Gabon: Le gouvernement gabonais prévoit de dépenser 90,5 milliards de francs CFA sur cinq ans en faveur de l'agriculture, dans le cadre d'un programme devant lui permettre de réduire ses importations alimentaires

LIBREVILLE, 13 jan 2009 - Le Gabon prévoit de dépenser 90,5 milliards de francs CFA (près de 138 millions d'euros) sur cinq ans en faveur de l'agriculture, dans le cadre d'un programme devant lui permettre de réduire ses importations alimentaires, a rapporté mardi le quotidien national L'Union. Ce financement bénéficiera à des projets entrant dans le cadre du "Programme national d'investissement à moyen terme (PNIMT)" pour 2009-2013, a indiqué L'Union, citant le ministre de l'Agriculture, Paul Biyoghé Mba. L'enveloppe "devra soutenir une agriculture entrepreunariale de type privé, diversifier les cultures, vulgariser les méthodes agricoles respectueuses de l'environnement, appuyer les promoteurs par des aides ciblées, des mesures fiscales incitatives et des bonifications de crédit", explique le journal. A travers le PNIMT, le Gabon veut réduire de 5% par an ses importations de manioc, riz, bananes plantain, viandes et légumes. "A terme, c'est une contribution de l'agriculture à concurrence de 7,5% dans le PIB (produit intérieur brut) qui est recherchée", ajoute le journal. Les importations alimentaires ont représenté en 2008 près de 250 milliards de FCFA (381 millions d'euros), selon les données officielles. Céréales, viandes et produits laitiers sont parmi les produits alimentaires les plus importés par le Gabon, pays de moins de 1,5 million d'habitants qui s'approvisionne à l'étranger pour 85% de sa consommation. L'agriculture y est peu développée, malgré les atouts que représentent son climat équatorial et ses abondantes sources d'eau. Ses revenus proviennent en majorité du pétrole (environ 250.000 barils/jour) et de la filière bois, premier employeur du secteur privé (la forêt couvre 85% de son territoire).



Gabon: Des concertations sont en cours au Gabon pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture" souhaité par le président Omar Bongo Ondimba

LIBREVILLE, 8 jan 2009 - Des concertations sont en cours au Gabon pour la formation d'un "gouvernement d'ouverture" souhaité par le président Omar Bongo Ondimba, a annoncé jeudi à la télévision le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, dont l'équipe est accusée de "lenteurs" et de "lourdeurs". "Depuis quelques jours, je rencontre des personnalités politiques" dans le cadre de la formation de ce gouvernement d'ouverture, "un évènement que tout le monde attend", a déclaré M. Eyéghé Ndong, nommé Premier ministre en janvier 2006 et reconduit dans ses fonctions en janvier 2007. Il s'exprimait à l'issue d'une audience avec le président Bongo Ondimba qui, a-t-il dit, lui a "demandé (...) de lui faire des propositions" pour la nouvelle équipe et à qui il a rendu "compte de l'avancement du dossier". "Un gouvernement d'ouverture, ça signifie qu'il faut qu'il y ait des hommes nouveaux. (...) Nous sommes déjà une équipe que certains considèrent comme pléthorique. (...) C'est très compliqué, mais on finira par faire un gouvernement qui doit être au service de la population. Que nous soyons considérés comme un gouvernement pléthorique ou que nous soyons 15 ministres - ce qui évidemment est une vue de l'esprit - nous devons être au service des populations, c'est ce que le président demande", a-t-il poursuivi. L'actuel gouvernement compte 43 membres. Dans trois déclarations publiques en moins d'une semaine, le président Bongo Ondimba avait fustigé ses ministres, les accusant d'inefficacité dans leur réponse aux attentes des populations. Dans son discours à l'occasion du nouvel An, il avait dénoncé "trop de lenteurs" et de "lourdeurs" dans l'action gouvernementale et invité des chefs de partis politiques à "proposer des personnalités susceptibles de faire partie" d'un nouveau gouvernement qu'il a souhaité "d'ouverture".



Gabon: La commission électorale gabonaise a annoncé samedi l'ouverture de la campagne pour les élections sénatoriales du 18 janvier, lors desquelles 102 sièges doivent être pourvus

LIBREVILLE, 3 jan 2009 - La commission électorale gabonaise a annoncé samedi que la campagne pour les élections sénatoriales du 18 janvier, lors desquelles 102 sièges doivent être pourvus, était ouverte. La Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), dans son communiqué, "exhorte l'ensemble des candidats au strict respect" des dispositions prévues "dans l'intérêt d'un scrutin régulier, transparent et sans heurts". Selon le quotidien national L'Union, un peu plus de 2.000 grands électeurs sont appelés à pourvoir 102 sièges de sénateurs pour un mandat de six ans. Au total, 152 candidats sont en lice. 84 d'entre eux sont du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), le reste est partagé entre des indépendants (23) et des candidats issus neuf autres partis, d'après le journal. Le Sénat a été créé en 1997 au Gabon. L'équipe sortante, dominée par le PDG, comprenait 91 sénateurs, dont 13 femmes. Les autorités ont décidé de porter le nombre de sénateurs à 102 (onze sénateurs de plus) à compter de la prochaine législature "pour corriger les déséquilibres constatés dans la répartition".




 

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